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Reçu hier — 23 avril 2026 Actualités numériques

☕️ France TV diffusera bientôt ses journaux et magazines d’info sur YouTube

23 avril 2026 à 10:08


France Télévisions et YouTube ont officialisé jeudi 23 avril un « partenariat stratégique » selon les termes duquel l’audiovisuel public mettra à disposition de la plateforme « l’intégralité des éditions d’information nationale et locale, ainsi que l’ensemble des magazines quotidiens et hebdomadaires d’actualité et d’investigation phares du Groupe ».

France TV procèdera par ailleurs à une « éditorialisation renforcée des contenus » en distribuant ses programmes sur des chaînes dédiées, éventuellement thématisées. Le groupe audiovisuel s’engage par ailleurs à produire des contenus originaux et 100 % natifs.

« Cette collaboration illustre une ambition claire : l’audiovisuel de demain s’articule autour du streaming », commentent les deux acteurs, qui rappellent que YouTube revendique, en France, une audience de 43 millions d’utilisateurs mensuels.

Visuel de l’annonce de l’accord entre France Télévisions et YouTube

« Ce partenariat stratégique avec YouTube accélère la stratégie « streaming first » de France Télévisions. Dans un univers vidéo ultra-concurrentiel et face à l’exposition croissante des Français aux fausses informations, il renforce le rayonnement des contenus d’information de France Télévisions auprès de tous les publics, y compris des plus éloignés des médias traditionnels », commente Delphine Ernotte Cunci, PDG de France Télévisions.

YouTube y gagne de son côté de nouveaux programmes susceptibles de nourrir ses audiences, et concède d’ailleurs à la régie publicitaire du groupe audiovisuel, France TV Publicité, le droit de commercialiser ses propres inventaires (avec, sans doute, une mécanique de rétrocommission). La plateforme indique par ailleurs intégrer France Télévisions au groupe des partenaires qui testent son dispositif Likeness ID, chargé d’essayer de détecter les contenus générés par IA pour prévenir la prolifération des deepfakes.

Ce nouvel accord illustre le virage à l’œuvre dans le monde de l’audiovisuel français vis-à-vis du streaming. Si pendant longtemps, tous les grands groupes ont tenté de capitaliser sur leur propre plateforme de diffusion et de replay (contenus de rattrapage), les digues se lèvent progressivement. Jusqu’ici, les chaînes avaient cependant plutôt tendance à nouer des accords avec des acteurs du streaming payant : France TV a signé avec Amazon Prime Video (y compris pour la fiction), tandis que TF1 arrive bientôt sur Netflix.

☕️ France TV diffusera bientôt ses journaux et magazines d’info sur YouTube

23 avril 2026 à 10:08


France Télévisions et YouTube ont officialisé jeudi 23 avril un « partenariat stratégique » selon les termes duquel l’audiovisuel public mettra à disposition de la plateforme « l’intégralité des éditions d’information nationale et locale, ainsi que l’ensemble des magazines quotidiens et hebdomadaires d’actualité et d’investigation phares du Groupe ».

France TV procèdera par ailleurs à une « éditorialisation renforcée des contenus » en distribuant ses programmes sur des chaînes dédiées, éventuellement thématisées. Le groupe audiovisuel s’engage par ailleurs à produire des contenus originaux et 100 % natifs.

« Cette collaboration illustre une ambition claire : l’audiovisuel de demain s’articule autour du streaming », commentent les deux acteurs, qui rappellent que YouTube revendique, en France, une audience de 43 millions d’utilisateurs mensuels.

Visuel de l’annonce de l’accord entre France Télévisions et YouTube

« Ce partenariat stratégique avec YouTube accélère la stratégie « streaming first » de France Télévisions. Dans un univers vidéo ultra-concurrentiel et face à l’exposition croissante des Français aux fausses informations, il renforce le rayonnement des contenus d’information de France Télévisions auprès de tous les publics, y compris des plus éloignés des médias traditionnels », commente Delphine Ernotte Cunci, PDG de France Télévisions.

YouTube y gagne de son côté de nouveaux programmes susceptibles de nourrir ses audiences, et concède d’ailleurs à la régie publicitaire du groupe audiovisuel, France TV Publicité, le droit de commercialiser ses propres inventaires (avec, sans doute, une mécanique de rétrocommission). La plateforme indique par ailleurs intégrer France Télévisions au groupe des partenaires qui testent son dispositif Likeness ID, chargé d’essayer de détecter les contenus générés par IA pour prévenir la prolifération des deepfakes.

