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Reçu — 13 avril 2026 Actualités numériques

Le verrou des jeux Denuvo craque de plus en plus vite

13 avril 2026 à 16:02

Le verrou des jeux Denuvo craque de plus en plus vite

Denuvo, l’arme anti-piratage utilisée par de nombreux éditeurs de jeux, a du plomb dans l’aile. Attaqué sur plusieurs fronts, le DRM ne suffit plus à protéger les titres, parfois déplombés quelques heures après leur sortie. La menace est existentielle.

Grosse angoisse dans le petit monde des DRM pour les jeux vidéo. Les éditeurs protègent leurs blockbusters en les truffant de logiciels anti-piratage, dont le plus connu est probablement Denuvo. La technologie développée par Irdeto ajoute une couche de protection en chiffrant et en fragmentant le code du jeu ; elle vérifie aussi en continu l’intégrité du code pour empêcher toute modification (ou copie) non autorisée.

Denuvo en pleine panade

Le revers de la médaille, c’est que ce mécanisme de protection qui tourne en permanence aurait un impact sur les performances en jeu. En sollicitant le processeur pour des opérations qui n’ont rien à voir avec le jeu lui même, Denuvo pourrait entraîner une baisse du nombre d’images par seconde, des temps de chargement un peu plus longs, voire des saccades dans certaines situations.

Voilà un défi pour les as du contournement de ces protections ! Et ils sont manifestement en passe de réussir leur coup. Le pirate (ou le groupe de pirates) voices38 a posté en fin de semaine dernière un crack complet de Resident Evil: Requiem, le nouvel opus de la saga de Capcom sorti le 27 février. Le DRM Denuvo est totalement désactivé, rapporte Tom’s Hardware.

 

Mieux encore : les performances du jeu grimpent en flèche par rapport à une version craquée avec l’autre méthode de contournement basée sur l’hyperviseur (HV). Le youtubeur ChillyWillMD a réalisé une comparaison du jeu avec les deux méthodes.

Résultat : avec le crack de voices38, Requiem affiche environ 5 % d’images par seconde en plus, tout en réduisant sensiblement sa consommation de ressources : jusqu’à 2 Go de mémoire vidéo et près de 1 Go de RAM en moins. Un gain significatif, en particulier sur les petites configurations. Ce n’est qu’un test unitaire, il est donc difficile de tirer des conclusions générales, mais il confirme les critiques sur l’impact de Denuvo.

Ce crack pour le jeu de Capcom n’est pas de bon augure ni pour Irdeto, ni pour les éditeurs. Car au-delà de Requiem, tout laisse à penser que cette nouvelle méthode va rapidement gagner en popularité et permettre de craquer de nombreux autres titres. 

L’autre manière de déplomber le DRM est de passer par un hyperviseur. Ce même volet de Resident Evil était ainsi disponible en version craquée quelques heures seulement après son lancement (et ça a été le cas d’autres jeux très en vue, comme Crimson Desert ou Life is Strange: Reunion). Auparavant, contourner Denuvo ou un autre verrou nécessitait un travail long et fastidieux d’ingénierie inverse qui pouvait durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Les « hacks HV » (pour hyperviseur) sont infiniment plus rapides.

Les hacks utilisant l’hyperviseur passent « sous » Windows, à un niveau très bas (Ring-1) : ils interceptent les instructions envoyées au processeur, trompent Denuvo en lui envoyant de fausses informations, sans toucher aux fichiers du jeu. Le hic avec cette méthode, c’est que pour installer cet hyperviseur, il faut désactiver des dispositifs de sécurité bas niveau de Windows comme le VBS (Virtualization‑Based Security) et le HVCI (Hypervisor‑Enforced Code Integrity). 

De quoi ouvrir la porte de son PC à des failles potentiellement critiques : des malwares difficiles à détecter peuvent de la sorte obtenir un accès complet à l’ordinateur. Autre écueil, le code de Denuvo est toujours présent, donc il ne faut pas espérer de gain de performances.

Qui l’emportera du chat ou de la souris ?

C’est un jeu du chat et de la souris : lorsque les pirates améliorent leurs méthodes de déplombage, Irdeto planche sur des contre-mesures. « Nous travaillons déjà sur des versions de sécurité mises à jour pour les jeux affectés par les contournements par hyperviseur », explique l’éditeur à TorrentFreak. « Pour les joueurs, les performances ne seront pas affectées par ces mesures de sécurité renforcées », affirme encore l’entreprise.

Le créateur de Denuvo n’entre pas dans les détails, en revanche il précise qu’il ne sera pas nécessaire que le verrou « descende en Ring-1 ni à un niveau plus profond du noyau […] ce n’est pas la direction que nous envisageons ». Irdeto n’est pas au bout de ses peines : le contournement HV devrait bientôt être plug’n play, c’est à dire qu’il ne sera plus nécessaire de bidouiller dans les entrailles de son PC… Pour les amateurs sans trop de connaissance technique, ça serait la solution la plus simple.

Denuvo fait donc face à deux fronts : le nouveau crack et la méthode HV. Deux approches complémentaires, l’une qui fait complètement sauter la protection, l’autre capable de fonctionner dès la sortie des jeux, et qui imposent donc une réponse rapide, puisque c’est sur leur période de lancement que les gros titres rapportent le plus. Reste à voir si et comment Denuvo saura combler les manques.

Le verrou des jeux Denuvo craque de plus en plus vite

13 avril 2026 à 16:02

Le verrou des jeux Denuvo craque de plus en plus vite

Denuvo, l’arme anti-piratage utilisée par de nombreux éditeurs de jeux, a du plomb dans l’aile. Attaqué sur plusieurs fronts, le DRM ne suffit plus à protéger les titres, parfois déplombés quelques heures après leur sortie. La menace est existentielle.

Grosse angoisse dans le petit monde des DRM pour les jeux vidéo. Les éditeurs protègent leurs blockbusters en les truffant de logiciels anti-piratage, dont le plus connu est probablement Denuvo. La technologie développée par Irdeto ajoute une couche de protection en chiffrant et en fragmentant le code du jeu ; elle vérifie aussi en continu l’intégrité du code pour empêcher toute modification (ou copie) non autorisée.

Denuvo en pleine panade

Le revers de la médaille, c’est que ce mécanisme de protection qui tourne en permanence aurait un impact sur les performances en jeu. En sollicitant le processeur pour des opérations qui n’ont rien à voir avec le jeu lui même, Denuvo pourrait entraîner une baisse du nombre d’images par seconde, des temps de chargement un peu plus longs, voire des saccades dans certaines situations.

Voilà un défi pour les as du contournement de ces protections ! Et ils sont manifestement en passe de réussir leur coup. Le pirate (ou le groupe de pirates) voices38 a posté en fin de semaine dernière un crack complet de Resident Evil: Requiem, le nouvel opus de la saga de Capcom sorti le 27 février. Le DRM Denuvo est totalement désactivé, rapporte Tom’s Hardware.

 

Mieux encore : les performances du jeu grimpent en flèche par rapport à une version craquée avec l’autre méthode de contournement basée sur l’hyperviseur (HV). Le youtubeur ChillyWillMD a réalisé une comparaison du jeu avec les deux méthodes.

Résultat : avec le crack de voices38, Requiem affiche environ 5 % d’images par seconde en plus, tout en réduisant sensiblement sa consommation de ressources : jusqu’à 2 Go de mémoire vidéo et près de 1 Go de RAM en moins. Un gain significatif, en particulier sur les petites configurations. Ce n’est qu’un test unitaire, il est donc difficile de tirer des conclusions générales, mais il confirme les critiques sur l’impact de Denuvo.

Ce crack pour le jeu de Capcom n’est pas de bon augure ni pour Irdeto, ni pour les éditeurs. Car au-delà de Requiem, tout laisse à penser que cette nouvelle méthode va rapidement gagner en popularité et permettre de craquer de nombreux autres titres. 

L’autre manière de déplomber le DRM est de passer par un hyperviseur. Ce même volet de Resident Evil était ainsi disponible en version craquée quelques heures seulement après son lancement (et ça a été le cas d’autres jeux très en vue, comme Crimson Desert ou Life is Strange: Reunion). Auparavant, contourner Denuvo ou un autre verrou nécessitait un travail long et fastidieux d’ingénierie inverse qui pouvait durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Les « hacks HV » (pour hyperviseur) sont infiniment plus rapides.

