Vue normale

Reçu — 19 janvier 2026 Actualités numériques

Semiconducteurs : les États-Unis et Taïwan main dans la main, la Chine agacée

19 janvier 2026 à 16:30
L’ennemi de mon ennemi est…
Semiconducteurs : les États-Unis et Taïwan main dans la main, la Chine agacée

Dans la guerre des semiconducteurs, les États-Unis et Taïwan annoncent la signature d’un vaste accord portant sur des investissements de plusieurs centaines de milliards de dollars pour produire des puces aux États-Unis. La Chine rappelle qu’elle est « toujours opposée fermement » à ce genre d’accord. Ambiance…

Le 15 janvier 2026, le département du Commerce des États-Unis a publié une fiche d’information sur un accord avec Taïwan visant à « restaurer le leadership américain dans la fabrication de semi-conducteurs grâce à un accord sur le commerce et l’investissement ».

L’enjeu est important, comme le rappelle l’AFP : « L’île fabrique plus de la moitié des puces à l’échelle mondiale, et presque la totalité des plus perfectionnées » Certains parlent d’un « bouclier de silicium » pour Taïwan face à la Chine, qui considère que Taïwan fait partie de son territoire et menace régulièrement depuis de très nombreuses années d’un blocus ou carrément d’une invasion. À l’opposé par contre, ce bouclier « inciterait les États-Unis à la défendre ».

500 milliards de dollars pour faire des États-Unis « le centre mondial »

C’est pour rappel à Taïwan que se trouve le géant TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company). C’est le principal fondeur de semiconducteurs dans le monde. Parmi ses clients, on retrouve AMD, Intel, NVIDIA, Qualcomm… excusez du peu ! Cela fait des années que les États-Unis font les yeux doux à TSMC, cet accord est une forme de concrétisation.

L’accord prévoit que « les entreprises taïwanaises de semiconducteurs et de technologie réaliseront de nouveaux investissements directs totalisant au moins 250 milliards de dollars » aux États-Unis, afin de développer la production locale de puces. Il est aussi question de « garanties de crédit d’au moins 250 milliards de dollars supplémentaires ».

Enfin, les deux nouveaux meilleurs amis « établiront des parcs industriels de classe mondiale afin de renforcer les infrastructures industrielles américaines et positionner les États-Unis comme le centre mondial » de ce secteur.

Des transferts d’argent sont aussi prévus dans l’autre sens, avec « des investissements américains dans les industries taïwanaises des semi-conducteurs, de l’IA, des technologies de défense, des télécommunications et de la biotechnologie ».

À CNBC, le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, chiffre ses ambitions : « Notre objectif est d’amener 40 % de la chaîne d’approvisionnement taïwanaise en semi-conducteurs ici, aux Etats-Unis ». Pour rappel, la nouvelle plateforme Core Intel Series 3 est la première « du processus Intel 18A conçue et fabriquée aux États-Unis ».

Le gouvernement de Donald Trump est monté cet été au capital d’Intel et le président américain a annoncé une entrée au capital d’Apple, sans que l’on sache si c’est une erreur ou une annonce qui n’a pas encore été officialisée. Avec Donald Trump, les deux sont possibles…

Droits de douane réciproques de 15 % maximum

Le Département américain ajoute que cet accord prévoit que les « tarifs réciproques appliqués aux États-Unis aux produits taïwanais ne dépasseront pas 15 % », contre 20 % jusqu’à présent. Ces frais sont une arme dont Donald Trump n’hésite pas à se servir à tout bout de champ lors de négociations ou tentatives de passages en force.

Le site Taiwan Info, publié par le ministère des Affaires étrangères de Taïwan, rappelle que ce « taux dit “réciproque” de 15 % est identique à celui appliqué aux produits provenant des principaux partenaires commerciaux des États-Unis, tels que le Japon, la Corée du Sud et l’Union européenne ». De plus, les entreprises taïwanaises qui participeront à cet accord pourront importer davantage de produits dans des conditions avantageuses.

Taiwan Info remarque que « les États-Unis ont également accepté de fournir les ressources nécessaires, telles que des infrastructures, des terrains, des crédits d’impôt, les services publics et une aide aux demandes de visa ». Cette déclaration s’appuie sur des annonces du Yuan exécutif, la branche exécutive du gouvernement de Taïwan, rappelle Wikipédia. La version finale de cet accord doit prochainement être transmise au Parlement (Yuan législatif) pour examen.

La vice-première ministre taïwanaise Cheng Li-chiun (3e à droite) et le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick (3e à gauche)

La Chine fait part de son agacement

Cet accord, qui doit donc encore être validé, est présenté par le premier ministre taïwanais Cho Jung-tai comme un « coup de maître » et « durement gagné », comme le rapporte Les Échos. Du côté de l’opposition pro-chinoise à Taïwan, ce n’est évidemment pas la même chanson. Cheng Li-wun, présidente du parti Kuomintang, affirme que cet accord pourrait « vider » l’économie de l’île, ajoutent nos confrères.

