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Reçu — 29 avril 2026 Actualités numériques

Formule 1, MotoGP : Canal+ fait feu de tout bois pour faire bloquer le streaming pirate

29 avril 2026 à 15:31
Lâche ce rocher, Sisyphe
Formule 1, MotoGP : Canal+ fait feu de tout bois pour faire bloquer le streaming pirate

Canal+ vient d’obtenir du tribunal judiciaire de Paris une salve de décisions ordonnant la mise en œuvre de mesures de blocage portant sur une vingtaine de sites de streaming donnant accès aux retransmissions de la saison en cours de Formule 1 et de MotoGP. Comme dans le foot, Canal+ ratisse large pour défendre ses droits, avec des procédures qui visent opérateurs, moteurs de recherche, fournisseurs de DNS alternatifs et VPN.

Cette nouvelle salve de décisions n’endiguera pas définitivement le phénomène, mais elle devrait conforter Canal+ dans sa volonté de porter le fer aussi souvent que possible pour faire valoir ses droits. Le groupe audiovisuel a en effet obtenu le 17 avril dernier une salve de décisions de justice ordonnant le blocage d’une vingtaine de sites et miroirs de sites diffusant, en streaming (direct ou différé), des compétitions dont il a acquis les droits.

Deux procédures parallèles visaient à défendre la retransmission de la saison 2026 de Formule 1 (du 6 mars au 6 décembre 2026) et son équivalent dans le monde de la moto, le MotoGP, organisé entre le 27 février et le 22 novembre 2026.

Concernant la Formule 1, le tribunal judiciaire de Paris prononce ainsi le blocage sous trois jours des sites suivants :

  1. antenawest.store
  2. antenapluto.store
  3. antenasouth.store
  4. huhu.to
  5. daddylive3.com
  6. rereyano.ru
  7. telestream.mom
  8. kondoplay.cfd
  9. epicplayplay.cfd
  10. lefttoplay.xyz
  11. hoca6.com
  12. rightflourish.net
  13. iptvs.pw
  14. outfitreferee.net
  15. iptvsupra.com
  16. d4ktv.info
  17. king365tv.me
  18. top1iptv.my
  19. smartbox-tv.com
  20. marcobox.in

Un processus désormais bien rodé

Historiquement très impliqué dans la lutte contre le piratage, Canal+ entreprend depuis plusieurs années d’endiguer, à défaut de pouvoir l’interrompre, le streaming illégal. Pour ce faire, le groupe a procédé par étape, en superposant des demandes de blocage visant à prévenir, l’une après l’autre, les mesures de contournement technique.

Soutenu par la loi Arcom d’octobre 2021 puis par l’article L333-10 du Code du Sport, le groupe a d’abord sonné la charge à partir de 2022 en saisissant la justice pour obtenir le blocage de sites pirates par les fournisseurs d’accès à Internet, puis le déréférencement par les moteurs de recherche l’année suivante. Il a ensuite progressivement étendu la portée de ses demandes aux fournisseurs de DNS alternatifs (Google, Cloudflare, etc.) en 2024, puis aux solutions de type VPN ou proxy en 2025, en vertu du DSA.

Rappelons que depuis 2022, ce blocage est fait sous forme d’injonctions « dynamiques » : le juge délivre d’abord une ordonnance enjoignant le blocage d’une liste de sites donnée, pour la durée de la compétition sportive concernée. Le titulaire de droits peut ensuite demander à l’Arcom d’actualiser ou d’étendre cette liste pour prendre en compte les miroirs ou nouveaux sites qu’il aurait découverts, sans qu’il soit nécessaire de retourner devant la justice.

Rappel du principe de l’injonction dynamique selon l’Arcom

C’est le caractère dynamique de ce dispositif qui explique l’explosion du nombre de noms de domaine bloqués par l’Arcom : l’Autorité issue du rapprochement entre le CSA et la Hadopi en référençait ainsi plus de 15 000 depuis 2022 dans son bilan de sa lutte contre le piratage des contenus culturels et sportifs publié fin mars.

Canal+ empile les demandes

Du côté de Canal+, représenté par ici par deux de ses entités, la méthode est désormais largement rodée, comme en témoigne l’une des 18 décisions datées du 17 avril qui incarnent cette double offensive centrée sur la F1 et le MotoGP (voir un exemple). Toutes suivent le même déroulé.

