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L’avocat de NSO accuse Meta de ne pas chiffrer les messages WhatsApp

29 janvier 2026 à 16:28
Trust me, bro
L’avocat de NSO accuse Meta de ne pas chiffrer les messages WhatsApp

« D’après les informations et convictions de courageux lanceurs d’alerte », trois cabinets d’avocats accusent Meta d’avoir comploté pour cacher le fait que les messages WhatsApp ne seraient pas chiffrés de bout en bout, et qu‘il serait extrêmement simple à ses employés d’y accéder. L’un de ces cabinets défend par ailleurs les intérêts de NSO, condamné l’an passé pour avoir piraté WhatsApp.

Un consortium d’avocats poursuit Meta en justice et l’accuse de « fausses déclarations concernant la confidentialité et la sécurité de son service de messagerie WhatsApp », révèle l’agence Bloomberg (sans paywall).

Les plaignants affirment que Meta et WhatsApp « stockent, analysent et peuvent accéder à pratiquement toutes les communications prétendument “privées” des utilisateurs de WhatsApp » et accusent les entreprises d’avoir menti aux utilisateurs de WhatsApp.

Le consortium, qui comprend des plaignants originaires d’Australie, du Brésil, d’Inde, du Mexique et d’Afrique du Sud, précise Bloomberg, affirme que Meta stocke le contenu des communications des utilisateurs et que ses employés peuvent y accéder.

La plainte, déposée vendredi devant la cour fédérale américaine de San Francisco, cite des « lanceurs d’alerte » ayant contribué à révéler ces informations, mais sans préciser leur identité. Le court article de Bloomberg ne fournit aucun détail technique ni procédural susceptible d’étayer ces accusations, pas plus que de lien vers la plainte en question.

Tout juste précise-t-il que « plusieurs avocats cités dans la plainte, issus des cabinets Quinn Emanuel Urquhart & Sullivan et Keller Postman, n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires », et qu’« un autre avocat des plaignants, Jay Barnett, du cabinet Barnett Legal, a refusé de commenter ».

« D’après les informations et convictions de courageux lanceurs d’alerte »

Le texte de la plainte avance plus précisément que « D’après les informations et convictions dont nous disposons à ce jour, WhatsApp et sa société mère, Meta, stockent, analysent et peuvent virtuellement accéder à toutes les communications prétendument “privées” des utilisateurs de WhatsApp », avant d’opter pour une formulation accusant Meta de complot :


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Des essaims d’IA pourraient augmenter l’efficacité de la manipulation des réseaux sociaux

29 janvier 2026 à 14:53
Manipulation totalement automatisée ?
Des essaims d’IA pourraient augmenter l’efficacité de la manipulation des réseaux sociaux

Les agents d’IA utilisés en essaims pourraient accélérer le travail des fermes de trolls. Ceux qui cherchent à manipuler les utilisateurs des réseaux sociaux ont à portée de mains une arme indétectable selon plusieurs chercheurs et la prix Nobel de la Paix Maria Ressa, qui signent un texte dans la revue Science.

La manipulation de l’information et la désinformation ne sont pas choses nouvelles sur les réseaux sociaux. Mais pour la prix Nobel de la Paix Maria Ressa et des chercheuses et chercheurs comme Meeyoung Cha, Daniel Thilo ou Gary Marcus, des essaims d’IA malveillants pourraient renforcer encore l’influence de ce genre d’attaques contre la démocratie.

Dans un texte publié dans la revue Science (dans une rubrique de discussion des intersections entre sciences et société), ils alertent sur le fait que « les progrès réalisés dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) offrent la possibilité de manipuler les croyances et les comportements à l’échelle d’une population entière » via les réseaux sociaux. Et des organisations comme celles derrière la ferme à trolls Internet Research Agency pourraient, selon eux, réitérer des attaques pour influencer des élections en ayant beaucoup plus de chances de réussir.

De potentielles fermes à trolls boostées par des agents IA

La campagne d’influence de cette ferme à trolls russe lancée pendant les élections américaines de 2016 n’a pas eu le succès escompté, selon une étude du phénomène : « l’exposition aux comptes de désinformation russes était fortement concentrée : seulement 1 % des utilisateurs représentaient 70 % des expositions ». Ils étaient pour la plupart républicains convaincus. Et les effets de cette campagne étaient « éclipsés par les informations diffusées par les médias nationaux et les politiciens ».

Depuis, l’IA générative a élargi la panoplie des outils de désinformation. La Moldavie l’a encore démontré pendant sa campagne électorale de septembre dernier, perturbée par des réseaux de désinformation russes.

Mais les agents IA, notamment le fait de pouvoir les gérer en « essaim », changeraient potentiellement la donne. Avec un but malveillant, un groupe d’Agents IA pourrait cibler efficacement des sous-groupes d’utilisateurs d’un réseau social : « Un essaim d’IA malveillant est un ensemble d’agents contrôlés par l’IA qui (i) conservent une identité et une mémoire persistantes ; (ii) se coordonnent pour atteindre des objectifs communs tout en variant le ton et le contenu ; (iii) s’adaptent en temps réel à l’engagement, aux signaux de la plateforme et aux réponses humaines ; (iv) fonctionnent avec un minimum de supervision humaine ; et (v) peuvent être déployés sur différentes plateformes ».

Une automatisation pour de la désinformation plus efficace ?

D’un centre de commande, on passe, avec ces essaims d’agents IA, à une « coordination fluide en temps réel », expliquent les chercheurs. De plus, les signataires du texte imaginent la possibilité d’utiliser ces agents IA pour cartographier les structures des réseaux sociaux et viser des communautés vulnérables. Le but : gagner des followers ou influencer ces communautés en adaptant les messages générés par IA. Ces « essaims » pourraient s’appuyer sur les données d’engagement pour s’optimiser et gagner en influence à long terme, insistent-ils.

D’autant que certains chercheurs expliquent, comme dans cette étude mise en ligne sur arXiv par David Garcia qui cosigne l’article de Science, que des agents IA peuvent se coordonner à une échelle beaucoup plus élevée que les humains. Reste quand même que, dans la pratique, les agents peuvent facilement tomber dans une boucle infinie ou s’empêtrer dans une stratégie qui ne fonctionne pas.

Mais « cibler des individus ou des communautés spécifiques va devenir beaucoup plus facile et efficace », confirme le chercheur Lukasz Olejnik interrogé par Wired sur le sujet, « c’est un environnement extrêmement difficile pour une société démocratique. Nous sommes dans une situation très préoccupante ».

À voir si l’arrivée de ce genre d’ « essaims » ne change pas radicalement l’expérience des utilisateurs des réseaux sociaux jusqu’à les pousser à les quitter.

Meta laisse passer la propagande « nationaliste blanche » de l’ICE

29 janvier 2026 à 14:14
Metapolitique
Meta laisse passer la propagande « nationaliste blanche » de l’ICE

Alors que des représentants démocrates appellent Mark Zuckerberg à empêcher la diffusion de campagnes de recrutement pour les services de l’immigration (ICE) reprenant des codes de propagande nationaliste blanche et néo-nazie, l’entreprise empêche la diffusion de liens vers un site cherchant à rendre les membres de l’ICE responsables de leurs actes.

