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Reçu — 21 septembre 2026 ⏭ LinuxFr.org : les dépêches

Bonjour les cornichons, Unicode vient de sortir en version 18

21 septembre 2026 à 12:02

Le standard Unicode a ajouté dans son bocal : 13 007 caractères. Il en contient donc aujourd’hui 172 808. Ce n’est pas une version révolutionnaire. Les modifications sont principalement liées à l’ajout des nouveaux systèmes d’écritures et caractères afin de pouvoir s’adapter à leur comportement, comme pour la version précédente. Il n’y a donc pas de nouvel algorithme. Outre trois symboles monétaires, on voit arriver 11 328 idéogrammes d’écritures chinoises anciennes, le petit sceau et les sinogrammes Jurchen. Unicode 18 accueille aussi en son sein des chiffres proto-cunéiformes ou encore des symboles musicaux. Et bien sûr, des émojis.

Qu’écouter à la lecture de cette dépêche ? Stéphane Bortzmeyer suggère la chanson de Nino Ferrer « Les cornichons ». Vous avez le choix entre la version originale chantée ou une purement instrumentale.

Bocal de cornichons renversé, remix d’oksmith sur openclipart

Sommaire

Selon votre navigateur, vous verrez, ou pas, les caractères s’afficher. Ils finiront très probablement par l’être un jour, de toute façon, raison pour laquelle ils figurent à côté de leur numéro Unicode.

Des symboles monétaires

Trois symboles monétaires ont été ajoutés. Dans sa note de blog (EN), le consortium Unicode les considère comme les caractères les plus attendus, à savoir :

  • la rufyaa ou roupie maldivienne, MVR ou Rf, devise des Maldives, U+20C2, ⃂ ;
  • le D avec une double barre du dirham des Émirats arabes unies, AED, U+20C3, ⃃ ;
  • et le rial omanais, OMR, une boucle sur deux barres, monnaie officielle du sultanat d’Oman, U+20C4, ⃄.

Des systèmes d’écritures

Les nouveautés d’Unicode 18 en matière d’écriture sont des anciennes, voire, des très anciennes écritures. Les références AEC signifient Avant l’Ère Commune, donc avec des périodes s’écrivant dans le sens inverse de la datation actuelle : du plus grand nombre au plus petit.

L’écriture petit sceau

L’écriture petit sceau ou xiǎo zhuàn en chinois est une écriture sigillaire. En d’autres termes elle est basée sur les divers sceaux utilisés pour authentifier les différents actes et documents officiels mais aussi pour les particuliers et, évidemment, les artistes.

Elle fait partie des six styles de l’écriture chinoise1 :

  • le grand sceau ou dà zhuàn ;
  • le xiaozhuan qui est une forme de l’écriture grand sceau ;
  • le petit sceau qui nous occupe aujourd’hui ;
  • le lì shū, écriture classique des documents administratifs des dynasties Qin et Han ;
  • le kǎi shū, style régulier qui est la norme de l’écriture chinoise ;
  • le xíng shū qui est une écriture semi-cursive.

L’écriture petit sceau a commencé à être utilisé sous la dynastie Qin, 221-207 AEC, et ce, pendant deux cents ans. C’est sous cette dynastie et sous l’impulsion du pouvoir impérial que l’écriture chinoise se normalisera. L’Unicode vient d’intégrer 11 328 caractères dans les blocs Unicode 3D000 à 3FC3F.

L’écriture Jürchen

Chinoise elle aussi, l’écriture Jürchen date de la dynastie Jin et du XIIe siècle. Elle comporte neuf cents caractères et n’est actuellement que partiellement déchiffrée.

Les Jürchen était un peuple du nord-est de la Chine. Le chef Jürchen Wanyan Aguda (1068-1123) devenu le premier empereur Jürchen en 1115 demande en 1119 à Wanyan Xiyin (?-1140) de travailler à un système d’écriture à la hauteur d’un empire. Ce sera donc l’écriture Jürchen qui occupe les blocs Unicode 18E00 à 1919F et 191A0 à 191DF pour les radicaux2.

On pourrait écrire une histoire politique de la Chine à travers celle de son écriture.