En Chine, qui revendique Taïwan comme une partie de son territoire, cet accord ne passe pas : « La Chine s’est toujours opposée fermement à la négociation et à la signature de tout accord à connotation souveraine et à caractère officiel entre la région chinoise de Taïwan et les pays ayant des relations diplomatiques avec la Chine. Les États-Unis doivent respecter scrupuleusement le principe d’une seule Chine et les trois communiqués conjoints sino-américains », explique le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Guo Jiakun.

Depuis cette annonce, le cours de la bourse de TSMC s’est envolé de près de 5 %. Ce n’est pas forcément le seul facteur. Dans le même temps, l’entreprise a en effet publié ses résultats pour le quatrième trimestre 2025, avec une hausse annuelle sur tous ses principaux indicateurs :+ 20 % sur le chiffre d’affaires et + 35 % sur les bénéfices nets. En trois mois, c’est respectivement 5,7 et 11,8 % de mieux.

Semiconducteurs : les États-Unis et Taïwan main dans la main, la Chine agacée

19 janvier 2026 à 16:30
L’ennemi de mon ennemi est…
Semiconducteurs : les États-Unis et Taïwan main dans la main, la Chine agacée

Dans la guerre des semiconducteurs, les États-Unis et Taïwan annoncent la signature d’un vaste accord portant sur des investissements de plusieurs centaines de milliards de dollars pour produire des puces aux États-Unis. La Chine rappelle qu’elle est « toujours opposée fermement » à ce genre d’accord. Ambiance…

Le 15 janvier 2026, le département du Commerce des États-Unis a publié une fiche d’information sur un accord avec Taïwan visant à « restaurer le leadership américain dans la fabrication de semi-conducteurs grâce à un accord sur le commerce et l’investissement ».

L’enjeu est important, comme le rappelle l’AFP : « L’île fabrique plus de la moitié des puces à l’échelle mondiale, et presque la totalité des plus perfectionnées » Certains parlent d’un « bouclier de silicium » pour Taïwan face à la Chine, qui considère que Taïwan fait partie de son territoire et menace régulièrement depuis de très nombreuses années d’un blocus ou carrément d’une invasion. À l’opposé par contre, ce bouclier « inciterait les États-Unis à la défendre ».

500 milliards de dollars pour faire des États-Unis « le centre mondial »

C’est pour rappel à Taïwan que se trouve le géant TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company). C’est le principal fondeur de semiconducteurs dans le monde. Parmi ses clients, on retrouve AMD, Intel, NVIDIA, Qualcomm… excusez du peu ! Cela fait des années que les États-Unis font les yeux doux à TSMC, cet accord est une forme de concrétisation.

L’accord prévoit que « les entreprises taïwanaises de semiconducteurs et de technologie réaliseront de nouveaux investissements directs totalisant au moins 250 milliards de dollars » aux États-Unis, afin de développer la production locale de puces. Il est aussi question de « garanties de crédit d’au moins 250 milliards de dollars supplémentaires ».

Enfin, les deux nouveaux meilleurs amis « établiront des parcs industriels de classe mondiale afin de renforcer les infrastructures industrielles américaines et positionner les États-Unis comme le centre mondial » de ce secteur.

Des transferts d’argent sont aussi prévus dans l’autre sens, avec « des investissements américains dans les industries taïwanaises des semi-conducteurs, de l’IA, des technologies de défense, des télécommunications et de la biotechnologie ».

À CNBC, le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, chiffre ses ambitions : « Notre objectif est d’amener 40 % de la chaîne d’approvisionnement taïwanaise en semi-conducteurs ici, aux Etats-Unis ». Pour rappel, la nouvelle plateforme Core Intel Series 3 est la première « du processus Intel 18A conçue et fabriquée aux États-Unis ».

Le gouvernement de Donald Trump est monté cet été au capital d’Intel et le président américain a annoncé une entrée au capital d’Apple, sans que l’on sache si c’est une erreur ou une annonce qui n’a pas encore été officialisée. Avec Donald Trump, les deux sont possibles…

Droits de douane réciproques de 15 % maximum

Le Département américain ajoute que cet accord prévoit que les « tarifs réciproques appliqués aux États-Unis aux produits taïwanais ne dépasseront pas 15 % », contre 20 % jusqu’à présent. Ces frais sont une arme dont Donald Trump n’hésite pas à se servir à tout bout de champ lors de négociations ou tentatives de passages en force.

Le site Taiwan Info, publié par le ministère des Affaires étrangères de Taïwan, rappelle que ce « taux dit “réciproque” de 15 % est identique à celui appliqué aux produits provenant des principaux partenaires commerciaux des États-Unis, tels que le Japon, la Corée du Sud et l’Union européenne ». De plus, les entreprises taïwanaises qui participeront à cet accord pourront importer davantage de produits dans des conditions avantageuses.

