🔒
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hiertransportparis

T13 : rendez-vous le 6 juillet

3 juin 2022 à 10:57

C'est à cette date que le nouveau maillon des rocades sur la Grande Ceinture accueillera ses premiers voyageurs entre le château de Saint Germain en Laye et la gare de Saint Cyr. Ce sera donc la nouvelle ligne de tram-train à l'ouest de l'agglomération parisienne, avec un tracé en grande partie verdoyant et forestier pour relier le RER A, la ligne L, et l'ensemble RER C - Ligne N - Ligne U.

C'est aussi une accumulation de spécificités sur lesquelles revient transportparis dans le dossier déjà consacré à ce projet.

La ligne 12 à la mairie d'Aubervilliers

31 mai 2022 à 20:57

Mairie d'Aubervilliers, terminus ! Fin d'un feuilleton qui a un peu trop duré, sur plus de 15 ans, pour prolonger la ligne 12 du métro de la porte de La Chapelle à la mairie d'Aubervilliers, avec une étape intermédiaire à la station Front Populaire, mise en service le 18 décembre 2012. Si le tunnel avait été percé jusqu'à son extrémité nord, située à proximité de la gare de La Courneuve - Aubervilliers (où on n'a manifestement pas eu l'idée d'aménager une station), les deux stations avaient été différées, ainsi évidemment que la pose des voies et des équipements ferroviaires. Désormais, les 3,8 km du prolongement ont été mis en service... avec 5 ans de retard sur le calendrier initial du projet.

310522_acces-mairie-d'aubervilliers1

Aubervilliers - Avenue de la République - 31 mai 2022 - L'un des accès au nouveau terminus de la ligne 12 avec la signalétique de la RATP apparue sur le prolongement de la ligne 14 à Saint Ouen. © transportparis

310522_station-mairie-d'aubervilliers1

310522_station-mairie-d'aubervilliers3

310522_station-mairie-d'aubervilliers2

Station Mairie d'Aubervilliers - 31 mai 2022 - Trois vues de la station, avec d'abord la mezzanine où la seule fantaisie consiste en l'utilisation de luminaires circulaires, sans arriver à égayer un espace conçu sans aucune fioriture et sans le moindre souci d'agrément du voyageur. On peut supposer que débouchera sur cet espace le couloir de correspondance avec la ligne 15. La station comprend 2 quais et 3 voies, dont deux sont caractérisées par une faible hauteur sous plafond. La signalétique n'est pas encore terminée, les plaques de station provisoires tiennent avec des sangles en plastique. © transportparis

310522_MF67aime-cesaire3

Station Aimé Césaire - 31 mai 2022 - Espace plus aéré pour cette station, mais les architectes semblent ne pas avoir retrouvé leur palette de couleurs. Les murs sont recouverts de panneaux métalliques ondulés et perforés, comme sur la ligne 4 à Bagneux. On remarque à gauche les miséricordes pour les voyageurs attendant le métro, de conception des plus sommaires : on n'a pas eu le courage de tester leur degré d'inconfort... © transportparis

Aubervilliers est donc la 6ème commune  à disposer de 2 lignes de métro après :

  • Pantin en 1979 : la ligne 5 la dessert depuis 1942 et la ligne 7 a été prolongée depuis la porte de La Villette, en partie sur la limite entre Pantin et Aubervilliers ;
  • Boulogne-Billancourt en 1980 : la ligne 9 y entra dès 1934 et fut rejointe en 1980 par la ligne 10 ;
  • Montrouge en 2012 à l'arrivée de la ligne 4, sachant que le terminus sud de la ligne 13, ouvert en 1976, est à cheval sur Châtillon et Montrouge ;
  • Saint Denis en 2012 puisque la station Front Populaire de la ligne 12 est elle aussi à cheval sur Saint Denis et Aubervilliers ;
  • Saint Ouen en 2020 avec le prolongement de la ligne 14.

Le trajet est modérément rapide car les rames peuvent circuler à des vitesses comprises entre 50 et 65 km/h. En revanche, il faudra peut-être envisager de reprendre le plan de Porte de La Chapelle pour accélérer les trains, car l'entrée sur voie déviée et la sortie à 25 km/h coûtent pas loin d'une minute au tableau de marche. On note aussi que le PA135 n'est pas encore déployé sur cette extension : c'est prévu en fin d'année. En attendant, conduite manuelle pour toutes les circulation sur la section nouvelle.

Les nouvelles stations Aimé Césaire et Mairie d'Aubervilliers sont très similaires dans leur conception et leur décoration à celles - désespérément monotones - du prolongement de la ligne 4 à Bagneux : des panneaux métalliques ondulés et perforés blancs recouvrent les murs. Les plafonds ne sont que partiellement traités, laissant apparaître le béton brut et déjà les premières infiltrations. Même constat d'une panne d'inspiration en matière de conception de ces espaces et d'agrément aux voyageurs dans cet environnement souterrain. Même la station Front Populaire mise en service en 2012 apparaît plus chaleureuse !

La mezzanine de la station Mairie d'Aubervilliers semble dimensionnée en prenant en compte la future correspondance avec la ligne 15.

La ligne 12 est toujours exploitée avec des MF67, récupérés de la ligne 9, qui ont passé le cap des 50 ans de service. Elle dispose de 52 rames. Autant dire que l'ouverture en 1972 de l'extension à Créteil de la ligne 8 avec les Sprague-Thomson de 1934 avait été réalisée à l'époque avec un matériel moderne !

