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Nouvelle livrée : des fluctations

25 septembre 2021 à 15:44

L'application de la nouvelle livrée Ile de France Mobilités sur les véhicules routiers a bien progressé du fait de livraisons assez massives de nouveaux véhicules en lien avec le renouvellement des flottes et l'évolution vers des motorisations moins émettrices de gaz à effet de serre.

Dans la grammaire française, il y a toujours des exceptions pour confirmer la règle. Même chose dans l'application de la nouvelle charte sur les véhicules. On avait déjà remarqué que certains Bluebus de la RATP avaient adopté un bleu plus soutenu que la teinte officielle, manifestement du fait d'une petite erreur de référencement de la teinte.

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Paris - Rue de Bercy - 22 mai 2019 - Un bleu clairement plus soutenu sur le Bluebus électrique stationnant au terminus de la ligne 72 alors que la teinte officielle est portée par l'Urbanway hybride circulant sur la ligne 87. © transportparis

En revanche, au fil des réceptions parmi les différents exploitants, on peut constater une amorce de flottement quant au positionnement du logo de l'autorité organisatrice, assez imposant, et de la proportion de noir sur la partie arrière des véhicules. Avec la généralisation désormais de la configuration à 3 portes sur les autobus standard et à 4 portes sur les autobus articulés, la livrée sur la partie arrière est appelée à évoluer.

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Saint Germain en Laye - Rue de Pontoise - 19 avril 2021 - La répartition entre le gris métallisé et le noir dépend aussi de la ligne de carrosserie des véhicules. Ce Volvo 7900 hybride arbore quasiment la version classique de la livrée officielle. © transportparis

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Choisy le Roi - Avenue Jean Jaurès - 15 janvier 2021 - Sur cet Urbino fonctionnant au biogaz, découpe classique également. La bande bleue supérieure n'est jamais continue. Sur les bus articulés, la part de noir ajoutée par la livrée est évidemment moindre, ce qui équilibre un peu plus l'ensemble... qui reste tout de même bien sage... © transportparis

Du côté de la RATP, on semble pas mal hésister puisque les Lion's City au biogaz en cours de réception sont affublés d'une variante accentuant fortement la part de noir dans la livrée, ce qui assombrit fortement l'ensemble. Comme le bleu adopté depuis le premier logo du STIF est assez clair et de faible intensité, le contraste avec le gris métallisé est limité et donne une apparence entre gris clair et gris foncé.

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Paris - Porte d'Orléans - 30 juillet 2021 - Les Lion's City au biogaz de la RATP vont un peu loin dans le dosage du noir, assombrissant l'allure de véhicule alourdi des capots de protection des réservoirs de gaz. © transportparis

Autre variante apparue et qui semble bien plus oecuménique quant à sa répartition entre les opérateurs, la face avant semble devenir uniformément bleue alors que les première livraisons ne faisaient apparaître qu'un filet entourant le pare-brise. Un peu moins de couleurs sombres ne peut pas faire de mal... 

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Pontoise - Place du pont - 27 août 2021 - Une autre découpe : le nez est essentiellement bleu et il n'y a pas de bandeau noir inférieur côté portes, surtout dans cette disposition avec 3 ouvertures. Le bloc-marque est reporté en partie supérieure. L'ensemble est moins terne. © transportparis

Aulnay - Vert-Galant : vers un BHNS sur la ligne 15

24 septembre 2021 à 10:36

C'est un axe important dans le nord-est parisien, reliant les gares d'Aulnay sous Bois et du Vert-Galant sur le RER B via Sevran, Villepinte et Tremblay en France : la ligne 15, actuellement exploitée par les Courriers d'Ile de France (Keolis), avec une offre très soutenue, toutes les 5 minutes en pointe et 10 minutes en journée. Le parcours de 9,2 km fait l'objet d'une concertation organisée par Ile de France Mobilités pour réaliser des sections en site propre et des couloirs réservés, selon les possibilités offertes par la voirie. L'objectif est de réduire le temps de parcours de 45 minutes à 35 minutes.

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Aulnay sous Bois - Rue du 11 novembre - 14 août 2017 - Déjà labellisée Mobilien (même si ce label est tombé en désuétude), la ligne 15 Aulnay - Vert-Galant va encore prendre du galon. Cette ligne, quoique relativement courte, dispose d'une importante chalandise. L'augmentation de la vitesse commerciale devrait rendre encore plus attractive son service. © transportparis

La concertation se déroule jusq'au 22 octobre prochain. L'objectif à ce stade est de pouvoir réaliser l'enquête publique en 2023. Le coût des aménagements est estimé à 89 M€, ce qui semble tout de même assez élevé pour un BHNS qui serait partiel (9,67 M€ / km), même en intégrant les aménagements cyclables prévus autour de cet axe.

