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Reçu — 22 avril 2026 Actualités numériques

☕️ Quand un robot tondeuse connecté coupe la parole aux appareils LoRa en plus de l’herbe

22 avril 2026 à 13:46


Le robot tondeuse Mammotion LUBA 2 AWD 5000X dispose d’une connexion 4G, Wi-Fi et Bluetooth, tout en étant bardé de capteurs, notamment avec son « système de positionnement et de navigation NetRTK + Vision IA à double caméra ». Il est vendu plus de 2 000 euros.

Il exploite donc le système RTK (Real Time Kinematic) qui, rappelle l’ANFR, « améliore la précision des signaux GNSS (GPS, Galileo…) grâce à une base fixe transmettant des corrections au centimètre près, utile pour éviter que le robot ne déborde chez le voisin ou sur la route ». Cette coupe au centimètre a des conséquences inattendues : des brouillages un peu partout en France.

Un Mammotion LUBA 2 AWD 5000X

La base RTK du robot utilise en effet la bande de fréquence 863–870 MHz, également utilisée par le réseau bas-débit LoRa. Jusque-là, rien d’exceptionnel car cette bande est « libre » : elle peut être utilisée sans licence, contrairement aux fréquences de la téléphonie mobile par exemple. Mais attention, libre cela ne veut pas dire que c’est le « far west » et que tout le monde fait ce qu’il veut.

Les fabricants doivent en effet respecter des conditions techniques strictes sur la puissance et le temps d’émission, par exemple. Selon la décision 2023 - 1412 de l’Arcep et le tableau national de répartition des bandes de fréquences (TNRBF, pdf de 314 pages), le temps d’émission est limité à 1 %. Problème, le module RTK de la tondeuse était bien loin de cette limite et « était décidément beaucoup trop bavard : il émettait dans la bande 868–868,6 MHz près de 40 % du temps ».

Ce robot tondeuse n’était pas un cas isolé : « plus de 120 plaintes concernant le réseau LoRa ont été traitées entre 2024 et 2025, rendant indispensable une solution durable ». Le distributeur français de la tondeuse a déployé une mise à jour logicielle afin de réduire l’occupation excessive de la bande, « mais ces ajustements apparaissaient insuffisants ».

L’Agence nationale des fréquences change de braquet. Si la lutte contre les brouillages permet de régler des cas individuels, « la diffusion dans tout le pays d’un appareil produisant des brouillages systématiques relève, elle, de la procédure de surveillance du marché, afin d’éliminer le trouble à sa source ». Une nouvelle procédure est enclenchée.

Un robot est prélevé chez un revendeur et analysé. Sans surprise, « l’appareil ne respectait toujours pas les obligations de mise sur le marché, notamment les conditions techniques d’utilisation de la bande 863–870 MHz ». Le responsable des produits, Shenzhen Mammotion Innovation Co, est alors contacté et une mise à jour du firmware est déployée – la V1.14.1.2 – et diffusée automatiquement. L’ANFR confirme que le souci est réglé.

« Sans mise à jour, l’appareil peut continuer à émettre de manière non conforme, exposant l’utilisateur au risque de brouillage et aux sanctions du Code des postes et communications électroniques — c’est-à-dire jusqu’à 30 000 € d’amende et 6 mois d’emprisonnement », rappelle enfin l’ANFR.

☕️ Quand un robot tondeuse connecté coupe la parole aux appareils LoRa en plus de l’herbe

22 avril 2026 à 13:46


Le robot tondeuse Mammotion LUBA 2 AWD 5000X dispose d’une connexion 4G, Wi-Fi et Bluetooth, tout en étant bardé de capteurs, notamment avec son « système de positionnement et de navigation NetRTK + Vision IA à double caméra ». Il est vendu plus de 2 000 euros.

Il exploite donc le système RTK (Real Time Kinematic) qui, rappelle l’ANFR, « améliore la précision des signaux GNSS (GPS, Galileo…) grâce à une base fixe transmettant des corrections au centimètre près, utile pour éviter que le robot ne déborde chez le voisin ou sur la route ». Cette coupe au centimètre a des conséquences inattendues : des brouillages un peu partout en France.

