Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierRévolution Énergétique

Héliovert, ou comment allier photovoltaïque et végétation

31 mai 2024 à 09:50

Panneaux solaires ou plantes vivaces ? Plantes vivaces ou panneaux solaires ? Si vous peinez à vous décider concernant le sort de votre toiture, Ecovegetal a pensé à vous. L’entreprise française a mis au point une solution technique permettant d’allier végétalisation et production photovoltaïque. On vous explique tout.

ⓘ Ceci est une communication commerciale pour Ecovegetal.

Et s’il était possible d’avoir le beurre, et l’argent du beurre ? C’est en quelque sorte ce que propose l’entreprise française Ecovegetal avec son système Héliovert. À l’heure où il devient obligatoire d’installer des panneaux solaires ou un système de végétalisation sur 30 % des bâtiments neufs ou des rénovations lourdes, Ecovegetal propose d’allier les deux.

Héliovert, un système qui permet de concilier végétalisation et photovoltaïque

D’abord spécialisée dans la végétalisation des toitures, l’entreprise française Ecovegetal, créée en 2000, a décidé de prendre à cœur la transition énergétique, et a mis au point un système permettant de faire cohabiter végétalisation et production photovoltaïque. C’est ainsi qu’est né Héliovert. En substance, ce système permet de faire cohabiter substrats et panneaux solaires. Mieux encore : lorsque les conditions techniques le permettent, le substrat peut servir à lester la structure photovoltaïque afin d’en garantir la stabilité. Plus qu’une simple cohabitation, le substrat proposé par Ecovegetal est composé de plantes à forte évapotranspiration. Ainsi, il contribue à limiter la surchauffe des bâtiments en été, et jouent le rôle de régulateur thermique pour les panneaux solaires.

SAXATILIS, un complexe de végétalisation simple et durable

Pour répondre aux exigences liées à la végétalisation des toitures légères, Ecovegetal a mis au point un complexe de végétalisation semi-intensive qui peut être adapté à des structures en béton, bois ou acier. Il garantit une floraison de longue durée grâce à des plantes vivaces alpines, qui sont associées à des plantes vivaces couvrantes. Cette solution a l’avantage de ne nécessiter qu’un entretien réduit tout en étant résistante au feu avec un classement Broof T3. Cette classification est indispensable pour les immeubles recevant du public (ERP), les logements collectifs ou même les immeubles de grande hauteur (IGH).

Une toiture équipée Héliovert à Saint-Ouen / Images : Ecovegetal.

Faire des toitures un allié de la transition énergétique

Végétalisation et production photovoltaïque jouent un rôle important dans la transition énergétique. Si la production d’énergie photovoltaïque permet évidemment de produire de l’électricité décarbonée, la végétalisation multiplie les avantages. Elle permet d’abord d’améliorer l’inertie du bâtiment, apportant ainsi un meilleur confort thermique, en particulier en été. Elle contribue également à réduire les nuisances sonores à l’intérieur du bâtiment en améliorant l’isolation acoustique. À l’extérieur du bâtiment, ces toitures permettent de lutter contre le phénomène d’îlots de chaleur urbains (ICU), tout en autorisant le retour de la biodiversité dans l’espace urbain. Enfin, les toitures végétalisées jouent un rôle de tampon en cas de précipitations, limitant les phénomènes de ruissellement, et favorisant un meilleur équilibrage du cycle de l’eau.

De par leurs nombreux intérêts, végétalisation et production photovoltaïque sur les bâtiments neufs et les grosses rénovations ont été encouragées à travers un cadre législatif comme la loi relative à l’énergie et au climat, publiée en 2019. Celle-ci fixait l’obligation de mettre en toiture de certains bâtiments non résidentiels un système de production d’énergie solaire, ou un système de végétalisation. Ce texte sera consolidé par la loi du 10 mars 2023, relative à l’accélération de la production d’énergie renouvelable. Dans cette dernière, le gouvernement fixe l’objectif de recouvrir 30 % des toitures de bâtiments neufs ou de rénovations lourdes par un système de production d’énergie solaire ou par un système de végétalisation à partir du 1ᵉʳ juillet 2023. Ce pourcentage devrait passer à 40 % en 2026 et même 50 % en 2027.

Héliovert, une solution technique adaptée à la plupart des toitures terrasses

D’un point de vue technique, Héliovert peut être installé sur un grand nombre de toitures différentes. La structure des panneaux, réalisée en aluminium pour concilier résistance et légèreté, peut être directement lestée grâce au substrat, ou grâce à la mise en place de dalles en béton spécifiques. Le choix de la solution se fera en fonction des contraintes techniques du bâtiment concerné, mais également des conditions climatiques de la région, en particulier les caractéristiques locales de vent. L’inclinaison des panneaux est fixée à 15°, ce qui autorise de nombreuses configurations différentes sans que certains panneaux fassent de l’ombre aux suivants. Il est ainsi possible de mettre tous les panneaux orientés vers le sud, ou préférer une orientation en « papillon » de type est-ouest. Cette dernière permettra de lisser la production d’énergie solaire au fil de la journée, tandis qu’une orientation vers le sud permettra d’obtenir une production maximale lorsque le soleil est proche de son zénith.

Une toiture équipée Héliovert à Saint-Ouen / Images : Ecovegetal.

ℹ️ Pourquoi Révolution Énergétique publie des articles sponsorisés ?

Notre média emploie ou collabore avec plus d’une quinzaine de personnes pour vous proposer quotidiennement des articles de qualité. Ces contenus sont accessibles gratuitement à l’ensemble des internautes. La production de ces contenus et leur hébergement coûte plusieurs dizaines de milliers d’euros chaque mois.