Taiwan Info remarque que « les États-Unis ont également accepté de fournir les ressources nécessaires, telles que des infrastructures, des terrains, des crédits d’impôt, les services publics et une aide aux demandes de visa ». Cette déclaration s’appuie sur des annonces du Yuan exécutif, la branche exécutive du gouvernement de Taïwan, rappelle Wikipédia. La version finale de cet accord doit prochainement être transmise au Parlement (Yuan législatif) pour examen.

La vice-première ministre taïwanaise Cheng Li-chiun (3e à droite) et le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick (3e à gauche)

La Chine fait part de son agacement

Cet accord, qui doit donc encore être validé, est présenté par le premier ministre taïwanais Cho Jung-tai comme un « coup de maître » et « durement gagné », comme le rapporte Les Échos. Du côté de l’opposition pro-chinoise à Taïwan, ce n’est évidemment pas la même chanson. Cheng Li-wun, présidente du parti Kuomintang, affirme que cet accord pourrait « vider » l’économie de l’île, ajoutent nos confrères.

En Chine, qui revendique Taïwan comme une partie de son territoire, cet accord ne passe pas : « La Chine s’est toujours opposée fermement à la négociation et à la signature de tout accord à connotation souveraine et à caractère officiel entre la région chinoise de Taïwan et les pays ayant des relations diplomatiques avec la Chine. Les États-Unis doivent respecter scrupuleusement le principe d’une seule Chine et les trois communiqués conjoints sino-américains », explique le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Guo Jiakun.

Depuis cette annonce, le cours de la bourse de TSMC s’est envolé de près de 5 %. Ce n’est pas forcément le seul facteur. Dans le même temps, l’entreprise a en effet publié ses résultats pour le quatrième trimestre 2025, avec une hausse annuelle sur tous ses principaux indicateurs :+ 20 % sur le chiffre d’affaires et + 35 % sur les bénéfices nets. En trois mois, c’est respectivement 5,7 et 11,8 % de mieux.

Raspberry Pi AI HAT+ 2 : 40 TOPS* et 8 Go de mémoire pour le Raspberry Pi 5

19 janvier 2026 à 15:20
pas TOPS
Raspberry Pi AI HAT+ 2 : 40 TOPS* et 8 Go de mémoire pour le Raspberry Pi 5

Cela fait maintenant plus d’un an et demi que la fondation Raspberry Pi a lancé son premier module d’intelligence artificielle pour le micro-ordinateur éponyme. Il s’agit dans les faits d’un NPU externe, à brancher au Raspberry Pi 5. Quelques mois plus tard, des modules AI HAT+ débarquaient.

Après les Hailo-8(L), la Hailo-10H

La semaine dernière, le Raspberry Pi HAT+ 2 était annoncé. La puissance de calcul est plus importante avec 40 TOPS sur des entiers de 4 bits (INT4)… mais attention aux effets d’annonce. Selon la fondation, c’est « son premier produit d’IA » pensé pour l’intelligence artificielle générative.

Pas de changement de crémerie pour le Pi HAT+ 2 : c’est encore une puce Hailo qui est aux commandes, la version 10H cette fois-ci (au lieu des Hailo-8 et Hailo-8L précédemment). Elle est disponible au format M.2 ou avec une puce à souder, la fondation a choisi la seconde option.

Le tout premier AI Kit était pour rappel composé d’un M.2 HAT+ avec une carte M.2, mais ce format a été laissé de côté avec les versions AI HAT pour un module unique avec la puce soudée.

2,5 watts et 40 TOPS… en INT4, 20 TOPS en INT8

La fiche technique indique une puissance de 2,5 watts, exactement comme la Hailo-8 (1,5 watts pour la version Light à 13 TOPS). La puissance annoncée par Hailo est évidemment la même : 40 TOPS en INT4 et 20 TOPS en INT8. C’est mieux que les Hailo-8 ? Non, pas sur la puissance de calcul en tout cas.

En effet, les 13 et 26 TOPS des Hailo-8 et 8L sont en INT8, là où le Hailo-10H n’est « qu’à 20 TOPS », il se place donc entre les deux. Il prend par contre en charge une précision moins importante en INT4 avec 40 TOPS, ce qui n’est a priori pas le cas des deux autres.

Nouveauté : 8 Go de mémoire intégré

Mais le principal atout du Hailo-10H se cache ailleurs : il dispose de 8 Go de mémoire intégrées, alors que les précédents AI HAT+ utilisaient exclusivement la mémoire du Raspberry Pi. Selon la fondation, cela permet « d’exécuter des LLM jusqu’à environ 6 milliards de paramètres ». Les VLM (Vision-Language Model) sont aussi supportés.

Au lancement, les modèles suivants sont supportés : DeepSeek-R1-Distill, Llama3.2, Qwen2.5-Coder, Qwen2.5-Instruct et Qwen2, avec 1 à 1,5 milliard de paramètres. D’autres suivront, promet le billet de blog.