Entre octobre et novembre, Canal+ fait réaliser via l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA) des procès verbaux constatant que les sites litigieux diffusent un flux identique à celui des chaînes du groupe au moment des compétitions concernées. Sur la base de ces PV, Canal+ obtient en décembre 2025 l’autorisation d’assigner l’ensemble des prestataires concernés par l’éventail de ses demandes de blocage (opérateurs et FAI, moteurs de recherche, VPN et assimilés) selon une procédure accélérée au fond. L’audience et les décisions s’enchaînent dans un délai d’environ quatre mois.

À quelques menus détails près, la teneur des échanges et de la décision finale reprennent ce que l’on a pu lire dans les textes liés au précédent épisode déclenché par Canal+, lié cette fois à la Ligue des champions 2025/2026, et jugé le 19 décembre dernier.

Pour la F1 comme pour le MotoGP, le tribunal reconnait que Canal+ a bien qualité à agir, et ordonne aux intermédiaire concernés la mise en place, sous trois jours, de toutes mesures de blocage ou de déréférencement propres à empêcher « l’accès aux sites et services IPTV identifiés ci-dessus ainsi qu’aux sites et services IPTV non encore identifiés à la date de la présente décision », et ce « jusqu’à la date de la dernière course de la compétition ».

Au gré des saisons sportives, le nombre d’ordonnances et de décisions augmente, à mesure que Canal+ essaie de combler les trous dans la raquette technique du blocage. Sur cette dernière salve, le groupe audiovisuel obtient des mesures de blocage de la part des principaux opérateurs (en métropole comme dans les DROM-COM) et de Google et Microsoft pour la recherche. Il fait également mouche côté VPN avec un trio de décisions adressées à Proton, NordVPN, Surfshark, Cyberghost et ExpressVPN.

Enfin, Canal+ remet le couvert côté résolveurs DNS alternatifs en visant notamment Cloudflare et Quad9. Le groupe se félicitait d’ailleurs fin mars que les décisions de première instance déjà obtenues à ce niveau aient été confirmées par la cour d’appel de Paris le 27 mars dernier.

Toujours en attente du blocage par adresse IP

Du point de vue des ayant-droits, la prochaine étape majeure est désormais dans les mains du gouvernement. La proposition de loi « relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel » adoptée par le Sénat en juin 2025 et transmise à l’Assemblée nationale comporte en effet un chapitre spécifiquement consacré au renforcement de la lutte contre le piratage des contenus sportifs.

Dans sa version actuelle, le texte prévoit notamment que les titulaires de droit puissent communiquer à l’Arcom, selon des modalités définies par cette dernière, « les données d’identification permettant d’assurer la mise en œuvre sans délai » de mesures de blocage. Dit autrement, un groupe comme Canal+ pourrait relever en direct l’adresse IP des sites qui diffusent les compétitions dont il a acheté les droits, et obtenir un blocage immédiat de la part des intermédiaires techniques concernés.

« La reprise de l’examen parlementaire de ces dispositions, à l’Assemblée nationale, pourrait également être l’occasion de compléter le texte pour doter l’Arcom d’un pouvoir coercitif de sanction (et pas seulement d’injonction) pour faire appliquer les demandes de blocages DNS que nous notifions, compte tenu des difficultés d’exécution que nous rencontrons avec certains VPN et certains DNS alternatifs », déclarait à ce sujet Martin Ajdari, président de l’Arcom, le 23 mars dernier, en conclusion du forum de l’Association pour la protection des programmes sportifs (APPS).

L’examen à l’Assemblée nationale devrait, sauf bouleversement du calendrier, débuter le 18 mai prochain, a affirmé mi-avril la ministre des Sports Marina Ferrari. À temps, peut-être, pour la saison 2026 - 2027.

Formule 1, MotoGP : Canal+ fait feu de tout bois pour faire bloquer le streaming pirate

29 avril 2026 à 15:31
Lâche ce rocher, Sisyphe
Formule 1, MotoGP : Canal+ fait feu de tout bois pour faire bloquer le streaming pirate

Canal+ vient d’obtenir du tribunal judiciaire de Paris une salve de décisions ordonnant la mise en œuvre de mesures de blocage portant sur une vingtaine de sites de streaming donnant accès aux retransmissions de la saison en cours de Formule 1 et de MotoGP. Comme dans le foot, Canal+ ratisse large pour défendre ses droits, avec des procédures qui visent opérateurs, moteurs de recherche, fournisseurs de DNS alternatifs et VPN.

