Vue normale

#Flock : la tactique du parasite

Par : Flock
25 avril 2026 à 11:37
Seul refuge : le vermifuge
#Flock : la tactique du parasite

Ça s’infiltre partout, ça nous aura tout aspiré (ou presque) jusqu’à s’en faire éclater la ventrèche : l’argent, les données, nos pensées, des fantasmes, notre vie privée et même professionnelle, jusqu’à nos espoirs d’un lendemain qui chante. Ça donne envie de prendre la fuite, mais même pour ça on est cernés, il y en a déjà partout ! Vivement la semaine prochaine.


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#Nexpresso Toocki TCT67-34B1 : un chargeur de 67 W avec USB Type-C rétractable, à 20 euros

24 avril 2026 à 15:53
Ça marche bien ce chargeur ? Toocki toucka
#Nexpresso Toocki TCT67-34B1 : un chargeur de 67 W avec USB Type-C rétractable, à 20 euros

Le fabricant chinois Toocki propose un chargeur USB à moins de 20 euros avec une puissance affichée de 67 watts en USB Type-C, avec en prime un câble USB intégré. Une bonne affaire ? Nous l’avons passé dans notre protocole de test : les tensions et la puissance sont bonnes, mais il chauffe, beaucoup.

Toocki est une jeune marque chinoise créée il y a 4 ou 5 ans (selon les différentes sources sur Internet, cela varie entre 2021 et 2022). Son nom complet est Shenzhen Toocki Network Technology. Elle est basée en Chine, à Guangdong, et propose ses produits sur plusieurs plateformes de revendeurs, notamment Amazon, AliExpress, Alibaba et Joybuy (qui s’est lancé récemment en France).

Le fabricant dispose d’un site officiel, mais on ne peut pas dire qu’il soit d’une grande utilité… Le « about US » est réduit à son strict minimum, tous les liens de l’entreprise dans le bas de page (About Us, Policy, Terms and Conditions, Career, Blog, Chargers, Usb Cable, Power Bank…) renvoient vers la page courante avec un #.

Nous avons acheté un exemplaire sur la nouvelle plateforme JoyBuy pour 19,99 euros (25,39 euros chez AliExpress, 27,59 euros sur Amazon). Son nom ? « Toocki Chargeur rétractable 3-en-1 67 W ultra rapide USB-C avec câble type-C et 2 ports USB ». Sur le produit, il est aussi indiqué une référence : TCT67-34B1.

Il complète la longue série de tests passés :

Pour moins de 20 euros, il propose un port USB Type-C, un autre Type-A, un câble intégré de 65 cm (avec port Type-C) et un écran pour connaitre la puissance délivrée et la norme utilisée pour la charge. Il est annoncé comme « GaN », c’est-à-dire que la puce utilise du nitrure de gallium à la place du silicium classique, permettant une réduction de la taille et du poids, avec une hausse de l’efficacité.

Le fabricant annonce jusqu’à 67 watts, utilisables sur un seul port. Sur le connecteur (femelle) Type-C, le constructeur indique que l’on peut récupérer jusqu’à 20 volts et 3,35 ampères, soit 67 watts (le compte est bon). Promesses tenues ? Nous allons voir cela.


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En faisant condamner Spliiit, la LFP a-t-elle marqué contre son camp ?

24 avril 2026 à 15:05
La notion de foyer hors jeu
En faisant condamner Spliiit, la LFP a-t-elle marqué contre son camp ?

C’est une première : Spliiit, le service de partage d’abonnements, a été condamné en référé par le tribunal judiciaire de Paris saisi par la Ligue de football professionnel (LFP). En cause : le partage de comptes pour Ligue 1 +, la plateforme de streaming de la LFP. 

La décision du tribunal judiciaire de Paris du 17 avril contre Spliiit a fait du bruit et pour cause : c’est la première fois que l’entreprise spécialisée dans le partage de comptes est condamnée. Par conséquent, elle a cessé de proposer le partage de Ligue 1 +, et supprimé toute référence au service de streaming de la LFP sur son site web, en vertu de la décision de justice. « Je suis tombé de ma chaise quand j’ai appris ça », déclare Jonathan Lalinec, le directeur général de Spliiit, à Next.

La question centrale autour de laquelle gravite toute cette histoire, c’est la notion de foyer. La formule principale de Ligue 1 +à 14,99 euros par mois (avec engagement 12 mois) autorise en effet la lecture sur 2 écrans en simultané. La communication du service de streaming a été pour le moins floue sur le sujet : au lancement de la nouvelle offre l’été dernier, le compte X (anciennement Twitter) de Ligue 1 +annonçait sans ambiguïté qu’il n’y avait pas de notion de foyer pour la gestion des 2 écrans.

Sur le compte Twitter de Ligue 1 +, en août 2025. Capture d’écran

Les conditions générales d’abonnement disent pourtant autre chose : la filiale LFP 2 qui opère Ligue 1 + se réserve en effet le droit de désactiver un compte abonné « en cas de partage de compte ayant pour effet de faire bénéficier à un tiers en dehors du foyer ». Ils indiquent par ailleurs que la notion de foyer « exclut totalement tout type de partage de compte via un site internet dédié, une application, un réseau social, une plateforme dédiée en tout ou partie à ce type de pratiques, etc. »

Le tribunal a nettement penché pour les arguments de la LFP. Spliiit avait pourtant bon espoir de faire entendre les siens. « Si on accepte de retirer Ligue 1 +, c’est la porte ouverte pour d’autres services qui pourraient se dire « on vous supprime » », explique Jonathan Lalinec. Le dirigeant s’était demandé s’il fallait aller devant le tribunal : « autant je suis prêt à me battre contre Netflix, Disney, Apple, mais si on est attaqué par un petit service comme ça, ça ne vaut pas le coup. »

Ligue 1 + n’était en effet qu’une goutte d’eau pour Spliiit : « ça représente 0,1% de nos abonnés », soit « un chiffre d’affaires de 3 000 euros » durant les sept mois où le service a été proposé en partage de comptes. Ces chiffres, transmis à la LFP, ont étonné la Ligue : « ils s’attendaient sans doute à ce qu’on ait des milliers d’abonnés Ligue 1 +, ce qui n’était absolument pas le cas ».

À la réception de la première mise en demeure, le directeur général n’était pas certain de vouloir se défendre face à la LFP, « je ne vous cache pas que des honoraires d’avocats ça coûte beaucoup plus cher ! » Mais finalement, Spliiit a voulu rester droit dans ses bottes : « on assume totalement ce qu’on fait ». Ça n’a pas fonctionné, et le référé est tombé. Une ordonnance qui ne fait pas une jurisprudence, « c’est une mesure provisoire qui est sur 180 jours donc pendant 180 jours on doit le retirer », précise Jonathan Lalinec. La LFP peut aller au fond, mais « on n’a pas eu d’informations là-dessus ».

La LFP n’a pas répondu aux sollicitations de Next pour le moment.

Carton rouge pour le partage de comptes

Ligue 1 + ne devrait de toute manière pas revenir de si tôt sur Spliiit. Dans son communiqué, la LFP ne parle pas explicitement de streaming ou d’IPTV illicites pour qualifier l’activité de l’entreprise. En revanche, l’organisateur du championnat de foot « réaffirme sa détermination à lutter contre toutes les formes d’exploitation non autorisée de ses services ». 

Illustration : Flock

Jonathan Lalinec regrette d’ailleurs la publication du communiqué : « On leur a dit [à la LFP] : « écoutez, ne communiquez pas forcément » », des discussions entre avocats ont eu lieu, « et le vendredi matin à 9 h, on a vu que le communiqué est parti, donc on s’est dit c’est qu’ils voulaient vraiment le faire savoir. Je pense qu’ils sont assez fiers de leur coup, mais c’est contre-productif pour eux ».

Car Spliiit se présente justement comme une solution contre le piratage. « Nos clients nous le disent eux-mêmes : sans ces services [de partage de comptes], j’aurais tendance à revenir sur de l’IPTV ou des plateformes de streaming [illégales] ». « On aurait pu travailler ensemble », déplore le dirigeant, « on aurait pu aider Ligue 1 +à recruter de nouveaux abonnés : quand vous partagez un abonnement, vous souscrivez directement à l’éditeur, donc vous ne consommez pas de l’IPTV ou du streaming illégal. »

Le service ne propose de ne partager que des comptes comprenant des options multi-utilisateur. « On n’a jamais eu BeinSport, parce que BeinSport n’a jamais eu d’offre multi-utilisateur », illustre le directeur, « donc de toute façon, si vous n’avez pas d’offre multi-utilisateur, vous ne serez jamais référencés […] tant qu’il n’y a pas d’abonnement partageable, on ne se permettra pas de le référencer ».

