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Reçu — 3 décembre 2025 Révolution Énergétique

Fusion nucléaire : ces aimants supraconducteurs nous rapprochent d’un réacteur commercial

3 décembre 2025 à 14:59

Tokamak Energy, que nous avons récemment évoqué dans nos colonnes pour ses belles images de plasma, enchaîne par ailleurs des records technologiques. Cette fois-ci, c’est un record de champ magnétique au sein d’une configuration très proche de celle d’un réacteur opérationnel.

C’est en 2020 que Tokamak Energy annonce avoir battu un record. La société est en effet parvenue à générer un champ magnétique de 24 Tesla (soit près d’un demi-million de fois l’intensité du champ magnétique terrestre). Mais ce qui fait la spécificité de ce record, c’est qu’il a été obtenu à la température de 20 kelvins (K), c’est-à-dire -253 °C. Et c’est une température considérée comme « élevée » dans ce domaine. Ce champ a en effet été obtenu grâce à un électroaimant constitué d’un oxyde de terres rares, de baryum et de cuivre (abrégé en REBCO, pour rare earth-barium-copper oxide), un matériau dit supraconducteur à haute température (HTS, pour high-temperature superconductor).

Très récemment, le 19 novembre, la société annonce un nouveau record. Le champ magnétique atteint est moindre, à hauteur de 11,8 T, mais ce n’est pas l’intensité du champ magnétique qui est le fait le plus notable de cet essai. Il s’agit en effet de la température, plus élevée : 30 K, soit -243 °C. De plus, l’essai a été réalisé dans le Demo4, un dispositif expérimental très ressemblant, en termes géométriques, d’un réacteur opérationnel. Les caractéristiques exceptionnelles du matériau ont permis d’y faire circuler un courant énorme, de l’ordre de 7 millions d’ampères-tours (l’unité de mesure de la force magnétomotrice) ; c’est deux cents fois ce que pourrait supporter le cuivre.

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Viser moins froid pour construire moins cher

Pourquoi ces résultats sont importants pour le développement de la fusion nucléaire ? À deux titres. En premier lieu, l’obtention de champs magnétiques très puissants est nécessaire au fonctionnement d’un tokamak. En effet, de façon à maintenir les réactions de fusion nucléaire, le plasma doit être porté à des températures pouvant dépasser cent millions de degrés. Confiner le plasma au centre de l’enceinte est nécessaire pour ne pas endommager les parois du réacteur, mais aussi pour éviter que le plasma ne se refroidisse à son contact. Ainsi, pour ITER, le champ magnétique atteint lui aussi des valeurs très élevées, à savoir la même valeur de 11,8 T.

Toutefois, le matériau utilisé par Tokamak Energy est supraconducteur à des températures de l’ordre de 20-30 K, plutôt que 4 K (soit -269 °C) pour ITER. Et cela présente un avantage de taille : lorsque la température est plus élevée, les besoins de refroidissement sont moindres. Et cela permet de concevoir des systèmes cryogéniques moins extrêmes, complexes, et énergivores. D’où un réacteur plus compact et moins coûteux – c’est en tout cas le pari de Tokamak Energy.

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Ce climatiseur réversible à poser soi-même est bradé à moins de 600 €

3 décembre 2025 à 11:02

Du 1ᵉʳ au 7 décembre 2025, le spécialiste français de la climatisation réversible à poser soi-même Airton lance un Cyber Pack sur son modèle de 2500 W avec une réduction immédiate de 25 %, soit 190 euros. Cette promotion de fin d’année peut être l’occasion de s’équiper à moindre frais.

Établi entre Nice et Monaco depuis une vingtaine d’années, Airton est à ce jour la seule marque de climatiseurs réversibles (pompes à chaleur air/air) proposant des liaisons frigorifiques préchargées installables par des particuliers. Réputée pour ses prix déjà bas, la marque lance de temps à autre des opérations promotionnelles. C’est le cas actuellement, avec l’offre Cyber Monday, valable jusqu’au 7 décembre.

Se chauffer en hiver et climatiser l’été

L’offre Cyber Monday d’Airton se décline autour d’un pack complet comprenant plusieurs éléments nécessaires à l’installation d’un climatiseur réversible et quelques accessoires utiles mais pas indispensables. Le cœur du système repose sur un climatiseur réversible monosplit d’une puissance de 2500 W (seule cette puissance est en promo), adapté aux pièces allant jusqu’à quarante mètres carrés environ. Ce type d’appareil combine les fonctions de rafraîchissement en période estivale et de chauffage durant l’hiver, fonctionnant selon le principe de la pompe à chaleur air-air.

Le pack intègre également la liaison frigorifique ReadyClim de six mètres, qui constitue l’élément de raccordement entre l’unité intérieure murale et le groupe extérieur. Cette liaison préchargée évite toute manipulation de fluide frigorigène lors de l’installation.

Découvrir l'offre sur le site Airton ↗️

Des accessoires inclus dans le pack

Plusieurs accessoires complémentaires sont inclus dans l’offre promotionnelle. Un support de fixation murale très basique permet la pose de l’unité extérieure, tandis que des filtres microbiologiques à placer dans l’unité intérieure améliorent la filtration de l’air. Le pack comporte aussi un produit d’entretien antibactérien destiné à préserver la propreté de l’appareil et de l’air brassé dans votre logement. Il s’agit d’une mousse à pulvériser une fois par an sur l’échangeur de chaleur de l’unité intérieure.

