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Reçu — 26 mars 2026 Révolution Énergétique

Crise énergétique : le gouvernement peu enclin à réduire le montant des taxes sur les carburants

26 mars 2026 à 16:26

Entre flambée du prix de l’énergie et inaction du gouvernement dans un contexte géopolitique tendu, les prochaines semaines s’annoncent compliquées pour la grande majorité des Français. Et si la réponse à cette dépendance énergétique était électrique ? 

Depuis le 28 février dernier, l’offensive militaire menée par Israël et les USA contre l’Iran fait exploser les prix de l’énergie. Si le gaz est encore loin des niveaux historiques atteints au début de la guerre en Ukraine, les conséquences de cette flambée des prix se font déjà ressentir pour les Français.

Pour s’en convaincre, il suffit de se rendre à la station-service la plus proche, et de jeter un œil aux tarifs affichés sur les totems. Si la hausse du prix du gaz résidentiel est encore minime, avec une augmentation de 4,3 % par rapport à février, la situation est déjà critique pour de nombreuses professions dans le secteur de l’industrie, de l’agriculture, de la pêche ou du transport.

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Le temps du quoi qu’il en coûte est révolu

Pour tenter de stopper l’hémorragie, le gouvernement a prévu un certain nombre de mesures à destination des professionnels. Les pêcheurs pourront bénéficier d’un étalement des échéances fiscales, ainsi que des prêts de trésorerie garantis par Bpifrance. Les aides sont plus ou moins similaires pour les entreprises du transport, à savoir un report des cotisations sociales avec délai de paiement, sans frais ni majoration. En parallèle, le gouvernement a demandé aux principaux distributeurs français de carburant d’augmenter, dans la mesure du possible, leur production de produits raffinés, tout en faisant un effort afin de réduire les prix dès que c’est possible.

Pour autant, le gouvernement n’envisage aucune aide directe sur le prix de l’énergie, que ce soit sous forme d’une réduction des taxes ou de la mise en place d’un bouclier tarifaire. Toujours selon le gouvernement, la politique du quoi qu’il en coûte n’est plus d’actualité, du fait d’une situation budgétaire trop contraignante. Maud Bregeon a ainsi déclaré sur BFMTV que « le scénario d’une baisse des taxes n’est pas envisagé à l’heure où on se parle ».

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Profiter de la stabilité électrique française

La ministre déléguée chargée de l’Énergie a également rappelé que cette hausse du coût de l’énergie était due à la trop grande dépendance de la France envers les énergies fossiles, et sortir de cette dépendance était une urgence absolue.

Il faut bien reconnaître que la fragilité du contexte économique actuel est en grande partie due aux difficultés de transport des énergies fossiles. Une électrification des usages, et en particulier de la mobilité, permettrait de redonner à la France une plus grande souveraineté. Cette électrification permettrait de limiter les impacts de situations géopolitiques tendues comme l’actuelle guerre en Iran, protégeant ainsi le pouvoir d’achat des Français. Il ne reste plus qu’à rendre plus abordables les moyens de transports électrifiés.

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Reçu — 25 mars 2026 Révolution Énergétique

Ces volets coulissants photovoltaïques produisent de l’électricité

25 mars 2026 à 16:15

Toujours plus abordables, les cellules photovoltaïques se déclinent désormais sur presque tout type de support, en particulier dans le domaine du bâtiment. Dernier exemple en date : des volets coulissants capables de produire de l’électricité, sans compromettre l’architecture des bâtiments. 

Voilà plus de 50 ans que les volets roulants ont peu à peu remplacé les volets traditionnels à double battant, notamment grâce à l’évolution des matériaux et à leurs meilleures performances en termes d’isolation thermique. Il existe également un autre type de volet aujourd’hui moins répandu : le volet coulissant. Celui-ci a un avantage esthétique indéniable, et est souvent utilisé par les architectes pour rythmer les façades de bâtiments grâce à l’emploi de matériaux spécifiques.

Le volet coulissant solaire / Image : Ehret.

La popularité de ce type de volet pourrait bientôt augmenter drastiquement grâce à une innovation signée EHRET. Le spécialiste allemand des volets en aluminium vient de dévoiler le SolarSlide, un volet coulissant équipé de cellules photovoltaïques. Au cœur de cette innovation, on retrouve un ensemble de cellules photovoltaïques prises en sandwich entre deux vitres qui peuvent être colorées. L’ensemble permet d’obtenir un résultat opaque ou semi-transparent, en fonction de la vision de l’architecte.

Surtout, le volet peut produire de l’électricité grâce au raccordement à un onduleur pour une intégration bâtiment, ou à un micro-onduleur directement intégré dans le vantail pour les solutions plug-and-play.

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La production décarbonée s’invite dans tous les aspects de l’architecture

Côté performance, Ehret annonce 141 Wc/m². On est loin des quelque 230 Wc/m² que l’on retrouve dans la plupart des panneaux solaires standards actuels. Néanmoins, l’essentiel n’est pas là. Ce volet photovoltaïque est un signal de plus que la production d’énergie s’intègre de plus en plus dans l’architecture et la construction en général.

Tout comme les tuiles, les garde-corps ou les vitrages solaires, cette solution devrait permettre une production électrique toujours plus proche des lieux de consommation pour les usages tertiaires ou résidentiels. Associé à des batteries de stockage, ce type de technologie laisse imaginer un avenir relativement proche dans lequel bâtiments et logements seraient autonomes en énergie. Reste désormais à savoir si leur intégration sera rendue possible sans faire exploser les budgets de construction et si elle n’imposera pas de coûteuses opérations d’entretien liées au câblage et à la présence d’un micro onduleur. Concernant ces volets coulissants, Ehret n’a pas dévoilé de tarif.

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Uranium naturel : la France pourrait-elle bientôt s’en passer pour produire son électricité ?

25 mars 2026 à 05:59

Entre les stocks de combustibles nucléaires usés qui s’accumulent et les risques de pénuries d’uranium naturel avant la fin du siècle, il devient impératif de trouver une solution pour mieux recycler et réutiliser les combustibles nucléaires usés. Pour cela, la France vient de relancer un programme de fermeture du cycle du combustible nucléaire qui devrait aboutir à la construction d’un nouveau réacteur à neutrons rapides. 

La construction des trois nouvelles paires d’EPR2 n’est que la partie émergée de la relance du nucléaire. En réalité, c’est toute une filière qui se remet en mouvement, et avec elle l’espoir de la fermeture du cycle du combustible nucléaire. Chimère pour les uns, espoir pour les autres, cette fermeture du cycle du combustible permettrait à la France de réutiliser une grande partie de son stock de combustibles usés, actuellement stocké pour une grande part à La Hague.

Présentement, la France recycle déjà une partie de son combustible nucléaire usé sous forme de MOX. Mais la politique française en la matière est axée sur le monorecyclage. Pour aller plus loin, l’Elysée a lancé, en mars 2025, un programme de fermeture du combustible, qui vise à réduire drastiquement les besoins de la France en uranium naturel. Un an plus tard, EDF, Orano, Framatome et le CEA viennent de dévoiler leur feuille de route sur le sujet, avec d’abord une phase d’étude de 4 ans, puis le lancement de la construction d’un prototype de réacteur à neutrons rapides à l’horizon 2030.

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Le mirage du réacteur à neutrons rapides

Depuis les années 50, la France n’a cessé de faire des recherches sur la fermeture du cycle du combustible nucléaire, grâce à la technologie des réacteurs à neutrons rapides. Ces recherches se sont d’abord concrétisées avec la mise en service, en 1957, du réacteur expérimental Rapsodie.