Disney, Netflix, Apple : toujours le flou

Sur un autre front, Spliiit est toujours en attente d’une décision de justice concernant le dossier qui l’oppose à Netflix, Disney et Apple regroupés au sein de l’ACE (Alliance for Creativity and Entertainment). Une plainte qui a fait l’objet d’une ordonnance de référé du tribunal judiciaire de Paris, en 2022.

Les différentes offres Spliiit.

Les trois plateformes états-uniennes reprochaient une atteinte à leurs marques, une incitation à enfreindre les conditions d’utilisation (partage hors foyer), des actes de concurrence déloyale et du parasitisme. Pour Spliiit, il n’existait ni contrefaçon évidente, ni trouble manifeste. Le tribunal a reconnu que les plaignantes avaient bien qualité à agir, mais que leurs règles de partage étaient (à l’époque) ambigües et incohérentes. Les services pouvaient aussi interpréter leurs propres règles.

Pas de condamnation de Spliiit donc, et renvoi à un procès au fond. Et depuis ? « La justice prend du temps, et entre 2021 et 2026, il s’est passé beaucoup de choses du point de vue des éditeurs », explique Jonathan Lalinec, « ils ont changé leurs offres, ils ont rajouté des offres payantes, l’offre extra abonné, l’offre abonné supplémentaire ». La notion de foyer a donc volé en éclat, contre monnaie sonnante et trébuchante. « C’est un procès qui est sans objet », affirme-t-il, « il a été repoussé, il aurait dû avoir lieu en 2023, repoussé en 2024, repoussé en 2025… »

L’an dernier, une médiation a été demandée par la justice « à la dernière minute », mais les parties ne sont pas parvenues à se mettre d’accord. Une plaidoirie a finalement eu lieu le 5 octobre, avec une décision programmée en décembre… et sans cesse reportée depuis : « je crois qu’on est au 14e report, donc voilà, je ne peux pas vous donner de date exacte ». Le jugement est attendu : « c’est vraiment la décision au fond de cette affaire qui permettra de trancher si l’abonnement, finalement, peut être partagé et sous quelles conditions. »

Spliiit est aujourd’hui un service qui se porte bien, avec 600 services référencés pour la presse, la musique et la SVOD, en France et en Europe et un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros.

☕️ Rémunération des stagiaires : fuite de données à l’Agence de services et de paiement

24 avril 2026 à 14:49


L’Agence de services et de paiement (ASP) a alerté, vendredi 24 avril, certains destinataires des versements qu’elle opère pour le compte de l’État d’une fuite de données susceptible d’avoir exposé des informations personnelles. En l’occurrence, la fuite concerne les usagers du portail Profil, dédié à la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle continue.

« Le 1er avril 2026, les équipes de l’Agence de services et de paiement ont détecté un accès frauduleux à un compte utilisateur ayant permis l’exfiltration de documents susceptibles de contenir des données personnelles vous concernant », décrit l’ASP dans cet email consulté par Next.

Outre les données d’état civil et les coordonnées (adresse postale), le périmètre de la fuite englobe également le numéro de sécurité sociale, le montant de l’aide perçue (avis de paiement) ainsi que les données bancaires (RIB).

Extrait du courrier envoyé par l’ASP – capture d’écran Next

L’ASP assure que l’incident a été « immédiatement pris en charge et circonscrit », et promet avoir pris les mesures techniques adéquates. « Le compte compromis a été sécurisé et les contrôles d’accès renforcés, affirme l’Agence, qui ajoute : « la vulnérabilité à l’origine de cet incident a été identifiée et corrigée ».

Aux usagers concernés, elle recommande une vigilance particulière « à l’égard de toute sollicitation inhabituelle ».

Même si la diffusion d’un RIB n’est pas censée présenter de risque en soi, la combinaison de données personnelles identifiantes et d’informations relatives au compte bancaire permet effectivement des scénarios malveillants poussés, qu’il s’agisse de campagnes de phishing ou de tentatives de prélèvements frauduleux.

Ni l’Agence, si ses deux ministères de tutelle (Agriculture et Travail) n’ont pour l’instant communiqué sur le volume de comptes concernés par cette fuite, qui vient alourdir un tableau déjà bien chargé dans l’univers des services publics.

Cette intrusion intervient quelques jours seulement après la révélation d’une fuite de 11,7 millions de comptes au niveau de France Titres, l’ex-ANTS.

Plus tôt, le système d’information sur les armes du ministère de l’Intérieur a fait l’objet d’une attaque en mars, tandis que des données du CNRS ont été récupérées en février dernier, et que l’Urssaf a déjà subi une fuite en janvier concernant 12 millions de victimes potentielles.

Anthropic et la stratégie marketing de la peur autour de sa nouvelle IA Mythos (2/3)

24 avril 2026 à 14:10
Fear, Uncertainty & Doubt
Anthropic et la stratégie marketing de la peur autour de sa nouvelle IA Mythos (2/3)

Le lancement de Mythos Preview, l’IA dédiée à la cybersécurité d’Anthropic, a défrayé la chronique en surfant sur la peur, l’incertitude et le doute concernant ses capacités de détection des failles de sécurité, et le nombre de vulnérabilités qu’elle pourrait identifier. Certains professionnels de la cybersécurité et de l’IA tempèrent cela dit ce marketing de la peur, voire émettent quelques critiques.

L’intelligence artificielle est un pharmakon tout à la fois susceptible d’empoisonner les systèmes d’information que de tenter les guérir, quand bien même elle semble pour l’instant favoriser les attaquants, comme le souligne la première partie de notre série de trois articles.

La chronologie des progrès fulgurants en matière d’identification des vulnérabilités, voire de développement d’exploits, par des IA, montre que Mythos Preview n’est que la cerise sur le gâteau d’un processus entamé il y a plusieurs années. Ce pourquoi il convient aussi de revenir, au-delà de la « hype », sur les principales critiques qui lui ont été associées.

« Peur, incertitude et doute »

Dans les années 70, le recours par IBM à des discours anxiogènes, voire à de la désinformation, afin de lutter contre la concurrence, avait donné naissance à l’expression « Fear, uncertainty and doubt » (FUD, litt. « peur, incertitude et doute »). Cette rhétorique marketing avait ensuite été notamment utilisée par Microsoft pour diaboliser Linux, accusé d’être un cancer communiste.

Le fait que Mythos Preview, l’IA orientée cybersécurité d’Anthropic annoncée le 7 avril dernier, ait d’ores et déjà identifié « des milliers de vulnérabilités critiques », y compris des failles 0-day, est un indéniable « coup de com’ ». S’il ne relève pas stricto sensu du FUD, dans la mesure où il ne diabolise pas ses concurrents, il a bel et bien généré de la peur, de l’incertitude et du doute.

Une stratégie assumée par Anthropic qui, au motif qu’il serait trop dangereux de le rendre accessible à tout le monde, en a réservé l’accès à une cinquantaine d’entreprises et organisations états-uniennes en charge d’infrastructures logicielles critiques (dont 11 seulement ont été nommées : AWS, Apple, Broadcom, Cisco, CrowdStrike, Google, JPMorganChase, la Linux Foundation, Microsoft, NVIDIA, et Palo Alto Networks), réunies au sein du projet Glasswing, pour éviter tout risque de prolifération non contrôlée.

Comme nous le relevions la semaine passée, hors États-Unis, seule l’AI Security Institute (AISI), l’organisme britannique dédié à la sécurité de l’IA, a pour l’instant pu l’évaluer. Plusieurs institutions gouvernementales européennes tentent depuis de négocier pour y avoir elles aussi accès, contribuant là aussi à attiser le FUD de ce côté-ci de l’Atlantique au sujet de la suprématie états-unienne, et de l’isolationnisme de l’administration Trump.

Signe de l’ampleur de la fébrilité générée par Mythos : quelques semaines seulement après avoir menacé de black-lister Anthropic, la Maison-Blanche conviait la semaine dernière son CEO Dario Amodei, après que l’administration Trump eut « reconnu le pouvoir » de Mythos, rapporte Axios. Un porte-parole de la Maison-Blanche a confié à Politico que le PDG d’Anthropic y avait rencontré de hauts responsables américains et « évoqué les possibilités de collaboration ».

Selon Bloomberg, l’Office of Management and Budget, en charge des agences fédérales, a déjà informées ces dernières qu’il s’apprêtait à leur donner accès à Mythos, afin qu’elles puissent se préparer. Dans le même temps, Anthropic « affronte l’administration Trump devant les tribunaux pour avoir mis sur liste noire son modèle d’IA Claude », relève CNN.

Il faudra cela dit attendre trois mois pour mesurer l’ampleur des dommages potentiels, Anthropic ayant annoncé qu’elle « rendra compte publiquement dans un délai de 90 jours des enseignements tirés, ainsi que des vulnérabilités corrigées et des améliorations apportées qui peuvent être divulguées ».