Pour couvrir ses frais et se développer, notre média s’appuie sur plusieurs sources de revenus, dont les publi-rédactionnels font partie. C’est une forme de publicité qui se retrouve dans la grande majorité des médias web et papier, généralistes et spécialisés. Nous nous engageons à publier uniquement des contenus publicitaires explicitement présentés comme tels et présentant un intérêt pour nos lecteurs. Ces contenus n’impliquent pas nos journalistes, qui demeurent libres de leurs écrits. Bien évidemment, les publi-rédactionnels n’ont aucune influence sur notre ligne éditoriale.

L’article Héliovert, ou comment allier photovoltaïque et végétation est apparu en premier sur Révolution Énergétique.

Bluetti AC240 : rien ne lui fait peur, même pas l’humidité

23 mai 2024 à 12:00

Les amoureux du camping peuvent remercier Bluetti : le fabricant de batterie vient de lancer, ce 20 mai, un nouveau modèle qui allie puissance, autonomie tout en résistant à la pluie. Voilà un combo parfait qui permet d’avoir de l’électricité n’importe où, et par tous les temps.

ⓘ Ceci est une communication commerciale pour Bluetti

La toute dernière batterie du fabricant Bluetti pourrait bien donner envie de sortir des sentiers battus pour les prochaines vacances estivales. Appelée AC240, cette nouvelle batterie, plus puissante et résistante que jamais, ouvre de nouvelles perspectives pour partir à l’aventure sans faire de compromis sur le confort. On y retrouve, en effet, tout ce qui a fait la force de Bluetti avec l’usage de la technologie LFP, une multitude de ports et la possibilité d’étendre les capacités de stockage.

Mais ce n’est pas tout. Ce nouveau modèle, qui vient remplacer l’ancienne AC60, se distingue par une résistance accrue à l’eau et la poussière. Cette particularité en fait un modèle unique sur le marché, surtout à un tarif de lancement très attractif de 1 699 €. Et ce n’est pas tout, vous pourrez bénéficier de 100 € de remise supplémentaire sur le site officiel de Bluetti avec le code AC240Revolution, ou sur Amazon avec le code AC240NEW. Dans ces conditions, difficile de ne pas craquer à quelques semaines de l’été !

Une batterie de stockage qui résiste à tout

Avec l’indice de protection IP65 de sa nouvelle batterie, Bluetti annonce la couleur ! Son nouveau modèle AC240 sera destiné aux conditions extrêmes. Cet indice de protection signifie que l’appareil est entièrement étanche à la poussière et résiste aux projections d’eau comme la pluie. Pour cela, le fabricant a développé plusieurs technologies brevetées, dont des circuits électroniques parfaitement étanches, des ports de branchement à double protection, et un ventilateur capable d’évacuer l’eau qui aurait pénétré dans la batterie. Contrairement à d’autres modèles moins bien protégés, cette résistance à toute épreuve permet d’utiliser la batterie en extérieur sans appréhension.

AC240 : la batterie idéale pour les voyages, les chantiers et la sécurité domestique

Grâce à cette puissance de 2 400 W, qui peut monter à 3 600 W sur une courte période, l’AC240 peut répondre à tous les usages. Il est ainsi possible d’alimenter une cafetière, une perceuse, un ordinateur ou encore un frigo. Malgré ses 1 536 Wh de capacité de stockage, elle arbore un design discret et ne pèse « que » 33 kg. Vous pourrez donc l’emmener dans toutes vos expéditions, qu’elles soient en voiture, en camping-car ou même en voilier ! Elle vous permettra, dans ces conditions, de bénéficier de tout le confort moderne, même à l’autre bout du monde, que vous soyez en plein désert, au bord de la plage, en forêt, qu’il pleuve ou qu’il vente.

Outre les voyages, l’AC240 se montre idéale pour travailler sur des chantiers hors réseau. Sa puissance 2 400 W permet d’alimenter un grand nombre d’appareils comme une scie circulaire, un perforateur ou un éclairage d’appoint. Grâce aux nombreux ports disponibles, il sera possible de recharger drones, batteries de perceuse, téléphones et autres ordinateurs portables. De la taille d’un micro-ondes pour un poids de 33 kg, l’AC240 viendra se loger discrètement dans un coffre de voiture, à l’arrière d’un van ou dans la cale d’un bateau.

 

Le générateur Bluetti AC240 peut prendre en charge jusqu’à 4 batteries d’extension B210 de 2 150 Wh chacune, pour une capacité totale de 10 136 Wh. Ces batteries peuvent également fonctionner indépendamment comme des banques d’alimentation avec trois sorties DC et des options de charge.

Un gage de sécurité à la maison

Idéale pour voyager ou travailler, l’AC240 se montre indispensable, même à la maison. Équipée de la fonction UPS, la batterie est capable de détecter une coupure de courant et de réalimenter votre installation électrique en seulement 15 ms. Avec cette fonction, les coupures de courant ne seront plus un problème.

LiFePO4 : l’assurance d’une longue durée de vie

Au cœur des produits Bluetti, on retrouve une technologie de batterie qui allie performances, durée de vie et respect de l’environnement : LiFePO4. Cette technologie, reposant sur un assemblage de lithium, de fer et de phosphate, confère une durée de vie plus élevée que les autres technologies au lithium. Grâce à cela, l’AC240 conservera 80 % de ses capacités d’origine, même après 3 500 cycles ! De quoi la recharger presque quotidiennement pendant presque 10 ans. Sûr des qualités de sa batterie, Bluetti a décidé de proposer une garantie remarquable de 6 ans.

ℹ️ Pourquoi Révolution Énergétique publie des articles sponsorisés ?

Notre média emploie ou collabore avec plus d’une quinzaine de personnes pour vous proposer quotidiennement des articles de qualité. Ces contenus sont accessibles gratuitement à l’ensemble des internautes. La production de ces contenus et leur hébergement coûte plusieurs dizaines de milliers d’euros chaque mois.