Quelques années plus tard, la France a ensuite lancé Phénix, un démonstrateur industriel de 250 MWe testé comme surgénérateur de plutonium. En d’autres termes, ce réacteur avait la capacité de produire plus de plutonium qu’il n’en consomme. Quelques années plus tard est construit Superphénix, un réacteur de 1200 MWe censé permettre la valorisation de l’uranium 238. Néanmoins, de nombreux incidents techniques viennent entacher sa carrière, qui se terminera de manière prématurée à cause de ses coûts excessifs et de sa faible rentabilité. Enfin, en 2019, le prototype censé succéder à Superphénix, appelé ASTRID est finalement arrêté faute de financements clairs, dans un climat d’incertitude concernant le nucléaire.

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Une vision sur le long terme

Depuis, la situation a bien changé. Avec la relance du nucléaire et les projets de construction de nouveaux réacteurs, il faut de nouveau se pencher sur les imposants stocks d’uranium 238 qui ne demandent qu’à être utilisés. Sur le papier, les réacteurs à eau pressurisée (REP) et les réacteurs à neutrons rapides (RNR) fonctionnent ensemble. Si les réacteurs à neutrons rapides permettent d’utiliser le combustible usé par les réacteurs à eau pressurisée, ces derniers produisent le plutonium nécessaire au démarrage des premiers.

Les recherches quant à la réutilisation de cet uranium sont d’autant plus importantes que de potentielles difficultés d’approvisionnement en uranium naturel à l’horizon 2070 font de plus en plus sens. Avec le programme de fermeture du cycle du combustible, le Conseil politique nucléaire vise la construction d’un premier réacteur nucléaire à neutrons rapides à l’horizon 2050. L’objectif est clair : passer à la phase industrielle pour la deuxième partie du siècle.

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Reçu — 24 mars 2026 Révolution Énergétique

Cette pompe à chaleur solaire made in France a chauffé une maison au climat glacial

24 mars 2026 à 10:32

Dualsun vient de publier les analyses de ses premières installations solarthermiques et les résultats sont très encourageants. Le fabricant français de panneaux solaires évoque une efficacité 30% supérieure aux PAC air/eau traditionnelles. 

Imaginez une installation qui permet de produire du chauffage, de l’eau chaude et de l’électricité de manière décarbonée. C’est, en substance, ce que propose le fabricant français Dualsun avec son installation appelée MAX. Issu d’un partenariat avec l’entreprise guérandaise Arktos, le système MAX est composé d’une pompe à chaleur associée à des panneaux solaires hybrides Spring 4.

Pour permettre un fonctionnement optimal avec la pompe à chaleur d’Arkteos, Dualsun a modifié son panneau hybride en y ajoutant des ailettes sur la partie arrière. Ces dernières augmentent la surface d’échange avec l’air pour atteindre les 6 m². De ce fait, ces panneaux solaires affichent les caractéristiques suivantes :

  • 425 Wc de puissance photovoltaïque avec un rendement de 21,80% grâce aux cellules TOCon,
  • 895 Wth de puissance thermique,
  • Des dimensions de 172 cm par 113 cm.

Le bilan carbone des panneaux est estimé à 10 g eqCO₂/kWh.

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Une maison référence dans les Vosges

Pour mettre en avant cette innovation 100% française, Dualsun a analysé les données de consommation de quelques-unes de ses installations en prenant pour référence une maison située dans les Vosges, à Chavelot. C’est le site qui a vécu les températures les plus froides avec une température de base de  -15°C. Cette dernière était précédemment équipée d’une chaudière au fioul alimentant le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Dualsun en a profité pour comparer les résultats de son installation aux résultats de l’ADEME en ce qui concerne les PAC air/eau traditionnelles.

Les économies qui ont été réalisées sont impressionnantes. Voilà les résultats relevés :

Été :

  • 391 € pour la chaudière au fioul,
  • 19 € pour une PAC air/eau classique,
  • 0 € pour l’installation MAX

Hiver : 

  • 1179 € pour la chaudière au fioul,
  • 649 € pour une PAC air/eau classique,
  • 524 € pour l’installation MAX.

Pour la première année complète de fonctionnement de l’installation, Dualsun évoque une économie de 70 % par rapport à la chaudière au fioul. Pour obtenir de tels résultats, la maison de 100 m² a été équipée d’une pompe à chaleur Arkteos de 9 kW, associée à 15 panneaux hybrides Spring 4, pour une puissance électrique totale de 6,3 kWc.

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Une solution 100 % française

Difficile d’exister, sur le marché du photovoltaïque, face à la concurrence chinoise. Plusieurs fabricants français ont d’ailleurs fini par mettre la clé sous la porte, comme Systovi ou Photowatt. Pour tenir le coup, Dualsun joue la carte de l’innovation en proposant des panneaux hybrides, globalement moins répandus que les panneaux photovoltaïques simples.

Sur le papier, le système MAX proposé par Dualsun a tout pour plaire. Il reste à savoir si cette solution trouvera sa place sur le marché, malgré un investissement assez élevé. On parle de plus de 30 000 € pour l’installation d’une PAC de 6 kW associée à 14 panneaux, hors aides.

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Reçu — 21 mars 2026 Révolution Énergétique

Éolien et solaire : ils coûtent 3 milliards d’euros par an à l’État, et ça ne plait pas à la Cour des comptes

21 mars 2026 à 14:45

Après de récents rapports sur l’hydrogène, ou la gestion d’EDF, la Cour des comptes vient de s’attaquer au soutien public de projets de production d’énergies renouvelables (ENR). Dans son rapport, la Cour des comptes est catégorique : l’impact financier des ENR sur les dépenses publiques est trop important. Mais les syndicats des ENR ne sont pas du même avis. 

La Cour des comptes a passé en revue les aides publiques relatives aux énergies renouvelables, et comme à son habitude, elle a donné son avis tranché sur la situation. Selon l’institution française, le montant de ces aides est trop élevé, en particulier compte tenu de l’état des finances du pays. Il faut dire que sur les huit dernières années, la note a été particulièrement salée. Entre 2016 et 2024, la Cour des comptes a relevé un total de 26,5 milliards d’euros de dépenses, soit en moyenne 2,9 milliards d’euros par an. Ce montant est associé à quelque 87 milliards d’euros d’engagements financiers à long terme.

L’impact du soutien aux ENR est particulièrement variable d’une année à l’autre. En 2022, du fait des prix très élevés de l’énergie, les énergies renouvelables ont même rapporté près de 5 milliards d’euros à l’État. Mais certaines années, la situation est bien plus compliquée. Face à ces montants, la Cour des comptes a fait plusieurs recommandations, à savoir :

  • Réaliser un état des lieux des différentes aides avec un audit mené par la CRE,
  • Introduire des clauses de révision dans les prochains contrats, pour permettre une mise à jour des conditions en fonction de l’évolution du contexte économique,
  • Renforcer le contrôle des producteurs d’énergies renouvelables pour éviter les fraudes.
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Un rapport critiqué par les principaux concernés

Sur le papier, ce rapport semble prêcher le bon sens en proposant une analyse et une rationalisation des différentes aides financières destinées aux producteurs d’énergie renouvelable, afin d’éviter les abus sans remettre en question l’objectif zéro carbone à l’horizon 2050. Néanmoins, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et France Renouvelables ont tout de même tenu à y réagir pour défendre une filière qui a plus que jamais besoin de soutien.

