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Reçu — 30 juin 2026 Révolution Énergétique

Le fournisseur d’électricité Octopus se lance dans la batterie domestique

Par : Hugo LARA
30 juin 2026 à 19:16

Octopus Energy annonce commercialiser dès 2027 ses propres batteries domestiques dans cinq pays européens. Deux modèles au catalogue : une version compacte branchable sur une prise pour les appartements, et un système mural pour les maisons.

Le fournisseur d’énergie britannique, qui ne cesse de présenter des nouveautés ces derniers mois, a dévoilé le 22 juin 2026 sa future gamme de batteries domestiques « Nook ». C’est la première fois qu’un fournisseur d’énergie propose directement ses propres systèmes de stockage à ses clients en France. Outre l’Hexagone, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne seront concernés par le déploiement, qui débutera seulement dès 2027.

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Deux formats adaptés au type de logement

La gamme Nook sera déclinée en deux versions. D’abord le Nook Cube, qui cible les habitants d’appartements avec une taille compacte « pas plus grande qu’une boîte à chaussures », promet Octopus. Cette batterie de 2 kWh se branchera simplement sur une prise standard et offrirait environ trois heures d’autonomie pour un foyer moyen d’après le fournisseur. L’application Octopus permettra de piloter l’installation et d’ajouter des modules supplémentaires pour atteindre jusqu’à 10,5 kWh de capacité totale.

Pour les maisons individuelles, le Nook Colossus adoptera un format mural avec une capacité de base de 5 kWh. Les propriétaires pourront empiler plusieurs unités pour atteindre 30 kWh dans les logements spacieux. Les deux systèmes pourront stocker notamment la production issue de panneaux solaires et bénéficieront d’une garantie de 12 ans. Rien de bien nouveau jusqu’ici, les caractéristiques rappelant celles des batteries domestiques déjà commercialisées par les spécialistes chinois du secteur tels que Zendure, Ecoflow, Jackery, Anker Solix et Bluetti, entre autres. Les visuels abstraits publiés par la marque laissent d’ailleurs entrevoir une silhouette proche des modèles Solarbank et X1 d’Anker Solix.

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Jouer avec la tarification dynamique

L’idée derrière le stockage est de rentabiliser les offres d’électricité à tarification dynamique, qui émergent timidement en France. Les batteries peuvent stocker le courant lorsque le prix du kilowattheure est faible, pour l’injecter aux moments où il est cher. Une capacité de stockage importante est toutefois nécessaire pour que cela soit vraiment rentable, particulièrement si le logement est en tout-électrique. Il est donc fort probable que le lancement de la gamme Nook en 2027 soit simultané à la mise sur le marché d’une offre à tarification dynamique par Octopus. On remarquera l’étonnant empressement du fournisseur à annoncer le lancement d’un produit qui ne sera disponible que dans six mois au mieux.

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Miscanthus : cette plante miracle qui chauffe, isole et dépollue les sols

30 juin 2026 à 07:37

Une piscine du nord de la France est désormais chauffée grâce à de « l’herbe à éléphant », une graminée de 3 mètres de haut. Cette plante, encore peu connue en France, a de nombreuses propriétés qui pourraient en faire un incontournable de la décarbonations. 

Récemment inaugurée après 10 ans de fermeture, la piscine de la ville de Leforest vient de réouvrir avec une particularité. Elle est chauffée à partir d’un matériau dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler : le miscanthus. Cette plante herbacée, originaire d’Afrique et d’Asie du Sud, est de plus en plus cultivée en France du fait de ses caractéristiques propres, et de ses nombreux avantages.

Dans le cas de la piscine de la commune de Leforest, le miscanthus utilisé a été cultivé sur le site de l’ancienne fonderie de plomb de Metaleurop Nord, à Noyelles-Goldault. Les émissions de poussière de la fonderie ont contaminé les sols environnants en plomb, cadmium et zinc jusqu’à sa fermeture en 2003. Si l’emplacement de l’usine a été démantelé de manière traditionnelle, des méthodes innovantes ont été testées avec plus ou moins de succès aux abords du site, là où la pollution est plus diffuse.

Parmi les techniques étudiées, l’usage de plantes de remédiation a été testé, avec des résultats hétérogènes. Si, en termes de dépollution, le miscanthus n’est pas une plante miracle, cette dernière a tout de même la capacité d’accumuler les métaux lourds dans ses racines sans pour autant les transférer vers ses parties aériennes. Cela permet notamment de sécuriser partiellement les sols pollués et de limiter la mobilité des polluants.

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Le miscanthus, plante du futur ?

Pour la production d’énergie, elle est idéale. Une fois installée, elle produit beaucoup de matière sèche chaque année avec un entretien quasi-nul à partir de la deuxième ou troisième année. D’ailleurs, elle a la capacité de repousser grâce à ses rhizomes. Cela signifie qu’une fois plantée, elle repousse naturellement tous les ans pendant 20 ans. Outre les feuilles qui tombent durant l’année et protègent le sol en générant un paillage, ses tiges sont récoltées sèches au début du printemps. Il n’y a plus qu’à les broyer pour les utiliser dans des chaudières biomasse.

Ce n’est pas le seul avantage. Avec une production locale et peu intensive, l’impact carbone de cette plantation est très positif, notamment grâce à l’absence d’entretien pendant 20 ans. Sans entrer en concurrence avec les terres agricoles à usage alimentaire, le miscanthus peut être cultivé sur des terres polluées.

En parallèle, la plante est de plus en plus étudiée dans le domaine du bâtiment, car c’est un excellent produit d’isolation. Outre sa grande légèreté, le miscanthus affiche une excellente résistance thermique, tout en étant perspirant. Cela signifie qu’il absorbe de l’eau quand l’humidité de l’air est trop élevée, et relâche cette eau quand l’air est trop sec. Enfin, il est étanche à l’air. Plusieurs entreprises travaillent à l’industrialisation et à la commercialisation de blocs de béton de miscanthus qui auraient des propriétés similaires au béton de chanvre. En France, sa production a plus que triplé en l’espace de 10 ans.

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