Les hacks utilisant l’hyperviseur passent « sous » Windows, à un niveau très bas (Ring-1) : ils interceptent les instructions envoyées au processeur, trompent Denuvo en lui envoyant de fausses informations, sans toucher aux fichiers du jeu. Le hic avec cette méthode, c’est que pour installer cet hyperviseur, il faut désactiver des dispositifs de sécurité bas niveau de Windows comme le VBS (Virtualization‑Based Security) et le HVCI (Hypervisor‑Enforced Code Integrity). 

De quoi ouvrir la porte de son PC à des failles potentiellement critiques : des malwares difficiles à détecter peuvent de la sorte obtenir un accès complet à l’ordinateur. Autre écueil, le code de Denuvo est toujours présent, donc il ne faut pas espérer de gain de performances.

Qui l’emportera du chat ou de la souris ?

C’est un jeu du chat et de la souris : lorsque les pirates améliorent leurs méthodes de déplombage, Irdeto planche sur des contre-mesures. « Nous travaillons déjà sur des versions de sécurité mises à jour pour les jeux affectés par les contournements par hyperviseur », explique l’éditeur à TorrentFreak. « Pour les joueurs, les performances ne seront pas affectées par ces mesures de sécurité renforcées », affirme encore l’entreprise.

Le créateur de Denuvo n’entre pas dans les détails, en revanche il précise qu’il ne sera pas nécessaire que le verrou « descende en Ring-1 ni à un niveau plus profond du noyau […] ce n’est pas la direction que nous envisageons ». Irdeto n’est pas au bout de ses peines : le contournement HV devrait bientôt être plug’n play, c’est à dire qu’il ne sera plus nécessaire de bidouiller dans les entrailles de son PC… Pour les amateurs sans trop de connaissance technique, ça serait la solution la plus simple.

Denuvo fait donc face à deux fronts : le nouveau crack et la méthode HV. Deux approches complémentaires, l’une qui fait complètement sauter la protection, l’autre capable de fonctionner dès la sortie des jeux, et qui imposent donc une réponse rapide, puisque c’est sur leur période de lancement que les gros titres rapportent le plus. Reste à voir si et comment Denuvo saura combler les manques.

☕️ Un nouveau patron pour piloter les grandes enquêtes européennes sur les mastodontes de la tech

13 avril 2026 à 14:49


La Commission européenne s’est dotée d’un nouveau « gendarme » économique. Anthony Whelan, ancien aide de la présidente Ursula von der Leyen, a été nommé à la tête de la Direction générale de la concurrence (DG COMP), le service chargé de faire respecter les règles de concurrence dans l’UE. Cette direction pilote les grandes affaires d’ordre économique, notamment la régulation des géants du numérique. 

Le nouveau directeur général aura donc du pain sur la planche. Armé des nouveaux règlements sur les services numériques (DSA) et des marchés numériques (DMA), Bruxelles a lancé une myriade d’enquêtes sur les pratiques d’Alphabet, Meta, Apple, Amazon, X (anciennement Twitter)… Pour Anthony Whelan, l’application du droit à la concurrence européen doit être « impartiale, fondée sur les faits et contrainte par le cadre juridique des règles que l’on applique », explique-t-il au Financial Times.

Teresa Ribera et Anthony Whelan. © Teresa Ribera

C’est une place aussi convoitée que politiquement explosive. Le retour tonitruant de Donald Trump à la Maison Blanche a fait des étincelles : lui-même et son administration flinguent régulièrement la politique de l’UE en matière de régulation des mastodontes de la tech américains, avec des sanctions à la clé.

Anthony Whelan l’assure : son travail ne subira pas l’influence du « bruit » environnant. « Plus la pression extérieure est forte, plus il est essentiel de veiller à ce que les dossiers soient rigoureusement fondés et juridiquement solides », poursuit-il. Un message envoyé aussi bien à Washington qu’en interne : la Commission a parfois perdu sur le tapis vert de la justice européenne faute d’un dossier suffisamment bien ficelé, comme en 2023, où elle n’a pas réussi à démontrer l’illégalité des coups de pouce fiscaux accordés par le Luxembourg à Amazon.

Le fonctionnaire européen, originaire d’Irlande, a œuvré en tant que conseiller clé d’Ursula von der Leyen pendant des années. Il était déjà directeur général adjoint de la DG COMP. Il prend la suite de Linsey McCallum, qui faisait l’intérim depuis le départ d’Olivier Guersent l’été dernier. Anthony Whelan travaillera sous l’égide de Teresa Ribera, la commissaire à la concurrence, qui accueille son nouveau DG les bras ouverts : « Son professionnalisme sera essentiel pour préserver ce qui compte le plus dans l’application du droit de la concurrence : l’objectivité, l’indépendance et l’égalité de traitement pour toutes les entreprises opérant en Europe », écrit-elle sur Bluesky.

☕️ Un nouveau patron pour piloter les grandes enquêtes européennes sur les mastodontes de la tech

13 avril 2026 à 14:49


La Commission européenne s’est dotée d’un nouveau « gendarme » économique. Anthony Whelan, ancien aide de la présidente Ursula von der Leyen, a été nommé à la tête de la Direction générale de la concurrence (DG COMP), le service chargé de faire respecter les règles de concurrence dans l’UE. Cette direction pilote les grandes affaires d’ordre économique, notamment la régulation des géants du numérique. 

Le nouveau directeur général aura donc du pain sur la planche. Armé des nouveaux règlements sur les services numériques (DSA) et des marchés numériques (DMA), Bruxelles a lancé une myriade d’enquêtes sur les pratiques d’Alphabet, Meta, Apple, Amazon, X (anciennement Twitter)… Pour Anthony Whelan, l’application du droit à la concurrence européen doit être « impartiale, fondée sur les faits et contrainte par le cadre juridique des règles que l’on applique », explique-t-il au Financial Times.

Teresa Ribera et Anthony Whelan. © Teresa Ribera

C’est une place aussi convoitée que politiquement explosive. Le retour tonitruant de Donald Trump à la Maison Blanche a fait des étincelles : lui-même et son administration flinguent régulièrement la politique de l’UE en matière de régulation des mastodontes de la tech américains, avec des sanctions à la clé.

Anthony Whelan l’assure : son travail ne subira pas l’influence du « bruit » environnant. « Plus la pression extérieure est forte, plus il est essentiel de veiller à ce que les dossiers soient rigoureusement fondés et juridiquement solides », poursuit-il. Un message envoyé aussi bien à Washington qu’en interne : la Commission a parfois perdu sur le tapis vert de la justice européenne faute d’un dossier suffisamment bien ficelé, comme en 2023, où elle n’a pas réussi à démontrer l’illégalité des coups de pouce fiscaux accordés par le Luxembourg à Amazon.

Le fonctionnaire européen, originaire d’Irlande, a œuvré en tant que conseiller clé d’Ursula von der Leyen pendant des années. Il était déjà directeur général adjoint de la DG COMP. Il prend la suite de Linsey McCallum, qui faisait l’intérim depuis le départ d’Olivier Guersent l’été dernier. Anthony Whelan travaillera sous l’égide de Teresa Ribera, la commissaire à la concurrence, qui accueille son nouveau DG les bras ouverts : « Son professionnalisme sera essentiel pour préserver ce qui compte le plus dans l’application du droit de la concurrence : l’objectivité, l’indépendance et l’égalité de traitement pour toutes les entreprises opérant en Europe », écrit-elle sur Bluesky.

OpenNOW, le client open source qui s’attaque à GeForce NOW

13 avril 2026 à 12:57

OpenNOW, le client open source qui s’attaque à GeForce NOW

OpenNOW se présente comme l’alternative open source au client GeForce NOW, le service de cloud gaming de NVIDIA. En proposant davantage de transparence et de personnalisation que le client officiel, ce nouveau logiciel a de quoi séduire les joueurs.

À moins d’un héritage providentiel ou d’un ticket gagnant de loterie, acheter ou monter un PC gaming aujourd’hui relève d’une épreuve olympique pour le compte en banque. Et, vu la situation sur le front des composants, ça ne va pas s’arranger de sitôt. Il existe une alternative pour les joueurs sans le sou qui veulent tout de même assouvir leur passion : le streaming de jeux vidéo. 