« Observant les réactions variées – allant de la panique au déni – à la suite des annonces autour de Mythos », le Conseil de l’intelligence artificielle et du numérique (CIANum), coprésidé par Guillaume Poupard, ex-patron de l’ANSSI, vient de publier une note appelant à « ne pas céder à la panique ambiante », et faisant clairement le lien entre l’annonce de Mythos Preview et le projet d’introduction en bourse d’Anthropic :

« Vanter la “dangerosité” de ses modèles s’ils tombent entre de mauvaises mains est une manière habile de mettre en avant leurs performances et de susciter un vif intérêt, y compris du côté des investisseurs. »

« La méthode n’est pas nouvelle », poursuit le CIANum, qui rappelle qu’en février 2019, OpenAI avait lui aussi affirmé que son modèle GPT 2.0 était « trop dangereux » pour être rendu public, avant de finalement le rendre public six mois plus tard, validant, là encore, la stratégie du FUD :


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96 % des demandes administratives de retraits concernent des contenus pédosexuels

24 avril 2026 à 13:15
Écumons !
96 % des demandes administratives de retraits concernent des contenus pédosexuels

En 2025, le nombre de demandes administratives de retraits de contenus, venant en grande majorité de l’Office anti-cybercriminalité, a augmenté de 8,7 % mais la plupart d’entre elles sont liées à des contenus pédosexuels. Celles concernant le terrorisme sont en nette baisse de 40 % par rapport à 2024.

Les demandes de retrait adressées par l’Office anti-cybercriminalité (OFAC) et contrôlées par la personnalité qualifiée (en l’occurrence, Laurence Pécaut-Rivolier, membre du collège de l’Arcom et conseillère à la Cour de cassation) ont augmenté de 8,7% entre 2024 et 2025 alors qu’il y avait eu une forte baisse entre 2023 et 2024.

Mais le rapport, publié ce 21 avril sur le site de l’Arcom, souligne que « les contenus à caractère pédopornographique demeurent largement majoritaires dans les demandes de retrait par rapport aux contenus à caractère terroriste, puisqu’ils représentent environ 96 % des demandes de retrait contrôlées par la personnalité qualifiée en 2025 ».

Un reflux des contenus signalés comme terroristes

De fait, dans les chiffres présentés par l’Arcom, les demandes de retraits de contenus pédocriminels augmentent de 12 % entre 2024 et 2025 alors que celles concernant le terrorisme baissent de 40 % par rapport à 2024, et même de 84 % par rapport à 2023 :

Évolution annuelle des demandes de retrait contrôlées par la personnalité qualifiée de l’Arcom

Dans ces chiffres, on peut voir une forte augmentation des demandes de retraits entre 2020 et 2023, suivie d’une baisse. Dans son rapport précédent [PDF], la personnalité qualifiée expliquait qu’ « après la hausse des demandes de retrait observée en 2023 par rapport à l’année 2022, tous les chiffres de retrait et de blocage sont en forte baisse en 2024 par rapport à l’année précédente ».

Elle ajoutait que « la baisse est particulièrement notable s’agissant des contenus d’apologie du terrorisme. Cette évolution peut s’expliquer par le caractère exceptionnel de l’année 2023, marquée par les crises géopolitiques, en particulier les attaques terroristes du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël et ses conséquences ».

Cette baisse des demandes de retraits de contenus concernant le terrorisme explique l’augmentation mécanique de la part des retraits concernant les contenus pédosexuels, qui représentaient « environ 80 % » des demandes contrôlées par la personnalité qualifiée en 2023.

Dans son dernier rapport, elle explique que « l’année 2024 avait été marquée par une forte baisse des retraits et blocages par rapport aux années précédentes. Les données de 2025 infirment cette tendance s’agissant des retraits ».

Évolution annuelle des demandes de blocage contrôlées par la personnalité qualifiée de l’Arcom

« Les blocages, eux, poursuivent leur décrue. Au final, en 2025, environ 0,23 % des demandes de retrait de l’OFAC donnent lieu à une demande de blocage (contre environ 0,61 % en 2024) », explique Laurence Pécaut-Rivolier dans son rapport.

En effet, à défaut du retrait dans les 24 heures de contenus faisant l’apologie des actes terroristes ou de leur incitation, l’OFAC peut demander aux fournisseurs d’accès à internet (FAI) le blocage de contenus en ligne conformément à l’article 6.1 de la LCEN. De même, il peut demander le retrait à l’hébergeur d’images de tortures ou d’actes de barbarie en suivant l’article 5 de la loi SREN.

Elle ajoute que « cette évolution peut s’expliquer par une meilleure réponse des fournisseurs de services à qui les retraits sont demandés par PHAROS, le blocage intervenant qu’en cas d’absence de retour de la plateforme à la demande de retrait ».

Évolution annuelle des demandes de déréférencement contrôlées par la personnalité qualifiée de l’Arcom

Un effort financier à maintenir

La personnalité qualifiée souligne que « si une partie des contenus dont le retrait est demandé par l’OFAC sont identifiés grâce à des signalements d’associations ou de particuliers, qui s’avèrent particulièrement utiles », ce sont de fait les équipes de cet organisme qui détectent directement « l’essentiel » de ces contenus problématiques.

« Dès lors, le nombre de contenus dont le retrait est demandé dépend fortement des moyens que l’OFAC peut mettre en œuvre à cette fin », soulignant en creux que plus l’OFAC est financé, plus la France pourra détecter et faire retirer ces contenus.

Pour effectuer ses contrôles, Laurence Pécaut-Rivolier est assistée d’une personnalité qualifiée suppléante et de deux des huit agents volontaires pour manipuler les postes de visionnage. Les séances durent « au maximum trois heures pour minimiser l’exposition des agents », et permettent de vérifier chacune, à un rythme soutenu, « environ 5 000 demandes adressées par l’OFAC ».

Interrogée par Next sur la rapidité de cette vérification, l’Arcom explique qu’ « en pédopornographie la caractérisation ne nécessite qu’une à deux secondes et que, par ailleurs, il existe des retraits de « séries » provenant du même site pour lequel nous pouvons procéder par sondages ». Elle ajoute que « l’équipe ne dispose pas d’outil spécifique ».

OctoTempo : Octopus se la joue Tempo d’EDF… avec un tableau trompeur. Voici notre comparo

24 avril 2026 à 12:44
Ayez confiansssssseeeeeee
OctoTempo : Octopus se la joue Tempo d’EDF… avec un tableau trompeur. Voici notre comparo

Avec sa nouvelle offre OctoTempo, Octopus cible directement les clients Tempo d’EDF. Le fournisseur d’électricité reprend les mêmes jours rouges, propose des plages d’heures creuses plus généreuses. Le prix du kWh est parfois identique, parfois moins cher, parfois plus… Difficile de s’y retrouver. Heureusement, Next vous propose un outil pour comparer les offres avec votre consommation réelle.

Octopus propose un nouvel abonnement pour la fourniture d’électricité : OctoTempo. La cible est claire : le tarif réglementé Tempo d’EDF. Cette offre est assez complexe avec des tarifs heures creuses et pleines différents en fonction de la couleur des jours (bleu, blanc ou rouge) ; soit six tarifs différents.

OctoTempo : la version Tempo d’Octopus, avec les mêmes jours rouges

Octopus Energy ne s’en cache pas sur son site : « Vous connaissez l’option Tempo des fournisseurs historiques ? Voici OctoTempo : plus d’heures creuses et des jours rouges à prix réduit […] Le tarif de votre option Tempo a augmenté depuis le 1ᵉʳ février 2026 ? Octopus pense à vous et vous offre une solution à des prix encore plus attractifs ».

Comme le rappelle EDF, les prix sont restés globalement stables au 1ᵉʳ février 2026 (- 0,3 % TTC pour le tarif bleu/réglementé de base,- 1,7% pour les heures creuses) sauf pour… Tempo avec une hausse « moyenne de + 6,2% TTC, soit une hausse moyenne de + 73 € TTC par an ».

OctoTempo a également six tarifs dans sa grille tarifaire (document contractuel). On retrouve les jours rouge, comme chez Tempo. Le fournisseur précise que ce sont les mêmes : « les deux options partagent les mêmes 22 jours rouges (définis par la CRE) ». Ils sont donc toujours placés entre novembre et mars. Cette année, le mois de mars s’est d’ailleurs terminé en apothéose par une série de plus d’une dizaine de jours rouges pour écouler les jours restants.

Plus d’heures creuses chez Octopus

Première différence, les jours rouges sont comptés sur une même journée chez Octopus selon son calendrier, là où EDF débute une couleur le matin à 6h00 et la termine le lendemain à 6 h (et non pas entre 00h00 et minuit).