Prochaine extension du métro, la ligne 11 à Rosny sous Bois... mais ce sera l'année prochaine !

T10 : en tunnel ou en surface à Clamart ?

24 mai 2022 à 18:52

Sans réelle surprise, les premières esquisses de tracé pour le prolongement de T10, actuellement en construction entre La Croix de Berny et l'entrée de Clamart proposent

  • soit un tracé en tunnel depuis le Jardin Parisien, comprenant 2 stations intermédiaires sous le centre de Clamart pour atteindre la gare ;
  • soit un tracé en surface mais avec dissociation des sens de circulation compte tenu de l'étroitesse des voiries, depuis la station Place du Garde.

carte-prolongements-T10

Les hypothèses de prolongement vers Issy les Moulineaux n'ont pas été retenues : aussi faudra-t-il s'assurer que la solution retenue ne ferme pas la porte à une extension ultérieure, par exemple en reprenant le tracé de l'actuel bus 394, qui aurait l'avantage d'aligner toutes les correspondances avec le métro 12 à Corentin Celton et à Val de Seine avec le RER C et T2. Pour mémoire, transportparis proposait d'étudier une extension jusqu'à la porte de Saint Cloud...

EOLE : accord sur une partie de l’augmentation des coûts

19 mai 2022 à 15:05

Sur la première partie de l’augmentation du coût du prolongement du RER E, soit 600 M€, un accord de principe a été conclu mi-mai. L’Etat prendra à sa charge 53,4% de ce montant, la Région 38%, les Yvelines 6,6%, les Hauts de Seine 5% et la Ville de Paris 4,2%. Quant à la seconde partie, portant sur 1,1 MM€, les financeurs attendent le rapport de la mission parlementaire pour définir une stratégie.

En attendant, les travaux continuent avec une mise en service du prolongement à Nanterre La Folie toujours envisagée mi-2023 et il est possible de voir par exemple une rame RERng sur la voie d'essai NExTEO du côté de Gagny. A l'ouest de Nanterre, l'ouvrage du saut-de-mouton sur la Seine est réalisé, les équipements ferroviaires sont en cours d'installation. A Mantes la Jolie, celui qui permettra de relier la voie 2 venant de Caen pour rejoindre la voie 2 venant du Havre avant la gare est aussi en construction. Autant dire que les marges de négociation de financement sont particulièrement étroites, et qu'il ne saura guère être question que de la répartition entre SNCF Réseau, l'Etat et les collectivités.

Métro : des fermetures surprenantes

2 mai 2022 à 20:51

Depuis samedi 30 avril et jusqu'au mercredi 4 mai, le trafic est interrompu sur la ligne 1 du métro entre les stations Porte Maillot et Concorde pour remplacer un aiguillage aux abords de la station Charles de Gaulle Etoile. 

Si on peut admettre que dans un environnement aussi contraint, une telle opération ne soit pas facile à conduire et ne puisse être réalisée sans interception du trafic, la coupure sur 5 jours, dont 3 ouvrés, sur une ligne aussi fréquentée et avec une forte dimension touristique, a tout de même de quoi poser question. Qui plus est, la RATP semble ne pas s'être beaucoup souciée des voyageurs : aucun service de remplacement n'a été prévu ! La pauvre ligne 73 est, en surface, la seule à proposer une alternative de bout en bout, mais son offre est faible (10 à 17 minutes d'intervalle) et ne peut décemment encaisser le report de trafic. Les voyageurs devront pourtant s'en contenter. Sans surprise, l'exploitation dès le samedi de cette ligne était des plus chaotiques avec des retards en pagaille et des autobus bondés.

210520_73champs-elysées

Paris - Champs-Elysées - 21 mai 2020 - Il est loin le temps de la sortie du confinement du printemps 2020... et les Champs-Elysées ont retrouvé leur abondant trafic automobile. La ligne 73 est la seule offre d'autobus qui double la ligne 1 du métro sur la section interceptée. Son offre est faible, encore plus en période de vacances scolaires. Durant ces 5 jours, il va donc falloir aux habitués de la ligne 1 une bonne dose de patience et une bonne connaissance du réseau pour jongler avec les possibilités limitées de repli... © transportparis

Pendant le grand pont de l'Ascension, la ligne 7 sera fermée entre Gare de l'Est et La Courneuve pour changer un aiguillage aux abords de la station Porte de La Villette. Il y aura quand même un service de remplacement, entre Stalingrad et La Courneuve, assuré avec une fréquence de 6 à 10 minutes. Autant dire que c'est pour le principe...

Sur la ligne 13, le terminus de Châtillon-Montrouge est fermé du 2 mai au 5 juin, le service étant limité à Malakoff Etienne Dolet. Motif, réaménagement du couloir de correspondance de la station. Un service de remplacement est également assuré en complément des lignes existantes.

Cet été, il faudra aussi se passer du RER A durant toute la semaine du 15 août, entre La Défense et Auber, pour cause de renouvellement du poste d'aiguillage lié à la mise en service des nouvelles installations de service provisoire à Charles de Gaulle Etoile.

Manifestement, la RATP prend ses aises pour réaliser des opérations de nature tout de même limitée (il n'y a par exemple pas de massification avec d'autres chantiers). La gêne occassionnée par de telles interceptions, du fait de la dégradation des conditions de transport semble sous-estimée. Les alternatives à la ligne 1 entre Maillot et Concorde sont tout de même assez limitées. Même chose pour la ligne 7, ce qui risque de se traduire par une augmentation importante du trafic sur la ligne 5 et sur les lignes de bus ainsi que T1, qui permettent de rejoindre Aubervilliers et La Courneuve, dont on suppose qu'elles ne seront pas renforcées.