« Nous sommes alarmées par les éléments récents selon lesquels le ministère de la Sécurité intérieure [Department of Homeland Security, DHS, ndlr] s’est associé à Meta pour une campagne de recrutement à grande échelle d’agents en charge de l’immigration dont les codes s’inspirent de la propagande nationaliste blanche. Dans tout le pays, des Américains ont été victimes du comportement discriminant et inconstitutionnel des services de l’immigration et des douanes (ICE), nous exhortons Meta de cesser de favoriser cette conduite. »

Tels sont les mots par lesquels débute une lettre (.pdf) envoyée le 21 janvier par deux membres démocrates du Congrès américain à Mark Zuckerberg. Dès le début du second mandat de Donald Trump, ce dernier annonçait faire voler en éclats les logiques de modération en place sur ses plateformes. Un an plus tard, les pratiques existantes traduisent surtout une évolution de ligne éditoriale en accord avec le projet politique du dirigeant américain.

Une semaine plus tard à peine après avoir été officiellement interpellé sur son rôle dans la diffusion de slogans « utilisés historiquement par des nationalistes blancs et des groupes néo-nazis », comme le précise la lettre, Meta a en effet entrepris de suspendre les partages de liens vers ICE List, un site qui déclare répertorier des noms d’agents de l’ICE. Pour son fondateur, le projet d’un tel site consiste à pousser ces agents à prendre la responsabilité de leurs actes.

4,5 millions de dollars de publicité pour l’ICE en trois semaines

Citant plusieurs enquêtes récentes, les membres du Congrès Becca Balint et Pramila Jayapal s’inquiètent de constater que la DHS a dépensé « plus d’un million de dollars en publicité promouvant l’ « auto-expulsion » à des personnes intéressées par la « musique latino », l’ « espagnol comme seconde langue » ou la « cuisine mexicaine » ».

Sur la période courant de mars à décembre 2025, la DHS a dépensé plus de 3 millions de dollars pour diffuser des campagnes de recrutement sur Facebook et Instagram. Pendant les trois semaines de l’arrêt des activités gouvernementales, à l’automne 2025, l’ICE a de son côté versé 4,5 millions de dollars à l’entreprise (en parallèle, elle a lancé le même type de campagne sur diverses plateformes de streaming, dont Spotify, YouTube, Hulu ou Max). 


Les campagnes ainsi diffusées contiennent des propos et images qui auraient pu être interdits par les politiques historiques de Meta. Ainsi d’une publicité de la DHS reprenant les paroles d’une chanson néo-nazie utilisée pour appeler à une guerre raciale, ou des publications reprenant la peinture American Progress, « fréquemment citée dans les cercles nationalistes blancs et associée de près à l’idéologie de la destinée manifeste » (selon laquelle la nation américaine aurait une mission divine de civilisation du continent).

Dans la mesure où Meta a modifié ses règles pour cesser d’interdire « l’usage d’insultes » et restreindre la définition des catégories protégées, les représentantes demandent à l’entreprise d’expliquer « la portée de son accord avec la DHS et l’ICE », si l’entreprise a « des restrictions pour le contenu payant », et si la plateforme considère que « les contenus en question enfreignent la politique de Meta sur les discours haineux ».

ICE List, contraire aux standards de communauté de Meta ?

Si l’entreprise n’a pas répondu publiquement pour le moment, des opposants aux activités de l’ICE ont récemment constaté que l’entreprise avait commencé à bloquer les partages publics de liens vers ICE List, un site qui répertorie des noms d’agents de la DHS et du service de l’immigration.

Devenu viral il y a quelques semaines après avoir affirmé mettre en ligne une liste de 4 500 employés de la DHS, ICE List se présente comme un « projet journalistique ouvert ». Dans les faits, le projet fonctionne comme un wiki rempli par des volontaires, et s’appuie très principalement sur des données partagées publiquement par les fonctionnaires du service lui-même, notamment sur LinkedIn, détaille Wired. Des profils non affiliés à l’ICE, comme celui d’Enrique Tarrio, ancien membre du groupe masculiniste extrémiste Proud Boys, s’y retrouvent aussi mêlés.

Depuis plusieurs mois, l’administration Trump répète dans divers médias traditionnels ou numériques que les agents de l’ICE risquent de subir des campagnes de doxxing, c’est-à-dire d’exposition de leurs informations personnelles. Auprès de Wired, le fondateur d’ICE List Dominick Skinner estime que le site ne constitue pas un outil de ce type de campagne, dans la mesure où les adresses personnelles des agents ne sont pas partagées et où le site indique que les « fausses entrées, le harcèlement ou les tentatives de mal utiliser la plateforme seront supprimées ». Si cette liste constituait du doxxing, ajoute-t-il, alors n’importe quel internaute « se doxerait lui-même par sa simple présence en ligne ».

Capture d’écran des messages affichés par Facebook lorsqu’une internaute tente de partager publiquement le lien qui mène au site ICE List.

Quoiqu’il en soit, Meta bloque depuis quelques jours le partage public de liens vers le site, que ce soit sur Instagram, Facebook ou Threads – d’après le fondateur du site, ces liens étaient partagé sans problème particulier pendant les six mois précédents. D’après les tests de Next, il reste possible de les envoyer par message privé. Par le passé, Google a aussi supprimé des applications de repérage des agents de l’ICE de son magasin d’application Google Play, de même qu’Apple sur son App Store.

Contrairement à certains de ses alter ego dirigeants d’entreprises technologiques, Mark Zuckerberg ne s’est pour le moment pas exprimé sur les actions de l’ICE. 36 employés de Meta aux profils variés (designers de contenus, data scientists, directeurs artistiques, gestionnaires de produits, ou encore ingénieurs de diverses spécialités) et deux ex-employés de l’entreprise ont en revanche signé l’appel ICEout.tech, qui totalise désormais plus de 1 200 signatures. 


☕️ L’Autorité de la concurrence consulte sur les agents IA… sont-ils des plateformes ?

29 janvier 2026 à 13:02

Il y a trois semaines, l’Autorité de la concurrence s’autosaisissait d’un nouveau sujet : les agents conversationnels, avec une attention particulière sur les conséquences pour l’e-commerce. Une consultation publique était annoncée ; elle est désormais lancée (pdf des questions).

Le but est de recueillir « les observations des parties prenantes sur la situation concurrentielle, en France,
du secteur des agents conversationnels
 ». L’Autorité prévient que « les contributions ne seront pas publiées », contrairement à ce que fait généralement l’Arcep par exemple, mais que les auteurs pourront être cités dans l’avis final (sauf mention contraire).

La première question est intéressante car elle permet de poser les bases : « Que recouvre pour vous l’expression “agents conversationnels” ? Est-il opportun de distinguer les “agents conversationnels” des “chatbots” ou des “assistants virtuels” ? ». Dans son autosaisine, l’Autorité rappelait qu’il ne fallait pas confondre chatbot et agents conversationnels, en expliquant son point de vue.

Les questions suivantes contribuent à essayer de brosser le portrait des acteurs du marché. Viennent ensuite les enjeux de la monétisation et des « partenariats » au sens large.

La 12e question se demande si les agents conversationnels ne seraient pas des plateformes. En effet, « il a été récemment observé que les agents conversationnels permettent aux utilisateurs d’accéder directement à un nombre de plus en plus important de services tiers sans quitter la fenêtre de conversation ou se connectent à des applications appartenant à leur propre écosystème », explique l’Autorité. Une telle qualification pourrait avoir des conséquences juridiques.

La deuxième grosse partie concerne le commerce agentique avec la définition de cette expression et des cas d’usage, actuels ou à venir. L’AdlC se demande aussi « quelles sont les modalités de rémunération de ces agents ».

