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Reçu hier — 23 avril 2026 Actualités numériques

☕️ Un robot de Sony bat des champions humains au ping-pong

23 avril 2026 à 15:50


Si les robots ne sont pas encore capables d’asservir l’humanité, ils peuvent déjà nous battre aux échecs ou au Go (Deep Blue et AlphaGo), au poker (Cepheus) et désormais… au ping-pong. Un robot mis au point par Sony AI a battu des athlètes humains.

Les frères Lebrun peuvent trembler. Le robot Ace a remporté trois matchs sur les cinq qui l’ont opposé à des champions de chair et de sang. Ce projet de recherche de Sony AI s’intéresse depuis un moment au tennis de table, une discipline dans laquelle la perception de l’environnement, les réflexes et la rapidité des réactions sont primordiaux.

Sony AI compte déjà à son actif GT Sophy, le pilote IA que les joueurs peuvent affronter dans la simulation de course Gran Turismo. Ace s’appuie sur des principes similaires, mais dans le monde réel avec suivi des effets et analyse des trajectoires complexes, le tout avec des temps de réponse d’une précision de l’ordre de la milliseconde.

« La vitesse en robotique, lorsqu’elle n’est pas prédéterminée, reste l’une des dernières frontières dans ce domaine », explique Michael Spranger, président de Sony AI. Les robots autonomes ont encore de la difficulté à « interagir avec leur environnement, et encore plus avec des humains, aux vitesses auxquelles nous sommes habitués ». Le projet a été conçu pour « franchir cette limite ».

Ace est monté sur un bras à huit articulations et une base mobile. Pas d’yeux pour le robot, mais neuf capteurs d’image (IMX273) et de mouvement (IMX636) répartis dans la pièce qui couvrent la table sous différents angles. Cet attirail lui permet de suivre la balle, aussi bien sa position que la rotation, avec une latence de perception de 10,2 millisecondes. Ça n’est pas anodin : une balle peut dépasser les 20 m/s, avec des effets de rotation de 160 révolutions par seconde, et plus.

Le système de caméras se concentre sur le logo présent sur la balle pour en estimer la rotation et l’axe, le tout en quelques millisecondes. L’agent du robot, son « cerveau », est entraîné avec des données synthétiques issues de parties jouées par des humains. Le système, qui ajuste ses mouvements 1 000 fois par seconde, peut ajuster la trajectoire de sa frappe en plein mouvement « pour tenir compte des dynamiques imprévisibles d’un échange en conditions réelles », explique le labo, comme une balle qui touche le filet, ce qui en modifie la trajectoire et l’angle. 

L’étude a été publiée dans Nature.

Pour chaque coup, le robot pioche dans une sélection de plusieurs gestes appris à l’avance (smash, coup lifté, etc.) qu’il transmet ensuite à son système moteur. 3 000 heures de jeu en simulation ont alimenté cette bibliothèque. Mais parfois, l’intelligence artificielle peut surprendre même les plus aguerris.

Pendant un match, Ace a ainsi intercepté la balle très tôt pour lui donner un effet coupé. Un geste que l’ancien pongiste olympique Kinjiro Nakamura pensait impossible : « Je ne l’avais même pas vu chez les meilleurs joueurs. Mais maintenant que j’ai vu le robot le faire à une distance aussi courte, cela signifie que les humains pourraient aussi y parvenir ».

☕️ Un robot de Sony bat des champions humains au ping-pong

23 avril 2026 à 15:50


Si les robots ne sont pas encore capables d’asservir l’humanité, ils peuvent déjà nous battre aux échecs ou au Go (Deep Blue et AlphaGo), au poker (Cepheus) et désormais… au ping-pong. Un robot mis au point par Sony AI a battu des athlètes humains.

Les frères Lebrun peuvent trembler. Le robot Ace a remporté trois matchs sur les cinq qui l’ont opposé à des champions de chair et de sang. Ce projet de recherche de Sony AI s’intéresse depuis un moment au tennis de table, une discipline dans laquelle la perception de l’environnement, les réflexes et la rapidité des réactions sont primordiaux.

Sony AI compte déjà à son actif GT Sophy, le pilote IA que les joueurs peuvent affronter dans la simulation de course Gran Turismo. Ace s’appuie sur des principes similaires, mais dans le monde réel avec suivi des effets et analyse des trajectoires complexes, le tout avec des temps de réponse d’une précision de l’ordre de la milliseconde.

« La vitesse en robotique, lorsqu’elle n’est pas prédéterminée, reste l’une des dernières frontières dans ce domaine », explique Michael Spranger, président de Sony AI. Les robots autonomes ont encore de la difficulté à « interagir avec leur environnement, et encore plus avec des humains, aux vitesses auxquelles nous sommes habitués ». Le projet a été conçu pour « franchir cette limite ».

Ace est monté sur un bras à huit articulations et une base mobile. Pas d’yeux pour le robot, mais neuf capteurs d’image (IMX273) et de mouvement (IMX636) répartis dans la pièce qui couvrent la table sous différents angles. Cet attirail lui permet de suivre la balle, aussi bien sa position que la rotation, avec une latence de perception de 10,2 millisecondes. Ça n’est pas anodin : une balle peut dépasser les 20 m/s, avec des effets de rotation de 160 révolutions par seconde, et plus.

Le système de caméras se concentre sur le logo présent sur la balle pour en estimer la rotation et l’axe, le tout en quelques millisecondes. L’agent du robot, son « cerveau », est entraîné avec des données synthétiques issues de parties jouées par des humains. Le système, qui ajuste ses mouvements 1 000 fois par seconde, peut ajuster la trajectoire de sa frappe en plein mouvement « pour tenir compte des dynamiques imprévisibles d’un échange en conditions réelles », explique le labo, comme une balle qui touche le filet, ce qui en modifie la trajectoire et l’angle. 

L’étude a été publiée dans Nature.

Pour chaque coup, le robot pioche dans une sélection de plusieurs gestes appris à l’avance (smash, coup lifté, etc.) qu’il transmet ensuite à son système moteur. 3 000 heures de jeu en simulation ont alimenté cette bibliothèque. Mais parfois, l’intelligence artificielle peut surprendre même les plus aguerris.

Pendant un match, Ace a ainsi intercepté la balle très tôt pour lui donner un effet coupé. Un geste que l’ancien pongiste olympique Kinjiro Nakamura pensait impossible : « Je ne l’avais même pas vu chez les meilleurs joueurs. Mais maintenant que j’ai vu le robot le faire à une distance aussi courte, cela signifie que les humains pourraient aussi y parvenir ».

☕️ SpaceX aurait courtisé Mistral avant son deal avec Cursor

23 avril 2026 à 12:55


Cursor pourrait tomber dans l’escarcelle de SpaceX, pour la modique somme de 60 milliards de dollars. Mais l’acteur majeur du spatial avait d’autres projets en tête pour rattraper son retard dans un secteur des outils de génération de code dominé par Claude Code, Codex et donc, Cursor. Ces dernières semaines, xAI (qui a fusionné avec SpaceX) aurait en effet planché sur un partenariat à trois, avec Cursor… et le groupe français Mistral.

Les discussions rapportées par Business Insider se seraient tenues au plus haut niveau de SpaceX. Elon Musk aurait en effet évoqué cette idée d’une collaboration resserrée avec les deux entreprises IA, dans l’idée de rivaliser avec Anthropic et OpenAI. Rappelons que si l’accord avec Cursor devait capoter, SpaceX s’est engagé à verser 10 milliards de dollars d’indemnités.

Michael Nicolls, le président de xAI et dirigeant de SpaceX, déplorait début avril dans un mémo que son entreprise était « clairement en retard » sur la concurrence. Et qu’il fallait accélérer pour se mettre au niveau, d’où la proposition à Cursor. Business Insider ne donne pas d’autres détails sur la nature de ce ménage à trois, mais le site rappelle que Devendra Chaplot, membre fondateur et cocréateur des premiers LLM de Mistral AI, a rejoint les rangs de xAI où il supervise l’entraînement des modèles de langage.

SpaceX n’était manifestement pas seul sur les rangs pour acquérir Cursor. Microsoft aurait également jeté un œil sur le dossier, selon des sources de CNBC. Le géant du logiciel a cependant décidé de ne pas faire de proposition. Microsoft part de moins loin que SpaceX/xAI dans le domaine des outils IA de codage, grâce à GitHub Copilot qui compte 4,7 millions d’utilisateurs payants, indiquait en début d’année Satya Nadella, le CEO du groupe. C’est 75 % de plus qu’il y a un an.

