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Reçu — 25 mai 2026 LinuxFr.org : les dépêches

Sortie de Tryton 8.0

Le 20 avril 2026 est sortie la version 8.0 de long support de Tryton un progiciel de gestion intégré modulaire et multiplate-forme.

Tryton

La version 8.0 de Tryton s'inscrit dans la continuité des versions précédentes en améliorant la stabilité, les performances et les fonctionnalités (dont ci-dessous les principales).
Cette version a un support long de cinq ans comparé à une année pour version précédentes.

Interface et usage quotidien

Quand un champ a été modifié par les actions de l'utilisateur, il est identifié afin de permettre une vérification visuelle avant de sauvegarder.

Champ langue du tiers modifié

Les onglets peuvent être réorganisés maintenant aussi pour le client web et l'action de déconnexion est désormais dans le même menu qui contient déjà les notifications et les préférences utilisateurs afin de donner encore plus d'espace dans l'entête pour les onglets.

Modules métiers

Sur le plan fonctionnel, la version 8.0 s'enrichit avec de nouveaux modules : gestion des chèques, gestion des accises et suivi d’alcool ainsi que le suivi de la vente de service par des tâches de projet.

Les modules comptables espagnols et allemands ont été sortis du dépôt standard afin d'être gérés plus simplement par la communauté.

Administration et développement

La version 8.0 ajoute le support de Python 3.14 et arrête celui de Python 3.9.
La librairie psycopg est mise à jour à la version 3 ce qui permet d'envoyer les requêtes SQL et leurs paramètres séparément et ainsi lever les limitations sur la taille des paramètres (entre autre le nombre d'IDs dans les clause column IN (...)).

Il est maintenant possible de définir des champs Function (c-à-d calculés par l'ORM) uniquement par une expression SQL. Cette expression sera utilisée pour la lecture, la recherche et le tri.

La définition des modules a été améliorée pour permettre l'utilisation de sous-répertoires plus facilement. En effet, on peut maintenant créer un fichier tryton.cfg dans un sous-répertoire et utiliser un chemin relatif depuis celui-ci vers ses fichiers ressources.

Une API REST a été ajoutée au serveur et une librairie cliente naiad a été publiée. Elle permet de remplacer l'utilisation du module trytond directement pour la création d'applications connexes telles que des sites web. C'est une architecture plus flexible que celle utilisée jusqu'à maintenant comme dans le module flask-tryton.

Les sessions pour le client web sont maintenant stockées comme cookie pour plus de sécurité.
Le client web utilise à présent uniquement des chemins relatifs, ce qui permet de le servir depuis un sous-répertoire.

Appel à sponsor

Pour préparer l'obligation de facturation électronique en France, un appel à sponsor a été lancé pour intégrer la plateforme agrée SUPER PDP.

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Reçu — 10 mai 2026 LinuxFr.org : les dépêches

Orbitiny, un bureau Linux portable qui se lance comme une appli et qui n’a rien demandé à personne

Orbitiny est un bureau Linux portable qui se lance comme une appli et qui ne joue pas dans la même catégorie.

Un bureau qui tourne au-dessus d’un autre, et ce n’est pas une blague

Dans l’écosystème des environnements de bureau Linux, on connaît les approches classiques, un gestionnaire de fenêtres, un compositeur, un panel, un menu, des services de session. Orbitiny arrive avec une idée qui semble contre nature, un bureau complet qui se lance comme une simple application, au-dessus de votre environnement actuel, sans remplacer quoi que ce soit, sans ouvrir une nouvelle session, sans toucher à votre configuration.

On clique, et un deuxième bureau apparaît, avec son propre panel, son propre menu, son propre gestionnaire de fichiers, comme une couche graphique autonome qui s’empile sur la première. C’est inhabituel, mais ça fonctionne.

Comment ça marche réellement, sous le capot

Orbitiny n’utilise pas KWin, Mutter ou Openbox. Il embarque son propre mini gestionnaire de fenêtres, écrit en Qt et C++, qui ne prend pas le contrôle de la session. Le système hôte continue de gérer les vraies fenêtres, les notifications, les entrées clavier et souris. Orbitiny ne gère que ce qu’il crée lui-même.

Techniquement, Orbitiny est une application Qt géante, un conteneur qui simule un bureau, un panel, un menu, un gestionnaire de fichiers et des services internes. Cela lui permet de tourner au-dessus de KDE, GNOME, Xfce ou n’importe quoi d’autre, sans conflit de compositeur, sans guerre de raccourcis clavier, sans écraser les paramètres de session.

C’est cette encapsulation qui rend possible le mode portable et l’exécution parallèle.

Qu’est-ce que ça apporte que les autres bureaux n’apportent pas

Orbitiny ne cherche pas à remplacer KDE ou GNOME. Il propose autre chose, un bureau autonome, portable, encapsulé, qui peut être lancé n’importe où, sans installation, sans dépendances lourdes, sans interaction profonde avec le système.