Enfin la troisième partie concerne les perspectives : « quelles évolutions le secteur est-il amené à connaître à court ou moyen terme », « le cadre législatif et réglementaire est-il adapté », etc. Bien évidemment, vous pouvez également préciser d’autres éléments qui vous semblent intéressant.

Vos retours sont à envoyer à cette adresse avant le 6 mars 2026.

France Travail écope de 5 millions d’euros d’amende pour sa gigantesque fuite de données

29 janvier 2026 à 11:28
Environ 14 centimes par personne
France Travail écope de 5 millions d’euros d’amende pour sa gigantesque fuite de données

5 millions d’euros, soit la moitié du maximum encouru : la CNIL tape fort contre France Travail, mais c’est à la hauteur des manquements et de la fuite de données (25 Go), portant sur près de 37 millions de Français. La délibération permet de voir les arguments de France Travail… se faire démonter les uns après les autres par la Commission.

Mise à jour le 29 janvier à 15h55. Ajout du communiqué de France Travail qui « prend acte de la sanction de la CNIL », regrette la sévérité, mais ne contestera pas devant le Conseil d’État.


Article original du 29 janvier à 12h28. Au début de l’année 2024, France Travail était victime d’une cyberattaque avec l’exfiltration de données personnelles de plus 36,8 millions de personnes. Deux ans plus tard, la CNIL condamne l’organisme à 5 millions d’euros d’amende et une astreinte de 5 000 euros par jour.

La CNIL est « on fire » sur les sanctions depuis quelque temps, il faut dire que ce ne sont pas les fuites qui manquent, il y en a toutes les semaines, voire plusieurs par semaines… et même parfois par jour. Le temps que la CNIL instruise les dossiers et procède aux contradictoires, les procédures prennent du temps mais l’accélération est notable.

Rien que depuis le début de l’année, elle a prononcé des sanctions contre France Travail, Intersport (oups, la Société X) et Free (Mobile). En décembre 2025, c’était contre Nexpublica (Inetum), Mobius (Deezer), American Express.

Dans les mois précédents, c’était Conde Nast, la Samaritaine, Orange, Shein, Google, Caloga et Solocal (nous sommes alors en mai 2025). C’est sans compter sur la trentaine de sanctions en procédures simplifiées en 2025.

36,8 millions de personnes, 25 Go de données exfiltrées


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Et si Linus Torvalds passait la main ? Le noyau Linux a son plan de continuité d’activité

29 janvier 2026 à 10:59
Over my dead body
Et si Linus Torvalds passait la main ? Le noyau Linux a son plan de continuité d’activité

L’équipe en charge du noyau Linux a formalisé les modalités d’un plan de continuité d’activité destiné à préparer l’évolution de la gouvernance du projet si Linus Torvalds venait à en laisser les rênes.

Que se passerait-il si, ou plutôt que se passera-t-il, quand Linus Torvalds abandonnera le pilotage au quotidien des travaux liés au noyau Linux ? Bien que l’informaticien, aujourd’hui âgé de 56 ans, n’ait pas exprimé la moindre envie de se mettre en retrait du projet, la question figurait à l’ordre du jour du dernier Maintainers Summit, l’événement qui réunit la communauté impliquée dans le développement du noyau.

Du renouvellement des contributeurs au noyau

Le sujet n’est pas trivial, ne serait-ce que parce que c’est le dépôt personnel de Torvalds qui fait office de branche principale pour le noyau Linux (qui fêtait l’an dernier ses 34 ans). Au-delà de la question des accès nécessaires à la gestion des commits en cas d’indisponibilité, il interroge aussi de façon plus implicite la problématique de la continuité de la gouvernance autour du noyau, ce qu’admet d’ailleurs bien volontiers le principal intéressé.

Linus Torvalds évoquait déjà le sujet en 2020 lors de sa traditionnelle intervention à l’occasion de l’Open Source Summit. Il soulignait alors que la maintenance du noyau pouvait être perçue comme une mission fastidieuse, et qu’il était dans ce contexte difficile de fédérer de nouveaux développeurs prêts à s’impliquer.

Un propos renouvelé lors de l’édition 2024 (marquée par des débats animés sur Rust), lors d’une discussion avec Dirk Hohndel, son ami de longue date, contributeur historique au kernel Linux et responsable de l’open source chez Verizon. Quand ce dernier fait remarquer que tout de même, la moyenne d’âge des mainteneurs témoigne d’un certain vieillissement, Torvalds répond d’une pirouette que le gris (des cheveux) est certainement la bonne couleur pour le job.

S’il reconnait que certains contributeurs finissent par vieillir et se mettre en retrait du projet, il considère que le phénomène est attendu, et retourne le constat. « Ce qui n’est pas normal, c’est que des gens restent là pendant des décennies. C’est inhabituel, et je pense que c’est bon signe », sourit-il, avant d’admettre qu’il convient effectivement de préparer la suite, et donc de veiller au renouvellement progressif des personnes impliquées.

Pas de successeur désigné, mais un processus de sélection

La question de cette continuité a donc été débattue en décembre dernier, de façon relativement consensuelle, rapporte Jonathan Corbet sur LWN. Les participants ont dans un premier temps établi qu’il n’existait pas de « point de défaillance unique » qui compromettrait la maintenance du noyau en cas d’absence subite de Torvalds : plusieurs autres contributeurs disposent des droits nécessaires sur son dépôt, dont la redondance est par ailleurs assurée.

Reste à envisager la suite, qu’il s’agisse d’un départ accidentel ou d’une mise en retrait volontaire. Les mainteneurs du noyau ont pour ce faire convergé vers un processus plutôt simple, formalisé dans un document joliment baptisé conclave.rst, publié sur le dépôt de Torvalds le 25 janvier dernier.

Celui-ci définit que la mise en œuvre du processus de sélection du ou des nouveaux responsables de la maintenance incombe en premier lieu à l’organisateur du dernier Maintainer Summit ou, à défaut, au conseil technique (Technical Advisory Board) de la Linux Foundation.

Le processus en question prévoit quant à lui qu’un premier niveau de discussion soit engagé sous 72 heures entre les participants au Maintainer Summit, pour converger vers une proposition partagée ensuite sur la liste de diffusion du noyau sous deux semaines. Symboliquement, on sortirait donc du Benevolent dictator for life (BDFL) qui prévalait jusqu’ici.

La mise en œuvre reviendrait enfin à la Linux Foundation, avec laquelle Torvalds indique d’ailleurs avoir récemment signé un nouveau contrat. De quoi confirmer, s’il en était besoin, qu’il ne compte pas lâcher de sitôt le projet de sa vie !

Altman, Cook et d’autres condamnent les actions de l’ICE alors que leurs sociétés y participent

29 janvier 2026 à 09:40
DigitICE detox
Altman, Cook et d’autres condamnent les actions de l’ICE alors que leurs sociétés y participent

Quand bien même beaucoup d’entre eux vendent leurs services au ministère de l’Intérieur américain et au service de l’immigration et des douanes, quelques dirigeants de l’industrie numérique américaine ont pris la parole pour condamner les actions de l’ICE.

