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Reçu — 16 août 2026 Révolution Énergétique

La Hongrie coule deux péniches dans le Danube pour sauver sa centrale nucléaire

16 août 2026 à 18:31

Le niveau du deuxième plus long fleuve d’Europe ne remonte pas, et la situation énergétique devient compliquée pour de nombreux pays. Pour maintenir son unique centrale nucléaire à flot, la Hongrie vient de couler deux péniches afin d’en maintenir le refroidissement. 

Les niveaux historiquement bas du Danube ne cessent de faire la Une de l’actualité. Outre les vestiges du passé qui refont surface, comme des squelettes de mammouth ou des navire de guerre nazis, c’est l’impact de cette sécheresse sur l’approvisionnement énergétique européen qui fait parler.

Presque trois semaines après le ralentissement des premières centrales nucléaires, la situation est toujours critique. En Hongrie, la seule centrale nucléaire du pays ne fonctionne qu’à 25% de ses capacités, portant atteinte à la sécurité énergétique du pays. Pour éviter le pire, le gouvernement hongrois vient même de prendre la décision de couler deux barges remplies d’eau à proximité directe des prises d’eau de la centrale dans le Danube. Objectif : augmenter de quelques centimètres le niveau de l’eau pour permettre aux pompes de continuer de fonctionner pour refroidir l’unique réacteur encore en service.

Selon Attila Aszódi, professeur en ingénierie nucléaire à l’université de Budapest, la centrale nécessite normalement un débit du fleuve de 100 mètres cubes par seconde pour fonctionner normalement. Mais actuellement, il est trois fois inférieur, engendrant ainsi un niveau historiquement bas.

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Des barges pour l’instant, un barrage plus tard

Toujours selon Attila Aszódi, dans une interview pour le média DW News, cette solution n’est que provisoire. Les deux barges ne devraient rester immergées que quelques jours à deux semaines au maximum. En revanche, un projet de barrage serait à l’étude pour sécuriser le niveau à proximité des prises d’eau de la centrale, pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise.

À plus long terme, Attila Aszódi explique également que les systèmes de refroidissement des centrales nucléaires devront être adaptées à ce type de situation. Actuellement, dans la centrale de Paks, l’eau prélevée dans le fleuve est l’unique moyen de refroidir les réacteurs. Mais à terme, des systèmes de refroidissement additionnels devraient être installés afin de transférer une partie de la chaleur dégagée par les réacteurs dans l’atmosphère, plutôt qu’exclusivement dans l’eau du Danube.

Aux dernières nouvelles, une remontée de quelques centimètres du niveau du Danube aurait permis, ce matin, le redémarrage du deuxième réacteur de la centrale.

 

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La Chine inaugure une usine géante de batteries longue durée

16 août 2026 à 05:45

La Chine fait une entrée fracassante sur le marché des batteries type Long-Duration Energy Storage (LDES) en mettant en service l’une des plus grandes usines au monde. Cette dernière, dont la construction a coûté plus d’un milliard d’euros, devrait produire plusieurs dizaines de GWh de batteries LFP par an. 

Le groupe industriel chinois HiTHIUM vient de mettre en service un parc industriel d’un nouveau genre, entièrement dédié au stockage industriel d’énergie à long terme (LDES). Le site de 80 hectares ambitionne de couvrir toutes les étapes de fabrication de ces batteries géantes, depuis la confection des cellules LFP jusqu’à l’assemblage des modules en passant par la production de nouveaux matériaux ou le traitement des matières premières.

Pour peser directement à l’échelle mondiale dans un marché en pleine expansion, l’usine bénéficie de lignes de production dernière génération qui font la part belle à l’automatisation, avec 95% des opérations sans intervention humaine, tandis que la consommation énergétique, les effectifs et la surface nécessaire sont revus à la baisse. Chaque ligne de production doit pouvoir fabriquer 15 GWh de batteries longue durée par an. L’ensemble du site aura nécessité un investissement de 1,4 milliard d’euros.

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L’industrie des LDES s’organise

À l’heure actuelle, la plupart des batteries de stockage, en particulier pour le stockage chimique, sont des batteries de court durée de stockage. Les batteries sont dimensionnées pour ne conserver l’électricité que quelques heures avant de le revendre lors des pics de consommation.

Mais les batteries de stockage longue durée sont tout aussi importantes. Capables de délivrer de l’électricité sur plusieurs heures, et même plusieurs jours, elles ont pour rôle d’assurer la stabilité du réseau électrique, de mieux intégrer les énergies renouvelables, et de lisser les pics de production et de consommation.

Le marché du stockage de courte durée est dominé par les technologies associées au lithium comme les batteries LFP, mais la situation est un peu différente pour le stockage longue durée. De nombreuses solutions technologiques sont étudiées et mises en service : air comprimé, batterie gravitationnelle, sels fondus, ammoniac ou encore hydrogène.

De son côté, la Chine continue de croire au lithium pour tout son stockage, grâce à sa longue expérience en la matière, et ses ressources minières adaptées.

 

 

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