Codex vient de son côté d’atteindre les 4 millions d’utilisateurs actifs, soit 1 million de plus qu’il y a deux semaines. Codex pose les bases de la fameuse « superapp » d’OpenAI.

☕️ SpaceX aurait courtisé Mistral avant son deal avec Cursor

23 avril 2026 à 12:55


Cursor pourrait tomber dans l’escarcelle de SpaceX, pour la modique somme de 60 milliards de dollars. Mais l’acteur majeur du spatial avait d’autres projets en tête pour rattraper son retard dans un secteur des outils de génération de code dominé par Claude Code, Codex et donc, Cursor. Ces dernières semaines, xAI (qui a fusionné avec SpaceX) aurait en effet planché sur un partenariat à trois, avec Cursor… et le groupe français Mistral.

Les discussions rapportées par Business Insider se seraient tenues au plus haut niveau de SpaceX. Elon Musk aurait en effet évoqué cette idée d’une collaboration resserrée avec les deux entreprises IA, dans l’idée de rivaliser avec Anthropic et OpenAI. Rappelons que si l’accord avec Cursor devait capoter, SpaceX s’est engagé à verser 10 milliards de dollars d’indemnités.

Michael Nicolls, le président de xAI et dirigeant de SpaceX, déplorait début avril dans un mémo que son entreprise était « clairement en retard » sur la concurrence. Et qu’il fallait accélérer pour se mettre au niveau, d’où la proposition à Cursor. Business Insider ne donne pas d’autres détails sur la nature de ce ménage à trois, mais le site rappelle que Devendra Chaplot, membre fondateur et cocréateur des premiers LLM de Mistral AI, a rejoint les rangs de xAI où il supervise l’entraînement des modèles de langage.

SpaceX n’était manifestement pas seul sur les rangs pour acquérir Cursor. Microsoft aurait également jeté un œil sur le dossier, selon des sources de CNBC. Le géant du logiciel a cependant décidé de ne pas faire de proposition. Microsoft part de moins loin que SpaceX/xAI dans le domaine des outils IA de codage, grâce à GitHub Copilot qui compte 4,7 millions d’utilisateurs payants, indiquait en début d’année Satya Nadella, le CEO du groupe. C’est 75 % de plus qu’il y a un an.

Codex vient de son côté d’atteindre les 4 millions d’utilisateurs actifs, soit 1 million de plus qu’il y a deux semaines. Codex pose les bases de la fameuse « superapp » d’OpenAI.

L’IA générative ne créera pas le prochain GTA toute seule

23 avril 2026 à 07:40
IA encore un bon bout de chemin à faire
L’IA générative ne créera pas le prochain GTA toute seule

Ce n’est pas demain la veille que n’importe qui pourra générer le prochain GTA simplement en le demandant à une IA. Et peut-être même jamais, d’après deux pontes de l’industrie vidéo-ludique.

Que les joueurs l’apprécient ou pas, l’IA générative fait partie du quotidien de nombreux studios de développement de jeux vidéo. L’enquête annuelle réalisée à l’occasion de la Game Developers Conference (GDC) indique que 36 % des professionnels de l’industrie utilisent des outils d’IA. Le sondage, qui interroge 2 300 professionnels, précise que 58 % d’entre eux se servent de cette technologie chez les éditeurs, les équipes support, le marketing et les relations presse, et 30 % chez les développeurs.

Un outil de plus pour les développeurs

Pour autant, l’IA générative ne peut pas remplacer les humains qui créent les jeux. Pas encore, affirme Peter Molyneux, légende britannique du jeu vidéo et père du genre « god games » avec Populous, Fable et Black & White. « La qualité de l’IA n’est pas suffisante pour que nous puissions réellement l’utiliser dans les jeux pour le moment », explique-t-il à la BBC.

Masters of Albion. Capture d’écran

Celui qui, à 66 ans, s’apprête à lancer Masters of Albion, son dernier jeu (et ultime, jure-t-il), prévient qu’il faut être « très, très prudents et nous assurer qu’il existe des garde-fous, afin de ne pas abuser de cette puissance que l’IA nous donne ». Cette technologie va sans aucun doute « provoquer des perturbations»… mais il se veut aussi prudemment optimiste. « Vous savez quoi ? Nous sommes des êtres humains. Nous avons toujours évolué. Nous ne sommes jamais restés immobiles. Les sociétés changent, et nous nous adaptons. »

Le discours est similaire chez Strauss Zelnick, le PDG de Take-Two qui publie GTA, la franchise NBA 2KBioShock et bien d’autres blockbusters. « Peut-on utiliser des outils d’IA pour créer des storyboards plus rapidement ? Ou pour aider à dégager des éléments d’intrigue ? Ou encore pour explorer des alternatives ? Bien sûr », explique-t-il au micro de Christopher Dring de The Game Business.

Il avance que ces outils sont tout simplement plus efficaces que ceux utilisés auparavant, comme la recherche sur internet. D’ici à penser que l’IA peut concevoir un jeu de A à Z qui fasse un carton, il y a tout un monde. 

Le génie n’est pas sorti de la bouteille

Fin janvier, Google lançait un pavé dans la mare en dévoilant son « project Genie », un prototype expérimental qui génère des mondes ouverts interactifs, un peu comme les derniers Zelda en 3D, simplement à partir d’une requête ou d’une photo. La démo est certes impressionnante, mais on est très loin d’un « vrai » jeu.

« L’idée que de nouveaux outils permettraient à une seule personne d’appuyer sur un bouton pour générer un succès et le diffuser auprès de millions de consommateurs à travers le monde est risible », affirme Strauss Zelnick. Il martèle : « Ça n’a jamais existé dans le monde du divertissement ». Le dirigeant en veut pour preuve la musique générée par IA : « Ça ressemble à une chanson, mais je vous mets au défi de l’écouter plus d’une fois. C’est très bien pour l’envoyer comme carte d’anniversaire, mais pas beaucoup plus ». 

Il y aura toujours des margoulins pour tenter de refourguer des jeux entièrement générés par IA, code et assets compris, ou pour promettre de créer des jeux révolutionnaires, comme un certain Elon Musk. À l’heure actuelle, l’industrie se dirige plutôt vers l’utilisation d’outils d’aide à la conception, que ce soit pour le prototypage ou tester différents chemins dans une histoire, comme le studio Larian, créateur de Baldur’s Gate 3, l’a indiqué en décembre dernier.

L’enquête de la GDC précisait ainsi que 81 % des répondants utilisent l’IA générative pour de la recherche ou du brainstorming. Loin derrière, la génération d’assets concentre 19 % des usages – et les joueurs sont généralement les premiers à s’en rendre compte et à s’en plaindre. Il y a également eu toute la polémique autour de DLSS 5 qui utilise l’IA générative pour modifier les graphisme des jeux.

L’IA générative ne créera pas le prochain GTA toute seule

23 avril 2026 à 07:40
IA encore un bon bout de chemin à faire
L’IA générative ne créera pas le prochain GTA toute seule

Ce n’est pas demain la veille que n’importe qui pourra générer le prochain GTA simplement en le demandant à une IA. Et peut-être même jamais, d’après deux pontes de l’industrie vidéo-ludique.

Que les joueurs l’apprécient ou pas, l’IA générative fait partie du quotidien de nombreux studios de développement de jeux vidéo. L’enquête annuelle réalisée à l’occasion de la Game Developers Conference (GDC) indique que 36 % des professionnels de l’industrie utilisent des outils d’IA. Le sondage, qui interroge 2 300 professionnels, précise que 58 % d’entre eux se servent de cette technologie chez les éditeurs, les équipes support, le marketing et les relations presse, et 30 % chez les développeurs.

Un outil de plus pour les développeurs

Pour autant, l’IA générative ne peut pas remplacer les humains qui créent les jeux. Pas encore, affirme Peter Molyneux, légende britannique du jeu vidéo et père du genre « god games » avec Populous, Fable et Black & White. « La qualité de l’IA n’est pas suffisante pour que nous puissions réellement l’utiliser dans les jeux pour le moment », explique-t-il à la BBC.

