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Reçu — 30 avril 2026 Actualités numériques

Dopés par l’IA, les géants du cloud projettent 700 milliards $ d’investissements en 2026

30 avril 2026 à 14:16
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Dopés par l’IA, les géants du cloud projettent 700 milliards $ d’investissements en 2026

Microsoft, Meta, Amazon et Alphabet (Google) ont tous quatre profité de la publication de leurs résultats financiers pour annoncer, mercredi, une révision à la hausse de leurs investissements en direction de l’IA. Les enveloppes prévisionnelles cumulées représentent désormais plus de 700 milliards de dollars sur l’année.

S’il y a une bulle de l’IA, elle n’affecte pas encore les performances des grands noms de la tech. Dans une rare publication simultanée de résultats financiers, les quatre groupes ont en effet fait état, mercredi 29 avril, de résultats supérieurs aux attentes pour toutes les activités liées au cloud, c’est-à-dire à la mise à disposition d’infrastructures, de logiciels ou de services informatiques.

Le chiffre d’affaires cloud s’envole

Au jeu de la croissance, Google Cloud affiche (PDF) des chiffres particulièrement impressionnants, avec un chiffre d’affaires qui passe de 12,26 milliards à 20 milliards de dollars sur le seul premier trimestre, soit une augmentation de l’ordre de 60 %. Et la division affiche des perspectives solides, avec un carnet de commandes supérieur à 460 milliards de dollars selon le groupe.

La hausse est moins marquée sur les autres activités, mais elle se révèle néanmoins très soutenue sur la publicité liée au search (+ 20 % sur un an, à 60 milliards de dollars). La maison mère Alphabet conclut de ce fait le trimestre sur un chiffre d’affaires de près de 110 milliards de dollars, en hausse de 22 % sur un an.

Pour Alphabet, c’est l’intelligence artificielle qui sous-tend cette croissance, et pas uniquement dans le cloud. La publicité en ligne ou les investissements sur YouTube profiteraient eux aussi d’une accélération due à la démocratisation des outils d’automatisation dans les processus d’achat, notamment programmatiques.

Sundar Pichai attribue une part significative de ce succès à la surface couverte par Google. « Ces résultats exceptionnels reposent sur notre approche intégrée et différenciée. Nos modèles propriétaires, comme Gemini, traitent désormais plus de 16 milliards de jetons par minute via l’utilisation directe de l’API par nos clients, soit une hausse de 60 % par rapport au trimestre précédent. »

Amazon, leader du marché, n’est pas en reste. Ses résultats (PDF) font ressortir une activité en hausse de 28 % sur un an pour la branche AWS (Amazon Web Services), soit la croissance la plus importante enregistrée sur les 15 derniers trimestres, souligne le groupe. Son chiffre d’affaires s’établit ainsi à 37,6 milliards de dollars sur les trois premiers mois de l’année, contre 29,3 milliards un an plus tôt.

L’IA comme moteur de la croissance

Sur le volet cloud, Amazon souligne que le trimestre lui a permis de nouer une trentaine d’accords industriels autour du cloud avec des acteurs de premier plan, au premier rang desquels on trouve plusieurs locomotives de la scène IA dont OpenAI, Anthropic, NVIDIA, mais aussi Meta, l’armée américaine ou le français Veolia.

Pour ne rien gâcher, Amazon affiche également une montée en puissance continue dans le domaine des semiconducteurs, qui lui permet d’être à la fois son propre fournisseur et son premier client. L’activité représente désormais une projection de chiffre d’affaires annuel à plus de 20 milliards de dollars, souligne le groupe, à qui l’on prête l’intention d’ouvrir son carnet de commandes à des tiers.

Là aussi, l’IA est présentée comme l’un des catalyseurs de l’activité AWS, dont la division spécialisée, Bedrock, a traité sur le trimestre plus de tokens « que toutes les années précédentes réunies ».


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☕️ 45 ans plus tard, Microsoft publie le code source de 86-DOS 1.00

30 avril 2026 à 08:36


Quand la publication d’une archive prend des accents de découverte archéologique : Microsoft a annoncé lundi 28 avril la publication du « plus ancien code source DOS jamais découvert ». Le code en question fait effectivement figure d’antiquité à l’échelle de l’informatique moderne : il est daté du 28 avril 1981, et recouvre le noyau ainsi que certains composants clés de 86-DOS 1.00, le système d’exploitation écrit par Tim Paterson qui donnera naissance, quelques mois plus tard, à la première mouture de MS-DOS.

