Vue normale

Reçu — 13 avril 2026 Révolution Énergétique

Cette batterie portable Fossibot idéale pour le camping et les travaux est en promo

13 avril 2026 à 14:46

Bricoler ou élaguer à l’autre bout de son jardin, cuisiner à l’électricité dans son van : les batteries portables permettent d’utiliser tout un tas d’appareils sans utiliser de gaz ou de pétrole ni se soucier de la présence d’une prise à proximité. Parmi les nombreux modèles disponibles sur le marché, la Fossibot F2400 est actuellement proposée à 739 € chez Amazon, contre 799 € habituellement. La remise de 60 € s’applique jusqu’au 3 mai 2026.

Il n’y a que l’embarras du choix parmi les innombrables batteries mobiles, aussi appelées « générateurs solaires », commercialisées à ce jour. Autant choisir la moins chère, à performances égales. En ce moment, c’est la F2400 de Fosssibot qui est en promo. Cette batterie de 22 kg qui propose 2 kWh de capacité de stockage pour 2400 W de puissance de sortie AC s’affiche actuellement à 739 € sur Amazon, au lieu de 799 €. La baisse est donc de 60 €, soit 7,5 % de son prix initial.

Une batterie rechargeable sur des panneaux solaires, le réseau ou une prise allume-cigare

Avec sa batterie LiFePO4 de 2 048 Wh et sa puissance AC annoncée de 2 400 W en sortie (et jusqu’à 4 800 W en pic), la F2400 vise les besoins qui dépassent la recharge d’un téléphone ou d’un ordinateur. Elle peut alimenter plusieurs appareils de maison ou de camping, comme un réfrigérateur, une bouilloire, un téléviseur ou des outils, à condition, bien sûr, de rester dans les limites de puissance. Pour la recharger, l’on peut utiliser le réseau (2400 W max), des panneaux solaires (jusqu’à 500 W), les deux en même temps (jusqu’à 1600 W) et même une prise allume-cigare (120 W max en 12 V et 240 W en 24 V).

Son format la rapproche davantage d’une solution de secours ou d’appoint que d’une simple batterie externe. Les dimensions annoncées, 27 x 32 x 39 cm, et le poids (22 kg) implicite d’un tel gabarit la destinent plutôt au transport occasionnel qu’au déplacement quotidien. Elle n’est d’ailleurs pas équipée de roulettes pour faciliter son déplacement.

Quelle autonomie espérer avec la Fossibot F2400 ?

La capacité de 2 048 Wh est assez confortable en fonction des appareils que vous y branchez. Comptez 2,5 jours d’autonomie pour un grand réfrigérateur-congélateur de maison, mais plutôt 5 jours pour un combiné réfrigérateur-congélateur de van aménagé. Si vous l’utilisez pour de gros travaux, l’autonomie chute à quelques heures. Un broyeur de branches de 2400 W ne tiendra qu’une heure, par exemple, avant que la batterie ne doive être rechargée.

Cependant, un ordinateur portable avec un routeur 4 ou 5 G/Wifi pourra fonctionner pendant 6 à 7 jours en utilisation intensive (télétravail par exemple). Vous pouvez même utiliser la F2400 pour cuisiner sur une plaque à induction mobile, une seule cuisson de pâtes consommera moins d’un quart de la capacité totale.

Un prix qui reste dans la bonne zone pour ce segment

À 739 €, la F2400 se situe dans une fourchette plutôt basse pour une station LiFePO₄ de plus de 2 kWh avec forte puissance de sortie. La réduction de 60 € n’est pas massive, mais elle baisse un peu le ticket d’entrée sur un produit dont le prix est surtout justifié par la capacité, la puissance et la durée de vie annoncée.

Le fabricant met en avant plus de 3 500 cycles de charge complets et une garantie de trois ans. Ce sont des éléments à prendre en compte si l’achat vise un usage régulier, voire intensif, plutôt qu’un dépannage ponctuel. Cette offre s’adresse surtout à ceux qui cherchent une station électrique portable sérieuse pour le camping, un véhicule aménagé, un atelier mobile ou une solution de secours domestique. Elle sera moins pertinente pour un usage léger, où un modèle plus compact et moins cher suffirait largement.

ℹ️ Cet article comporte un ou plusieurs liens d’affiliation, qui n’ont aucune influence sur la ligne éditoriale. C’est l’un des modes de financement de notre média qui nous permet de vous proposer gratuitement des articles de qualité.