Masters of Albion. Capture d’écran

Celui qui, à 66 ans, s’apprête à lancer Masters of Albion, son dernier jeu (et ultime, jure-t-il), prévient qu’il faut être « très, très prudents et nous assurer qu’il existe des garde-fous, afin de ne pas abuser de cette puissance que l’IA nous donne ». Cette technologie va sans aucun doute « provoquer des perturbations»… mais il se veut aussi prudemment optimiste. « Vous savez quoi ? Nous sommes des êtres humains. Nous avons toujours évolué. Nous ne sommes jamais restés immobiles. Les sociétés changent, et nous nous adaptons. »

Le discours est similaire chez Strauss Zelnick, le PDG de Take-Two qui publie GTA, la franchise NBA 2KBioShock et bien d’autres blockbusters. « Peut-on utiliser des outils d’IA pour créer des storyboards plus rapidement ? Ou pour aider à dégager des éléments d’intrigue ? Ou encore pour explorer des alternatives ? Bien sûr », explique-t-il au micro de Christopher Dring de The Game Business.

Il avance que ces outils sont tout simplement plus efficaces que ceux utilisés auparavant, comme la recherche sur internet. D’ici à penser que l’IA peut concevoir un jeu de A à Z qui fasse un carton, il y a tout un monde. 

Le génie n’est pas sorti de la bouteille

Fin janvier, Google lançait un pavé dans la mare en dévoilant son « project Genie », un prototype expérimental qui génère des mondes ouverts interactifs, un peu comme les derniers Zelda en 3D, simplement à partir d’une requête ou d’une photo. La démo est certes impressionnante, mais on est très loin d’un « vrai » jeu.

« L’idée que de nouveaux outils permettraient à une seule personne d’appuyer sur un bouton pour générer un succès et le diffuser auprès de millions de consommateurs à travers le monde est risible », affirme Strauss Zelnick. Il martèle : « Ça n’a jamais existé dans le monde du divertissement ». Le dirigeant en veut pour preuve la musique générée par IA : « Ça ressemble à une chanson, mais je vous mets au défi de l’écouter plus d’une fois. C’est très bien pour l’envoyer comme carte d’anniversaire, mais pas beaucoup plus ». 

Il y aura toujours des margoulins pour tenter de refourguer des jeux entièrement générés par IA, code et assets compris, ou pour promettre de créer des jeux révolutionnaires, comme un certain Elon Musk. À l’heure actuelle, l’industrie se dirige plutôt vers l’utilisation d’outils d’aide à la conception, que ce soit pour le prototypage ou tester différents chemins dans une histoire, comme le studio Larian, créateur de Baldur’s Gate 3, l’a indiqué en décembre dernier.

L’enquête de la GDC précisait ainsi que 81 % des répondants utilisent l’IA générative pour de la recherche ou du brainstorming. Loin derrière, la génération d’assets concentre 19 % des usages – et les joueurs sont généralement les premiers à s’en rendre compte et à s’en plaindre. Il y a également eu toute la polémique autour de DLSS 5 qui utilise l’IA générative pour modifier les graphisme des jeux.

Victime de son succès, Anthropic a testé de supprimer Claude Code de son abonnement Pro

23 avril 2026 à 06:30
Claude Pro, mais pas trop pro non plus
Victime de son succès, Anthropic a testé de supprimer Claude Code de son abonnement Pro

Anthropic a un sérieux problème sur les bras : trop d’utilisateurs, pas assez de capacités de calcul. La startup a mis en place des mesures de restriction de l’usage et a testé une limitation des plus sévères : supprimer carrément l’accès de Claude Code aux abonnés Pro.

L’engouement envers Claude Code ne faiblit pas, à tel point que le chiffre d’affaires annualisé devrait dépasser les 30 milliards de dollars. Des revenus record qui propulsent encore plus haut l’intérêt des investisseurs, avec une introduction en Bourse qui devrait intervenir cette année.

Claude Code passe pour certains de Pro à Max

Mais l’attrait des utilisateurs pour les solutions IA d’Anthropic, et tout particulièrement Claude Code, s’accompagne aussi d’une crise de croissance. Les capacités de calcul ont du mal à suivre, et ce ne sont pas les accords signés ici et là qui vont améliorer les choses à court terme : encore faut-il construire les centres de données et les équiper, dans un contexte où l’approvisionnement en composants est un véritable coupe-gorge.

L’entreprise tente donc de maîtriser la demande, et la dernière expérimentation en date ne fait pas que des heureux. Des utilisateurs ont ainsi eu la mauvaise surprise de voir que la grille des bénéfices des abonnements Claude avait supprimé l’accès de Claude Code à la formule Pro (17 dollars par mois). Pour pouvoir utiliser l’outil de génération de code, il faut donc souscrire à la formule Max, à partir de 100 dollars.

Les abonnés Pro privés de Claude Code. Capture d’écran : George Pu

Un test et une marche arrière toute d’Anthropic

Les entreprises et les organisations ne sont pas tellement concernées puisqu’elles ont des tarifications spécifiques. Pour les amateurs ou les prosumers en revanche, la pilule est plus difficile à faire passer. Pas de panique (pour l’instant) : il ne s’agit que d’un test concernant 2 % des nouveaux abonnés (rien ne change pour les anciens), a confirmé Amol Avasare, responsable de la croissance chez Anthropic. La liste des fonctions de Claude Pro est d’ailleurs revenue à la normale, l’accès à Claude Code étant de retour. Il ajoute que si quelque chose devait changer, « nous préviendrons les gens bien à l’avance ».

Le dirigeant explique qu’au lancement de la formule Max l’an dernier, elle n’incluait pas Claude Code, que Cowork n’existait pas et que les agents IA qui tournaient durant des heures n’étaient pas encore de la partie. « Max était conçu pour un usage prolongé du chat, voilà tout ». Depuis, Code y est intégré et avec l’avènement d’Opus 4, l’usage a fortement progressé, tandis que les agents comme OpenClaw ont commencé à faire partie des flux de travail au quotidien.

« La manière dont les gens utilisent leur abonnement Claude a fondamentalement changé », observe-t-il, « nos formules actuelles n’ont pas été conçues pour ça ». Avec un engagement en hausse constante, Anthropic a dû faire des ajustements : plafond d’utilisation hebdomadaire, des limites durant les heures de pointe, passage à l’API pour les services tiers… C’est pourquoi l’entreprise cherche de nouvelles manières de partager les capacités de calcul, et en teste certaines.

Va-t-on dès lors vers une hausse des prix des abonnements, couplée à davantage de restrictions dans les offres ? Ce n’est pas à exclure. Le nouveau modèle de langage Opus 4.7 est d’ailleurs plus gourmand en tokens.

Victime de son succès, Anthropic a testé de supprimer Claude Code de son abonnement Pro

23 avril 2026 à 06:30
Claude Pro, mais pas trop pro non plus
Victime de son succès, Anthropic a testé de supprimer Claude Code de son abonnement Pro

Anthropic a un sérieux problème sur les bras : trop d’utilisateurs, pas assez de capacités de calcul. La startup a mis en place des mesures de restriction de l’usage et a testé une limitation des plus sévères : supprimer carrément l’accès de Claude Code aux abonnés Pro.

L’engouement envers Claude Code ne faiblit pas, à tel point que le chiffre d’affaires annualisé devrait dépasser les 30 milliards de dollars. Des revenus record qui propulsent encore plus haut l’intérêt des investisseurs, avec une introduction en Bourse qui devrait intervenir cette année.

Claude Code passe pour certains de Pro à Max

Mais l’attrait des utilisateurs pour les solutions IA d’Anthropic, et tout particulièrement Claude Code, s’accompagne aussi d’une crise de croissance. Les capacités de calcul ont du mal à suivre, et ce ne sont pas les accords signés ici et là qui vont améliorer les choses à court terme : encore faut-il construire les centres de données et les équiper, dans un contexte où l’approvisionnement en composants est un véritable coupe-gorge.

L’entreprise tente donc de maîtriser la demande, et la dernière expérimentation en date ne fait pas que des heureux. Des utilisateurs ont ainsi eu la mauvaise surprise de voir que la grille des bénéfices des abonnements Claude avait supprimé l’accès de Claude Code à la formule Pro (17 dollars par mois). Pour pouvoir utiliser l’outil de génération de code, il faut donc souscrire à la formule Max, à partir de 100 dollars.