De son côté, le SER a souhaité mettre en perspective les 2,9 milliards d’euros dépensés par an pour les énergies renouvelables, avec les 60 milliards d’euros dépensés chaque année en énergies fossiles. Le SER a d’ailleurs rappelé qu’en 2022, les ENR ont rapporté plusieurs milliards d’euros à l’État tandis que les dépenses en énergies fossiles ont atteint la bagatelle de 124 milliards d’euros. Le SER a également rappelé que la recommandation de la Cour des comptes concernant la lutte contre les fraudes se basait sur 849 suspicions d’écart entre puissance déclarée et puissance réelle. Toujours selon le SER, ces suspicions de fraude ne représentent que 0,1 % des quelques 700 000 contrats de soutiens publics en vigueur.

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Enfin, France Renouvelables a déploré un cadre de développement des projets ENR de plus en plus complexe. Selon le syndicat, la France a le cadre le plus contraignant de toute l’Europe, ce qui a nécessairement un impact négatif sur la compétitivité des projets, leur coût au mégawattheure et donc sur les besoins de soutiens publics. Dans ces conditions, le syndicat propose d’aller plus loin qu’un état des lieux des aides publiques, et souhaite une analyse du cadre de développement des projets ENR en France pour en améliorer la compétitivité, et donc réduire les besoins de soutien public.

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Reçu — 20 mars 2026 Révolution Énergétique

Ces éoliennes en mer ont gagné leur duel face à Donald Trump

20 mars 2026 à 05:57

La bataille continue, entre l’administration Trump et les parcs éoliens offshore. Cette fois, c’est le secteur éolien qui a remporté une bataille grâce à la mise en production d’un parc de plus de 700 MW. 

Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump mène un combat acharné contre l’éolien, et en particulier l’éolien en mer. Déterminé à empêcher le développement de ces parcs, il a récemment tenté de faire annuler cinq projets en cours de construction sur la côte atlantique en invoquant des problèmes de sécurité nationale.

Il aura fallu un mois à la Justice américaine pour révoquer cette suspension, et permettre la reprise des projets. Les différents porteurs de projet y auront laissé des plumes, à l’image de l’immense Coastal Virginia Offshore Wind, d’une puissance de 2,6 GW, qui a perdu 228 millions de dollars suite à cette suspension. Néanmoins, l’essentiel est préservé, et les parcs pourront bientôt être mis en service.

D’ailleurs, le parc offshore de Rhode Island vient de commencer à produire de l’électricité. Appelé Revolution Wind, ce parc d’une puissance de 704 MW et de 65 éoliennes devrait être entièrement mis en service au second semestre 2026.

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Des dégâts importants pour tout le secteur de l’éolien

Malgré ces nouvelles encourageantes, les attaques diverses et variées ont fortement affaibli le secteur de l’éolien offshore. La situation est notamment due aux nouvelles autorisations fédérales qui sont bloquées. Selon les chiffres, on compterait entre 60 et 100 grands projets éoliens ou photovoltaïques par l’administration.

Certains grands projets de par n’ont pas résisté aux attaques incessantes du président américain. C’est le cas de Atlantic Shores Offshore Wind qui a finalement été annulé en août dernier. Le parc Humboldt Bay Offshore Wind pourrait, lui aussi, mettre la clé sous la porte avec la suppression de près de 422 millions de dollars de subventions sur un budget total de 5 milliards de dollars.

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Reçu — 19 mars 2026 Révolution Énergétique

Ce vieux barrage hydroélectrique a été rénové grâce aux voitures électriques

19 mars 2026 à 15:04

Pour produire de l’électricité grâce à la force de l’eau, il n’y a pas que les grands barrages alpins. La France possède un grand nombre de petites centrales hydroélectriques qui ne demandent qu’à être rénovées. C’est exactement ce que fait un producteur d’énergie français, spécialisé dans les énergies renouvelables. 

Il y avait de l’agitation, en ce début mars, dans le petit village de Colombier-Fontaine (Doubs). Les habitants ont pu assister à l’installation de deux turbines Kaplan de 11 tonnes pour leur future centrale hydroélectrique. Alimentant autrefois une usine de tissage et filature de coton, elle aura résisté à l’arrêt définitif de cette dernière en 1971. Rachetée en 2015 par Dream Energy, elle est mise à l’arrêt en 2017 suite à un incendie accidentel.

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Des batteries dans l’ancienne filature de coton

Pour la remettre en fonctionnement et même augmenter sa puissance, Dream Energy n’a pas hésité à y investir près de 3 millions d’euros. Cette rénovation d’ampleur, qui nécessite l’assèchement provisoire du bras du Doubs sur lequel se trouve la centrale, a débuté en aout 2025. Maintenant que les deux turbines de 250 kW chacune sont en place, Dream Energy va poursuivre la rénovation en espérant une mise en service en septembre prochain. En plus du remplacement des turbines, le projet comprend une passe à poisson et même un parcours de canoë-kayak.

À terme, le site devrait produire cinq fois plus d’électricité qu’avant pour atteindre 3 gigawattheures (GWh) annuels. C’est l’équivalent de la consommation annuelle de 5 bornes de recharge ultra-rapide 200 kW avec un taux d’utilisation d’environ 30 %, selon nos calculs. D’ailleurs, Dream Energy ne compte pas s’arrêter là et envisage de réinvestir les bâtiments de l’ancienne filature pour y installer des batteries de stockage. Celles-ci permettront d’optimiser la réinjection de l’électricité produite. C’est d’autant plus important que la production devrait varier au fil des saisons, car le site ne dispose pas de retenue d’eau.

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Dream Energy n’en est pas à son coup d’essai

Avec ce projet de rénovation, Dream Energy n’en est pas à son coup d’essai. L’entreprise française a un positionnement unique : elle ambitionne d’installer 4000 points de recharge pour voitures électriques en Europe d’ici 2030, et de les alimenter grâce à un maximum de sites de production d’électricité décarbonée. Pour atteindre cet objectif, l’entreprise a déjà mis en œuvre de nombreux parcs photovoltaïques, et possède plusieurs microcentrales hydroélectriques.

Il y a déjà quelques années, elle avait remplacé les turbines d’une centrale située à Perrigny-sur-l’Ognon, en Côte-d’Or, pour faire passer la production de 0,9 GWh à 2,3 GWh. Elle a également fait l’acquisition du barrage de Baccarat, construit en 1927 et rénové en 2012.

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Reçu — 14 mars 2026 Révolution Énergétique

Ces 38 pays vont tripler leur capacité de production électrique nucléaire d’ici 2050

14 mars 2026 à 06:04

Le volte-face est saisissant. Longtemps considéré comme une source d’énergie presque anecdotique à l’échelle de la planète, le nucléaire poursuit son retour en force. Preuve de cette nouvelle dynamique, de nouveaux pays viennent de rejoindre la déclaration de triplement des capacités nucléaires mondiales d’ici 2050. 

Le 2 décembre 2023, lors de la COP 28 de Dubaï, 25 pays dont la France appelaient au triplement des capacités nucléaires dans le monde entre 2020 et 2050. À l’époque, cette déclaration avait fait réagir car les signaux autour du secteur du nucléaire paraissaient contradictoires. Mais les deux dernières années ont donné raison à cette déclaration, et la liste des signataires s’est allongée.

À l’occasion du deuxième sommet pour l’énergie nucléaire, qui vient de se tenir à Paris, 5 pays supplémentaires ont ainsi rejoint la liste des signataires, à savoir la Chine, l’Afrique du Sud, la Belgique, le Brésil et l’Italie. Voici la liste complète des 38 pays ayant signé l’accord, par ordre alphabétique :

Les 38 pays ayant signé l'accord

Afrique du Sud, Arménie, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Chine, Corée du Sud, Croatie, Émirats arabes unis, États-Unis d’Amérique, Finlande, France, Ghana, Hongrie, Italie, Jamaïque, Japon, Kazakhstan, Kenya, Kosovo, Maroc, Moldavie, Mongolie, Nigeria, Pays-Bas, Pologne, République du Rwanda, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Salvador, Sénégal, Slovaquie, Slovénie, Suède, Turquie, Ukraine.