Une autre porte d’entrée dans GeForce NOW

C’est entendu, pour en profiter il faut disposer d’une solide connexion à internet, pas tellement pour le débit même si c’est important, mais surtout au niveau de la latence. Mais si on a la chance d’avoir un tel accès, le cloud gaming peut être une solution viable à la crise actuelle de la mémoire. GeForce NOW est une des meilleures plateformes dans ce domaine : NVIDIA permet en effet de jouer en streaming avec les performances d’une RTX 4080, voire d’une 5080 dans certains cas.

Bien sûr, ce n’est pas gratuit : il faut s’acquitter d’un abonnement payant (jusqu’à 21,99 euros par mois), et acheter les jeux sur une plateforme compatible comme Steam ou l’Epic Games Store. Rapporté aux prix des PC actuels, et même des consoles, l’investissement peut être intéressant. Seul hic : tous les jeux ne sont pas compatibles, mais NVIDIA promet le support de plus de 4 000 jeux, y compris des blockbusters récents.

Le service GeForce NOW est disponible sur de nombreuses plateformes (Linux depuis peu), que ce soit en ligne avec un navigateur, ou sous la forme d’applications dédiées. Mais il s’agit d’un logiciel propriétaire… OpenNOW se propose d’en être la version open source (licence MIT). Née en fin d’année dernière, l’application commence à intéresser de plus en plus de joueurs et gagne en popularité sur GitHub.

L’interface d’OpenNOW.

Ce logiciel pour Windows, macOS et Linux (x64 et ARM64) permet d’accéder à sa bibliothèque de jeux en se connectant à son compte GeForce NOW. Le client reprend la plupart des fonctions de son modèle tout en apportant davantage de granularité : contrôle de la qualité du streaming (FPS, résolution, choix de la région, codec…) ; affichage en surimpression des infos de latence, de pertes de paquets, des stats de rendu. On y trouve aussi un outil de capture d’écran, de contrôle du micro et de l’enregistrement, ainsi qu’une navigation adaptée aux manettes.

OpenNOW joue la transparence

Un des atouts d’OpenNOW est l’absence de limitation liée à l’activité. GeForce NOW a la mauvaise habitude de déconnecter le joueur d’une partie en cas d’absence de plus de quelques minutes. Ça n’est pas le cas avec OpenNOW. Le logiciel ne collecte aucune forme de télémétrie : les captures d’écran et les paramètres de jeu sont stockés sur l’ordinateur. Quant au processus de connexion au compte GeForce NOW, il s’opère via les serveurs de NVIDIA uniquement.

Les développeurs d’OpenNOW veulent donner aux utilisateurs « une alternative transparente et personnalisable au client officiel, sans masquer les aspects techniques aux contributeurs ». Techniquement, il s’agit d’un projet qui repose sur les technologies Electron 40, React 19 et TypeScript 5.7. L’accès en open source permet aux développeurs de l’améliorer ou d’en créer des forks. 

La feuille de route des futures fonctions comprend, entre autres, la prise en charge du chat audio, d’un système de plugins, de thèmes, et aussi d’un travail d’optimisation pour éviter l’usage excessif du CPU. Le début de reconnaissance d’OpenNOW va mettre le projet sous les projecteurs.

Pour le moment, NVIDIA n’a pas réagi à OpenNOW, mais (pour le moment du moins !) le client officiel demeure l’option la plus simple et la plus directe pour utiliser le service de cloud gaming, en particulier sur Android. Contacté par Next, NVIDIA n’a pas souhaité répondre pour le moment.

OpenNOW, le client open source qui s’attaque à GeForce NOW

13 avril 2026 à 12:57

OpenNOW, le client open source qui s’attaque à GeForce NOW

OpenNOW se présente comme l’alternative open source au client GeForce NOW, le service de cloud gaming de NVIDIA. En proposant davantage de transparence et de personnalisation que le client officiel, ce nouveau logiciel a de quoi séduire les joueurs.

À moins d’un héritage providentiel ou d’un ticket gagnant de loterie, acheter ou monter un PC gaming aujourd’hui relève d’une épreuve olympique pour le compte en banque. Et, vu la situation sur le front des composants, ça ne va pas s’arranger de sitôt. Il existe une alternative pour les joueurs sans le sou qui veulent tout de même assouvir leur passion : le streaming de jeux vidéo. 

Une autre porte d’entrée dans GeForce NOW

C’est entendu, pour en profiter il faut disposer d’une solide connexion à internet, pas tellement pour le débit même si c’est important, mais surtout au niveau de la latence. Mais si on a la chance d’avoir un tel accès, le cloud gaming peut être une solution viable à la crise actuelle de la mémoire. GeForce NOW est une des meilleures plateformes dans ce domaine : NVIDIA permet en effet de jouer en streaming avec les performances d’une RTX 4080, voire d’une 5080 dans certains cas.

Bien sûr, ce n’est pas gratuit : il faut s’acquitter d’un abonnement payant (jusqu’à 21,99 euros par mois), et acheter les jeux sur une plateforme compatible comme Steam ou l’Epic Games Store. Rapporté aux prix des PC actuels, et même des consoles, l’investissement peut être intéressant. Seul hic : tous les jeux ne sont pas compatibles, mais NVIDIA promet le support de plus de 4 000 jeux, y compris des blockbusters récents.

Le service GeForce NOW est disponible sur de nombreuses plateformes (Linux depuis peu), que ce soit en ligne avec un navigateur, ou sous la forme d’applications dédiées. Mais il s’agit d’un logiciel propriétaire… OpenNOW se propose d’en être la version open source (licence MIT). Née en fin d’année dernière, l’application commence à intéresser de plus en plus de joueurs et gagne en popularité sur GitHub.

L’interface d’OpenNOW.

Ce logiciel pour Windows, macOS et Linux (x64 et ARM64) permet d’accéder à sa bibliothèque de jeux en se connectant à son compte GeForce NOW. Le client reprend la plupart des fonctions de son modèle tout en apportant davantage de granularité : contrôle de la qualité du streaming (FPS, résolution, choix de la région, codec…) ; affichage en surimpression des infos de latence, de pertes de paquets, des stats de rendu. On y trouve aussi un outil de capture d’écran, de contrôle du micro et de l’enregistrement, ainsi qu’une navigation adaptée aux manettes.

OpenNOW joue la transparence

Un des atouts d’OpenNOW est l’absence de limitation liée à l’activité. GeForce NOW a la mauvaise habitude de déconnecter le joueur d’une partie en cas d’absence de plus de quelques minutes. Ça n’est pas le cas avec OpenNOW. Le logiciel ne collecte aucune forme de télémétrie : les captures d’écran et les paramètres de jeu sont stockés sur l’ordinateur. Quant au processus de connexion au compte GeForce NOW, il s’opère via les serveurs de NVIDIA uniquement.

Les développeurs d’OpenNOW veulent donner aux utilisateurs « une alternative transparente et personnalisable au client officiel, sans masquer les aspects techniques aux contributeurs ». Techniquement, il s’agit d’un projet qui repose sur les technologies Electron 40, React 19 et TypeScript 5.7. L’accès en open source permet aux développeurs de l’améliorer ou d’en créer des forks. 

La feuille de route des futures fonctions comprend, entre autres, la prise en charge du chat audio, d’un système de plugins, de thèmes, et aussi d’un travail d’optimisation pour éviter l’usage excessif du CPU. Le début de reconnaissance d’OpenNOW va mettre le projet sous les projecteurs.

Pour le moment, NVIDIA n’a pas réagi à OpenNOW, mais (pour le moment du moins !) le client officiel demeure l’option la plus simple et la plus directe pour utiliser le service de cloud gaming, en particulier sur Android. Contacté par Next, NVIDIA n’a pas souhaité répondre pour le moment.

Microsoft simplifie le programme Windows Insider

13 avril 2026 à 07:43
Un bonbon pour les cobayes
Microsoft simplifie le programme Windows Insider

Microsoft revoit en profondeur le programme Windows Insider. Simplification (relative) des canaux, des fonctions annoncées disponibles immédiatement en bêta, des transitions facilitées entre différentes versions : le tout pour accélérer le grand chantier de rénovation de Windows 11.