Les abonnés Pro privés de Claude Code. Capture d’écran : George Pu

Un test et une marche arrière toute d’Anthropic

Les entreprises et les organisations ne sont pas tellement concernées puisqu’elles ont des tarifications spécifiques. Pour les amateurs ou les prosumers en revanche, la pilule est plus difficile à faire passer. Pas de panique (pour l’instant) : il ne s’agit que d’un test concernant 2 % des nouveaux abonnés (rien ne change pour les anciens), a confirmé Amol Avasare, responsable de la croissance chez Anthropic. La liste des fonctions de Claude Pro est d’ailleurs revenue à la normale, l’accès à Claude Code étant de retour. Il ajoute que si quelque chose devait changer, « nous préviendrons les gens bien à l’avance ».

Le dirigeant explique qu’au lancement de la formule Max l’an dernier, elle n’incluait pas Claude Code, que Cowork n’existait pas et que les agents IA qui tournaient durant des heures n’étaient pas encore de la partie. « Max était conçu pour un usage prolongé du chat, voilà tout ». Depuis, Code y est intégré et avec l’avènement d’Opus 4, l’usage a fortement progressé, tandis que les agents comme OpenClaw ont commencé à faire partie des flux de travail au quotidien.

« La manière dont les gens utilisent leur abonnement Claude a fondamentalement changé », observe-t-il, « nos formules actuelles n’ont pas été conçues pour ça ». Avec un engagement en hausse constante, Anthropic a dû faire des ajustements : plafond d’utilisation hebdomadaire, des limites durant les heures de pointe, passage à l’API pour les services tiers… C’est pourquoi l’entreprise cherche de nouvelles manières de partager les capacités de calcul, et en teste certaines.

Va-t-on dès lors vers une hausse des prix des abonnements, couplée à davantage de restrictions dans les offres ? Ce n’est pas à exclure. Le nouveau modèle de langage Opus 4.7 est d’ailleurs plus gourmand en tokens.

☕️ Loewe s’offre le nom et le savoir-faire de Cabasse

23 avril 2026 à 05:53


Cabasse, le spécialiste breton du son très haut de gamme, est désormais entre les mains de Loewe. En cessation de paiement depuis fin février, l’entreprise basée à Brest poursuivra son activité, tout en apportant son savoir-faire au nouveau propriétaire.

Loewe, célèbre constructeur allemand de téléviseurs, de produits audio (et de cafetières grand luxe) s’offre Cabasse, la marque et les actifs, pour une bouchée de pain. Au terme de la procédure de redressement judiciaire engagée après la cessation de paiement du 27 février, le tribunal de commerce de Montpellier a accepté l’offre de 400 000 euros du repreneur. C’est certes « un prix de cession faible », reconnait le tribunal repris par La Tribune, mais Loewe s’est engagé à reprendre 24 des 26 salariés.

La gamme Cabasse.

Surtout, le dossier de Loewe présente « des garanties sur la pérennité des activités reprises ». Cabasse va en effet continuer d’opérer de manière indépendante, en préservant l’identité de la marque, son autonomie d’ingénierie et sa feuille de route, précise le communiqué de presse. Cabasse, qui reste basée à Brest, va également bénéficier d’investissements ciblés de la part de Loewe pour développer ses infrastructures et ses produits, « tout en mettant à disposition sa plateforme commerciale internationale et ses capacités marketing ».

Mais Cabasse va apporter au pot commun ses technologies et ses brevets. Le nouveau propriétaire entend développer une nouvelle génération de produits audio haut de gamme pour le home cinéma, pour les casques sans fil et le calibrage acoustique de ces futures gammes. « En intégrant leur expertise exceptionnelle à l’univers Loewe, nous portons nos capacités audio à un niveau totalement inédit », se réjouit Aslan Khabliev, le patron de Loewe, qui renforce ainsi ses positions dans le secteur de l’audio de luxe.

Cabasse a été fondée en 1950 en Bretagne par Georges Cabasse, ingénieur en électricité. L’entreprise équipe des lieux prestigieux comme le Grand Rex ou la Géode à Paris, elle fabrique également des enceintes reconnues pour leurs qualités acoustiques. Parmi les faits d’armes récents de la société, en dehors des enceintes Pearl ou Sphere Evo, relevons le partenariat avec Dolby et Orange pour un ensemble abordable de home cinema.

Elle a plusieurs fois changé de main : en 2006, Cabasse est avalé par Canon Europe ; en 2014, Awox, spécialiste des technologies domotiques, reprend l’affaire et devient Cabasse Group, qui possède la marque, ses actifs, l’usine du Finistère. En 2022, l’entité devient Veom Group, basée à Montpellier (d’où le recours au tribunal de commerce de la ville). Elle a engagé une procédure de redressement judiciaire le 9 mars. Suite à la cession à Loewe, Veom est liquidé, avec radiation des actions sur Euronext. 

« Compte tenu du niveau du passif de la Société, les créanciers vont subir une perte très significative pouvant porter sur l’intégralité de leurs créances, et les actionnaires et les porteurs obligataires vont subir la perte intégrale de leur investissement », prévient le communiqué. Cabasse n’était pas au meilleur de sa forme : avec 4,7 millions d’euros, le chiffre d’affaires 2025 était en recul de 30 % par rapport à l’année précédente. La trésorerie était à plat et la production « quasiment à l’arrêt », selon La Tribune.

☕️ Loewe s’offre le nom et le savoir-faire de Cabasse

23 avril 2026 à 05:53


Cabasse, le spécialiste breton du son très haut de gamme, est désormais entre les mains de Loewe. En cessation de paiement depuis fin février, l’entreprise basée à Brest poursuivra son activité, tout en apportant son savoir-faire au nouveau propriétaire.

Loewe, célèbre constructeur allemand de téléviseurs, de produits audio (et de cafetières grand luxe) s’offre Cabasse, la marque et les actifs, pour une bouchée de pain. Au terme de la procédure de redressement judiciaire engagée après la cessation de paiement du 27 février, le tribunal de commerce de Montpellier a accepté l’offre de 400 000 euros du repreneur. C’est certes « un prix de cession faible », reconnait le tribunal repris par La Tribune, mais Loewe s’est engagé à reprendre 24 des 26 salariés.

La gamme Cabasse.

Surtout, le dossier de Loewe présente « des garanties sur la pérennité des activités reprises ». Cabasse va en effet continuer d’opérer de manière indépendante, en préservant l’identité de la marque, son autonomie d’ingénierie et sa feuille de route, précise le communiqué de presse. Cabasse, qui reste basée à Brest, va également bénéficier d’investissements ciblés de la part de Loewe pour développer ses infrastructures et ses produits, « tout en mettant à disposition sa plateforme commerciale internationale et ses capacités marketing ».

Mais Cabasse va apporter au pot commun ses technologies et ses brevets. Le nouveau propriétaire entend développer une nouvelle génération de produits audio haut de gamme pour le home cinéma, pour les casques sans fil et le calibrage acoustique de ces futures gammes. « En intégrant leur expertise exceptionnelle à l’univers Loewe, nous portons nos capacités audio à un niveau totalement inédit », se réjouit Aslan Khabliev, le patron de Loewe, qui renforce ainsi ses positions dans le secteur de l’audio de luxe.

Cabasse a été fondée en 1950 en Bretagne par Georges Cabasse, ingénieur en électricité. L’entreprise équipe des lieux prestigieux comme le Grand Rex ou la Géode à Paris, elle fabrique également des enceintes reconnues pour leurs qualités acoustiques. Parmi les faits d’armes récents de la société, en dehors des enceintes Pearl ou Sphere Evo, relevons le partenariat avec Dolby et Orange pour un ensemble abordable de home cinema.

Elle a plusieurs fois changé de main : en 2006, Cabasse est avalé par Canon Europe ; en 2014, Awox, spécialiste des technologies domotiques, reprend l’affaire et devient Cabasse Group, qui possède la marque, ses actifs, l’usine du Finistère. En 2022, l’entité devient Veom Group, basée à Montpellier (d’où le recours au tribunal de commerce de la ville). Elle a engagé une procédure de redressement judiciaire le 9 mars. Suite à la cession à Loewe, Veom est liquidé, avec radiation des actions sur Euronext. 

« Compte tenu du niveau du passif de la Société, les créanciers vont subir une perte très significative pouvant porter sur l’intégralité de leurs créances, et les actionnaires et les porteurs obligataires vont subir la perte intégrale de leur investissement », prévient le communiqué. Cabasse n’était pas au meilleur de sa forme : avec 4,7 millions d’euros, le chiffre d’affaires 2025 était en recul de 30 % par rapport à l’année précédente. La trésorerie était à plat et la production « quasiment à l’arrêt », selon La Tribune.