Bus RATP : de nouveaux écrans encore capricieux

23 septembre 2021 à 16:36

L'information des voyageurs à bord des véhicules progresse par étape : on peut mesurer le chemin parcouru au cours des 30 dernières années, quand ne figuraient à bord des autobus que le plan de la ligne, selon une charte qui était tout juste en voie de normalisation pour faciliter leur lecture en essayant de suivre la géographie réelle du parcours sur un format imposé très longiligne. Sont apparus ensuite les panneaux défilants munis à diodes pour annoncer les prochains arrêts et la destination, puis une information sonore.

Depuis plusieurs mois, les nouveaux autobus réceptionnés sont équipés d'écrans de dimensions généreuses et reproduisent la charte d'information déjà visible par exemple sur les MI09 du RER A, les MP05 de la ligne 1 et les MP14 de la ligne 14. Le résultat est plutôt positif... quand il fonctionne. C'est là que le bât blesse : la fiabilité des nouveaux équipements semble plus qu'aléatoire et nombre de véhicules proposent des écrans muets... ou figés.

Il y a encore un peu de travail pour atteindre l'engagement n°4 de la RATP, justement sur l'information des voyageurs pendant leur trajet...

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Illustration des écrans d'information à bord des autobus de la RATP : le fonctionnement est bien aléatoire... mais quand ça marche, l'information diffusée est claire et cohérente entre les réseaux de l'exploitant. Dommage que les correspondances ne soient pas mentionnées... © transportparis

On retrouve d'ailleurs une problématique similaire sur les girouettes (couplées au SAE du conducteur et à la géolocalisation du véhicule) qui n'indiquent parfois rien du tout ou tout au plus le numéro de ligne. Résultat, les conducteurs improvisent, récupérant un bandeau latéral (quand il y en a encore) ou essayant de mettre une affichette de fortune dans un coin du pare-brise. Pas très glorieux pour le réseau de la capitale... d'autant qu'on peut constater que ces équipements fonctionnent généralement mieux sur nombre de véhicules des réseaux Optile.

Autorité organisatrice cherche finances...

20 septembre 2021 à 10:59

Un an après le premier accord avec l'Etat pour la prise en charge des conséquences de la pandémie sur l'économie des transports franciliens, la Région attend toujours une indemnisation pour l'année 2021, estimée à 1,3 MM€. L'année dernière, Ile de France Mobilités avait obtenu une avance remboursable de 1,45 MM€ et une subvention de 150 M€. Outre l'interrogation persistante sur les modalités de remboursement, les pertes ont continué d'augmenter en 2021, et le retour des voyageurs s'effectue progressivement, mais semble-t-il avec une petite accélération depuis le début du mois de septembre.

A ce stade, Ile de France Mobillités pourrait cesser ses versements à la RATP et à la SNCF dès la fin du mois, puisque malgré les alertes récurrentes, aucune réponse n'a manifestement été exprimée du côté de l'Etat. Comme l'année dernière, l'autorité organisatrice met à part les réseaux du groupement Optile qui ne s'appuient pas tous sur de grandes structures, a fortiori des entreprises dont le capital est intégralement détenu par l'Etat.

Ceci étant, Ile de France Mobilités annonce parallèlement une nouvelle mesure tarifaire plafonnant le prix d'un billet occasionnel sur les réseaux ferrés à 5 € quelque soit le trajet...

Optile : premiers nouveaux contrats

30 août 2021 à 08:54

Depuis cet été, les premiers nouveaux contrats de délégation de service public parmi les 36 réseaux définis par Ile de France Mobilités ont été attribués et commencent à prendre effet. C'est la fin du privilège d'ainesse, avec des organisations parfois en place depuis des décennies. La compétition est certes resserrée, puisqu'elle s'effectue entre Keolis, Transdev et RATP Dev principalement, mais les acteurs locaux peuvent aussi être de la partie. Ile de France Mobilités demande la création de structures dédiées à chaque attribution et cela concernera aussi les futurs appels d'offres sur l'actuel domaine de la RATP. La durée des nouveaux contrats varie de 4 à 8 ans : elle est plus longue s'ils intègrent des investissements comme la création de nouveaux dépôts. Ce n'est pas un sujet anodin car, parfois, les conditions de remisage et d'entretien des véhicules sont précaires et cela se remarque sur les autobus et autocars.

Ainsi, Transdev reste l'exploitant du secteur de Montmorency et crée Transdev Valmy, en contrat pour 7 ans, avec la création d'un nouveau dépôt à Domont. Le groupe a aussi remporté le lot du Vexin pour 4 ans où il remplace le tandem des cars Giraux et Lacroix. Il a également été reconduit à Melun (avec Transdev Melun) pour 5 ans, où une réorganisation du réseau est mise en place à compter de ce 30 août.

