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Reçu — 30 mars 2026 Révolution Énergétique

Le monopole chinois sur les panneaux solaires et batteries est plus fort que celui des pays de l’OPEP sur le pétrole

30 mars 2026 à 15:18

Le goulot d’étranglement sur la production du pétrole n’est rien devant la mainmise de la Chine sur les technologies bas carbone, analyse l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

L’Agence internationale de l’énergie a voulu chiffrer à quel point la Chine domine les technologies propres dans un rapport paru hier. Ce n’est pas une surprise, la Chine contrôle aujourd’hui l’ensemble des chaînes d’approvisionnement des panneaux solaires, batteries, éoliennes, pompes à chaleur ou électrolyseurs. Elle concentre entre 60 % et 85 % des capacités de production mondiales.

Elle est même en quasi-monopole sur certains segments, où les industries chinoises produisent 85 % des cellules photovoltaïques et des anodes de batteries, par exemple. Le pays produit plus de 70 % du lithium, du cobalt, du graphite et des terres rares. Autre chiffre éloquant : le reste du monde ne peut satisfaire moins de 25 % de la demande sans la Chine.

La comparaison avec les énergies fossiles et l’OPEP montre la nouvelle concentration à venir. Les 13 États membres de l’organisation des pays exportateurs de pétrole produisent 33 % de l’or noir mondial et 15 % du gaz. C’est sans commune mesure avec la Chine sur les nouvelles technologies vertes.

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La Chine peut décider de bloquer

Cette dépendance n’est malheureusement pas une bonne nouvelle. Une interruption d’un mois des exportations chinoises dans la chaîne des batteries entraînerait 17 milliards de dollars de pertes de production pour l’industrie automobile mondiale.

Dans le solaire, une perturbation similaire priverait les fabricants hors Chine d’environ 1 milliard de dollars de production mensuelle. C’est le fruit d’un investissement massif de Pékin, qui a structuré des filières complètes, a su sécuriser ses approvisionnements en profitant des abondants gisements de terres rares sur son sol, et soutenu ses industriels. L’AIE rappelle que le nouvel OPEP des technologies vertes, c’est la Chine.

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Émilie Piette est la nouvelle présidente du gestionnaire du réseau électrique français RTE

Par : Hugo LARA
30 mars 2026 à 14:39

Dès le 7 avril 2026, Émilie Piette succèdera à Xavier Pechaczyk à la présidence du gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE. Cette polytechnicienne très proche de l’Élysée prendra ses fonctions pour le mandat restant jusqu’en août 2030.

Le 30 mars 2026, le conseil de surveillance de Réseau de transport d’électricité (RTE) a officialisé la nomination d’Émilie Piette à la tête du directoire de l’entreprise publique. Cette décision, confirmée par le ministère chargé de l’Énergie et la Commission de régulation de l’énergie (CRE), prend effet dès le 7 avril 2026 et s’étendra jusqu’à la fin du mandat le 31 août 2030. C’est la première fois qu’une femme est nommée à la tête de RTE depuis sa création, en 2000.

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Une polytechnicienne ayant œuvré pour plusieurs ministères

Âgée de 48 ans, Émilie Piette succède à Xavier Piechaczyk, ancien président du directoire depuis 2020 et récemment nommé président-directeur général du groupe RATP. Sa prise de fonction intervient après plusieurs années passées à la Présidence de la République, où elle a exercé en tant que secrétaire générale adjointe depuis 2023, en charge des pôles économie et environnement.

Diplômée de l’École polytechnique et de Télécom Paris, Émilie Piette est ingénieure générale des mines et possède 25 ans d’expérience dans la haute fonction publique et le secteur privé. Son parcours se distingue par des fonctions de cadre dirigeant dans différents ministères, dont les Affaires étrangères, l’Économie, le Logement et la Transition écologique.

Elle a occupé des postes clés tels que déléguée interministérielle à l’encadrement supérieur de l’État, secrétaire générale des ministères de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, ainsi que directrice de production chez Bouygues Bâtiment Île-de-France. Elle est également chevalier de l’Ordre national du Mérite.

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Dans ce musée, la géothermie est utilisée pour préserver les oeuvres d’art

30 mars 2026 à 04:58

Un musée, à Bayonne, recourt à la géothermie pour maintenir une température ambiante optimale pour ses œuvres d’art. Une installation inédite pour ce genre d’usage.

Après quatorze ans de fermeture pour rénovation, le musée Bonnat-Helleu situé à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) a rouvert fin 2025. Il a doublé sa surface d’exposition mais surtout, le musée a une installation géothermique flambant neuve, pour conserver parfaitement ses collections. La ville de Bayonne a mis 28 millions d’euros sur la table pour moderniser entièrement les installations de chauffage, ventilation et climatisation. Le lot « génie climatique » a été attribué à Axima, entité du groupe Equans.

Le système est constitué de deux thermofrigopompes (l’une des nombreuses façons de désigner une pompe à chaleur). Elles exploitent les calories du sous-sol via des forages réalisés à une quarantaine de mètres de profondeur à proximité du bâtiment. Chaque équipement développe une puissance d’environ 400 kilowatts (kW), en chaud comme en froid.

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Une température et humidité à contrôler

Huit centrales de traitement d’air prennent le relais, associées à un réseau de capteurs déployés dans les salles. L’ensemble permet de maintenir une température stable dans une trentaine d’espaces d’exposition. La température y est régulée entre 20 et 23°C et l’humidité entre 50 et 55 %. C’est un standard dans les musées pour des tableaux ou œuvres en bois.

Avant la rénovation et l’installation de la géothermie, le musée fonctionnait avec des systèmes classiques alimentés en gaz et en électricité, sans pilotage aussi fin de la température et de l’humidité. C’est une prouesse d’autant que le bâtiment est classé et date du XIXᵉ siècle. Les travaux ont dû respecter des contraintes d’aménagement et de discrétion des équipements.

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