La réduction promotionnelle s’élève à 25 % sur l’ensemble de la configuration, soit une économie de 190 euros par rapport au tarif habituel. Les acquéreurs peuvent également échelonner leur paiement grâce au service Alma, qui propose des règlements fractionnés en deux, trois, quatre ou dix mensualités sans frais.

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Jeu concours de fin d’année : quand trois médias unissent leurs forces

Par : Hugo LARA
3 décembre 2025 à 10:07

Il y a des moments où l’on prend un pas de recul. Où, entre deux articles sur la mobilité de demain, un reportage sur le vélo électrique ou une analyse sur les enjeux énergétiques, les équipes d’Automobile Propre, Cleanrider et Révolution Énergétique se retrouvent autour d’une même question : et si, pour une fois, on réunissait nos trois communautés autour d’un seul et même événement ?

C’est de cette idée simple, presque évidente, qu’est né notre jeu concours de fin d’année. Un projet imaginé ensemble, comme un pont entre trois univers différents, mais profondément complémentaires. Car, derrière ces trois médias, il y a surtout une seule ambition : vous accompagner, vous informer, et vous donner envie d’avancer vers une mobilité et une énergie plus responsables.

Trois médias, trois identités… et trois cadeaux !

Pour célébrer cette synergie, nous avons imaginé trois lots reflétant la singularité de chacun de nos mondes :

☀️ Un bon cadeau d’un montant de 359€ offert par Beem, leader de la maîtrise de l’énergie à la maison, que vous pourrez utiliser librement pour choisir la solution solaire qui vous ressemble : installation au sol ou au mur à vous de décider.

🧱 Un set Lego voiture hybride, un clin d’œil aux passionnés d’innovation, d’automobile et de technologie.

🚲 Une carte cadeau Alltricks de 200 €, pensée pour celles et ceux qui vivent la mobilité douce au quotidien.

Trois lots, trois façons de regarder l’avenir… mais une seule envie : vous remercier.
Vous, lectrices et lecteurs qui faites vivre nos plateformes, partagez nos contenus, posez vos questions, et contribuez à créer ces communautés toujours plus engagées.

Comment participer ?

1 – Créez (ou connectez-vous à) votre compte sur l’un de nos sites.
2 – Répondez à ce questionnaire via Typeform.
3 – Choisissez le cadeau que vous souhaitez tenter de gagner (au sein du questionnaire Typeform)

Et c’est tout !

Les dates à retenir

🗓️ Du 3 au 15 décembre : participation au concours.
🗓️ Le 16 décembre : annonce des gagnants.
Le règlement du jeu-concours est disponible ici.

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Navire civil à propulsion nucléaire : la Norvège veut en fabriquer dès 2031

3 décembre 2025 à 05:44

Si elle ne possède pas de centrale nucléaire active, la Norvège considère l’atome comme indispensable pour un avenir décarboné. Le pays compte notamment sur le nucléaire pour décarboner le transport maritime. Voici comment. 

Dans une dynamique de décarbonation des usages à l’échelle mondiale, le secteur maritime reste un défi colossal. Il représente à lui seul 2 à 3 % des émissions de CO₂ dans le monde. De nombreuses pistes sont étudiées pour permettre cette décarbonation : certains misent sur l’ammoniac tandis que d’autres comptent sur la force du vent. Mais comme pour la production d’électricité décarbonée, le nucléaire suscite de plus en plus d’espoir pour atteindre le zéro carbone.

La Norvège fait partie des pays les plus intéressés en la matière. Le pays scandinave a, en effet, lancé le programme NuProShip, qui vise à concevoir un navire civil à propulsion nucléaire dès 2031. Pour cela, le consortium composé d’industriels et de chercheurs a d’abord étudié quelque 99 projets de réacteurs SMR pour envisager leur compatibilité avec la propulsion de navires.

Désormais, la deuxième phase de ce programme, en partie subventionnée par le gouvernement norvégien, devrait permettre le développement de prototypes issus de deux technologies différentes : les réacteurs à sels fondus (MSR) et les réacteurs de type gaz-hélium.

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Un combustible nucléaire spécifique

Pour le développement d’un navire nucléaire civil, dont les applications pourraient aller du porte-conteneur de grande taille au brise-glace, en passant par le navire de croisière ou le méthanier, la sécurité est mise au centre des discussions. Ainsi, le programme s’appuie exclusivement sur des technologies fonctionnant avec une faible pression dans le réacteur, et bénéficiant d’une sécurité passive.

Surtout, les deux réacteurs envisagés devraient utiliser le combustible TRISO. Mis au point dans les années 1960, ce dernier est considéré comme l’un des combustibles les plus sûrs au monde. Il se compose de minuscules particules d’uranium enfermées dans des couches protectrices qui servent de première barrière de confinement. Celles-ci permettent ainsi de retenir les produits de fission. Chaque particule mesure environ 1 millimètre d’épaisseur.

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Compacité et sécurité

Grâce à cette composition spécifique, le combustible TRISO affiche une très grande tolérance à la chaleur et peut résister à des températures extrêmes, pouvant atteindre les 1600 degrés Celsius. De plus, il améliore la sûreté en confinant les produits de fission et les gaz, ce qui réduit les risques de prolifération en cas d’accident. Il pourrait résister près de 10 000 ans sous l’eau sans fuite.

Outre l’adaptation des technologies de réacteur à une utilisation maritime, le programme va devoir également dessiner les contours de l’arrivée future de navires nucléaires dans les zones portuaires.

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