« Ce qui arrive avec l’ICE va trop loin. » Dans un Slack interne d’OpenAI, Sam Altman a pris la parole sur les actions du service de l’immigration et des douanes (ICE) et la situation politique aux États-Unis. « J’aime les États-Unis et ses valeurs de démocratie et de liberté et je soutiendrai le pays par tous les moyens que j’ai ; OpenAI le fera aussi. Mais un élément de l’amour de notre pays est le devoir Américain de se battre contre les abus de pouvoir. »

Alors que le silence des dirigeants de la tech commençait à devenir audible, par contraste avec les appels à mobilisation de leurs employés, quelques-uns d’entre eux ont commencé à prendre la parole. Dans sa publication obtenue par le New-York Times, Sam Altman a continué en qualifiant Donald Trump de « leader très solide », dont il espère qu’il « saura se montrer à la hauteur de la situation et unir le pays ».

Directeur général d’Apple, Tim Cook a lui aussi publié un message dans lequel il appelle à « la désescalade » sur les canaux internes d’Apple. Et d’affirmer : « Je crois que l’Amérique est la plus forte lorsque nous sommes à la hauteur de nos idéaux, lorsque nous traitons chaque personne avec dignité et respect, peu importe qui elle est ou d’où elle vient. » Critiqué par ses employés et des clients pour avoir assisté à une projection du documentaire Melania le soir même de la mort d’Alex Pretti, Tim Cook a précisé avoir abordé le sujet avec Donald Trump plus tôt dans la semaine.

Des enjeux différents de l’époque Trump I

Sous le premier mandat de Donald Trump, les salariés de la Silicon Valley s’étaient mobilisés à plusieurs reprises pour critiquer les politiques du président. Cette fois-ci, après le rapprochement évident d’acteurs comme Marc Andreessen ou Elon Musk de la présidence, « ils se doutent qu’ils pourraient en perdre leur emploi », déclare l’ancien dirigeant de Block Mike Brock au magazine Time.

Pour autant, depuis les assassinats de Renée Good et d’Alex Pretti, un nombre croissant d’employés d’entreprises installées comme de start-up appellent à la mobilisation. Le 24 janvier, l’employé d’Open AI James Dyett lançait sur X : « Les dirigeants du secteur technologique sont bien plus indignés par un impôt sur la fortune que par les agents masqués de l’ICE qui terrorisent les communautés et exécutent des civils dans les rues ». Depuis, certains d’entre eux se sont peu à peu fait entendre, donnant aux critiques une nouvelle ampleur.

Connu pour son positionnement plus démocrate que le reste de la « mafia Paypal » (constituée de proches de Peter Thiel), le fondateur de LinkedIn Reid Hoffman a appelé ce dimanche à ce que « tous les américains » s’opposent à l’ICE, tandis que le directeur scientifique de Google Deepmind qualifiait la mort d’Alex Pretti de « totalement honteuse ». Alors qu’il promouvait son récent essai Machines of Loving Graces, le patron d’Anthropic Dario Amodei s’est exprimé en ligne pour qualifier les actions de l’ICE d’« horreur ».

Une tech intégrée à l’architecture gouvernementale

L’éléphant dans la pièce concerne néanmoins le rôle de diverses sociétés technologiques dans les actions du gouvernement américain en général et de l’ICE en particulier.

Palantir a par exemple obtenu dès 2022 un contrat de 139,3 millions de dollars pour aider le ministère de la Sécurité intérieure (Department of Homeland Security, DHS) dans la « gestion des enquêtes », des opérations de maintenance et des « améliorations ciblées ». Deloitte doit assurer un « soutien à la modernisation des données » jusqu’à 2027 pour 24 millions de dollars. Dell a signé en avril 2025 un contrat de 18,8 millions de dollars avec le bureau du directeur des systèmes d’information de l’ICE, impliquant par ailleurs l’achat de 38 millions de dollars de licences logicielles Microsoft et 39 millions de dollars de services chez AWS (Amazon). Motorola Solutions doit « déployer et maintenir » l’infrastructure de communications tactiques de l’ICE selon un contrat de 16,6 millions de dollars obtenu en septembre 2023, etc.

Pour se construire son infrastructure d’« autoritarisme automatisé », comme le qualifie l’activiste Irna Landrum, l’ICE a surtout commencé par se constituer un vaste jeu de données publiques et privées, achetées aussi bien auprès des géants numériques, de courtiers comme Thomson Reuters ou LexisNexis, que du gouvernement américain. L’entité a aussi été aidée par l’action de l’éphémère ministère de l’efficacité gouvernementale (DOGE) lorsque ce dernier a entrepris de centraliser des jeux de données des services de santé, des impôts ou d’autres domaines de l’administration.

Quelques jours avant que son patron ne prenne la parole en interne, OpenAI signait par ailleurs un contrat avec le sous-traitant gouvernemental Leidos pour déployer les outils du spécialiste de l’intelligence artificielle dans les outils de travail des employés travaillant à la sécurité nationale, à la défense ou encore aux infrastructures de l’administration des États-Unis.

En France, Capgemini se retrouve aussi sous le feu des critiques après la révélation par l’Observatoire des multinationales d’un contrat susceptible de grimper à 365 millions de dollars pour fournir à l’ICE « des services de recherches de personnes (skip tracing) à l’échelle nationale ». Après plusieurs jours, la direction de la société du CAC 40 a finalement déclaré : « La nature et le périmètre du contrat qui ont été portés à notre connaissance par la presse ne correspondent pas à ce que nous faisons habituellement en tant qu’entreprise ». Auprès des Jours, un ancien cadre des services de l’immigration décrit le caractère essentiel des services de l’entreprises : « Si on vire Capgemini, l’ICE est paralysé ».

☕️ Stop Killing Games valide son objectif, réponse de Bruxelles attendue d’ici juillet

29 janvier 2026 à 07:47

Cette fois c’est la bonne : la Commission européenne a formellement accusé réception du succès de la pétition Stop Killing Games. Après vérification des signatures déposées via son outil dédié aux initiatives citoyennes (pour prévenir les risques de bourrage des urnes et vérifier que les quotas nationaux sont bien remplis), Bruxelles reconnait 1 294 188 enregistrements valides. Stop Killing Games deviendra de ce fait la quatorzième « Initiative citoyenne européenne » examinée depuis l’entrée en vigueur de la régulation dédiée, en 2019.

« Les organisateurs de cette initiative appellent la Commission à introduire une obligation pour les éditeurs vendant ou concédant sous licence des jeux vidéo dans l’UE de laisser ces jeux en état de fonctionnement, afin d’empêcher les éditeurs de les désactiver à distance », rappelle la Commission européenne, qui précise avoir jusqu’au 27 juillet 2026 pour produire une réponse écrite listant ses éventuelles décisions en la matière. Elle indique qu’elle rencontrera bientôt les porteurs de l’initiative, et qu’une audition publique sera organisée au Parlement européen.

illustration d'une Gameboy en Marty Mc Fly en train de découvrir un jeu récent
Stop Killing Games a émergé en avril 2024, dans la foulée de la fermeture, par Ubisoft, des serveurs dédiés au jeu de course The Crew, sorti dix ans plus tôt

Lancée en avril 2024, la pétition avait connu un net regain d’intérêt au début de l’été 2025, ce qui lui a finalement permis d’atteindre le seuil exigé du million de signatures au début du mois de juillet. La mobilisation s’était poursuivie durant plusieurs semaines, avec l’objectif de dépasser largement ce million de signatures, de façon à pouvoir compenser les participations invalidées.

« Un nombre croissant de jeux vidéo sont vendus effectivement comme des biens, sans date d’expiration indiquée, mais conçus pour être complètement injouables dès que le support de l’éditeur cesse. Cette pratique est une forme d’obsolescence programmée et est non seulement préjudiciable aux clients, mais rend la préservation pratiquement impossible. De plus, la légalité de cette pratique est largement non testée dans de nombreux pays », rappelle le site du mouvement.