S'il est évident que la rénovation du réseau impose des perturbations, les modalités mises en oeuvre tendent à reléguer les besoins des voyageurs au second plan...

Une partie des Bluebus temporairement à l'arrêt

29 avril 2022 à 16:26

MISE A JOUR 01.05.2022

Après deux embrasements à environ un mois d'intervalle, la RATP a décidé la mise à l'arrêt temporaire d'une partie des autobus électriques Bluebus de Bolloré. La RATP demande au constructeur une expertise pour déterminer les causes de ces incendies et les mesures de sécurisation nécessaires à la remise en service commercial de ces autobus.

200821_71belleville1

Paris - Rue de Belleville - 20 août 2021 - Après un véhicule circulant sur la ligne 86, c'est sur la ligne 71 que l'incendie a eu lieu. Dans les deux cas, la version 5SE du Bluebus est en cause, c'est-à-dire la deuxième série, à 3 portes. © transporturbain

En attendant, le service pourrait être perturbé sur de nombreuses lignes car la RATP va devoir faire les fonds de dépôt pour compenser l'arrêt de ce modèle, temporaire on l'espère.

La RATP informe que 148 véhicules sont concernés. La base de données Databus comptabilise un parc plus conséquent :

  • 88 Bluebus première version (configuration à 2 portes) : ceux-ci ne semblent pas concernés à ce stade puisqu'ils étaient en service ce samedi 30 avril ;
  • 148 Bluebus deuxième version (configuration à 3 portes) : c'est donc ce parc qui est touché puisqu'il a perdu consécutivement 2 unités après incendie.

Les deux autres modèles d'autobus électrique, le GX337 produit par Heuliez, présent à ce jour à 162 exemplaires, et l'Aptis d'Alstom, dont 28 exemplaires sont en service ne sont pas concernés, même si l'un des GX337 a lui aussi pris feu. A ce stade, pas de causalité commune. Néanmoins, après la série d'incendies en Allemagne, et celui survenu ce jour aussi à Carcassonne encore avec un autre modèle (type midibus d'un autre constructeur), il semble quand même qu'il y ait un petit sujet à examiner...

La ligne 12 prolongée le 31 mai

29 avril 2022 à 11:47

Enfin ! C'est donc le 31 mai prochain que la ligne 12 du métro sera prolongée à la mairie d'Aubervilliers. Une extension qui accuse elle aussi un retard considérable, puisque le projet approuvé en 2011 devait initialement être mis en service en 2017.

Particularité de cette future mise en service, l'exploitation sera assurée par un matériel quinquagénaire : la série MF67 a été introduite sur la ligne 12 en 1978, soit 6 ans après le retrait des rames d'origine du Nord-Sud : l'intérim fut assuré par des rames Spragues-Thomson d'origine CMP qui ne cessa définitivement qu'en 1980. Le record du prolongement de la ligne 8 à Créteil, en 1972 lui aussi, est donc battu : il avait été couvert avec des rames Sprague-Thomson type M4 datant de 1934. Des gamines en comparaison...

Comme pour la ligne 4 à Bagneux, il y a tout lieu de craindre que les stations soient d'une tristesse et d'une monotonie déprimante.

Le terminus Mairie d'Aubervilliers sera dans les années à venir en correspondance avec la ligne 15 du Grand Paris Express, constituant évidemment une opportunité de développement de l'usage de la ligne 12 par la connexion entre un système historique essentiellement radial et une nouvelle ligne en rocade.

Au-delà, on ne manquera pas de rappeler que l'arrière-gare du terminus Mairie d'Aubervilliers se situe au pied de la gare du RER B de La Courneuve - Aubervilliers, ce qui pourrait constituer une connexion des plus intéressantes... mais sans perdre de vue que cette gare est elle-même à environ 700 m du carrefour des Six Routes, déjà desservi par le tramway T1 et qui sera aussi desservi à terme par les lignes 16 et 17 du Grand Paris Express.

Enfin, à l'autre bout de la ligne, des études de faisabilité ont été financées en 2020 pour examiner à grands traits d'abord une autre connexion de la ligne 12 à la ligne 15, et au RER C, à la gare d'Issy, puis une desserte de Meudon, rejoignant T2. Cette connexion serait probablement intéressante, mais un peu à l'écart de l'urbanisation, au pied de la colline. Si une issue favorable était donnée, il est possible que soit examiné un phasage pour d'abord desservir la gare d'Issy. 

De toute façon, il semble que les nouveaux projets seront rares compte tenu de la nécessité de purger nombre d'opérations existant depuis des décennies, toujours pas achevées et dont le coût a fortement dérivé, sans compter naturellement sur l'achèvement du Grand Paris Express et du RER E qui tiennent le haut du pavé.

Décorer un métro : un exercice de styles

17 mars 2022 à 08:55

Certes, les goûts et les couleurs sont un sujet délicat car soumis à une bonne dose de subjectivité. La blancheur - souvent grisonnante - du métro parisien a déjà été l'occasion de nombreuses discussions. Les partis pris depuis le début des années 1990 amènent à effacer une partie des évolutions architecturales du réseau, en particulier une grande partie des travaux de modernisation réalisés à partir des années 1950, pour revenir aux principes originels, avec toutefois quelques latitudes par rapport à la réalité historique (en particulier sur l'ancien Nord-Sud).

