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Reçu — 14 janvier 2026 Actualités numériques

RAM : Micron dit ne pas abandonner le grand public et prédit des tensions jusqu’en 2028

14 janvier 2026 à 15:24
Dealer de barrettes
RAM : Micron dit ne pas abandonner le grand public et prédit des tensions jusqu’en 2028

Exercice de communication délicat pour Micron : le groupe états-unien est revenu sur l’annonce de l’abandon de la marque et des produits Crucial, en expliquant qu’il ne fallait pas voir dans cette décision un abandon du grand public. Il admet dans le même temps que les tensions à l’œuvre sur le marché de la mémoire vive sont parties pour durer au moins jusqu’en 2028.

Vaut-il mieux adapter discrètement sa production et mettre le marché devant le fait accompli, ou rassurer ses actionnaires et assumer sa position, quitte à enterrer une marque populaire auprès du grand public ? Début décembre, le géant de la mémoire Micron, basé aux États-Unis, a choisi la deuxième solution en annonçant la fin programmée des gammes de produits Crucial (mémoire vive et stockage à mémoire flash), et son recentrement sur les produits entreprise (comprendre, les composants destinés aux datacenters, IA en tête).

Du grand public, oui, mais en OEM

Quelques semaines plus tard, un porte-parole de Micron s’est livré à un jeu d’équilibriste pas évident en tentant de justifier ce choix aux yeux du grand public. Christopher Moore, présenté comme vice-président de Micron en charge du marketing, s’est en effet exprimé auprès du site spécialisé dans le hardware Wccftech. Il y a défendu l’idée selon laquelle la stratégie du groupe n’avait pas été comprise correctement.

« Tout d’abord, je voudrais préciser que cette perception n’est peut-être pas tout à fait exacte, du moins de notre point de vue », avance-t-il prudemment, avant de souligner que Micron conserve « une activité importante sur les marchés des ordinateurs et des appareils mobiles ».

D’après lui, Micron conserve bien une activité destinée au grand public, mais celle-ci s’incarne au travers des activités OEM, qui consistent à fournir des modules de mémoire vive ou des cellules de mémoire flash à des constructeurs tiers qui les intègreront ensuite à leurs produits. Selon Christopher Moore, Micron resterait un partenaire de premier plan du marché informatique, en équipant par exemple les Dell, Asus et consorts en puces de LPDDR5 pour leurs ordinateurs portables.

Dans le même temps, le vice-président admet que Micron ne peut ignorer la demande qui émane du monde des centres de données et des acteurs de l’IA, dans la mesure où le marché total adressable que représente le secteur ne cesse de grandir.

« Ce n’est pas un problème propre à Micron, c’est un problème qui touche tout le secteur. Nous, nos concurrents et nous-mêmes nous efforçons tous de répondre au mieux à la demande, mais l’offre est insuffisante. C’est une situation vraiment regrettable », fait-il valoir, tout en assurant qu’en dépit de cette demande, Micron continue à approvisionner le marché grand public.

Allocation de ressources

Reste à savoir dans quelles proportions ? Comme nous le détaillions fin décembre, les puces mémoire destinées au segment de l’IA sont nettement plus génératrices de marge que le marché grand public au détail, auquel s’adressait principalement Crucial.

Micron et ses concurrents Samsung et SK hynix, qui constituent pour mémoire les trois principaux fabricants de mémoire vive au monde, ont logiquement accéléré leurs investissements dans de nouvelles lignes de production, mais les chantiers prennent du temps, tout comme l’approvisionnement en machines spécialisées. Les projets de création d’usine se concentrent par ailleurs sur les mémoires les plus en pointe (GDDR7, HBM), ce qui laisse craindre aux analystes des tensions durables sur le marché de l’informatique traditionnelle.