☕️ Tesla va arrêter les Model S et X pour se concentrer sur les… robots Optimus

29 janvier 2026 à 07:15

L’annonce a été faite par Elon Musk lors de la présentation des résultats financier du groupe, comme le rapporte Engadget : « Il est temps de mettre un terme au programme des Model S et X, car nous entrons véritablement dans un avenir fondé sur l’autonomie ».

Le fabricant va continuer de vendre ses véhicules en stock et affirme qu’il continuera d’assurer le service à ses clients, mais l’entreprise « transforme l’espace de production [des Model S et X] dans l’usine de Fremont en un espace dédié à la fabrication de robots humanoïdes Optimus », expliquent nos confrères.

Les Model 3 et Y qui représentent la majeure partie des ventes restent évidemment en production. Selon le dernier bilan, plus de 1,6 million de Model 3 et Y ont été produites, contre à peine 53 900 véhicules pour les autres modèles.

Elon Musk espère que la place libérée permettra à terme de produire jusqu’à un million de robots Optimus par an. Les travaux sont importants : « Optimus ne conserve absolument rien de la chaîne de production existante », précise CNBC. La vente des robots devrait débuter l’année prochaine.

☕️ Microsoft revendique 1 milliard d’utilisateurs pour Windows 11

29 janvier 2026 à 06:57

Il aura fallu quatre ans, trois mois et 23 jours depuis son lancement, le 5 octobre 2021. « Windows a franchi une étape importante : le milliard d’utilisateurs de Windows 11, soit une hausse de plus de 45 % sur un an », a annoncé Satya Nadella, CEO de Microsoft, mercredi 28 janvier lors de la présentation des résultats financiers de l’éditeur.

Le mouvement a logiquement été accéléré par la fin du support de Windows 10, programmée au 14 octobre dernier. Cette bascule, annoncée de longue date, permet à Windows 11 d’afficher un taux d’adoption plus rapide que celui de son prédécesseur. La disponibilité générale de Windows 10 remonte en effet au 29 juillet 2015, et ce cap symbolique du milliard d’utilisateurs avait été annoncé le 16 mars 2020 (soit quatre ans, sept mois et 18 jours plus tard).

« Ce trimestre, nous avons également enregistré des gains de parts de marché sur Windows, Edge et Bing, ainsi qu’une croissance à deux chiffres du nombre de membres sur LinkedIn et une augmentation de 30 % des publicités vidéo payantes », a également déclaré Satya Nadella.

Si Windows 11 gagne des parts de marché, la concurrence n’est pas en reste, ce qui laisse supposer que le système profite principalement de l’abandon progressif de Windows 10.

La fin du support de Windows 10 a accéléré la bascule vers Windows 11, même s’il est possible d’obtenir un délai de grâce

D’un point de vue financier, Microsoft fait état, pour le deuxième trimestre de son exercice fiscal 2026, clos au 31 décembre dernier, d’un chiffre d’affaires en hausse de 1 % sur un an pour la division Windows OEM and Devices. Cette dernière intègre à la fois les ventes de licences Windows au travers des canaux OEM, les machines de la gamme Surface et les accessoires PC.

Microsoft ne précise pas le chiffre d’affaires attribué spécifiquement à son système d’exploitation (d’ailleurs ouvertement présenté par Nadella l’an dernier comme un produit d’appel vers le reste des offres de l’éditeur, notamment sur le cloud), mais Amy Hood, directrice financière, a quelque peu détaillé la tendance mercredi :

« Windows OEM a enregistré une croissance de 5 % grâce à une excellente exécution et à l’effet favorable continu de la fin du support de Windows 10. Les résultats ont dépassé les attentes, les niveaux de stocks restant élevés en raison d’une augmentation des achats avant la hausse des prix de la mémoire. »

Elle anticipe néanmoins un ralentissement des ventes en trimestre glissant. « Les revenus liés aux appareils et aux OEM Windows devraient connaître une baisse modérée. Les taux de croissance seront affectés par la normalisation des avantages liés à la fin du support de Windows 10 et par la diminution des niveaux élevés des stocks au cours du trimestre. Par conséquent, les revenus liés aux OEM Windows devraient baisser d’environ 10 % ».

Prism, l’éditeur LaTeX boosté à l’IA qu’OpenAI survend aux chercheurs

28 janvier 2026 à 16:07
LaTeX + IA = Science ?
Prism, l’éditeur LaTeX boosté à l’IA qu’OpenAI survend aux chercheurs

L’entreprise de Sam Altman a couplé ChatGPT à un éditeur LaTeX, le résultat est présenté sous le nom de Prism. OpenAI surfe sur la vague du pseudo-concept de « vibe science » pour vendre son nouveau produit qui accélère l’édition d’articles, mais ne renforce pas forcément la bonne marche de la recherche.

Depuis quelques mois, OpenAI veut absolument montrer que ses produits peuvent servir à la recherche qui n’irait pas assez rapidement selon l’entreprise. Suivant cette idée, elle met en avant la sortie de Prism qui, selon elle, doit « accélérer la rédaction scientifique et la collaboration grâce à l’IA ».

En novembre dernier, Next se demandait pourquoi OpenAI voulait absolument nous faire croire que GPT-5 a le niveau d’un chercheur. Il semblerait qu’une des clés soit que l’entreprise veut leur proposer des assistants IA comme Prism.

Pour OpenAI, le travail scientifique repose sur des outils surannés

OpenAI commence la présentation de son outil avec grandiloquence :

« La science façonne presque tous les aspects de notre quotidien, des médicaments sur lesquels nous comptons à l’énergie qui alimente nos foyers, en passant par les systèmes qui garantissent notre sécurité. Pourtant, le rythme des avancées scientifiques est encore freiné par la manière dont la recherche est menée au quotidien ».

Et d’ajouter : « si l’IA a progressé rapidement, une grande partie du travail scientifique au quotidien repose toujours sur des outils qui n’ont pas fondamentalement évolué depuis des décennies », sans plus de précisions.

La communication d’OpenAI appuie dans le sens d’une révolution qui permettrait de « vibe-rechercher», comme certains « vibe-codent » des logiciels. S’il n’utilise pas le terme lui-même, le responsable de OpenAI for Science, Kevin Weil, affirme devant la presse américaine : « Je pense que 2026 sera pour l’IA et la science ce que 2025 a été pour l’IA dans le domaine du génie logiciel », comme le rapporte la MIT Technology Review.


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Cybersecurity Act 2 en Europe : « EUCS parlera sécurité. Pas souveraineté. »

28 janvier 2026 à 15:45
Un pour tous, tous pour rien
Cybersecurity Act 2 en Europe : « EUCS parlera sécurité. Pas souveraineté. »

Ce n’est pas une surprise, mais une confirmation : la proposition de règlement de la Commission européenne relative au règlement de l’UE sur la cybersécurité ne s’intéresse pas aux questions de souveraineté, alors que c’était réclamé par de nombreuses entreprises et institutions.

EUCS ou European Union Cybersecurity Certification Scheme for Cloud Services dans sa version longue est un projet de certification porté par l’Europe. Il est élaboré par l’ENISA, l’agence européenne pour la cybersécurité, et il doit définir et renforcer les exigences en matière de cybersécurité des acteurs du cloud au niveau de l’Union européenne.