Niveau performances, ce n’est pas une révolution comme le reconnait Raspberry Pi : « Les performances de vision par ordinateur de l’AI HAT+ 2 sont globalement équivalentes à celles de son prédécesseur de 26 TOPS, grâce à sa mémoire RAM embarquée ». La fondation ajoute ainsi que « la transition vers AI HAT+ 2 se fait de manière transparente et sans heurt ». Une autre manière de le dire serait presque… « sans intérêt » ?

En France, le kit Pi HAT+ 2 est vendu 138,55 euros chez Reichelt et 145,20 euros chez Kubii. Le tarif officiel est de 130 dollars.

« Ce n’est pas aussi impressionnant que ça en a l’air »

Pour de plus amples détails sur les performances de ce nouveau module, vous pouvez consulter le long test de Jeff Geerling. Il a également publié une vidéo.

Conclusion rapide : « En pratique, ce n’est pas aussi impressionnant que ça en a l’air ». En effet, ces tests mettent en face un module Pi AI HAT+ 2 face au SoC du Raspberry Pi avec 8 Go de mémoire pour une configuration « équivalente ». Le SoC dépasse le NPU, mais au prix d’une consommation bien plus importante.

Pour le youtubeur, le principal intérêt du AI HAT+ 2 « est la capacité de fonctionner en mode “mixte”, où il peut traiter de la vision artificielle (images d’une caméra ou d’un flux vidéo), tout en faisant de l’inférence (LLM ou synthèse vocale) ». Problème : des bugs ont été rencontrés, à voir s’ils seront rapidement corrigés.

Terminons par la conclusion version longue : « 8 Go de RAM sont utiles, mais ce n’est pas suffisant pour donner un avantage à ce HAT par rapport au fait de payer simplement pour le plus gros Pi de 16 Go avec plus de RAM, qui sera plus flexible et fera tourner les modèles plus rapidement ». Seule exception : si la consommation électrique est un véritable enjeu pour vous.

Raspberry Pi AI HAT+ 2 : 40 TOPS* et 8 Go de mémoire pour le Raspberry Pi 5

19 janvier 2026 à 15:20
pas TOPS
Raspberry Pi AI HAT+ 2 : 40 TOPS* et 8 Go de mémoire pour le Raspberry Pi 5

Cela fait maintenant plus d’un an et demi que la fondation Raspberry Pi a lancé son premier module d’intelligence artificielle pour le micro-ordinateur éponyme. Il s’agit dans les faits d’un NPU externe, à brancher au Raspberry Pi 5. Quelques mois plus tard, des modules AI HAT+ débarquaient.

Après les Hailo-8(L), la Hailo-10H

La semaine dernière, le Raspberry Pi HAT+ 2 était annoncé. La puissance de calcul est plus importante avec 40 TOPS sur des entiers de 4 bits (INT4)… mais attention aux effets d’annonce. Selon la fondation, c’est « son premier produit d’IA » pensé pour l’intelligence artificielle générative.

Pas de changement de crémerie pour le Pi HAT+ 2 : c’est encore une puce Hailo qui est aux commandes, la version 10H cette fois-ci (au lieu des Hailo-8 et Hailo-8L précédemment). Elle est disponible au format M.2 ou avec une puce à souder, la fondation a choisi la seconde option.

Le tout premier AI Kit était pour rappel composé d’un M.2 HAT+ avec une carte M.2, mais ce format a été laissé de côté avec les versions AI HAT pour un module unique avec la puce soudée.

2,5 watts et 40 TOPS… en INT4, 20 TOPS en INT8

La fiche technique indique une puissance de 2,5 watts, exactement comme la Hailo-8 (1,5 watts pour la version Light à 13 TOPS). La puissance annoncée par Hailo est évidemment la même : 40 TOPS en INT4 et 20 TOPS en INT8. C’est mieux que les Hailo-8 ? Non, pas sur la puissance de calcul en tout cas.

En effet, les 13 et 26 TOPS des Hailo-8 et 8L sont en INT8, là où le Hailo-10H n’est « qu’à 20 TOPS », il se place donc entre les deux. Il prend par contre en charge une précision moins importante en INT4 avec 40 TOPS, ce qui n’est a priori pas le cas des deux autres.

Nouveauté : 8 Go de mémoire intégré

Mais le principal atout du Hailo-10H se cache ailleurs : il dispose de 8 Go de mémoire intégrées, alors que les précédents AI HAT+ utilisaient exclusivement la mémoire du Raspberry Pi. Selon la fondation, cela permet « d’exécuter des LLM jusqu’à environ 6 milliards de paramètres ». Les VLM (Vision-Language Model) sont aussi supportés.

Au lancement, les modèles suivants sont supportés : DeepSeek-R1-Distill, Llama3.2, Qwen2.5-Coder, Qwen2.5-Instruct et Qwen2, avec 1 à 1,5 milliard de paramètres. D’autres suivront, promet le billet de blog.