L’article Cette batterie portable Fossibot idéale pour le camping et les travaux est en promo est apparu en premier sur Révolution Énergétique.

Les fermetures des réacteurs nucléaires belges et allemands freinent la décarbonation de l’Europe

13 avril 2026 à 04:55

La récente fermeture de centrales nucléaires en Belgique et en Allemagne aurait des répercussions négatives directes sur les émissions de CO₂ de toute l’Europe. Selon une étude, le surplus d’émissions serait de l’ordre de 16,4 millions de tonnes par an. Une nouvelle qui vient conforter la nouvelle politique énergétique européenne qui intègre désormais le nucléaire. À ce sujet, seule l’Allemagne montre encore des réticences, mais pour combien de temps ? 

Si le nucléaire revient depuis quelques années sur le devant de la scène, les stratégies nationales varient encore drastiquement d’un pays à l’autre. Alors que la France travaille à renforcer son parc nucléaire, la Belgique et l’Allemagne affichent toujours une dynamique de désengagement vis-à-vis du nucléaire. Depuis 2022, les deux pays ont débranché un total de 8 GW de capacité de production électrique d’origine nucléaire.

Une récente publication, parue dans Energy Strategy Reviews, a tenté de déterminer l’impact de ces déconnexions à l’échelle de ces deux pays mais également de l’Europe. Les résultats suggèrent un manque à gagner économique, et une perte de réduction des émissions de CO2.

À lire aussi Mini réacteurs nucléaires : comment l’Europe s’organise pour rester dans la course

Deux scénarios comparés

Pour en venir à cette conclusion, les chercheurs ont établi trois scénarios 2030 à comparer, en se basant sur l’année 2030. Le premier scénario, qui sert de référence, considère une année 2030 durant laquelle toutes les centrales belges et allemandes sont fermées, ce qui correspond à la politique initiale des deux pays. Le deuxième scénario considère une puissance nominale de 2 GW côté belge. Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, le pays envisage en effet de redémarrer deux réacteurs d’ici la fin de la décennie. Enfin, le troisième scénario suppose une capacité de production nucléaire de 4 GW pour la Belgique et 4 GW pour l’Allemagne, correspondant à une prolongation de toutes les centrales encore en service en 2021, au moins jusqu’en 2030.

À la lecture de la publication, on constate que la prolongation de ces réacteurs nucléaires aurait permis de réduire les émissions de CO₂ de 16,4 millions de tonnes par an en 2030 en comparaison au premier scénario. Cela représente 5 % d’émissions de moins que le scénario 1. Cette réduction d’émissions se répartit à 56 % pour la Belgique et l’Allemagne, et à 44 % pour les pays transfrontaliers qui peuvent alors profiter plus facilement d’une énergie décarbonée. D’un point de vue économique, cette même comparaison souligne une économie de 1,5 milliard d’euros pour la Belgique et 1,8 milliard d’euros pour l’Allemagne en maintenant les centrales nucléaires, grâce à une baisse des coûts d’exploitation. Dans ce contexte, la réduction des émissions de CO₂ limite également le coût des taxes liées à ces émissions.

À lire aussi Énergie nucléaire : l’Europe admet avoir commis une grosse erreur en lui tournant le dos

Quel avenir énergétique pour l’Europe ?

L’étude suggère que l’abandon du nucléaire par un pays a des conséquences qui dépassent ses propres frontières, et fait résonner les propos d’Ursula von der Leyen, qui a récemment déclaré que « l’Europe a commis une erreur stratégique en se détournant du nucléaire ». D’ailleurs, la Belgique a d’ores et déjà changé d’avis, et a notamment signé l’accord de la COP28 sur le triplement des capacités nucléaires mondiales d’ici 2050. De son côté, l’Allemagne mise depuis longtemps sur la fusion nucléaire plutôt que la fission. Mais face à l’urgence climatique, on pourrait s’attendre, là aussi, à un changement de stratégie. Récemment, la ministre allemande de l’Économie a déclaré que le gouvernement devrait s’intéresser à nouveau à l’énergie nucléaire.

L’article Les fermetures des réacteurs nucléaires belges et allemands freinent la décarbonation de l’Europe est apparu en premier sur Révolution Énergétique.

❌