Sur ce volet, Christopher Moore annonce que Micron travaille à l’augmentation de ses capacités, mais n’est pas en mesure de formuler de promesses de court terme. Il prend ainsi l’exemple de l’usine ID1, dont la création a été soutenue financièrement par le Chips Act sous l’administration Biden. Sa construction a débuté en 2023, et les premières puces ne sont pas attendues sur le marché avant 2028.

De la difficulté d’investir sur un marché cyclique

« Les fabricants de mémoire s’efforcent de construire de nouvelles lignes de production, mais les contraintes du processus les obligent finalement à repousser les délais de plusieurs trimestres, ce qui signifie que pour le consommateur moyen, les pénuries de DRAM pourraient persister pendant un certain temps, ou du moins jusqu’à ce que la demande en IA commence à s’estomper », conclut-il.

Micron se garde bien en revanche d’évoquer un autre facteur, qui rentre pourtant en ligne de compte : la mémoire vive fait partie de ce que l’on considère comme les marchés cycliques. Elle alterne en effet des périodes d’abondance, pendant lesquelles l’offre répond largement à la demande, et les périodes de tension, à l’image de la pénurie actuelle.

Compte tenu des investissements colossaux que suppose la création de nouvelles usines, les géants des semiconducteurs s’efforcent de lisser au maximum l’effet de ces cycles, quitte à accepter que les périodes de pénurie se prolongent. Et comme le fait remarquer un analyste de Bernstein, bien que tous annoncent d’importants projets de construction d’usine, leurs perspectives d’investissement suivent une trajectoire de croissance dont les proportions ne sont pas comparables à celles des dépenses envisagées par les géants du cloud et de l’IA dans leurs infrastructures.

RAM : Micron dit ne pas abandonner le grand public et prédit des tensions jusqu’en 2028

14 janvier 2026 à 15:24
Dealer de barrettes
RAM : Micron dit ne pas abandonner le grand public et prédit des tensions jusqu’en 2028

Exercice de communication délicat pour Micron : le groupe états-unien est revenu sur l’annonce de l’abandon de la marque et des produits Crucial, en expliquant qu’il ne fallait pas voir dans cette décision un abandon du grand public. Il admet dans le même temps que les tensions à l’œuvre sur le marché de la mémoire vive sont parties pour durer au moins jusqu’en 2028.

Vaut-il mieux adapter discrètement sa production et mettre le marché devant le fait accompli, ou rassurer ses actionnaires et assumer sa position, quitte à enterrer une marque populaire auprès du grand public ? Début décembre, le géant de la mémoire Micron, basé aux États-Unis, a choisi la deuxième solution en annonçant la fin programmée des gammes de produits Crucial (mémoire vive et stockage à mémoire flash), et son recentrement sur les produits entreprise (comprendre, les composants destinés aux datacenters, IA en tête).

Du grand public, oui, mais en OEM

Quelques semaines plus tard, un porte-parole de Micron s’est livré à un jeu d’équilibriste pas évident en tentant de justifier ce choix aux yeux du grand public. Christopher Moore, présenté comme vice-président de Micron en charge du marketing, s’est en effet exprimé auprès du site spécialisé dans le hardware Wccftech. Il y a défendu l’idée selon laquelle la stratégie du groupe n’avait pas été comprise correctement.

« Tout d’abord, je voudrais préciser que cette perception n’est peut-être pas tout à fait exacte, du moins de notre point de vue », avance-t-il prudemment, avant de souligner que Micron conserve « une activité importante sur les marchés des ordinateurs et des appareils mobiles ».

D’après lui, Micron conserve bien une activité destinée au grand public, mais celle-ci s’incarne au travers des activités OEM, qui consistent à fournir des modules de mémoire vive ou des cellules de mémoire flash à des constructeurs tiers qui les intègreront ensuite à leurs produits. Selon Christopher Moore, Micron resterait un partenaire de premier plan du marché informatique, en équipant par exemple les Dell, Asus et consorts en puces de LPDDR5 pour leurs ordinateurs portables.