Niveau performances, ce n’est pas une révolution comme le reconnait Raspberry Pi : « Les performances de vision par ordinateur de l’AI HAT+ 2 sont globalement équivalentes à celles de son prédécesseur de 26 TOPS, grâce à sa mémoire RAM embarquée ». La fondation ajoute ainsi que « la transition vers AI HAT+ 2 se fait de manière transparente et sans heurt ». Une autre manière de le dire serait presque… « sans intérêt » ?

En France, le kit Pi HAT+ 2 est vendu 138,55 euros chez Reichelt et 145,20 euros chez Kubii. Le tarif officiel est de 130 dollars.

« Ce n’est pas aussi impressionnant que ça en a l’air »

Pour de plus amples détails sur les performances de ce nouveau module, vous pouvez consulter le long test de Jeff Geerling. Il a également publié une vidéo.

Conclusion rapide : « En pratique, ce n’est pas aussi impressionnant que ça en a l’air ». En effet, ces tests mettent en face un module Pi AI HAT+ 2 face au SoC du Raspberry Pi avec 8 Go de mémoire pour une configuration « équivalente ». Le SoC dépasse le NPU, mais au prix d’une consommation bien plus importante.

Pour le youtubeur, le principal intérêt du AI HAT+ 2 « est la capacité de fonctionner en mode “mixte”, où il peut traiter de la vision artificielle (images d’une caméra ou d’un flux vidéo), tout en faisant de l’inférence (LLM ou synthèse vocale) ». Problème : des bugs ont été rencontrés, à voir s’ils seront rapidement corrigés.

Terminons par la conclusion version longue : « 8 Go de RAM sont utiles, mais ce n’est pas suffisant pour donner un avantage à ce HAT par rapport au fait de payer simplement pour le plus gros Pi de 16 Go avec plus de RAM, qui sera plus flexible et fera tourner les modèles plus rapidement ». Seule exception : si la consommation électrique est un véritable enjeu pour vous.

☕️ ASUS jette l’éponge sur les smartphones et fait un all-in sur l’IA

19 janvier 2026 à 14:22

L’annonce a été faite par Jonney Shih, le président d’ASUS comme le rapporte VideoCardz : « ASUS n’ajoutera pas de nouveaux modèles de téléphones mobiles à l’avenir ».

L’entreprise propose pour rappel des Zenfone et des ROG Phone pour les amateurs de jeux sur smartphone. Le premier modèle remonte à 2018. ASUS s’engage par contre à maintenir la prise en charge des smartphones, mais sans indiquer pendant combien de temps.

À la place, la société annonce plonger les deux pieds devant dans l’IA « physique », c’est-à-dire les serveurs pour l’intelligence artificielle, les ordinateurs (portables ou fixes) avec IA intégrée, les robots, les lunettes connectées, etc.

Une annonce dans la lignée de son mot d’ordre au CES de Las Vegas :

☕️ ASUS jette l’éponge sur les smartphones et fait un all-in sur l’IA

19 janvier 2026 à 14:22

L’annonce a été faite par Jonney Shih, le président d’ASUS comme le rapporte VideoCardz : « ASUS n’ajoutera pas de nouveaux modèles de téléphones mobiles à l’avenir ».

L’entreprise propose pour rappel des Zenfone et des ROG Phone pour les amateurs de jeux sur smartphone. Le premier modèle remonte à 2018. ASUS s’engage par contre à maintenir la prise en charge des smartphones, mais sans indiquer pendant combien de temps.

À la place, la société annonce plonger les deux pieds devant dans l’IA « physique », c’est-à-dire les serveurs pour l’intelligence artificielle, les ordinateurs (portables ou fixes) avec IA intégrée, les robots, les lunettes connectées, etc.

Une annonce dans la lignée de son mot d’ordre au CES de Las Vegas :

European Sovereign Cloud : AWS lance son « cloud souverain », avec de gros guillemets

19 janvier 2026 à 11:10
Trust me I’m american
European Sovereign Cloud : AWS lance son « cloud souverain », avec de gros guillemets

L’AWS European Sovereign Cloud est désormais disponible pour tout le monde… avec une vraie souveraineté ? Selon Amazon oui, mais selon d’autres, c’est… compliqué. Il reste en effet un problème : cette entreprise est toujours une filiale d’Amazon. Nous avons posé trois questions à Amazon sur le sujet, avec des réponses parfois… surprenantes.

Lors de sa conférence re:Inforce en juin 2025, Amazon présentait son offre de cloud « souveraine » européenne. Pour cela, AWS annonçait la mise en place d’une maison mère et de trois filiales en Allemagne, avec un conseil consultatif indépendant qui a l’obligation légale « d’agir dans le meilleur intérêt de l’European Sovereign Cloud ». L’offre n’était pas encore disponible pour tout le monde.

En fin de semaine dernière, Amazon annonçait « la disponibilité générale de l’AWS European Sovereign Cloud ». L’entreprise prévoyait aussi « l’étendre en Europe avec de nouvelles AWS Local Zones en Belgique, aux Pays-Bas et au Portugal ». L’entreprise a pour rappel recruté entre temps un nouveau directeur général pour AWS European Sovereign Cloud : Stéphane Israël, ancien d’Airbus et d’Arianespace.