Dans ce nouveau dossier, transportparis vous propose de voyager le chapitre de l'histoire du métro parisien consacré à la décoration du réseau, sujet qui suscite de nombreux commentaires : nous allons prendre un peu de hauteur et effectuer quelques comparaisons parmi un panel de réalisations dans d'autres grandes villes européennes, qui combinent souvent de façon plus équilibrée qu'à Paris le respect des considérations historiques et une incarnation de l'évolution de l'architecture et de l'esthétique du moment. Bref, faire vivre le réseau au rythme de son époque ?

Rue de Rivoli : du mieux... et du moins bien

12 février 2022 à 18:12

Eh oui, on y revient. La Ville de Paris est donc bien décidée à pérenniser les pistes cyclables temporaires créées au printemps 2020, mais il faut faire plus propre, car la quille en plastique jaune fluorescent et le bloc de béton ne comptent pas parmi les mobiliers urbains les plus esthétiques.

Parmi les premiers axes traités, la rue de Rivoli, d'abord le long des Tuileries. A l'oeil, c'est effectivement mieux car plus discret, mais il n'en reste pas moins que les deux tiers de l'espace de la chaussée accordée aux cyclistes sont utilisés de façon anarchique. Rappel : on roule à droite et on s'arrête au feu rouge, même en vélo.

051121_85rivoli

Paris - Rue de Rivoli - 5 novembre 2021 - Sur la partie centrale de la rue, là où le trafic des autobus est le plus important, l'espace résiduel pour la circulation motorisée (quelle qu'elle soit) génère des encombrements ralentissant bien plus qu'auparavant la circulation des bus, puisque, dans l'ancienne configuration, ils disposaient d'un couloir réservé... © transportparis

110222_encombrements-rivoli

Paris - Rue de Rivoli - 11 février 2022 - Comme un petit problème de répartition de l'espace... Ce cliché montre que dans le trafic automobile, quand on enlève l'autosolisme, il reste quand même l'activité économique, les livraisons et les taxis et si on compacte un peu trop l'espace accordé à ces besoins, forcément... ça coince. Plus grave, l'absence de voie réservée pour les transports en commun. La réorganisation du trafic sur la rue de Rivoli ressemble donc fort à un échec. Si les cyclistes disposent des deux tiers de la chaussée, les utilisateurs des lignes d'autobus font grise mine en comptant les minutes perdues. © transportparis

En revanche, ce cliché parle de lui-même quant aux conditions de circulations pour les autres utilisateurs de la voirie : on y voit des taxis, des véhicules utilitaires de livraison et de travaux divers... et un pauvre autobus de la ligne 72, noyée dans cette circulation et considérée comme un véhicule ordinaire. Il lui a fallu près d'un quart d'heure pour aller des Guichets du Louvre jusqu'à l'entrée de la place de la Concorde.

Alors rappelons la proposition de transportparis, d'ailleurs en tous points similaire à celle de l'AUT Ile de France :

  • regrouper les autobus dans les 2 sens de circulation sur les rues de Rivoli et Saint Antoine, de la Concorde à la Bastille, simplifiant les itinéraires des lignes 21, 67, 69, 72, 74, 76, 85 et 96 qui empruntent - partiellement ou totalement - ces axes. Il resterait au moins une voie disponible, pour les livraisons et les véhicules d'intervention ;
  • le couloir pour les autobus libéré sur les quais de rive droite est transformé en piste cyclable (avec une courte zone mixte entre le pont Royal et le pont Neuf pour les besoins de la ligne 27 en direction de la porte d'Ivry).

A quand une information multimodale ?

1 février 2022 à 09:07

Une illustration presque caricaturale, aux limites du périmètre actuellement du ressort de la RATP.

Ces écrans sont désormais familiers des utilisateurs des lignes exploitées par cet opérateur : ils donnnent une information synthétique lisible rapidement. Cependant, plus de 10 ans après leur apparition dans les stations de RER, de métro, de tramways et aux principaux terminus d'autobus, le compte n'y est pas. Démonstration avec cet exemple sur la partie ouest du RER A, justement aux limites des domaines des différents opérateurs en surface.

181221_ecran-bus-ratp-st-germain-en-laye

Saint Germain en Laye - 18 décembre 2021 - Seule est donnée l'information sur la correspondance avec l'autobus 259 pour Nanterre Université (Anatole France). En revanche, le réseau urbain de Saint Germain en Laye et la dizaine de lignes en correspondance ne sont pas mentionnées. Pour un samedi, la fréquence du 259 est tout de même un peu juste... © transportparis

221221_ecran-bus-ratp-rueil-malmaison

Rueil-Malmaison - 22 décembre 2021 - Même situation dans cette gare, où les lignes 1 (vers Saint Germain en Laye), 27 (vers La Celle Saint Cloud), B (vers Sartrouville) et 467 (vers le pont de Sèvres, pourtant en co-exploitation RATP-Transdev) ne sont pas indiquées. On remarque au passage les fréquences contrastées : la ligne 367 est bien servi alors qu'elle dessert essentiellement des zones d'entreprise, alors que les parcours beaucoup plus urbains des lignes 158, 241 et 244 subissent des intervalles de plus de 15 minutes ! © transportparis

221221_ecran-reseaux-ferres-ratp-rueil-malmaison

Rueil-Malmaison - 22 décembre 2021 - Cet écran donne rapidement la tendance du trafic sur les réseaux RER et métro... mais aucune information sur les lignes H, J, K, L, N, P, R et U de Transilien exploitées par la SNCF. © transportparis

Pourtant, côté SNCF, on peut souligner des progrès avec le déploiement d'écrans donnant des informations sur la situation des réseaux ferrés exploités par la RATP. Il reste encore des progrès - importants - à accomplir avec les lignes de bus de la communauté Optile, selon l'importance de ces réseaux. Ce devrait être un des éléments clés dans la mise en oeuvre des nouveaux contrats après appels d'offre. Mais plus largement, l'uniformisation de l'information des voyageurs devrait être gérée directement par Ile de France Mobilités en réduisant les marges de manoeuvre des opérateurs : les écrans RATP, en dépit de leurs qualités notamment visuelles, en donnent un parfait exemple.