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Enghien les Bains - Rue du Départ - 11 mars 2018 - Transdev reste opérateur dans la vallée de Montmorency. Cet autobus de la ligne 11 reliant Saint Gratien à Soisy sous Montmorency sort de l'avenue Carlier qui a été créé après la suppression du chemin de fer Enghien - Montmorency. © transportparis

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Melun - Quai Pasteur - 24 février 2018 - Evolution du réseau à compter d'aujourd'hui pour le réseau de Melun : le projet de BHNS est à ce stade hors du champ de la nouvelle délégation de service public. © transportparis

En revanche, Keolis succède à Transdev (Courriers de Seine et Oise) et aux autocars Tourneux sur le secteur Grand Paris Seine et Oise Est, autour de Poissy et des Mureaux. Le contrat de 8 ans intègre la construction d'un dépôt à Carrières sous Poissy.

La filiale du groupe SNCF est également victorieuse sur le lot centré sur Argenteuil qui prend effet au 1er janvier prochain.

RATP Dev est confirmé sur les dessertes empruntant l'autoroute A14 entre La Défense, Vernouillet-Verneuil, Les Mureaux et Mantes la Jolie, mais aussi sur le réseau urbain de cette dernière. Ce lot fusionne 9 sous-ensembles distincts, et a donné lieu depuis plusieurs semaines à des perturbations dans le service et l'information aux voyageurs manifestement en raison d'une préparation insuffisante et de la complexité de la réorganisation en une seule entité RD Mantois. Le contrat porte sur 8 ans et doit entraîner aussi la fusion de 2 dépôts en un seul site.

Grand Paris Express : mises à jour et nouveaux dossiers

22 août 2021 à 11:57

Un été bien mis à profit : l'actualité des transports franciliens étant elle aussi partie chercher le soleil, plusieurs dossiers de transportparis ont été mis à jour et complétés.

L'achèvement du percement du tunnel de la ligne 14 entre Olympiades et Orly, la pose des voies sur la première section de la ligne 15, les débats toujours vifs autour des lignes 17 et 18 et une ligne 16 qui essaie de passer entre les gouttes nous ont fourni notre premier sujet. La saga du Grand Paris Express et le dossier sur la ligne 15 ont été actualisés et plusieurs nouvelles pages ont été créées pour les différents projets :

Dans ces différentes pages, l'une des principales difficultés est de tenir à jour l'évolution du coût des différentes parties du projet, puisque les injonctions venues de Matignon en 2018 et le limogeage express du président du directoire de la SGP - qui a eu le malheur d'amorcer une opération vérité - sont restées sans effet : l'estimation de la section Pleyel - Champigny est par exemple passée de 3,77 MM€ à 5,65 MM€. On attend aussi l'impact de la modification de tracé à La Défense. La dernière estimation officielle à 35 MM€ en 2017 semble désormais un lointain souvenir. La barre des 40 MM€ sera-t-elle franchie ?

 

RER C : quelle desserte en 2024 ?

19 août 2021 à 17:06

Avec la mise en service du tram-train T12 entre Massy-Palaiseau et Evry, le RER C va perdre une de ses branches. Tant mieux... La SNCF et Ile de France Mobilités planchent sur le nouveau schéma de desserte. La proposition de l'exploitant essaie de composer entre les différentes demandes, de l'autorité organisatrice, mais aussi des associations d'usagers et des élus locaux.

Le schéma esquissé et proposé à la discussion, prévoit 5 missions pour la banlieue Austerlitz, soit 20 trains par heure :

  • Pont de Rungis / Massy-Palaiseau : desserte omnibus depuis Paris, sans changement par rapport à la situation actuelle, et toujours dans l'attente de la réalisation des travaux d'amélioration du raccordement entre la Grande Ceinture et la LGV Atlantique pour prolonger la moitié de la desserte de Pont de Rungis à Massy-Palaiseau ;
  • l'ancienne mission circulaire Versailles Rive Gauche - Versailles Chantiers serait limitée à Juvisy, sans arrêt de Paris à Choisy le Roi et omnibus entre Choisy et Juvisy ;
  • les missions Dourdan et Etampes ne desservant que Juvisy entre Paris et Brétigny ;
  • une mission Brétigny desservant toutes les gares de Paris à Choisy et de Juvisy à Brétigny.

En complément, une 6ème mission serait proposée en pointe entre Paris Austerlitz (surface) et Brétigny, sans arrêt de Paris à Juvisy.

Ainsi, les gares situées entre Paris et Choisy le Roi d'une part puis de Juvisy à Brétigny d'autre part auraient bien 2 arrêts par quart d'heure. La section Choisy - Juvisy resterait à un train par quart d'heure.