Pour couvrir ses frais et se développer, notre média s’appuie sur plusieurs sources de revenus, dont les publi-rédactionnels font partie. C’est une forme de publicité qui se retrouve dans la grande majorité des médias web et papier, généralistes et spécialisés. Nous nous engageons à publier uniquement des contenus publicitaires explicitement présentés comme tels et présentant un intérêt pour nos lecteurs. Ces contenus n’impliquent pas nos journalistes, qui demeurent libres de leurs écrits. Bien évidemment, les publi-rédactionnels n’ont aucune influence sur notre ligne éditoriale.

L’article Bluetti AC240 : rien ne lui fait peur, même pas l’humidité est apparu en premier sur Révolution Énergétique.

Élections européennes : 4 partis écologistes candidats, mais quel programme énergétique proposent-ils ?

18 mai 2024 à 05:00

Les élections européennes se dérouleront le 9 juin prochain. En France, 4 partis écologistes se présentent, mais disposent chacun de leur propre conception de l’écologie. Quel est leur programme respectif en matière d’énergie ?

➡️ Europe Écologie Les Verts (EELV)

En bref


Renouvelables ✅
Stockage❓
Nucléaire❌
Sobriété ✅
Interconnexions ❓

La liste menée par Marie Toussaint entend, sans surprise, faire sortir l’Europe des énergies fossiles et obtenir une véritable souveraineté énergétique européenne. Le parti propose de mettre en place un « fonds de souveraineté écologique » pour acquérir « la majorité du capital des 6 plus grosses entreprises pétro-gazières européennes pour les mettre au service des citoyen.nes et du climat ». Ces entreprises seraient alors engagées vers le 100 % renouvelable.

Les Verts proposent également :

  • que l’Europe tende « vers 100 % d’énergies renouvelables […] dès 2040 ». Selon eux, ce serait « le seul moyen de stabiliser la facture d’énergie et de tenir nos engagements climatiques ». Le parti campe toujours sur sa position antinucléaire historique, malgré l’impact carbone extrêmement faible de cette filière, estimant que « le redéploiement du nucléaire ne sera pas susceptible de répondre à cette urgence (climatique, NDLR) ».
  • de réformer la taxonomie verte afin de sortir le nucléaire et le gaz de la liste des investissements verts.
    la sobriété et les énergies renouvelables nous permettront d’atteindre cet objectif.
  • d’agir en faveur de la sobriété énergétique pour permettre une baisse des consommations.
  • de relocaliser des processus de production en Europe, notamment les panneaux photovoltaïques et de maintenir l’industrie éolienne sur notre territoire.
  • d’accélérer la rénovation énergétique des bâtiments européens.

Le parti défend également l’idée de garantir le droit à une énergie propre en instaurant une tarification sociale et progressive de l’énergie en Europe avec un tarif plus faible pour les premiers kilowattheures. Un système similaire existe par exemple au Québec. Il est aussi proposé d’interdire les coupures d’énergie qui sont généralement réalisées en cas d’impayés et d’obliger les fournisseurs à proposer des offres à prix stables pour les foyers modestes.

À lire aussi Un mix énergétique 100% renouvelable est-il vraiment rentable ?

➡️ L’écologie au centre

En bref


Renouvelables ✅
Stockage ❓
Nucléaire ✅
Sobriété ✅
Interconnexions ✅

Ce parti écologiste sera mené aux élections européennes par Jean-Marc Governatori, un élu niçois. Le parti propose de « bâtir un traité environnemental axé sur un protectionnisme vert et social pour préserver les entreprises européennes ». Cette mesure pourrait profiter aux secteurs liés à la transition énergétique, tels que la filière photovoltaïque qui se trouve actuellement en grande difficulté sur le territoire européen en raison de la concurrence des modules solaires à bas prix en provenance de Chine.

L’écologie au centre indique se positionner en faveur de la souveraineté énergétique en souhaitant soutenir notamment l’innovation, y compris dans le nucléaire. Une autre mesure pourrait aussi bénéficier au secteur énergétique. Il s’agit de « prioriser un plan d’investissement massif pour créer des emplois non délocalisables et pour le climat ». Même si aucune précision n’est donnée sur cette proposition, on peut imaginer qu’elle pourrait s’appliquer aux projets de construction d’usines de batteries ou de panneaux solaires par exemple.

Le parti propose aussi « d’établir sur l’ensemble du territoire européen, une interconnexion électrique qui permette de compenser l’intermittence des énergies renouvelables ». La mesure aurait nécessité d’être détaillée puisqu’un réseau de près de 400 interconnexions relie déjà les pays européens entre eux.

Il est également question de faire appel aux « milliardaires et ultrariches » pour prendre en charge « la gestion directe dans une région de leur choix pour l’agriculture biologique ou la rénovation énergétique ou l’économie circulaire ou les énergies renouvelables ». On ne sait pas s’il est question de superviser ces domaines ou de les prendre en charge financièrement puisque le programme n’est pas détaillé sur ce point.

Au niveau de la mobilité électrique, le parti propose de remplacer la mesure visant à mettre un terme à la production de véhicules thermiques au profit du moteur électrique en 2035, par l’obligation à cette date de vendre des véhicules utilisant un moteur fonctionnant sans énergie fossile et dont le poids sera inférieur à une tonne.