Ce nouvel accord illustre le virage à l’œuvre dans le monde de l’audiovisuel français vis-à-vis du streaming. Si pendant longtemps, tous les grands groupes ont tenté de capitaliser sur leur propre plateforme de diffusion et de replay (contenus de rattrapage), les digues se lèvent progressivement. Jusqu’ici, les chaînes avaient cependant plutôt tendance à nouer des accords avec des acteurs du streaming payant : France TV a signé avec Amazon Prime Video (y compris pour la fiction), tandis que TF1 arrive bientôt sur Netflix.

Scaleway remporte l’hébergement des données de santé à la place de Microsoft

23 avril 2026 à 07:05
Pas mal non ?
Scaleway remporte l’hébergement des données de santé à la place de Microsoft

La ministre de la Santé a annoncé jeudi matin la sélection de Scaleway, filiale du groupe iliad, par la Plateforme des données de santé. Ce fameux « Health Data Hub », qui doit notamment faciliter l’accès aux données de santé à des fins de recherche, était précédemment hébergé par Microsoft.

C’est finalement Scaleway, entité du groupe iliad, qui va reprendre l’hébergement de la Plateforme des données de santé, ou Health Data Hub, qui fonctionnait jusqu’ici sur des infrastructures opérées par Microsoft Azure. L’information a été révélée mercredi dans la soirée par Emile Marzolf de Politico, puis confirmée jeudi 23 avril via un communiqué du HDH et un message de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist :

« Avec le choix de Scaleway par la Plateforme des données de santé, nous faisons le choix d’un cloud souverain pour héberger nos données de santé. Un choix stratégique pour renforcer la sécurité, la confiance et notre indépendance technologique ».

Deux mois et demi de sélection

Les modalités exactes de la migration et le montant du contrat associé n’ont pour l’instant pas été communiqués, mais la Plateforme de santé (PDS) affiche son ambition de pouvoir « gérer en autonomie une copie de la base principale du SNDS [Système national des données de santé] entre la fin de l’année 2026 et le début de l’année 2027 ».

Le Health Data Hub affirme que le processus de sélection a duré deux mois et demi, sous contrôle de l’UGAP et des pouvoirs publics. « Ce travail a permis de partager et de clarifier la spécificité des besoins de la PDS avec plus de 350 exigences techniques », indique-t-il.

Le HDH confirme par ailleurs que plusieurs « offreurs » se sont positionnés sur le dossier, intéressant à la fois par sa surface financière et par la notoriété qu’il renvoie, associée à l’image de souveraineté numérique. Au terme du processus, c’est donc finalement Scaleway, qui n’est pas encore arrivé au terme de la certification SecNumCloud, qui a remporté le morceau.

L’hébergeur s’est lancé dans le processus en janvier 2025, peu de temps après l’obtention de son agrément HDS (Hébergeur de données de santé). Jeudi, il estime par voie de communiqué que le choix de la PDS démontre « la crédibilité de sa trajectoire de qualification SecNumCloud » et confirme que cette dernière est bien indispensable dans le cadre de ce contrat.

OVHcloud allié à Docaposte, Cloud Temple ou Atos faisaient partie des candidats potentiels dont les noms ont circulé dans la presse en début d’année. « La société Bleu, qui réunit Capgemini et Orange pour continuer de vendre en France les services de Microsoft aux administrations de l’Etat grâce au tampon SecNumCloud, n’avait pas candidaté, et n’avait pas même été sollicitée par l’équipe du Health Data Hub », affirme Emile Marzolf.

Épilogue d’une longue polémique ?

Le gouvernement a régulièrement été interpellé sur la décision, formalisée dans la loi en 2019, de confier l’hébergement de la Plateforme de santé à un acteur états-unien. Début février 2026, il s’était engagé à initier une migration vers un hébergeur répondant aux exigences de la certification SecNumCloud avant la fin de l’année, après avoir envisagé une solution intercalaire finalement jugée peu satisfaisante.

L’autorisation donnée par la Cnil avait quant à elle fait l’objet d’une procédure devant le Conseil d’État. Fin mars, ce dernier avait reconnu l’existence d’un risque lié à la portée extraterritoriale des lois états-uniennes, tout en estimant que les garanties apportées par le Health Data Hub étaient suffisantes.

Rappelons que le Health Data Hub prend la forme d’une structure publique, chargée de concevoir et d’opérer la Plateforme des données de santé, un guichet unique permettant aux acteurs de la santé publique, de la recherche ou de l’innovation, d’accéder à des données de santé non nominatives dans un environnement censé bénéficier d’un niveau de contrôle et de sécurité adéquat.