Par exemple, si le 2 février est un jour rouge, le tarif rouge heures pleines s’applique entre 6 h et 22 h chez EDF, puis ce sont les heures creuses de 22 h (2 février) à 06 h le lendemain (3 février). Chez Octopus c’est tarif heures pleines de 7 h à 21 h et tarif heures creuses entre 00 h et 07 h puis entre 21 h et minuit, le tout sur la journée du 2 février. C’est en tout cas ce qu’indique le graphique ci-dessus.

Autre différence, la plage des heures creuses dépend de la période de l’année chez Octopus, mais elles sont toujours plus larges que les 8 h Tempo (entre 22 h et 6h00) : OctoTempo propose 10 heures en hiver (de 00 h à 7h00 puis de 21 h à minuit) et jusqu’à 16 heures en été avec 6 h de plus qu’en hiver, entre 11 h et 17 h. En été, les heures pleines ne sont donc que entre 7 h et 11 h, puis entre 17 h et 21 h.

Octopus compare OctoTempo et Tempo… mais « oublie » certains détails


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☕️ Erreur 521 en série : des dizaines de sites pirates hors ligne

24 avril 2026 à 12:37


Plusieurs sites de contenus piratés très populaires affichent désormais une erreur 521 de Cloudflare. Impossible d’y accéder, et le plus intéressant c’est qu’ils sont tous tombés en même temps : le serveur d’origine refuse la connexion ou ne répond plus.

Myflixerz, Sflix, Watchseries, HDtoday et d’autres encore sont aux abonnés absents. Ces sites distribuent des contenus piratés à grands flots, attirant des millions de visiteurs chaque mois… qui se cassent désormais le nez en tentant d’y accéder. Les noms de domaine existent toujours, Cloudflare est bien en place, mais l’erreur 521 indique que l’infrastructure qui héberge ces sites est hors ligne ou inaccessible.

Capture d’écran du site Myflyxerz

Cloudflare n’est donc pas responsable de ce mystérieux serrage de kiki. Comme le rapporte TorrentFreak, il est probable que ces dizaines de sites web ne soient pas indépendants : ils s’appuient sur un modèle « Piracy-as-a-Service » (PaaS) dans lequel le contenu est hébergé par des services communs comme MegaCloud ou VidCloud qui servent de colonne vertébrale technique.

Logiquement, si cette infrastructure centrale tombe, tous les sites qui s’y adossent également. Personne n’ayant revendiqué quoi que ce soit pour le moment, difficile de pointer du doigt le responsable. Néanmoins, plusieurs hypothèses sont sur la table. La première est probablement la moins probable, il s’agirait d’une coupure technique, une simple panne côté backend. L’ampleur de l’événement est tel que ce scénario semble peu crédible.

Autre hypothèse : une action concertée d’ayants droit. La Motion Picture Association (MPA) surveille activement ces réseaux. Le rapport de l’organisation, remis au représentant américain au commerce l’automne dernier (PDF), affirmait ainsi que les réseaux Myflixerz et Sflix avaient généré 622 millions de visites rien qu’au mois d’août 2025. Autant de manque à gagner…

Il existe un précédent. En 2023, l’Alliance for Creativity and Entertainment (ACE) mettait le grappin sur 2Embed, une infrastructure PaaS hébergeant de nombreux contenus distribués par une myriade de portails de streaming illicite. L’opération, menée au Vietnam, avait provoqué un effet domino sur de nombreux sites (dont la plupart se sont remis depuis).

Enfin, il peut s’agir tout simplement d’une coupure de l’accès par les services backend, qui peuvent l’avoir fait de leur plein gré ou sous la contrainte d’un hébergeur ou d’un fournisseur réseau. Dans tous les cas, les sites en question ne sont pas à court de ressources : ils finiront par réapparaitre un jour ou l’autre. Cela n’en reste pas moins un coup dur, car construire une nouvelle infrastructure PaaS demande du temps.

☕️ Next sera ce week-end au Festival des médias indépendants à Paris

24 avril 2026 à 11:37


Ce week-end des 25 et 26 avril aura lieu un Festival des médias indépendants réunissant plus de 40 médias, dont Next et les 7 médias membres de La Presse Libre, ainsi que Basta!, Blast, Bon Pote, Disclose, Facto !, Fakir, La Déferlante, Médianes, l’Observatoire des multinationales, Reporterre, Sciences Critiques, Socialter et StreetPress, notamment.

L’évènement (gratuit) aura lieu de 12 à 19 h à Ground Control, un lieu d’expérimentation et d’expression indépendant de 6500m² situé à proximité de la gare de Lyon, dans une ancienne halle de tri postal appartenant à la SNCF.

Une vingtaine de rencontres, échanges et table-rondes y discuteront de « Comment reprendre la main face aux algorithmes et médias des milliardaires ? », « Pourquoi et comment faut il critiquer les technosciences », « Comment informer sans désespérer ? » ou encore « Un google actualités des médias indépendants, est-ce possible ? ».

Next y sera présent dans une table-ronde consacrée au journalisme d’investigation, samedi de 16h45 à 18 h, où je me ferai un plaisir de répondre à vos questions :

« Comment travaillent les journalistes ? Comment trouvent-ils leurs sources ? Jean-Marc Manach a identifié en sources ouvertes (OSINT) plus de 10 000 sites d’info se présentant comme des médias, mais générés par des intelligences artificielles, polluant le paysage médiatique et relayant de nombreuses fakes news « hallucinées » par IA. Pauline Bock a révélé la manière dont un journaliste spécialisé dans la couverture de la justice a été condamné pour recel du secret de l’instruction et interroge la façon dont se construit l’information sur les procédures judiciaires, par nature secrètes. Tous deux vous racontent comment ils ont réussi à publier ces informations d’intérêt public. Une proposition de La Presse libre, animée par Romain Tord (Politis). »

Meta va licencier 10 % de ses effectifs, plan de départ volontaire chez Microsoft

24 avril 2026 à 10:34
Who's next ?
Meta va licencier 10 % de ses effectifs, plan de départ volontaire chez Microsoft

Meta et Microsoft ont tous deux confirmé cette semaine d’importantes coupes à venir dans leurs effectifs. Le premier prévoit de licencier 8 000 personnes, soit environ 10 % de ses équipes, d’ici le mois de juin, et réduit la voilure au niveau des nouvelles embauches. Le second vient pour sa part de lancer un plan de départ volontaire aux États-Unis. Environ 9 000 personnes seraient éligibles.

L’hémorragie se poursuit chez les géants de la tech, avec deux nouvelles coupes annoncées chez Meta et Microsoft, qui se préparent, chacun à sa façon, à supprimer plusieurs milliers de postes. Une nouvelle vague de licenciements partiellement imputée, au moins chez Meta, à la nécessité de dégager des ressources financières pour poursuivre les investissements liés à l’intelligence artificielle.

Meta supprime 8 000 postes, soit 10 % de ses effectifs

Chez Meta, l’échéance est fixée au 20 mai. C’est à cette date que l’entreprise débutera un plan qui doit conduire au départ de 8 000 personnes, soit environ 10 % de l’effectif mondial du groupe, selon un mémo interne dont la teneur a été révélée par Bloomberg. Le document dévoile par ailleurs que Meta met un terme à 6 000 recrutements ouverts.

Le message est signé par Janelle Gale, directrice des ressources humaines de Meta. Elle explique avoir dû prendre les devants en raison de fuites dans la presse. La rumeur d’un nouveau plan de grande ampleur circule en effet depuis la mi-mars. Le plan mis en œuvre au 20 mai se révèle toutefois plus modeste qu’anticipé, puisqu’on parlait à l’époque de 20 % des effectifs.

« Je sais que cette nouvelle est malvenue et que sa confirmation met tout le monde mal à l’aise, mais nous pensons que c’est la meilleure solution, compte tenu des circonstances, écrit Janelle Gale, avant de justifier la décision. Nous agissons ainsi dans le cadre de nos efforts continus pour gérer l’entreprise plus efficacement et pour compenser les autres investissements que nous réalisons. Ce choix est difficile et impliquera le départ de personnes qui ont apporté une contribution significative à Meta durant leur passage parmi nous. »

Ces « autres investissements » ne sont pas spécifiés dans le courrier, mais ils renvoient logiquement à l’IA et aux annonces formulées en juillet 2025 par Mark Zuckerberg, qui évoquait alors des « centaines de milliards de dollars » fléchés vers ses centres de données.

Meta a déjà procédé à plusieurs restructurations importantes ces dernières années. En novembre 2022, la société avait licencié 11 000 employés, avant de se séparer de 10 000 personnes supplémentaires en mars 2023. Début janvier 2026, elle remerciait par ailleurs 1 500 personnes de son Reality Labs, actant son détournement du métavers, pourtant ardemment promu par Mark Zuckerberg pendant la pandémie de Covid-19.