L’occasion pour l’Américain de rappeler de gros chiffres sur deux piliers économiques : l’investissement (7,8 milliards d’euros pour l’AWS European Sovereign Cloud en Allemagne) et les emplois (en moyenne 2 800 emplois équivalents temps plein par an)

Une « offre de cloud souveraine »… souveraine comment ?


Il reste 84% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

Fournisseur alternatif d’électricité : black-out pour JPME, une « décision exceptionnelle »

19 janvier 2026 à 08:15
Je Paye Maintenant chez EDF
Fournisseur alternatif d’électricité : black-out pour JPME, une « décision exceptionnelle »

Le 22 janvier, le fournisseur alternatif Je produis mon électricité (JPME) n’aura plus d’autorisation « d’achat d’électricité pour revente aux clients finals » ; une « décision exceptionnelle » selon le gouvernement. L’entreprise est accusée de pratiques commerciales trompeuses et d’avoir des capacités économiques insuffisantes. Elle conteste vigoureusement et annonce déposer un référé.

En fin de semaine dernière, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, a annoncé « retirer l’autorisation du fournisseur d’électricité Actelios Solutions ». Il propose des offres sous la marque JPME pour Je produis mon électricité. Un arrêté a été publié au Journal Officiel du 13 janvier 2026. Le gouvernement parle d’une « décision exceptionnelle, ferme, qui protège les consommateurs ». Elle prendra effet à compter du 22 janvier 2026.

Situation délicate depuis plus d’un an, des centaines de plaintes en 2025

JPME propose encore aujourd’hui une offre e-fourniture avec des tarifs heures pleines et creuses à respectivement 21,5 et 18,5 centimes par kWh, mais aussi une « e-batterie […], une solution de stockage virtuel qui met de côté vos kWh produits ». Pour profiter de cette offre, « il faut avoir des panneaux solaires, disposer d’un compteur Linky et être en fourniture d’énergie chez JPME », peut-on lire sur le site.

Si vous faites installer des panneaux solaires par un professionnel certifié RGE vous pouvez prétendre à l’offre l’Obligation d’Achat (OA) d’EDF, mais pour des kits d’autoconsommation ou une installation autre, ce n’est pas le cas. Certains fournisseurs comme JPME proposent des offres à ces clients.

En juin dernier, UFC-Que Choisir tirait déjà la sonnette d’alarme contre JPME : « De nombreux consommateurs reprochent à l’opérateur JPME d’avoir rarement honoré sa part du contrat. Résultat : des litiges à la pelle, des procédures judiciaires et même un carton rouge du médiateur de l’énergie ».

Le médiateur de l’énergie rappelle qu’il a alerté les pouvoirs publics dès septembre 2024 et saisi le procureur de la République de Montpellier en août 2025 sur les « mauvaises pratiques de JPME ». Le bilan était lourd : « alors qu’aucune saisine le concernant n’avait été enregistrée en 2023 à ce sujet, le médiateur a enregistré 188 saisines contre JPME en 2024 et 383 depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 ».

Nos confrères expliquaient que JPME proposait « une offre très alléchante sur le papier », malgré des droits d’entrée relativement élevés : « Cela m’a coûté 690 euros mais ce tarif englobait toutes les démarches pour faire passer le consuel et obtenir l’autorisation d’injecter son électricité dans le réseau », expliquait un client.

Joël Mercy, président du Groupement des particuliers producteurs d’électricité photovoltaïque (GPPEP), affirmait à nos confrères que JPME faisait état d’un « amateurisme pur ». L’entreprise n’aurait par exemple pas anticipé l’afflux de production d’énergie solaire entrainant une baisse des prix et se serait retrouvée « à acheter très cher le surplus de production de ses clients qui ne valait plus rien sur les marchés ». De plus, « ils n’avaient même pas de logiciel de facturation, les factures étaient faites sur fichier Excel ». Cela fait maintenant des mois que JPME ne prend plus de nouveaux clients pour le rachat d’électricité, ne proposant que son e-batterie.

Dans son communiqué, le gouvernement explique avoir été alerté « par le Médiateur national de l’énergie et par plusieurs clients des agissements et de la situation du fournisseur ». Pêle-mêle, on retrouve des griefs concernant des pratiques commerciales trompeuses, des affichages de tarifs mensongers, des retards de paiement pour les clients producteurs. Le ministre est arrivé à la conclusion que « les capacités économiques et financières de JPME sont insuffisantes au regard des exigences prévues par la Loi », avec comme conséquence le retrait de son autorisation.

Les clients transférés chez EDF pour la fourniture d’électricité

Les clients de JPME pour la fourniture d’électricité seront automatiquement transférés chez EDF, sans aucune coupure, affirme le ministère. Ils peuvent évidemment changer pour le fournisseur de leur choix, toutes les offres des fournisseurs (EDF comme alternatifs) sont pour rappel sans engagement.