Les nombres proto-cunéiformes

Le proto-cunéiforme ou cunéiforme archaïque est apparu en Mésopotamie vers 3 200 (voire, 3 400) AEC. C’est, probablement, le tout premier système d’écriture, tout du moins, c’est le système d’écriture le plus ancien dont on ait la trace. Il évoluera vers le cunéiforme aux alentours du deuxième millénaire. Ce dernier se répandra largement notamment grâce aux échanges commerciaux.

L’écriture se faisait sur des tablettes d’argile à l’aide de stylets, la forme des lettres rappelant celle des clous : une ligne avec une tête. Alors que le proto-cunéiforme était plus figuratif, le cunéiforme devient plus abstrait.

Le cunéiforme occupait déjà les blocs Unicode 12400 à 1247F. Les chiffres proto-cunéiforme, font leur entrée dans les blocs Unicode 12550 à 1268F.

Tablette en écriture cunéiforme archaïque (2005)
Contrat de vente en proto-cunéiforme. La tablette est écrite en cases et se lit verticalement. Shuruppak, vers 2600 AEC. Musée du Louvre, photo Marie-Lan Nguyen.

Le bengali

Le Bengali est la langue nationale du Bangladesh. Il fait partie des vingt-deux langues officielles de l’Inde. C’est la langue des états du Bengale-occidental et de Tripura. Selon l’Inalco il y aurait dans le monde 250 millions de locuteurs et de locutrices de cette langue.

Il figurait déjà dans les blocs Unicode 0980 à 09FF. La version 18 vient d’ajouter un supplément : 11DF0 à 11DFF.

Aspect « technique »

Les modifications plus « techniques » concernent presque essentiellement la prise en compte de ces nouveaux systèmes d’écritures avec l’ajout de fichiers de données.

À cela se rajoutent des recommandations destinées aux implémentations pour rendre plus visibles les utilisations non conformes des sélecteurs de variation. Le langage de conformité de ces derniers a été mis à jour.

Des émojis et des symboles divers

Vous avez sans doute deviné au moins un des nouveaux émojis de cette version, on a donc :

  • un cornichon, pickle, U+1FADD, 🫝, à ne pas confondre avec le concombre, U+1F952, 🥒 qui existait déjà ;
  • une face fissurée, cracking face, qui ressemble assez à un genre de sablé rond avec des lézardes sur le pourtour, U+1FAEB, 🫫 ;
  • un filet à papillon, net with handle, U+1FA8D, 🪍,
  • une gomme, eraser, U+1FA8C, 🪌, impeccable en période de rentrée des classes ;
  • une météorite, meteor, U+1FA8B, 🪋 ;
  • et un papillon monarque, monarch buttterfly, U+1FACC, 🫌. C’est d’ailleurs assez intéressant cet ajout car il existait déjà un papillon 🦋, U+1F98B.

Unicode 18 voit arriver des symboles musicaux supplémentaires : bloc 1D250 à 1D28F. On y trouvera notamment des symboles pour l’utilisation des talons et des orteils pour les pédales d’orgue, respectivement U+1D273 et U+1D274 ou encore, U+1D256, le symbole pour le bémol quart de ton arabe.

Les symboles divers et flèches se voient également gratifier de nouvelles entrées aux blocs 1DB00 à 1DBFF. Par exemple en U+1DB0A les deux lignes « plus grand que » et en 1DB0B les deux lignes « plus petit que ». Les deux symboles affichent deux lignes horizontales de tailles inégales.

Remerciement et mots de la fin

Cette dépêche n’aurait sans doute pas été rédigée si rapidement après la sortie d’Unicode 18 sans Stéphane Bortzmeyer qui m’a fait lire en avant-première sa note de blog au moment où j’allais lui demander de me tenir au courant. Tous mes remerciements. Évidemment, je vous suggère fortement de lire sa note de blog sur le sujet.

La version originale de l’image de tête est sur OpenClipart (EN), elle a été dessinée par qubodup (EN). Le bocal avait un couvercle bleu (EN) que l’auteur a repeint en vert (EN). Plus tard, oksmith (EN) a rempli le bocal de cornichons (EN), bocal que j’ai malencontreusement renversé (EN).