Rappelons que si cette déclaration n’est pas associée à des engagements politiques ou des calendriers, elle témoigne d’un soutien politique international en faveur du nucléaire. À l’échelle de chaque pays, cette déclaration vise à accélérer les financements publics et privés pour les projets nucléaires, ainsi qu’un développement nucléaire responsable, en phase avec les priorités de chaque pays.

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Le vent continue de tourner

Ces signatures symbolisent le changement majeur qui se produit autour du nucléaire à l’échelle mondiale. Sur les cinq derniers signataires de la déclaration, deux d’entre eux avaient pourtant décidé de sortir du nucléaire. Pour l’Italie, cette décision avait été prise dès 1987 suite à l’accident de Tchernobyl. En 2011, la population était encore largement opposée au nucléaire puisqu’un référendum sur la relance du nucléaire avait été rejeté en bloc. En Belgique, la sortie du nucléaire avait été votée en 2003, mais a finalement été annulée en 2025 malgré la fermeture de quelques réacteurs.

Enfin, sur les 38 signataires, 13 ne disposent pas de réacteur en service mais ont pour projet d’en développer. On notera que la majorité de ces pays sont en Afrique, et que de grands acteurs du nucléaire comme l’Inde ou la Corée du Sud sont encore absents de cette liste, sans parler de la Russie.

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Reçu — 13 mars 2026 Révolution Énergétique

Jackery se lance dans la batterie résidentielle avec le SolarVault 3

13 mars 2026 à 05:57

Le marché des systèmes de stockage d’énergie destinés aux particuliers continue de s’étendre. Habitué des batteries destinées aux activités en plein air, le Chinois Jackery s’attaque au marché européen avec une solution conçue dans le but d’optimiser la tarification dynamique. 

Les baisses du tarif de vente de l’électricité solaire à EDF ont ouvert un boulevard à tous les fabricants de systèmes de stockage destinés aux particuliers. Après Tesla, EcoFlow ou Revolty, c’est au tour de Jackery de saisir cette occasion en présentant le SolarVault 3. Cette solution de stockage, conçue pour le marché européen, se veut modulable et adaptable à tout type de logement. Il intègre la gestion d’une production photovoltaïque, du stockage d’énergie et une gestion optimisée par IA.

La gamme SolarVault se divise en trois modèles, adaptés à différentes configurations. Le S3 Pro affiche une puissance photovoltaïque de 4 000 W, une puissance de sortie en courant alternatif de 1 200 W et 4 MPPT pour gérer les panneaux solaires. Le modèle S3 Pro Max se distingue par une puissance de sortie plus importante atteignant 2 500 W. Enfin, un modèle appelé S3 Pro Max AC permet de gérer une production photovoltaïque via le courant alternatif, pour s’adapter à une installation déjà existante.

Dans tous les cas, la capacité de stockage varie de 2,52 à 15,12 kWh en fonction du nombre de modules installés. Jackery annonce avoir intégré dans son système de stockage une surveillance en continu de la température, ainsi qu’un système d’extinction automatique par aérosol en cas de départ de feu. La durée de vie est donnée à 15 ans, et la garantie est de 10 ans.

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Des batteries de camping aux systèmes résidentiels

Lancée en 2012 dans la Silicon Valley, la marque Jackery s’est rapidement fait connaître avec le lancement, en 2016, de la gamme Explorer. Précurseur, le fabricant s’est vite accaparé le milieu de l’outdoor et du camping en proposant des produits polyvalents et faciles à transporter. Mais face à l’engouement suscité par le stockage d’électricité, Jackery a étendu son catalogue vers des produits résidentiels.

Avec cette gamme SolarVault 3, Jackery veut aider ses clients à profiter des avantages de la tarification dynamique. Le fabricant indique une compatibilité avec plus de 860 fournisseurs d’énergie, ce qui permettrait une optimisation du stockage en fonction du marché. Ce type de système, associé à une installation photovoltaïque, s’annonce comme le combo parfait pour faire des économies financières.

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Reçu — 12 mars 2026 Révolution Énergétique

EcoFlow dévoile l’Ocean 2, une nouvelle batterie résidentielle modulaire jusqu’à 30 kWh

12 mars 2026 à 14:36

EcoFlow a profité du salon italien Key Energy pour présenter sa nouvelle solution de stockage pour logements. Modulaire, ce système arrive à point nommé en France, dans un contexte de réduction des aides de l’État. 

La météo économique actuelle est porteuse pour les solutions de stockage résidentielles ! Le fabricant chinois EcoFlow vient de présenter, en Italie, sa nouvelle solution de batterie modulable résidentielle appelée Ocean 2. En son cœur, on retrouve un module de batterie LFP de 5 kWh de capacité de stockage. Évolution de la solution Ocean, cette batterie voit son taux de décharge amélioré, passant de 95 à 100 %. Elle est également plus compacte de 10 centimètres et plus légère de 10 kg. Sa puissance de décharge est affichée à 3,4 kW.

La batterie fonctionne avec un onduleur hybride disponible en six versions différentes, en fonction de la puissance de sortie (de 3 kW à 6 kW), ou de la puissance d’entrée pour l’alimentation photovoltaïque (de 9 à 12 kW). Si l’ensemble est modulable, c’est qu’il est possible d’associer l’onduleur à plusieurs batteries, faisant ainsi varier la capacité de stockage de 5 à 30 kWh. Pour faciliter l’installation dans un logement, les batteries sont empilables, ce qui limite l’emprise au sol. Selon Ecoflow, le rendement du système serait de 95 %, et sa durée de vie serait de 10 000 cycles pour une garantie de 15 ans.

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Cap vers l’autoconsommation

Jusqu’à présent, la France accusait un sérieux retard sur ses voisins européens pour le déploiement de systèmes de stockage résidentiels, loin derrière l’Allemagne, l’Italie ou encore l’Autriche. Sur l’année 2022, l’Allemagne avait installé 220 000 batteries résidentielles, contre seulement 1 000 pour la France ! Mais avec la réduction drastique des aides de l’État pour le solaire résidentiel, et la baisse du prix de vente de l’électricité solaire à EDF, les systèmes de stockage résidentiels vont devenir la pierre angulaire des nouvelles installations photovoltaïques, pour optimiser la réutilisation de l’électricité solaire produite.

C’est d’ailleurs une véritable aubaine pour les fabricants de systèmes de stockage, comme EcoFlow, Bluetti ou encore Tesla, qui vont intégrer le marché français avec l’expérience acquise dans les autres pays européens. Pour l’heure, le prix du système EcoFlow Ocean 2 n’a pas encore été dévoilé, mais il est possible de faire une demande de devis sur leur site, le système devant être installé par un professionnel.

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Reçu — 10 mars 2026 Révolution Énergétique

La Chine met en service un parc photovoltaïque géant sur une ancienne mine de charbon

10 mars 2026 à 07:50

La Chine vient de mettre en service un parc photovoltaïque hybride de plus de 6 GW. Si sa puissance suffit à susciter l’étonnement, sa localisation est encore plus surprenante.