Après avoir présenté le mois dernier les grandes lignes du vaste projet d’amélioration de Windows 11, Microsoft a annoncé le 10 avril de gros changements pour le programme Windows Insider. C’est la pierre angulaire de ce chantier qui aboutira (à en croire la promesse de l’éditeur) à un système d’exploitation plus stable, plus fiable, et qui n’est pas noyé sous une épaisse couche d’IA sans intérêt.

Lancé en 2023, le programme Windows Insider distribue quatre versions de Windows 11 via autant de canaux : Canary (la moins stable), Dev, Beta, et Release Preview (la plus stable). Microsoft réduit le nombre de canaux à deux seulement, à commencer par Experimental qui remplace Canary et Dev. Un nom « délibéré », explique Alec Oot de l’équipe Windows Insider. L’utilisateur pourra tester des fonctions encore en développement, avec tout ce que cela implique de faux pas et de bugs. Elles pourront aussi évoluer, être reportées, ou ne jamais être livrées.

Les fonctions annoncées pourront être testées tout de suite

Le canal Beta reste en place, mais avec un changement important : les fonctions annoncées sur le blog Windows Insider seront bel et bien disponibles tout de suite dans les versions distribuées par son intermédiaire. À l’heure actuelle, ces nouveautés sont déployées progressivement (Controlled Feature Rollout), ce qui ne manque pas de susciter une certaine frustration de la part des testeurs. Après tout, ils ont signé pour ça, et connaissent les risques.

« Désormais, lorsqu’une fonctionnalité est annoncée dans une mise à jour bêta et que vous installez cette mise à jour, elle sera disponible », affirme Alec Oot. Il prévient toutefois que de légères différences pourront apparaitre de temps à autre lorsque l’éditeur teste des variantes. 

Les testeurs du canal Experimental gagnent de leur côté une nouvelle fonction pour activer et désactiver des fonctions spécifiques, grâce à une nouvelle page de flags à l’intérieur des préférences Windows Insider. Plus besoin d’utiliser l’outil en ligne de commande ViVeTool, qui remplit la même fonction. Ce dernier pourrait cependant rester utile pour découvrir et tester des nouveautés pas encore annoncées par Microsoft.

Le dirigeant résume ainsi la nouvelle proposition Windows Insider : le canal Experimental distribuera les nouvelles fonctionnalités en premier, et c’est aussi la version où « vos retours ont le plus d’impact direct sur ce que nous développons. » Le canal Beta se destine aux utilisateurs qui recherchent une expérience plus stable, avec des fonctions proches du déploiement grand public.

Rien n’est jamais simple chez Microsoft

Dit comme ça, cela parait simple mais il y a quelques petites nuances importantes. Il existe ainsi une option pour choisir la build de Windows compatible avec son PC : 25H2 (pour la plupart des utilisateurs) ou 26H1 (pour les machines équipés d’une puce Snapdragon X2). Surtout, le canal Experimental proposera une option supplémentaire baptisée « Future Platfoms », qui n’est pas alignée avec une version commerciale de Windows 11. Elle permettra aux utilisateurs qui n’ont pas froid aux yeux de jouer avec les fonctions les plus avancées.

L’entreprise conserve aussi le canal Release Preview, pour les utilisateurs qui veulent un temps d’avance sur les mises à jour grand public de Windows 11. Ce canal est une option « cachée » dans les réglages du programme, car il se destine en priorité aux services informatiques voulant réaliser des tests de compatibilité.

Enfin, et c’est une autre évolution significative du programme Insider, passer d’une version de test à une autre ne nécessitera plus de réinstaller Windows au propre. Un processus qui peut constituer un frein, aussi bien pour ceux qui voudraient participer qu’à ceux qui veulent en sortir. Dans la plupart des cas, les Insiders pourront naviguer entre les différents canaux Experimental, Beta et Release Preview à partir de la même base de Windows. Ils conserveront leurs apps, paramètres et données.

Seule exception : la version Future Platforms du canal Experimental, qui demandera toujours une installation propre. Ce nouveau programme Windows Insider sera lancé dans les prochaines semaines. Les testeurs seront orientés vers les nouveaux canaux en fonction de leur choix actuels : l’ancien canal Beta vers le nouveau, canal Canary et Dev vers Experimental.

Microsoft simplifie le programme Windows Insider

13 avril 2026 à 07:43
Un bonbon pour les cobayes
Microsoft simplifie le programme Windows Insider

Microsoft revoit en profondeur le programme Windows Insider. Simplification (relative) des canaux, des fonctions annoncées disponibles immédiatement en bêta, des transitions facilitées entre différentes versions : le tout pour accélérer le grand chantier de rénovation de Windows 11.

Après avoir présenté le mois dernier les grandes lignes du vaste projet d’amélioration de Windows 11, Microsoft a annoncé le 10 avril de gros changements pour le programme Windows Insider. C’est la pierre angulaire de ce chantier qui aboutira (à en croire la promesse de l’éditeur) à un système d’exploitation plus stable, plus fiable, et qui n’est pas noyé sous une épaisse couche d’IA sans intérêt.

Lancé en 2023, le programme Windows Insider distribue quatre versions de Windows 11 via autant de canaux : Canary (la moins stable), Dev, Beta, et Release Preview (la plus stable). Microsoft réduit le nombre de canaux à deux seulement, à commencer par Experimental qui remplace Canary et Dev. Un nom « délibéré », explique Alec Oot de l’équipe Windows Insider. L’utilisateur pourra tester des fonctions encore en développement, avec tout ce que cela implique de faux pas et de bugs. Elles pourront aussi évoluer, être reportées, ou ne jamais être livrées.

Les fonctions annoncées pourront être testées tout de suite

Le canal Beta reste en place, mais avec un changement important : les fonctions annoncées sur le blog Windows Insider seront bel et bien disponibles tout de suite dans les versions distribuées par son intermédiaire. À l’heure actuelle, ces nouveautés sont déployées progressivement (Controlled Feature Rollout), ce qui ne manque pas de susciter une certaine frustration de la part des testeurs. Après tout, ils ont signé pour ça, et connaissent les risques.

« Désormais, lorsqu’une fonctionnalité est annoncée dans une mise à jour bêta et que vous installez cette mise à jour, elle sera disponible », affirme Alec Oot. Il prévient toutefois que de légères différences pourront apparaitre de temps à autre lorsque l’éditeur teste des variantes. 

Les testeurs du canal Experimental gagnent de leur côté une nouvelle fonction pour activer et désactiver des fonctions spécifiques, grâce à une nouvelle page de flags à l’intérieur des préférences Windows Insider. Plus besoin d’utiliser l’outil en ligne de commande ViVeTool, qui remplit la même fonction. Ce dernier pourrait cependant rester utile pour découvrir et tester des nouveautés pas encore annoncées par Microsoft.

Le dirigeant résume ainsi la nouvelle proposition Windows Insider : le canal Experimental distribuera les nouvelles fonctionnalités en premier, et c’est aussi la version où « vos retours ont le plus d’impact direct sur ce que nous développons. » Le canal Beta se destine aux utilisateurs qui recherchent une expérience plus stable, avec des fonctions proches du déploiement grand public.

Rien n’est jamais simple chez Microsoft

Dit comme ça, cela parait simple mais il y a quelques petites nuances importantes. Il existe ainsi une option pour choisir la build de Windows compatible avec son PC : 25H2 (pour la plupart des utilisateurs) ou 26H1 (pour les machines équipés d’une puce Snapdragon X2). Surtout, le canal Experimental proposera une option supplémentaire baptisée « Future Platfoms », qui n’est pas alignée avec une version commerciale de Windows 11. Elle permettra aux utilisateurs qui n’ont pas froid aux yeux de jouer avec les fonctions les plus avancées.

L’entreprise conserve aussi le canal Release Preview, pour les utilisateurs qui veulent un temps d’avance sur les mises à jour grand public de Windows 11. Ce canal est une option « cachée » dans les réglages du programme, car il se destine en priorité aux services informatiques voulant réaliser des tests de compatibilité.

Enfin, et c’est une autre évolution significative du programme Insider, passer d’une version de test à une autre ne nécessitera plus de réinstaller Windows au propre. Un processus qui peut constituer un frein, aussi bien pour ceux qui voudraient participer qu’à ceux qui veulent en sortir. Dans la plupart des cas, les Insiders pourront naviguer entre les différents canaux Experimental, Beta et Release Preview à partir de la même base de Windows. Ils conserveront leurs apps, paramètres et données.