Et, bien sûr si vous avez la chanson de Nino Ferrer qui tourne en boucle dans votre crâne, je dénie toute responsabilité.


  1. Selon les sources, on recense cinq ou six styles d’écriture chinoise. ↩

  2. Les radicaux sont les clés qui composent les idéogrammes chinois. ↩

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Reçu — 13 septembre 2026 ⏭ LinuxFr.org : les dépêches

CalyxOS est de retour

Après une pause de près d'un an, CalyxOS est de retour. Pour ceux qui ne connaissent pas, et pour citer Wikipedia, il s'agit d'un système d'exploitation pour téléphones basé sur Android avec des logiciels majoritairement libres et open source. Il est produit par le Calyx Institute, une organisation américaine à but non lucratif, qui s'est fixé pour mission la confidentialité et la sécurité numérique pour tous. CalyxOS est une de ses activités principales. Pour la petite histoire, Nicholas Merrill, le fondateur, était auparavant propriétaire d'un petit fournisseur d'accès Internet. En 2004, il a contesté devant les tribunaux américains le régime des National Security Letters du Patriot Act, qui permettait notamment aux autorités d'obtenir certaines informations auprès d'entreprises. Cette procédure a duré environ dix ans et a contribué à influencer les règles concernant l'accès du FBI aux informations personnelles. Merrill a par la suite fondé le Calyx Institute en 2010.

La compatibilité de CalyxOS avec les services Google est assurée par microG, qui envoie beaucoup moins de données à Google que les Play Services de ce dernier. En pratique, la compatibilité logicielle est très bonne. Pour ce qui est du matériel, une bonne vingtaine de téléphones sont compatibles, dont beaucoup qui ne sont plus maintenus par leurs constructeurs, et qui peuvent donc avec une deuxième vie, par exemple le Pixel 5 de 2020, qu'on trouve facilement à 150€ d'occasion.

Le projet est comparable à LineageOS, à la différence que CalyxOS essaie de conserver les propriétés de sécurité d'un téléphone Android "officiel". Des applications comme Signal ou Tor sont mises en avant, et le bootloader est reverrouillé après installation, les mises à jour sont régulières et installables automatiquement, et elles sont signées et vérifiées. C'était d'ailleurs une des raison de la pause de près d'un an dans le projet: suite au départ de Nicholas Merrill et de Chirayu Desai, responsable technique de CalyxOS, les nouveaux responsables ont décidé:

  • du changement des clefs et du processus de signature
  • de la modernisation de l’infrastructure de développement
  • de la stabilisation des cycles de publication des mises à jour
  • de la révision et la mise à jour de la documentation d’utilisation et de développement, du wiki et des guides utilisateur

Cela a pris plus longtemps que prévu à l'origine. La traversée du désert est donc terminée et la nouvelle version (7.2.2.0) est disponible sur le site.

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Reçu — 11 septembre 2026 ⏭ LinuxFr.org : les dépêches

PyConFR 2026, planning et inscriptions

L'édition 2026 de la PyConFR aura lieu à Biarritz 🌊 le week-end de la Toussaint (du jeudi 29 octobre au dimanche 1er novembre) !

PyConFR 2026

La PyConFR est la conférence annuelle francophone dédiée au langage de programmation Python 🐍 et à sa communauté, entièrement gratuite car organisée par les bénévoles de l'AFPy (Association Francophone Python) avec le soutien de sponsors (voir plus bas).

Présentation de l'événement

L'événement se déroule donc sur 4 jours en se divisant en deux parties :

  • 💻 Les sprints ont lieu le jeudi (29/10) et le vendredi (30/10) : il s'agit de sessions participatives de code pour travailler en groupe sur des projets open-source.
  • 🎤 Les conférences et ateliers ont lieu le samedi (31/10) et le dimanche (01/11) : ce sont des présentations sur divers sujets autour de la programmation en Python ou d'horizons plus larges et des ateliers de codage participatifs.

Vous trouverez plus d'informations sur la PyConFR sur le site de l'événement.