Cette nouvelle salve de décisions n’endiguera pas définitivement le phénomène, mais elle devrait conforter Canal+ dans sa volonté de porter le fer aussi souvent que possible pour faire valoir ses droits. Le groupe audiovisuel a en effet obtenu le 17 avril dernier une salve de décisions de justice ordonnant le blocage d’une vingtaine de sites et miroirs de sites diffusant, en streaming (direct ou différé), des compétitions dont il a acquis les droits.

Deux procédures parallèles visaient à défendre la retransmission de la saison 2026 de Formule 1 (du 6 mars au 6 décembre 2026) et son équivalent dans le monde de la moto, le MotoGP, organisé entre le 27 février et le 22 novembre 2026.

Concernant la Formule 1, le tribunal judiciaire de Paris prononce ainsi le blocage sous trois jours des sites suivants :

  1. antenawest.store
  2. antenapluto.store
  3. antenasouth.store
  4. huhu.to
  5. daddylive3.com
  6. rereyano.ru
  7. telestream.mom
  8. kondoplay.cfd
  9. epicplayplay.cfd
  10. lefttoplay.xyz
  11. hoca6.com
  12. rightflourish.net
  13. iptvs.pw
  14. outfitreferee.net
  15. iptvsupra.com
  16. d4ktv.info
  17. king365tv.me
  18. top1iptv.my
  19. smartbox-tv.com
  20. marcobox.in

Un processus désormais bien rodé

Historiquement très impliqué dans la lutte contre le piratage, Canal+ entreprend depuis plusieurs années d’endiguer, à défaut de pouvoir l’interrompre, le streaming illégal. Pour ce faire, le groupe a procédé par étape, en superposant des demandes de blocage visant à prévenir, l’une après l’autre, les mesures de contournement technique.

Soutenu par la loi Arcom d’octobre 2021 puis par l’article L333-10 du Code du Sport, le groupe a d’abord sonné la charge à partir de 2022 en saisissant la justice pour obtenir le blocage de sites pirates par les fournisseurs d’accès à Internet, puis le déréférencement par les moteurs de recherche l’année suivante. Il a ensuite progressivement étendu la portée de ses demandes aux fournisseurs de DNS alternatifs (Google, Cloudflare, etc.) en 2024, puis aux solutions de type VPN ou proxy en 2025, en vertu du DSA.

Rappelons que depuis 2022, ce blocage est fait sous forme d’injonctions « dynamiques » : le juge délivre d’abord une ordonnance enjoignant le blocage d’une liste de sites donnée, pour la durée de la compétition sportive concernée. Le titulaire de droits peut ensuite demander à l’Arcom d’actualiser ou d’étendre cette liste pour prendre en compte les miroirs ou nouveaux sites qu’il aurait découverts, sans qu’il soit nécessaire de retourner devant la justice.

Rappel du principe de l’injonction dynamique selon l’Arcom

C’est le caractère dynamique de ce dispositif qui explique l’explosion du nombre de noms de domaine bloqués par l’Arcom : l’Autorité issue du rapprochement entre le CSA et la Hadopi en référençait ainsi plus de 15 000 depuis 2022 dans son bilan de sa lutte contre le piratage des contenus culturels et sportifs publié fin mars.

Canal+ empile les demandes

Du côté de Canal+, représenté par ici par deux de ses entités, la méthode est désormais largement rodée, comme en témoigne l’une des 18 décisions datées du 17 avril qui incarnent cette double offensive centrée sur la F1 et le MotoGP (voir un exemple). Toutes suivent le même déroulé.

Entre octobre et novembre, Canal+ fait réaliser via l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA) des procès verbaux constatant que les sites litigieux diffusent un flux identique à celui des chaînes du groupe au moment des compétitions concernées. Sur la base de ces PV, Canal+ obtient en décembre 2025 l’autorisation d’assigner l’ensemble des prestataires concernés par l’éventail de ses demandes de blocage (opérateurs et FAI, moteurs de recherche, VPN et assimilés) selon une procédure accélérée au fond. L’audience et les décisions s’enchaînent dans un délai d’environ quatre mois.