La démesure chinoise est un sujet d’actualité quotidien, mais elle continue pourtant de nous étonner. Nouvelle preuve de ce gigantisme, le pays vient de mettre en service un projet solaire hybride d’une puissance de 6 GW près de la commune de Lingwu, dans le nord du pays. Construit en deux phases, dont la deuxième vient d’être mise en service, ce parc devrait produire environ 10,8 TWh d’électricité par an. L’électricité produite sera acheminée vers l’est du pays via la ligne HVDC Lingzhou–Shaoxing, de 800 kV et 1720 km de long.

Pour optimiser l’utilisation de l’électricité produite, le parc photovoltaïque est associé à une BESS de 600 MW de puissance pour 1200 MWh de capacité. Outre ces caractéristiques, c’est surtout la localisation du parc qui en fait sa particularité. Le parc de quelque 12 000 hectares, soit plus que Paris intra-muros, a été installé sur des zones d’affaissements miniers.

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Tirer profit des affaissements miniers

En temps normal, on a tendance à implanter les moyens de production d’électricité au plus près des sites de consommation pour limiter les pertes et les coûts liés au transport. Mais du fait des spécificités de son territoire, la Chine commence à appliquer une stratégie différente. Elle met en place des moyens de production d’énergies renouvelables au niveau des sites géographiques les plus opportuns, et transporte ensuite cette électricité vers la côte Est, où se trouve la majorité de sa population et de son industrie. Pour cela, elle ne cesse de construire de nouvelles lignes HVDC qui traversent le pays d’est en ouest.

C’est ce même principe qu’elle compte appliquer sur les très nombreuses zones d’affaissement minier qui sont la conséquence d’une politique d’exploitation massive du charbon avec encore aujourd’hui 51% de la production mondiale. Cette extraction intensive de charbon a des conséquences directes sur les sols. L’exploitation souterraine a tendance à affaiblir la résistance du sol qui finit par s’affaisser. Cette situation rend bien souvent les terres en questions inutilisables pour l’agriculture à cause de la multitude de fissures, de micro-reliefs et des problèmes de tassements résiduels. En parallèle, ces affaissements ont tendance à modifier le régime des eaux souterraines, ce qui peut engendrer des zones de stagnation.

Selon un rapport sur le sujet, ces zones représenteraient une surface totale de 2 millions d’hectares, soit la superficie de pays comme la Slovénie ou Israël ! Si ces terres ne sont plus adaptées pour la production agricoles, elles sont parfaites pour la mise en place de parcs photovoltaïques qui peuvent être adaptés aux variations de terrains et mêmes aux micro tassements. Cette stratégie permet ainsi de tirer profiter de zones normalement inexploitables et ainsi réserves les terres de meilleure qualité pour l’agriculture.

 

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Reçu — 8 mars 2026 Révolution Énergétique

Mini réacteurs nucléaires : comment l’Europe s’organise pour rester dans la course

8 mars 2026 à 06:04

Dans un contexte de transition énergétique, d’explosion des centres de données et de tensions internationales, la course à l’énergie bat son plein. Le développement des SMR joue un rôle central dans cette bataille, mais l’Europe est à la traîne face à la Chine et aux USA. Pour revenir sur le devant de la scène, le Vieux Continent joue la carte de la coopération et veut augmenter les subventions. 

C’est désormais acté : notre avenir décarboné passera nécessairement par le nucléaire, mais pas forcément par des réacteurs de 1000 mégawatts électriques (MWe) ou plus. Si, à long terme, la fusion nucléaire suscite beaucoup d’espoir, à court terme, ce sont les petits réacteurs modulaires (SMR) qui ont le vent en poupe.

Depuis plusieurs années, le nombre de projets de Small Modular Reactor a explosé. Fin 2025, on comptait pas moins de 127 concepts à différents stades d’avancement. À ce jeu-là, c’est la Chine qui fait la course en tête et s’apprête à mettre en service le premier SMR commercial au monde : Linglong One. D’une puissance de 125 MWe, il est actuellement en phase finale de tests. De leur côté, les États-Unis ne sont pas loin derrière, et le Département de l’Énergie n’hésite pas à mettre le paquet question subvention pour rester dans la course.

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L’Europe tente de rattraper son retard

Pour l’heure, l’Europe accuse un retard conséquent. Pour tenter de regagner du terrain, la Commission européenne a récemment annoncé vouloir mettre en place une stratégie commune, spécifique aux SMR, pour aider les projets européens à rester compétitifs. Cette stratégie consiste notamment à encadrer les autorisations et les normes de sûreté à l’échelle européenne, tout en créant une chaîne d’approvisionnement européenne résiliente.

Prémisse de cette nouvelle stratégie commune, le projet français Nuward vient de recevoir un examen positif par pas moins de six autorités de sûreté différentes, ce qui faciliterait son déploiement à l’échelle européenne en phase de commercialisation. Parmi les autorités de sûreté concernées, on retrouve la France, la Finlande, la Tchéquie, les Pays-Bas, la Pologne et la Suède.

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Une histoire de budget

Nerf de la guerre, la question du financement a également été abordée par la Commission européenne. Cette dernière a mis en place différents programmes d’investissement pour favoriser l’innovation mais également le déploiement de ces nouveaux types de réacteurs.

Pour le moment, Horizon Europe, principal programme de financement de l’UE pour la recherche et l’innovation, ne soutient aucun projet nucléaire malgré une enveloppe de 95,5 milliards d’euros répartis entre 2021 et 2027. En revanche, le programme Euratom Fission Research, qui est complémentaire à Horizon Europe, finance plusieurs projets de recherche sur le nucléaire, avec un budget total de 1,38 milliard d’euros. L’Innovation Fund est un programme de financement dédié aux technologies innovantes à émission nette zéro ou à faible émission de carbone. Il est donc taillé sur-mesure pour les SMR.

Pour finir, la Banque européenne d’investissement (BEI) prévoit un soutien aux alliances industrielles en lien avec les SMR, alors même qu’elle refusait de financer le nouveau nucléaire il y a encore deux ans. C’est un signal fort pour une filière qui ne demande qu’à se développer, mais dont la question de l’investissement est le plus gros obstacle. L’institution européenne n’a pas soutenu de construction de centrale nucléaire depuis presque 50 ans.

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Reçu — 7 mars 2026 Révolution Énergétique

Batterie fer/air : Google signe un chèque d’un milliard de dollars pour développer cette technologie

7 mars 2026 à 05:59

Google n’en finit plus d’investir dans les énergies. Après le solaire, l’éolien, l’hydroélectrique et même le nucléaire, le géant américain vient d’annoncer un énième investissement colossal dans une nouvelle technologie de batterie : fer/air. 

Le montant paraît colossal, et pourtant, Google semble avoir fait une bonne affaire. Le géant américain vient d’engager un investissement de près d’un milliard de dollars auprès de la startup Form Energy pour la construction d’une batterie géante, capable de stocker de l’énergie pendant plus de quatre jours. Les caractéristiques de la batterie sont démesurées, avec :

  • Une puissance de 300 mégawatts (MW)
  • Une capacité de stockage de 30 gigawattheures (GWh)
  • Une durée de stockage de 100 heures (soit un peu plus de 4 jours)

Ramené à la capacité de stockage, l’investissement paraît très intéressant avec un coût total annoncé à 33,33 $/kWh (soit environ 29 €/kWh).

Habituellement, le prix des batteries stationnaires (BESS) avoisine souvent les 125 $ (108 €)/kWh. Seuls quelques systèmes à grande échelle parviennent à s’approcher des 60 $ (52 €)/kWh. Si le projet de Google est aussi peu cher, c’est qu’il n’utilisera pas la technologie LFP, mais une technologie de stockage de type fer/air. Méconnue, cette technologie promet pourtant d’être très intéressante d’un point de vue économique, car elle utilise des matériaux très répandus, à savoir le fer et… l’air.