EUCS niveau high+ de la discorde

Oodrive rappelle que le projet prévoyait quatre niveaux, si on compte deux paliers pour le plus élevé :

  • Niveau basique (basic)
  • Niveau substantiel (substantial)
  • Niveau élevé, lui-même divisé en « high » et « high+ »

Il est attendu de pied ferme, car il pourrait (devrait) se substituer aux réglementations nationales, notamment SecNumCloud en France et C5 en Allemagne, par exemple. Le principal sujet était sur le niveau le plus élevé de sécurité : High+, basé sur SecNumCloud 3.2 de l’ANSSI. Cette qualification de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information assure notamment une étanchéité par rapport aux lois extraterritoriales.

« La France grimace », mais ce n’est « pas une surprise »

Le texte est arrivé la semaine dernière à la Commission européenne avec une « proposition de règlement relatif au règlement de l’UE sur la cybersécurité ». Le but est, selon la Commission de garantir « que les produits atteignant les citoyens de l’UE sont cybersécurisés par conception grâce à un processus de certification plus simple ».


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Majorité numérique : malgré les critiques, la Commission européenne soutient la France

28 janvier 2026 à 14:46
Appelez le responsable !
Majorité numérique : malgré les critiques, la Commission européenne soutient la France

Alors que le projet d’interdire l’accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux suscite des critiques, la Commission a souligné le droit des autorités françaises d’instituer un tel seuil, sous réserve que la manière de le faire respecte les réglementations européennes en vigueur.

Tant que les textes français se conforment à ceux de l’Union européenne, « les autorités françaises ont le droit d’établir une majorité numérique pour leurs citoyens », et les plateformes ont « l’obligation (…) de respecter les législations nationales », a déclaré le porte-parole de la Commission européenne Thomas Regnier ce 27 janvier.

En l’occurrence, la Commission veillera à l’application de ce type d’obligation de la part des « très grandes plateformes numériques » (Very large online platforms, VLOP), pour reprendre la désignation instituée par le règlement sur les services numériques.

La précision est faite alors que la proposition de loi adoptée la veille a vu certains de ses articles réécrits – à commencer par le premier – suite à un avis du Conseil d’État rappelant que les États membres de l’Union ne pouvaient « imposer d’obligations supplémentaires [à celles prévues par l’Union, ndlr] aux plateformes en ligne ». Au moment du débat sur la loi de sécurisation et de régulation de l’espace numérique (SREN), la France s’était faite rappeler à l’ordre par la Commission.

Thomas Regnier a précisé que ce type de vérification pourrait être implémentée à l’aide de la solution européenne de vérification d’âge que la France est en train de tester avec plusieurs autres pays.

Une responsabilité déplacée… vers les mineurs et leurs proches ?

Ces débats réglementaires ont eu pour effet de produire un texte qui ne répond pas aux craintes formulées par des représentants des principaux concernés. En amont de l’examen du texte, les porte-parole du collectif de jeunes européens Ctrl + act + reclaim critiquaient dans les pages du Monde l’absence de consultation des mineurs eux-mêmes.

« Les adolescents ne sont pas accros aux écrans, ils sont accros à leurs amis, expliquait le psychiatre Serge Tisseron le 22 janvier lors d’une réunion organisée avec par le collectif européen. En France, il y a peu de possibilités pour les jeunes de se rencontrer. Si on leur enlève toutes les manières de le faire, il ne leur reste plus que les réseaux sociaux. » Et les représentants de Ctrl + act + reclaim de s’inquiéter de voir la responsabilité des problématiques visées par la proposition de loi déplacée vers les moins de 15 ans et leur entourage, plutôt que vers les plateformes.

Or, comme nous l’expliquions dans de précédents articles, l’article 1er du texte a été modifié pour « interdire au mineur de quinze ans d’accéder à un service de plateforme de partage de vidéos ». Initialement, la proposition de loi prévoyait plutôt de faire porter la responsabilité de l’enjeu sur les réseaux sociaux, en leur intimant « de refuser l’inscription des mineurs de 15 ans à leurs services et de suspendre les comptes déjà créés et détenus par des mineurs de 15 ans ».

Maître de conférences en sciences de l’information, Olivier Ertzscheid s’est lui fendu d’un article de blog dans lequel il décrit la proposition de loi comme un outil de déresponsabilisation des plateformes. Si un palier est institué à 15 ans (ou 16 ans, âge sur lequel s’étaient prononcés favorablement les parlementaires européens en novembre dernier), alors les entreprises de réseaux sociaux pourront considérer qu’au-dessus, tout un chacun peut accéder à n’importe quel contenu, détaille l’universitaire.

En parallèle, cela ferait tomber la responsabilité de constater les manquements sur les familles, ou l’État. Ici, l’enseignant rejoint les propos de Serge Tisseron, qui s’inquiétait de voir le texte « transformer les parents en gendarmes » plutôt que de valoriser les échanges et la dimension éducative du milieu familial. Dans ces débats, pointent plusieurs critiques, le rapport des adultes aux écrans en général et aux réseaux sociaux en particulier est par ailleurs très peu interrogé.

L’exemple australien

Un pays peut donner une idée de ce que l’adoption définitive de la loi par le Sénat pourrait donner. Depuis le 10 décembre, l’Australie est en effet le premier pays à avoir mis en application un texte instituant la majorité numérique à 16 ans.

L’image que l’on se fait de son succès dépend des indicateurs choisis. Depuis l’entrée en vigueur du texte, annonçait le premier ministre Anthony Albanese mi janvier, 4,7 millions de comptes ont été désactivés, supprimés ou limités. Mais le texte ne concerne qu’une série précise de plateformes : Facebook, Instagram et Threads, TikTok, Snapchat, Twitch, YouTube, Kick, Reddit et X.

Les plus jeunes ont donc eu tôt fait de se tourner vers des services de substitution. Ainsi des plateformes de messagerie, dont beaucoup ressemblent de plus en plus clairement à des réseaux sociaux, ou d’autres services appartenant aux sociétés mêmes dont les produits phares étaient visés par les législateurs (WhatsApp chez Meta, Lemon8 chez ByteDance).

Des jeux comme Roblox, sont, de même, investis par les jeunes australiens. Si la loi française est définitivement adoptée, en revanche, ce dernier devra aussi appliquer l’interdiction aux moins de 15 ans pour les usagers de l’Hexagone.

☕️ Amazon annonce la suppression de 16 000 emplois

28 janvier 2026 à 13:46

Les 14 000 licenciements annoncés par Amazon en octobre dernier n’étaient finalement que le hors-d’œuvre. Le géant américain du e-commerce a en effet communiqué mercredi 28 janvier, d’abord en interne puis de façon publique, sur une nouvelle vague de suppressions de postes. Elle devrait cette fois concerner 16 000 personnes.

« Comme je l’ai indiqué en octobre, nous avons travaillé à renforcer notre organisation en réduisant les niveaux hiérarchiques, en responsabilisant davantage les équipes et en simplifiant les procédures administratives. Si de nombreuses équipes ont finalisé leurs changements organisationnels en octobre, d’autres n’ont achevé ce travail que maintenant », justifie Beth Galetti, vice-présidente chargée des ressources humaines et de la technologie chez Amazon.

Le groupe ne précise pas quels sont les services concernés par cette nouvelle vague de départs, mais les licenciements d’octobre concernaient prioritairement certaines divisions telles que le cloud computing (AWS), certaines fonctions support comme les RH, la publicité, etc. On suppose donc, à la lecture des propos de Beth Galetti, que l’entreprise a depuis l’automne complété le passage en revue de ses différents services internes.