Afin d’éviter des difficultés, « le médiateur national de l’énergie conseille d’attendre la bascule effective du contrat avant de souscrire un nouveau contrat de fourniture d’électricité ». Next vous propose pour rappel un outil dédié permettant de comparer votre facture à celles d’autres fournisseurs, en fonction de votre consommation réelle.

Pour les clients justement, le médiateur ajoute que « le rachat de l’injection, y compris pour les clients en batterie virtuelle, continue à être assuré par JPME, tant que les contrats ne sont pas résiliés », que ce soit à l’initiative de JPME ou celle du client.

Le médiateur en profite pour renvoyer vers Enedis, sur le site regroupant les acheteurs d’électricité.

JPME « conteste une décision disproportionnée et dépose un référé »

De son côté, JPME « conteste une décision disproportionnée et dépose un référé ». L’entreprise affirme que, « depuis le 31 décembre 2025, Actélios Solutions a apuré l’intégralité des dettes connues ». Le lendemain, le 16 janvier, nouveau communiqué pour de nouveau contester cette décision « prise sans aucune concertation avec l’entreprise, engendre une crise économique et sociale évitable ». JPME ajoute que l’entreprise « a été recapitalisée à hauteur de 1 million d’euros au 31 décembre 2025 ».

JPME déclare au passage que « 4 760 producteurs d’électricité décentralisée [seront] laissés sans solution : la direction de JPME demande à être reçue en urgence par Bercy ». Elle ajoute que cela « revient à une mise à mort pure et simple d’une entreprise aujourd’hui rentable, employant près de 50 personnes, directement ou indirectement ».

JPME réaffirme dans son deuxième communiqué avoir « soldé 100 % de ses dettes connues au 31 décembre 2025, y compris celles dues aux producteurs particuliers ». Sophie Bressol, dirigeante de JPME, ne cache pas sa colère : « Nous parlons d’une décision annoncée le 15 janvier, applicable le 22. Sept jours pour des milliers de producteurs et des dizaines de salariés. Cette brutalité est incompréhensible. Plus grave encore : nous l’avons apprise par voie de presse, sans échange préalable, alors même que l’entreprise s’était mise en conformité avec les exigences de l’État ».

À l’UFC-Que Choisir, Sophie Bressol (directrice générale depuis décembre 2024) reconnaissait mi-2025 des « erreurs et manquements de l’ancienne direction de l’entreprise révoquée en mai 2023 » et affirmait alors s’employer « à réparer les dégâts », selon nos confrères. JPME était aussi en train de pivoter vers la fourniture d’électricité pour les professionnels, « activité pour laquelle nous sommes rentables » affirmait la directrice générale.

Fournisseur alternatif d’électricité : black-out pour JPME, une « décision exceptionnelle »

19 janvier 2026 à 08:15
Je Paye Maintenant chez EDF
Fournisseur alternatif d’électricité : black-out pour JPME, une « décision exceptionnelle »

Le 22 janvier, le fournisseur alternatif Je produis mon électricité (JPME) n’aura plus d’autorisation « d’achat d’électricité pour revente aux clients finals » ; une « décision exceptionnelle » selon le gouvernement. L’entreprise est accusée de pratiques commerciales trompeuses et d’avoir des capacités économiques insuffisantes. Elle conteste vigoureusement et annonce déposer un référé.

En fin de semaine dernière, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, a annoncé « retirer l’autorisation du fournisseur d’électricité Actelios Solutions ». Il propose des offres sous la marque JPME pour Je produis mon électricité. Un arrêté a été publié au Journal Officiel du 13 janvier 2026. Le gouvernement parle d’une « décision exceptionnelle, ferme, qui protège les consommateurs ». Elle prendra effet à compter du 22 janvier 2026.

Situation délicate depuis plus d’un an, des centaines de plaintes en 2025

JPME propose encore aujourd’hui une offre e-fourniture avec des tarifs heures pleines et creuses à respectivement 21,5 et 18,5 centimes par kWh, mais aussi une « e-batterie […], une solution de stockage virtuel qui met de côté vos kWh produits ». Pour profiter de cette offre, « il faut avoir des panneaux solaires, disposer d’un compteur Linky et être en fourniture d’énergie chez JPME », peut-on lire sur le site.

Si vous faites installer des panneaux solaires par un professionnel certifié RGE vous pouvez prétendre à l’offre l’Obligation d’Achat (OA) d’EDF, mais pour des kits d’autoconsommation ou une installation autre, ce n’est pas le cas. Certains fournisseurs comme JPME proposent des offres à ces clients.

En juin dernier, UFC-Que Choisir tirait déjà la sonnette d’alarme contre JPME : « De nombreux consommateurs reprochent à l’opérateur JPME d’avoir rarement honoré sa part du contrat. Résultat : des litiges à la pelle, des procédures judiciaires et même un carton rouge du médiateur de l’énergie ».