À lire aussi Voici la carte des grands sites de stockage d’énergie en France

➡️ Écologie positive et Territoires

En bref


Renouvelables ✅
Stockage ❓
Nucléaire ✅
Sobriété ✅
Interconnexions ❓

Créé en février 2024, Écologie positive et Territoires se définit comme un collectif qui rassemble une quinzaine de partis politiques et des associations « se retrouvant dans une écologie basée sur les territoires et le vivant ». Voici les propositions qui concernent l’énergie :

  • Réduire de 15 % la consommation d’eau, de matière (c’est-à-dire de matières premières) et d’énergie d’ici 2030 en faisant la promotion de la sobriété énergétique ;
  • Renforcer la taxe carbone aux frontières et l’élargir aux produits ayant un impact négatif sur la biodiversité ;
  • Soutenir la création d’une filière industrielle européenne de recyclage des batteries, étant donné que l’électrification des usages va faire augmenter la demande en batterie. Il est donc important de faire de la filière une économie 100 % circulaire en recyclant les batteries usagers.
  • Aider le secteur du bâtiment à s’adapter aux territoires et à la transition écologique en simplifiant les normes, en numérisant le secteur et en tenant compte des réalités régionales dans les normes de construction.

Deux autres propositions méritent d’être abordées davantage en profondeur. La première vise à « développer l’économie européenne pour la transition écologique et pour le développement social ». Il s’agit notamment d’accélérer la réindustrialisation de l’économie en soutenant notamment la transition écologique des entreprises productives. Il est aussi prévu de mettre en place une « stratégie industrielle européenne avec des “secteurs stratégiques” » qui seraient des priorités, dont la décarbonation de l’énergie et les secteurs de l’économie verte.

La seconde proposition que nous détaillerons ici concerne la redéfinition d’un « accord énergétique européen global “sobriété + renouvelable + gaz vert + nucléaire” ». Il s’agit donc de prioriser la sobriété et l’efficacité énergétique tout en soutenant le développement de toutes les énergies renouvelables, y compris le gaz vert « mis à mal dans les orientations européennes » et l’énergie nucléaire. La liste Écologie positive et Territoires note que l’énergie ne fait actuellement pas l’objet d’un consensus sur la scène européenne puisque les pronucléaires (dont la France) s’opposent aux anti-nucléaires menés par l’Allemagne. Le collectif veut remettre de l’unité entre les États membres à ce niveau. Il s’agira de mettre en place « une véritable politique énergétique commune (PEC) » et de décarboner l’énergie.

À lire aussi Pourquoi les interconnexions électriques sont-elles si importantes ?

➡️ Équinoxe

En bref


Renouvelables ✅
Stockage ❓
Nucléaire ✅
Sobriété ✅
Interconnexions ✅

Menée par Marine Cholley, la liste d’Équinoxe fait plusieurs propositions qui concernent l’énergie :

  • Sortir des énergies fossiles par la sobriété, les énergies renouvelables et le nucléaire. Pour cela, il est question de subventionner le développement des énergies renouvelables et nucléaires, de renforcer les interconnexions entre les pays européens, d’investir dans les nouvelles formes du nucléaire et, enfin, de protéger et d’encadrer l’évolution des prix de l’électricité.
  • Relocaliser nos productions agricoles et industrielles dans une logique de souveraineté. Cela ne concerne pas seulement l’énergie, mais peut inclure la filière photovoltaïque notamment.
  • Atteindre nos objectifs climatiques avec un système de quotas carbone individuels équitable. Aucun détail n’est néanmoins donné à ce sujet.

Synthèse des programmes écologistes pour les élections européennes en matière d’énergie

Aucun des quatre partis écologistes ne fait l’impasse sur le domaine de l’énergie dans son programme, mais leur vision de l’avenir énergétique européen diffère. Si tous veulent sortir des énergies fossiles, ils ne sont pas d’accord sur le moyen pour y parvenir et une fracture pro et anti-nucléaire est bien présente. Plus précisément, tous les partis soutiennent le nucléaire pour parvenir à décarboner le mix énergétique, sauf EELV qui s’y oppose et souhaite aller vers un mix 100 % renouvelable.

On note toutefois des idées similaires, notamment sur la nécessité de protéger les filières industrielles européennes qui agissent en faveur de la transition énergétique telles que celle des panneaux solaires. La sobriété et la rénovation énergétique des bâtiments semblent également faire consensus pour faire baisser les niveaux de consommation. Enfin, les énergies renouvelables font l’unanimité des quatre partis écologistes.

L’article Élections européennes : 4 partis écologistes candidats, mais quel programme énergétique proposent-ils ? est apparu en premier sur Révolution Énergétique.

Élections européennes : quel programme énergétique pour quel parti ?

9 mai 2024 à 14:11

Les élections européennes se dérouleront le 9 juin prochain. Quelles sont les propositions des candidats en matière d’énergie ? Nous avons passé au crible les programmes des principaux partis politiques pour le savoir. Et comme on peut s’y attendre, les positions divergent fortement d’une liste à l’autre.

Le programme de la liste Renaissance en matière d’énergie

La liste de la majorité est conduite par Valérie Hayer. Pour l’instant, aucun programme officiel n’a été publié pour la campagne des Européennes. Ce programme devrait néanmoins être cohérent avec la politique actuelle d’Emmanuel Macron. On peut d’ailleurs se référer au récent discours de la Sorbonne pour connaître les principales idées de la majorité en matière d’énergie notamment.

Pour rappel, lors de ce discours prononcé le 25 avril dernier, Emmanuel Macron a indiqué vouloir « construire l’Europe de l’atome » en rappelant la nécessité de produire en Europe de l’électricité décarbonée, peu importe sa source de production (nucléaire ou renouvelable). Le Président de la République a également rappelé l’importance des interconnexions qui permettent la solidarité entre les États membres en matière d’énergie. Enfin, l’Union européenne doit devenir un leader mondial d’ici 2030 dans 5 secteurs stratégiques incluant l’hydrogène, la fusion nucléaire et les petits réacteurs modulaires (SMR).