Boites en carton Amazon
Photo de ANIRUDH sur Unsplash

Cette deuxième vague porte donc à 30 000 le volume total de suppressions de postes envisagées par Amazon sur cette phase de restructuration, ce qui correspond aux objectifs chiffrés dévoilés par plusieurs médias outre-Atlantique en octobre dernier.

Le Wall Street Journal parlait par exemple de 30 000 suppressions de postes programmées dans les bureaux, soit environ 10 % des quelque 300 000 cols blancs que compte le groupe à l’échelle mondiale, sur son effectif total de plus de 1,5 million de collaborateurs.

De son côté, Beth Galetti assure qu’Amazon va continuer à recruter dans les secteurs et fonctions stratégiques, sans en préciser la nature. Mais elle prévient dans le même temps qu’aucune équipe n’est à l’abri d’un passage en revue.

« Certains d’entre vous se demandent peut-être si cela marque le début d’une nouvelle ère, avec des annonces de réductions drastiques tous les deux ou trois mois. Ce n’est pas notre intention. Mais comme toujours, chaque équipe continuera d’évaluer sa capacité à innover pour nos clients, sa rapidité et son efficacité, et d’apporter les ajustements nécessaires. C’est plus important que jamais dans un monde qui évolue à une vitesse sans précédent. »

Amazon a par ailleurs annoncé mardi la fermeture, aux États-Unis, de ses points de vente physiques Amazon Go et Amazon Fresh.

Fin du cuivre (ADSL) : Orange passe la seconde sur les fermetures commerciales et techniques

28 janvier 2026 à 11:13
Complétude mon amour
Fin du cuivre (ADSL) : Orange passe la seconde sur les fermetures commerciales et techniques

La fermeture du cuivre va devenir une réalité pour 20 millions de logements à la fin du mois. L’Arcep en profite pour faire le point sur les obligations d’Orange et le calendrier (qui peut encore évoluer) avec les prochaines grosses étapes à venir.

L’Arcep, le régulateur des télécoms, rappelle à juste titre qu’à partir de ce 31 janvier 2026, « il ne sera plus possible de souscrire à un nouvel abonnement téléphonique ou ADSL sur le réseau cuivre, quel que soit l’opérateur, dans près des trois quarts des communes de France, représentant près de la moitié de la population ».

3/4 des communes concernées, mais 50 % des locaux environ

Sur les 35 000 communes environ que compte la France, le plan initial prévoyait la fermeture pour 34 000 d’entre elles ce 31 janvier… mais elles ne sont désormais plus que 26 000 selon le dernier rapport d’Orange, qui est à la manœuvre sur ce projet.

L’épais document d’Orange indique pour 8 095 communes que le « report de fermeture commerciale [est] lié à un non-respect des critères sur la commune ». La date est désormais fixée au 31 janvier 2027. Sur les 34 000 initialement prévues, nous sommes donc à 26 000 toujours programmées pour la fin de la semaine et 8 000 reportées d’un an (au moins), soit environ 25 % de communes reportées.

Mais c’est bien différent si on regarde le nombre de locaux (le nombre de logements par commune est loin d’être homogène en France) : les 26 000 communes du 31 décembre 2026 représentent un peu plus de 20 millions de locaux, tandis que les 8 000 reportées représentent un peu plus de… 23 millions de locaux.

25 % des communes reportées représentent donc 50 % des locaux. Dans tous les cas, l’échéance est proche : « Pour toutes les communes de France, la fermeture commerciale est prévue par Orange soit ce 31 janvier 2026, soit le 31 janvier 2027 ».

Pour la prochaine étape, c’est le passage à une échelle « industrielle »

L’Arcep rappelle le cadre réglementaire pour la suite : « la fermeture technique [avec la coupure des abonnements existants s‘il en reste, ndlr] ne peut intervenir qu’au minimum 12 mois après la fermeture commerciale, mais parfois à des dates plus lointaines (jusqu’à fin 2030 au plus tard) selon les communes, l’état d’avancement du chantier d’Orange et du déploiement de la fibre ».

L’Arcep rappelle l’existence d’un moteur de recherche du ministère de l’Économie pour « savoir si la date de fermeture définitive (ou “fermeture technique”) du réseau cuivre a déjà été fixée ». Il suffit d’entrer son code postal. Actuellement, « 10 000 communes ont d’ores et déjà une date de fermeture définitive connue et prévue par Orange ».

Orange avance par lot : « Pour 169 communes déjà prêtes pour cette transition, la fermeture technique a d’ailleurs déjà eu lieu, et elle intervient le 27 janvier 2026 pour 763 autres communes ». Ce lot 2 concerne près de 900 000 locaux, « c’est le dernier lot avant un passage à une échelle “industrielle”, où chaque lot concernera plusieurs millions de locaux ».

De nouveaux reports ne sont pas à exclure

Dans son document, le gendarme des télécoms répond ainsi à une question qu’il se pose à lui-même : « Orange peut-il fermer le réseau cuivre comme il l’entend ? ». L’Arcep commence sa réponse en rappelant les raisons du choix : « efficacité, coûts de maintenance et consommation électrique ». La fibre fait mieux sur ces points.

L’Autorité ajoute qu’elle « a toutefois imposé à Orange plusieurs critères à respecter […] Le plus important d’entre eux est le déploiement complet de la fibre optique sur la commune. D’autres obligations, comme des délais de prévenance ».

Et si jamais « ces critères ne sont pas remplis, Orange ne peut pas fermer le réseau cuivre de la commune et doit reporter la date de fermeture annoncée ». C’est justement ce qu’il s’est passé avec le report d’un an des 8 000 communes. L’Arcep ajoute que cela n’exclut « pas de nouveaux reports selon les avancées de ce chantier ».

La fermeture du cuivre dépend donc du déploiement de la fibre, un chantier qui avance vite : « La France fait aujourd’hui partie des pays les mieux fibrés d’Europe avec une couverture supérieure de 20 points à la moyenne de l’UE. Fin septembre 2025, près de 94 % des locaux étaient éligibles à la fibre et 80 % des abonnements internet fixe étaient en fibre optique (contre 16 % en 2015) ».

Mais cette réalité ne doit pas en cacher une autre : « il reste encore environ 3 millions de locaux à rendre éligibles à la fibre ». Dans le lot, forcément, une bonne partie de locaux difficiles d’accès, de raccordements longs et complexes… donc couteux.

Alors que la fin du cuivre est programmée pour 2030 et annoncée depuis des années, l’Arcep note que l’information a encore du mal à passer. En septembre, 28 % des abonnés xDSL déclaraient « ne pas avoir connaissance de la fermeture prochaine du cuivre ». Ils sont par contre prêts à sauter le pas : « 93 % des consommateurs sondés ont indiqué leur intention de s’abonner à la fibre si elle était disponible ».

Une fois la fermeture commerciale et technique du cuivre en place, une autre question va se poser : que faire du million de km de câbles (sous-terrain, en pleine terre, aériens…) de cuivre ? Cela représente pour rappel une manne financière pour Orange étant donné le prix élevé de ce matériau.

☕️ Mort de Jean Pormanove : le parquet de Paris ouvre une information judiciaire visant Kick

28 janvier 2026 à 09:51

Faute de réponse adéquate de la plateforme australienne à ses sollicitations, le parquet de Paris enclenche une nouvelle étape dans le cadre de l’enquête ouverte le 25 août dernier et relative au décès du streamer Jean Pormanove, survenu après douze jours de direct sur Kick.