Ce que cela change concrètement :

  1. un bureau que l’on transporte réellement sur une clé USB, avec ses réglages et ses plugins
  2. un environnement isolé pour tester des applications sans polluer son bureau principal
  3. un espace de travail temporaire pour les techniciens, les formateurs, les utilisateurs nomades
  4. une solution pour les distributions live qui veulent proposer un bureau complet sans l’intégrer au système
  5. une manière de contourner les limitations d’un bureau hôte sans le modifier

Orbitiny n’est pas un remplaçant, c’est un bureau parallèle, un bac-à-sable/sandbox graphique.

Des fonctionnalités déjà bien avancées

Le gestionnaire de fichiers maison, Qutiny, propose des fonctions rarement vues ailleurs, fusion de fichiers texte par glisser déposer, fusion d’images verticalement, recherche par nom et par contenu, double panneau, gestion des opérations avec emblèmes visuels. Ce sont des fonctions immédiatement utiles, sans installer d’outils externes.

Le bureau gère les gestes souris, jusqu’à douze par bouton, gauche ou droit. On peut dessiner un cercle pour ouvrir un terminal, une ligne pour lancer un navigateur, un zigzag pour fermer une fenêtre interne. C’est rapide, efficace, et entièrement configurable.

Chaque écran physique peut avoir son propre fond d’écran, ses propres raccourcis, ses propres applets. Chaque bureau virtuel peut également avoir sa propre configuration. Cela permet de créer des espaces de travail réellement indépendants.

Orbitiny détecte automatiquement WINE et DOSBox. On peut lancer un .exe Windows ou un programme DOS directement depuis le bureau ou le gestionnaire de fichiers, sans créer de fichier .desktop ou de configuration manuelle.

Le mode portable, la vraie différence

L’archive fait environ 185 Mo. On la décompresse sur une clé USB, on lance start-orbitiny, et tout fonctionne immédiatement. Tous les réglages sont stockés dans le dossier d’extraction. On peut donc transporter son bureau complet, ses préférences, ses plugins, et les retrouver sur n’importe quelle machine Linux.

Pour les techniciens, c’est un bureau de secours.
Pour les utilisateurs avancés, c’est un environnement jetable.
Pour les curieux, c’est un terrain d’expérimentation sans risque.
Pour les distributions live, c’est un bureau plug and play.

Informations concrètes

Orbitiny est sous licence GPLv3. Le code source et les binaires sont disponibles sur SourceForge. Le projet est développé par Sasko Usinov. Les premières versions datent de 2023, la version actuelle est la 0.3.0.

Orbitiny utilise Qt 5 et Qt 6 selon les modules, du C++ moderne, et une architecture modulaire composée de 48 composants isolés. Si un composant plante, le reste du bureau continue de fonctionner. C’est un choix technique rare dans les environnements de bureau.

Le développement est actif, et les prochaines étapes annoncées concernent l’amélioration du système de plugins, un thème sombre complet et la stabilisation du mode portable.

Premières impressions, un projet jeune mais déjà solide

Orbitiny tourne vite, tourne bien, tourne même très bien pour un bureau qui s’empile sur un autre. Le gestionnaire de fichiers accède directement au système hôte, le panneau de configuration est déjà complet, l’ensemble est fluide et cohérent.

On est loin du prototype bricolé un dimanche soir. Orbitiny ressemble à un projet avec une vision claire, et surtout avec une approche technique différente de ce que l’on voit habituellement.

Un concept étrange mais une idée qui mérite d’exister

Orbitiny ne remplacera pas KDE ou GNOME, mais ce n’est pas son but. Il propose une approche différente, un bureau autonome, portable, encapsulé, qui peut cohabiter avec n’importe quel environnement existant. Rien que pour ça, il mérite d’être essayé.

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Reçu — 7 mai 2026 LinuxFr.org : les dépêches

Rencontres Scenari 2026 à Aix-en-Provence du 22 au 26 juin 2026

Bandeau des Rencontres Scenari 2025

Comme chaque année, l'association Scenari organise ses Rencontres Scenari.

Scenari, c'est un ensemble de logiciels libres dédiés à la création collaborative structurée, et publication/diffusion de contenus multimédias et multisupports. Ils sont très utilisés dans le domaine de la formation et de la documentation, mais servent aussi pour l'audiovisuel, la qualité, ou même la biologie, …

Les Rencontres Scenari 2026, c'est l'occasion de découvrir ces outils et comment ils peuvent améliorer vos contenus et vous faire gagner du temps dans leur création. C'est aussi l'occasion de connaître de nouvelles fonctionnalités et de nouveaux usages grâce à des ateliers, des conférences, et bien sûr les moments "informels".

Cette année c'est l'ENSAM Aix-en-Provence 🌞 qui reçoit la communauté, du 22 (après-midi) au 26 (matin) juin 2026.

🤔 Vous avez entendu parler de Scenari et souhaitez en savoir plus ?
💪 Vous utilisez Scenari et souhaitez parfaire votre connaissance ?
💡Vous voulez piocher de bonnes idées et rencontrer des gens travaillant sur les mêmes problématiques que vous ?

