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Reçu — 27 mai 2026 Révolution Énergétique

Cette startup veut produire de l’hydrogène sans électrolyse

27 mai 2026 à 18:50

Et si c’était vrai, possible ? Produire de l’hydrogène vert uniquement avec de l’eau et du soleil, sans électrolyseur, sans électricité et sans raccordement au réseau. Photreon tente le pari, on vous explique leur technologie.

Une startup allemande tient peut-être une très bonne idée. Photreon, issue du Karlsruhe Institute of Technology (KIT), développe un panneau photoréacteur capable de générer directement de l’hydrogène vert grâce à la photocatalyse. Présentée lors de la Hannover Messe 2026, la technologie de Photreon entend sortir de la production classique d’hydrogène dit « vert ». Habituellement, cet hydrogène vert est obtenu par électrolyse où de l’électricité renouvelable (selon si cette formule n’inclut pas le nucléaire) alimente un électrolyseur qui sépare les molécules d’eau en hydrogène et oxygène. Problème, ce procédé, même s’il est efficace, est coûteux.

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Le soleil pour casser la liaison de l’eau

Alors, est-ce bien possible de s’en passer ? La technologie de la startup repose sur la photocatalyse, où un matériau semi-conducteur absorbe directement le rayonnement solaire afin de déclencher la réaction chimique : c’est l’apport d’énergie pour casser la liaison de la molécule d’eau. Sous l’effet du soleil, les électrons sont excités et provoquent la dissociation des molécules d’eau. L’hydrogène est ensuite récupéré directement dans le module.

Photreon réduirait ainsi les coûts. En supprimant les électrolyseurs, les convertisseurs électriques et une partie des infrastructures réseau, la startup espère réduire fortement les investissements nécessaires à la production d’hydrogène vert et permettrait de produire directement sur le site d’utilisation.

La startup n’a pas communiqué le rendement réel de la technologie ni des données sur la durée de vie des matériaux photocatalytiques. Il va donc falloir surveiller les avancées de Photreon pour savoir si la réalité industrielle pourra être au rendez-vous des attentes.

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Fessenheim : EDF veut faire de son démantèlement un exemple mondial

27 mai 2026 à 09:21

Les choses sérieuses vont commencer, à Fessenheim. 6 ans après l’arrêt définitif, le démantèlement du site va bientôt commencer. EDF veut en faire un exemple afin d’exporter son savoir-faire. 

Voilà maintenant 6 ans qu’EDF était dans les starting blocks pour attaquer le démantèlement de la centrale de Fessenheim. L’électricien français n’a pas chômé pendant ces 6 années puisqu’il a retiré près de 99,9% des éléments radioactifs du site. Mais depuis que le décret autorisant le démantèlement du site a été publié, les choses sérieuses vont réellement commencer.

Pour ce chantier d’envergure, premier démantèlement d’un équipement du parc nucléaire moderne, EDF s’est fixé un objectif ambitieux : terminer le chantier en 22 ans, pour une enveloppe déjà provisionnée de 1,4 milliard d’euros. Il faut dire que la tâche s’annonce colossale, puisqu’il y a plus de 400 000 tonnes de matériaux à évacuer. Pour y parvenir dans les temps, le site devrait compter entre 300 et 400 personnes sur site chaque jour pendant ces 20 ans.

Outre des moyens humains importants, de nombreuses opérations seront réalisées par des robots ou des machines téléopérées afin de réduire l’exposition à la radioactivité des équipes. Certaines tâches nécessiteront une précision presque chirurgicale, de l’ordre du centimètre sur des édifices de plusieurs dizaines de mètres. Sur les 405 000 tonnes de matériaux à évacuer, 5% d’entre elles feront l’objet d’un traitement spécialisé, adapté à leur niveau de radioactivité. Enfin, les déchets radioactifs de moyenne activité à vie longue devraient représenter 0,1% du total, soit 405 tonnes. Après un conditionnement sur le site de l’Iceda (Installation de conditionnement et d’entreposage des déchets activés). Ils seront ensuite entreposés dans les installations de Cigéo.

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Un savoir-faire à prouver.. et à exporter !

Pour EDF, ce chantier est important à plus d’un titre. D’abord, un démantèlement parfaitement maîtrisé de Fessenheim permettrai d’apporter une réponse concrète à l’une des principales à l’une des principales critiques faites à l’encontre du programme nucléaire, à savoir le destin des installations définitivement arrêtées.

D’autre part, EDF espère développer et exporter une forte expertise et un savoir-faire unique sur une problématique qui devrait toucher de plus en plus d’installations à travers le monde. Si, pour Fessenheim, l’objectif est de respecter un délai de 22 ans et un budget de 700 millions d’euros par réacteur, EDF espère pouvoir passer à 15 ans et 500 millions d’euros de budget à l’avenir.

 

 

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