Hébergé sur GitHub, le répertoire dédié est baptisé « Paterson Listings », en référence aux sorties papier d’imprimante qui ont permis à ces lignes de code historiques de traverser l’histoire. Ce projet de conservation prend en effet naissance dans un email de Tim Paterson à Len Shustek, ancien président du conseil d’administration du célèbre Computer History Museum de Mountain View, en Californie.

Paterson y explique avoir retrouvé le code source de certaines des premières versions de MS-DOS, progressivement mises à disposition du public via le site du musée, puis directement sur GitHub par Microsoft en 2018. Dans cet email, Paterson signale aussi avoir retrouvé « une pile de 15 cm d’impressions de listes d’assembleur pour certains de ces programmes et probablement d’autres programmes connexes ».

C’est la numérisation de cette pile de papier qui permet aujourd’hui la publication, sous licence MIT, du code source de 86-DOS 1.00, de son noyau, et de certains utilitaires comme CHKDSK. La valeur de l’ensemble dépasse largement la simple capacité à compiler une vénérable antiquité logicielle, selon Microsoft :

« Il est également important de noter que ces documents ne sont pas de simples versions de système d’exploitation au sens traditionnel du terme. Dans plusieurs cas, il s’agit de documents représentant des états de travail à un instant T et des notes manuscrites, conservées par Tim Paterson lui-même. On peut les comparer à un historique des modifications d’un dépôt Git. Ils retracent la chronologie des changements, indiquant quelles fonctionnalités ont été implémentées, à quel moment, quelles erreurs ont été commises et comment elles ont été corrigées. »

Les archives de Tim Paterson sont diffusées à la fois sous forme de scans des sorties papier, et sous forme de code, récupéré via OCR.

Extrait des premières lignes du code de 86-DOS 1.0

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Quand la publication d’une archive prend des accents de découverte archéologique : Microsoft a annoncé lundi 28 avril la publication du « plus ancien code source DOS jamais découvert ». Le code en question fait effectivement figure d’antiquité à l’échelle de l’informatique moderne : il est daté du 28 avril 1981, et recouvre le noyau ainsi que certains composants clés de 86-DOS 1.00, le système d’exploitation écrit par Tim Paterson qui donnera naissance, quelques mois plus tard, à la première mouture de MS-DOS.

Hébergé sur GitHub, le répertoire dédié est baptisé « Paterson Listings », en référence aux sorties papier d’imprimante qui ont permis à ces lignes de code historiques de traverser l’histoire. Ce projet de conservation prend en effet naissance dans un email de Tim Paterson à Len Shustek, ancien président du conseil d’administration du célèbre Computer History Museum de Mountain View, en Californie.

Paterson y explique avoir retrouvé le code source de certaines des premières versions de MS-DOS, progressivement mises à disposition du public via le site du musée, puis directement sur GitHub par Microsoft en 2018. Dans cet email, Paterson signale aussi avoir retrouvé « une pile de 15 cm d’impressions de listes d’assembleur pour certains de ces programmes et probablement d’autres programmes connexes ».

C’est la numérisation de cette pile de papier qui permet aujourd’hui la publication, sous licence MIT, du code source de 86-DOS 1.00, de son noyau, et de certains utilitaires comme CHKDSK. La valeur de l’ensemble dépasse largement la simple capacité à compiler une vénérable antiquité logicielle, selon Microsoft :

« Il est également important de noter que ces documents ne sont pas de simples versions de système d’exploitation au sens traditionnel du terme. Dans plusieurs cas, il s’agit de documents représentant des états de travail à un instant T et des notes manuscrites, conservées par Tim Paterson lui-même. On peut les comparer à un historique des modifications d’un dépôt Git. Ils retracent la chronologie des changements, indiquant quelles fonctionnalités ont été implémentées, à quel moment, quelles erreurs ont été commises et comment elles ont été corrigées. »

Les archives de Tim Paterson sont diffusées à la fois sous forme de scans des sorties papier, et sous forme de code, récupéré via OCR.

Extrait des premières lignes du code de 86-DOS 1.0

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