Dans le même temps, le vice-président admet que Micron ne peut ignorer la demande qui émane du monde des centres de données et des acteurs de l’IA, dans la mesure où le marché total adressable que représente le secteur ne cesse de grandir.

« Ce n’est pas un problème propre à Micron, c’est un problème qui touche tout le secteur. Nous, nos concurrents et nous-mêmes nous efforçons tous de répondre au mieux à la demande, mais l’offre est insuffisante. C’est une situation vraiment regrettable », fait-il valoir, tout en assurant qu’en dépit de cette demande, Micron continue à approvisionner le marché grand public.

Allocation de ressources

Reste à savoir dans quelles proportions ? Comme nous le détaillions fin décembre, les puces mémoire destinées au segment de l’IA sont nettement plus génératrices de marge que le marché grand public au détail, auquel s’adressait principalement Crucial.

Micron et ses concurrents Samsung et SK hynix, qui constituent pour mémoire les trois principaux fabricants de mémoire vive au monde, ont logiquement accéléré leurs investissements dans de nouvelles lignes de production, mais les chantiers prennent du temps, tout comme l’approvisionnement en machines spécialisées. Les projets de création d’usine se concentrent par ailleurs sur les mémoires les plus en pointe (GDDR7, HBM), ce qui laisse craindre aux analystes des tensions durables sur le marché de l’informatique traditionnelle.

Sur ce volet, Christopher Moore annonce que Micron travaille à l’augmentation de ses capacités, mais n’est pas en mesure de formuler de promesses de court terme. Il prend ainsi l’exemple de l’usine ID1, dont la création a été soutenue financièrement par le Chips Act sous l’administration Biden. Sa construction a débuté en 2023, et les premières puces ne sont pas attendues sur le marché avant 2028.

De la difficulté d’investir sur un marché cyclique

« Les fabricants de mémoire s’efforcent de construire de nouvelles lignes de production, mais les contraintes du processus les obligent finalement à repousser les délais de plusieurs trimestres, ce qui signifie que pour le consommateur moyen, les pénuries de DRAM pourraient persister pendant un certain temps, ou du moins jusqu’à ce que la demande en IA commence à s’estomper », conclut-il.

Micron se garde bien en revanche d’évoquer un autre facteur, qui rentre pourtant en ligne de compte : la mémoire vive fait partie de ce que l’on considère comme les marchés cycliques. Elle alterne en effet des périodes d’abondance, pendant lesquelles l’offre répond largement à la demande, et les périodes de tension, à l’image de la pénurie actuelle.

Compte tenu des investissements colossaux que suppose la création de nouvelles usines, les géants des semiconducteurs s’efforcent de lisser au maximum l’effet de ces cycles, quitte à accepter que les périodes de pénurie se prolongent. Et comme le fait remarquer un analyste de Bernstein, bien que tous annoncent d’importants projets de construction d’usine, leurs perspectives d’investissement suivent une trajectoire de croissance dont les proportions ne sont pas comparables à celles des dépenses envisagées par les géants du cloud et de l’IA dans leurs infrastructures.

☕️ Instagram teste une fonction permettant d’influencer (un peu) son algo de recommandation

14 janvier 2026 à 08:56

Vous en avez assez de voir votre flux Instagram envahi de publications liées à une recherche ponctuelle que vous avez eu le malheur de faire deux semaines plus tôt ? Le réseau social semble avoir entendu les récriminations de certains de ses utilisateurs. Il vient en effet d’annoncer le déploiement progressif d’une nouvelle option baptisée Your Algorithm (votre algorithme), qui permet à l’internaute d’inclure ou d’exclure les centres d’intérêt de son choix des recommandations formulées par la plateforme.

L’option n’est pour l’instant disponible qu’au travers de l’interface dédiée aux Réels, et uniquement sur les applications paramétrées en langue anglaise. Si vous faites partie du premier contingent de testeurs, vous devriez voir apparaître, lors de la consultation d’un Réel, un bouton combinant deux réglettes et deux cœurs, en haut à droite de l’interface. Celui-ci ouvre un menu dédié, par lequel vous pourrez ajouter, ou retrancher, des centres d’intérêt.