À quelques menus détails près, la teneur des échanges et de la décision finale reprennent ce que l’on a pu lire dans les textes liés au précédent épisode déclenché par Canal+, lié cette fois à la Ligue des champions 2025/2026, et jugé le 19 décembre dernier.

Pour la F1 comme pour le MotoGP, le tribunal reconnait que Canal+ a bien qualité à agir, et ordonne aux intermédiaire concernés la mise en place, sous trois jours, de toutes mesures de blocage ou de déréférencement propres à empêcher « l’accès aux sites et services IPTV identifiés ci-dessus ainsi qu’aux sites et services IPTV non encore identifiés à la date de la présente décision », et ce « jusqu’à la date de la dernière course de la compétition ».

Au gré des saisons sportives, le nombre d’ordonnances et de décisions augmente, à mesure que Canal+ essaie de combler les trous dans la raquette technique du blocage. Sur cette dernière salve, le groupe audiovisuel obtient des mesures de blocage de la part des principaux opérateurs (en métropole comme dans les DROM-COM) et de Google et Microsoft pour la recherche. Il fait également mouche côté VPN avec un trio de décisions adressées à Proton, NordVPN, Surfshark, Cyberghost et ExpressVPN.

Enfin, Canal+ remet le couvert côté résolveurs DNS alternatifs en visant notamment Cloudflare et Quad9. Le groupe se félicitait d’ailleurs fin mars que les décisions de première instance déjà obtenues à ce niveau aient été confirmées par la cour d’appel de Paris le 27 mars dernier.

Toujours en attente du blocage par adresse IP

Du point de vue des ayant-droits, la prochaine étape majeure est désormais dans les mains du gouvernement. La proposition de loi « relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel » adoptée par le Sénat en juin 2025 et transmise à l’Assemblée nationale comporte en effet un chapitre spécifiquement consacré au renforcement de la lutte contre le piratage des contenus sportifs.

Dans sa version actuelle, le texte prévoit notamment que les titulaires de droit puissent communiquer à l’Arcom, selon des modalités définies par cette dernière, « les données d’identification permettant d’assurer la mise en œuvre sans délai » de mesures de blocage. Dit autrement, un groupe comme Canal+ pourrait relever en direct l’adresse IP des sites qui diffusent les compétitions dont il a acheté les droits, et obtenir un blocage immédiat de la part des intermédiaires techniques concernés.

« La reprise de l’examen parlementaire de ces dispositions, à l’Assemblée nationale, pourrait également être l’occasion de compléter le texte pour doter l’Arcom d’un pouvoir coercitif de sanction (et pas seulement d’injonction) pour faire appliquer les demandes de blocages DNS que nous notifions, compte tenu des difficultés d’exécution que nous rencontrons avec certains VPN et certains DNS alternatifs », déclarait à ce sujet Martin Ajdari, président de l’Arcom, le 23 mars dernier, en conclusion du forum de l’Association pour la protection des programmes sportifs (APPS).

L’examen à l’Assemblée nationale devrait, sauf bouleversement du calendrier, débuter le 18 mai prochain, a affirmé mi-avril la ministre des Sports Marina Ferrari. À temps, peut-être, pour la saison 2026 - 2027.

☕️ Serveurs web : correction en urgence de vulnérabilités au niveau de cPanel et WHM

29 avril 2026 à 06:39


L’alerte n’a été que de courte durée, mais elle était de nature à donner quelques sueurs froides aux hébergeurs qui exploitent les panneaux de contrôle cPanel et WHM (Web Host Manager). Mardi 28 avril vers 22 heures (heure de Paris), l’éditeur de cPanel a publié un bulletin de sécurité relatif à un problème de sécurité affectant toutes les versions courantes du logiciel, et concernant différents chemins d’authentification.

Affirmant travailler sur un correctif en urgence, il a indiqué : « En attendant, bloquer l’accès aux ports TCP 2083/2087 via un pare-feu empêchera tout accès non autorisé, mais restreindra également tout autre accès au panneau de contrôle. Il s’agit actuellement de la meilleure solution pour sécuriser vos serveurs jusqu’à la disponibilité du correctif ».

Plusieurs hébergeurs exploitant cPanel ont réagi dans la foulée en suspendant l’accès au logiciel.

