Les hommes plus likés et commentés que les femmes ? Ce que LinkedIn dit des biais de genre
LinkedOut
Avant les fêtes, plusieurs internautes francophones ont changé le genre de leur profil pour tester la présence de potentiels biais sur LinkedIn. Une expérience qui traduit une demande de transparence sur le fonctionnement des plateformes sociales.
« LinkedIn favorise la visibilité du contenu des hommes ? Pas de problème : soyons des hommes sur LinkedIn
». Nous sommes début décembre, et une flopée de publications apparaît sur le LinkedIn francophone : des femmes changent leur prénom sur LinkedIn, l’annoncent, souvent, avec un montage les montrant affublées de barbes, et appellent leur communauté à faire de même.

Ainsi de l’entrepreneuse Kaouthar Trojette et son associée Elise Bordet, qui se retrouvent nommées Jean-Michel (Kaouthar) Trojette et Jean-Michel (Elise) Bordet. Ou de Lorène Carrère, qui devient Roger (Lorène) Carrère. Quand elle a appris qu’en France et dans les pays anglophones, des internautes menaient diverses expérimentations pour tenter d’estimer si LinkedIn favorisait certains comptes en fonction du genre, explique Lorène Carrère à Next, « mon sang n’a fait qu’un tour. Je me suis dit qu’il fallait réagir, mais aussi que ça fonctionne toujours mieux par l’humour. »
Changer de prénom et de photos pour quelques jours
Suivie par plus de 9 000 personnes, l’avocate décide donc de publier un descriptif de son expérience assortie d’une image d’elle grimée en homme. Quelques jours plus tard, Lorène Carrère constate que, sous sa publication initiale – celle qui a occasionné le plus de commentaires et de réactions –, « il y a peu de mes commentateurs habituels. Visiblement, ç’a touché d’autres milieux, notamment ceux de la communication ».