➡️ Alors rejoignez-nous aux Rencontres Scenari 2026, du 22 au 26 juin, à Aix-en-Provence !

⚠️ Tarif spécial "prévente" jusqu'au 24 mai !!

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Reçu — 6 mai 2026 LinuxFr.org : les dépêches

Conférence OW2con'26 : l'open source et les modèles ouverts, moteurs de la souveraineté européenne

Plus que quatre semaines avant la conférence annuelle de la communauté open source OW2, les 2 et 3 juin 2026, à Paris-Châtillon !

Affiche OW2con 2026

Pour cette édition, l’association met l’accent sur la souveraineté numérique européenne. Dans un contexte où l’Union européenne renforce son autonomie en matière de technologies, de ressources et de services numériques sécurisés, l’open source et les modèles ouverts apparaissent comme des leviers essentiels de l’indépendance technologique. À travers une trentaine de conférences de haut niveau, OW2con explorera le rôle stratégique de ces approches dans la construction d’un écosystème numérique souverain.

Les temps forts de la conférence incluent :

  • 5 intervenants « keynotes » de renommée internationale : Valerie Aurora, co-fondatrice de l’internet resiliency club d’Amsterdam ; Emiel Brok, Sovereignty Ambassador, SUSE / DOSBA ; Martin Häuer, Board, Open Source Imaging Initiative ; Matthias Kirschner, Président, FSFE ; Jean-Louis Le Roux, Senior Vice Président, Orange Intl. Networks Infrastructures and Services (OINIS)
  • 1 pays invité : l'Allemagne
  • 4 ateliers parallèles « Breakout Sessions » autour des thémes : Governance open source avec l'OSPO Alliance ; Cyber Resilience Act (CRA) avec le CNLL et inno³ ; Zapp Accelerator Meetup avec la communauté NGI ; Open source dans l'Education, science et recherche avec la Fondation Apereo.
  • Un débat de cloture autour du thème : « De la souveraineté numérique à l’indépendance technique », animé par Emiel Brok.

L’ensemble de la conférence a lieu en anglais. L’agenda inclut divers moments d’échange, et réseautage lors des pauses, de la cérémonie des « OW2 best project awards », et d’un cocktail en fin de première journée.

Grâce au soutien des sponsors, l’accès à la conférence est gratuit, mais l’inscription est obligatoire. Si vous deviez annuler votre présence merci de nous prévenir.

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Reçu — 5 mai 2026 LinuxFr.org : les dépêches

Code Lutin x Rétribution Copie Publique 2026

Tous les ans depuis 2011, Code Lutin apporte un soutien financier à des initiatives promouvant les valeurs du Libre. Longtemps appelé « Mécénat Code Lutin », nous avons décidé de nous allier à l’initiative Copie Publique afin de changer le monde ensemble.

Parmi les bénéficiaires des années précédentes, nous pouvons citer Panoramax, Lemmy, HackInScience, PeerTube, YunoHost, Interhop… et tellement d’autres ! Vous trouverez la liste complète sur le site de copie publique.

Comment ça se passe chez Code Lutin ?

Cette année encore, nous avons décidé d’ouvrir les candidatures au public. Si vous avez un projet ou une organisation dont l’objet correspond aux thèmes listés ci-dessous, n’hésitez pas à postuler.

  • développer un logiciel ou une bibliothèque libre ou open-source ou travail de conception d’interface, traduction, documentation… ;
  • initiative en faveur du développement et de l’adoption de standards ouverts ;
  • initiative visant à lutter contre les brevets logiciels ou la surveillance de masse ;
  • initiative visant le développement d’un Internet neutre, indépendant et décentralisé ;
  • initiative visant à proposer des alternatives aux GAFAM ;
  • production de contenus multimédias distribués sous licences libres, reversés dans les communs ;
  • et, d’une façon générale, toute initiative visant à promouvoir la production, la culture Libre.

Et fidèle à nos valeurs, nous fonctionnons démocratiquement en désignant les bénéficiaires par un vote selon le principe « 1 Personne = 1 Voix » auquel tous les salariés peuvent participer.

Dites m’en plus !
Pour postuler, c’est simple et rapide. Il vous suffit de remplir le formulaire disponible au lien suivant https://framaforms.org/appel-a-projets-copie-publique-2026-de-code-lutin-1772533371

Vous avez jusqu’au 17 mai prochain minuit pour postuler ! N’hésitez plus.

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Reçu — 29 avril 2026 LinuxFr.org : les dépêches

Mercator — Cartographie de SI Open Source

29 avril 2026 à 16:30

Si vous êtes RSSI, DSI ou architecte dans une entité concernée par NIS2, vous avez probablement reçu en 2024 ou 2025 une lettre de votre autorité de supervision vous rappelant poliment — mais fermement — que la cartographie de votre système d'information est désormais une obligation réglementaire. Pas une bonne pratique. Pas une recommandation. Une obligation.