« La PDS et Scaleway s’engagent donc aujourd’hui pour mettre à disposition des acteurs de la recherche et de l’innovation en santé un espace sécurisé capable d’héberger les données de remboursement de l’Assurance maladie et d’autres bases de données de santé d’intérêt », promet le Health Data Hub.

Scaleway remporte l’hébergement des données de santé à la place de Microsoft

23 avril 2026 à 07:05
Pas mal non ?
Scaleway remporte l’hébergement des données de santé à la place de Microsoft

La ministre de la Santé a annoncé jeudi matin la sélection de Scaleway, filiale du groupe iliad, par la Plateforme des données de santé. Ce fameux « Health Data Hub », qui doit notamment faciliter l’accès aux données de santé à des fins de recherche, était précédemment hébergé par Microsoft.

C’est finalement Scaleway, entité du groupe iliad, qui va reprendre l’hébergement de la Plateforme des données de santé, ou Health Data Hub, qui fonctionnait jusqu’ici sur des infrastructures opérées par Microsoft Azure. L’information a été révélée mercredi dans la soirée par Emile Marzolf de Politico, puis confirmée jeudi 23 avril via un communiqué du HDH et un message de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist :

« Avec le choix de Scaleway par la Plateforme des données de santé, nous faisons le choix d’un cloud souverain pour héberger nos données de santé. Un choix stratégique pour renforcer la sécurité, la confiance et notre indépendance technologique ».

Deux mois et demi de sélection

Les modalités exactes de la migration et le montant du contrat associé n’ont pour l’instant pas été communiqués, mais la Plateforme de santé (PDS) affiche son ambition de pouvoir « gérer en autonomie une copie de la base principale du SNDS [Système national des données de santé] entre la fin de l’année 2026 et le début de l’année 2027 ».

Le Health Data Hub affirme que le processus de sélection a duré deux mois et demi, sous contrôle de l’UGAP et des pouvoirs publics. « Ce travail a permis de partager et de clarifier la spécificité des besoins de la PDS avec plus de 350 exigences techniques », indique-t-il.

Le HDH confirme par ailleurs que plusieurs « offreurs » se sont positionnés sur le dossier, intéressant à la fois par sa surface financière et par la notoriété qu’il renvoie, associée à l’image de souveraineté numérique. Au terme du processus, c’est donc finalement Scaleway, qui n’est pas encore arrivé au terme de la certification SecNumCloud, qui a remporté le morceau.

L’hébergeur s’est lancé dans le processus en janvier 2025, peu de temps après l’obtention de son agrément HDS (Hébergeur de données de santé). Jeudi, il estime par voie de communiqué que le choix de la PDS démontre « la crédibilité de sa trajectoire de qualification SecNumCloud » et confirme que cette dernière est bien indispensable dans le cadre de ce contrat.

OVHcloud allié à Docaposte, Cloud Temple ou Atos faisaient partie des candidats potentiels dont les noms ont circulé dans la presse en début d’année. « La société Bleu, qui réunit Capgemini et Orange pour continuer de vendre en France les services de Microsoft aux administrations de l’Etat grâce au tampon SecNumCloud, n’avait pas candidaté, et n’avait pas même été sollicitée par l’équipe du Health Data Hub », affirme Emile Marzolf.

Épilogue d’une longue polémique ?

Le gouvernement a régulièrement été interpellé sur la décision, formalisée dans la loi en 2019, de confier l’hébergement de la Plateforme de santé à un acteur états-unien. Début février 2026, il s’était engagé à initier une migration vers un hébergeur répondant aux exigences de la certification SecNumCloud avant la fin de l’année, après avoir envisagé une solution intercalaire finalement jugée peu satisfaisante.

L’autorisation donnée par la Cnil avait quant à elle fait l’objet d’une procédure devant le Conseil d’État. Fin mars, ce dernier avait reconnu l’existence d’un risque lié à la portée extraterritoriale des lois états-uniennes, tout en estimant que les garanties apportées par le Health Data Hub étaient suffisantes.

Rappelons que le Health Data Hub prend la forme d’une structure publique, chargée de concevoir et d’opérer la Plateforme des données de santé, un guichet unique permettant aux acteurs de la santé publique, de la recherche ou de l’innovation, d’accéder à des données de santé non nominatives dans un environnement censé bénéficier d’un niveau de contrôle et de sécurité adéquat.

« La PDS et Scaleway s’engagent donc aujourd’hui pour mettre à disposition des acteurs de la recherche et de l’innovation en santé un espace sécurisé capable d’héberger les données de remboursement de l’Assurance maladie et d’autres bases de données de santé d’intérêt », promet le Health Data Hub.

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