Pour l’instant, aucune nouvelle idée n’a donc été évoquée pour notre avenir énergétique au niveau européen par le parti de la majorité. La ligne de conduite devrait donc rester celle adoptée ces dernières années, à savoir à la fois la redynamisation du nucléaire et le développement des énergies renouvelables.

À lire aussi Technologies bas-carbone : l’Europe condamnée à ne pas les fabriquer sur son sol ?

La vision du Rassemblement National (RN) en matière d’énergie sur la scène européenne

Emmené par Jordan Bardella, le parti n’a pas dévoilé un véritable programme en matière d’énergie. Sur le site de campagne du parti, on note toutefois la critique de la situation actuelle qui vise à soutenir les énergies renouvelables au détriment du nucléaire et à libéraliser les concessions des barrages hydroélectriques. En outre, le RN reproche au marché européen de l’énergie d’avoir provoqué la flambée des factures d’énergie.

Jordan Bardella propose donc de « refaire de la France un paradis énergétique ». Pour cela, il s’agit de « reprendre en main notre souveraineté énergétique ». Cependant, derrière ces annonces un peu floues, aucun détail précis n’est donné à ce jour sur les moyens proposés pour les mettre en œuvre.

À lire aussi Accord EDF-Amazon : une menace pour la souveraineté française ?

La politique énergétique de la liste Place publique/PS pour les Européennes

La liste portée par Raphaël Glucksmann propose de faire une « révolution écologique ». Plusieurs points sont évoqués à ce titre :

  • Mettre en place un plan européen de rénovation thermique des bâtiments. « La sobriété est un instrument de souveraineté et même un instrument de liberté » selon le site officiel de la campagne ;
  • Développer massivement les énergies renouvelables ;
  • Mettre en place une « écologie de la production » c’est-à-dire « investir dans la réindustrialisation de l’Europe, soutenir le développement d’une industrie verte, refonder la politique agricole commune (PAC) et refuser la logique de toujours plus de libre-échange qui détruit notre planète et nos emplois » ;
  • Taxer les superprofits et les dividendes pour financer la transition énergétique.
À lire aussi 1 million de pompes à chaleur : voici les détails du plan national

Les propositions d’Europe Écologie Les Verts dans le secteur énergétique pour le scrutin européen

La liste des écologistes est portée par Marie Toussaint pour les prochaines élections européennes. En matière d’énergie, les Verts souhaitent que l’Europe sorte des énergies fossiles. Pour cela, le parti propose « d’acquérir via un fonds de souveraineté écologique la majorité du capital des 6 plus grosses entreprises pétro-gazières européennes pour les mettre au service des citoyen.nes et du climat » en engageant ces entreprises vers du 100 % renouvelable.

Les Verts proposent aussi que l’Europe tende « vers 100 % d’énergies renouvelables » puisque ce serait « le seul moyen de stabiliser la facture d’énergie et de tenir nos engagements climatiques ». Le parti en appelle à une véritable souveraineté énergétique européenne qui suppose la sortie des énergies fossiles et « la fin de nos dépendances gazières et pétrolières, et aux régimes autoritaires exportateurs ».

À lire aussi Énergies renouvelables : la France bientôt sanctionnée pour avoir manqué ses objectifs ?

Les mesures proposées par la France insoumise dans le domaine de l’énergie

La liste de la France insoumise menée par Manon Aubry détaille de nombreuses mesures qui concernent le secteur de l’énergie. D’abord, elle propose un plan européen d’investissement public qui permettrait « une bifurcation écologique et sociale ». En matière d’énergie, ce plan permettrait la rénovation des logements et le développement des énergies renouvelables, du transport ferroviaire de personnes et des marchandises.

Il est également proposé de réindustrialiser et relocaliser grâce au protectionnisme national et européen. Il s’agit aussi d’encourager les produits nationaux puis européens dans les marchés publics. Le programme prend l’exemple des panneaux solaires français et européens qui seraient ainsi favorisés alors qu’ils sont aujourd’hui « laminés par le dumping asiatique ».

La France insoumise propose aussi de sortir du marché européen de l’électricité et de créer un pôle public de l’énergie. Il est également question de remettre en place les tarifs réglementés « pérennes calculés à partir des coûts de production, pour les particuliers comme pour les entreprises, les collectivités locales et la bailleurs sociaux » et y inclure des objectifs sociaux comme la gratuité des premiers kilowattheures, « garantissant le droit à l’énergie pour les usages de base ».

Le parti propose aussi de parvenir à 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2050 en sortant du nucléaire et des énergies carbonées. Les fonds européens devraient être réservés au développement de l’hydrogène vert. Il est question également de maintenir les interconnexions sur le territoire européen. Mais il souhaite aussi la mise en place d’un service public national d’électricité hors du marché. Le programme propose aussi :

  • d’atteindre la neutralité carbone en Europe d’ici 2040 (au lieu de 2050 aujourd’hui) ;
  • de rénover l’ensemble des passoires thermiques ;
  • de sortir du marché carbone et d’empêcher son extension au secteur du carburant et du chauffage des particuliers ;
  • d’instaurer une planification de la réduction des émissions grâce à des objectifs contraignants par secteur et d’augmenter l’objectif de baisse des émissions de gaz à effet de serre à au moins 70 % d’ici 2030 ;
  • de revenir à une exploitation 100 % publique des barrages hydroélectriques ;
  • de mettre en place « une coordination des investissements énergétiques par une planification publique européenne, nationale et territoriale, multi-énergies, adaptées aux potentiels des différents territoires ».
  • de développer et protéger les filières industrielles européennes nécessaires à la « bifurcation écologique » c’est-à-dire l’éolien, le solaire, les batteries, l’hydrogène, le réseau et la rénovation ;
  • de garantir que le prix payé par le consommateur final reflète les coûts de production uniquement. L’objectif est de ne pas alimenter les dividendes des actionnaires et d’orienter les marges vers l’investissement dans la qualité du réseau et le développement des énergies renouvelables ;
  • de réviser la taxonomie européenne pour en faire sortir le gaz et le nucléaire.
À lire aussi Le prix de l’électricité s’effondre sur le marché de gros, mais pourquoi nous la payons toujours aussi cher ?