Reçu — 22 avril 2026 Actualités numériques

☕️ Matter : les objets connectés IKEA désormais compatibles avec SmartThings de Samsung

22 avril 2026 à 14:18


La nouvelle gamme Matter de produits domotiques IKEA s’intègre désormais avec la plateforme SmartThings de Samsung. Les ampoules, capteurs et télécommandes du géant suédois de l’ameublement en kit peuvent donc, en théorie, être pilotés depuis l’application de Samsung et fonctionner main dans la main avec les autres appareils connectés enregistrés dans l’app.

En novembre dernier, IKEA remettait les compteurs de sa stratégie domotique à zéro, en dévoilant une toute nouvelle gamme de produits compatibles avec Matter. Plus d’une vingtaine de références, des ampoules de toutes formes et couleurs, en passant par des capteurs de mouvement, de qualité de l’air, d’humidité ou de fuite d’eau, sans oublier des télécommandes en veux-tu, en voilà.

Le tout s’accompagne d’un pont certifié Matter pour contrôler non seulement ces produits, mais aussi ceux d’autres marques compatibles avec le protocole domotique commun qu’une bonne partie de l’industrie, regroupée au sein de la Connectivity Standards Alliance (CSA) cherche à imposer depuis 2022. L’objectif est d’en terminer avec les différentes chapelles incompatibles entre elles, pour faciliter la vie du consommateur et faire avancer le marché… comme xkcd l’a si bien résumé en trois cases.

Une belle idée sur le papier, qui a toujours du mal à se concrétiser malgré les mises à jour régulières du standard. La prise en charge de Matter diffère en effet en fonction des fabricants, certains étant plus avancés que d’autres. 

Beaucoup avaient l’espoir que la venue d’IKEA dans la grande famille Matter allait finalement provoquer le déclic que le secteur attendait. Malheureusement le lancement de la gamme a été marqué par des bugs embarrassants : jumelage aléatoireconnexions compliquée… L’espoir faisant vivre, Samsung a annoncé le support des produits Matter d’IKEA dans sa plateforme SmartThings.

Auparavant, connecter les appareils d’IKEA avec SmartThings nécessitait les deux ponts des constructeurs. Ce n’est maintenant plus utile, seul le hub SmartThings est nécessaire. Tous les produits IKEA peuvent être contrôlés depuis l’application SmartThings, qui centralise et gère l’automatisation des appareils compatibles (Hue, Eve, Ring, Nuki…).

Magie noire ou progrès technologique, la frontière est parfois difficile à définir. Image : Samsung

SmartThings étant compatible avec le standard Matter et avec le protocole réseau basse consommation Thread, il devrait donc supporter naturellement les produits IKEA. Il a manifestement fallu un peu de travail supplémentaire pour y parvenir. Plusieurs « cycles de validation » ont été nécessaires pour « améliorer la stabilité de la connexion » ; les deux partenaires ont également planché sur une « expérience utilisateur dédiée dans l’application SmartThings pour assurer une compatibilité complète ». Pas si simple de Matter tout ce petit monde.

Quoi qu’il en soit, l’utilisateur devrait (soyons prudents) être en mesure d’intégrer les appareils IKEA dans ses routines SmartThings, en compagnie des produits domotiques d’autres fabricants. Ils fonctionneront également avec les électroménagers Samsung, ainsi que les téléviseurs du groupe.

☕️ Matter : les objets connectés IKEA désormais compatibles avec SmartThings de Samsung

22 avril 2026 à 14:18


La nouvelle gamme Matter de produits domotiques IKEA s’intègre désormais avec la plateforme SmartThings de Samsung. Les ampoules, capteurs et télécommandes du géant suédois de l’ameublement en kit peuvent donc, en théorie, être pilotés depuis l’application de Samsung et fonctionner main dans la main avec les autres appareils connectés enregistrés dans l’app.

En novembre dernier, IKEA remettait les compteurs de sa stratégie domotique à zéro, en dévoilant une toute nouvelle gamme de produits compatibles avec Matter. Plus d’une vingtaine de références, des ampoules de toutes formes et couleurs, en passant par des capteurs de mouvement, de qualité de l’air, d’humidité ou de fuite d’eau, sans oublier des télécommandes en veux-tu, en voilà.

Le tout s’accompagne d’un pont certifié Matter pour contrôler non seulement ces produits, mais aussi ceux d’autres marques compatibles avec le protocole domotique commun qu’une bonne partie de l’industrie, regroupée au sein de la Connectivity Standards Alliance (CSA) cherche à imposer depuis 2022. L’objectif est d’en terminer avec les différentes chapelles incompatibles entre elles, pour faciliter la vie du consommateur et faire avancer le marché… comme xkcd l’a si bien résumé en trois cases.

Une belle idée sur le papier, qui a toujours du mal à se concrétiser malgré les mises à jour régulières du standard. La prise en charge de Matter diffère en effet en fonction des fabricants, certains étant plus avancés que d’autres. 

Beaucoup avaient l’espoir que la venue d’IKEA dans la grande famille Matter allait finalement provoquer le déclic que le secteur attendait. Malheureusement le lancement de la gamme a été marqué par des bugs embarrassants : jumelage aléatoireconnexions compliquée… L’espoir faisant vivre, Samsung a annoncé le support des produits Matter d’IKEA dans sa plateforme SmartThings.

Auparavant, connecter les appareils d’IKEA avec SmartThings nécessitait les deux ponts des constructeurs. Ce n’est maintenant plus utile, seul le hub SmartThings est nécessaire. Tous les produits IKEA peuvent être contrôlés depuis l’application SmartThings, qui centralise et gère l’automatisation des appareils compatibles (Hue, Eve, Ring, Nuki…).

Magie noire ou progrès technologique, la frontière est parfois difficile à définir. Image : Samsung

SmartThings étant compatible avec le standard Matter et avec le protocole réseau basse consommation Thread, il devrait donc supporter naturellement les produits IKEA. Il a manifestement fallu un peu de travail supplémentaire pour y parvenir. Plusieurs « cycles de validation » ont été nécessaires pour « améliorer la stabilité de la connexion » ; les deux partenaires ont également planché sur une « expérience utilisateur dédiée dans l’application SmartThings pour assurer une compatibilité complète ». Pas si simple de Matter tout ce petit monde.

Quoi qu’il en soit, l’utilisateur devrait (soyons prudents) être en mesure d’intégrer les appareils IKEA dans ses routines SmartThings, en compagnie des produits domotiques d’autres fabricants. Ils fonctionneront également avec les électroménagers Samsung, ainsi que les téléviseurs du groupe.

☕️ Meta veut regarder tout ce que font ses employés pour entraîner ses IA

22 avril 2026 à 13:03


Les moindres faits et gestes des employés de Meta sur leurs ordinateurs vont être surveillés de près. Pas pour leur refourguer de la pub ciblée (ni pour les espionner, assure le groupe), mais pour entraîner des modèles IA.

Les mouvements de curseur des souris, les clics et les frappes clavier vont être observés de très près chez Meta. Des mémos récupérés par Reuters confirment le lancement d’un nouvel outil, Model Capability Initiative (MCI), dans les ordinateurs des employés de l’entreprise. Il va non seulement enregistrer toutes les interactions avec les sites web et les applications utilisés par les employés, mais aussi réaliser des captures d’écran de temps en temps.

MCI ne sera pas utilisé pour fliquer les employés ou vérifier leur productivité, promet l’entreprise. Et des garde-fous auraient été mis en place pour protéger les « contenus sensibles », sans plus de précision. L’objet de cet outil est d’améliorer les modèles IA de Meta, là où ils montrent de sérieuses lacunes : ils peinent en effet à reproduire la manière dont les humains interagissent avec les ordinateurs. Sélection d’une option dans un menu déroulant, utilisation de raccourcis clavier… Tout cela peut être utile pour les agents qui prennent la main sur les ordinateurs de leurs utilisateurs.

« La vision que nous construisons est celle d’un environnement où nos agents réalisent l’essentiel du travail, et où notre rôle consiste à les diriger, les évaluer et les aider à s’améliorer », écrit Andrew Bosworth, le directeur technique de Meta. Ces agents IA doivent être en mesure « d’identifier automatiquement les moments où nous avons ressenti le besoin d’intervenir, afin de faire mieux la fois suivante ».