Seule exception : la version Future Platforms du canal Experimental, qui demandera toujours une installation propre. Ce nouveau programme Windows Insider sera lancé dans les prochaines semaines. Les testeurs seront orientés vers les nouveaux canaux en fonction de leur choix actuels : l’ancien canal Beta vers le nouveau, canal Canary et Dev vers Experimental.

☕️ SteamGPT, futur outil IA pour renforcer la modération sur Steam ?

13 avril 2026 à 06:32


L’IA générative se fait une place toujours plus grande dans l’industrie du jeu vidéo, qui adopte cette technologie pour générer du code… et parfois, des assets graphiques, ce qui ne manque jamais de provoquer une levée de boucliers chez de nombreux joueurs.

Malgré sa position de force dans le secteur, aussi bien en tant que développeur et éditeur de jeux que tenancier de boutique, Valve se fait assez discret sur ce plan. En 2024, Steam dévoilait une nouvelle politique exigeant des studios la transparence sur leur utilisation de l’IA générative ; les fiches des jeux reflètent publiquement cet usage. Environ 20 % des jeux apparus sur Steam l’an dernier ont déclaré utiliser l’IA générative, selon une étude de Totally Human Media.

intelligence artificielle tenant le crachoir à un personnage joueur décédé d'ennui
Illustration : Flock

Si Valve donnait jusqu’à présent l’impression de se tenir prudemment sur le bas côté, l’entreprise travaille aussi sur des projets liés à l’IA générative. Des références à « SteamGPT » ont été détectées dans des mises à jour récentes du client Steam, rapporte Tom’s Hardware. Le code suggère que SteamGPT aura un accès aux stats des comptes, par exemple le « trust score », un composant du « Trust Factor » à l’œuvre dans Counter-Strike. Cet outil sert à évaluer les joueurs, notamment pour la création de parties multi.

Évidemment, l’entreprise n’a rien révélé de ses intentions, mais un faisceau d’indices laisse penser que SteamGPT ne sera pas un bot d’aide en jeu, comme peut l’être le Copilot Gaming de Xbox. Les références à des tâches d’étiquetage, à des notions de « problèmes » et à des sous-catégories de problèmes semblent en effet dessiner un mécanisme classique des systèmes d’IA : prendre des données brutes pour leur donner un sens. 

Classer les incidents, produire un résumé structuré des éléments à charge et à décharge, le tout au service de l’infrastructure de modération de Steam : il pourrait donc s’agir d’un outil d’aide à la décision des équipes chargées de surveiller les comportements des joueurs, afin de trier plus rapidement d’importants volumes de logs d’incidents. 

Il est impossible de savoir où en est le développement de SteamGPT, ni même si Valve compte un jour le lancer… Mais sa présence dans le code du client Steam indique que le groupe y travaille. Ce serait en tout cas un de ses premiers outils d’IA générative publics.

☕️ SteamGPT, futur outil IA pour renforcer la modération sur Steam ?

13 avril 2026 à 06:32


L’IA générative se fait une place toujours plus grande dans l’industrie du jeu vidéo, qui adopte cette technologie pour générer du code… et parfois, des assets graphiques, ce qui ne manque jamais de provoquer une levée de boucliers chez de nombreux joueurs.

Malgré sa position de force dans le secteur, aussi bien en tant que développeur et éditeur de jeux que tenancier de boutique, Valve se fait assez discret sur ce plan. En 2024, Steam dévoilait une nouvelle politique exigeant des studios la transparence sur leur utilisation de l’IA générative ; les fiches des jeux reflètent publiquement cet usage. Environ 20 % des jeux apparus sur Steam l’an dernier ont déclaré utiliser l’IA générative, selon une étude de Totally Human Media.

intelligence artificielle tenant le crachoir à un personnage joueur décédé d'ennui
Illustration : Flock

Si Valve donnait jusqu’à présent l’impression de se tenir prudemment sur le bas côté, l’entreprise travaille aussi sur des projets liés à l’IA générative. Des références à « SteamGPT » ont été détectées dans des mises à jour récentes du client Steam, rapporte Tom’s Hardware. Le code suggère que SteamGPT aura un accès aux stats des comptes, par exemple le « trust score », un composant du « Trust Factor » à l’œuvre dans Counter-Strike. Cet outil sert à évaluer les joueurs, notamment pour la création de parties multi.

Évidemment, l’entreprise n’a rien révélé de ses intentions, mais un faisceau d’indices laisse penser que SteamGPT ne sera pas un bot d’aide en jeu, comme peut l’être le Copilot Gaming de Xbox. Les références à des tâches d’étiquetage, à des notions de « problèmes » et à des sous-catégories de problèmes semblent en effet dessiner un mécanisme classique des systèmes d’IA : prendre des données brutes pour leur donner un sens. 

Classer les incidents, produire un résumé structuré des éléments à charge et à décharge, le tout au service de l’infrastructure de modération de Steam : il pourrait donc s’agir d’un outil d’aide à la décision des équipes chargées de surveiller les comportements des joueurs, afin de trier plus rapidement d’importants volumes de logs d’incidents. 

Il est impossible de savoir où en est le développement de SteamGPT, ni même si Valve compte un jour le lancer… Mais sa présence dans le code du client Steam indique que le groupe y travaille. Ce serait en tout cas un de ses premiers outils d’IA générative publics.

☕️ Tous les bugs (connus) de Windows 11 sont corrigés, selon Microsoft

13 avril 2026 à 06:02


Un problème, quel problème ? Plus de problème ! Selon Microsoft, tous les bugs de Windows 11 ont été corrigés. Si si ! C’est marqué dans la liste des « problèmes connus » de la version 25H2, la dernière en date pour le grand public. Mieux encore, la version 26H1 du système d’exploitation (destinée aux appareils équipés d’une puce Snapdragon X2), ne recense tout simplement aucun bug connu, se réjouit Neowin.

Illustration : Flock

Évidemment, ça ne veut pas dire que les ingénieurs de Windows vont pouvoir lancer une petite partie de Solitaire tranquillou. La probabilité qu’un nouveau bug apparaisse dans les prochains jours est en effet quasiment certaine, car après tout c’est dans la nature des logiciels, quels qu’ils soient. Windows 11 n’a pas été épargné, on ne compte plus le nombre de problèmes essuyés par l’OS depuis son lancement.

On se rappellera par exemple de la panade noire dans laquelle les mises à jour d’octobre dernier ont plongé de nombreux utilisateurs : localhost cassé, souris et claviers USB non reconnus dans WinRE, la prévisualisation dans l’Explorateur aux abonnés absents…

Bref, cette absence de bug connu n’est qu’un sursis pour Microsoft, qui trouvera bien le moyen de casser quelque chose (il existe aussi des bugs dont l’éditeur n’a pas connaissance, bien sûr). Ce d’autant que les grandes manœuvres ont débuté : l’éditeur a ainsi annoncé un grand chantier pour stabiliser l’OS et réduire les plantages, améliorer les performances, n’intégrer l’IA que là où ça a du sens, et développer des fonctions réclamées à cor et à cri par les utilisateurs. Comme par exemple la barre des tâches à placer sur les côtés ou en haut de l’écran.

Microsoft a aussi annoncé un changement important : la possibilité de suspendre la livraison des mises à jour de Windows Update plus longtemps. Le groupe parle d’un seul redémarrage mensuel. Les premiers résultats de ce chantier ont commencé à apparaitre dans les versions destinées aux testeurs du programme Windows Insider, en attendant le tour du grand public.

☕️ Tous les bugs (connus) de Windows 11 sont corrigés, selon Microsoft

13 avril 2026 à 06:02


Un problème, quel problème ? Plus de problème ! Selon Microsoft, tous les bugs de Windows 11 ont été corrigés. Si si ! C’est marqué dans la liste des « problèmes connus » de la version 25H2, la dernière en date pour le grand public. Mieux encore, la version 26H1 du système d’exploitation (destinée aux appareils équipés d’une puce Snapdragon X2), ne recense tout simplement aucun bug connu, se réjouit Neowin.

Illustration : Flock

Évidemment, ça ne veut pas dire que les ingénieurs de Windows vont pouvoir lancer une petite partie de Solitaire tranquillou. La probabilité qu’un nouveau bug apparaisse dans les prochains jours est en effet quasiment certaine, car après tout c’est dans la nature des logiciels, quels qu’ils soient. Windows 11 n’a pas été épargné, on ne compte plus le nombre de problèmes essuyés par l’OS depuis son lancement.