NIS2 (transposée en droit national dans les pays membres de l'UE) impose aux entités essentielles et importantes de mettre en place des mesures de gestion du risque cyber, parmi lesquelles figure explicitement la connaissance et la documentation de son système d'information. L'ANSSI en France, le CSIRT Luxembourg, le BSI en Allemagne — tous y font référence. Sans cartographie, pas de gestion du risque sérieuse, pas d'analyse d'impact, pas de plan de continuité fiable.

C'est précisément le problème que Mercator tente de résoudre depuis plusieurs années, et le projet continue d'évoluer.

Qu'est-ce que Mercator ?

Mercator est un outil Open Source de cartographie du système d'information, sous licence GPL, développé en Laravel/PHP. Il est aligné sur le guide de cartographie de l'ANSSI et couvre sept vues complémentaires du SI : écosystème (fournisseurs, sous-traitants), processus métiers, applications, administration (annuaires, comptes à privilèges), infrastructure logique (réseaux, VLANs, flux), infrastructure physique (serveurs, baies, salles), et registre des traitements RGPD.

Le principe central est la navigation par dépendances : depuis n'importe quel objet de la cartographie, on peut remonter ou descendre la chaîne — d'un processus métier jusqu'aux équipements physiques qui le supportent, en passant par les applications et les réseaux intermédiaires. C'est ce qui transforme un inventaire statique en un outil opérationnel pour l'analyse d'impact, la détection de SPOF, la planification de la continuité d'activité.

Mercator calcule également un score de maturité de la cartographie (complétude et qualité des données), par domaine : gouvernance, protection, défense, résilience — directement exploitable pour les audits NIS2, ISO 27001 ou HDS.

Pourquoi cartographier son SI ?

La question peut sembler rhétorique sur LinuxFr, mais elle revient régulièrement en pratique : on sait à peu près ce qu'on a, on a un CMDB approximatif, ça suffira non ?

Non. Voici ce qu'une cartographie bien tenue permet concrètement :

  • Identifier les SPOF avant l'incident, pas pendant
  • Évaluer l'impact d'une panne ou d'un changement sur les processus métiers, y compris les dépendances croisées
  • Répondre aux auditeurs avec des données structurées et non avec un classeur Excel maintenu à la main par une personne qui a changé de poste il y a dix-huit mois
  • Qualifier les actifs critiques pour orienter les investissements en sécurité
  • Documenter les flux de données pour la conformité RGPD
  • Planifier les migrations en connaissant l'ensemble des dépendances applicatives

En résumé : vous ne pouvez pas protéger ce que vous ne connaissez pas. C'est trivial à énoncer, c'est encore courant comme situation en pratique.

Ce que Mercator n'est pas

Point important, car le marché des outils de cartographie et de GRC est traversé depuis quelques années par une lame de fond de fonctionnalités "IA" — parfois utiles, souvent cosmétiques, presque toujours opaques sur ce qui se passe avec vos données.

Mercator est entièrement gratuit sous licence GPL. Il n'y a ni modules cachés, ni limitations fonctionnelles, ni intelligence artificielle. Le code est sur GitHub, lisible, auditable, forkable. L'assistance communautaire passe par GitHub Issues et Discussions. C'est tout.

Nouveautés récentes

Les évolutions récentes portent notamment sur :

  • Module BPMN 2.0 pour connecter les processus métiers à l'infrastructure technique, et répondre à la question "si ce serveur tombe, quels processus métiers sont affectés ?" en quelques secondes.
  • Analyse des dépendances analyser les dépendances d'un objet en amont ou en aval et générer automatiquement le graphe de ses dépendances.
  • Moteur de requêtes, écrivez vos propres requêtes sur la cartographie et générez un graphe ou une liste.

Quelques chiffres

  • 500+ étoiles GitHub, 72 forks, déployé dans plus de 30 pays
  • Utilisé dans des hôpitaux, grandes écoles, centres de recherche, administrations
  • Meilleur Projet Open Source OW2 2024
  • Présenté à SSTIC 2023, Hack.lu 2024, Voxxed Days 2025, FIC Lille, FOSDEM, BSides Luxembourg

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Reçu — 10 avril 2026 LinuxFr.org : les dépêches

8 liseuses KINDLE seront débranchées par AMAZON en mai 2026 - Quelles alternatives FOSS?

À partir du 20 mai 2026, Amazon mettra fin au support de huit modèles de liseuses Kindle et de certaines tablettes Kindle Fire commercialisées entre 2007 et 2012.

C'est l'occasion de réviser et partager entre nous toutes les solutions FOSS en 2026 pour lire, stocker et partager des ouvrages électroniques multimédias sans se faire piéger par les solutions propriétaires. À vos claviers pour les commentaires !

Ces appareils ne pourront plus accéder à la boutique Kindle pour acheter, emprunter ou télécharger de nouveaux livres ou contenus. Amazon justifie cette décision par l’évolution technologique et le fait que ces modèles ont été pris en charge pendant au moins 14 ans, voire 18 ans pour certains.

Modèles concernés : Les liseuses Kindle et tablettes Kindle Fire de 2012 ou antérieures. Après cette date, il sera impossible d’ajouter de nouveaux livres sur ces appareils, et en cas de réinitialisation ou de déconnexion du compte Amazon, ils ne pourront plus être réenregistrés. Amazon annonce qu'une réduction de 20 % sur l’achat d’un nouveau modèle sera proposée aux utilisateurs concernés, ainsi qu’un crédit pour l’achat de livres électroniques.