Inscriptions

La conférence est gratuite mais l'inscription reste obligatoire, afin de nous aider à prévoir le nombre de participant·e·s et d'adapter l'événement en fonction.

Lors de votre inscription, vous pourrez aussi choisir de commander un t-shirt de l'événement (15€) et une place pour la soirée du samedi qui aura lieu à la brasserie SPOT à proximité du lieu de conférence (30€).

Inscriptions à la PyConFR 2026

Programme de l'événement

Le programme des différents sprints, conférences et ateliers qui auront lieu pendant l'événement a été publié : https://www.pycon.fr/2026/fr/schedule.html.

Vous pourrez y retrouver les descriptions complètes des interventions ainsi que les biographies des orateurs et oratrices.

Les sujets sont majoritairement en français (l'association s'adresse principalement à la communauté francophone) mais une salle de conférence est réservée aux sujets en anglais pour notre public non-francophone.

Conférences plénières

L'association, dans le but d'augmenter la diversité de l'événement, fait tenir par des femmes les trois conférences plénières proposées pendant la PyConFR.

Les conférences plénières annoncées cette année sont :

  • « Typographie et code : expérimentations pour la broderie et le tricot » par Amélie Dumont, designer graphique typographe.
  • « Le mot esquive, l'instrument tranche : autonomie stratégique, souveraineté numérique et l'épreuve de la cyber » par Rayna Stamboliyska, fondatrice et CEO de RS Strategy.
  • « Sustaining Open Source for the Future » par Georgi Ker, vice-présidente de la Python Software Foundation.

Embracing Weird Code, d’Ivana Kellyer
Le rêve de tout enfant - devenir DBA ?, de Karen Jex
Être un·e allié·e du numérique pour tou·te·s en environnement hostile, de Morgane Rozenn Hauguel

Sponsoring

L'événement existe grâce aux dons des sponsors qui permettent chaque année de couvrir les différentes dépenses liées à l'organisation (locaux, assurance, captation vidéo, boissons, bourses, etc.).

Si vous, votre entreprise ou l'un de vos contact souhaite participer au financement de cet événement, vous pouvez contacter le trésorier de l'AFPy (tresorier@afpy.org) pour discuter des modalités.

Les différents niveaux de sponsoring et les contreparties associées sont détaillées sur cette page.

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Reçu — 2 septembre 2026 ⏭ LinuxFr.org : les dépêches

Présentation de SlyOS, un système basé sur Arch linux équipé d'OpenRC, ReGreet et niri

Arch Linux est une distribution très connue pour être une bonne base permettant de créer son propre système Linux personnalisé de fond en comble. La possibilité d’y ajouter des logiciels libres peu connus du grand public via l' AUR est l’une des grandes forces d’Arch Linux.

J’ai donc une vision personnelle assez précise du bureau Linux idéal, et je souhaite la partager ici en vous présentant un projet sur lequel je travaille depuis un peu moins d’un an, presque non-stop. Ma propre distribution Linux : SlyOS, un système d'exploitation libre distribué sous licence GPLv3.

Par exemple, voici quelques logiciels disponibles dans l'AUR : DeaDBeeF, Cine, Warehouse, Carburetor, …

Arch Linux est aussi une distribution valorisée par son choix presque illimité d'environnements de bureau. En effet, on peut prendre l'exemple de mon expérience personnelle sur ce point.

J’ai tout d'abord commencé par découvrir GNOME. Son interface m’a immédiatement convaincu et il reste aujourd’hui l’un de mes environnements de bureau préférés. La principale réserve que j’ai à son sujet concerne sa dépendance trop marquée à plusieurs composants de systemd (j’expliquerai plus tard dans la dépêche ce qui me tracasse vraiment à ce sujet).