On se rappellera par exemple de la panade noire dans laquelle les mises à jour d’octobre dernier ont plongé de nombreux utilisateurs : localhost cassé, souris et claviers USB non reconnus dans WinRE, la prévisualisation dans l’Explorateur aux abonnés absents…

Bref, cette absence de bug connu n’est qu’un sursis pour Microsoft, qui trouvera bien le moyen de casser quelque chose (il existe aussi des bugs dont l’éditeur n’a pas connaissance, bien sûr). Ce d’autant que les grandes manœuvres ont débuté : l’éditeur a ainsi annoncé un grand chantier pour stabiliser l’OS et réduire les plantages, améliorer les performances, n’intégrer l’IA que là où ça a du sens, et développer des fonctions réclamées à cor et à cri par les utilisateurs. Comme par exemple la barre des tâches à placer sur les côtés ou en haut de l’écran.

Microsoft a aussi annoncé un changement important : la possibilité de suspendre la livraison des mises à jour de Windows Update plus longtemps. Le groupe parle d’un seul redémarrage mensuel. Les premiers résultats de ce chantier ont commencé à apparaitre dans les versions destinées aux testeurs du programme Windows Insider, en attendant le tour du grand public.

Reçu — 10 avril 2026 Actualités numériques

☕️ Victime d’un hack, CPUID a distribué un malware au lieu de CPU-Z et HWMonitor

10 avril 2026 à 15:32


CPUID, l’éditeur des utilitaires CPU-Z et HWMonitor, a été victime d’un hack ayant permis à des malandrins de distribuer un cheval de Troie à la place de ces deux outils. Les liens de téléchargement officiels ont été modifiés pour pointer vers des fichiers malveillants. L’attaque a eu lieu entre les 9 et 10 avril. La situation est désormais sous contrôle.

Screenshot des utilitaires CPU-Z et HWMonitor

Ces deux logiciels comptent des millions d’utilisateurs. CPU-Z est un outil d’identification des composants d’un PC, HWMonitor surveille les capteurs (température, ventilos, etc.). Ceux qui ont eu le malheur de télécharger ces utilitaires durant l’attaque se sont retrouvés avec une variante malveillante de HWiNFO, un outil de diagnostic créé par un autre développeur.

Le logiciel piégé, baptisé « HWiNFO_Monitor_Setup », installe un malware d’origine russe depuis un nom de domaine compromis, détaille vx-underground. Il agit de manière progressive en plusieurs étapes pour ne pas éveiller les soupçons, exécute ses actions directement dans la mémoire vive en évitant d’écrire sur le disque du PC, et utilise des techniques d’évasion pour échapper aux antivirus et aux systèmes de détection. 

Le fichier compressé de l’application vérolée est tout de même identifié par une vingtaine d’antivirus, qui le classent comme un cheval de Troie ou un infostealer. Samuel Demeulemeester, alias Doc Teraboule, le développeur derrière CPU-Z et HWMonitor, a assuré que la faille avait été identifiée et corrigée. 

Si l’enquête est toujours en cours, il semble qu’une fonction secondaire (une API annexe) a été compromise « pendant environ six heures entre le 9 et le 10 avril ». Doc TB précise à Next que les liens vers le fichier vérolé sont restés en ligne sur le site de CPUID entre 2 h et 8 h (heure française). Seules les dernières versions de CPU-Z et HWMonitor proposées sous la forme d’un fichier compressé .ZIP ont été touchés, pas les .EXE. Il précise aussi que l’app malveillante n’étant pas signée, elle déclenchait donc Windows Defender immédiatement à l’extraction. De quoi limiter l’impact de l’infection.

Important aussi à avoir en tête : les fichiers hébergés sur le serveur de CPUID n’ont pas été compromis, uniquement les liens du site web. Les mises à jour automatiques des logiciels n’ont pas été touchées. Concernant l’attaque en elle-même, son envergure était a priori prévue pour être plus importante encore, puisque les pirates sont parvenus à compromettre les clés TLS privées en exploitant une faille Apache (les certificats compromis ont été révoqués).

Le développeur, toujours à pied d’œuvre, a pu réagir rapidement grâce aux experts en sécurité (et Reddit !) qui lui ont donné un coup de main.

☕️ Victime d’un hack, CPUID a distribué un malware au lieu de CPU-Z et HWMonitor

10 avril 2026 à 15:32


CPUID, l’éditeur des utilitaires CPU-Z et HWMonitor, a été victime d’un hack ayant permis à des malandrins de distribuer un cheval de Troie à la place de ces deux outils. Les liens de téléchargement officiels ont été modifiés pour pointer vers des fichiers malveillants. L’attaque a eu lieu entre les 9 et 10 avril. La situation est désormais sous contrôle.

Screenshot des utilitaires CPU-Z et HWMonitor

Ces deux logiciels comptent des millions d’utilisateurs. CPU-Z est un outil d’identification des composants d’un PC, HWMonitor surveille les capteurs (température, ventilos, etc.). Ceux qui ont eu le malheur de télécharger ces utilitaires durant l’attaque se sont retrouvés avec une variante malveillante de HWiNFO, un outil de diagnostic créé par un autre développeur.

Le logiciel piégé, baptisé « HWiNFO_Monitor_Setup », installe un malware d’origine russe depuis un nom de domaine compromis, détaille vx-underground. Il agit de manière progressive en plusieurs étapes pour ne pas éveiller les soupçons, exécute ses actions directement dans la mémoire vive en évitant d’écrire sur le disque du PC, et utilise des techniques d’évasion pour échapper aux antivirus et aux systèmes de détection. 

Le fichier compressé de l’application vérolée est tout de même identifié par une vingtaine d’antivirus, qui le classent comme un cheval de Troie ou un infostealer. Samuel Demeulemeester, alias Doc Teraboule, le développeur derrière CPU-Z et HWMonitor, a assuré que la faille avait été identifiée et corrigée. 

Si l’enquête est toujours en cours, il semble qu’une fonction secondaire (une API annexe) a été compromise « pendant environ six heures entre le 9 et le 10 avril ». Doc TB précise à Next que les liens vers le fichier vérolé sont restés en ligne sur le site de CPUID entre 2 h et 8 h (heure française). Seules les dernières versions de CPU-Z et HWMonitor proposées sous la forme d’un fichier compressé .ZIP ont été touchés, pas les .EXE. Il précise aussi que l’app malveillante n’étant pas signée, elle déclenchait donc Windows Defender immédiatement à l’extraction. De quoi limiter l’impact de l’infection.

Important aussi à avoir en tête : les fichiers hébergés sur le serveur de CPUID n’ont pas été compromis, uniquement les liens du site web. Les mises à jour automatiques des logiciels n’ont pas été touchées. Concernant l’attaque en elle-même, son envergure était a priori prévue pour être plus importante encore, puisque les pirates sont parvenus à compromettre les clés TLS privées en exploitant une faille Apache (les certificats compromis ont été révoqués).

Le développeur, toujours à pied d’œuvre, a pu réagir rapidement grâce aux experts en sécurité (et Reddit !) qui lui ont donné un coup de main.

☕️ Meta supprime les pubs des avocats qui veulent l’attaquer en justice

10 avril 2026 à 14:20


Meta gêné aux entournures. Le géant des réseaux sociaux a nettoyé Facebook, Instagram, Threads et Messenger de dizaines de publicités pour des firmes d’avocats proposant leurs services… contre Meta. Fin mars, l’entreprise et YouTube étaient condamnés par une cour californienne à verser un total de 6 millions de dollars à une jeune plaignante souffrant de troubles de la santé mentale suite à son usage de leurs services.

Il a été démontré que Meta et YouTube avaient mis en place des fonctions visant à créer une dépendance à leurs plateformes. Les deux groupes ont annoncé faire appel, mais tout de même : cette décision de justice pourrait faire jurisprudence.

On a même parlé d’un moment « big tobacco » pour ces réseaux sociaux, en référence à ces grands procès des années 90 qui ont établi la responsabilité des fabricants de cigarettes, non seulement pour les dégâts provoqués par leurs produits sur la santé, mais aussi pour les mécanismes d’addiction qu’ils avaient eux-mêmes contribué à mettre en place.

