Vue normale

Reçu aujourd’hui — 27 avril 2026 Révolution Énergétique

Les énergies renouvelables embauchent presque autant que l’industrie automobile en France

27 avril 2026 à 14:06

Avec près de 250 000 emplois directs en France en 2024, les énergies renouvelables sont un secteur économique à elles seules. Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) veut montrer à quel point la filière pèse et mérite d’être protégée.

Le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER) continue son intense lobbying pour sauver la filière. Il résume l’enjeu, dans un post Linkedin, mathématiquement : « 250 + 170 = 420 000 emplois ». Un total qui agrège les emplois directs et indirects liés aux filières renouvelables. Un volume d’emplois comparable à celui de la filière automobile, qui en compte 336 000 aujourd’hui.

À lire aussi Elles vieillissent très mal : le gros problème des centrales solaires intégrées au bâti

Du travail un peu partout en France

Le SER, pour grossir encore le trait, a compté les emplois indirects et induits pour atteindre ainsi 775 000 emplois en France. Sous-traitance, services, consommation locale : chaque emploi direct générerait ainsi jusqu’à deux emplois supplémentaires.

Au-delà du nombre, l’étude menée par le cabinet Colombus Consulting montre l’ancrage territorial de ces emplois. Contrairement à d’autres industries, les activités liées aux renouvelables – installation, exploitation, maintenance – sont par nature disséminées sur tout le territoire. La densité moyenne atteint 3,8 emplois directs pour 1 000 habitants, avec l’Auvergne-Rhône-Alpes ou les Pays de la Loire en tête quand l’Île-de-France est plus loin derrière.
La taille des entreprises montre aussi l’aspect disséminé : ce sont des PME et TPE.

À lire aussi Guerre en Iran : l’énergie solaire aurait fait économiser près de 2 milliards d’euros à l’Europe

Un moyen de pression pour sauver la filière

La filière s’inquiète des risques liés à l’instabilité réglementaire, susceptible de freiner investissements et emplois. Le SER fait pression pour continuer la poursuite des appels d’offres, dynamisant le vivier d’emplois non négligeable. Une catastrophe sur les emplois passerait beaucoup moins bien qu’une catastrophe sur les finances publiques, juge le gouvernement en poursuivant les investissements dans les ENR.

L’article Les énergies renouvelables embauchent presque autant que l’industrie automobile en France est apparu en premier sur Révolution Énergétique.

Anker dévoile l’une des plus grosses batteries plug-and-play au monde

27 avril 2026 à 10:49

Les récentes annonces de baisse des subventions publiques pour le photovoltaïque ont le mérite de faire des heureux  chez les fabricants de batteries. Avec un tarif de revente toujours plus bas, le stockage de l’électricité produite devient peu à peu l’option n°1 pour rentabiliser son installation solaire. Anker SOLIX ne veut pas louper le train en marche et présente une toute nouvelle batterie aux caractéristiques remarquables. 

La baisse de plus en plus marquée des aides de l’État pour le photovoltaïque destiné aux particuliers favorise le développement du marché des batteries. À l’heure où la revente d’électricité n’est plus intéressante, l’autoconsommation devient l’option nᵒ 1 pour faire des économies et réduire sa facture d’électricité. C’est dans cette dynamique qu’Anker SOLIX vient de dévoiler un tout nouveau modèle de batterie, appelé Solarbank Max AC.

Il s’agit, en quelque sorte, de l’évolution de la Solarbank 3, avec une puissance et une capacité supérieures. Elle se destine principalement aux personnes déjà équipées de panneaux solaires, qui veulent y adjoindre un système de stockage sans changer d’onduleur. Le système se place en concurrence directe avec la Zendure Solarflow Max, dont le nom et les caractéristiques techniques sont étrangement très proches.

Sur le papier, les caractéristiques de la Solarbank Max AC sont impressionnantes :

  • 4 500 W de puissance avec des pics pouvant atteindre 7 000 W pendant une seconde,
  • 7 kWh de capacité de stockage,
  • Un basculement réseau/batterie effectué en 10 ms en cas de coupure de courant,
  • Une durée de vie annoncée à 10 000 cycles grâce à la technologie LFP,
  • Une certification IP66 avec une norme anticorrosion marine.
À lire aussi Anker lance une batterie capable de gérer jusqu’à 3 600 W de panneaux solaires

Plug-and-play, sous certaines conditions

Si la Solarbank Max AC peut atteindre jusqu’à 42 kWh de capacité de stockage via des modules complémentaires de type BP7000, elle ne pourra pas systématiquement permettre d’atteindre l’autonomie complète avec sa puissance limitée à 4 500 W. Si une telle puissance suffit pour le quotidien, elle ne peut pas assouvir la totalité des besoins d’un logement 100 % électrique, du chauffage au véhicule. Malgré tout, elle permet a priori d’atteindre un taux d’autoconsommation très élevé et ainsi de réduire sa facture d’électricité.

Si Anker SOLIX présente cette nouvelle batterie comme une solution plug-and-play, la réalité est un peu plus complexe. Étant donné la puissance de la batterie, son simple branchement sur une prise 230 V sans circuit dédié n’autorisera pas d’utiliser toute sa puissance. Pour pouvoir profiter de toute la puissance, l’intervention d’un électricien est nécessaire afin d’ajouter un circuit spécifique à la batterie sur le tableau électrique.

Enfin, reste la question de la rentabilité qui dépendra des configurations et des situations, car son prix reste tout de même élevé. Comptez presque 2 500 € pour la batterie seule, et 2 000 € pour chaque module complémentaire BP7000. La Solarbank Max AC devrait être disponible en France à partir de la fin du mois de mai.

L’article Anker dévoile l’une des plus grosses batteries plug-and-play au monde est apparu en premier sur Révolution Énergétique.

❌