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Reçu — 1 avril 2026 LinuxFr.org : les dépêches

9 années de wallabag.it, merci Pocket

wallabag est une application open source (licence MIT) qui sauvegarde des articles et vous permet de les lire plus tard, sur votre smartphone, votre tablette ou votre liseuse.

Un peu plus tard que les années précédentes, je prends le temps de rédiger ce billet. Le début d’année a été (et est encore) chargé, avec notamment les élections municipales, mais ce n’est pas le sujet.

Deuxième année spéciale, avec là encore, la fermeture d’un concurrent. Et non des moindres : l’historique Pocket.

Ça a généré un afflux massif de nouveaux clients, vous le verrez ci-dessous.

On en reparle dans la partie conclusion.

En parallèle de cette activité (en micro-entrepreneur), je suis salarié à 80% en tant que développeur web. Donc wallabag.it n’est pas mon activité principale et je n’y consacre pas énormément de temps. Et je ne fais aucune publicité du service.

C’est uniquement le bouche-à-oreille qui fonctionne.

Pour information, j’ai démarré wallabag.it le 3 décembre 2016.

Dans cette diffusion de données, je ne vais pas forcément chercher à comprendre / étudier telle ou telle donnée, ou alors réfléchir comment améliorer mon chiffre d’affaires. L’idée est d’être transparent avec mes clients et donner des idées à celles et ceux qui souhaiteraient se lancer.

Je ne vais pas non plus refaire l’historique du changement d’offres, ça se trouve dans les billets cités ci-dessous.

Voici les offres disponibles :

  • 3 mois pour 4 €
  • 1 an pour 11 €
  • 1 an pour 30 € (abonnement de soutien)

Nombre de factures

Une facture est un abonnement, peu importe que ça soit pour 3 mois ou 1 an, et peu importe sa valeur.

  • 2016 : 89 (un seul mois d’activité)
  • 2017 : 662 factures
  • 2018 : 787 factures (+18,9%)
  • 2019 : 959 factures (+21,9%)
  • 2020 : 1.266 (+32%)
  • 2021 : 1.526 (+20,5%)
  • 2022 : 1.531 (+0,3%)
  • 2023 : 1.496 (−2,3%)
  • 2024 : 1.656 (+10,7%)
  • 2025 : 3.281 (+98,1%)

Nombre moyen mensuel de factures :

  • 2016 : 89 (un seul mois d’activité)
  • 2017 : 55 factures / mois
  • 2018 : 65 factures / mois
  • 2019 : 79,9 factures / mois
  • 2020 : 105,5 factures / mois
  • 2021 : 127 factures / mois
  • 2022 : 127 factures / mois
  • 2023 : 125 factures / mois
  • 2024 : 138 factures / mois
  • 2025 : 273 factures / mois

Chiffre d’affaires (CA)

  • 2016 : 783 € (un seul mois d’activité)
  • 2017 : 6.093 €
  • 2018 : 7.593 € (+24,6%)
  • 2019 : 9.481 € (+24,9%)
  • 2020 : 12.922 € (+36,3%)
  • 2021 : 15.460 € (+21,5%)
  • 2022 : 15.735 € (+1,8%)
  • 2023 : 16.499 € (+4,9%)
  • 2024 : 19.536 € (+18,4%)
  • 2025 : 38.012 € (+94,6%)

CA mensuel moyen :

  • 2016 : 783 € (un seul mois d’activité)
  • 2017 : 507 €
  • 2018 : 632 €
  • 2019 : 790 €
  • 2020 : 1.076 €
  • 2021 : 1.288 €
  • 2022 : 1.311 €
  • 2023 : 1.375 €
  • 2024 : 1.628 €
  • 2025 : 3.167 €

Abonnement moyen (en moyenne, combien un client paie pour s’abonner) :

  • 2016 : 8,80 €
  • 2017 : 9,19 €
  • 2018 : 9,54 €
  • 2019 : 9,83 €
  • 2020 : 10,20 €
  • 2021 : 10,09 €
  • 2022 : 10,23 €
  • 2023 : 11,21 €
  • 2024 : 11,80 €
  • 2025 : 11,53 €

Type d’abonnements

  • 2017 : 342 abonnements à 9 € (+145 à 12 €, prix au départ de l’abonnement), 32 abonnements à 25 € et 80 abonnements à 3 € .* 2018 : 532 abonnements à 9 €, 93 abonnements à 25 € et 161 abonnements à 3 €
  • 2019 : 668 abonnements à 9 €, 118 abonnements à 25 € et 173 abonnements à 3 €
  • 2020 : 853 abonnements à 9 €, 173 abonnements à 25 € et 240 abonnements à 3 €
  • 2021 : 1084 abonnements à 9 €, 199 abonnements à 25 € et 243 abonnements à 3 €
  • 2022 : 1098 abonnements à 9 €, 207 abonnements à 25 € et 226 abonnements à 3 €
  • 2023 : 668 abonnements à 9 € et 398 abonnements à 11 €, 103 abonnements à 25 € et 91 abonnements à 30 €, 140 abonnements à 3 € et 96 abonnements à 4 €
  • 2024 : 1 202 abonnements à 11€, 173 abonnements à 30€ et 281 abonnements à 4€
  • 2025 : 2 352 abonnements à 11€, 324 abonnements à 30€ et 605 abonnements à 4€