Microsoft lance un plan de départ volontaire aux États-Unis

Chez Microsoft, l’année 2025 a déjà été marquée par une double vague de licenciements, avec 6 000 personnes concernées en mai et 9 000 en juillet, soit un total de 15 000 postes supprimés. L’éditeur souhaite manifestement poursuivre sur cette lancée, mais il a cette fois choisi une voie moins brutale. D’après, là aussi, un mémo interne consulté par CNBC, Microsoft a proposé à ses employés basés aux États-Unis un plan de départ volontaire exceptionnel.

« Nous espérons que ce programme permettra aux personnes admissibles de franchir cette prochaine étape selon leurs propres conditions, grâce à un généreux soutien de l’entreprise », écrit dans ce courrier Amy Coleman, directrice des ressources humaines. Microsoft ouvre en effet ce guichet de départs sous conditions. Pour être éligible, il faut que l’âge de la personne concernée et son ancienneté dans l’entreprise égalent ou dépassent le nombre 70 (par exemple, être âgé de 50 ans et afficher au moins 20 ans de présence dans le groupe).

Les employés éligibles devraient recevoir les détails pratiques à partir du 7 mai. Une source proche du dossier a indiqué à CNBC que ce double critère d’âge et d’ancienneté rendrait éligibles environ 7 % des 125 000 personnes que Microsoft emploie aux États-Unis, soit environ 8 700 employés. Reste à voir si ces départs volontaires seront jugés suffisants, ou si l’éditeur décidera de lancer un nouveau plan, contraint cette fois, en suivant.

Microsoft n’invoque pas spécifiquement l’IA pour justifier ces différents plans, mais il est impossible de ne pas établir un parallèle, dans la mesure où l’éditeur a accéléré significativement ses dépenses d’investissement en la matière. Le groupe a d’ailleurs annoncé le 23 avril son intention de flécher l’équivalent de 18 milliards de dollars vers l’Australie, notamment pour construire des datacenters dédiés à l’IA.

Cette tension entre IA et ressources humaines vient également de justifier un plan social chez Oracle, avec potentiellement jusqu’à 30 000 employés informés par un email laconique que leur emploi dans le groupe était terminé.

☕️ Polymarket : un soldat US arrêté pour son gain de 430 000$ sur la chute de Maduro

24 avril 2026 à 09:53


Un soldat états-unien a été arrêté dans le cadre du pari sur la chute de Maduro, qui lui avait permis d’empocher 430 000 dollars sur Polymarket.

Ce gain avait été remarqué vu le montant du gain, et le timing du pari. L’utilisateur avait commencé à parier sur la plateforme Polymarket à propos du sujet « Maduro démis de ses fonctions avant le 31 janvier 2026 ? » le 31 décembre en augmentant sa mise de façon conséquente vendredi 2 janvier, juste avant l’enlèvement de Nicolás Maduro par l’armée états-unienne.

Le département de la Justice explique dans un communiqué de presse publié ce 23 avril qu’un soldat de l’armée américaine, Gannon Ken Van Dyke, est accusé d’ « utilisation illégale d’informations gouvernementales confidentielles à des fins personnelles, vol d’informations gouvernementales non publiques, fraude sur les matières premières, fraude électronique et réalisation d’une transaction financière illégale ».

Illustration : Flock

« Ces accusations découlent d’un stratagème présumé dans le cadre duquel VAN DYKE aurait utilisé des informations classifiées sensibles pour effectuer des paris sur Polymarket », ajoute le communiqué.

La piste d’un délit d’initié qui semblait assez probable suite à la découverte de ce pari se confirme.

« Le prévenu aurait trahi la confiance que lui avait accordée le gouvernement des États-Unis en utilisant des informations classifiées concernant une opération militaire sensible pour parier sur le calendrier et l’issue de cette même opération, dans le seul but d’en tirer un profit », affirme le procureur fédéral par intérim Jay Clayton :

« Il s’agit clairement d’un délit d’initié, illégal en vertu de la loi fédérale. Ceux à qui l’on a confié la protection des secrets de notre nation ont le devoir de les protéger, ainsi que les membres de nos forces armées, et non d’utiliser ces informations à des fins de gain financier personnel. »

Le procureur se voit obligé de réaffirmer que « les marchés prédictifs ne doivent pas servir de refuge pour exploiter à des fins personnelles des informations confidentielles ou classifiées détournées ».

Selon le communiqué, l’enquête aurait montré qu’après avoir gagné ses paris sur le sujet et que la presse s’en soit fait l’écho, Gannon Ken Van Dyke « aurait transféré la majeure partie de ses gains vers un coffre-fort de cryptomonnaies à l’étranger avant de les déposer sur un compte de courtage en ligne nouvellement créé ».

Il aurait essayé de cacher son identité, par exemple en demandant à Polymarket de supprimer son compte Polymarket, en prétendant avoir perdu l’accès à l’adresse e-mail associée au compte ou en modifiant l’adresse e-mail enregistrée sur son compte de crypto-monnaies.

Le soldat est poursuivi pour trois chefs d’accusation de violation du Commodity Exchange Act, « chacun passible d’une peine maximale de 10 ans d’emprisonnement ; un chef d’accusation de fraude électronique, passible d’une peine maximale de 20 ans d’emprisonnement ; et un chef d’accusation de transaction financière illégale, passible d’une peine maximale de 10 ans d’emprisonnement ».

Vers la fin du « 100 % renouvelable » ? La réforme du Scope 2 fait grincer des dents

24 avril 2026 à 08:26
Le courant ne passe pas
Vers la fin du « 100 % renouvelable » ? La réforme du Scope 2 fait grincer des dents

Une partie de l’industrie s’est levée comme un seul homme pour s’opposer à une réforme des règles de calcul des émissions indirectes de CO₂. Porté par le Greenhouse Gas Protocol, ce projet a pour objectif d’améliorer la fiabilité des données et leur utilité pour les politiques climatiques. Au vu de l’environnement politique aux États-Unis et des contraintes économiques, ces changements sont explosifs.

De grands groupes états-uniens (Apple, Amazon, FedEx, Akamai, GM, eBay…) mais aussi internationaux (BYD, Luxshare, Hon Hai…) ont signé une déclaration publique pour s’opposer à la réforme portée par le Greenhouse Gas Protocol qui veut donner davantage de transparence dans le calcul des émissions indirectes de gaz à effet de serre. C’est ce qu’on appelle le Scope 2, qui concerne les émissions liées à l’énergie (électricité, chaleur…) achetée et consommée par une entreprise.

Le Scope 1 correspond aux émissions directes, le Scope 3 mesure quant à lui toutes les autres émissions (indirectes), des fournisseurs au transport de marchandises, en passant par le déplacement des employés…

Du renouvelable en différé

Si ces émissions sont indirectes, c’est parce qu’elles sont attribuées à l’entreprise qui consomme une énergie produite ailleurs. Les émissions produites par une centrale électrique pour le compte d’une autre entreprise sont comptabilisées en Scope 2. La communication de ces émissions indirectes peut être obligatoire en fonction des régions.

Dans l’Union européenne, la directive relative à la publication d’informations en matière de durabilité (CSRD), en cours d’application à l’échelle du continent, doit présenter les émissions Scope 1 et Scope 2, ainsi que Scope 3 si l’information est pertinente en regard de l’activité de l’entreprise.

Le Greenhouse Gas Protocol (GHGP) est utilisé partout dans le monde, en Europe comme en Asie et aux États-Unis, c’est un référentiel qui, depuis 2015, sert de base à de nombreux cadres réglementaires. Les règles plus strictes de la réforme en cours ont été imaginées pour limiter les risques de greenwashing : le texte propose un alignement horaire entre la production et la consommation.

Les entreprises « compensent » leur consommation d’énergie fossile en achetant des certificats d’électricité renouvelable sur une base annuelle sans nécessairement refléter leur consommation réelle heure par heure. 


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☕️ Ubuntu 26.04 LTS est disponible en version finale, avec cinq ans de mises à jour

24 avril 2026 à 06:35


Un peu moins d’un mois après la bêta, Ubuntu 26.04 est disponible en version finale. Cette version baptisée Resolute Raccoon est une LTS, c’est-à-dire une Long Term Support avec cinq ans de support classique et cinq ans de plus avec Ubuntu Pro. Les LTS sont publiées tous les deux ans, en avril.

« Ubuntu 26.04 LTS est la première version Ubuntu à distribuer nativement NVIDIA CUDA », indique Canonical. La plateforme logicielle concurrente d’AMD, ROCm, est aussi disponible dans les dépôts d’Ubuntu. Dans les deux cas, ils sont disponibles via apt install. Le noyau Linux 7.0 avec la version 50 de GNOME (avec uniquement Wayland) sont de la partie.

