Vue normale

Reçu — 19 mars 2026 Actualités numériques

☕️ GNOME 50 « Tokyo » est officiellement sorti

19 mars 2026 à 17:22


L’environnement de bureau GNOME arrive aujourd’hui dans sa version 50, nom de code « Tokyo ». Au menu, comme nous l’expliquions lors de la sortie alpha en janvier, la suppression totale de X11 au profit de Wayland.

Cette nouvelle version active par défaut le taux de rafraîchissement variable (ou Variable Refresh Rate, VRR, en anglais) et le « fractional scaling » après « des corrections de bogues, des améliorations en matière de stabilité et d’expérience utilisateur », explique l’équipe de GNOME dans sa note présentant les nouveautés.

GNOME 50 améliore aussi l’utilisation de la fonction de bureau à distance en s’appuyant sur le GPU pour « une amélioration significative des performances ». La note de l’équipe met aussi en avant l’ajout, dans la visionneuse de documents, de la possibilité de créer des annotations :

L’équipe souligne aussi son effort sur le contrôle parental avec la possibilité de régler des horaires de coucher et la définition d’un temps limite qui verrouille l’écran quand les limites sont dépassées. L’équipe explique qu’elle a mis en place les fondements pour un filtrage web « sans compromettre la sécurité du Web ni s’appuyer sur des listes préétablies » qui seront utilisables via l’interface dans de futures mises à jour. Elle précise que ce travail a été financé par la fondation Endless.

Les fonctionnalités d’accessibilité ont aussi été améliorées, notamment le lecteur d’écran Orca, mais aussi l’ajout d’une option « mouvements réduits » qui permet de réduire la gêne et les distractions causées par les animations de l’interface.

Côté outils de développeurs, l’équipe a amélioré l’éditeur de Builder mais aussi Mutter Devkit avec la possibilité de simuler des configurations matérielles et des workflows complexes. GNOME 50 utilise maintenant la dernière version de GTK (4.22) qui supporte nativement le SVG. Cela permet notamment de créer directement des icônes :

L’équipe annonce enfin que « GNOME 50 sera bientôt disponible dans de nombreuses distributions, telles que Fedora 44 et Ubuntu 26.04 ». La prochaine version, GNOME 51, est prévue pour septembre 2026.

☕️ GNOME 50 « Tokyo » est officiellement sorti

19 mars 2026 à 17:22


L’environnement de bureau GNOME arrive aujourd’hui dans sa version 50, nom de code « Tokyo ». Au menu, comme nous l’expliquions lors de la sortie alpha en janvier, la suppression totale de X11 au profit de Wayland.

Cette nouvelle version active par défaut le taux de rafraîchissement variable (ou Variable Refresh Rate, VRR, en anglais) et le « fractional scaling » après « des corrections de bogues, des améliorations en matière de stabilité et d’expérience utilisateur », explique l’équipe de GNOME dans sa note présentant les nouveautés.

GNOME 50 améliore aussi l’utilisation de la fonction de bureau à distance en s’appuyant sur le GPU pour « une amélioration significative des performances ». La note de l’équipe met aussi en avant l’ajout, dans la visionneuse de documents, de la possibilité de créer des annotations :

L’équipe souligne aussi son effort sur le contrôle parental avec la possibilité de régler des horaires de coucher et la définition d’un temps limite qui verrouille l’écran quand les limites sont dépassées. L’équipe explique qu’elle a mis en place les fondements pour un filtrage web « sans compromettre la sécurité du Web ni s’appuyer sur des listes préétablies » qui seront utilisables via l’interface dans de futures mises à jour. Elle précise que ce travail a été financé par la fondation Endless.

Les fonctionnalités d’accessibilité ont aussi été améliorées, notamment le lecteur d’écran Orca, mais aussi l’ajout d’une option « mouvements réduits » qui permet de réduire la gêne et les distractions causées par les animations de l’interface.

Côté outils de développeurs, l’équipe a amélioré l’éditeur de Builder mais aussi Mutter Devkit avec la possibilité de simuler des configurations matérielles et des workflows complexes. GNOME 50 utilise maintenant la dernière version de GTK (4.22) qui supporte nativement le SVG. Cela permet notamment de créer directement des icônes :

L’équipe annonce enfin que « GNOME 50 sera bientôt disponible dans de nombreuses distributions, telles que Fedora 44 et Ubuntu 26.04 ». La prochaine version, GNOME 51, est prévue pour septembre 2026.

« Perroquets stochastiques » : une notion toujours valide malgré les critiques

19 mars 2026 à 14:39
🦜 🤖
« Perroquets stochastiques » : une notion toujours valide malgré les critiques

Introduite par quatre chercheuses en 2021, la notion de « perroquets stochastiques » est critiquée cinq ans après. Elle ne représenterait pas ce qu’est l’état de l’art actuel et bloquerait les réflexions critiques sur l’IA générative. Le travail de ces chercheuses sur les dangers des grands modèles de langage et leur métaphore reste, cependant, toujours valide concernant les modèles de langage.

Depuis quelques semaines, plusieurs critiques fleurissent à propos de l’article scientifique fondateur pour la réflexion sur les modèles de langage et l’IA générative qui introduisait la notion de « perroquets stochastiques » (ou, en termes plus accessibles, « perroquets probabilistes »).

Certains demandent carrément aux autrices de revenir dessus, alors que d’autres soulignent surtout sa « réception publique paresseuse » dans les argumentations anti-IA bloquant toute réflexion autour des transformations que l’IA générative implique dans nos vies.

