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Reçu — 1 avril 2026 Révolution Énergétique

Zendure veut réduire vos factures d’électricité grâce aux batteries et à l’énergie solaire

1 avril 2026 à 10:20

ℹ️ Communication commerciale pour Zendure

Trois nouveaux appareils, une plateforme logicielle remaniée et un contrat d’électricité à prix dynamiques : le fabricant Zendure tente de transformer ses clients en gestionnaires actifs de leur consommation. Reste à savoir si la promesse tient à l’usage.

Les tarifs de l’option Tempo EDF augmentent, les prix de revente de la production photovoltaïque n’ont jamais été aussi faibles et la crise au Moyen-Orient présage de nouvelles hausses du prix de l’électricité. Dans ce contexte, l’autoconsommation solaire apparaît comme le meilleur des boucliers pour se protéger des augmentations. Mais sans batterie, difficile de profiter du potentiel maximum de ses panneaux solaires. En s’équipant d’une batterie, il est possible de passer d’environ 30 % à plus de 90 % d’autoconsommation, et donc de réduire significativement sa facture d’électricité.

Découvrir l'univers Zendure ☀️

Zendure est un spécialiste des batteries résidentielles plug & play, installables sans nécessiter l’intervention d’un professionnel. Le fabricant a dévoilé, début février, trois nouveaux systèmes de stockage d’énergie pour particuliers, une refonte de son logiciel de gestion domestique et un service de fourniture d’électricité à tarif dynamique. L’ambition affichée : ne plus vendre seulement du matériel, mais prendre en charge l’ensemble de la chaîne énergétique du foyer.

Connue jusqu’ici pour ses batteries de balcon prêtes à brancher, largement répandues en Allemagne et dont la popularité progresse en France, Zendure cherche visiblement à élargir son terrain de jeu. Les trois modèles annoncés — SolarFlow 2400 Pro, SolarFlow 2400 AC+ et SolarFlow 1600 AC+ — couvrent des profils d’installation très différents, du balcon équipé de deux panneaux à la toiture photovoltaïque existante.

💬 L'avis de Kris T. sur le SF 2400 Pro

« La finition est propre, le design est sobre et qualitatif. L’ensemble inspire confiance dès la prise en main. Une fois déballée, la station se montre compacte, robuste et bien conçue. Les matériaux semblent solides, avec une vraie impression de matériel durable. Connexion à l’application rapide, interface claire et intuitive. Le système est reconnu facilement et les premières données s’affichent sans difficulté. »

Une gamme de batteries structurée selon le type d’installation

Le SolarFlow 2400 Pro est le modèle le plus puissant des trois. Il accepte à la fois une entrée solaire en courant continu (DC) et une connexion au réseau alternatif (AC), ce qui lui permet d’atteindre une puissance photovoltaïque d’entrée totale de 4 800 W en combinant les deux voies. Ses quatre canaux MPPT de 750 W chacun lui confèrent une certaine souplesse dans la disposition des panneaux. La puissance injectée en continu sur le réseau atteint 2 400 W — un plafond courant dans cette catégorie de produits.

Les deux autres modèles fonctionnent exclusivement en couplage AC. Le SolarFlow 2400 AC+ cible les propriétaires qui disposent déjà d’une installation solaire en toiture et veulent y ajouter du stockage sans tout refaire. Le SolarFlow 1600 AC+ est la version d’entrée de gamme : puissance réduite à 1 600 W, capacité de stockage à partir de 1,92 kWh, il est présenté comme une solution pour les foyers équipés de micro-onduleurs anciens ou de petite taille.

Solarflow 2400 Pro.

Comparatif technique des trois modèles

Caractéristique

SF 2400 Pro

SF 2400 AC+

SF 1600 AC+

Type de couplage

DC + AC bidirectionnel

AC uniquement

AC uniquement

Puissance injectée AC (en continu)

2 400 W

2 400 W

1 600 W

Puissance d’entrée AC max.

3 200 W

3 200 W

1 600 W

Entrée DC

(solaire MPPT)

4 × 750 W (3 000 W)

Entrée PV totale

(DC + AC)

4 800 W

Capacité de stockage min.