Les partis qui n’ont pas dévoilé leur programme : Les Républicains et Reconquête !

À ce jour, outre le parti présidentiel dont on connaît le discours, deux partis n’ont pas communiqué leur programme. Il s’agit des Républicains et de Reconquête ! Nous n’avons donc pas de mesures claires énoncées en matière d’énergie à ce jour les concernant.

La liste des Républicains est menée par François-Xavier Bellamy. Même sans programme officiel, on sait que le parti est favorable au nucléaire et reproche à Emmanuel Macron d’avoir soutenu la fermeture de la centrale de Fessenheim.

Portée par Marion Maréchal, la liste Reconquête ! n’a pas communiqué de programme officiel et les déclarations du parti dans les médias ne concernent pas l’énergie. Pour avoir une idée de la position de cette liste, on peut se rappeler que pour les élections présidentielles de 2022, Eric Zemmour défendait le nucléaire pour l’avenir énergétique français.

Afin d’obtenir davantage de détails sur les idées de ces deux partis en matière d’énergie en vue du scrutin européen, il faudra attendre les débats entre les différents candidats à ce sujet dans les semaines à venir.

L’article Élections européennes : quel programme énergétique pour quel parti ? est apparu en premier sur Révolution Énergétique.

Les 8 kits solaires prêts à brancher les moins chers au watt-crête

5 mai 2024 à 14:59

Le marché du kit solaire prêt à brancher (ou plug and play) est en plein boom. Il s’agit d’un pack contenant un ou plusieurs panneaux solaires avec tout ce qu’il faut pour produire de l’électricité facilement, en branchant l’installation à une simple prise domestique. Si vous souhaitez vous lancer, il n’est pas évident de s’y retrouver dans l’offre diversifiée proposée par les différents fabricants. Pour rentabiliser son investissement le plus rapidement possible, il est préférable de dénicher le kit qui permette de payer le watt-crête (Wc) le moins cher possible. On fait ici un tour d’horizon du marché avec comme critères des kits comprenant un ou deux panneaux, avec fixations au sol et option de suivi de production, sans stockage. Les calculs sont donnés hors promotion, mais en tenant compte des frais de livraison qui peuvent considérablement alourdir la note.

Voici le panorama des stations solaires prêtes à brancher les moins chères au watt-crête. Petite précision, ce classement ne prend pas en compte le panneau solaire proposé par Lidl, étant donné qu’il n’est plus disponible sur le site internet de l’enseigne.

Les kits solaires à un seul panneau les moins chers

1 – Électro-Dépôt WE : de 1,10 à 1,17 €/Wc

Électro-Dépôt est connu pour vendre des appareils électroménagers à bas prix, dans des magasins qui ressemblent à des entrepôts. L’enseigne commercialise aussi un kit solaire et bat la concurrence au niveau du prix. Composé d’un panneau d’une puissance de 410 watts (W), le kit est composé également d’un socle pour installer le panneau au sol ou au mur avec une inclinaison réglable entre 15° et 35°, d’un câble de 3 mètres et d’un micro-onduleur. Une notice de montage est fournie pour assembler le kit.

Le kit peut être livré à domicile pour 30 euros ou retiré directement en magasin, en vérifiant la disponibilité au préalable sur le site internet. Il est vendu 449,99 euros, soit 1,10 euro/Wc si le client vient retirer son kit directement en magasin. En cas de livraison, l’offre reste très intéressante avec un coût de revient de 1,17 euro/Wc.

2 – Beem Energy On : 1,37 €/Wc

Le spécialiste du solaire Beem Energy vient de sortir une nouvelle station solaire, la Beem On. Composé d’un panneau bifacial de 460 Wc, d’un micro-onduleur et de toute la connectique. À noter que trois inclinaisons du panneau sont possibles, afin de maximiser la production en fonction des saisons.

La Beem On est livré sur une palette, déjà montée et installée sur son socle. Il suffit de brancher le micro-onduleur et de brancher le tout sur une prise domestique. Le kit comprend un câble de 10 mètres, soit une longueur bien supérieure à celle proposée par ses concurrents. Ce kit est vendu 629 euros et les frais de port sont gratuits, ce qui rend ce modèle particulièrement compétitif avec un montant de 1,37 euro/Wc.

3 – Mon Kit solaire 1 panneau : entre 1,41 et 1,47 €/Wc

L’enseigne en ligne Mon Kit Solaire propose un kit comprenant 1 panneau de 430 Wc avec fixations au sol et inclinaison à choisir. En effet, l’acheteur doit choisir ses fixations, soit avec une inclinaison à 15°, soit à 30° alors que d’autres kits proposent plusieurs inclinaisons possibles avec le même socle. Ici, avec les fixations à 30°, le kit coûte 540 euros alors qu’il est à 516 euros avec une inclinaison à seulement 15°, moins optimale en mi-saison.

Outre le panneau et son socle, le kit comprend un lot de visserie, un micro-onduleur et un câble de 5 mètres avec prise secteur. Des tutoriels et une notice de montage sont disponibles pour aider l’acheteur. Il est également possible de joindre un interlocuteur du site pour se faire conseiller sur le montage.

Il faudra tout de même compter en plus sur des frais de livraison de 90 euros. Ainsi, le coût total est de 1,47 euro/Wc avec l’inclinaison à 30° et 1,41 euro/Wc avec l’inclinaison à 15°. Vous pouvez faire baisser l’addition si vous habitez à proximité de Lille et que vous êtes en mesure de venir retirer gratuitement votre commande à l’entrepôt.