« Par réquisitoire du 27 janvier 2026, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire à l’encontre de la société KICK et de ses gérants de droit et de fait », annonce la procureure Laure Beccuau dans un communiqué (pdf).

Elle y explique que, dans le cadre d’une enquête ouverte au contradictoire, les avocats de Kick ont pu consulter la procédure en cours, mais qu’aucun représentant de la plateforme n’a répondu aux convocations de la justice visant à « recueillir leurs observations sur les faits reprochés », ainsi qu’à analyser les mesures de mise en conformité intervenues depuis la mort du streamer.

Capture d’écran de la chaîne de Jean Pormanove sur Kick (archive)

Faute de réponse, le parquet indique donc l’ouverture d’une information judiciaire, avec réquisitions de mandats d’arrêt contre les personnes nommément visées. Ce nouveau volet de l’enquête doit, selon la procureure, permettre de clarifier les montages financiers par lesquels Kick administre ses activités en France, mais aussi les « flux financiers suspects » identifiés entre Kick et la chaîne de Jean Pormanove.

Ces derniers laissent, selon le parquet, suspecter que la plateforme ait directement contribué au financement de la chaîne, ce qui conforterait l’idée d’une forme de responsabilité dans le décès survenu.

L’information porte notamment sur les chefs de fourniture illicite de plateforme en ligne et de blanchiment d’un crime ou d’un délit en bande organisée, ainsi que de non-assistance à personne en danger et diffusion d’enregistrement d’images d’atteinte volontaire à l’intégrité de la personne.

En parallèle de cette information judiciaire, le parquet de Nice a pour sa part placé en garde à vue mardi 27 janvier les deux co-streamers de Jean Pormanove, Owen Cenazandotti, alias Naruto, et Safine Hamadi, dit Safine.

Les dates coïncident, mais les deux procédures ne sont pas directement liées. Le procureur de Nice a en effet prononcé cette garde à vue dans le cadre d’une enquête préliminaire lancée en décembre 2024 sur les deux streamers vedettes du « Lokal », soit avant le décès de Pormanove, survenu le 18 août 2025.

Les deux hommes sont entendus pour des chefs de violences en réunion sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT sur mineurs de 15 ans, abus de faiblesse, provocation à la haine et à la discrimination en raison du handicap, de l’orientation sexuelle, enregistrement et diffusion d’images de violences, d’après le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli.

☕️ ChatGPT cite Grokipedia comme une source pertinente

28 janvier 2026 à 09:23

ChatGPT avec le modèle GPT-5.2 commence à utiliser Grokipedia comme source pour appuyer les affirmations qu’il génère.

Le Guardian a fait quelques tests sur le chatbot d’OpenAI, et découvert que l’encyclopédie d’Elon Musk, concurrente raciste et désinformatrice de Wikipédia, est régulièrement citée par ChatGPT.

Le média britannique précise que le chatbot ne cite pas Grokipedia quand on lui demande directement de répéter de la désinformation sur l’attaque du Capitole le 6 janvier 2020, les biais médiatiques à propos de Donald Trump ou la pandémie de VIH/SIDA.

Par contre, selon le Guardian, ChatGPT a repris de fausses informations en citant Grokipedia sur le travail de l’historien Richard Evans qui a témoigné en tant qu’expert dans le procès du négationniste David Irving, alors que le journal britannique les avait démenties. Le chatbot a aussi cité l’encyclopédie d’Elon Musk sur des liens entre l’entreprise de télécom iranienne MTN-Irancell et Ali Khamenei.

Interrogé par le Guardian, OpenAI affirme que l’utilisation du web par son modèle « vise à s’appuyer sur un large éventail de sources et de points de vue accessibles au public ». « Nous appliquons des filtres de sécurité afin de réduire le risque d’afficher des liens associés à des préjudices graves, et ChatGPT indique clairement quelles sources ont inspiré une réponse à l’aide de citations », ajoute l’entreprise.

L’Arduino Uno Q face aux Raspberry Pi 4 et 5 : notre analyse des perfs et de la conso

28 janvier 2026 à 08:57
Que le moins mauvais gagne
L’Arduino Uno Q face aux Raspberry Pi 4 et 5 : notre analyse des perfs et de la conso

Arduino Uno Q, Raspberry Pi 4 et 5 : les trois micro-ordinateurs vendus moins de 80 euros se valent-ils ? Nous avons comparé les performances du CPU, du GPU, de la mémoire et du stockage pour en avoir le cœur net. Nous nous sommes aussi penchés sur la consommation et la température après une session de burn.

Maintenant que l’Arduino Uno Q dans sa version avec 4 Go de mémoire et 32 Go de stockage est arrivé dans les labos, nous l’avons passé au crible d’une série de tests, notamment en utilisant les outils de sysbench, geekbench et glmark2. Nous l’avons mis en face des Raspberry Pi 4 et 5, également dans leurs versions avec 4 Go de mémoire vive.

Les trois machines sont animées par un SoC avec quatre cœurs Arm, cadencés entre 1,8 et 2,4 GHz suivant les cas. Sur les deux Raspberry Pi, nous utilisons une carte microSD SanDisk Ultra de 32 Go (nous l’avons achetée avec les kits officiels), alors que le stockage est directement soudé sur l’Arduino Uno Q. Cela va d’ailleurs lui conférer un avantage certain.

CPU et GPU : que le meilleur gagne (spoiler : c’est pas l’Uno Q)


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☕️ iPhone 5s, 6, 7, 8 et X : une mise à jour pour éviter une coupure en janvier… 2027

28 janvier 2026 à 07:44

Cette semaine, Apple a déployé des mises à jour pour iOS 26.2.1 et 18.7.4, sans oublier les déclinaisons iPad OS. Mais le fabricant a aussi mis à jour d’anciens systèmes, un très ancien même avec iOS 12.5.8 puisque cette 12ᵉ déclinaison a été lancée en septembre 2018.

Cela concerne les iPhone 5 s, iPhone 6 (Plus), mais aussi les iPad Air, iPad mini 2 et 3 pour iPadOS 12.5.8. Il ne s’agit pas d’une mise à jour de sécurité, d’autant que ces terminaux sont depuis longtemps en fin de vie, mais de préparer une échéance qui arrivera dans un an :

« Cette mise à jour prolonge la validité du certificat requis par des fonctionnalités telles que iMessage, FaceTime et l’activation de l’appareil afin qu’elles continuent de fonctionner après janvier 2027 ».

La précédente mise à jour 12.5.7 date de janvier 2023, soit cinq ans après l’arrêt du support. Elle concernait cette fois-ci une vilaine faille de sécurité : la simple lecture d’une page web spécialement conçue permettait l’exécution d’un code arbitraire et malveillant.

Toujours sur de vieux smartphones dont la fin du support logiciel a été actée, Apple déploie une mise à jour pour iOS 15.8.6 (iPhone 6 s, 7 et SE de 1ʳᵉ génération, iPad Air 2, mini de 4e génération), mais aussi iOS 16.7.13 (iPhone 8 (Plus) et X, iPad 5ᵉ génération, iPad Pro de 1ʳᵉ génération). Les notes de version ne font état que de la correction « d’importants bugs ».

Apple ne corrige donc pas de faille de sécurité, mais fait en sorte que ces smartphones ne cessent pas de fonctionner à cause d’un certificat invalide à partir de 2027.

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