Dépenses

En 2025, j’ai dépensé pour 2 372 € de frais (hébergement, nom de domaine, prestation admin sys, etc.), soit 198€ en moyenne par mois.
J’ai payé 2 207 € de commissions pour PayPal, PayPlug et Stripe, mes prestataires de paiement en ligne.
J’ai également payé environ 8 760 € de cotisations sociales.

Total : 13 340 €

Résultat net

  • 2017 : 3 130 €
  • 2018 : 3 454 €
  • 2019 : 4 823 €
  • 2020 : 6 591 €
  • 2021 : 9 034 €
  • 2022 : 9 401 €
  • 2023 : 9 977 €
  • 2024 : 12 171 €
  • 2025 : 24 672 €

Conclusion

Cette année 2025 a été folle en termes de nombre de nouveaux clients. Tous les chiffres ont explosés.

Et je vais avouer une chose : je suis très partagé sur tout ça.

Courant juin, j’ai eu peur de ne pas être capable d’absorber toute cette nouvelle charge. Ça a tenu (merci Luc pour l’infrastructure).

Mais par contre, je me sens parfois mal à l’aise vis-à-vis du projet opensource, sur lequel j’ai du mal à passer du temps. Et j’ai du mal aussi à suivre le support wallabag.it, avec pas mal de mails en attente à traiter.

Je ne me suis jamais fixé d’objectif d’une année sur l’autre. Mais clairement, 2026 ne fera pas mieux que 2025. Pour rappel, je ne fais aucune publicité pour trouver de nouvelles personnes.

De plus, l’arrivée de l’IA risque de chambouler un peu le secteur. De plus en plus d’applis voient le jour, donc ça risque de disperser les clients.

Autre problématique liée à l’IA : de plus en plus de sites bloquent le fait de « crawler » un site web et donc wallabag (et mon serveur) se voit bloqué à droite à gauche par des sites de contenus.

RDV l’an prochain pour faire le bilan des 10 années d’activité de ma micro-entreprise !

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Reçu — 31 mars 2026 LinuxFr.org : les dépêches

ODF est l’avenir, OOXML le passé

Ceci est la traduction d’un article (en) d’Italo Vignoli (en), co-fondateur de TheDocumentFoundation (TDF), la fondation qui pilote la suite bureautique LibreOffice sur le blog de TDF.

Italo Vignoli rappelle que le choix d’un format de fichier n’est pas anodin et qu’il se prolonge dans l’avenir. Il explique en quoi le format Open Document Format (ODF) est préférable au format Office Open XML (OOXML) de Microsoft. Notamment de par sa conception qui fait de l’ODF un format transparent qui n’est lié à aucune entreprise commerciale et qui peut ainsi être adopté par n’importe qui sans restriction.

Sommaire

Quand une personne, un gouvernement, une école ou une entreprise choisit un format pour conserver et échanger ses documents numériques, ce n’est pas seulement une décision technique, mais cela revient à placer un pari sur le type d’infrastructure numérique dont ils dépendront dans le futur.

En ce sens, les formats ODF et OOXML ne sont pas des options équivalentes parmi d’autres, mais des solutions radicalement différentes : l’une est tournée vers un avenir d’ouverture, d’interopérabilité et de souveraineté numérique, quand l’autre est resté sur un passé où l’on défendait la position dominante d’une entreprise via un verrouillage numérique.

ODF est conçu pour être ouvert et transparent

Le format OpenDocument a été envisagé dès le départ comme un standard ouvert. Il a été conçu et développé par une communauté sous les auspices du consortium OASIS, puis ratifié par l’ISO, afin d’être implémenté par n’importe qui, sur n’importe quelle plateforme, sans avoir à verser des redevances et sans dépendre d’une seule entreprise ni nécessiter son autorisation.

Il ne s’agit pas là de détails techniques insignifiants, mais bien d’une déclaration de stratégie politique et économique inhérente au format lui-même.

ODF est basé sur un schéma XML épuré facile à lire même pour les personnes non initiées à la technique et réutilisable. La nomenclature des couleurs respecte les conventions Web et son architecture réutilise des composants issus des normes ouvertes largement adoptés. Le format a été conçu pour travailler dans une infrastructure transparente et ouverte, pas contre elle.

Lorsqu’une administration publique archive un document au format ODF, on peut être sûr que n’importe quel futur gouvernement, n’importe quelle future application, propriétaire ou libre, et n’importe quelle future plateforme pourra le lire, le gérer, traiter et transformer ce document parce que les spécifications sont publiques et qu’elles sont claires, complètes et exemptes de toute restriction.