180122_ecrans-multimodaux-sncf

La Défense - 18 janvier 2022 - Information plus complète sur cet écran à l'entrée de la gare SNCF de La Défense puisqu'on y retrouve des informations sur l'ensemble des lignes et même celles de la RATP. En revanche, il faudrait reproduire le visuel proposé par la RATP donnant d'un seul coup d'oeil l'ensemble des lignes avec une barre de texte alternante dans le tiers inférieur de l'écran. © transportparis

Nation : le flop de la rénovation

30 janvier 2022 à 17:04

Il y a un peu plus de 4 ans, la RATP choisissait le projet architectural pour la rénovation de la station Nation du RER A, la plus ancienne de la ligne, ouverte en décembre 1969. Et depuis... rien, hormis la fermeture par des palissades provisoires des sièges particuliers, surnommés confessionnaux.

Grâce à l'AUT Ile de France, on apprend que finalement, le projet est abandonné car considéré techniquement irréalisable. Autant de temps pour s'en apercevoir, c'est quand même inquiétant, d'autant plus que d'autres sites sont officiellement en chantier mais avec des travaux qui font du sur-place.

250920_station-nation-RER

Station Nation - 25 septembre 2020 - La grande voûte a besoin d'un coup de jeune et les structures métalliques ne sont plus totalement nécessaires depuis l'abandon des anciens panneaux d'annonce des gares desservies. Des sièges dits provisoires sont installés devant les assises historiques fermées. Il va manifestement falloir encore patienter... © transportparis

projet-RER-nation-retenu

Le projet  retenu en 2018 et finalement abandonné : apparemment, la création d'arceaux sur la voûte y compris au-dessus des voies est l'une des causes principales du renoncement. (image Explorations Architecture)

projet-RER-nation-rejete

Le projet alors écarté reviendra-t-il ? Pour l'instant, ce n'est pas certain. Il était cependant un peu plus chaleureux que le lauréat, transformant la station en igloo géant. Le maintien du rouge, signature de la gare depuis 1969 et couleur de la ligne A, était un marqueur fort de ce projet classé deuxième. (image Richez Associés)

A la station Charles de Gaulle - Etoile, hormis la dépose des cadres publicitaires de la voûte et l'amorce d'un des couloirs de correspondance vers le métro, le voyageur ne constate aucune évolution en près de 4 ans aussi de travaux.

080621_1722etoile2

Station Charles de Gaulle Etoile - 8 juin 2021 - Depuis près de 4 ans, les quais de la station sont en travaux, avec une largeur réduite. C'est tout de même bien long. Quant à la voûte, depuis le cliché, une bande blanche centrale commence à apparaître. © transportparis

projet-RER-etoile

Le projet de rénovation supprime les bancs en marbre de la version originale de la gare datant de 1970. On note aussi la couleur rouge en cohérence avec l'identité de la ligne. Cependant, le voyageur ne constate aucune amélioration réelle depuis 4 ans... (image Agence RFR)

En revanche, Auber commence à dévoiler sa nouvelle allure, mais compte tenu des délais de réalisation démesurément longs, il y aura d'emblée des reprises à effectuer, notamment au niveau des sols, les carrelages montrant très rapidement leurs limites et leur qualité manifestement assez moyenne.  Quant au carrossage, il faudra surveiller la qualité des fixations, révélant déjà leurs limites.

Si on ajoute à ces constats les récentes réalisations de nouvelles stations de métro sur la ligne 4 et la ligne 14, ou encore le chantier lui aussi sans fin de la gare de Nanterre-Ville (sur lequel nous reviendrons prochainement), il y a matière à s'interroger non seulement sur les choix architecturaux mais aussi sur la compétence en matière de maîtrise d'ouvrage de la RATP pour suivre efficacement les chantiers et limiter les désagréments pour les voyageurs, les grands oubliés de cette affaire. Dit autrement, il y a sérieusement besoin de resserrer les boulons !

Et la crise sanitaire n'est pas l'excuse universelle pour se dédouaner...

T13 : le voici en urbain

15 janvier 2022 à 18:42

Nouvelle phase d'essais pour T13 (voir notre premier article du 23 décembre dernier) qui désormais s'étendent sur la totalité de la ligne avant l'ouverture annoncée l'été prochain. A Saint Germain en Laye, le raccordement vers la voirie depuis la Grande Ceinture s'effectue au moyen d'un S limité à 20 km/h incluant la traversée de la RN184, avant celle de la RD190 - évidemment - limitée à 30 km/h. La signalisation autorise ensuite une montée à 50 km/h mais il faudra ralentir avant pour s'engager sur l'avenue du Camp des Loges.