Instagram inaugure une option de personnalisation de l’algorithme, mais ne propose pas d’affichage chronologique des vidéos

Reste à voir quelle sera la portée exacte de cet outil, dans la mesure où la recommandation automatique de contenus constitue désormais l’épine dorsale du fonctionnement d’Instagram (et de ses concurrents), qu’il s’agisse de stimuler l’engagement, de doper le temps passé à consulter des contenus ou, bien sûr, d’optimiser l’efficacité des publicités.

Adam Mosseri, patron d’Instagram chez Meta, avait évoqué l’introduction de cette option de personnalisation de l’algorithme en septembre dernier. « Nous allons bientôt tester une fonctionnalité vous permettant de personnaliser votre algorithme en ajoutant et en supprimant des sujets selon vos centres d’intérêt, en commençant par les vidéos. Nous espérons que ce sera une nouvelle façon pertinente de façonner ce que vous voyez », promettait-il.

Meta a récemment été condamné par la justice néerlandaise en vertu du DSA, pour n’avoir pas proposé un flux chronologique au sein d’Instagram. Depuis fin 2024, le réseau social centré sur l’image dispose d’une fonction de réinitialisation de l’algorithme, pour permettre à l’utilisateur de repartir d’une page blanche en matière de recommandations.

☕️ Instagram teste une fonction permettant d’influencer (un peu) son algo de recommandation

14 janvier 2026 à 08:56

Vous en avez assez de voir votre flux Instagram envahi de publications liées à une recherche ponctuelle que vous avez eu le malheur de faire deux semaines plus tôt ? Le réseau social semble avoir entendu les récriminations de certains de ses utilisateurs. Il vient en effet d’annoncer le déploiement progressif d’une nouvelle option baptisée Your Algorithm (votre algorithme), qui permet à l’internaute d’inclure ou d’exclure les centres d’intérêt de son choix des recommandations formulées par la plateforme.

L’option n’est pour l’instant disponible qu’au travers de l’interface dédiée aux Réels, et uniquement sur les applications paramétrées en langue anglaise. Si vous faites partie du premier contingent de testeurs, vous devriez voir apparaître, lors de la consultation d’un Réel, un bouton combinant deux réglettes et deux cœurs, en haut à droite de l’interface. Celui-ci ouvre un menu dédié, par lequel vous pourrez ajouter, ou retrancher, des centres d’intérêt.

Instagram inaugure une option de personnalisation de l’algorithme, mais ne propose pas d’affichage chronologique des vidéos

Reste à voir quelle sera la portée exacte de cet outil, dans la mesure où la recommandation automatique de contenus constitue désormais l’épine dorsale du fonctionnement d’Instagram (et de ses concurrents), qu’il s’agisse de stimuler l’engagement, de doper le temps passé à consulter des contenus ou, bien sûr, d’optimiser l’efficacité des publicités.

Adam Mosseri, patron d’Instagram chez Meta, avait évoqué l’introduction de cette option de personnalisation de l’algorithme en septembre dernier. « Nous allons bientôt tester une fonctionnalité vous permettant de personnaliser votre algorithme en ajoutant et en supprimant des sujets selon vos centres d’intérêt, en commençant par les vidéos. Nous espérons que ce sera une nouvelle façon pertinente de façonner ce que vous voyez », promettait-il.

Meta a récemment été condamné par la justice néerlandaise en vertu du DSA, pour n’avoir pas proposé un flux chronologique au sein d’Instagram. Depuis fin 2024, le réseau social centré sur l’image dispose d’une fonction de réinitialisation de l’algorithme, pour permettre à l’utilisateur de repartir d’une page blanche en matière de recommandations.