Le médiateur de l’énergie rappelle qu’il a alerté les pouvoirs publics dès septembre 2024 et saisi le procureur de la République de Montpellier en août 2025 sur les « mauvaises pratiques de JPME ». Le bilan était lourd : « alors qu’aucune saisine le concernant n’avait été enregistrée en 2023 à ce sujet, le médiateur a enregistré 188 saisines contre JPME en 2024 et 383 depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 ».

Nos confrères expliquaient que JPME proposait « une offre très alléchante sur le papier », malgré des droits d’entrée relativement élevés : « Cela m’a coûté 690 euros mais ce tarif englobait toutes les démarches pour faire passer le consuel et obtenir l’autorisation d’injecter son électricité dans le réseau », expliquait un client.

Joël Mercy, président du Groupement des particuliers producteurs d’électricité photovoltaïque (GPPEP), affirmait à nos confrères que JPME faisait état d’un « amateurisme pur ». L’entreprise n’aurait par exemple pas anticipé l’afflux de production d’énergie solaire entrainant une baisse des prix et se serait retrouvée « à acheter très cher le surplus de production de ses clients qui ne valait plus rien sur les marchés ». De plus, « ils n’avaient même pas de logiciel de facturation, les factures étaient faites sur fichier Excel ». Cela fait maintenant des mois que JPME ne prend plus de nouveaux clients pour le rachat d’électricité, ne proposant que son e-batterie.

Dans son communiqué, le gouvernement explique avoir été alerté « par le Médiateur national de l’énergie et par plusieurs clients des agissements et de la situation du fournisseur ». Pêle-mêle, on retrouve des griefs concernant des pratiques commerciales trompeuses, des affichages de tarifs mensongers, des retards de paiement pour les clients producteurs. Le ministre est arrivé à la conclusion que « les capacités économiques et financières de JPME sont insuffisantes au regard des exigences prévues par la Loi », avec comme conséquence le retrait de son autorisation.

Les clients transférés chez EDF pour la fourniture d’électricité

Les clients de JPME pour la fourniture d’électricité seront automatiquement transférés chez EDF, sans aucune coupure, affirme le ministère. Ils peuvent évidemment changer pour le fournisseur de leur choix, toutes les offres des fournisseurs (EDF comme alternatifs) sont pour rappel sans engagement.

Afin d’éviter des difficultés, « le médiateur national de l’énergie conseille d’attendre la bascule effective du contrat avant de souscrire un nouveau contrat de fourniture d’électricité ». Next vous propose pour rappel un outil dédié permettant de comparer votre facture à celles d’autres fournisseurs, en fonction de votre consommation réelle.

Pour les clients justement, le médiateur ajoute que « le rachat de l’injection, y compris pour les clients en batterie virtuelle, continue à être assuré par JPME, tant que les contrats ne sont pas résiliés », que ce soit à l’initiative de JPME ou celle du client.

Le médiateur en profite pour renvoyer vers Enedis, sur le site regroupant les acheteurs d’électricité.

JPME « conteste une décision disproportionnée et dépose un référé »

De son côté, JPME « conteste une décision disproportionnée et dépose un référé ». L’entreprise affirme que, « depuis le 31 décembre 2025, Actélios Solutions a apuré l’intégralité des dettes connues ». Le lendemain, le 16 janvier, nouveau communiqué pour de nouveau contester cette décision « prise sans aucune concertation avec l’entreprise, engendre une crise économique et sociale évitable ». JPME ajoute que l’entreprise « a été recapitalisée à hauteur de 1 million d’euros au 31 décembre 2025 ».

JPME déclare au passage que « 4 760 producteurs d’électricité décentralisée [seront] laissés sans solution : la direction de JPME demande à être reçue en urgence par Bercy ». Elle ajoute que cela « revient à une mise à mort pure et simple d’une entreprise aujourd’hui rentable, employant près de 50 personnes, directement ou indirectement ».

JPME réaffirme dans son deuxième communiqué avoir « soldé 100 % de ses dettes connues au 31 décembre 2025, y compris celles dues aux producteurs particuliers ». Sophie Bressol, dirigeante de JPME, ne cache pas sa colère : « Nous parlons d’une décision annoncée le 15 janvier, applicable le 22. Sept jours pour des milliers de producteurs et des dizaines de salariés. Cette brutalité est incompréhensible. Plus grave encore : nous l’avons apprise par voie de presse, sans échange préalable, alors même que l’entreprise s’était mise en conformité avec les exigences de l’État ».

À l’UFC-Que Choisir, Sophie Bressol (directrice générale depuis décembre 2024) reconnaissait mi-2025 des « erreurs et manquements de l’ancienne direction de l’entreprise révoquée en mai 2023 » et affirmait alors s’employer « à réparer les dégâts », selon nos confrères. JPME était aussi en train de pivoter vers la fourniture d’électricité pour les professionnels, « activité pour laquelle nous sommes rentables » affirmait la directrice générale.

❌