2,4 kWh

2,4 kWh

1,92 kWh

Capacité de stockage max.

16,8 kWh*

16,8 kWh*

11,52 kWh

Puissance de décharge batterie

2 400 W

2 400 W

1 600 W

Prix de départ (précommande)

1 199 €

959 €

719 €

* La capacité de 16,8 kWh suppose l’ajout d’une batterie supplémentaire dans une configuration dite « premium ». L’injection réseau par défaut est plafonnée à 800 W ; l’extension au-delà dépend des réglementations en vigueur dans chaque pays.

L'avis de Grégoire M. sur le SF 1600 AC+

« Au niveau de la qualité des matériaux, c’est juste parfait, comme l’était mon Hyper 2000. Par rapport à l’Hyper 2000, je trouve que l’écran et l’affichage de l’icône secteur et IoT sont vraiment bien, car ils permettent de savoir directement ce qui se passe. »

Un logiciel qui veut piloter l’ensemble de la maison

Au-delà des appareils, c’est peut-être sur le plan logiciel que Zendure fait le pari le plus risqué. La société présente HEMS 2.0 (Home Energy Management System), une refonte de sa plateforme de gestion qui prétend centraliser, dans une interface unique, les panneaux solaires, les batteries, les pompes à chaleur et les bornes de recharge pour véhicules électriques. L’objectif est de traiter le foyer comme un micro-réseau, capable de s’adapter en temps réel aux prix de l’électricité.

Au cœur du dispositif, le moteur d’IA baptisé ZENKI™ 2.0 est censé prévoir les besoins de consommation, arbitrer entre stockage et injection sur le réseau, et décaler automatiquement les usages vers les plages horaires les moins chères. La plateforme serait compatible avec plus de 840 fournisseurs d’énergie européens, selon les données communiquées par Zendure.

Exemple de fonctionnement de ZENKI™ 2.0.

Sur le plan de la connectivité, le système supporte le protocole MQTT et s’intègre avec des plateformes domotiques grand public comme Home Assistant ou Homey — un atout pour les utilisateurs déjà habitués à ce type d’environnement. Parmi les fonctions mises en avant par la marque :

• Équilibrage automatique entre production solaire, stockage batterie et réseau
• Optimisation des charges selon les tarifs heures pleines / heures creuses
• Pilotage des pompes à chaleur et des bornes de recharge VE
• Alertes et recommandations via un assistant IA intégré
• Maintenance prédictive des batteries

La sécurité des batteries est assurée par un système propriétaire appelé ZenGuard™, reposant sur une architecture à trois protections, notamment un mécanisme d’extinction automatique par aérosol activé en cas de surchauffe au-delà de 170 °C.

L'avis de Pascal B. sur le SF 2400 AC+

« Emballage toujours au top. Esthétiquement j’adore le design. Je pense que c’est le produit idéal pour les installations qui ont du plug and play et qui renvoient sur le réseau. »

ZenWave™ : quand le fabricant devient fournisseur d’électricité

L’annonce la plus structurante sur le plan commercial n’est peut-être pas matérielle. Zendure développe ZenWave™, un service de fourniture d’électricité à prix de marché, déjà lancé en Allemagne et dont l’expansion européenne est en cours. Plutôt que de proposer un tarif fixe, le service répercute le prix horaire de l’électricité sur le marché de gros, en garantissant une origine 100 % renouvelable.

L’idée est que, couplé à HEMS 2.0 et à ZENKI™, ce type de contrat permette des économies significatives : la consommation est automatiquement déplacée vers les moments où le prix du marché est le plus bas, tandis que le surplus d’énergie solaire stocké en batterie peut être utilisé durant les pics tarifaires.

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Zendure avance des chiffres précis pour illustrer le potentiel, avec l’exemple d’un utilisateur qui achète un SolarFlow 2400 Pro ou un SolarFlow 2400 AC+ ainsi que 5 batteries AB3000L supplémentaires disposant d’une capacité totale de 16,8 kWh. Sur le marché allemand et dans le cadre du tarif dynamique ZenWave, cet utilisateur pourrait économiser jusqu’à 2 121 € par an (à un prix du kilowattheure de 0,20 €).