140122_essais-T13-saint-germain-princes3

140122_essais-T13-saint-germain-princes11

Saint Germain en Laye - Route des Princes - 14 janvier 2022 - La rame n°510 (U53820) effecte son premier trajet depuis le dépôt des Matelots, en direction du château de Saint Germain en Laye. Notez les tableaux indicateurs de vitesse : il aurait peut-être été intéressant d'installer des barrières comme sur le T3 lyonnais pour sécuriser la traversée de la RD190 et surtout s'affranchir de la séquence à 30 km/h. © transportparis

La ligne 4 à Bagneux

13 janvier 2022 à 22:09

Enfin ! Un peu plus de 20 ans pour prolonger la ligne 4 du métro, la seule (avec la ligne 2) qui n'avait jamais évolué depuis son ouverture : c'est en effet en juin 2001 que débuta la concertation préalable sur son extension au sud de Paris, et il fallut attendre 12 ans pour qu'elle franchisse le périphérique pour atteindre, en mars 2013, la mairie de Montrouge. Alors que les essais débutaient sur cette courte section, se déroulait l'enquête publique relative à la seconde phase du projet vers Bagneux. Après environ 6 ans de travaux, elle a été inaugurée en présence du Premier ministre : la période est propice aux symboles politiques...

Cette extension de 1,8 km dessert une première station Barbara, à proximité du cimetière parisien de Bagneux, au droit de l'avenue Marx Dormoy, assurant la correspondance avec les lignes 128 Porte d'Orléans - Robinson et 323 Issy Val de Seine - Ivry Gambetta. Cette station est profonde à environ 30 m sous sol. L'accès principal s'effectue en rez-de-chaussée d'un immeuble en construction. Le nouveau terminus baptisé Lucie Aubrac dispose de 3 voies à quai et en arrière-gare, et se termine par un centre de dépannage des trains.

Le tracé est assez sinueux et les courbes à l'entrée nord de chacune des stations sont assez serrées, franchies à 35 km/h. La circulation des rames n'est pas très rapide : entre Mairie de Montrouge et Barbara, l'ancien terminus n'a pas été totalement déposé et les rames ne se lancent qu'après avoir dégagé les appareils de voie. Bref, une section neuve avec un tracé conçu à l'ancienne.

La décoration des nouvelles stations est extrêmement sobre : tout est blanc avec des panneaux métalliques ondulés perforés. Les finitions sont moins mauvaises que lors de l'ouverture du prolongement de la ligne 14 à Saint Ouen, mais ce n'est tout de même pas brillant. Les quais de la station Lucie Aubrac sont encombrés de palissades, dans l'attente de l'ouverture de la correspondance avec la ligne 15 : il s'agit de la trémie des futurs escaliers et ascenseurs. Il ressort une impression de nudité des stations, dont les murs sont dépourvus des traditionnels supports publicitaires. Seuls les quelques sièges apportent un peu de couleur. La signalétique est encore provisoire, fixées par des cordons en plastique en attendant les équipements définitifs.

Autre élément qui surprend beaucoup pour une réalisation moderne : la mécanisation partielle des cheminements verticaux, qui, à Barbara comme à Lucie Aubrac, sont à sens unique.

Le prolongement réalisé diffère de celui initialement envisagé voici près d'un siècle dans le plan de desserte de la banlieue en 1929, qui passait sous la RN20 jusqu'au carrefour de la Vache Noire à Arcueil. Il se situe un peu plus au sud de celui-ci, mais aussi à l'ouest de ce grand axe : il en résulte une adaptation du réseau d'autobus avec la réalisation d'un crochet pour proposer la correspondance... qui n'est pas fameuse puisque les arrêts sont situés à environ 300 m de l'accès à la station. Il faut espérer qu'à la fin des travaux d'urbanisme, la situation sera améliorée, car pour l'instant, il faut avoir une bonne vue pour repérer le fléchage des correspondances vers un arrêt qui ne s'appelle pas Lucie Aubrac mais Martyrs de la Résistance.

130122_station-barbara3

130122_station-barbara4

Montrouge - Station Barbara - 13 janvier 2022 - Décoration simplissime pour cette station à grande profondeur : s'il y a des ascenseurs de grande capacité pour aller de la salle des recettes à la mezzanine, l'accès aux quais n'est possible qu'avec des escaliers fixes ou de petits ascenseurs. Les escaliers mécaniques ne sont utilisés qu'en sortie. Pour l'instant, rien n'évoque l'artiste dont la station emprunte le nom de scène. La signalétique est provisoire. Pour ce premier jour, il y avait pas mal de photographes ! © transportparis

130122_acces-lucie-aubrac1

130122_station-lucie-aubrac1

130122_station-lucie-aubrac3

Bagneux - Station Lucie Aubrac - 13 janvier 2022 - L'accès à la station est assez imposant : le M installé sur le place supporte des portraits de la résistante. La station est quasiment sous le niveau de la place, et bénéficie d'un éclairage en partie naturel. Sur les quais, des palissades semblent cacher les réserves pour la correspondance future. La signalétique est aussi provisoire et aucun cadre publicitaire n'est prévu. © transportparis

Pour les habitants de Bagneux, le métro se rapproche en desservant la pointe nord de la commune. Cependant la majorité de la population devra encore prendre l'autobus pour le rejoindre, mais ce prolongement pourrait aussi avoir un effet redistributif du trafic entre la ligne 4 et le RER B.

Il n'y a pas d'autre prolongement envisagé à ce stade de la ligne 4. L'arrière-gare est orientée vers le sud-ouest, suivant l'avenue Henri Barbusse. En revanche, la station Lucie Aubrac changera d'envergure lors la mise en service de la première section de la ligne 15 entre Pont de Sèvres et Noisy-Champs.