En ce sens, l’engagement en faveur d’ODF est tourné vers l’avenir, car il s’inscrit dans la lignée de l’évolution des technologies et des infrastructures basées sur le logiciel libre ainsi que dans celle de la stratégie européenne en matière de souveraineté numérique.

OOXML a été conçu pour préserver le passé

Le format OOXML, ou Office Open XML, n’a pas été conçu dans un souci d’interopérabilité, mais pour répondre à un objectif très précis : encoder les formats binaires de Microsoft Office en XML de manière à permettre à Microsoft de prétendre respecter la norme sans pour autant renoncer à son emprise sur les utilisateurs par le biais d’un verrouillage technologique.

Cette genèse n’est pas de l’histoire ancienne, mais remonte à la période comprise entre 2006 ‒ par pure coïncidence, l’année où le format ODF a été approuvé par l’ISO ‒ et 2008, année de l’événement grotesque connu sous le nom de « Ballot Resolution Meeting » (réunion de résolution des votes), qui a conduit à l’approbation d’OOXML par l’ISO et qui est consignée dans toutes les versions de la spécification.

OOXML Transitional, la variante que presque tous les documents Microsoft Office utilisent en pratique, et la seule disponible aujourd’hui, est explicitement définie comme une couche de compatibilité avec les anciens formats binaires (les, désormais oubliés, DOC, XLS et PPT, qui n’étaient rien d’autre que l’enregistrement de la mémoire de travail sur le disque), et contient des milliers d’éléments non documentés, d’exceptions spécifiques au format et de références à des systèmes Microsoft hérités qu’aucun tiers ne peut reproduire intégralement.

La spécification elle-même reconnaît que les fichiers Transitional peuvent contenir des éléments dont le comportement est « hérité » et dont l’affichage correct nécessite une connaissance des systèmes propriétaires de Microsoft. En bref, pour implémenter correctement OOXML Transitional, il faut décoder trente ans d’histoire de Microsoft Office, ce que personne, à l’exception de Microsoft, ne peut faire, et que personne ne pourra jamais faire.

En ce sens, choisir OOXML n’est pas un pari mais un choix rétrograde, parce que le format n’est ouvert qu’en apparence ‒ mais il suffit de très peu, d’un peu de bonne volonté, pour se rendre compte qu’il est complètement fermé ‒ et a été conçu pour être un mécanisme de verrouillage.

Deux voies de normalisation complètement différentes

Le parcours de l’OOXML vers la ratification ISO est un catalogue de tout ce qui ne devrait jamais se produire au cours d’un processus de normalisation, à commencer par la méthode Fast Track. Un commentaire disait : « Ce serait vraiment triste si l’ISO abaissait ses normes au point d’accepter cette monstruosité ».

Un autre commentaire, émanant d’un membre du comité technique de l’ISO qui a approuvé OOXML, résume bien les problèmes de ce format : « Le problème avec OOXML ne réside pas seulement dans le fait que le document lui-même est d’une taille monstrueuse. Le format OOXML actuel présente un certain nombre de problèmes techniques qui ont été énumérés en détail ailleurs. Un autre problème réside dans le fait que la spécification elle-même n’est pas rédigée comme une norme, mais plutôt comme le type de documentation technique que l’on s’attendrait à trouver pour un produit commercial. Cela entraînera de graves problèmes d’interopérabilité dans la pratique, et comme l’interopérabilité est l’essence même d’une norme, cela est inacceptable ».

Le marché a confirmé ce que le processus de normalisation avait cherché à dissimuler : OOXML Transitional n’a jamais offert l’interopérabilité qu’il promettait, ainsi que le confirment les pertes de contenu, les différences d’affichage et diverses autres incompatibilités entre la mise en œuvre de Microsoft Office et celles de tiers, qui persistent et sont encore documentées aujourd’hui. Une véritable norme devrait être parfaitement reproductible en suivant sa spécification, et ne devrait pas nécessiter de recourir à la rétro-ingénierie ou à des approches par essais et erreurs.

L’ODF, en revanche, a suivi le processus de normalisation ISO, et c’est pour cette raison qu’il s’agit du format recommandé par le cadre d’interopérabilité de l’UE, par le Deutschland-Stack allemand ‒ qui l’impose aux côtés du PDF/UA à tous les niveaux de l’administration publique ‒ et par un nombre croissant de cadres nationaux, qui ont conclu de manière indépendante qu’une réelle interopérabilité nécessite une norme véritablement ouverte, qui réponde à la définition d’une norme telle que l’ODF.

L’ODF est « tourné vers l’avenir »

Un format tourné vers l’avenir est un format qui réduit la dépendance future, et non qui la renforce. C’est un format qui peut être utilisé sans nécessiter la connaissance des technologies propriétaires d’un seul fournisseur. C’est un format qu’une administration publique peut confier en toute confiance à ses citoyens, à ses archives et à ses successeurs.