Apple réunit ses logiciels vedettes dans un Creator Studio à 12,99€ par mois

14 janvier 2026 à 07:05
Une pierre dans le jardin d'Adobe
Apple réunit ses logiciels vedettes dans un Creator Studio à 12,99€ par mois

Apple embrasse à son tour la logique de l’abonnement, avec le lancement prochain d’une offre baptisée Creator Studio. Elle réunit Final Cut Pro, Pixelmator Pro et Logic Pro ainsi que les outils de la suite iWork que sont Keynote, Pages et Numbers, pour 12,99 euros par mois ou 129 euros par an, avec une tarification encore plus agressive pour les étudiants et enseignants.

Apple cède à son tour aux sirènes de l’abonnement pour ses applications professionnelles, avec le lancement d’une offre dont le tarif se veut particulièrement compétitif. Sur iPad comme sur Mac, Apple propose en effet d’accéder à ses applications vedette en matière de montage vidéo (Final Cut Pro), de travail de l’image (Pixelmator Pro), de création sonore (Logic Pro) et de bureautique (Keynote, Pages, Numbers, Freeform) pour un forfait unique, fixé à 12,99 euros par mois ou 129 euros par an (avec un mois d’essai gratuit).

Apple y ajoute les logiciels satellites de ses outils de création (Motion, Compressor et MainStage sont compris dans l’offre sur Mac) et promet l’arrivée de « fonctionnalités intelligentes » et de « contenus premium » pour Keynote, Pages, Numbers et Freeform (dans leurs versions iOS, iPadOS ou Mac), qui restent par ailleurs accessibles gratuitement. « Un abonne­ment à Apple Creator Studio donne accès à des modèles premium, à une biblio­thèque de photos et d’illustrations libres de droits de haute qualité et à des fonction­nalités intelligentes et puissantes », précise à ce niveau l’entreprise.

Apple embrasse la logique de l’abonnement

Bien que présentée comme un bouquet dédié aux créateurs dans leur activité professionnelle, la formule Apple Creator Studio est compatible avec le Partage familial d’Apple, ce qui signifie que l’abonnement « peut être partagé avec jusqu’à cinq autres membres de la famille ».

Comme sur le matériel, la firme de Cupertino prévoit dans le même temps une politique tarifaire dédiée au monde de l’éducation, avec un rabais plus que conséquent pour les étudiants et les membres du corps enseignant éligibles. Pour eux, l’abonnement passe à 2,99 euros par mois ou 29 euros par an. À ce prix, les fonctions de partage de compte sont cependant exclues.

Quid des licences perpétuelles ? Sur ce point, Apple ménage la chèvre et le chou. L’entreprise maintient la possibilité d’acheter Final Cut Pro, Logic Pro, Pixelmator Pro, MainStage, Motion ou Compressor, mais uniquement sur Mac. Autrement dit, sur iPad, point de salut hors de l’abonnement. Les versions existantes de ces différentes applications obtenues hors abonnement restent (heureusement) fonctionnelles.

Une offre agressive vis-à-vis d’Adobe

De nombreuses dents ont grincé quand Adobe a pris le parti, en 2013, d’imposer la logique d’abonnement avec le lancement de son offre Creative Cloud, qui inclut (entre autres) Photoshop, Premiere, Illustrator, Adobe Express et Acrobat Pro.

Hors promotion, la formule complète, qui réunit plus de vingt applications et offre des fonctions d’IA et l’hébergement de projets dans le cloud d’Adobe, est affichée début 2026 à 78,65 euros par mois. Elle se décline également sous forme d’abonnements à des applications individuelles telles que Photoshop ou Illustrator, dont les offres unitaires se révèlent supérieures, en prix, au Creator Studio annoncé par Apple.

Reste à voir si et comment Adobe, dont le cours en bourse a accusé un recul de 5 % à Wall Street lundi, choisira de répondre à Apple.

L’offre Creator Studio sera disponible à partir du 28 janvier.