Un Mammotion LUBA 2 AWD 5000X

La base RTK du robot utilise en effet la bande de fréquence 863–870 MHz, également utilisée par le réseau bas-débit LoRa. Jusque-là, rien d’exceptionnel car cette bande est « libre » : elle peut être utilisée sans licence, contrairement aux fréquences de la téléphonie mobile par exemple. Mais attention, libre cela ne veut pas dire que c’est le « far west » et que tout le monde fait ce qu’il veut.

Les fabricants doivent en effet respecter des conditions techniques strictes sur la puissance et le temps d’émission, par exemple. Selon la décision 2023 - 1412 de l’Arcep et le tableau national de répartition des bandes de fréquences (TNRBF, pdf de 314 pages), le temps d’émission est limité à 1 %. Problème, le module RTK de la tondeuse était bien loin de cette limite et « était décidément beaucoup trop bavard : il émettait dans la bande 868–868,6 MHz près de 40 % du temps ».

Ce robot tondeuse n’était pas un cas isolé : « plus de 120 plaintes concernant le réseau LoRa ont été traitées entre 2024 et 2025, rendant indispensable une solution durable ». Le distributeur français de la tondeuse a déployé une mise à jour logicielle afin de réduire l’occupation excessive de la bande, « mais ces ajustements apparaissaient insuffisants ».

L’Agence nationale des fréquences change de braquet. Si la lutte contre les brouillages permet de régler des cas individuels, « la diffusion dans tout le pays d’un appareil produisant des brouillages systématiques relève, elle, de la procédure de surveillance du marché, afin d’éliminer le trouble à sa source ». Une nouvelle procédure est enclenchée.

Un robot est prélevé chez un revendeur et analysé. Sans surprise, « l’appareil ne respectait toujours pas les obligations de mise sur le marché, notamment les conditions techniques d’utilisation de la bande 863–870 MHz ». Le responsable des produits, Shenzhen Mammotion Innovation Co, est alors contacté et une mise à jour du firmware est déployée – la V1.14.1.2 – et diffusée automatiquement. L’ANFR confirme que le souci est réglé.

« Sans mise à jour, l’appareil peut continuer à émettre de manière non conforme, exposant l’utilisateur au risque de brouillage et aux sanctions du Code des postes et communications électroniques — c’est-à-dire jusqu’à 30 000 € d’amende et 6 mois d’emprisonnement », rappelle enfin l’ANFR.

Framework : Laptop 13 Pro modulaire et « rétrocompatible », OCuLink pour GPU externe

22 avril 2026 à 11:37
Passer du Laptop 13 au 13 Pro, c’est possible !
Framework : Laptop 13 Pro modulaire et « rétrocompatible », OCuLink pour GPU externe

L’ordinateur portable laptop 13 de Framework passe en version « Pro » avec des changements à tous les étages… sauf sur deux points : modularité et rétrocompatibilité. Le fabricant annonce aussi un adaptateur OCuLink (une norme du PCI-SIG) pour brancher des périphériques PCIe externes, notamment des cartes graphiques classiques.

Framework propose depuis des années maintenant des ordinateurs portables modulaires (et depuis plus récemment des mini PC). Hier, la marque organisait son [Next Gen] Event avec la présentation de nouveaux produits. Commençons par le Laptop 13 Pro.

Laptop 13 Pro : « refonte complète » et écran tactile… toujours rétrocompatible

Le fabricant proposait déjà un modèle de 13 pouces (qui en est à sa septième génération), mais cette version est présentée comme « une refonte complète » basée sur les retours des clients, tout en étant « rétrocompatible avec les générations précédentes » du Laptop 13. Une vidéo de comparaison entre les deux a été mise en ligne. Framework revendique un indice de réparabilité de 9,7 sur 10.

Il dispose d’un châssis en aluminium avec, pour la première fois, un « écran avec une consommation d’énergie optimisée et la prise en charge du tactile ». La définition est de 2 880 x 1 920 pixels, le taux de rafraichissement variable entre 30 à 120 Hz et la luminosité de 700 nits.