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Sainte Geneviève des Bois - 13 juin 2021 - La SNCF verse dans ses propositions une possible mission directe pour le val d'Orge, sans arrêt de Juvisy à Bibliothèque François Mitterrand, mais avec une origine isolée en gare d'Austerlitz, en surface. © transportparis

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Vitry sur Seine - 14 février 2021 - La petite couronne sera aussi concernée par l'attrait de l'accès à la ligne 15 du Grand Paris Express. Autre chantier sur le RER C, la rénovation des gares pour en améliorer le confort et l'aspect. Quant aux Z2N, elles changent à nouveau de livrée : c'est un kaléïdoscope... © transportparis

L'un des enjeux de cette refonte est aussi d'améliorer la desserte des Ardoines, où s'effectuera la correspondance avec la ligne 15 du Grand Paris Express. En heure de pointe, 12 trains par heure la desserviront, mais les voyageurs des gares entre Choisy et Juvisy devront toujours effectuer une correspondance de plus pour y accéder, alors que ceux du val d'Orge auront un accès direct.

L'ouest et le nord du RER C ne connaîtront à cette échéance pas de modifications de desserte. En revanche, toujours au sud, il faudra créer une navette Versailles Chantiers - Massy-Palaiseau en attendant un jour le prolongement de T12. Le RER C aura alors été nettement simplifié. Mais il va encore falloir attendre !

RER B : une nouvelle desserte au sud

2 août 2021 à 09:52

Le 13 septembre, la desserte du RER B au sud de Paris évolue. Les mesures adoptées visent à mieux répartir les voyageurs entre les différentes missions et à accompagner l'augmentation de la fréquentation en proche banlieue. Première conséquence, tous les trains deviennent omnibus entre Cité Universitaire et Bourg la Reine. Il s'agit aussi d'anticiper l'arrivée de la ligne 15 du Grand Paris Express, légitimant l'arrêt systématique à Arcueil-Cachan. Ainsi, les gares de Gentilly, Laplace, Arcueil-Cachan et Bagneux disposeront de 20 trains par heure en pointe.

En revanche, la mission Saint Rémy desservira 3 gares supplémentaires, en plus de celles du val de Bièvre : les trains desserviront La Croix de Berny, Palaiseau et Le Guichet. On entend évidemment grogner les voyageurs de la vallée de l'Yvette qui, considérant qu'ils sont les plus éloignés, doivent avoir des trains accélérés. Certains demandent même à ce que les voyageurs de petite couronne se reportent sur les bus pour que les RER pour Saint Rémy puissent être le plus direct possible (il est vrai que le 197 en heures de pointe est un modèle d'efficacité). Cette fraternité entre les habitants de petite et de grande couronne est décidément confondante !

Problème : le déséquilibre de la charge des trains, qui commence à devenir difficilement gérable avant Massy-Palaiseau, conséquence du développement de la zone de Saclay. Plus proche de Paris, la systématisation de l'arrêt à La Croix de Berny illustre l'évolution spectaculaire de la fréquentation de cette gare depuis près de 20 ans. En outre, l'arrivée du tramway T10 pourrait justifier le renforcement de ce maillage.

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La Croix de Berny - 15 août 2014 - La desserte du RER B évolue avec l'évolution de la fréquentation. Evidemment, c'est entre Paris et Massy que les besoins sont les plus importants ce qui amène à ralentir les trajets pour les voyageurs allant au-delà de Massy. Mais comment faire autrement ? Et au fait, que devient la rénovation des MI84, qui semble avancer à une allure d'escargot ? © transportparis

La desserte bénéficiera aussi de l'extension de la période de pointe, matin et soir. En soirée, les missions faisant aujourd'hui terminus à Denfert-Rochereau en provenance du nord seront prolongées à Massy-Palaiseau, et les trains longs seront généralisés.

La partie sud du RER B va aussi bénéficier de la mise en service - enfin ! - de la nouvelle configuration du terminus d'Orsay, qui devrait améliorer la fiabilité de l'exploitation, et du remaniement des installations de Saint Rémy lès Chevreuse.

Par ailleurs, l'été 2021 se révèle particulièrement riche en travaux, au point qu'on a du mal à savoir où et quand les trains roulent. Outre les installations d'Orsay et de Saint Rémy, certaines gares sont en travaux pour améliorer les accès et préfigurer l'arrivée des MI20 plus capacitaires. Sur les voies, le renouvellement des aiguillages à Châtelet Les Halles devrait s'achever aussi pour la rentrée. Au nord, le renouvellement des voies concerne les sections Paris - Aulnay et Aulnay - Roissy.

Enfin, le renouvellement des ouvrages de Massy-Verrières : le pont de Chartres (pour le RER B) et celui de Gallardon (pour le RER C) sont parallèles et de structure métallique en treillis identique. Ils passent au-dessus de la voirie mais aussi sur le cadre du tunnel de la LGV Atlantique, sur le tracé de l'ancienne ligne de Paris à Chartres par Massy et Gallardon. Opération particulièrement complexe, plusieurs fois reportée, elle a été engagée cette année et endeuillée par l'accident ayant coûté la vie à un salarié de SNCF Réseau suite à un glissement de terrain. Outre le terminus aux Baconnets et l'isolement de la desserte au-delà de Massy-Palaiseau, lié au chantier lui-même, le prolongement de l'interception dû à l'accident, et à l'enquête pour en comprendre les circonstances, impose une réduction de desserte à 9 trains par heure au lieu de 12 en août du fait de la désorganisation du cycle de maintenance du matériel roulant. L'atelier du RER A de Sucy en Brie va être sollicité pour assurer l'entretien des rames.