Comment fonctionnent les batteries fer/air ?

Dans les grandes lignes, le fonctionnement d’une batterie fer/air repose sur un processus de rouille réversible entre le fer et l’oxygène de l’air. On y retrouve une anode en fer, une cathode ouverte à l’air et un électrolyte aqueux. Lors de la décharge, le fer de l’anode s’oxyde en absorbant l’oxygène présent dans l’air, ce qui libère des électrons. À l’inverse, pendant la recharge, la rouille est transformée en fer métallique, ce qui libère de l’oxygène dans l’air.

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Une technologie de batterie à faible rendement

Pour autant, les batteries fer/air ne se destinent pas à tous les usages, du fait de leurs caractéristiques intrinsèques. Elles ont notamment un médiocre rendement de 50 à 60 % par cycle complet contre 90 % pour les batteries LFP. En parallèle, elles affichent une densité énergétique très basse, de l’ordre de 100 à 150 W/kg contre plus de 1000 W/kg pour la technologie LFP. En revanche, elles sont capables de stocker pendant près de 100 heures.

De ce fait, elles se montrent parfaitement adaptées à du stockage réseau autre qu’à très court terme. Dans ces conditions, quand le nombre de cycles par an est limité, le faible coût d’investissement devient un critère bien plus important que l’efficacité énergétique, car la batterie est considérée comme « inactive » pendant de longues périodes. En revanche, la faible densité énergétique associée à un rendement peu élevé la rend peu adaptée à une optimisation journalière de la production renouvelable.

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Reçu — 6 mars 2026 Révolution Énergétique

Tempo : comment EDF va écouler les jours rouges restants malgré une météo clémente

6 mars 2026 à 09:53

Avec 13 jours rouges à activer avant la fin du mois, les abonnés à l’offre Tempo devraient se retrouver avec une facture d’électricité colossale pour ce mois de mars. À moins que ?

L’inquiétude est palpable chez les quelque 900 000 abonnés d’EDF qui ont opté pour l’offre Tempo. Sur les fameux 22 jours rouges, durant lesquels le prix du kilowattheure est exorbitant, EDF n’en a utilisé que 9. Cela signifie que l’électricien doit placer les 13 restants avant le 31 mars 2026, uniquement pendant les jours ouvrés. Ces abonnés pourraient donc se retrouver avec une facture de mars très salée.

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Des jours rouges techniquement inutiles

Cet hiver, EDF n’a utilisé aucun jour rouge en novembre, deux en décembre, six en janvier et un seul en février. Cette faible utilisation s’explique notamment par des températures relativement clémentes, et un parc nucléaire qui a su répondre à la demande électrique du pays sans sourciller. Rappelons que ce n’est pas EDF qui fixe la date des jours rouges, mais RTE. Le gestionnaire de réseau, responsable de la stabilité de ce dernier, utilise les jours rouges pour réduire la consommation électrique en cas de fortes consommations d’électricité dues à des périodes de grands froids.

Si l’offre Tempo doit normalement comporter 22 jours rouges par saison, on voit difficilement comment RTE pourrait demander à EDF d’activer ces jours rouges pendant presque tous les jours ouvrés restants du mois de mars. Car l’hiver a été plutôt clément, et c’est encore plus flagrant en ce début mars, où les températures avoisinent les 20°C dans une grande partie de la France.

Plus qu’inutile, un recours à ces jours rouges durant une période où le réseau électrique n’est pas sous tension pourrait avoir un effet défavorable sur le réseau, obligeant notamment à réduire la production de manière disproportionnée sans justification.

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Vers une annulation des jours rouges ?

Dans ces conditions, pourrait-on voir ces jours rouges tout simplement annulés ? Cette hypothèse semble de plus en plus probable. D’ailleurs, ce ne serait pas la première fois qu’une telle situation se présente. En mars 2020, à cause de la crise du COVID, RTE avait renoncé à utiliser les jours rouges restant à cause d’une chute drastique de la consommation électrique.

Malgré cette possibilité, tout n’est pas gagné pour autant, les abonnés Tempo devront surveiller leur calendrier jusqu’au dernier jour. Si une ultime vague de froid avant le printemps n’est pas à exclure, c’est surtout l’instabilité géopolitique actuelle et la hausse du prix des carburants qui pourrait bouleverser les besoins d’exportations de la France vers ses voisins européens. Certains d’entre eux pourraient avoir besoin d’importer massivement de l’électricité française si le gaz naturel liquéfié venait à manquer à cause de la situation au Moyen-Orient, et en particulier dans le détroit d’Ormuz.

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Reçu — 5 mars 2026 Révolution Énergétique

Un humain consomme plus d’électricité que l’IA selon le patron de ChatGPT (c’est faux)

5 mars 2026 à 05:57

Habitué aux déclarations fracassantes, Sam Altman, grand patron d’OpenAI, n’a pas hésité à comparer l’entraînement de l’intelligence artificielle à celle des êtres humains pour justifier les dépenses énergétiques colossales qui sont associées au développement des centres de données. Une prise de position qui interroge.

Les plus grands acteurs de l’intelligence artificielle se sont récemment réunis à New Delhi, en Inde, pour parler de son impact sur le monde. Si des thématiques comme la démocratisation de l’IA, la souveraineté numérique ainsi que des questions d’éthique ont été évoquées, la question de l’énergie a également été abordée, notamment par Sam Altman, CEO de OpenAI.

Lors d’une interview en marge du sommet, Sam Altman a voulu répondre aux critiques sur la consommation d’énergie des centres de données, et défendre l’impact environnemental de l’intelligence artificielle en rappelant qu’il fallait aussi beaucoup d’énergie « pour former un être humain ».

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Une position pour le moins cynique

Dans le détail, Sam Altman a déclaré : « Les gens parlent de la quantité d’énergie nécessaire pour entraîner une IA, mais il faut aussi beaucoup d’énergie pour former un être humain. Il faut environ 20 ans de vie – et toute la nourriture que vous consommez pendant cette période – avant de devenir intelligent ».

Qu’il s’agisse d’une simple maladresse, ou d’un véritable cynisme, cette vision pose plusieurs problèmes. Le premier est, évidemment, que l’être humain n’a pas vocation à être efficace, et la vie humaine ne se résume pas à répondre à des questions de manière efficiente. D’autre part, il était évoqué ici l’énergie utilisée lors de la phase d’apprentissage d’une IA. Une vraie comparaison nécessiterait la prise en compte de l’ensemble du cycle de vie du modèle IA, ainsi que de l’infrastructure nécessaire pour le faire fonctionner, de l’extraction des minéraux jusqu’au recyclage des composants.

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Des questions sur la consommation d’énergie

Sam Altman regrette notamment que de fausses informations circulent sur la quantité d’énergie ainsi que la quantité d’eau nécessaire pour chaque requête sur ChatGPT. D’ailleurs, selon les grands acteurs de l’intelligence artificielle, l’impact énergétique serait compensé par l’importance de l’IA pour résoudre des problématiques mondiales. C’est sans compter le fait que 70 % des requêtes réalisées sur ChatGPT n’ont rien de professionnel, selon une étude récente.

Selon l’AIE, en 2024, les centres de données représentaient 1,5 % de la consommation électrique mondiale. Toujours selon l’agence, ce chiffre devrait augmenter de 15 % par an jusqu’en 2030, affichant ainsi une croissance quatre fois supérieure aux autres secteurs.

