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Reçu — 24 mai 2026 Révolution Énergétique

Il est impossible d’installer des éoliennes dans ce cercle de 140 kilomètres de diamètre

24 mai 2026 à 16:19

Régulièrement en France, des projets de parcs éoliens terrestres sont annulés sans raison apparente. Souvent, ces décisions sont liées à l’Armée française et à ses exigences pour assurer la sécurité du pays, en particulier en matière de détection radar. 

Mais pourquoi donc ce petit projet éolien, constitué de seulement deux éoliennes terrestres, a été retoqué dans la petite ville de Saint-Sauveur-le-Vicomte, dans la Manche ? La réponse se situe à 31 kilomètres au nord de la ville. Tout près de Cherbourg se trouve un radar militaire de l’Armée française. Du fait de cette présence, le préfet avait déjà refusé le projet à l’été 2024, et le rapporteur public vient de confirmer cette décision.

En réalité, des projets éoliens sont régulièrement refusés à cause d’une trop grande proximité avec un radar militaire. Le projet de parc de la Feuillie, situé au nord de Coutances, a subi le même destin en étant situé à seulement 55 kilomètres du radar de Cherbourg. Enfin, dans l’Eure, on peut aussi citer un projet de 6 éoliennes qui devait prendre place sur le plateau du Vexin d’ici 2027. Mais sa trop grande proximité avec la base 105 d’Évreux a conduit à son annulation.

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Les radars militaires privent la France de la moitié de son potentiel éolien

Ces refus systématiques sont dûs aux perturbations que pourraient causer les éoliennes sur les radars militaires, avec des « intervisibilités électromagnétiques » et le risque de « masquage d’aéronef ». Comprenons que la rotation des pales d’éoliennes peut générer des échos parasites qui interfèrent avec la détection radar.

Pendant longtemps, les règles d’implantation à ce sujet ont été relativement floues. Mais depuis 2021, une instruction administrative impose que les projets situés entre 30 et 70 km d’un radar militaire doivent faire l’objectif d’un avis conforme, et donc d’une autorisation. Chaque projet est étudié au cas par cas, notamment grâce au logiciel TIMOR, un outil de modélisation radar  qui sert à estimer les perturbations des éoliennes en fonction de la géométrie du parc, du relief et de la végétation.

Loin d’être anodine, cette règle prive les développeurs de projets éoliens d’une grande partie des possibilités de construction. S’il est difficile d’avoir une estimation précise, certaines sources parlent de 60% à plus de 70% du territoire national indisponible pour l’implantation de nouveaux parcs.

 

 

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Le plus grand parc éolien de Méditerranée bientôt à quelques encablures de la Corse ?

24 mai 2026 à 05:50

Si le plus grand parc éolien offshore de Méditerranée promet d’être italien, son implantation devrait le rendre plus visible au Cap Corse que n’importe où ailleurs. Cette position géographique, à quelques miles seulement du parc naturel aquatique du Cap Corse et des Agriates, interroge côté français. Objectif de mise en service : 2033.

Le plus grand projet éolien offshore de Méditerranée, appelé Atis Floating Wind, commence à se dessiner au large des côtes italiennes, près de la Toscane. Ce projet de parc, porté par ENI Plénitude, devrait comporter 48 éoliennes offshore flottantes de 280 mètres de haut, pour une puissance totale installée de 864 MW. Si le parc doit bien être mis en oeuvre dans les eaux italiennes, sont implantation projetée se situe à seulement 28 km du cap Corse, au nord de l’île de Beauté.

Cette proximité avec la partie la plus sauvage de la Corse ne manque pas d’interroger. Compte tenu de la situation, le préfet de Haute-Corse s’inquiète du potentiel impact négatif de ce projet sur la région, notamment sur le paysage, la biodiversité et les activités nautiques. Il a ainsi organisé une enquête publique qui doit durer jusqu’au 5 juin. En parallèle, il a sollicité le parc naturel marine du Cap corse et des Agriates, qui doit transmettre son avis sur la question.

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Un moyen d’alimenter l’Île de Beauté ?

Compte tenu de la position géographique du parc, on pourrait imaginer qu’il alimente en partie la Corse pour participer à la décarbonations de son mix électrique. Néanmoins, selon ENI Plénitude, l’électricité produite devrait directement être acheminée sur le réseau électrique national italien grâce à deux sous-stations par le biais de connexions de 67 à 75 km. En revanche, le projet SACOI 3 est toujours d’actualité. Cette liaison, dont le déploiement est estimé à 1,8 milliards d’euros, doit relier la Sardaigne, la Corse et l’Italie avec une capacité de soutirage de 100 MW côté corse. Ce projet, inscrit dès 2015 dans la PPE de Corse, doit être mis en service en 2030, soit 3 ans avant le parc ATIS Floating Wind.

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