4 – Solarcoop Base : 1,42 €/Wc

La société coopérative Solarcoop propose un kit solaire avec un panneau fabriqué au choix, soit par l’entreprise Voltec, soit par Dualsun. C’est le modèle proposé par Dualsun qui est le plus intéressant. Il s’agit d’un panneau bifacial de 425 Wc. Le kit comprend également le socle avec une inclinaison à 30°, le micro-onduleur avec 5 mètres de câble ainsi que la prise connectée.

L’ensemble est vendu 540 euros auxquels il faut ajouter 63 euros de frais de port qui sont clairement affichés sur la page de description du produit, ce qui n’est pas toujours le cas des autres marques. Le coût total du kit revient donc à 603 euros, soit 1,42 euro/Wc.

Les kits solaires à deux panneaux les moins chers

Il est possible d’investir dans un kit comprenant deux panneaux, permettant d’augmenter sa production. Deux possibilités s’offrent à vous : soit vous pouvez acheter directement un kit de deux panneaux, soit vous pouvez commencer par un kit avec un panneau pour acheter par la suite une extension. Presque toutes les marques proposent cette possibilité d’extension.

Après avoir effectué plusieurs simulations, on s’est rendu compte qu’il était plus intéressant financièrement de choisir tout de suite un kit de deux panneaux plutôt que de procéder par étape et d’ajouter une extension à un kit d’un panneau. Voici les 4 kits avec deux panneaux les moins chers du marché actuellement.

1 – Mater France 860 Wc : 0,71 €/Wc

Mater France propose un ensemble de deux panneaux bifaciaux à poser au sol ou sur un mur. Le site ne précise pas clairement l’inclinaison possible avec le socle. Il ne semble pas possible de varier facilement l’inclinaison, comme pour d’autres marques. La puissance totale de l’installation est de 860 W. Avec le coût du support au sol, le total est vendu 611 euros.

Le pack comprend le micro-onduleur ainsi qu’un câble de 3 mètres. À noter que la livraison est gratuite. Ce kit est donc vendu à un prix très attractif qui revient à 0,71 euro/Wc.

2 – Up Watt : 0,89 €/Wc

Le site en ligne Up Watt, spécialiste du solaire, propose un kit de 2 panneaux Longi Solar Technologie Back Contact d’une puissance totale de 850 Wc avec fixations au sol pour une inclinaison fixe à 30°. Le micro-onduleur possède un câble de 5 mètres. Le tout est pour 759,90 euros, soit 0,89 euro/Wc, car la livraison est gratuite.

 3 – Oscaro OPower Mini : 1,07  €/Wc

Le kit OPower Mini est composé de deux panneaux bifaciaux d’une puissance de 880 Wc pour un montant de 790 euros. Le pack contient les deux panneaux, le micro-onduleur ainsi que le support et un câble de 5 mètres. L’inclinaison des panneaux est fixe, mais le site ne donne pas d’indication sur le degré de l’angle. L’offre paraît intéressante, mais elle doit toutefois être tempérée, car les frais de port sont particulièrement élevés : 149 euros. Cela augmente significativement la facture totale. L’ensemble reste intéressant à 1,07 euro/Wc.

 4 – Mon Kit solaire 2 panneaux : à partir de 1,11 €/Wc

Le site en ligne Mon Kit Solaire propose de nombreux kits solaires plug and play. En comparant les packs comprenant deux panneaux, on se rend compte qu’il est possible d’acheter un kit avec fixations incluses ou un kit avec fixations en option. Dans tous les cas, la longueur du câble du micro-onduleur est de 5 mètres. Petit bémol, c’est plus cher d’acheter un kit avec fixations incluses plutôt que de choisir un kit sans fixations, lesquelles peuvent être ajoutées en option.

En effet, un kit avec fixations incluses au sol comprenant deux panneaux d’une puissance totale de 860 Wc revient à 902 euros (hors promotions). Le socle à poser au sol propose une inclinaison fixe à 15°. Avec la livraison à 129 euros, cela revient à un coût de 1,20 euro/Wc. Or, le kit de deux panneaux d’une puissance totale identique à 860 Wc avec fixations au sol en option avec inclinaison à 15° revient à 825 euros (avec les fixations et hors promotions). Le prix monte à 878 euros si on opte pour l’inclinaison à 30°. Avec les frais de port à 129 euros, on obtient l’ensemble à 1,11 euro/Wc dans le premier cas et 1,17 euro/Wc dans le second cas. Si on choisit une inclinaison à 15°, il vaut mieux opter pour le kit avec les fixations en option, cela revient moins cher (1,11 euro/Wc au lieu de 1,20 euro/Wc).

Après ce panorama du marché, voici quelques conseils à suivre avant de choisir un kit plug and play. Déjà, il faut se méfier des offres trop alléchantes qui s’expliquent souvent par l’absence de socle permettant d’installer les panneaux au sol. Il est indispensable de bien vérifier le contenu du kit et notamment la longueur du câble qui permet de brancher l’installation à une prise domestique.  Ensuite, il ne faut pas oublier de bien vérifier le montant des frais de port avant de valider la commande, car ils peuvent alourdir considérablement la facture.

L’article Les 8 kits solaires prêts à brancher les moins chers au watt-crête est apparu en premier sur Révolution Énergétique.

Une éolienne dans l’espace pour produire de l’énergie grâce à l’ouragan de matière noire ?