« Ubuntu Desktop 26.04 LTS nécessite un processeur double cœur de 2 GHz ou plus, un minimum de 6 Go de RAM et 25 Go d’espace de stockage libre pour une expérience confortable », peut-on lire dans les notes de version. La distribution est, pour rappel, passée récemment à 6 Go recommandés, contre 4 Go pour la précédente LTS.

Vous pouvez également télécharger une des autres « saveurs » Edubuntu, Kubuntu, Lubuntu, Ubuntu Budgie, Ubuntu Studio, Xubuntu, Ubuntu Unity, Ubuntu Kylin et Ubuntu Cinnamon (les liens sont en bas de cette page).

La version 26.04.1 est prévue pour le 9 juillet 2026, c’est à ce moment-là que cette version devrait être poussée sur les systèmes en 24.04, le temps de s’assurer que le système est stable. Le travail continue sur Ubuntu 26.10 (Stonking Stingray), prévu pour le 15 octobre en version finale, avec une bêta fin septembre.

GPT-5.5, Privacy Filter, ChatGPT Images 2.0 : OpenAI fait feu de tout bois

24 avril 2026 à 06:08
Y en a un peu plus, je vous le mets quand même ?
GPT-5.5, Privacy Filter, ChatGPT Images 2.0 : OpenAI fait feu de tout bois

On n’en est pas à un nouveau LLM par jour, mais pas loin ! OpenAI a dévoilé GPT-5.5, alors que son prédécesseur GPT-5.4 remonte à début mars. Cette nouvelle version s’ajoute au lancement de ChatGPT Images 2.0 il y a quelques jours, et à celui de Privacy Filter qui masque les données personnelles dans du texte.

Il se passe toujours quelque chose chez OpenAI. Tenez, la startup a lancé cette nuit GPT-5.5, nouvelle version du grand modèle de langage qui propulse, entre autres, ChatGPT. Comme GPT-5.4 lancé le 5 mars, cette mouture est censée accélérer les tâches de productivité. Y compris quand la requête n’est pas tout à fait claire : « Vous pouvez confier à GPT-5.5 une tâche complexe et mal structurée, composée de plusieurs volets, et lui faire confiance pour planifier, utiliser des outils, vérifier son travail, composer avec l’incertitude et poursuivre le travail jusqu’au bout ».

OpenAI promet une amélioration sensible dans les capacités de raisonnement dans un contexte donné : en code agentique, en utilisation de l’ordinateur, dans le travail intellectuel et les premières étapes de la recherche scientifique. La société assure en outre que GPT-5.5 conserve la même latence par token que GPT-5.4, « tout en offrant un niveau d’intelligence supérieur ». 

Image : OpenAI

GPT-5.4 reste nettement moins cher à l’unité, avec un coût de 2,50 dollars en entrée et 15 dollars en sortie par million de tokens. GPT-5.5 double ces tarifs, mais le modèle compense par une plus grande efficacité, selon OpenAI : il utilise moins de tokens pour effectuer les mêmes tâches. Et ce serait aussi le cas dans Codex.

Les benchmarks publiés par OpenAI indiquent un bond réel dans les tâches agentiques : GPT-5.5 creuse nettement l’écart avec son prédécesseur direct et ses concurrents sur Terminal-Bench, qui mesure la capacité à utiliser un ordinateur, enchaîner des actions, planifier et corriger ses erreurs. Sur les tests de torture plus classiques, la progression du LLM est incrémentale avec des gains modérés sur GDPval (tâches professionnelles réelles) et OSWorld (usage d’un ordinateur).

Image : OpenAI

GPT-5.5 est en phase de déploiement pour les abonnés payants (Plus, Pro, Business, Enterprise) et dans Codex. GPT-5.5 Pro l’est également pour les utilisateurs Pro, Business et Enterprise. L’API y aura droit très bientôt. ChatGPT intègre la déclinaison Thinking de GPT-5.5 dans les formules Plus, Pro, Business et Enterprise.

Privacy Filter masque les informations privées

L’entreprise a également présenté un modèle tout à fait inédit, OpenAI Privacy Filter, dont la mission est de détecter et de supprimer des données personnelles (PII) dans du texte. Le modèle doit comprendre le contexte linguistique, identifier des informations personnelles (même implicites) et distinguer ce qui est public de ce qui relève de la vie privée.

Dit autrement, ce filtre de confidentialité ne se contente pas de repérer des informations basiques comme « @exemple.com » ou un numéro de téléphone. Il est en mesure de décider si cette information doit être masquée, en fonction de l’usage. Le modèle peut être exécuté en local : pas besoin d’envoyer le texte contenant des données sensibles sur un serveur, tout est fait par l’appareil. 

Par conséquent, il s’agit d’un modèle relativement petit (1,5 milliard de paramètres, dont 50 millions sont actifs) qui peut tout de même traiter des documents relativement longs, jusqu’à 128 000 tokens. Privacy Filter couvre huit catégories de données : personnes privées, adresses, emails, téléphones, URL, dates privées, numéros de compte et secrets (mots de passe, clés API, etc.). Attention cependant, ce n’est pas un outil d’anonymisation complet : il peut en effet se tromper et il nécessite absolument une validation humaine dans les cas sensibles.

Le modèle est publié en poids ouverts sous licence Apache 2.0, sur Hugging Face et GitHub. OpenAI le propose à des fins d’expérimentation, de personnalisation, mais aussi dans le cadre d’un déploiement commercial. Privacy Filter est conçu pour s’intégrer dans les bases de données indexées, les outils d’analyse ou de support client, les systèmes de logs ou dans les pipelines d’entraînement de modèles.

ChatGPT Images 2.0, toujours plus loin dans le faux

Si OpenAI a abandonné ses prétentions en matière de génération vidéo en fermant Sora sans cérémonie, la génération d’images, elle, est toujours aussi importante. L’entreprise a lancé le 21 avril ChatGPT Images 2.0, un peu plus d’un an après la première version. Le nouveau modèle est censé respecter scrupuleusement les instructions, qu’il s’agisse de placement et de relation entre les objets, ou de rendu de textes denses.

Image générée par ChatGPT Images 2.0.

Images 2.0 devrait donc se montrer plus doué pour générer des bandes dessinées en respectant le look des personnages d’une case à une autre, des pages de magazine avec une typographie correcte, mais aussi des interfaces d’applications et de jeux, des storyboards et des assets marketing.

Une des nouveautés intéressantes d’Images 2.0 : le mode « Thinking » du modèle peut effectuer des recherches en ligne pour obtenir des informations en temps réel, créer plusieurs images distinctes à partir d’une seule requête, et vérifier ses propres résultats. Les images générées, que l’on peut modifier et affiner, peuvent monter à une résolution 2K. OpenAI fait enfin une sacrée promesse, celle que les images générées par Images 2.0 fassent moins « générées par IA » — floutant un peu plus la frontière entre le vrai et le faux.

La saga continue : un paquet NPM vérolé de Bitwarden CLI a dérobé des secrets

23 avril 2026 à 16:36
Dominos
La saga continue : un paquet NPM vérolé de Bitwarden CLI a dérobé des secrets

Le paquet NPM du CLI de Bitwarden publié comme la version 2026.4.0 est en fait un malware qui récupère les secrets, clés SSH et autres identifiants. Cette version a été rapidement étiquetée comme « obsolète » et l’équipe du projet a contacté NPM pour que le paquet soit retiré au plus vite.

Dans la série des attaques de la supply chain, on continue. Après Trivy, LiteLLM, Axios et hier Xinference, on ajoute aujourd’hui le client en ligne de commande du gestionnaire de mots de passe Bitwarden. Cette fois, c’est le paquet NPM (Node Package Manager) du CLI qui a été visé avec l’utilisation du numéro de version 2026.4.0, la légitime dernière version 2026.3.0 ayant été publiée il y a trois semaines.

L’alerte vient de l’équipe de l’entreprise de sécurité JFrog. Prévenue par un utilisateur, l’équipe de Bitwarden a répondu avoir bien constaté le problème : « Nous avons depuis étiqueté comme « obsolète » cette version et contacté NPM pour qu’elle soit supprimée ». Aucun autre paquet ou application/extension de Bitwarden ne semble compromis, pas plus que les coffres-forts des utilisateurs.

De fait, expliquent les chercheurs de JFrog, le paquet vérolé utilise les mêmes métadonnées dans le fichier build/bw.js que la 2026.3.0 du paquet, mais elle renvoie le fichier preinstall et le binaire bw vers un script bw_setup.js. Celui-ci vérifie d’abord si l’environnement d’exécution JavaScript Bun est installé et en récupère une version si ce n’est pas le cas.