ODF répond à ces critères. Son architecture est transparente, ses schémas sont clairs et sa gouvernance est véritablement ouverte. Ses différentes implémentations démontrent chaque jour qu’il peut être mis en œuvre intégralement et fidèlement par des projets très différents les uns des autres, non pas parce qu’ils l’ont rétro-conçu, mais parce que les spécifications sont complètes et facilement compréhensibles.

Un format « tourné vers le passé », en revanche, est un format qui lie l’avenir aux stratégies commerciales d’un seul fournisseur. En ce sens, OOXML Transitional est un artefact archéologique qui préserve le passé au détriment de l’avenir. Les organisations qui l’adoptent comme norme parient ‒ ou peut-être espèrent-elles simplement ‒ que la feuille de route de Microsoft, la tarification de Microsoft et les choix de plateformes de Microsoft resteront inchangés indéfiniment.

C’est un risque qu’aucun gouvernement, aucune entreprise ni aucune institution ‒ ni d’ailleurs aucun individu soucieux de l’intégrité à long terme de ses données ‒ ne devrait se sentir à l’aise de prendre.

Le problème avec les « alternatives » c’est qu’elles ne sont pas vraiment alternatives

L’OOXML ‒verrouillé par conception comporte une deuxième dimension, plus subtile‒ et bien plus dangereuse pour les utilisateurs et les utilisatrices ‒, qui mérite d’être expliquée : le rôle des logiciels qui se présentent comme une alternative à Microsoft Office, mais qui utilisent OOXML comme format natif par défaut.

C’est un choix technique biaisé. Il s’agit là d’un choix technique partial. Lorsqu’une suite bureautique, qu’elle soit propriétaire ou « nominalement » open source, définit OOXML comme format par défaut pour les documents, elle n’offre pas de moyen de sortir de l’écosystème Microsoft, mais le renforce en réalité. Chaque fichier OOXML créé par une application non-Microsoft est un fichier qui valide OOXML en tant que norme, ce qui alimente le discours de Microsoft sur l’interopérabilité et rend la migration hors de la collection de formats Microsoft légèrement plus difficile.

Les alternatives réelles ‒ les applications qui prennent au sérieux l’interopérabilité et les normes ouvertes ‒ utilisent ODF par défaut et traitent OOXML comme une couche de compatibilité pour l’importation/exportation, et non comme un format natif. La distinction est importante : c’est la différence entre soutenir l’écosystème des formats ouverts et confier sa stratégie de format à l’architecture héritée de Microsoft, tout en parlant d’ouverture.

L’Allemagne a fait son choix

Le mandat allemand sur le Deutschland-Stack est le signal le plus clair de ces derniers temps quant à la direction prise par la politique européenne. En rendant l’ODF obligatoire à tous les niveaux fédéral, régional et municipal, l’Allemagne a institutionnalisé ce que les défenseurs de cette cause réclamaient depuis au moins vingt ans : que les normes ouvertes soient des pré-requis pour une souveraineté numérique, et non une simple option.

Cette obligation n’est pas contre Microsoft mais en faveur de la souveraineté, parce qu’elle affirme que les documents administratifs appartiennent à l’État, et non à un seul fournisseur. Les données des citoyens doivent rester lisibles à jamais et ne peuvent en aucun cas être soumises à une licence logicielle. Par conséquent, le format de document doit permettre aux administrations publiques de faire un choix indépendant et de migrer sans que le format lui-même ne constitue un obstacle.

La voie est claire

L’ODF est le format de la souveraineté numérique et d’une infrastructure publique ouverte, transparente et interopérable. Il a été conçu pour un avenir où aucun fournisseur unique ne pourra contrôler le niveau documentaire de la civilisation.

OOXML est un format étroitement lié à l’histoire de l’entreprise Microsoft, traduit en XML et ratifié au milieu de la controverse. Il a été conçu pour garantir que l’avenir reste compatible avec le passé de Microsoft, ce qui réduit considérablement la liberté de choix des gouvernements, des organisations, des entreprises et des particuliers et qui limite leur contrôle sur leurs documents.

Quelques notes de la traductrice

Quand Italo Vignali dit que le format :

ODF est basé sur un schéma XML épuré facile à lire même pour les personnes non initiées à la technique

Il a tout à fait raison. Les spécifications sont plutôt faciles à comprendre dans l’ensemble et le système de balisage est tout aussi facile à comprendre. Quant à la structure d’un fichier ODF (qui est en fait un fichier compressé) est aussi simple et claire. Et cela même si le fichier XML peut être plutôt difficile à lire selon la complexité du fichier généré.

J’ai traduit « open source » par « logiciel libre » car il m’a semblé que c’était clairement le propos.

Cet article s’inscrit dans toute une série d’articles qu’Italo Vignoli a écrit sur le format ODF (EN), il n’est pas improbable qu’il l’ait écrit (ou, tout au moins, mis en ligne) en réaction à la décision de NextCloud de configurer l’OOXML comme format par défaut de Collabora Online.

L’article d’origine est sous licence CC BY-SA 3.0, qui est une version plus ancienne de celle utilisée par défaut sur LinuxFR.

Et enfin, cette traduction a été assistée par DeepL.

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