Prochaine extension du métro, elle aussi attendue de longue date : la ligne 12 jusqu'à la mairie d'Aubervilliers, toujours en MF67. D'ailleurs, dans la période récente, ce devrait être l'inauguration d'un prolongement avec le matériel le plus ancien. Dans les années 1970, l'arrivée de la ligne 8 à Maisons-Alfort puis Créteil avait eu lieu avec du matériel de - seulement - 36 ans. La ligne 10 avait atteint Boulogne en 1980 avec des MA52 de 28 ans, tout comme les MP59 de la ligne 1 prolongée à La Défense en 1992. Qu'en sera-t-il pour la ligne 11 l'année prochaine ? Un nouveau record en vue ?

RER, tramways : nos mises à jour

4 janvier 2022 à 19:22

Pour commencer cette année, transportparis s'offre une petite mise à jour de certains dossiers. Les plus perspicaces d'entre vous auront noté la révision de notre schéma directeur des tramways franciliens. Vous pouvez aussi vous (re-)plonger dans les dossiers consacrés aux RER A et RER B. Il était temps de les toiletter !

T13 : début des essais

23 décembre 2021 à 10:43

Les premiers essais ont débuté ce 20 décembre sur la partie Grande Ceinture de T13, entre le dépôt des Matelots et l'ancienne gare de Saint Germain en Laye, rebaptisée Lisière Péreire. En principe, les tests sur la totalité du parcours, y compris la section urbaine vers le château de Saint Germain, débuteront le 7 janvier prochain.

221221_essais-T13-saint-germain-grande-ceinture6

Saint Germain en Laye - 22 décembre 2021 - Les Dualis pointent leur nez sur T13. Sur ce cliché, on a pris soin de rappeler que cette section reste alimentée en 25 kV, gérée en block automatique lumineux tout ce qu'il y a de classique, et de monter que les quais sont prévus à la longueur d'une seule rame, contrairement à T11 où les quais sont prévus pour des UM2. Mais il est vrai que le trafic attendu est modeste. © transportparis

221221_essais-T13-saint-germain-grande-ceinture9

Saint Germain en Laye - 22 décembre 2021 - Outre la signalisation , sur ce second cliché, nous vous invitons à regarder l'arrière-plan. Les voies en impasse sur la partie gauche amorcent la future phase 2 vers Poissy et Achères, dont le financement reste encore incertain, surtout après l'inflation du devis de 57%. Celles de droite amorcent la zone de transition vers la réglementation urbaine en marche à vue sous 750 V. Le plan de voie prévoit le passage d'une circulation à droite (en urbain dans Saint Germain en Laye) à une circulation à gauche (sur la partie ferroviaire). La rame U53803/4 (TT502) va donc circuler à contresens jusqu'aux communications situées au-delà du pont de la rue Péreire de laquelle a été prise cette photo. © transportparis

Saint Michel Notre Dame va changer d'allure

16 décembre 2021 à 12:11

La première tranche de travaux de modernisation de la gare Saint Michel Notre Dame du RER C va débuter en 2022 et prévoit d'abord des chantiers la nuit au premier semestre 2022 et 4 mois de fermeture complète entre le 23 août et la fin d'année. Accueillant 51 000 voyageurs par jour, elle souffre de nombreux défauts dont certains ne peuvent être éliminés sauf à modifier radicalement le tracé de la ligne dans Paris. Ainsi, l'objectif est d'abord de faire entrer la lumière naturelle dans cette gare en profitant des arcades ajourées côté Seine, tout en concevant un dispositif de protection de l'infrastructure contre les crues de la Seine. Ce dispositif permettra aussi d'améliorer l'aération de la gare. Il s'agit aussi de donner une allure plus moderne à une décoration vieillotte qui remonte à la création du RER C et de favoriser autant que possible la circulation des voyageurs dans cet espace exigu, coincé entre les berges de Seine et les tréfonds des immeubles.

131221_quais-saint-michel-RERC

Paris - Station Saint Michel Notre Dame - 13 décembre 2021 - Quais en courbe, pas très large, cheminement des correspondance étriqué, ambiance lumineuse datée et surtout une configuration cachant la structure originelle de la gare et ses ouvertures latérales sur les berges. Une conception datée. © transportparis

renovation-saint-michel-ND1

renovation-saint-michel-ND2

Illustrations de la métamorphose de la gare : des couleurs plus claires, des espaces plus fluides et un éclairage un peu plus naturel. De quoi rendre le lieu plus accueillant. Pour les quais, difficile de se prononcer mais on espère quand même un rehaussement à 550 mm pour réduire la lacune verticale. (images de synthèse AREP)

En revanche, il sera évidemment difficile de pousser les murs. Quant aux quais, l'une des attentes les plus manifestes des voyageurs, leur rehaussement est passablement complexe car la hauteur sous plafond limite sévèrement le champ des possibles... et la hauteur des quais sur le RER C reste un des sujets sensibles en Ile de France compte tenu des multiples contraires entre des Z2N avec des accès à au moins 920 mm et la très grande majorité des gares de la ligne avec des quais à 550 mm...

Bus RATP : les conversions se poursuivent

14 décembre 2021 à 20:28

Parallèlement aux réceptions de Bluebus et de GX337 électriques, l'évolution de la motorisation des autobus pour s'affranchir du gasoil passe aussi par des solutions au gaz naturel ou au biogaz. A ce jour, les dépôts équipés pour les autobus électriques sont Belliard (ligne 40), Corentin (lignes 28, 59, 64, 67, 84, 88, 92, 94, 128, 188), Lagny (lignes 20, 29, 56, 69, 71, 72, 86), Les Lilas (lignes 96 et 115), Malakoff (ligne 126) tandis que débute l'équipement de celui de Pleyel (ligne 178). Pour les motorisations au gaz, Nanterre et Thiais rejoignent Créteil, site pionnier, ainsi que Bussy, Massy et Thiais dans la liste des sites équipés.