« Nous avons proactivement bloqué l’accès à cPanel et WHM sur l’ensemble de notre parc d’hébergement par mesure préventive. C’est la mesure d’atténuation que cPanel recommande elle-même, et c’est actuellement la façon la plus efficace de protéger chaque compte sur chaque serveur WHC jusqu’à la livraison d’un correctif permanent », a par exemple indiqué le canadien WHC.

Même son de cloche chez les Français d’o2switch, sur X : « Malheureusement, l’accès à vos interfaces cPanel est donc impossible tant que l’incident ne sera pas terminé. Cela concerne cPanel au sens large : l’interface technique, les webmails, les webdisks. Dès mise à disposition d’un patch d’urgence par l’éditeur, nous déploierons sur l’intégralité de l’infrastructure ».

Le correctif a été livré environ trois heures après la publication de la première alerte, et largement déployé dans la foulée. « Si vous exploitez un serveur cPanel autogéré ou si vous n’autorisez pas WHC à accéder directement à vos systèmes, vous devez mettre à jour cPanel vous-même dès que possible, ou contacter le support », précise l’hébergeur canadien.

Pour exécuter le correctif, lancez la commande suivante depuis la ligne de commande /scripts/upcp --force.

Capture d’écran de l’alerte cPanel du 28 avril, qui n’a pour l’instant pas fait l’objet d’une CVE

☕️ Serveurs web : correction en urgence de vulnérabilités au niveau de cPanel et WHM

29 avril 2026 à 06:39


L’alerte n’a été que de courte durée, mais elle était de nature à donner quelques sueurs froides aux hébergeurs qui exploitent les panneaux de contrôle cPanel et WHM (Web Host Manager). Mardi 28 avril vers 22 heures (heure de Paris), l’éditeur de cPanel a publié un bulletin de sécurité relatif à un problème de sécurité affectant toutes les versions courantes du logiciel, et concernant différents chemins d’authentification.

Affirmant travailler sur un correctif en urgence, il a indiqué : « En attendant, bloquer l’accès aux ports TCP 2083/2087 via un pare-feu empêchera tout accès non autorisé, mais restreindra également tout autre accès au panneau de contrôle. Il s’agit actuellement de la meilleure solution pour sécuriser vos serveurs jusqu’à la disponibilité du correctif ».

Plusieurs hébergeurs exploitant cPanel ont réagi dans la foulée en suspendant l’accès au logiciel.

« Nous avons proactivement bloqué l’accès à cPanel et WHM sur l’ensemble de notre parc d’hébergement par mesure préventive. C’est la mesure d’atténuation que cPanel recommande elle-même, et c’est actuellement la façon la plus efficace de protéger chaque compte sur chaque serveur WHC jusqu’à la livraison d’un correctif permanent », a par exemple indiqué le canadien WHC.

Même son de cloche chez les Français d’o2switch, sur X : « Malheureusement, l’accès à vos interfaces cPanel est donc impossible tant que l’incident ne sera pas terminé. Cela concerne cPanel au sens large : l’interface technique, les webmails, les webdisks. Dès mise à disposition d’un patch d’urgence par l’éditeur, nous déploierons sur l’intégralité de l’infrastructure ».

Le correctif a été livré environ trois heures après la publication de la première alerte, et largement déployé dans la foulée. « Si vous exploitez un serveur cPanel autogéré ou si vous n’autorisez pas WHC à accéder directement à vos systèmes, vous devez mettre à jour cPanel vous-même dès que possible, ou contacter le support », précise l’hébergeur canadien.

Pour exécuter le correctif, lancez la commande suivante depuis la ligne de commande /scripts/upcp --force.

Capture d’écran de l’alerte cPanel du 28 avril, qui n’a pour l’instant pas fait l’objet d’une CVE

☕️ Ancien de Cloudflare et AWS, Boris Lecoeur prend la tête de Qwant et Shadow

29 avril 2026 à 06:00


Symfonium, la coentreprise montée par les frères Klaba en 2023 avec le soutien financier de la Banque des territoires (25 % du capital), accueillera le 11 mai prochain son nouveau directeur général, Boris Lecoeur. Ancien dirigeant d’AWS France puis de Cloudflare France, il aura la charge de piloter cette entreprise qui rassemble le moteur de recherche Qwant et le service de cloud gaming/desktop Shadow.