Les données collectées par MCI feront partie des sources utilisées pour améliorer ces agents. Reste que cette initiative risque bien de se casser le nez dans l’Union européenne, en vertu entre autres du RGPD et des réglementations locales. En Italie, la surveillance électronique de la productivité des employés est illégale. 

En France, le Code civil dispose que chacun a droit au respect de sa vie privée, y compris dans le cadre de l’entreprise sous la subordination de l’employeur. Ce dernier a cependant le droit d’accéder au matériel informatique mis à disposition des salariés, mais il doit non seulement informer les employés, mais consulter également le comité d’entreprise et le comité social et économique en préalable de la mise en œuvre.

La CNIL a par ailleurs rappelé que les dispositifs de surveillance doivent être « strictement proportionnés à l’objectif suivi » et surtout, ils ne peuvent pas servir à des fins de surveillance permanente. Les keyloggers sont nommément cités comme des outils à ne pas utiliser.

☕️ Meta veut regarder tout ce que font ses employés pour entraîner ses IA

22 avril 2026 à 13:03


Les moindres faits et gestes des employés de Meta sur leurs ordinateurs vont être surveillés de près. Pas pour leur refourguer de la pub ciblée (ni pour les espionner, assure le groupe), mais pour entraîner des modèles IA.

Les mouvements de curseur des souris, les clics et les frappes clavier vont être observés de très près chez Meta. Des mémos récupérés par Reuters confirment le lancement d’un nouvel outil, Model Capability Initiative (MCI), dans les ordinateurs des employés de l’entreprise. Il va non seulement enregistrer toutes les interactions avec les sites web et les applications utilisés par les employés, mais aussi réaliser des captures d’écran de temps en temps.

MCI ne sera pas utilisé pour fliquer les employés ou vérifier leur productivité, promet l’entreprise. Et des garde-fous auraient été mis en place pour protéger les « contenus sensibles », sans plus de précision. L’objet de cet outil est d’améliorer les modèles IA de Meta, là où ils montrent de sérieuses lacunes : ils peinent en effet à reproduire la manière dont les humains interagissent avec les ordinateurs. Sélection d’une option dans un menu déroulant, utilisation de raccourcis clavier… Tout cela peut être utile pour les agents qui prennent la main sur les ordinateurs de leurs utilisateurs.

« La vision que nous construisons est celle d’un environnement où nos agents réalisent l’essentiel du travail, et où notre rôle consiste à les diriger, les évaluer et les aider à s’améliorer », écrit Andrew Bosworth, le directeur technique de Meta. Ces agents IA doivent être en mesure « d’identifier automatiquement les moments où nous avons ressenti le besoin d’intervenir, afin de faire mieux la fois suivante ».

Les données collectées par MCI feront partie des sources utilisées pour améliorer ces agents. Reste que cette initiative risque bien de se casser le nez dans l’Union européenne, en vertu entre autres du RGPD et des réglementations locales. En Italie, la surveillance électronique de la productivité des employés est illégale. 

En France, le Code civil dispose que chacun a droit au respect de sa vie privée, y compris dans le cadre de l’entreprise sous la subordination de l’employeur. Ce dernier a cependant le droit d’accéder au matériel informatique mis à disposition des salariés, mais il doit non seulement informer les employés, mais consulter également le comité d’entreprise et le comité social et économique en préalable de la mise en œuvre.

La CNIL a par ailleurs rappelé que les dispositifs de surveillance doivent être « strictement proportionnés à l’objectif suivi » et surtout, ils ne peuvent pas servir à des fins de surveillance permanente. Les keyloggers sont nommément cités comme des outils à ne pas utiliser.

☕️ La vérification d’identité d’Anthropic limite l’accès de Claude en Chine

22 avril 2026 à 12:33


Depuis la semaine dernière, Anthropic réclame à des abonnés une vérification de leur identité, qui doivent fournir une pièce d’identité officielle avec photo. Cette exigence concerne « certains cas d’usage », comme l’indique la société sans trop en dire. Mais il semble bien qu’il s’agisse d’une mesure pour bloquer les requêtes venant de pays perçus comme des adversaires des États-Unis, comme la Chine, la Russie ou encore la Corée du Nord.

OpenAI a une politique similaire : officiellement, ChatGPT est disponible dans certains pays et pas dans d’autres. Chez ces derniers, l’accès au bot peut être bloqué. Les trois pays cités ci-dessus ne font d’ailleurs pas partie de la liste. Mais OpenAI n’a pas (encore ?) mis en place de vérification de l’identité.

La demande de vérification de l’identité de Claude. Image : @Kai

Anthropic invoque auprès du site The Information des raisons de sécurité nationale pour ne pas proposer d’accès commercial à Claude en Chine. « Notre équipe chargée des garde-fous applique activement ces règles […] Nous prenons des mesures contre les comptes en infraction », explique l’entreprise. Pour le moment, la vérification ne concerne pas tous les résidents chinois, mais elle commence à faire sentir ses effets chez les startups qui ont bâti leur activité autour de Claude.

La nature trouvant toujours un chemin, des petits malins vendent déjà des pièces d’identité étrangères pour les entreprises interdites de Claude. Des vendeurs sur Idle Fish, la marketplace entre particuliers du groupe Alibaba, ont immédiatement commencé à proposer des solutions de contournement comme par exemple des comptes Claude Code préenregistrés, ou un accès à des comptes Claude existants.

Ce blocage, s’il devait perdurer, pourrait cependant avoir les mêmes effets que les restrictions d’importation de composants américains les plus puissants en Chine. Les constructeurs locaux, poussés par les autorités du pays, cravachent pour concevoir leurs propres composants, à l’image de Huawei et de Baidu.

Privée d’accès à Claude, la Chine accélère aussi le développement de ses propres modèles, comme on l’a vu début 2025 avec l’apparition fracassante de DeepSeek dans le paysage de l’IA.

☕️ La vérification d’identité d’Anthropic limite l’accès de Claude en Chine

22 avril 2026 à 12:33


Depuis la semaine dernière, Anthropic réclame à des abonnés une vérification de leur identité, qui doivent fournir une pièce d’identité officielle avec photo. Cette exigence concerne « certains cas d’usage », comme l’indique la société sans trop en dire. Mais il semble bien qu’il s’agisse d’une mesure pour bloquer les requêtes venant de pays perçus comme des adversaires des États-Unis, comme la Chine, la Russie ou encore la Corée du Nord.

OpenAI a une politique similaire : officiellement, ChatGPT est disponible dans certains pays et pas dans d’autres. Chez ces derniers, l’accès au bot peut être bloqué. Les trois pays cités ci-dessus ne font d’ailleurs pas partie de la liste. Mais OpenAI n’a pas (encore ?) mis en place de vérification de l’identité.

La demande de vérification de l’identité de Claude. Image : @Kai

Anthropic invoque auprès du site The Information des raisons de sécurité nationale pour ne pas proposer d’accès commercial à Claude en Chine. « Notre équipe chargée des garde-fous applique activement ces règles […] Nous prenons des mesures contre les comptes en infraction », explique l’entreprise. Pour le moment, la vérification ne concerne pas tous les résidents chinois, mais elle commence à faire sentir ses effets chez les startups qui ont bâti leur activité autour de Claude.

La nature trouvant toujours un chemin, des petits malins vendent déjà des pièces d’identité étrangères pour les entreprises interdites de Claude. Des vendeurs sur Idle Fish, la marketplace entre particuliers du groupe Alibaba, ont immédiatement commencé à proposer des solutions de contournement comme par exemple des comptes Claude Code préenregistrés, ou un accès à des comptes Claude existants.

Ce blocage, s’il devait perdurer, pourrait cependant avoir les mêmes effets que les restrictions d’importation de composants américains les plus puissants en Chine. Les constructeurs locaux, poussés par les autorités du pays, cravachent pour concevoir leurs propres composants, à l’image de Huawei et de Baidu.

Privée d’accès à Claude, la Chine accélère aussi le développement de ses propres modèles, comme on l’a vu début 2025 avec l’apparition fracassante de DeepSeek dans le paysage de l’IA.