La machine est animée par les processeurs Intel Core Series 3 avec de la mémoire au format LPCAMM2 LPDDR5X (jusqu’à 64 Go). La batterie affiche une capacité de 74Wh et permet de tenir 20 heures en regardant des vidéos Netflix, selon le constructeur. Un lecteur d’empreintes (compatible avec Windows Hello et libfprint sous Linux) est aussi présent. Tous les détails se trouvent par ici.

« Il s’agit toujours d’un ordinateur portable Framework, ce qui signifie qu’il est réparable, évolutif, personnalisable et que vous pouvez en faire ce que vous voulez », affirme le fabricant. La rétrocompatibilité est assurée, le fabricant propose un guide de compatibilité entre les Framework Laptop 13 et 13 Pro.

Les clients avec un Laptop 13 d’ancienne génération peuvent passer à la carte mère du Pro, à l’écran tactile, changer le châssis, etc. Parfois, un kit d’adaptation est nécessaire, notamment pour la batterie ou les haut-parleurs par exemple. Le nouvel écran est proposé seul à 335 euros (expédition en juillet), tandis que la carte mère du 13 Pro avec un Core Ultra 5 325 est à 509 euros (899 euros pour le Core Ultra X7 358H) par exemple. Pour le reste, direction la marketplace officielle.

Les tarifs débutent à 1 349 euros pour un Core Ultra 5 325 ou 1 799 euros avec un Ultra X7 358H. Il existe aussi en version AMD avec un Ryzen AI 7 350 à partir de 1 579 euros ou un Ryzen AI 9 HX 370 dès 1 859 euros. Pour personnaliser le portable Framework 13 Pro et la connectique, c’est par ici. Les expéditions sont prévues à partir du mois de juin.

Framework promet « une expérience Linux de premier ordre »


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HexDex interpellé en France, le hacker revendique des dizaines de cyberattaques

22 avril 2026 à 10:59
HexDown
HexDex interpellé en France, le hacker revendique des dizaines de cyberattaques

Des fédérations sportives, des institutions, des boutiques en ligne… HexDex pirate tout ce qu’il peut et propose ensuite les données à la vente sur des forums. Il a été interpellé par les autorités françaises, en Vendée. Son matériel informatique a été saisi au passage.

Selon plusieurs de nos confrères (notamment Franceinfo, le Parisien et l’AFP), « un homme de 21 ans, soupçonné d’être le pirate informatique HexDex, à l’origine de la publication de nombreuses bases de données volées dans l’Hexagone, a été interpellé lundi 20 avril en Vendée ».

Des dizaines d’exfiltrations de données pour « l’appât du gain »

Le parquet avait ouvert une enquête pour atteintes à un système de traitement automatisé de données suite à une centaine de signalements d’exfiltration de données à partir de décembre 2025 (rappelons que 2025 était déjà une année bien chargée).

Elles étaient revendiquées pour une bonne partie d’entre elles par un pirate sous le pseudo « Hexdex ». Il publiait ses « exploits » sur des forums biens connus des hackers, pirates et autres acteurs de la cybersécurité. Les fuites dont il s’attribuait le « mérite » avaient fait le tour des médias.

Elles concernaient notamment plus d’une dizaine de fédérations sportives, le système d’information sur les armes du ministère de l’Intérieur (SIA), l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), Choisir le service public gouv, etc.

Sur la plateforme Pastebin, HexDex avait répertorié l’ensemble de ses revendications, qui s’approchent de la quarantaine. De plus, il y a quelques semaines, il avait expliqué à Zataz qu’il se considérait « simplement comme quelqu’un qui gagne de l’argent illégalement et qui ressent une montée d’adrénaline à chaque intrusion ». Il ne cachait pas sa motivation première : « L’appât du gain ». Il s’est donc depuis fait rattraper par la Pat’ Patrouille.

Interpelé alors « qu’il s’apprêtait à publier d’autres données »

« HexDex a été identifié comme étant un homme né en août 2004 », il « a été interpellé lundi 20 avril 2026, en Vendée, alors même qu’il s’apprêtait à publier d’autres données », indique le parquet de Paris cité par Franceinfo. Toujours selon nos confrères, il « a reconnu l’utilisation de ce pseudonyme […] Son compte sur Darkforum a été saisi, ainsi que son matériel informatique, qui devra être exploité ».