Post Scriptum : la nouvelle offre était prévue le 30 août mais a été décalée suite aux conséquences de l'accident de chantier de Massy.

Photo (presque) mystère

30 juillet 2021 à 09:03

Puisque d'après le calendrier, c'est l'été, une petite récréation. Où est prise cette photo ? Une seule réponse autorisée par candidat...

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Une chose est certaine : oui, il vaut mieux s'arrêter comme l'indique la pancarte !

Pour être le premier…

29 juillet 2021 à 12:07

Continuons à explorer les mystères de la numérotation des lignes de bus franciliennes et intéressons-nous à ce chiffre forcément pas comme les autres : le 1. En consultant vianavigo, on découvre qu’il existe tout de même 24 lignes portant cet indice. Ce n’est pas forcément gênant quand il s’agit de réseaux urbains locaux (par exemple Meaux et Fontainebleau), mais cela peut devenir gênant quand ces lignes se retrouvent en un même lieu.

Une fois de plus, transportparis vous emmène dans l’ouest parisien. Il existe, depuis peu, une ligne 1 reliant Rueil-Malmaison à Saint Germain en Laye, restaurant une continuité de desserte disparue depuis... la fin des tramways ! Elle reprend en effet l'ancien SGCMO Saint Germain en Laye - Chatou - Porte Maillot (notez que les problèmes de dénomination des lignes ne sont pas neufs...), qui faisait en réalité terminus aux casernes de Rueil-Malmaison. Elle est venue s’ajouter aux nombreuses lignes effectuant leur départ autour du château, près de la gare du RER A. Parmi elles, un service urbain, baptisé R1 (R comme Résalys, le nom du réseau de Saint Germain en Laye). Mais il y a aussi une ligne 1EX, qui ne va pas du tout à Rueil-Malmaison mais… à Versailles, le terminus étant effectué devant la gare Rive Gauche.

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Saint Germain en Laye - Place André Malraux - 23 février 2019 - Commençons par le réseau urbain local, portant l'indice R1. La lecture de la géographie des lignes n'est pas aisée car elles forment des boucles à double sens. © transportparis

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Saint Germain en Laye - Avenue Gambetta - 5 février 2021 - Le petit dernier... et ce n'est pas du fait de l'usage de GX137 à gabarit réduit : la liaison entre les gares de Rueil-Malmaison et de Saint Germain en Laye crée un nouvel usage de l'indice 1. © transportparis

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Saint Germain en Laye - Place André Malraux - 23 février 2019 - Bel arrière-plan royal pour la ligne 1 express reliant Saint Germain en Laye à Versailles : ça commence à faire beaucoup ! Cette ligne ne sera pas impactée par la création de T13 compte tenu d'un parcours très éloigné desservant un tout autre corridor. © transportparis

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Versailles - Rue Alexis de Tocqueville - 30 août 2019 - Le nouveau réseau urbain versaillais désigne ses lignes par des chiffres et non plus par des lettres (vous aussi, vous avez une petite musique en tête et le brushing de Patrice Laffont ?), ce qui aboutit à la situation d'une succession de correspondances entre des lignes portant le même indice... © transportparis

Et pas de chance : Versailles, qui distinguait jusqu’à présent ses lignes par des lettres (depuis la création du réseau de tramways, c’est dire son caractère historique) les désigne désormais par des chiffres… avec évidemment une ligne 1 entre le centre commercial Parly 2 et le pôle universitaire versaillais.

Bref, si le cœur vous en dit, vous pouvez aller de Rueil-Malmaison à Versailles par Saint Germain en Laye en ne prenant que des lignes portant le numéro 1. Rien que de très normal au regard du passé prestigieux de ces villes. La première pour Napoléon Ier (enfin, surtout Joséphine de Beauharnais), les deux autres pour Louis XIV (dont il ne faut pas oublier qu’il naquit à Saint Germain).

Paris va pérenniser 52 km de pistes cyclables

28 juillet 2021 à 19:30

Tout est dans le titre : les aménagements temporaires vont faire place d’ici l’été 2022 à des solutions pérennes. Ouf, les immondes bordures de chantier en béton devraient disparaître.

En revanche, il faut espérer que la Ville de Paris pense à ces configurations « en dur » sans oublier les autres utilisateurs de l’espace public :

  • les piétons d’abord, qui sont parfois décontenancés par l’organisation des flux, et qui appréhendent les traversées de voirie compte tenu du comportement d’une grande majorité de cyclistes (l’arrêt au feu rouge n’est pas facultatif, même à 2 roues) ;
  • les transports en commun, de sorte à leur assurer une circulation dans les meilleures conditions ;
  • et à l’intersection des deux, les utilisateurs des autobus, surtout quand la piste cyclable se situe entre le trottoir et la voie sur laquelle évolue l’autobus.

