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Reçu — 23 mai 2026 Révolution Énergétique

Batteries stationnaires : les grandes gagnantes des prix négatifs de l’électricité

23 mai 2026 à 16:54

Le nombre records de prix négatifs enregistrés en avril et mai fait aussi des heureux. Pour les gestionnaires de batteries stationnaires, ces situations sont synonymes de gros revenus, puisqu’ils peuvent gagner en rechargeant pendant les périodes de surproduction, puis écouler ces kilowattheures accumulés quand les besoins en électricité sont plus élevés. 

En France, les développeurs de batteries sont peu nombreux, avec NW et Acacia en tête. Ils ont été visionnaires : les deux développeurs se partageant près de la moitié des 6 gigawatts (GW) installés en France. A titre de comparaison, la file d’attente de raccordement est à 15 GW, tous les projets ne verront pas le jour.
Le principe est simple pour une batterie : acheter de l’électricité quand elle est abondante et peu chère — parfois même à prix négatif — pour la revendre quelques heures plus tard lors des pics de prix. Ce mécanisme d’arbitrage sera prépondérant dans les revenus batterie dans les années à venir. Actuellement, les services système (réserve primaire, secondaire teritiaire autrement appelées FCR, aFRR, mFRR) assurent la plupart des revenus mais ce sont des marchés peu profonds, ils seront donc rapidement cannibalisés.

Les spreads sur le day-ahead s’envolent ces deux derniers mois. Les prix, le 1er mai, ont atteint dans cette même journée -498€/MWh et + 104€/MWh. La batterie est payée 498€ pour charger 1 MWh (si elle fait 10 MWh, elle est payée dix fois plus), et revend ce même MWh 104€.

Des centaines de milliers d’euros de revenus annuels par mégawatt

Dans ces conditions, une batterie de 10 MWh peut générer plusieurs milliers d’euros en une seule journée. À l’échelle annuelle, les modèles économiques montrent qu’il est chaque fois rentable et possible de rembourser les Capex élevés. Selon le Clean Horizon Storage Index, un indice pour suivre la performance qu’aurait pu réaliser une batterie un mois donné, les batteries génèrent presque partout au moins 100 000 €/MW/an. Dans les marchés matures comme la France ou l’Allemagne, les revenus annuels atteignent 300 000 €/MW/an et peuvent atteindre entre 700 000 et 3,5 millions €/MW/an dans les pays baltes. On a même enregistré un pic au-dessus des 5 millions €/MW/an en Estonie pour une batterie 2 heures.

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Cette éolienne modulaire ambitionne de remplacer les groupes électrogènes diesel

23 mai 2026 à 06:40

Quand on veut produire sa propre électricité renouvelable, ou que l’on souhaite alimenter de manière durable un site isolé, le choix se résume souvent au photovoltaïque. Mais avec cette invention française, l’énergie du vent pourrait devenir de plus en plus accessible à tous. 

La transition énergétique ne se passe pas qu’à grande échelle. On construit bien des parcs éoliens de plusieurs centaines de mégawatts, de vastes centrales photovoltaïques ou encore des centrales nucléaires, mais on installe également de plus modestes installations solaires, qui permettent d’alimenter une maison, une ferme ou un village. C’est à cette deuxième catégorie qu’appartient Wind to Watt, un projet d’éolienne modulaire à l’aspect singulier.

Ici, la promesse d’électrification ne vient pas du soleil mais plutôt du vent qu’on dit partout. Fabien Brun, ancien tireur d’élite dans l’armée française et instructeur de survie, l’a voulue facile à installer pour pouvoir être déployé à peu près n’importe où et n’importe quand. Résultat : la Wind to Watt ne nécessite que trois heures et aucun travaux majeurs pour délivrer ses premiers kilowattheures.

Son aspect diffère nettement des éoliennes traditionnelles, et tient plus de la roue à aube que du moulin à vent. Pour en faciliter le transport et l’instant, sa structure est tubulaire et les parties pleines sont principalement constituées de toiles tendues. Avec l’objectif d’adapter cette éolienne aux besoins, plusieurs tailles et puissances sont envisagées, de 300 W à 10 kW.

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Des obstacles à surmonter

À première vue, le design de cette éolienne d’un genre nouveau dispose de nombreux avantages, en particulier en termes de facilité d’installation. Reste tout de même à savoir quelle production réelle il sera possible d’atteindre, car l’éolienne a l’avantage et l’inconvénient d’être assez proche du sol. Or, les vents de surface sont souvent capricieux et difficiles à dompter.

Pour permettre un développement pertinent de son innovation, Fabien Brun vie une trajectoire progressive avec le déploiement de plusieurs éoliennes pilotes. Mais l’objectif à long terme est bien de proposer une alternative crédible aux groupes électrogènes diesel. Wind to Watt vient de lancer une campagne Ulule afin de permettre le développement et le déploiement des premières éoliennes pilotes.

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