Évidemment, la comparaison n’est pas flatteuse et Meta ne veut absolument pas être pris dans cette nasse. Les appels confirmeront ou infirmeront la décision judiciaire, mais sans attendre, les avocats spécialisés dans les litiges cherchent à en tirer profit. Des publicités ont ainsi commencé à fleurir sur les réseaux sociaux du groupe, pour recruter de nouveaux plaignants en vue de constituer des actions collectives. Ces procédures (« class actions ») peuvent déboucher sur des indemnisations substantielles, synonymes d’honoraires substantiels.

Dans une de ces pubs repérées par Axios, on peut lire : « Anxiété. Dépression. Dépendance. Automutilation. Ce ne sont pas de simples phases de l’adolescence — ce sont des symptômes liés à l’addiction des enfants aux réseaux sociaux. Les plateformes le savaient et ont continué à cibler les plus jeunes malgré tout. » Meta n’a pas apprécié, et a supprimé ces réclames. Quelques-unes seraient toujours actives, mais l’entreprise veille au grain.

Meta s’appuie sur une clause de ses conditions d’utilisation qui lui permet de supprimer des contenus « si nous estimons que c’est raisonnablement nécessaire pour prévenir ou limiter une utilisation abusive de nos services ou des conséquences juridiques ou réglementaires défavorables pour Meta ».

Un porte-parole confirme que l’entreprise supprimera les publicités visant à recruter des plaignants sur la base de cette décision de justice. « Nous ne permettrons pas à des avocats spécialisés dans les litiges de tirer profit de nos plateformes tout en affirmant qu’elles sont nocives. »

☕️ Meta supprime les pubs des avocats qui veulent l’attaquer en justice

10 avril 2026 à 14:20


Meta gêné aux entournures. Le géant des réseaux sociaux a nettoyé Facebook, Instagram, Threads et Messenger de dizaines de publicités pour des firmes d’avocats proposant leurs services… contre Meta. Fin mars, l’entreprise et YouTube étaient condamnés par une cour californienne à verser un total de 6 millions de dollars à une jeune plaignante souffrant de troubles de la santé mentale suite à son usage de leurs services.

Il a été démontré que Meta et YouTube avaient mis en place des fonctions visant à créer une dépendance à leurs plateformes. Les deux groupes ont annoncé faire appel, mais tout de même : cette décision de justice pourrait faire jurisprudence.

On a même parlé d’un moment « big tobacco » pour ces réseaux sociaux, en référence à ces grands procès des années 90 qui ont établi la responsabilité des fabricants de cigarettes, non seulement pour les dégâts provoqués par leurs produits sur la santé, mais aussi pour les mécanismes d’addiction qu’ils avaient eux-mêmes contribué à mettre en place.

Évidemment, la comparaison n’est pas flatteuse et Meta ne veut absolument pas être pris dans cette nasse. Les appels confirmeront ou infirmeront la décision judiciaire, mais sans attendre, les avocats spécialisés dans les litiges cherchent à en tirer profit. Des publicités ont ainsi commencé à fleurir sur les réseaux sociaux du groupe, pour recruter de nouveaux plaignants en vue de constituer des actions collectives. Ces procédures (« class actions ») peuvent déboucher sur des indemnisations substantielles, synonymes d’honoraires substantiels.

Dans une de ces pubs repérées par Axios, on peut lire : « Anxiété. Dépression. Dépendance. Automutilation. Ce ne sont pas de simples phases de l’adolescence — ce sont des symptômes liés à l’addiction des enfants aux réseaux sociaux. Les plateformes le savaient et ont continué à cibler les plus jeunes malgré tout. » Meta n’a pas apprécié, et a supprimé ces réclames. Quelques-unes seraient toujours actives, mais l’entreprise veille au grain.

Meta s’appuie sur une clause de ses conditions d’utilisation qui lui permet de supprimer des contenus « si nous estimons que c’est raisonnablement nécessaire pour prévenir ou limiter une utilisation abusive de nos services ou des conséquences juridiques ou réglementaires défavorables pour Meta ».

Un porte-parole confirme que l’entreprise supprimera les publicités visant à recruter des plaignants sur la base de cette décision de justice. « Nous ne permettrons pas à des avocats spécialisés dans les litiges de tirer profit de nos plateformes tout en affirmant qu’elles sont nocives. »

☕️ La Wii se prend pour un Mac

10 avril 2026 à 13:25


La Wii est un Mac comme un autre, la preuve : la vénérable console de Nintendo peut faire tourner Mac OS X ! Il n’y avait fondamentalement aucun obstacle insurmontable, il suffisait « juste » de plonger les mains dans le cambouis très profondément. Bryan Keller, développeur de son état, avait cette envie depuis l’université, en 2013. Mais difficile de se lancer dans un tel projet sans une solide motivation (et un peu de temps devant soi).

Le déclic est arrivé l’an dernier, lorsqu’il a appris que Windows NT avait été porté sur la Wii. La console est ouverte à la bidouille : Linux et NetBSD peuvent ainsi fonctionner dessus. Porter Mac OS X (10.0 Cheetah, la première version du système d’exploitation de 2001) n’était pas, sur le papier, complètement farfelu. Après tout, la Wii tourne avec un processeur PowerPC 750CL, une évolution du PowerPC 750CXe utilisé dans l’iBook G3 et présent dans certains modèles d’iMac G3.

Côté logiciel, Mac OS X repose sur un cœur open source (Darwin) dont les composants peuvent être modifiés pour permettre aux éléments propriétaires, comme le Finder, le Dock et les apps d’Apple, de tourner sans avoir à les modifier. Sur la Wii, une partie du travail a été mâché grâce au jailbreak de la console.

Il a fallu ensuite se plonger dans les spécificités matérielles de la console, comme par exemple Hollywood. Ce système-sur-puce intègre un coprocesseur ARM pour que le processeur de la Wii puisse communiquer avec son GPU, la carte SD, le stockage, le Wi-Fi, le Bluetooth, etc. Bryan Keller a développé un pilote pour Hollywood, mais aussi pour le lecteur de carte SD afin de booter sur Mac OS X.

Une fois ces bases posées, le système tentait bien de lancer l’interface graphique de Mac OS X, mais sans pilote adapté, impossible d’afficher quoi que ce soit correctement. Le composant WindowServer, chargé de gérer l’affichage, refusait tout simplement de fonctionner. Le bidouilleur a dû s’attaquer à un élément fondamental : le framebuffer. C’est une zone de mémoire vive contenant les données de chaque pixel affiché à l’écran. Faute de pilote compatible avec le matériel de la Wii, il a donc fallu en écrire un de toutes pièces pour permettre à Mac OS X d’afficher son interface.

On vous passe les autres péripéties techniques qui ont occupé Bryan Keller de longues heures (jours/semaines). Le résultat est là : Mac OS X tourne donc sur une Wii, qui prend même en charge un clavier et une souris via son port USB. « Il y a quelque chose de profondément satisfaisant dans le fait de réussir quelque chose dont on n’était même pas sûr, au départ, que ce soit possible », explique-t-il.

Pour les amateurs qui voudraient s’occuper le temps d’un week-end, le développeur a publié tout l’attirail logiciel de sa solution wiiMac sur GitHub.

☕️ La Wii se prend pour un Mac

10 avril 2026 à 13:25


La Wii est un Mac comme un autre, la preuve : la vénérable console de Nintendo peut faire tourner Mac OS X ! Il n’y avait fondamentalement aucun obstacle insurmontable, il suffisait « juste » de plonger les mains dans le cambouis très profondément. Bryan Keller, développeur de son état, avait cette envie depuis l’université, en 2013. Mais difficile de se lancer dans un tel projet sans une solide motivation (et un peu de temps devant soi).

Le déclic est arrivé l’an dernier, lorsqu’il a appris que Windows NT avait été porté sur la Wii. La console est ouverte à la bidouille : Linux et NetBSD peuvent ainsi fonctionner dessus. Porter Mac OS X (10.0 Cheetah, la première version du système d’exploitation de 2001) n’était pas, sur le papier, complètement farfelu. Après tout, la Wii tourne avec un processeur PowerPC 750CL, une évolution du PowerPC 750CXe utilisé dans l’iBook G3 et présent dans certains modèles d’iMac G3.