Sur le message publié par les autorités via le profil de HexDex, on peut lire que ce profil « a été saisi par la Brigade de lutte contre la cybercriminalité de la préfecture de police de Paris et la section cyber – J3 du parquet de Paris ». Il est aussi précisé « travail en cours ! ».

Selon l’AFP, « la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) impute aussi à « HexDex » le piratage de données personnelles enregistrées dans la base « Compas », logiciel de ressources humaines du ministère dédié à la gestion des stagiaires du premier et second degré de l’Éducation nationale ». Par contre, les autorités ne font pour le moment aucun lien entre HexDex et la fuite de données à France Titres, avec 11,7 millions de comptes touchés.

HexDex interpellé en France, le hacker revendique des dizaines de cyberattaques

22 avril 2026 à 10:59
HexDown
HexDex interpellé en France, le hacker revendique des dizaines de cyberattaques

Des fédérations sportives, des institutions, des boutiques en ligne… HexDex pirate tout ce qu’il peut et propose ensuite les données à la vente sur des forums. Il a été interpellé par les autorités françaises, en Vendée. Son matériel informatique a été saisi au passage.

Selon plusieurs de nos confrères (notamment Franceinfo, le Parisien et l’AFP), « un homme de 21 ans, soupçonné d’être le pirate informatique HexDex, à l’origine de la publication de nombreuses bases de données volées dans l’Hexagone, a été interpellé lundi 20 avril en Vendée ».

Des dizaines d’exfiltrations de données pour « l’appât du gain »

Le parquet avait ouvert une enquête pour atteintes à un système de traitement automatisé de données suite à une centaine de signalements d’exfiltration de données à partir de décembre 2025 (rappelons que 2025 était déjà une année bien chargée).

Elles étaient revendiquées pour une bonne partie d’entre elles par un pirate sous le pseudo « Hexdex ». Il publiait ses « exploits » sur des forums biens connus des hackers, pirates et autres acteurs de la cybersécurité. Les fuites dont il s’attribuait le « mérite » avaient fait le tour des médias.

Elles concernaient notamment plus d’une dizaine de fédérations sportives, le système d’information sur les armes du ministère de l’Intérieur (SIA), l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), Choisir le service public gouv, etc.

Sur la plateforme Pastebin, HexDex avait répertorié l’ensemble de ses revendications, qui s’approchent de la quarantaine. De plus, il y a quelques semaines, il avait expliqué à Zataz qu’il se considérait « simplement comme quelqu’un qui gagne de l’argent illégalement et qui ressent une montée d’adrénaline à chaque intrusion ». Il ne cachait pas sa motivation première : « L’appât du gain ». Il s’est donc depuis fait rattraper par la Pat’ Patrouille.

Interpelé alors « qu’il s’apprêtait à publier d’autres données »

« HexDex a été identifié comme étant un homme né en août 2004 », il « a été interpellé lundi 20 avril 2026, en Vendée, alors même qu’il s’apprêtait à publier d’autres données », indique le parquet de Paris cité par Franceinfo. Toujours selon nos confrères, il « a reconnu l’utilisation de ce pseudonyme […] Son compte sur Darkforum a été saisi, ainsi que son matériel informatique, qui devra être exploité ».

Sur le message publié par les autorités via le profil de HexDex, on peut lire que ce profil « a été saisi par la Brigade de lutte contre la cybercriminalité de la préfecture de police de Paris et la section cyber – J3 du parquet de Paris ». Il est aussi précisé « travail en cours ! ».

Selon l’AFP, « la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) impute aussi à « HexDex » le piratage de données personnelles enregistrées dans la base « Compas », logiciel de ressources humaines du ministère dédié à la gestion des stagiaires du premier et second degré de l’Éducation nationale ». Par contre, les autorités ne font pour le moment aucun lien entre HexDex et la fuite de données à France Titres, avec 11,7 millions de comptes touchés.

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