Les perroquets stochastiques ont plus de cinq ans

Comme nous l’expliquions il y a déjà trois ans, les chercheuses Emily Bender, Timnit Gebru, Angelina McMillan-Major et Margaret Mitchell ont mené cette réflexion sur les modèles de langage (LLM) en 2020 (l’article a été publié en 2021), alors que ChatGPT n’était pas encore sorti.

L’article ne minimisait pas la puissance des LLM mais il prévenait des dangers des grands modèles de langage, des risques de dissémination des biais et de désinformation aux coûts environnementaux.

Elles y reconnaissaient les « qualités de plus en plus fluides du texte généré automatiquement ». Mais elles alertaient justement sur le fait qu’ils pouvaient facilement nous faire croire, « en apparence », à une réflexion et une interaction humaine.

C’est là où elles mobilisaient leur notion de « perroquets stochastiques » pour expliquer que, même si c’est contre-intuitif, c’est « notre perception du texte en langage naturel [qui] est médiée par notre propre compétence linguistique et notre prédisposition à interpréter les actes de communication comme véhiculant un sens et une intention cohérents ».

Des demandes insistantes pour gagner un point


Il reste 72% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

☕️ Les députés européens veulent repousser la régulation des systèmes d’IA à hauts risques

19 mars 2026 à 10:55


L’AI Act est entré en vigueur en août 2024 mais sa mise en application est progressive. Alors que les règles relatives aux systèmes d’intelligence artificielle à haut risque devaient s’appliquer à partir du 2 août 2026, des députés européens se sont prononcés pour le report de près d’un an et demi de ces mesures.

Comme nous l’expliquions, le règlement européen a défini certaines utilisations de l’IA comme « à haut risque » – notamment la biométrie, la gestion d’infrastructures (numériques, routières, d’eau, de gaz, de chauffage ou d’électricité) critiques, l’éducation… Le texte prévoyait que ces systèmes soient plus régulés à partir du 2 août 2026.

IA Act Europe

Mais les commissions du marché intérieur et des libertés civiles du Parlement européen ont adopté une position commune à intégrer à l’omnibus numérique repoussant cette date au 2 décembre 2027, « étant donné que les normes principales pourraient ne pas être finalisées avant l’échéance actuelle », affirme le communiqué du Parlement européen.

Pour les systèmes d’IA couverts par la législation sectorielle de l’UE sur la sécurité et la surveillance du marché (ou utilisés comme composants de sécurité dans des produits couverts par cette législation), les députés européens proposent même de repousser la date au 2 aout 2028.

Enfin, ils proposent de repousser au 2 novembre 2026 l’obligation faite aux fournisseurs d’IA que leurs sorties soient « marquées dans un format lisible par machine et identifiables comme ayant été générées ou manipulées par une IA ». Elle devait aussi initialement s’appliquer au 2 aout 2026.

Ces deux commissions ont aussi ajouté l’interdiction explicite de « systèmes dits de nudification » sans le consentement de cette personne. Rappelons que Grok a permis la génération de millions de deepfakes à ses utilisateurs. L’entreprise d’Elon Musk, xAI, est déjà visée par de multiples enquêtes sur le sujet.

Ces propositions doivent encore être approuvées en plénière par le parlement le 26 mars prochain, puis discutées avec le Conseil européen.

☕️ Les députés européens veulent repousser la régulation des systèmes d’IA à hauts risques

19 mars 2026 à 10:55


L’AI Act est entré en vigueur en août 2024 mais sa mise en application est progressive. Alors que les règles relatives aux systèmes d’intelligence artificielle à haut risque devaient s’appliquer à partir du 2 août 2026, des députés européens se sont prononcés pour le report de près d’un an et demi de ces mesures.

Comme nous l’expliquions, le règlement européen a défini certaines utilisations de l’IA comme « à haut risque » – notamment la biométrie, la gestion d’infrastructures (numériques, routières, d’eau, de gaz, de chauffage ou d’électricité) critiques, l’éducation… Le texte prévoyait que ces systèmes soient plus régulés à partir du 2 août 2026.

IA Act Europe

Mais les commissions du marché intérieur et des libertés civiles du Parlement européen ont adopté une position commune à intégrer à l’omnibus numérique repoussant cette date au 2 décembre 2027, « étant donné que les normes principales pourraient ne pas être finalisées avant l’échéance actuelle », affirme le communiqué du Parlement européen.

Pour les systèmes d’IA couverts par la législation sectorielle de l’UE sur la sécurité et la surveillance du marché (ou utilisés comme composants de sécurité dans des produits couverts par cette législation), les députés européens proposent même de repousser la date au 2 aout 2028.

Enfin, ils proposent de repousser au 2 novembre 2026 l’obligation faite aux fournisseurs d’IA que leurs sorties soient « marquées dans un format lisible par machine et identifiables comme ayant été générées ou manipulées par une IA ». Elle devait aussi initialement s’appliquer au 2 aout 2026.

Ces deux commissions ont aussi ajouté l’interdiction explicite de « systèmes dits de nudification » sans le consentement de cette personne. Rappelons que Grok a permis la génération de millions de deepfakes à ses utilisateurs. L’entreprise d’Elon Musk, xAI, est déjà visée par de multiples enquêtes sur le sujet.

Ces propositions doivent encore être approuvées en plénière par le parlement le 26 mars prochain, puis discutées avec le Conseil européen.

❌