Bref, repenser la voirie, oui, mais en évitant de raisonner aux bornes de l’intérêt d’une seule catégorie d’utilisateurs. Espérons qu’Ile de France Mobilités et la RATP auront voix au chapitre et qu’il sera tenu compte de l’analyse de la DRIEA, de la FNAUT et de l’UTP, qui avaient pointé les limites de ces aménagements.

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Paris - Avenue de l'Opéra - 17 décembre 2020 - Charles Garnier avait obtenu gain de cause contre le préfet Haussmann pour ne pas masquer l'opéra par des arbres ardemment souhaités par l'homme qui remodela Paris. Espérons que les blocs de béton et autres quilles de chantier disparaitront rapidement. Sur cet axe où le trafic d'autobus est important (21, 27, 68 et 95 sur la totalité du parcours Opéra - Palais Royal, 29 et 39 sur une partie), il vaudrait mieux ne pas mélanger autobus et cyclistes. © transportparis

Malheureusement, au vu de ce qui s’est passé depuis plus de 10 ans dans la capitale sur ce sujet, on peut exprimer une prudence certaine !

T10 : DUP annulée (temporairement)

26 juillet 2021 à 10:29

Le Tribunal Administratif de Cergy a annulé la Déclaration d’Utilité Publique d’octobre 2010 validant le projet de tramway T10 entre Antony et Clamart… la veille d’un déplacement du ministre des Transports sur le chantier. Motif invoqué : le volet environnemental du projet, notamment l’impact sur la construction de l’atelier de maintenance et l’atteinte portée au bois de Verrières et à la forêt de Meudon.

Il est d’abord assez sidérant de constater le fonctionnement chaotique de ces procédures. Si le dossier présentait des lacunes, pourquoi l’avoir validé ? Pourquoi avoir mis près de 5 ans avant de casser la DUP, alors que c’est le délai « normal » pour réaliser un tel projet ? Autant dire qu’il s’agit très certainement d’un coup d’épée dans l’eau, car personne ne sera assez fou pour abandonner le projet, alors que la pose des voies est en cours. 

L’incompréhension semble d’autant plus de mise que le projet augmente la surface végétalisée autour du tracé.

Pleyel : un pont retoqué (pour l’instant)

26 juillet 2021 à 10:25

Le chapitre des procédures administratives est assez fourni durant ce mois de juillet. La Cour Administrative d’Appel de Paris a annulé la Déclaration d’Utilité Publique du franchissement urbain de Pleyel : une rue-pont de 300 m de long, franchissant les 44 voies du faisceau ferroviaire de Paris-Nord (incluant une partie du technicentre SNCF du Landy). Son coût est estimé à 222 M€.

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Le projet de franchissement urbain comprend deux parties distinctes : l'espace pétons - vélos et la nouvelle voirie. On aperçoit au premier plan le bâtiment prévu pour la station du Grand Paris Express. A noter qu'il n'est pas prévu d'accès direct aux quais du RER D depuis cet ouvrage. (Architecte M. Mimram)

Le motif retenu pour la requête, initiée par des associations cyclistes, c’est le trafic routier prévu sur cet ouvrage. L’objectif de cette contestation est de réduire la voirie au profit d'espaces pour les vélos, qui manifestement n'avaient pas été suffisamment pris en compte

En attendant, la mise en service annoncée en 2024 pour la partie piétons-vélos devient franchement compromise. La partie routière (circulation générale et transports en commun) devait être livrée en 2026. Bilan, cet arrêt retarde l’ensemble du projet… y compris la partie destinée aux cyclistes !

Ile de France Mobilités demande 1,3 MM€ à l'Etat

25 juillet 2021 à 19:24

Les comptables de la rue de Châteaudun font leurs comptes : il faudrait 1,3 MM€ pour compenser les effets de la crise sanitaire sur l’année 2021. Le protocole conclu avec l’Etat en septembre dernier prévoyait une revoyure en cas de poursuite de la situation. Cette fois-ci, il ne semble pas question d’accepter une avance remboursable, mais bien une compensation directe.

Le récent rapport dirigé par Philippe Duron sur l’économie des transports collectifs au sortir de la crise sanitaire avait souligné que les syndicats dédiés aux transports en commun avaient bénéficié d’un traitement plus favorable que dans les villes où l’autorité organisatrice et l’intercommunalité ne font qu’un. Il n’en demeure pas moins que la compensation est justifiée, ne serait-ce que par le « quoi qu’il en coûte » présidentiel ?

Les 70 ans du métro sur pneus

25 juillet 2021 à 08:38

Le 25 juillet 1951, la RATP recevait l'automotrice prototype MP51, innovation bien mise en valeur par les Actualités françaises au cinéma.