Firefox 150 corrige 271 vulnérabilités repérées par Claude Mythos

22 avril 2026 à 07:09
Il mange des bugs au petit déjeuner
Firefox 150 corrige 271 vulnérabilités repérées par Claude Mythos

C’est un des premiers résultats concrets de Mythos : Mozilla a annoncé que la version 150 de Firefox contient des correctifs pour la bagatelle de 271 vulnérabilités repérées par le nouveau modèle d’Anthropic. Malgré la montagne de travail que cela représente, « les défenseurs ont finalement une chance de l’emporter », affirme Mozilla.

La fondation Mozilla fait partie de la quarantaine d’entreprises et d’organisations qui ont accès à l’aperçu de Claude Mythos, le modèle IA le plus ambitieux d’Anthropic. Un modèle distribué via le projet Glasswing, conçu d’abord pour repérer les failles de sécurité dans les logiciels. Les premiers résultats concernant Firefox sont pour le moins significatifs.

L’intégration d’IA dans Firefox a souvent été mal perçue par de nombreux utilisateurs, à tel point que le navigateur a intégré un bouton pour désactiver d’un coup toutes ces fonctions. Du point de vue de la sécurité cependant, les développeurs n’ont pas hésité à faire appel à Anthropic. Mozilla s’était ainsi servi de Claude Opus 4.6 pour détecter les vulnérabilités dans le navigateur, avec comme résultat 22 failles corrigées dans Firefox 148. Mais avec Mythos, on passe à une toute autre échelle : Firefox 150, qui est livré cette semaine, corrige rien moins que 271 failles, identifiées durant l’évolution initiale du modèle. De quoi provoquer un « vertige », écrit Bobby Holley, le directeur technique de Firefox.

L’ère des failles « zero-day » est-elle révolue ?

« Pour une cible bien sécurisée, une seule vulnérabilité de ce type aurait suffi à déclencher une alerte maximale en 2025 », poursuit-il. « Alors en voir surgir autant à la fois laisse planer un doute : est-il seulement encore possible de suivre le rythme ? ». Le dirigeant préfère voir le verre à moitié plein, il explique qu’il a fallu changer les priorités et se focaliser sur les correctifs. Il admet aussi que le travail n’est pas terminé, et il affirme qu’avec Mythos, les défenseurs ont maintenant « une chance de l’emporter, de manière décisive ».

« Les attaquants bénéficient d’un avantage asymétrique, puisqu’il leur suffit d’exploiter une seule brèche», alors que les défenseurs doivent couvrir une surface d’attaque qui n’est certes pas infinie, mais suffisamment étendue pour laisser des trous dans la raquette. Les développeurs de Firefox ne peuvent pas se permettre de « réécrire des décennies de code en C++ ». 

D’où le recours à Mythos, qui est capable de couvrir « l’ensemble du champ des bugs susceptibles d’introduire des vulnérabilités », poursuit Bobby Holley. Pendant des années, Firefox (et d’autres organisations) s’est reposé sur une combinaison de méthodes automatisées et d’examens manuels en interne comme en externe pour détecter et boucher les failles. Mais voilà, ces outils sont aussi à disposition des attaquants. « Si vous étiez un acteur malveillant prêt à investir des millions de dollars pour découvrir une faille, cela restait toujours possible », indique-t-il, « notre objectif était de faire grimper ce coût au maximum ».

À ce stade, Firefox n’a pu identifier « aucune catégorie ni aucun niveau de complexité de vulnérabilité » que des humains peuvent repérer et que Mythos ne saurait détecter. Un satisfecit donc, mais Bobby Holley ne croit pas que les futurs modèles IA trouveront des failles qui échapperaient à notre compréhension actuelle. Firefox est conçu de telle manière que les humains peuvent vérifier la validité du code, même s’il est complexe. Pouvoir ne veut cependant pas dire que c’est le cas…

Il reconnait tout de même les risques que porte l’IA dans la compréhension humaine du code. Très enthousiaste, il en conclut que « nous entrons dans un monde où il devient enfin possible d’identifier » toutes les failles.

Lors de la présentation du projet Glasswing, Anthropic avait affirmé que le modèle avait déjà détecté « des milliers de vulnérabilités critiques », dans tous les systèmes d’exploitation et navigateurs web. Cette mouture de Mythos n’a pas vocation à être proposée au grand public, mais l’objectif reste de déployer des modèles « de classe Mythos » à grande échelle.

Quelques nouveautés pour Firefox 150

Outre une palanquée de correctifs, cette version 150 de Firefox apporte aussi son lot de nouvelles fonctions et d’améliorations. On y trouvera ainsi la possibilité d’ouvrir un lien dans une fenêtre scindée (Split View) d’un clic droit sur le lien en question. Il est aussi possible d’effectuer une recherche parmi les onglets ouverts lors de la création d’une fenêtre Split View, et d’inverser leur position avec une nouvelle option dans le menu contextuel.

Autre nouveauté intéressante : le partage de plusieurs onglets en une seule étape. Après les avoir sélectionnés, le menu contextuel du clic droit proposera une option de partage pour coller les liens des onglets dans d’autres apps. Relevons aussi le coup d’accélérateur pour l’éditeur PDF intégré, qui permet de réorganiser, copier, coller, supprimer et exporter des pages dans un document PDF. 

Bonne nouvelle pour les utilisateurs Windows : les web apps Firefox sont désormais disponibles s’ils ont installé le navigateur depuis le Microsoft Store. Le VPN intégré est désormais accessible depuis le Canada, en plus de la France et d’une poignée d’autres pays.

Firefox 150 corrige 271 vulnérabilités repérées par Claude Mythos

22 avril 2026 à 07:09
Il mange des bugs au petit déjeuner
Firefox 150 corrige 271 vulnérabilités repérées par Claude Mythos

C’est un des premiers résultats concrets de Mythos : Mozilla a annoncé que la version 150 de Firefox contient des correctifs pour la bagatelle de 271 vulnérabilités repérées par le nouveau modèle d’Anthropic. Malgré la montagne de travail que cela représente, « les défenseurs ont finalement une chance de l’emporter », affirme Mozilla.

La fondation Mozilla fait partie de la quarantaine d’entreprises et d’organisations qui ont accès à l’aperçu de Claude Mythos, le modèle IA le plus ambitieux d’Anthropic. Un modèle distribué via le projet Glasswing, conçu d’abord pour repérer les failles de sécurité dans les logiciels. Les premiers résultats concernant Firefox sont pour le moins significatifs.

L’intégration d’IA dans Firefox a souvent été mal perçue par de nombreux utilisateurs, à tel point que le navigateur a intégré un bouton pour désactiver d’un coup toutes ces fonctions. Du point de vue de la sécurité cependant, les développeurs n’ont pas hésité à faire appel à Anthropic. Mozilla s’était ainsi servi de Claude Opus 4.6 pour détecter les vulnérabilités dans le navigateur, avec comme résultat 22 failles corrigées dans Firefox 148. Mais avec Mythos, on passe à une toute autre échelle : Firefox 150, qui est livré cette semaine, corrige rien moins que 271 failles, identifiées durant l’évolution initiale du modèle. De quoi provoquer un « vertige », écrit Bobby Holley, le directeur technique de Firefox.

L’ère des failles « zero-day » est-elle révolue ?

« Pour une cible bien sécurisée, une seule vulnérabilité de ce type aurait suffi à déclencher une alerte maximale en 2025 », poursuit-il. « Alors en voir surgir autant à la fois laisse planer un doute : est-il seulement encore possible de suivre le rythme ? ». Le dirigeant préfère voir le verre à moitié plein, il explique qu’il a fallu changer les priorités et se focaliser sur les correctifs. Il admet aussi que le travail n’est pas terminé, et il affirme qu’avec Mythos, les défenseurs ont maintenant « une chance de l’emporter, de manière décisive ».

« Les attaquants bénéficient d’un avantage asymétrique, puisqu’il leur suffit d’exploiter une seule brèche», alors que les défenseurs doivent couvrir une surface d’attaque qui n’est certes pas infinie, mais suffisamment étendue pour laisser des trous dans la raquette. Les développeurs de Firefox ne peuvent pas se permettre de « réécrire des décennies de code en C++ ». 