Ce positionnement — vendre à la fois le hardware, le software et le service d’énergie — rappelle les stratégies adoptées par certains acteurs du marché des pompes à chaleur ou des véhicules électriques, qui cherchent à fidéliser leur clientèle au-delà de l’acte d’achat initial.

Des prix en ligne avec le marché, une disponibilité immédiate

Les trois modèles sont disponibles en précommande sur le site de Zendure. Le SolarFlow 2400 Pro est affiché à partir de 1 199 €, le 2400 AC+ à 959 € et le 1600 AC+ à 719 €. Ces tarifs s’entendent pour l’unité de gestion seule, les batteries se commandant séparément en fonction de la capacité de stockage souhaitée.

Un marché en pleine structuration

Le marché du stockage solaire résidentiel en Europe connaît une croissance soutenue, portée par la hausse des prix de l’électricité et l’augmentation du nombre de foyers équipés de panneaux photovoltaïques. Le segment des batteries de balcon, popularisé notamment en Allemagne, commence à se diversifier vers des solutions hybrides plus puissantes, capables d’interagir avec des installations solaires plus importantes.

Zendure n’est pas seule sur ce terrain : des acteurs comme Anker (via sa marque Solix), EcoFlow ou BYD proposent des solutions comparables, et la concurrence pousse les prix à la baisse tout en tirant les performances vers le haut. La différenciation par le logiciel et les services associés — ce que Zendure tente ici — est l’une des voies explorées par plusieurs fabricants pour éviter la guerre des prix sur le seul matériel.

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Nouveaux réacteurs nucléaires : leur financement devra être validé par l’Europe

1 avril 2026 à 09:11

Pendant qu’EDF doit revoir sa copie suite à de nouvelles préconisations concernant le devis des 6 EPR2, la Commission européenne compte lancer une enquête pour vérifier la conformité économique du projet. 

Dévoilé en décembre dernier, le devis d’EDF, d’un montant de 73 milliards d’euros, pour la construction des six nouveaux EPR2 devait être audité par la Délégation interministérielle du nouveau nucléaire (Dinn). Les résultats de cet audit viennent d’être présentés à Penly, à l’occasion du cinquième Conseil de politique nucléaire (CPN) présidé par Emmanuel Macron. Si les conclusions de cet audit n’ont pas été rendues publiques, on sait que ce dernier a abouti à un certain nombre de préconisations. Le CPN a demandé à EDF de les mettre en œuvre d’ici la fin de l’année 2026.

Il s’agit d’une étape cruciale, car le Conseil d’administration d’EDF doit assurer la décision finale d’investissement avant la fin de l’année 2026, pour que l’objectif de première mise en service en 2038 soit toujours d’actualité.

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La Commission européenne veille au grain

D’ailleurs, le devis dévoilé par EDF en décembre dernier et surtout les moyens de financements envisagés par la France sont actuellement scrutés dans les moindres détails par la Commission européenne, qui veut s’assurer de la conformité du montage financier. Si le dossier est étudié par les différents services de la Commission depuis le 2 février, une enquête pourrait être ouverte sur le sujet à la mi-avril. S’il s’agit d’une procédure relativement classique, cette dernière pourrait durer plusieurs mois, et ainsi affecter la chronologie du projet.

Rappelons qu’Ursula von der Leyen a récemment reconnu que le détournement européen du nucléaire avait été une erreur stratégique. Sur le principe, l’Europe semble désormais favorable à une augmentation du parc nucléaire européen. En revanche, la CE devrait en particulier vérifier les contours du prêt à taux zéro que l’État devrait accorder à EDF pour la construction des 6 EPR2. Ce prêt pourrait couvrir jusqu’à 60% du projet. Le reste du budget devrait notamment être couvert par un Contract for difference d’une durée de 40 ans. Face à l’envergure du projet et à son risque financier, le soutien de l’État pour un tel projet semble plus qu’indispensable.