Encore une récupération des secrets, avec un traitement spécial pour GitHub

Suite à ça, le paquet verolé peut lancer l’attaque via l’exécution du fichier bw1.js. Celui-ci cible des fichiers de configuration utilisés par les développeurs pour stocker des informations comme les clés SSH, les identifiants Git, NPM, AWS, Google Cloud Platform, ou encore les fichiers de configuration de l’IA Claude ou de celle de Kiro.

Concernant GitHub, le paquet pirate va plus loin. D’abord, il vérifie que les identifiants sont bons via https://api.github.com/user. Ensuite, il va essayer d’extraire davantage d’informations confidentielles hébergées sur GitHub.

Concernant l’exfiltration, le paquet vérolé a deux méthodes possibles. Soit il exfiltre les données via une requête POST après les avoir sérialisées dans un JSON, compressées et chiffrées. Si cette méthode ne fonctionne pas, il peut utiliser GitHub pour stocker dans un nouveau dépôt les blobs JSON des données récupérées.

Pour celles et ceux qui auraient installé cette fausse version 2026.4.0 du CLI de Bitwarden, il faut partir du principe que les identifiants des outils cités ci-dessus sont compromis, explique JFrog. Il faut donc d’abord désinstaller le paquet NPM @bitwarden/cli et renouveler les secrets susceptibles d’avoir été compromis. Voici les commande proposées (la dernière permet d’empêcher l’exécution automatique de scripts à l’installation de paquets) :

npm uninstall -g @bitwarden/cli
npm cache clean --force
npm config set ignore-scripts true

Pour chercher des traces du piratage et du téléchargement de Bun, voici deux commandes proposées par Jfrog. Si vous avez des résultats, alors inquiétez-vous.

rg -n "audit\\.checkmarx\\.cx|LongLiveTheResistanceAgainstMachines|beautifulcastle" .
ls -la bun bun.exe bw1.js bw_setup.js 2>/dev/null

Encore TeamPCP ?

Dans le titre de son billet sur cette attaque, JFrog l’attribue rapidement au groupe de pirates TeamPCP qui serait aussi responsable de celle contre Xinference. Mais son équipe ne donne aucune information qui pourrait permettre d’identifier le groupe. Sur X, le compte « officiel » de TeamPCP a été suspendu.

De son côté, Socket estime que « ce paquet a été compromis lors de ce qui semble être une nouvelle attaque de TeamPCP ». « L’attaque semble avoir exploité une action GitHub compromise dans le pipeline CI/CD de Bitwarden, ce qui correspond au schéma observé dans d’autres dépôts touchés par cette campagne », explique d’ailleurs Socket qui ajoute que cette attaque se place dans la continuité de celle que l’entreprise a découverte hier sur la supply chain Checkmarx de KICS.

Dans un message, l’équipe de Bitwarden a confirmé avoir identifié que cette version vérolée du paquet a été distribuée pendant environ 1h30 ce mercredi 22 avril et qu’elle se situait « dans le cadre d’un incident plus général affectant la supply chain de Checkmarx ».

Elle explique que son enquête « n’a révélé aucun élément indiquant que les données du coffre-fort des utilisateurs finaux aient été consultées ou aient été exposées à un risque, ni que les données ou les systèmes de production aient été compromis. Dès que le problème a été détecté, les accès compromis ont été révoqués, la version malveillante de npm a été retirée, et des mesures correctives ont été immédiatement mises en œuvre ».

« Bitwarden a mené à bien un examen de ses environnements internes, de ses processus de déploiement et des systèmes associés, et aucun autre produit ou environnement affecté n’a été identifié à ce stade. Un CVE concernant la version 2026.4.0 de Bitwarden CLI est en cours d’émission dans le cadre de cet incident », ajoute l’équipe.

☕️ Un robot de Sony bat des champions humains au ping-pong

23 avril 2026 à 15:50


Si les robots ne sont pas encore capables d’asservir l’humanité, ils peuvent déjà nous battre aux échecs ou au Go (Deep Blue et AlphaGo), au poker (Cepheus) et désormais… au ping-pong. Un robot mis au point par Sony AI a battu des athlètes humains.

Les frères Lebrun peuvent trembler. Le robot Ace a remporté trois matchs sur les cinq qui l’ont opposé à des champions de chair et de sang. Ce projet de recherche de Sony AI s’intéresse depuis un moment au tennis de table, une discipline dans laquelle la perception de l’environnement, les réflexes et la rapidité des réactions sont primordiaux.

Sony AI compte déjà à son actif GT Sophy, le pilote IA que les joueurs peuvent affronter dans la simulation de course Gran Turismo. Ace s’appuie sur des principes similaires, mais dans le monde réel avec suivi des effets et analyse des trajectoires complexes, le tout avec des temps de réponse d’une précision de l’ordre de la milliseconde.

« La vitesse en robotique, lorsqu’elle n’est pas prédéterminée, reste l’une des dernières frontières dans ce domaine », explique Michael Spranger, président de Sony AI. Les robots autonomes ont encore de la difficulté à « interagir avec leur environnement, et encore plus avec des humains, aux vitesses auxquelles nous sommes habitués ». Le projet a été conçu pour « franchir cette limite ».

Ace est monté sur un bras à huit articulations et une base mobile. Pas d’yeux pour le robot, mais neuf capteurs d’image (IMX273) et de mouvement (IMX636) répartis dans la pièce qui couvrent la table sous différents angles. Cet attirail lui permet de suivre la balle, aussi bien sa position que la rotation, avec une latence de perception de 10,2 millisecondes. Ça n’est pas anodin : une balle peut dépasser les 20 m/s, avec des effets de rotation de 160 révolutions par seconde, et plus.

Le système de caméras se concentre sur le logo présent sur la balle pour en estimer la rotation et l’axe, le tout en quelques millisecondes. L’agent du robot, son « cerveau », est entraîné avec des données synthétiques issues de parties jouées par des humains. Le système, qui ajuste ses mouvements 1 000 fois par seconde, peut ajuster la trajectoire de sa frappe en plein mouvement « pour tenir compte des dynamiques imprévisibles d’un échange en conditions réelles », explique le labo, comme une balle qui touche le filet, ce qui en modifie la trajectoire et l’angle. 

L’étude a été publiée dans Nature.

Pour chaque coup, le robot pioche dans une sélection de plusieurs gestes appris à l’avance (smash, coup lifté, etc.) qu’il transmet ensuite à son système moteur. 3 000 heures de jeu en simulation ont alimenté cette bibliothèque. Mais parfois, l’intelligence artificielle peut surprendre même les plus aguerris.

Pendant un match, Ace a ainsi intercepté la balle très tôt pour lui donner un effet coupé. Un geste que l’ancien pongiste olympique Kinjiro Nakamura pensait impossible : « Je ne l’avais même pas vu chez les meilleurs joueurs. Mais maintenant que j’ai vu le robot le faire à une distance aussi courte, cela signifie que les humains pourraient aussi y parvenir ».

Plus de 100 pays dotés de logiciels espions, nous évoluons « entre la paix et la guerre »

23 avril 2026 à 15:19
Enlarge your surveillance
Plus de 100 pays dotés de logiciels espions, nous évoluons « entre la paix et la guerre »

Après avoir initialement été utilisés pour cibler des dissidents, défenseurs des droits humains et journalistes, les logiciels espions seraient de plus en plus utilisés pour cibler des banquiers et des cadres supérieurs fortunés.

Le National Cyber Security Centre (qui fait partie du GCHQ, le service de renseignement technique britannique) estime qu’une centaine de pays se sont procurés des logiciels espions, a appris POLITICO.

En 2023, le NCSC estimait qu’ils étaient plus de 80, et soulignait que « la prolifération et l’utilisation irresponsable d’outils de piratage commerciaux » constitueront « une menace croissante pour les organisations et les individus à l’échelle mondiale au cours des cinq prochaines années ».

Dans un rapport intitulé « La menace de la cyberprolifération commerciale », le centre prévenait que « les logiciels espions, les pirates informatiques à louer et l’accès à d’autres capacités cybernétiques devraient faire l’objet d’une demande croissante à l’échelle mondiale, ce qui entraînera très certainement une menace accrue pour un large éventail d’industries » :

« Au cours de la dernière décennie, plus de 80 pays ont acheté des logiciels de cyberintrusion, et certains États les ont certainement utilisés de manière irresponsable pour cibler des journalistes, des militants des droits de l’homme, des dissidents et des opposants politiques, ainsi que des représentants de gouvernements étrangers. En outre, le développement du marché des pirates informatiques à louer accroît le risque de ciblage imprévisible ou d’escalade involontaire. »

Les banquiers et cadres fortunés, nouvelles cibles des logiciels espions

Le NCSC souligne aujourd’hui que le champ d’action des logiciels espions se serait depuis « élargi », les banquiers et cadres supérieurs fortunés étant de plus en plus souvent pris pour cibles, relève nos confréres.