« Son profil, à la croisée de la technologie, du produit et du développement commercial, est pleinement aligné avec les ambitions de croissance que nous portons pour Qwant et Shadow dans les prochaines années », salue Octave Klaba, président fondateur de Synfonium (et par ailleurs CEO d’OVHcloud) dans un communiqué.

Boris Lecoeur remplacera donc Olivier Abecassis, arrivé à la tête de Qwant en octobre 2023 et artisan du rapprochement initié avec Ecosia au sein de la coentreprise European Search Perspective. Les raisons du départ de ce dernier ne sont pas expliquées, Octave Klaba se contentant simplement de le remercier « chaleureusement » pour le « travail remarquable accompli ces dernières années ».

Qwant intègre une IA sous forme de chatbot

« Synfonium dispose d’atouts uniques en Europe : une technologie de recherche indépendante avec Qwant et une plateforme de capacité de calcul avec Shadow. Mon rôle est désormais d’aider les équipes à transformer ces fondations en produits utilisés à grande échelle par les entreprises, les développeurs et les acteurs de l’intelligence artificielle en Europe », déclare de son côté le nouveau DG.

La stratégie dessinée par Synfonium dans son communiqué confirme une logique similaire pour les deux entreprises, à savoir développer une brique de services qui puisse à la fois se décliner dans des usages grand public (le cloud gaming, la recherche en ligne, depuis peu assistée par IA) et des débouchés sur le marché entreprise (cloud desktop et mise à disposition de GPU pour de l’inférence côté Shadow, création d’une API de recherche destinée aux acteurs de l’IA baptisée Staan pour Qwant).

« Ces deux dynamiques convergent au sein de Synfonium pour former un ensemble industriel européen capable d’adresser, de bout en bout, les enjeux de la recherche, de la donnée et du calcul à l’ère de l’IA », affirme l’entreprise.

☕️ Ancien de Cloudflare et AWS, Boris Lecoeur prend la tête de Qwant et Shadow

29 avril 2026 à 06:00


Symfonium, la coentreprise montée par les frères Klaba en 2023 avec le soutien financier de la Banque des territoires (25 % du capital), accueillera le 11 mai prochain son nouveau directeur général, Boris Lecoeur. Ancien dirigeant d’AWS France puis de Cloudflare France, il aura la charge de piloter cette entreprise qui rassemble le moteur de recherche Qwant et le service de cloud gaming/desktop Shadow.

« Son profil, à la croisée de la technologie, du produit et du développement commercial, est pleinement aligné avec les ambitions de croissance que nous portons pour Qwant et Shadow dans les prochaines années », salue Octave Klaba, président fondateur de Synfonium (et par ailleurs CEO d’OVHcloud) dans un communiqué.

Boris Lecoeur remplacera donc Olivier Abecassis, arrivé à la tête de Qwant en octobre 2023 et artisan du rapprochement initié avec Ecosia au sein de la coentreprise European Search Perspective. Les raisons du départ de ce dernier ne sont pas expliquées, Octave Klaba se contentant simplement de le remercier « chaleureusement » pour le « travail remarquable accompli ces dernières années ».

Qwant intègre une IA sous forme de chatbot

« Synfonium dispose d’atouts uniques en Europe : une technologie de recherche indépendante avec Qwant et une plateforme de capacité de calcul avec Shadow. Mon rôle est désormais d’aider les équipes à transformer ces fondations en produits utilisés à grande échelle par les entreprises, les développeurs et les acteurs de l’intelligence artificielle en Europe », déclare de son côté le nouveau DG.

La stratégie dessinée par Synfonium dans son communiqué confirme une logique similaire pour les deux entreprises, à savoir développer une brique de services qui puisse à la fois se décliner dans des usages grand public (le cloud gaming, la recherche en ligne, depuis peu assistée par IA) et des débouchés sur le marché entreprise (cloud desktop et mise à disposition de GPU pour de l’inférence côté Shadow, création d’une API de recherche destinée aux acteurs de l’IA baptisée Staan pour Qwant).

« Ces deux dynamiques convergent au sein de Synfonium pour former un ensemble industriel européen capable d’adresser, de bout en bout, les enjeux de la recherche, de la donnée et du calcul à l’ère de l’IA », affirme l’entreprise.

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