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Reçu — 3 juillet 2026 Révolution Énergétique

Ce port européen sera-t-il le premier à recevoir un mini réacteur nucléaire SMR ?

3 juillet 2026 à 13:55

Les petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR) sont souvent cités comme la solution ultime pour décarboner de nombreux secteurs d’activités. Mais pour le moment, rares sont les projections concrètes qui permettent de confirmer ces espoirs. Un géant de l’industrie portuaire a décidé de sauter le pas et d’analyser concrètement comment les réacteurs modulaires pourraient décarboner les ports du monde entier. 

Parmi les nombreux espoirs que suscite la technologie des Small modular reactors (SMR), on peut citer la décarbonation des installations portuaires. C’est en tout cas l’un des objectifs de DP World, troisième exploitant portuaire au monde. L’entreprise vient de s’associer à l’institut Terra Water et au CEA pour réaliser une étude sur l’intérêt des SMR dans la décarbonation des installations portuaires.

Cette étude portera spécifiquement sur l’implantation d’un SMR sur le port de Constanța, en Roumanie. Ce dernier est considéré comme le plus grand port de la mer Noire. L’étude devrait notamment consister à modéliser les demandes énergétiques du port entre 2030 et 2050, et à analyser la faisabilité technique, stratégique et économique d’une telle opération.

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Les zones portuaires, sites stratégiques pour la décarbonation

Outre la décarbonation du transport maritime en lui-même, celle des installations portuaires est également un vaste défi. À mi-chemin entre logistique et industrie, ces installations ont beaucoup à faire pour réduire leur empreinte carbone, notamment via l’accélération de l’électrification des différents postes comme la manutention, ou l’alimentation des navires à quai. D’ailleurs, c’est ce qu’a récemment inauguré le port de Marseille-Fos.

Néanmoins, qui dit électrification dit production d’électricité. Si des solutions renouvelables émergent progressivement comme les installations houlomotrices d’Eco Wave Power ou Dikwe, aucune ne semble aussi stable que le nucléaire dans ce cas de figure. Reste à savoir si la technologie SMR, normalement plus facile à déployer que les réacteurs traditionnels, pourra répondre aux enjeux de sécurité des zones portuaires.

Si les résultats de l’étude sont encourageants, DP World pourrait étendre cette évaluation aux ports du Royaume-Uni, pour lesquels l’entreprise a signé un protocole d’accord à ce sujet.

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Ces 100 territoires où l’Etat veut tester l’hyper-électrification

Par : Hugo LARA
3 juillet 2026 à 08:01

Pompe à chaleur, bornes de recharge, engins agricoles zéro émission : le gouvernement doit sélectionner 100 collectivités pilotes où la faisabilité d’une transition complète des énergies fossiles vers l’électricité sera testée. Mais alors que l’échéance initiale est passée, aucune zone n’a encore été dévoilée et le financement de l’initiative est toujours flou.

Crise après crise, l’électrification massive des usages démontre son importance. Pour y parvenir, le Premier ministre Sébastien Lecornu a signé le 12 mai une circulaire demandant aux préfets d’identifier des territoires ou l’hyper-électrification pourrait être expérimentée. Tous les départements sont concernés, y compris en outre-mer. Objectif : prouver qu’une France sans gaz ni pétrole est réalisable dès maintenant. La liste devait être dévoilée fin juin, mais elle n’a toujours pas été publiée à ce jour.

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Décarboner le transport et le chauffage

Les collectivités candidates doivent présenter des objectifs précis sur les volets du programme : électrification des transports routiers, sortie du fioul domestique et abandon du gaz pour le chauffage. La circulaire promet un accompagnement pour faciliter l’accès aux dispositifs d’aides nationaux existants et offrir des services d’ingénierie. Mais aucun budget dédié n’apparaît clairement, alors que les collectivités ne s’engagent généralement que lorsque des financements sont assurés à long terme.

Le projet se heurte également à des visions opposées sur la stratégie énergétique. Nicolas Garnier, le délégué général d’Amorce, l’association nationale des collectivités pour la gestion locale de l’énergie, regrette un programme qu’il juge trop restrictif, centré uniquement sur l’électrification et laissant de côté sobriété ou efficacité énergétique. Quant à Guy Hourcabie, le président du syndicat intercommunal d’énergies de la Nièvre, il juge dommage de faire disparaître les réseaux de gaz alors que le biogaz pourrait progressivement remplacer le gaz fossile.

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