Apple réunit ses logiciels vedettes dans un Creator Studio à 12,99€ par mois

14 janvier 2026 à 07:05
Une pierre dans le jardin d'Adobe
Apple réunit ses logiciels vedettes dans un Creator Studio à 12,99€ par mois

Apple embrasse à son tour la logique de l’abonnement, avec le lancement prochain d’une offre baptisée Creator Studio. Elle réunit Final Cut Pro, Pixelmator Pro et Logic Pro ainsi que les outils de la suite iWork que sont Keynote, Pages et Numbers, pour 12,99 euros par mois ou 129 euros par an, avec une tarification encore plus agressive pour les étudiants et enseignants.

Apple cède à son tour aux sirènes de l’abonnement pour ses applications professionnelles, avec le lancement d’une offre dont le tarif se veut particulièrement compétitif. Sur iPad comme sur Mac, Apple propose en effet d’accéder à ses applications vedette en matière de montage vidéo (Final Cut Pro), de travail de l’image (Pixelmator Pro), de création sonore (Logic Pro) et de bureautique (Keynote, Pages, Numbers, Freeform) pour un forfait unique, fixé à 12,99 euros par mois ou 129 euros par an (avec un mois d’essai gratuit).

Apple y ajoute les logiciels satellites de ses outils de création (Motion, Compressor et MainStage sont compris dans l’offre sur Mac) et promet l’arrivée de « fonctionnalités intelligentes » et de « contenus premium » pour Keynote, Pages, Numbers et Freeform (dans leurs versions iOS, iPadOS ou Mac), qui restent par ailleurs accessibles gratuitement. « Un abonne­ment à Apple Creator Studio donne accès à des modèles premium, à une biblio­thèque de photos et d’illustrations libres de droits de haute qualité et à des fonction­nalités intelligentes et puissantes », précise à ce niveau l’entreprise.

Apple embrasse la logique de l’abonnement

Bien que présentée comme un bouquet dédié aux créateurs dans leur activité professionnelle, la formule Apple Creator Studio est compatible avec le Partage familial d’Apple, ce qui signifie que l’abonnement « peut être partagé avec jusqu’à cinq autres membres de la famille ».

Comme sur le matériel, la firme de Cupertino prévoit dans le même temps une politique tarifaire dédiée au monde de l’éducation, avec un rabais plus que conséquent pour les étudiants et les membres du corps enseignant éligibles. Pour eux, l’abonnement passe à 2,99 euros par mois ou 29 euros par an. À ce prix, les fonctions de partage de compte sont cependant exclues.

Quid des licences perpétuelles ? Sur ce point, Apple ménage la chèvre et le chou. L’entreprise maintient la possibilité d’acheter Final Cut Pro, Logic Pro, Pixelmator Pro, MainStage, Motion ou Compressor, mais uniquement sur Mac. Autrement dit, sur iPad, point de salut hors de l’abonnement. Les versions existantes de ces différentes applications obtenues hors abonnement restent (heureusement) fonctionnelles.

Une offre agressive vis-à-vis d’Adobe

De nombreuses dents ont grincé quand Adobe a pris le parti, en 2013, d’imposer la logique d’abonnement avec le lancement de son offre Creative Cloud, qui inclut (entre autres) Photoshop, Premiere, Illustrator, Adobe Express et Acrobat Pro.

Hors promotion, la formule complète, qui réunit plus de vingt applications et offre des fonctions d’IA et l’hébergement de projets dans le cloud d’Adobe, est affichée début 2026 à 78,65 euros par mois. Elle se décline également sous forme d’abonnements à des applications individuelles telles que Photoshop ou Illustrator, dont les offres unitaires se révèlent supérieures, en prix, au Creator Studio annoncé par Apple.

Reste à voir si et comment Adobe, dont le cours en bourse a accusé un recul de 5 % à Wall Street lundi, choisira de répondre à Apple.

L’offre Creator Studio sera disponible à partir du 28 janvier.

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