GNOME

J’ai ensuite essayé plusieurs environnements de bureau moins répandus, notamment Pantheon. Je reste particulièrement attaché à son interface, mais j’ai fini par l’abandonner en raison de bugs que j’ai rencontrés avec le compositeur Gala, ainsi que des difficultés liées à la transition de X11 vers Wayland. Cette transition a notamment retiré Plank, que j’appréciais beaucoup, sans vraiment lui apporter de remplaçant…

Pantheon

Ou encore moins connu : herbstluftwm que j'aimais beaucoup mais que j'ai fini par abandonner aussi à cause du manque d'outils de personnalisation sur X11 pour un gestionnaire de fenêtre si minimal.

herbstluftwm

J'ai aussi testé plein d'autres gestionnaires de fenêtre et de d'environnements de bureau tels que Cinnamon, Xfce, Hyprland, Fluxbox, LXQt, MATE, Sway, IceWM…

Avec le temps, j'ai façonné quelques opinions sur les différentes options que nous propose la communauté. Par exemple, cela peut en affecter certains, mais j’essaie d’éviter Qt au maximum et de privilégier GTK. Ma position concerne principalement le modèle économique de Qt : je ne reproche pas à un projet libre de chercher à se financer, mais Qt repose notamment sur les revenus provenant de logiciels propriétaires et de licences commerciales (proposant des offres payantes sur son site web). Je préfère donc soutenir des projets qui privilégient d’autres modèles, comme les dons, à l’image de ce qui existe autour de GTK. Ma position peut paraître controversée, notamment parce que l’écosystème Linux dépend lui aussi largement de grandes entreprises (comme Google, ou même Microsoft qui détient GitHub). Je ne prétends donc pas pouvoir éviter toute dépendance de ce type, mais j’essaie, autant que possible, de privilégier des logiciels et des projets capables de subsister sans être directement financés par le logiciel propriétaire.

De même, je n’aime pas vraiment systemd car c'est de plus en plus un programme qui obtient le monopole, avec une étendue de fonctionnalités et une complexité qui s'éloignent du principe KISS. Surtout que récemment, systemd a été au cœur de débats controversés, notamment à travers une proposition de vérification de l’âge intégrée directement à celui-ci. Le problème n’est pas uniquement l’existence de ce champ optionnel (birthDate), mais le fait que systemd puisse devenir un point central pour intégrer ce type de mécanisme à l’avenir. C'est pourquoi je préfère limiter les composants centraux aux fonctions dont le système a réellement besoin.

Cette problématique de vérification d'âge ne se limite d'ailleurs pas à systemd : le plus gros problème actuel est aussi xdg-desktop-portal. Mais il est à l'heure actuelle compliqué de changer cela, puisque xdg-desktop-portal est une dépendance presque cruciale dans Arch Linux. Un paquet alternatif contenant un patch pourrait être envisageable dans le dépôt de SlyOS via notamment l'alternative de xdg-desktop-portal Ageless Linux, mais je n'ai pas vraiment le temps d'accomplir cela pour l'instant.

J'ai dû parfois remettre en question certaines de mes opinions comme ma préférence à X11. Cela a par exemple opéré quand j'ai découvert niri et la stabilité et fluidité de Wayland nettement supérieure à X11.

niri

SlyOS
SlyOS est basé sur Arch Linux et construit à l’aide d’archiso. Le projet a commencé comme une expérience personnelle pour en apprendre davantage sur Linux. Je me suis rendu compte par la suite qu’il y avait un réel intérêt à proposer ma vision du bureau Linux parfait, car je ne l’avais étrangement vue nulle part ailleurs (par défaut dans un système d'exploitation).

Je sais que les concepts revendiqués par une distribution peuvent paraître flous ou consensuels (moderne, léger, simple à utiliser, intuitive, personnalisable, performant, stable, respectant le principe KISS), mais dans SlyOS, chacun de ces principes correspond à des choix concrets et justifiés qui permettent à SlyOS d'être une distribution :

  • Moderne : SlyOS propose niri, un gestionnaire de fenêtres entièrement basé sur Wayland, relativement récent, qui a déjà fait ses preuves (notamment par sa popularité en croissance exponentielle) et qui bénéficie d’un développement actif.

  • Légère : la version minimale de SlyOS contient moins de 700 paquets, tandis que la version complète en contient moins de 850. Les ISO sont nettement plus légères que celles de nombreuses distributions x86_64, réduisant les composants susceptibles de poser problème, sans pour autant supprimer les fonctionnalités essentielles.

