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Reçu — 29 mai 2026 Révolution Énergétique

Les annonces de l’équipe de France de l’électrification

29 mai 2026 à 18:19

À seulement quelques semaines de la Coupe du monde de football, Emmanuel Macron a réuni sa propre équipe de France.. de l’électrification !  Le président a réuni mardi 26 mai à l’Élysée plus de 200 industriels, énergéticiens, distributeurs et acteurs de la mobilité pour qu’ils annoncent des projets électrifiant la France.

A quelques jours du sommet Choose France, Macron voulait des annonces d’investissements dans l’électrification. La PPE3 prévoit d’inverser la part de consommation d’énergies fossiles vs électricité (60% vs 40%) à 2030. Il a donc réuni nombre d’acteurs de l’électrification pour qu’ils annoncent des projets. Stellantis a, par exemple, annoncé plus d’un milliard d’euros sur son site de Mulhouse pour produire des véhicules électriques à partir de 2029. L’objectif d’E. Macron est de 400 000 véhicules électriques par an. Toujours dans les mobilités, le gouvernement veut également accélérer le déploiement des bornes de recharge, qui doivent passer de 180 000 aujourd’hui à 400 000 d’ici 2030. Electra prévoit 300 millions d’euros d’investissements pour étendre son réseau, Engie annonce 300 millions d’euros supplémentaires pour déployer 5 000 points de recharge, Lidl 13 millions d’euros supplémentaires et Leclerc vise 10 000 bornes d’ici 2030 puis 30 000 à 2035.

L’électrification du chauffage, où le gaz domine, ensuite. L’exécutif veut accélérer le remplacement des chaudières au gaz et au fioul par des pompes à chaleur. Le britannique Octopus Energy a confirmé un projet d’usine en France représentant jusqu’à 150 millions d’euros d’investissements et potentiellement 500 à 1 000 emplois (aucune date ni lieu avancé) et prévoit aussi d’être installateur de 10 000 pompes à chaleur dans l’Hexagone ces douze prochains mois. Cela nous rappelle d’ailleurs que la marque française Thomson s’apprête, elle aussi, à produire des PAC en France sous son nom. Le gouvernement vise ainsi un million de pompes à chaleur chaque année d’ici 2030 alors que le rythme annuel est plutôt à 200 000 aujourd’hui.

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Les CEE, au coeur du financement de ces projets

Toujours pour débudgétiser, l’Etat recourra aux Certificats d’économie d’énergie (CEE). Les acteurs obligés, qui ont une obligation légale de les financer, peuvent donc faire des annonces. EDF a d’ailleurs annoncé une prime supplémentaire de 1 000€ pour certaines pompes à chaleur et une enveloppe additionnelle de 30 millions d’euros pour accélérer l’installation de chaudières électriques dans l’industrie.

L’objectif derrière ces annonces est de moins subir les crises géopolitiques sur les fossiles et valoriser l’électricité française à 95% bas carbone et dont, faut de demande qui décolle, 17 à 20 % de la production électrique est exportée.

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Photovoltaïque : la CRE enterre définitivement les généreux tarifs de rachat

29 mai 2026 à 05:01

Dans son avis publié du 21 mai sur le futur arrêté tarifaire S21, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) valide la forte réduction du soutien public pour le photovoltaïque de moins de 500 kWc, voulue par le gouvernement. Objectif : favoriser l’autoconsommation et alléger les dépenses publiques. 

La fête est finie, le gouvernement a sabré le tarif de rachat de l’électricité solaire, la CRE a validé, les installations photovoltaïques de petite capacité vont devoir trouver un nouveau modèle économique robuste en dehors du rachat du surplus d’électricité par EDF. Il était à 40 euros le mégawattheure (€/MWh), il sera désormais à 11 €/MWh.

Selon la CRE, cette réforme du guichet ouvert S21 devrait ralentir le développement des installations photovoltaïques éligibles tout en privilégiant l’autoconsommation. Désormais, pour atteindre la rentabilité, il faudra atteindre un très haut taux d’autoconsommation. La CRE souhaitait permettre le soutien uniquement pendant les heures à prix de marché positif. Mais comme il manque d’équipement (système d’information) ou l’adaptation serait complexe si elle devait être réalisée rapidement pour détecter les prix négatifs, la modulation quart d’heure serait trop compliquée à réaliser rapidement. La la CRE propose tout simplement un tarif fixe de 11 €/MWh sur l’ensemble des heures de production, y compris pendant les périodes de prix négatifs.

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Se tourner vers d’autres sources revenus pour espérer une viabilité économique

Le message est limpide : les producteurs photovoltaïques devront progressivement intégrer les signaux marché dans leur stratégie d’exploitation. La CRE veut les sensibiliser à la valeur économique actuelle du surplus injecté et soulager les finances publiques.

La veille de la publication de l’avis de la CRE, Greenunivers révélait le dépôt d’une proposition de loi portée par la députée écologiste Julie Laernoes afin de contrer les réformes préparées par l’exécutif et présentées au Conseil supérieur de l’énergie (CSE). Avec l’appui notamment d’Enerplan et de la Fédération nationale de l’énergie solaire (Fnes), le texte vise à sanctuariser un droit à l’autoconsommation (impossibilité d’interdire) et à protéger l’autoconsommation collective (injection possible pour les moins de 36 kVA et limitée jusqu’à 500 kVA, réduction du Turpe).

Peut-être que les développeurs de projets PV en autoconsommation se tourneront vers l’hybridation pour capter des revenus supplémentaires, des services systèmes pour la batterie, d’une exploitation plus grande du PV et des économies de Turpe.

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