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Reçu — 11 avril 2026 Révolution Énergétique

Guerre en Iran : l’énergie solaire aurait fait économiser près de 2 milliards d’euros à l’Europe

11 avril 2026 à 13:43

Une étude de SolarPower Europe, le lobby européen du solaire, explique que l’énergie photovoltaïque a fait économiser 1,9 milliard d’euros sur les factures d’électricité depuis la guerre en Iran.

Publiée début avril, l’étude de Solar Power Europe montre à quel point le solaire a évité l’explosion des factures liées au prix du gaz et à la guerre en Iran. Sur les dix-sept premiers jours de la guerre et en considérant les 20 térawattheures (TWh) d’électricité produits par le solaire, si cette production avait été assurée par des centrales à gaz, la facture énergétique dans l’UE aurait explosé de 1,9 milliard d’euros.

Chaque jour, selon le lobby qui voit le pire scénario pour donner la comparaison la plus favorable au solaire, il aurait ainsi permis d’économiser plus de 110 millions d’euros. Sur l’ensemble du mois de mars, ces économies auraient été de 3,77 milliards d’euros. En extrapolant sur l’année 2026 et avec des prix du gaz maintenus à un niveau élevé, les gains pourraient approcher 67 milliards d’euros. Et si la politique solaire était encore plus volontariste, ce serait 170 milliards d’ici 2030.

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Prix du gaz en augmentation de 70%

« Accélérer les solutions de flexibilité non fossiles doit devenir une priorité absolue », explique Dries Acke, directeur général adjoint de SolarPower Europe dans le communiqué. Et d’évoquer le stockage par batterie, la flexibilité de la demande et les interconnexions comme les outils les plus efficaces pour réduire la dépendance au gaz et stabiliser les prix de l’électricité.

Le 31 mars, Dan Jørgensen, commissaire européen à l’Énergie, rappelait que le prix du gaz avait augmenté de 70 % depuis le début du conflit. « L’énergie propre produite localement, l’électrification, les interconnexions modernisées et l’efficacité énergétique sont les seuls moyens d’avancer », plaidait-il. Le lobby du solaire souhaite un plan d’action urgent pour décorréler les prix du gaz et de l’électricité par les solutions qu’il prône : solaire et flexibilités.

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Ce chercheur hacke un onduleur solaire avec un simple aimant caché dans une tasse

11 avril 2026 à 05:05

Pointée du doigt par une équipe de recherche américaine, la vulnérabilité des installations photovoltaïques pourrait devenir la principale cible de sabotages et de piratages dans un contexte géopolitique de plus en plus complexe. 

Le photovoltaïque s’impose, d’année en année, comme l’énergie renouvelable de référence grâce à son prix qui a baissé de 95 % en 20 ans. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la hausse de 20% de la production électrique solaire européenne, qui a atteint 369 TWh sur l’année 2025. Mais cette croissance fulgurante pourrait faire de ces installations photovoltaïques le talon d’Achille de l’Europe.

De l’autre côté de l’Atlantique, le chercheur Mohammad Al Faruque, directeur du Center for resilient autonomous systems à l’université de Californie, a récemment alerté sur la vulnérabilité des installations photovoltaïques, en particulier aux champs électriques, magnétiques et acoustiques. En cause, les capteurs bon marché souvent utilisés dans les onduleurs pour monitorer la tension et l’intensité de la production.

Dans une expérimentation très simple, Mohammad Al Faruque est parvenu à démontrer qu’il était possible d’interférer sur le fonctionnement d’un onduleur sans y toucher. Pour cela, il a mis au point un dispositif aux composants très simples, qu’il a caché dans une tasse à café pour le dissimuler. En posant simplement cette tasse sur un onduleur, il est parvenu à générer un champ magnétique perturbant les capteurs de l’onduleur. À une échelle suffisamment grande, ce type de sabotage pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble d’un système plus interconnecté que jamais, avec de potentielles conséquences en cascade, à l’image du black-out espagnol.

Un danger plus proche que jamais

Pour Mohammad Al Faruque, il est plus important que jamais de prendre en considération les types de capteurs installés dans les installations photovoltaïques, et d’opter pour des technologies plus résistantes aux interférences. Avec leur développement massif, les énergies renouvelables deviennent des enjeux stratégiques majeurs pour la sécurité nationale et supranationale. Il convient de les considérer en tant que tel. Pour cette raison, l’Europe a fait appliquer dès la fin de l’année 2024 la directive NIS2 (Network and Information Security 2), qui vise à augmenter les exigences de sécurité et de cybersécurité, notamment pour le secteur de l’énergie.

Le contexte géopolitique actuel accélère la nécessité de déployer ces dispositifs de sécurité et de cybersécurité autour des installations d’énergies renouvelables, car la menace est bel et bien réelle. Preuve de cette urgence, dans la nuit du 29 au 30 décembre 2025, l’organisation russe Sandworm a mené une attaque coordonnée vers 30 sites éoliens et photovoltaïques de Pologne, entraînant une perte totale de supervision pendant quelques heures. Si la situation n’a pas entraîné de perturbation de la production énergétique, elle aurait pu plonger dans le noir et le froid près de 500 000 foyers. Selon un rapport de Solar Power Europe, le piratage de 3 GW de capacités de production pourrait suffire à déstabiliser tout le réseau électrique européen.

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