  • Simple d’utilisation et intuitive : SlyOS propose un programme d’accueil dès le live ou après l'installation, présentant les raccourcis principaux. Le système peut être utilisé sans ligne de commande grâce à Pamac. Le bureau minimal et l'accès aux paramètres permettent à un débutant de prendre le système en main rapidement.

  • Performante et stable : SlyOS utilise le noyau linux-cachyos-lts pour un bon compromis performances/stabilité. La consommation de RAM au démarrage est très basse grâce à un nombre limité de services en arrière-plan grâce à l'esprit minimaliste de SlyOS.

  • Personnalisable : SlyOS s’appuie sur des outils Wayland comme Ironbar, Wofi, Hyprlock ou Vibepanel. Ils offrent un environnement complet tout en laissant une grande liberté de modification (ils peuvent être désinstallés et remplacés). Le choix de niri facilite également cette personnalisation profonde puisque largement reconnu dans le domaine du "Rice".

  • Respectueuse de la vie privée : remplacer systemd par OpenRC est une première marche vers une meilleure protection de la vie privée dans un système Linux. De plus, SlyOS contient LibreWolf, un navigateur axé sur la vie privée bloquant le pistage, ainsi que les extensions uBlock Origin (bloqueur de pubs et traqueurs efficace) et Decentraleyes (empêche le suivi par les CDN en servant les ressources localement). Il intègre aussi le DNS Mullvad Base qui chiffre vos requêtes DNS pour empêcher les écoutes et les fuites de données vers votre FAI.

  • Suivre le principe KISS en évitant systemd (plus d'informations ici) : SlyOS utilise OpenRC, un système d'initialisation qui suit une approche plus modulaire et plus proche du principe KISS que systemd, régulièrement critiqué pour son poids et sa complexité. Ce choix permet d'éviter de renforcer la position dominante de systemd tout en limitant les risques de dérive (comme l'intégration d'un champ birthDate).

À ses débuts, la distribution ne respectait pas entièrement tous ces critères. Elle utilisait GNOME / MATE, avec systemd ainsi que le noyau linux-cachyos-lts.

La distribution ressemblait à ceci à ses débuts, dans sa version 0.1 « Dxtrus » (pour "dexterous" en anglais) :

SlyOS

SlyOS

Depuis, le projet a considérablement évolué et est progressivement devenu un système plus complet et abouti, illustrant concrètement la direction prise par SlyOS. La version 0.2 « Invativ » (pour "innovative" en anglais) utilise désormais :

  • niri comme gestionnaire de fenêtres
  • OpenRC comme système d’initialisation
  • ReGreet, une interface de connexion en GTK4 écrite en Rust pour greetd
  • Le noyau linux-cachyos-lts
  • Plymouth pour afficher un écran graphique lors du démarrage et de l’arrêt du système

Voici à quoi ressemble la distribution depuis :

SlyOS

SlyOS

La distribution inclut également un centre de contrôle appelé Thymbr, qui permet de configurer de nombreux aspects du système depuis une interface centralisée. Cela rend SlyOS bien plus intuitif et simple d’utilisation, bien que le caractère intuitif se juge surtout à l'utilisation.

Le site web du projet est disponible ici

Je vous conseille d’y jeter un coup d’œil. Le site propose une version française et fournit des explications plus approfondies sur le projet, notamment à travers les principes présentés sur la page d’accueil ainsi que la FAQ, accessible dans la catégorie « Aide ». Le meilleur moyen de se faire une opinion reste de tester SlyOS, par exemple dans une machine virtuelle.

La configuration archiso est disponible sur Codeberg : https://codeberg.org/Minaucro/SlyOS

Je travaille à rendre SlyOS pratique, optimisé, simple et performant, selon ma propre vision d’un système d’exploitation Linux destiné aux ordinateurs de bureau. Le projet est encore en développement, mais il est déjà suffisamment mature pour être testé et utilisé au quotidien.

Merci d’avoir pris le temps de me lire.


SlyOS a été créé par Minaucro (slyos@minaucro.fr).

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