MP51

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Le besoin de resserrer l'intervalle entre les rames pour augmenter la capacité du métro, grâce à des accélérations et des freinages plus puissants, est à l'origine de cette technologie, couplée à une recherche sur l'allègement de la structure des voitures, qui avait débuté dans les années 1930 avec certaines remorques pour les rames Sprague-Thomson. L'intérêt pour le pneumatique est aussi la conséquence de réticences à l'égard des rames à roulement fer classique, à motorisation intégrale et freinage rhéostatique, considérées trop onéreuses, et de l'intérêt porté à la réduction des vibrations liées au passage des trains.

L'arrivée d'une nouvelle génération de pneumatiques à structure métallique a permis à la fin des années 1940 d'envisager une portance nettement supérieure à celle des techniques primitives développées jusqu'à présent, avec le train sur pneumatiques ou les Michelines, dont les maigres boudins pneumatiques n'avaient qu'une faible résistance.

L'inspiration est venue... d'Italie : à Gênes, l'accès au sanctuaire Nostra Signora della Guardia avait bénéficié en 1929 d'un système d'autorails à roulement pneumatique guidé par le boudin de roues sur voie ferrée conventionnelles.

L'automotrice prototype MP51, livrée le 25 juillet 1951, fut testée sur la voie navette abandonnée depuis 1939 entre la porte des Lilas et Le Pré Saint Gervais, dont la voie avait été modifiée en conséquence. Elle fournit de nombreuses innovations : un aménagement intérieur nouveau, clair, avec les matériaux de l'époque, et surtout des banquettes rembourrées, un éclairage fluorescent par néons, l'ouverture assistée des portes, un niveau sonore et des vibrations très réduits par rapport aux rames existantes et l'expérimentation pour l'exploitant du pilotage automatique contrôlé par le conducteur, responsable de l'ordre de départ.

Une exploitation avec public fut menée les après-midis du 13 avril 1952 au 31 mai 1956, servant aussi de démonstrateur grandeur nature. La suite est connue, avec l'adoption du pneu pour moderniser les lignes 11, 1, 4 et 6...

30 km/h dans presque tout Paris

9 juillet 2021 à 20:46

La vitesse sera limitée à 30 km/h sur la quasi-totalité des artères parisiennes à compter du 30 août prochain. Pourquoi pas... mais la mesure est à peu près aussi peu réfléchie que la réduction à 80 km/h de la vitesse sur les routes nationales et départementales. La mesure couperet, cela évite d'avoir à réfléchir pour envisager des mesures réellement adaptées... mais la France est friande de mesures faciles qui ne sont que rarement de bonnes solutions. Voici 3 ans, il fallait réexaminer les vitesses, ajuster et créer des zones à 70 km/h, mais cela n'avait pas le pouvoir symbolique. La Ville de Paris vient d'adopter la même stratégie que le gouvernement d'Edouard Philippe. Il aurait été beaucoup plus audible de travailler à la définition de périmètres pertinents pour généraliser les Zones 30 là où elles sont justifiées et justifiables.

A-t-on évalué l'impact sur l'exploitation des autobus, qui doivent déjà composer avec ces aménagements qu'on dit temporaires mais qui vont être pérennisés, dans une tactique qui est loin de profiter aux transports en commun. Il aurait été logique d'écarter un grand nombre d'axes de cette mesure pour ne pas affecter leur exploitation. Mais compte tenu de ce qui a été fait depuis plusieurs années, aucune surprise...

Et les tramways ? Echappant au Code de la Route, ils sont en principe affranchis de cette règle (ils sont considérés comme des voies ferrées d'intérêt local)... mais des précédents ont existé, à Grenoble par exemple.

L'idée est aussi difficile à défendre quand on n'emploie pas les bons arguments. Dire que puisque la vitesse moyenne n'est que de 14 km/h, la mesure sera sans effet n'est pas vraiment exact. Si la vitesse de pointe diminue, la vitesse moyenne chute aussi. Pas dans les mêmes proportions, certes. Il faudra quand même associer à cette mesure un reparamétrage des feux tricolores, sinon, le trafic sera un peu plus saccadé, avec multiplication des séquences de démarrage, ce qui n'est pas le meilleur moyen de réduire le bruit et la pollution.

 

 

19 MP14 supplémentaires

9 juillet 2021 à 20:36

C'est tout sauf une surprise... et il était temps. Dans les premières commandes du MP14, figuraient uniquement 20 rames pour les besoins de la ligne 11 (version 5 voitures avec cabines de conduite), soit le besoin strict pour assurer l'exploitation de la ligne dans sa configuration actuelle. Les travaux du prolongement des Lilas à Rosny sous Bois battant leur plein, et le tunnelier Sofia va bientôt terminer sa mission. Il était donc nécessaire de compléter le parc. Ainsi, 19 rames supplémentaires vont être commandées à Alstom pour 132 M€.