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L’État va offrir 300 000 voitures électriques pour lutter contre les carburants chers

1 avril 2026 à 04:38

Face à la flambée des prix des carburants, le gouvernement français a annoncé le 1ᵉʳ avril une mesure sans précédent pour aider les ménages les plus précaires à ne plus dépendre des hydrocarbures pour leurs déplacements. Il ne s’agira pas d’une ristourne sur le litre de sans-plomb et de diesel, mais d’un don de véhicules électriques à 300 000 foyers parmi les plus gros rouleurs, qui seront sélectionnés par tirage au sort.

Alors que le litre de sans-plomb 95 s’apprête à atteindre la barre des 2 € le litre et que le gazole l’a déjà allègrement dépassée, l’État a choisi de frapper très fort. Plutôt qu’une ristourne à la pompe, comme celle accordée durant la crise de 2022 qui avait coûté 7,5 milliards d’euros d’argent public, jugée par l’Élysée comme une « rustine coûteuse et sans lendemain », l’exécutif a opté pour un dispositif structurel jamais imaginé auparavant.

Il va offrir 300 000 véhicules électriques à grande autonomie (minimum 500 km), neufs, à des ménages modestes identifiés comme de grands rouleurs, soit au moins 25 000 kilomètres parcourus par an, et qui seront choisis par tirage au sort.

Qui peut prétendre à cette opération ?

Le dispositif cible des foyers plutôt modestes, dont les revenus sont inférieurs au salaire net médian, et dont la dépendance à l’automobile est avérée : travailleurs pendulaires, soignants à domicile, artisans. Les bénéficiaires devront impérativement remettre leur ancien véhicule thermique à la casse, conformément à la condition sine qua non du programme.

Pas question de conserver les deux : la mise à la casse est obligatoire, et préalable à la réception du véhicule électrique. L’État s’est engagé à financer l’opération via les bénéfices publics et privés engrangés par la hausse des prix des carburants, selon un montage qui n’a pas encore été dévoilé. Le budget sera strictement identique à celui de la ristourne carburant octroyée en 2022, soit 7,5 milliards d’euros.

Sur quinze ans, 6,7 milliards de litres d’essence économisés

Ce don massif de véhicules électriques devrait être une opération gagnante sur une longue durée. En remplaçant 300 000 voitures thermiques consommant en moyenne 6 litres aux 100 km par des électriques, et en supposant que chaque ménage continue de parcourir 25 000 km par an, le volume de carburant économisé s’élève à 6,75 milliards de litres de carburant sur quinze ans. Cela représente environ 5,4 milliards d’euros d’économies sur la balance commerciale. Plutôt que de dépenser ce montant en hydrocarbures importés, ils consommeront environ 18 terawattheures d’électricité bas-carbone, produite en France, pour une facture de 2,3 milliards d’euros.

En termes d’émissions, cela représente l’évitement d’environ 15,5 millions de tonnes de CO₂, soit une réduction de 25 % de l’impact carbone de l’ensemble du parc automobile français. « Nous ne faisons pas un cadeau, nous faisons un investissement national », a martelé Wilfried Merlan, le haut-commissaire à la décarbonation durable auprès du ministère de la Transition énergétique. « Chaque goutte de pétrole non consommée est un pas de plus vers notre souveraineté et l’indépendance de notre économie face aux désordres causés par les superpuissances pétrogazières ».

Les constructeurs automobiles français se frottent les mains

Les syndicats de l’automobile applaudissent, car les véhicules sélectionnés par l’appel d’offres seront obligatoirement fabriqués en France et dotés d’une batterie européenne. Au-delà, c’est tout un écosystème qui se félicite, des producteurs d’électricité jusqu’aux fabricants et installateurs de bornes. « Il va falloir planter des bornes plus vite que des poireaux au printemps », a sobrement commenté Jeanine Flétan, responsable de l’Institut des véhicules routiers électrifiés (IVRE).

Vous l'aurez compris

Ceci est notre poisson d’avril 2026 🐟 Toute ressemblance avec des faits réels est fortuite.

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