Côté logiciel, Mac OS X repose sur un cœur open source (Darwin) dont les composants peuvent être modifiés pour permettre aux éléments propriétaires, comme le Finder, le Dock et les apps d’Apple, de tourner sans avoir à les modifier. Sur la Wii, une partie du travail a été mâché grâce au jailbreak de la console.

Il a fallu ensuite se plonger dans les spécificités matérielles de la console, comme par exemple Hollywood. Ce système-sur-puce intègre un coprocesseur ARM pour que le processeur de la Wii puisse communiquer avec son GPU, la carte SD, le stockage, le Wi-Fi, le Bluetooth, etc. Bryan Keller a développé un pilote pour Hollywood, mais aussi pour le lecteur de carte SD afin de booter sur Mac OS X.

Une fois ces bases posées, le système tentait bien de lancer l’interface graphique de Mac OS X, mais sans pilote adapté, impossible d’afficher quoi que ce soit correctement. Le composant WindowServer, chargé de gérer l’affichage, refusait tout simplement de fonctionner. Le bidouilleur a dû s’attaquer à un élément fondamental : le framebuffer. C’est une zone de mémoire vive contenant les données de chaque pixel affiché à l’écran. Faute de pilote compatible avec le matériel de la Wii, il a donc fallu en écrire un de toutes pièces pour permettre à Mac OS X d’afficher son interface.

On vous passe les autres péripéties techniques qui ont occupé Bryan Keller de longues heures (jours/semaines). Le résultat est là : Mac OS X tourne donc sur une Wii, qui prend même en charge un clavier et une souris via son port USB. « Il y a quelque chose de profondément satisfaisant dans le fait de réussir quelque chose dont on n’était même pas sûr, au départ, que ce soit possible », explique-t-il.

Pour les amateurs qui voudraient s’occuper le temps d’un week-end, le développeur a publié tout l’attirail logiciel de sa solution wiiMac sur GitHub.

☕️ Après les Mac, Little Snitch débarque sur Linux pour surveiller les connexions réseau

10 avril 2026 à 07:17


Little Snitch est un utilitaire bien connu des utilisateurs de Mac. L’outil surveille et contrôle les connexions sortantes des applications installées sur sa machine. La première version remonte à 2003, ce qui ne rajeunira personne, et les mises à jour régulières distribuées par le studio autrichien Objective Development ont achevé d’en faire un logiciel essentiel sur la plateforme. C’est donc une petite surprise de voir débouler une version Linux ! Cette mouture est en fait la conséquence d’un besoin personnel du développeur Christian Starkjohann, qui a migré sur Linux et qui s’est senti « tout nu » sans Little Snitch.

Comme sur Mac, Little Snitch sur Linux révèle l’activité réseau des applications, et donne à l’utilisateur la possibilité d’agir, c’est-à-dire de bloquer la connexion si elle n’a pas été autorisée. L’application permet de voir la manière dont les logiciels interagissent avec les serveurs, et lesquels. On a également l’accès à l’historique du trafic ainsi que des volumes des données échangées.

Little Snitch sur Linux.

Avec l’aide de listes de blocage, Little Snitch est en mesure de bloquer d’un coup des catégories de trafic indésirable. Ces listes peuvent être téléchargées depuis des sources distantes, et le logiciel se charge de les mettre à jour automatiquement. Attention cependant, le format .lsrules de la version macOS n’est pas compatible. L’utilisateur a aussi la possibilité de créer ses propres règles pour cibler un processus ou un port spécifique. 

Le logiciel peut être configuré pour réclamer une authentification préalable de l’utilisateur, pour éviter toute manipulation malintentionnée. Les développeurs soulignent que sur Linux, Little Snitch est conçu pour la confidentialité, mais pas pour la sécurité contrairement à la version Mac qui offre de solides garanties dans ce domaine.

La base sur laquelle repose le logiciel est eBPF, un mécanisme du noyau analysant les flux réseau qui impose des contraintes strictes en termes de stockage et de complexité des programmes. Quand le trafic est important, le suivi des connexions perd en fiabilité et certaines informations ne peuvent être reconstituées qu’approximativement, explique le studio. Sur Mac, il est possible d’inspecter les paquets pour réaliser les associations d’une manière plus fiable.

L’interface de Little Snitch est une web app (le logiciel en lui-même est développé en Rust). Un choix qui peut paraitre curieux pour un tel outil, mais qui permet de surveiller les connexions réseau d’un serveur Linux distant à partir de n’importe quel appareil. L’application a trois composants : le programme du noyau eBPF et l’interface web sont disponibles en open source sur GitHub, le démon est quant à lui propriétaire. Mais il est autorisé de l’utiliser et de le redistribuer gratuitement.

Linux ne manque pas d’outils de surveillance des connexions réseau, à l’image d’OpenSnitch, sans oublier les outils en ligne de commande. Mais comme sur Mac, Little Snitch facilite la vie des utilisateurs qui auront sous les yeux une seule interface pour observer le trafic réseau, et pour le bloquer le cas échéant. Le logiciel, compatible avec le noyau 6.12 de Linux et au-delà, est gratuit et il le restera pour toujours, promet Objective Development.

☕️ Après les Mac, Little Snitch débarque sur Linux pour surveiller les connexions réseau

10 avril 2026 à 07:17


Little Snitch est un utilitaire bien connu des utilisateurs de Mac. L’outil surveille et contrôle les connexions sortantes des applications installées sur sa machine. La première version remonte à 2003, ce qui ne rajeunira personne, et les mises à jour régulières distribuées par le studio autrichien Objective Development ont achevé d’en faire un logiciel essentiel sur la plateforme. C’est donc une petite surprise de voir débouler une version Linux ! Cette mouture est en fait la conséquence d’un besoin personnel du développeur Christian Starkjohann, qui a migré sur Linux et qui s’est senti « tout nu » sans Little Snitch.

Comme sur Mac, Little Snitch sur Linux révèle l’activité réseau des applications, et donne à l’utilisateur la possibilité d’agir, c’est-à-dire de bloquer la connexion si elle n’a pas été autorisée. L’application permet de voir la manière dont les logiciels interagissent avec les serveurs, et lesquels. On a également l’accès à l’historique du trafic ainsi que des volumes des données échangées.

Little Snitch sur Linux.

Avec l’aide de listes de blocage, Little Snitch est en mesure de bloquer d’un coup des catégories de trafic indésirable. Ces listes peuvent être téléchargées depuis des sources distantes, et le logiciel se charge de les mettre à jour automatiquement. Attention cependant, le format .lsrules de la version macOS n’est pas compatible. L’utilisateur a aussi la possibilité de créer ses propres règles pour cibler un processus ou un port spécifique. 

Le logiciel peut être configuré pour réclamer une authentification préalable de l’utilisateur, pour éviter toute manipulation malintentionnée. Les développeurs soulignent que sur Linux, Little Snitch est conçu pour la confidentialité, mais pas pour la sécurité contrairement à la version Mac qui offre de solides garanties dans ce domaine.

La base sur laquelle repose le logiciel est eBPF, un mécanisme du noyau analysant les flux réseau qui impose des contraintes strictes en termes de stockage et de complexité des programmes. Quand le trafic est important, le suivi des connexions perd en fiabilité et certaines informations ne peuvent être reconstituées qu’approximativement, explique le studio. Sur Mac, il est possible d’inspecter les paquets pour réaliser les associations d’une manière plus fiable.

L’interface de Little Snitch est une web app (le logiciel en lui-même est développé en Rust). Un choix qui peut paraitre curieux pour un tel outil, mais qui permet de surveiller les connexions réseau d’un serveur Linux distant à partir de n’importe quel appareil. L’application a trois composants : le programme du noyau eBPF et l’interface web sont disponibles en open source sur GitHub, le démon est quant à lui propriétaire. Mais il est autorisé de l’utiliser et de le redistribuer gratuitement.

Linux ne manque pas d’outils de surveillance des connexions réseau, à l’image d’OpenSnitch, sans oublier les outils en ligne de commande. Mais comme sur Mac, Little Snitch facilite la vie des utilisateurs qui auront sous les yeux une seule interface pour observer le trafic réseau, et pour le bloquer le cas échéant. Le logiciel, compatible avec le noyau 6.12 de Linux et au-delà, est gratuit et il le restera pour toujours, promet Objective Development.

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