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Premier MP14 à 5 caisses avec cabine de conduite pour la ligne 11. Le choc générationnel pour les voyageurs et les conducteurs va être considérable, passant d'un matériel conçu au début des années 1950 au fleuron du réseau ! (cliché Alstom)

La mise en service est prévue dans le courant de l'année 2023. Même en tablant sur une ouverture en décembre, une question commence à occuper les discussions entre amateurs : la RATP aura-t-elle encore besoin des MP59 pour exploiter la ligne 11 ainsi prolongée ? Certains ont encore le souvenir du prolongement de la ligne 8 à Créteil au début des années 1970, opéré avec des rames Sprague-Thomson de 1934 (les rames grises avec motrices à 4 moteurs qui avaient assuré le service de la ligne 1 jusqu'à sa pneumatisation). Ce matériel n'était plus de la première fraicheur, mais il serait surclassé par les MP59, qui ont passé les 57 ans de carrière... Bref, le rythme de production des MP14 va être surveillé de près, mais il faut servir d'abord la ligne 14, de sorte à pouvoir dégager les MP89 - MP05 vers la ligne 4... qui aura de toute façon besoin de quelques MP14 à court terme. L'extension à Bagneux, prévue à la fin de cette année, est dans sa dernière ligne droite.

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Paris - Station Arts et Métiers ligne 11 - 18 mars 2017 - Le prolongement de la ligne 11 doit ouvrir d'ici la fin d'année 2023 et la totalité de la commande de matériel roulant n'a été formalisée qu'en juillet 2021. Les MP59 iront-ils se dégourdir les pneumatiques sur le viaduc de Rosny sous Bois ou les usines Alstom vont-elles réussir à livrer 39 rames fiables d'ici là ? © transportparis

D'ailleurs, depuis le 1er juin dernier, la ligne 11 dispose de son propre poste de commandement situé à Bagnolet. Elle aussi a quitté le poste centralisé du boulevard Bourdon.

RATP : encore des bus électriques

1 juillet 2021 à 17:52

La RATP a attribué de nouvelles commandes d'autobus électriques à 3 constructeurs, poursuivant tant bien que mal sa stratégie de décarbonation de son parc avec des véhicules à batteries. Sans surprise, Alstom n'a pas été retenue après l'échec commercial de l'Aptis : dans les précédentes attributions, 50 autobus de ce nouveau modèle atypique avaient été commandés mais le constructeur a décidé d'arrêter les frais avec ce modèle qui ne correspondait pas aux attentes du marché.

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Paris - Place Péreire - 14 mars 2021 - Heuliez continue de placer ses autobus électriques dans les dépôts gérés par la RATP et semble s'imposer en tête des effectifs par rapport à Bolloré. L'enjeu de l'autonomie de ces véhicules reste central, surtout compte tenu de leur coût unitaire. © transportparis

Ainsi, Iveco fournira 179 autobus pour 87 M€. A priori, il s'agira de GX337 Heuliez. Ensuite, Bolloré place 157 Bluebus pour 75 M€ et un nouveau venu se hisse à la troisième place : Irizar remporte pour la première fois un marché de la RATP avec 112 véhicules ie.bus pour un coût de 55 M€. Soit un coût moyen du véhicules oscillant entre 475 000 et 491 000 €.

 

Ligne 15 : enquête publique pour La Défense

29 juin 2021 à 17:50

La Société du Grand Paris présente à l'enquête d'utilité publique (dans une période idéale pour être peu visible) le dossier destiné à entériner la modification du tracé de la ligne 15 dans le secteur de La Défense, abandonnant l'hypothèse de départ d'une station sous le centre commercial des 4 Temps au profit (si l'on peut dire) d'une implantation sous le site dit de la Rose de Cherbourg, avenue du Général de Gaulle, au sud-ouest du quartier d'affaires. A la clé, un tracé tout en courbes et contrecourbes depuis la station de Nanterre La Folie, pour contourner le quartier d'affaires par l'ouest et le traverser selon un axe sud-ouest - nord-est.

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Les évolutions de coût du projet susciteront certainement de nombreux commentaires, passant de 3,77 à 5,39 M€ aux conditions économiques de 2012. Comme sur chaque section de ce projet monumental, les surcoûts fleurissent, la demande de l'Etat voici 3 ans de réduire le coût du projet de 10% ferait presque sourire.

Pour les voyageurs, il en résulterait un délai de correspondance allongé d'environ 2 minutes par rapport à la localisation initialement envisagée.

Cette complexité prévisible (comme quoi, une réserve n'est pas toujours la garantie d'économies ultérieures) donnerait finalement presque raison à la vision proposée par le STIF avec un tracé Arc Express qui ne desservait que le site de La Folie, rejoignant ensuite Bois-Colombes via La Garenne Colombes... Certes, l'absence de desserte de La Défense aurait suscité débats, mais avec de toute façon des correspondances préservées dans d'autres gares avec la plupart des lignes concernées, à l'exception de la ligne 1 du métro..

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