D’où le recours à Mythos, qui est capable de couvrir « l’ensemble du champ des bugs susceptibles d’introduire des vulnérabilités », poursuit Bobby Holley. Pendant des années, Firefox (et d’autres organisations) s’est reposé sur une combinaison de méthodes automatisées et d’examens manuels en interne comme en externe pour détecter et boucher les failles. Mais voilà, ces outils sont aussi à disposition des attaquants. « Si vous étiez un acteur malveillant prêt à investir des millions de dollars pour découvrir une faille, cela restait toujours possible », indique-t-il, « notre objectif était de faire grimper ce coût au maximum ».

À ce stade, Firefox n’a pu identifier « aucune catégorie ni aucun niveau de complexité de vulnérabilité » que des humains peuvent repérer et que Mythos ne saurait détecter. Un satisfecit donc, mais Bobby Holley ne croit pas que les futurs modèles IA trouveront des failles qui échapperaient à notre compréhension actuelle. Firefox est conçu de telle manière que les humains peuvent vérifier la validité du code, même s’il est complexe. Pouvoir ne veut cependant pas dire que c’est le cas…

Il reconnait tout de même les risques que porte l’IA dans la compréhension humaine du code. Très enthousiaste, il en conclut que « nous entrons dans un monde où il devient enfin possible d’identifier » toutes les failles.

Lors de la présentation du projet Glasswing, Anthropic avait affirmé que le modèle avait déjà détecté « des milliers de vulnérabilités critiques », dans tous les systèmes d’exploitation et navigateurs web. Cette mouture de Mythos n’a pas vocation à être proposée au grand public, mais l’objectif reste de déployer des modèles « de classe Mythos » à grande échelle.

Quelques nouveautés pour Firefox 150

Outre une palanquée de correctifs, cette version 150 de Firefox apporte aussi son lot de nouvelles fonctions et d’améliorations. On y trouvera ainsi la possibilité d’ouvrir un lien dans une fenêtre scindée (Split View) d’un clic droit sur le lien en question. Il est aussi possible d’effectuer une recherche parmi les onglets ouverts lors de la création d’une fenêtre Split View, et d’inverser leur position avec une nouvelle option dans le menu contextuel.

Autre nouveauté intéressante : le partage de plusieurs onglets en une seule étape. Après les avoir sélectionnés, le menu contextuel du clic droit proposera une option de partage pour coller les liens des onglets dans d’autres apps. Relevons aussi le coup d’accélérateur pour l’éditeur PDF intégré, qui permet de réorganiser, copier, coller, supprimer et exporter des pages dans un document PDF. 

Bonne nouvelle pour les utilisateurs Windows : les web apps Firefox sont désormais disponibles s’ils ont installé le navigateur depuis le Microsoft Store. Le VPN intégré est désormais accessible depuis le Canada, en plus de la France et d’une poignée d’autres pays.

☕️ Apple sera bientôt plus exigeante avec les connexions réseau en entreprise

22 avril 2026 à 06:34


À partir des prochaines versions majeures de ses systèmes d’exploitation, Apple resserrera la sécurité réseau. Les administrateurs sont dès à présent appelés à tester les configurations pour éviter de casser les connexions à partir des appareils du constructeur.

Les organisations qui utilisent des iPhone, iPad, Mac, Apple Watch, Apple TV ou Vision Pro vont devoir réaliser des audits pour les serveurs utilisés dans un environnement d’entreprise et les infrastructures de gestion des appareils. À partir de (probablement) iOS 27 et macOS 27, ces terminaux pourraient tout simplement ne plus pouvoir s’y connecter, prévient Apple dans une nouvelle fiche d’assistance à l’attention des admins IT.

Au moment du lancement des nouvelles versions des systèmes d’exploitation, à partir de l’automne prochain, tous les serveurs devront être au minimum sous TLS 1.2 avec des configurations de sécurité conformes aux exigences d’Apple. TLS, ou Transport Layer Security, est un protocole de chiffrement pour sécuriser les communications entre un client (un navigateur, une app) et un serveur. TLS peut donc chiffrer les données échangées, vérifier l’identité du serveur via un certificat, et garantir l’intégrité des données.

Actuellement, l’accès à des serveurs fonctionnant avec des versions plus anciennes et moins sécurisées de TLS est toléré par les OS d’Apple, mais l’opération peut occasionner des messages d’alerte. Dans quelques mois, ces configurations deviendront bloquantes. Et cela ne concerne pas que Safari ou des applications. Tous les processus système sont concernés : MDM (gestion de flotte), installation d’apps et profil de configuration, mises à jour, enrôlement des appareils. Les environnements d’entreprise sont donc concernés au premier chef.

C’est pourquoi Apple exigera l’utilisation de TLS 1.2 (qui date déjà de 2008), tout en recommandant TLS 1.3. Les serveurs sous TLS 1.2 doivent au minimum prendre en charge plusieurs mécanismes de sécurité, notamment des algorithmes d’échanges de clé (ECDHE), des suites de chiffrement (AES-GCM, SHA-256…) et des extensions comme l’EMS. Pour rappel, les principaux navigateurs (y compris Safari) ont déjà abandonné TLS 1.0 et 1.1 depuis 2020.

Les administrateurs réseau vont devoir se retrousser les manches et inspecter l’accès réseau sur des appareils fonctionnant sous les versions 26.4 de leurs OS. Apple fournit un profil de diagnostic pour générer des journaux détaillant les connexions non conformes. Cela leur permettra de déterminer les problèmes dans leurs infrastructures, et de mettre en œuvre une solution.

Ce travail, qui s’annonce long et fastidieux, permettra au bout du compte d’éviter les interceptions (attaque de type man in the middle), de supprimer les failles connues dans les vieux protocoles, et d’imposer les configurations les plus robustes possible.

☕️ Apple sera bientôt plus exigeante avec les connexions réseau en entreprise

22 avril 2026 à 06:34


À partir des prochaines versions majeures de ses systèmes d’exploitation, Apple resserrera la sécurité réseau. Les administrateurs sont dès à présent appelés à tester les configurations pour éviter de casser les connexions à partir des appareils du constructeur.

Les organisations qui utilisent des iPhone, iPad, Mac, Apple Watch, Apple TV ou Vision Pro vont devoir réaliser des audits pour les serveurs utilisés dans un environnement d’entreprise et les infrastructures de gestion des appareils. À partir de (probablement) iOS 27 et macOS 27, ces terminaux pourraient tout simplement ne plus pouvoir s’y connecter, prévient Apple dans une nouvelle fiche d’assistance à l’attention des admins IT.

Au moment du lancement des nouvelles versions des systèmes d’exploitation, à partir de l’automne prochain, tous les serveurs devront être au minimum sous TLS 1.2 avec des configurations de sécurité conformes aux exigences d’Apple. TLS, ou Transport Layer Security, est un protocole de chiffrement pour sécuriser les communications entre un client (un navigateur, une app) et un serveur. TLS peut donc chiffrer les données échangées, vérifier l’identité du serveur via un certificat, et garantir l’intégrité des données.

Actuellement, l’accès à des serveurs fonctionnant avec des versions plus anciennes et moins sécurisées de TLS est toléré par les OS d’Apple, mais l’opération peut occasionner des messages d’alerte. Dans quelques mois, ces configurations deviendront bloquantes. Et cela ne concerne pas que Safari ou des applications. Tous les processus système sont concernés : MDM (gestion de flotte), installation d’apps et profil de configuration, mises à jour, enrôlement des appareils. Les environnements d’entreprise sont donc concernés au premier chef.

C’est pourquoi Apple exigera l’utilisation de TLS 1.2 (qui date déjà de 2008), tout en recommandant TLS 1.3. Les serveurs sous TLS 1.2 doivent au minimum prendre en charge plusieurs mécanismes de sécurité, notamment des algorithmes d’échanges de clé (ECDHE), des suites de chiffrement (AES-GCM, SHA-256…) et des extensions comme l’EMS. Pour rappel, les principaux navigateurs (y compris Safari) ont déjà abandonné TLS 1.0 et 1.1 depuis 2020.

Les administrateurs réseau vont devoir se retrousser les manches et inspecter l’accès réseau sur des appareils fonctionnant sous les versions 26.4 de leurs OS. Apple fournit un profil de diagnostic pour générer des journaux détaillant les connexions non conformes. Cela leur permettra de déterminer les problèmes dans leurs infrastructures, et de mettre en œuvre une solution.

Ce travail, qui s’annonce long et fastidieux, permettra au bout du compte d’éviter les interceptions (attaque de type man in the middle), de supprimer les failles connues dans les vieux protocoles, et d’imposer les configurations les plus robustes possible.

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