101221_304nanterre-patrice-chereau5

Nanterre - Esplanade Patrice Chéreau - 10 décembre 2021 - Le Scania Citywide au gaz fait son arrivée dans les dépôts de Nanterre et de Thiais. Après le TVM à Thiais, c'est au tour du 304 de carburer au gaz avec des véhicules. © transportparis

121221_TVMchoisy-le-roi-georges-halgout

Choisy le Roi - Avenue Georges Halgout - 12 décembre 2021 - Le même matériel est aussi apparu sur le TVM en remplacement de Citaro (l'un d'eux apparaît à droite de ce cliché). Les véhicules mentionnent le cas échéant s'ils fonctionnent au gaz naturel ou au biométhane. © transportparis

071121_197arcueil-vache-noire1

Arcueil - Carrefour de la Vache Noire - 7 novembre 2021 - Le dépôt de Massy a lui aussi commencé sa mue vers le gaz naturel : illustration avec la ligne 197 dotée de MAN Lion's City à la livrée bien sombre par un excès de noir sur le côté portes. © transportparis

131021_319massy-carnot1

Massy-Palaiseau - Gare routière - 13 octobre 2021 - Tiens, les configurations à 2 portes n'ont pas totalement disparu : en atteste cet Urbanway lui aussi carburant au gaz naturel, sur la ligne 319. © transportparis

Le métro à Bagneux le 13 janvier

12 décembre 2021 à 17:58

Le 13 janvier prochain, la ligne 4 sera prolongée de la mairie de Montrouge au nouveau terminus de Bagneux (Lucie Aubrac), desservant au passage la station Barbara, également située sur la commune de Bagneux. La RATP attend 37 000 voyageurs par jour sur cette nouvelle section de 1800 m.

Les premières rames automatiques devraient être engagées en service commercial à l'été 2022 et l'automatisation complète devrait être opérationnelle au premier semestre 2023. La RATP a dû renoncer au scénario prévoyant la simultanéité du prolongement à Bagneux et du passage au mode sans conducteurs en raison du rythme réel de livraison des MP14 sur la ligne 14 et donc de la libération réelle des MP89-MP05, qui, avant d'arriver sur la ligne 4, doivent être équipés de la version appropriée du pilotage automatique.

Le prolongement du métro entraîne évidemment une évolution du réseau de bus. Le choix d'implantation du terminus à l'écart de la RD920 a impliqué un choix sur le tracé des lignes de bus puisque le métro s'arrête à l'ouest de cet axe. Ainsi, la ligne 197 fera toujours son terminus à la porte d'Orléans mais fera un crochet pour desservir la station Lucie Aubrac.

Brétigny : troisième tentative

30 novembre 2021 à 18:54

La concertation ouverte le 15 novembre dernier jusqu'au 18 janvier 2022 porte sur un troisième projet de reconfiguration de la bifurcation de Brétigny, après l'abandon des deux précédents pour des raisons de coût mais aussi d'acceptabilité urbaine des aménagements alors proposés.

Le premier, en 2013, année tragique pour ce site, portait sur la création d'un saut-de-mouton côté Paris, depuis la voie 1bis (celle utilisée par les RER C desservant les gares du val d'Orge) vers le flanc ouest de la gare où sont réceptionnés les missions terminus Brétigny, le dédoublement de la voie 1 vers Tours, la suppression du passage à niveau n°23 (situé sur la voie 1 Tours à l'amorce du passage sur les voies vers Orléans), l'élargissement de 2 ponts-rails, la création de nouvelles zones de garage pour le RER C et la fusion des 5 postes d'aiguillage gérant le site. Recalé. Le second projet, en 2018, ne gardait que le saut-de-mouton, la fusion des postes mais ajoutait un nouveau quai et préfigurait un nouveau centre de maintenance du matériel. Recalé aussi.

Le nouveau projet, évalué à 383 M€ mais dont la répartition du financement reste à définir, conserve la suppression du PN23 et la fusion des postes, ainsi que la préfiguration du centre de maintenance et une sévère rationalisation des installations de service. Les nouvelles orientations (voir le nouveau schéma des installations : en orange, les voies déposées, en rouge, les nouvelles voies)  prévoient :

  • la dissociation des flux Châteaudun - Paris et du RER C en assurant l'insertion des trains régionaux sur la voie 2 Orléans - Paris en amont des quais, de sorte à rendre plus vite la voie disponible pour des missions RER venant de Dourdan ou origine Brétigny ;
  • la création d'un nouvel itinéraire depuis la voie 1 Paris - Orléans pour rejoindre la voie 1 vers Châteaudun ;
  • s'il n'y a plus de saut-de-mouton côté Paris, la traversée oblique, malheureusement bien connue, sera supprimée.

Sur le plan fonctionnel, le besoin reste centré sur l'envoi d'une troisième mission par quart d'heure vers Brétigny pour renforcer la desserte des gares du Val d'Orge, entre Juvisy et Brétigny.

Après la concertation préalable, l'enquête publique est envisagée en 2023 en vue de travaux débutant par la suppression du PN23 en 2025-2026 et les travaux de voie et du poste de signalisation entre 2026 et 2030. Autant dire qu'il faudra être encore patient...

❌
❌