D’ailleurs, OpenAI participe grandement à cette dynamique, en ambitionne d’atteindre 250 GW de capacité énergétique d’ici 2033, soit presque quatre fois la capacité totale du parc nucléaire français. Sam Altman, a tout de même reconnu qu’une évaluation des besoins énergétiques liés à l’IA était nécessaire, et qu’il fallait viser des modes de production décarbonés comme le photovoltaïque, l’éolien et le nucléaire.

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La consommation d’eau également pointée

Outre le sujet de l’énergie, la question de l’eau fait également débat concernant l’impact environnemental des centres de données. Le patron d’OpenAI a déploré que de fausses informations circulent à ce sujet sur les réseaux sociaux, citant un besoin de 17 gallons d’eau (soit 64 litres) par requête sur ChatGPT. Il a expliqué qu’une requête auprès de l’agent conversationnel ne nécessitait, en réalité, que de 0,000085 gallon d’eau, soit 0,32 mL. Il a également rappelé que le refroidissement des serveurs par évaporation, qui entraîne une grande consommation d’eau, n’est plus utilisé pour les centres de données d’OpenAI.

De la même manière que pour l’électricité, l’efficacité individuelle de chaque requête sur ChatGPT ne change pas le fait que la consommation globale d’eau, liée aux centres de données et à l’intelligence artificielle, est en progression. Selon le spécialiste Xylem dans un rapport de janvier 2026, la consommation totale d’eau par les centres de données a augmenté de 38 % entre 2020 et 2025 pour atteindre 23,7 km³ ! C’est 18 fois le réservoir du barrage de Serre-Ponçon !

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Reçu — 3 mars 2026 Révolution Énergétique

Nucléaire : comment EDF optimise les arrêts de réacteurs pour réduire les coûts et augmenter la production

3 mars 2026 à 05:28

La maintenance de réacteur nucléaire fera-t-elle son entrée dans la liste des épreuves olympiques ? Pas sûr. Pourtant, les équipes d’EDF s’entrainent dur pour devenir les plus efficaces possibles. Au programme : répétitions, entraînements et simulateur. 

En apparence, la centrale de Penly, et ses deux réacteurs P’4 de 1300 mégawatts électriques (MWe) ronronnent tranquillement pour produire plus de 17 TWh chaque année. Mais dans ses entrailles, les équipes de maintenance préparent déjà le prochain arrêt de maintenance, qui a lieu moyenne tous les 18 mois, avec un objectif simple : qu’il soit le plus court possible.

Les équipes répètent ainsi les mêmes procédures sur un simulateur spécialement prévu à cet effet. En moyenne, chaque opérateur s’entraîne une vingtaine de fois par an. En parallèle, l’équipe de planification pluriannuelle tient un calendrier très précis qui court jusqu’en 2033, et recense les quelque 70 000 activités de maintenance à réaliser sur une période de 10 ans. Pour arrêter les réacteurs le moins longtemps possible, certaines manœuvres sont anticipées avant l’arrêt du réacteur afin de diminuer la phase d’arrêt. Selon le directeur technique de Penly, qui s’exprime sur France Info, cette optimisation constante a d’ores et déjà permis d’économiser 3 millions d’euros en coûts de maintenance.

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700 jours de maintenance en moins

En réalité, la situation de Penly n’est pas exceptionnelle. Depuis 2019, c’est tout le parc nucléaire français qui profite d’un programme d’optimisation de la maintenance appelé Start. Le but de ce programme est de réduire drastiquement le nombre de jours d’arrêt des réacteurs pour produire plus d’électricité. Grâce à la démocratisation des entraînements des équipes, et la modélisation des étapes d’interruption ou de redémarrage, chaque opération demande moins de temps. Selon Étienne Dutheil, directeur de la division production nucléaire d’EDF, la préparation de l’arrêt d’un réacteur prend désormais deux fois moins de temps.

Depuis le lancement du programme Start, le nombre de jours d’arrêt de réacteur est passé de 4 800 en 2019 à 4 100 en 2025 ! Cela représente, en moyenne, cinq jours de moins par arrêt. Depuis le lancement du programme Start, grâce à cette meilleure organisation, près de la moitié des arrêts de réacteur a duré moins longtemps que prévu. Voilà qui explique en partie la forme olympique du parc nucléaire français en 2025.

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Reçu — 26 février 2026 Révolution Énergétique

Nucléaire : comment la France s’organise pour enrichir l’uranium des futurs réacteurs EPR

26 février 2026 à 15:29

Qui dit nouveaux réacteurs nucléaires, dit besoins en combustible nucléaire accrus. Pour faire face à une demande grandissante, Orano s’organise et investit pour augmenter ses capacités d’enrichissement en France, comme à l’étranger. 

Avec la construction prochaine des trois paires d’EPR2 à Penly, Gravelines et Bugey, c’est toute la filière française du nucléaire qui se met en mouvement, Orano en tête. Issu du démantèlement d’Areva, le spécialiste du combustible nucléaire multiplie les projets pour renforcer ses capacités d’extraction, d’enrichissement et de recyclage des combustibles nucléaires. Parmi ces étapes, l’enrichissement constitue le principal domaine de croissance de l’entreprise.

Actuellement, c’est le site du Tricastin qui concentre toute l’attention. Véritable ville fortifiée de 4500 employés répartis sur 650 hectares, elle fait l’objet d’un chantier colossal, au niveau de l’usine Georges-Besse II. Pour augmenter les capacités de production de 30 %, Orano n’a pas hésité à y investir 1,7 milliard d’euros. Plus de 400 ouvriers y travaillent de 5 heures à 22 heures pour permettre une mise en service progressive à partir de 2028, et un fonctionnement à plein régime à partir de 2030.

Le chantier préfigure d’ailleurs « Aval du futur », un projet titanesque qui devrait permettre d’assurer la gestion des combustibles nucléaires du futur. D’un budget d’au moins 15 milliards d’euros, il nécessitera jusqu’à 10 000 ouvriers.

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Une dynamique positive en France comme à l’étranger

Forte d’une trésorerie solide, grâce à un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros malgré un bénéfice net en recul, Orano multiplie les investissements au-delà des frontières françaises. L’entreprise vient d’obtenir une subvention de 900 millions de dollars pour la création d’une usine d’enrichissement sur le sol américain, pour un budget global de 5 milliards de dollars. Sa mise en service est prévue pour 2031.

Enfin, même la situation au Niger semble être moins tendue. Le directeur d’Orano Nicolas Maes se dit prêt à établir un dialogue avec les nouvelles autorités nigériennes pour trouver un terrain d’entente sur les stocks de yellow cake déjà produits. On parle d’environ 1000 tonnes, soit 300 millions d’euros de marchandise.

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Reçu — 25 février 2026 Révolution Énergétique

Les records s’enchaînent dans la fusion nucléaire

25 février 2026 à 15:57

Porteuse d’espoir pour la transition énergétique, la fusion nucléaire accélère grâce au dynamisme du secteur privé qui vient concurrencer les grandes institutions publiques. Résultat : les records en la matière tombent les uns après les autres. 

Pendant longtemps considérée comme une utopie, la fusion connaît un regain d’intérêt et la recherche sur le sujet ne cesse d’accélérer depuis plusieurs années, dynamisée par les nombreux intérêts privés. Symbole de cette accélération, les records s’enchaînent, en témoigne la dernière réussite de la startup américaine Helion.

Un plasma à 150 millions de degrés Celsius

Cette dernière est parvenue à créer un plasma atteignant les 150 millions de degrés Celsius, soit 10 fois la température au cœur du soleil. C’est un record pour le secteur privé. Il a été obtenu grâce à Polaris, le septième prototype de la startup. Celui-ci est doté d’une architecture dite Field-Reversed Configuration (FRC) qui diffère des tokamak et laser inertiels. Ici, l’objectif est d’accélérer deux plasmas, de les fusionner puis de les comprimer. Outre cette technique, Herion mise sur un système de conversion électromagnétique pour récupérer l’énergie issue de la réaction de fusion et obtenir de l’électricité.