1 avril 2024 à 04:55

[⚠️ Ceci est notre poisson d’avril 2024]

Les énergies renouvelables utilisent notre environnement pour produire de l’énergie. Au sein de cet environnement, il y a le soleil, dont nous pouvons utiliser la lumière par des panneaux photovoltaïques. Nous pouvons également utiliser le vent pour produire de l’électricité grâce à des éoliennes, ou les courants marins grâce à des hydroliennes. Mais il est une autre source d’énergie renouvelable, la matière noire, qu’une startup veut dompter en construisant dans l’espace une surprenante éolienne.

Il y a quelques années, les découvertes de la mission Gaïa avaient défrayé la chronique. Dans un article scientifique déposé sur Arxiv, un groupe de chercheurs espagnols et anglais avaient en effet annoncé la détection d’un puissant vent de matière noire qui traverse notre système solaire. Baptisé « S1 », ce vent proviendrait d’une galaxie naine absorbée il y a quelques milliards d’années par notre galaxie, la Voie lactée. Et ce vent circulerait vite, très vite, si bien que les chercheurs n’ont pas hésité à qualifier ce flux de « Dark Matter Hurricane » (soit « ouragan de matière noire »).

Aujourd’hui, c’est avéré. Le professeur Underwater et son équipe viennent de confirmer la détection d’un nouveau vent de matière noire, en provenance de η Piscium (lire « etha Pichium »), l’étoile la plus brillante de la constellation des Poissons. Et ce courant est lui aussi très rapide, il se déplacerait à près de 500 km/s, c’est-à-dire environ 1 500 fois plus vite qu’un avion de ligne. Une vitesse colossale, quand on songe au fait que l’engin le plus rapide envoyé par l’Humanité est la sonde Parker, qui le 29 avril 2021 a plongé vers notre Soleil à une vitesse de près de 140 km/s.

La matière noire, inconnue, mais indispensable à notre compréhension de l’univers

Rappelons ce qu’est la matière noire. Indispensable pour expliquer la forme et la dynamique des galaxies ainsi que l’évolution de l’univers, la « matière noire », ou « matière sombre », est utilisée notamment dans le modèle dit « Lambda-CDM ». Ce modèle est aujourd’hui le modèle privilégié par de nombreux astrophysiciens pour expliquer notre cosmos. La matière noire aurait pour propriété de ne pas interagir, ou très peu, avec la matière ordinaire (dite « matière baryonique ») ainsi qu’avec la lumière. Cette propriété explique le fait qu’elle soit si difficile à observer dans les profondeurs de l’espace.

La matière noire aurait différentes formes, et l’une d’entre elles se présenterait sous la forme de particules dites WIMP, pour « Weakly Interacting Massive Particles » que l’on peut traduire par « particules massives interagissant faiblement ». Ces particules seraient de différentes natures, très exotiques, et leurs noms ne le sont pas moins : Barino, Truitino et, après le Quark Top et le Quark Bottom et autre Quark Charm et Quark Strange, une autre saveur de Quark : le Quark Saumoné. « Celui-ci, c’est mon préféré », nous confie le Professeur Underwater.

Ces particules de matière noire s’organisent sous la forme d’un halo autour des galaxies, et notamment la Voie lactée. Petites, mais nombreuses et puissantes, elles donnent à notre galaxie sa forme, et déterminent le mouvement des étoiles. Une force capable de sculpter les galaxies et de moduler le mouvement des étoiles, ce ne peut pas être négligé. Serait-il possible d’utiliser cette force pour résoudre nos problèmes environnementaux et d’approvisionnement en énergie ? C’est ce que pense le fondateur de la SCEP (Space Company for Energy Phishing), qui envisage de s’en servir pour produire de l’énergie.

Comment produire de l’énergie avec de la matière noire ?

Nous l’avons dit, la matière noire s’organise en halo autour des galaxies, comme un vaste océan dans lequel nous serions plongés. Mais elle s’organise également selon des structures plus complexes, particulièrement sous la forme de courants, comme les courants marins, ou de « vent », de matière noire plus dense, comme justement le courant S1 que nous avons évoqué en introduction. Ce vent serait-il exploitable pour produire de l’énergie ?

Principale difficulté, la matière noire interagit faiblement avec la matière plus ordinaire, notamment du fait de sa très faible densité : les chercheurs indiquent que la densité moyenne de matière noire serait 0,5 GeV/cm3 (lire giga-electron-volt par centimètre-cube), soit moins du dix-millième de milliardième de milliardième de la densité de l’air. En revanche, le vent de matière de noire se déplace beaucoup plus vite, et nous savons que la puissance d’une éolienne augmente avec la vitesse du vent élevée au cube.

Illustrons par un calcul. Les éoliennes du parc off-shore de Saint-Brieuc ont un rotor de 167 m de diamètre. Avec un vent de 10 m/s, elles peuvent délivrer une puissance de l’ordre de 8 MW. Pour une éolienne à matière noire de même puissance, avec un vent de matière noire à 500 km/s, il faudrait un rotor de 350 km de diamètre, soit un dixième du diamètre de la Lune.

Cela ne fait pas peur à la startup, qui, pour son éolienne April Wind, envisage des pales extrêmement fines en nanotubes de carbone. Ou son hydrolienne. « Nous avons beaucoup débattu pour savoir comment l’appeler. Nous nous sommes dits qu’une hydrolienne dans l’espace, ça ne ferait pas crédible. Nous avons donc opté pour le terme éolienne », nous dit Lawrence Achab, le fondateur de la startup. « Ce que nous craignons le plus, c’est un très gros corps de matière noire qui se déplacerait silencieusement au fin fond de l’espace. Les chercheurs l’ont baptisé les Dents de la mer Noire, je dois avouer que c’est un peu effrayant. » Nous le croyons sans peine.

[⚠️ Ceci est notre poisson d’avril 2024]

L’article Une éolienne dans l’espace pour produire de l’énergie grâce à l’ouragan de matière noire ? est apparu en premier sur Révolution Énergétique.

❌
❌