Pour le moment, Herion se concentre sur la réaction de fusion deutérium-tritium, à l’instar d’ITER ou du National Ignition Facility. Mais pour ses applications commerciales, la startup mise plutôt sur la réaction deutérium-hélium 3 qui produit moins de neutrons. Loin de se reposer sur ses lauriers, l’entreprise construit déjà son démonstrateur commercial, nommé Orion, qui devrait fournir de l’électricité à Microsoft.

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Une course effrénée où se mêlent acteurs publics et privés

Servant de préparation au programme ITER, plusieurs tokamaks dans le monde entier enchaînent les records. La durée des plasmas ne cesse de s’allonger, notamment à travers les essais des tokamaks EAST, situé en Chine et WEST, situé à Cadarache. Le 12 février 2025, le CEA a maintenu un plasma d’hydrogène pendant 1337 secondes, soit environ 22 minutes.

Mais le secteur privé devient un acteur majeur des recherches. Ainsi, une startup chinoise baptisée Energy Singularity vient d’égaler le record français, ce qui constitue évidemment une première pour le secteur privé.

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De nouvelles barrières tombent

Enfin, il y a quelques semaines, le Tokamak EAST a, pour la première fois, franchi la limite de Greenwald. Cette dernière est une limite de densité au-delà de laquelle le plasma serait soumis à de violentes instabilités provoquant son effondrement. Grâce à un contrôle minutieux de la réaction dès son amorçage, les équipes chinoises sont parvenues à dépasser cette limite sans instabilité.  Jeronimo Olaya, physicien au CEA, a réagi à cette nouvelle en indiquant que ces résultats étaient « très prometteurs et devraient être explorés dans d’autres dispositifs tokamak ».

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Recyclage des batteries : entre doutes et espoirs

25 février 2026 à 11:39

Que penser de la filière européenne de recyclage de batteries ? Les mauvaises nouvelles s’accumulent, et de nombreux projets sont suspendus. Pourtant, tout est une question de timing et l’explosion de cette filière paraît inévitable avec l’électrification progressive des usages et en particulier des transports. 

Quand on veut se lancer dans le recyclage de batteries, il faut avoir les nerfs solides et s’armer de patience. En effet, si les promesses sont là, avec une électrification incontournable des usages pour atteindre la neutralité carbone, le marché des batteries domestiques et industrielles (BESS) peine à décoller.

En conséquence, de nombreux projets de recyclage de batteries finissent pas être abandonnés. C’est notamment le cas du projet Eramet-Suez, censé voir le jour à Dunkerque, qui a été suspendu indéfiniment en 2024. On peut aussi citer le projet Stellantis-Orano qui a finalement été annulé faute de débouché ou encore l’usine de recyclage de Li-Cycle à Harnes.

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Un gisement de batteries usagées « embryonnaire »

Pour le moment, le gisement des batteries en fin de vie est « embryonnaire » selon le vice-président de la section batterie de The Future is Neutral, filiale de Renault et Suez dédiée à l’économie circulaire. Néanmoins, certaines startups continuent de se battre pour peser dans cette filière en devenir. En France, Mecaware peaufine ses procédés innovants de recyclage à partir de CO2 et d’amines (composés organiques dérivés de l’ammoniac) et espère ouvrir une usine pilote à Béthune d’ici la fin de l’année.

De son côté, l’entreprise Battri a trouvé la parade, et vient de mettre en service son usine flambant neuve dans les Hauts-de-France. Si, à terme, elle devrait pouvoir recycler 100 000 batteries de voitures par an, elle devrait traiter dans un premier temps les rebuts des usines de production de batterie voisines, afin de produire de la Black Mass. Cette poudre noire, obtenue après broyage, chauffage et tamisage de cellules de batteries, permet de séparer les différents métaux comme le lithium, le cobalt ou le nickel.

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Une filière qui s’organise à défaut d’exploser

Si l’attente paraît longue, le jeu en vaut vraisemblablement la chandelle, car une explosion des besoins en recyclage de batterie est attendue à partir de 2035, quand les batteries des premières voitures électriques commercialisées commenceront à s’accumuler. En attendant, l’Europe continue d’organiser la filière du recyclage des batteries en mettant en place des quotas destinés à réduire sa dépendance en métaux critiques vis-à-vis de la Chine. À partir de 2028, au moins 50% du lithium et 90% du cobalt et du nickel contenus dans les batteries devront être recyclés. Des seuils obligatoires de matière recyclée devraient également être fixés pour les batteries neuves.

En parallèle, l’Union européenne a récemment acté la mise en place d’un passeport batterie européen destiné à faciliter la mise en place d’une économie circulaire sur le sujet. Ce dossier numérique, obligatoire sur chaque batterie de plus de 2 kWh, devrait contenir une série d’informations comme les matières premières utilisées dans la batterie, le taux de matières recyclées, l’empreinte carbone de la batterie ou encore son niveau d’usure.

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Reçu — 24 février 2026 Révolution Énergétique

Cette pompe à chaleur prête-à-brancher pourrait faire décoller la géothermie en France

24 février 2026 à 05:27

Le potentiel de la géothermie pour décarboner la production de chaleur dans les logements n’est plus à prouver. Néanmoins, son application souvent complexe freine sa démocratisation. Face à cela, une entreprise française a décidé d’industrialiser de nombreuses étapes pour standardiser et accélérer son déploiement sur site. 

Forte de 20 ans d’expérience dans le domaine de la géothermie dans le sud-ouest de la France, la société Bio Énergies Diffusion espère contribuer à l’essor de cette énergie bas-carbone en France en révolutionnant ses méthodes d’installation. Pour y parvenir, l’entreprise a inventé le Géocube, une pompe à chaleur géothermique préfabriquée, testée en atelier et livrée prête à raccorder. Logée dans un conteneur maritime de 10 pieds, cette solution est livrée déjà équipée afin de réduire le temps d’installation sur site.

Une première version du Géocube vient d’ailleurs d’être installée en 2025, dans l’école de Donneville, en Haute-Garonne. Le Géocube s’est avéré être la solution idéale sur un site soumis aux Bâtiments de France et ne comprenant aucun local technique. La solution Géocube a permis une installation dans un délai record, sans avoir besoin de construire une chaufferie.

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Démocratiser la géothermie

Si le potentiel de la géothermie est très important, sa mise en œuvre est souvent un frein. En comparaison, les installations solaires, qu’elles soient photovoltaïques ou thermiques, se distinguent par un haut niveau d’industrialisation, ce qui autorise un déploiement rapide et une adaptation facilitée aux contraintes des sites. À l’inverse, le déploiement de systèmes géothermiques repose sur des procédés entièrement personnalisés en fonction des spécificités du terrain et du bâtiment à alimenter, et nécessitent de profonds forages. C’est cette particularité qui rend les installations géothermiques onéreuses.

Pour rendre la géothermie plus accessible que jamais, Bio Énergies Diffusion compte sur l’industrialisation des procédés, mais également sur son partenariat avec l’entreprise française Bon Tuyau. Cette dernière veut faciliter l’accès à ces énergies décarbonées en proposant des solutions de financement. Elle propose ainsi la location de systèmes géothermiques et solaires thermiques dans le domaine du tertiaire, pour permettre aux entreprises de s’affranchir de l’investissement initial très élevé.

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