À lui seul, NSO, dont le logiciel Pegasus a longtemps été considéré comme le plus puissant du marché, dénombrait de son côté 22 utilisateurs actifs de son logiciel espion dans 12 pays européens, en 2022.

Du fait des scandales rattachés aux cibles identifiées de Pegasus, et du fait que les États-Unis l’avaient placé sur sa liste noire, le ministère israélien de la Défense avait réduit le nombre de pays autorisés à importer ces systèmes de 102 à 37.

Acculée, l’entreprise israélienne a depuis été rachetée par un groupe d’investisseurs dirigé par un producteur hollywoodien, qui en a confié la direction à David Friedman. Ancien avocat d’affaires ayant notamment défendu les intérêts de Donald Trump dans le cadre des faillites de ses casinos d’Atlantic City, il avait été nommé ambassadeur des États-Unis en Israël de 2017 à 2021, sous la première présidence de Donald Trump.

« Le bouleversement géopolitique le plus profond de l’histoire moderne »

Dans son discours d’ouverture de CYBERUK 2026, le principal évènement britannique dédié à la cybersécurité, Richard Horne, CEO du NCSC, se compare à un conducteur de voiture, en plein ouragan, sur un tronçon étroit, demandant à son navigateur comment conduire, sans visibilité au-delà de son capot.

Évoquant la carte du nombre grandissant de « no-fly zones » interdites de survol, du fait des risques d’interférences GPS, et des conflits armés en cours, il estime que « nous vivons actuellement le bouleversement géopolitique le plus profond de l’histoire moderne » :

« Comme l’a déclaré en décembre Blaise Metreweli, le chef du MI6, notre monde est aujourd’hui plus dangereux et plus disputé qu’il ne l’a été depuis des décennies. Nous évoluons dans un espace situé entre la paix et la guerre. »

Quatre « incidents d’importance nationale » par semaine

En octobre, il avait indiqué que le NCSC traitait en moyenne quatre « incidents d’importance nationale » par semaine. Si les chiffres restent relativement stables, il constate cela dit un changement quant à l’origine de ces attaques :   

« Les activités criminelles telles que les ransomwares restent la menace la plus répandue pour la grande majorité des organisations, mais la plupart des incidents d’importance nationale dont mes équipes s’occupent actuellement proviennent, directement ou indirectement, d’États-nations. »

Les services de renseignement et forces armées chinoises « font désormais preuve d’un niveau de sophistication impressionnant dans leurs opérations cybernétiques », précise-t-il. Le NCSC estime que l’Iran recourt « très certainement » à des cyberattaques pour soutenir la répression à l’encontre de citoyens britanniques, considérés comme une menace pour le régime.

La Russie, de son côté, « met à profit les enseignements tirés de ses expériences cybernétiques sur le théâtre des opérations et les applique au-delà du champ de bataille » contre les États qu’elle considère comme hostiles.

☕️ 705 000 candidats à Parcoursup victimes d’une nouvelle fuite de leurs données personnelles

23 avril 2026 à 13:41


Dans un communiqué, le ministère de l’Enseignement annonce que, à « la suite d’un signalement intervenu courant mars 2026, ses équipes […] ont identifié une usurpation frauduleuse affectant le compte d’un module de gestion des données Parcoursup réservé à l’usage des personnels de la région académique Occitanie ».

Le vol des données, qui n’avait pas été repéré jusqu’à présent, remonte à octobre 2025, soit il y a six mois tout de même. Sont concernés, « environ 705 000 candidats, résidant en Occitanie ou y ayant formulé des vœux au cours de la session 2023 ou de la session 2025 ».

La liste des informations personnelles est assez longue : nom, prénom, nationalité (française, UE ou hors UE), date de naissance, adresse physique et email, numéro de téléphone, des informations sur la scolarité, le statut boursier, le parcours de formation et, pour les mineurs, le lien de parenté et la catégorie socio-professionnelle des responsables légaux.

Comme le veut la loi, les personnes concernées sont informées et la CNIL notifiée. Une plainte a été déposée auprès de la procureure de la République de Paris, affirme le ministère. Les risques pour les usagers victimes du vol de leurs données sont toujours un peu les mêmes : tentatives d’hameçonnage (phishing), escroquerie et usurpation d’identité.

Il y a une dizaine de jours, le ministère de l’Éducation nationale expliquait que des données d’élèves étaient exposées après une cyberattaque visant ÉduConnect. En mars, c’était le portail RH Compas qui avait laissé fuiter les informations de 243 000 agents et stagiaires. Chez France Titres, ce sont pas moins de 11,7 millions de comptes qui sont touchés.

Cette semaine, le hacker HexDex a été arrêté en France, en Vendée. Il revendique des dizaines de cyberattaques en France contre des fédérations sportives, mais aussi des institutions et services officiels français avec le système d’information sur les armes du ministère de l’Intérieur (SIA), l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), Choisir le service public gouv, etc. Aucun lien n’est fait entre HexDex et cette fuite de Parcoursup.

Google lance ses TPU v8 et spécialise ses puces pour l’IA : enjeux et comparatif maison

23 avril 2026 à 13:21
T’es Pas Unifié
Google lance ses TPU v8 et spécialise ses puces pour l’IA : enjeux et comparatif maison

Google vient d’annoncer sa nouvelle génération de Tensor Processing Unit, alias TPU, des puces spécialisées dans les calculs liés à l’IA (générative). Google change son fusil d’épaule pour les v8 et spécialise ses puces. On vous explique les enjeux et les approches techniques, avec en prime un tableau comparatif des sept dernières générations de TPU.

Pour cette huitième génération, Google présente deux versions distinctes : TPU 8t et TPU 8i. Ce n’est pas la première fois que la gamme est séparée en deux, il y avait les TPU v5e et v5p, qui misaient respectivement sur l’efficacité énergétique pour les premiers, la puissance brute pour les seconds.

C’est par contre la première fois que Google sépare ses puces en fonction des usages. Le fabricant s’en sert d’ailleurs comme un argument : « nous avons conçus les TPU 8t et 8i comme deux systèmes distincts et spécialisés, adaptés aux exigences futures et complexes du cycle de vie de l’IA ». Dans un autre billet de blog, Google explique « que les deux puces peuvent gérer différentes charges de travail, mais la spécialisation permet d’obtenir des gains significatifs ».

Tableau comparatif des TPU v3 aux v8, huit ans d’évolution

Pour commencer, et comme à notre habitude, Next vous propose un tableau récapitulatif des caractéristiques techniques et des performances des dernières générations de TPU de Google. Nous sommes remontés jusqu’au v3 de 2018 :


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☕️ SpaceX aurait courtisé Mistral avant son deal avec Cursor

23 avril 2026 à 12:55


Cursor pourrait tomber dans l’escarcelle de SpaceX, pour la modique somme de 60 milliards de dollars. Mais l’acteur majeur du spatial avait d’autres projets en tête pour rattraper son retard dans un secteur des outils de génération de code dominé par Claude Code, Codex et donc, Cursor. Ces dernières semaines, xAI (qui a fusionné avec SpaceX) aurait en effet planché sur un partenariat à trois, avec Cursor… et le groupe français Mistral.

Les discussions rapportées par Business Insider se seraient tenues au plus haut niveau de SpaceX. Elon Musk aurait en effet évoqué cette idée d’une collaboration resserrée avec les deux entreprises IA, dans l’idée de rivaliser avec Anthropic et OpenAI. Rappelons que si l’accord avec Cursor devait capoter, SpaceX s’est engagé à verser 10 milliards de dollars d’indemnités.

Michael Nicolls, le président de xAI et dirigeant de SpaceX, déplorait début avril dans un mémo que son entreprise était « clairement en retard » sur la concurrence. Et qu’il fallait accélérer pour se mettre au niveau, d’où la proposition à Cursor. Business Insider ne donne pas d’autres détails sur la nature de ce ménage à trois, mais le site rappelle que Devendra Chaplot, membre fondateur et cocréateur des premiers LLM de Mistral AI, a rejoint les rangs de xAI où il supervise l’entraînement des modèles de langage.

SpaceX n’était manifestement pas seul sur les rangs pour acquérir Cursor. Microsoft aurait également jeté un œil sur le dossier, selon des sources de CNBC. Le géant du logiciel a cependant décidé de ne pas faire de proposition. Microsoft part de moins loin que SpaceX/xAI dans le domaine des outils IA de codage, grâce à GitHub Copilot qui compte 4,7 millions d’utilisateurs payants, indiquait en début d’année Satya Nadella, le CEO du groupe. C’est 75 % de plus qu’il y a un an.

Codex vient de son côté d’atteindre les 4 millions d’utilisateurs actifs, soit 1 million de plus qu’il y a deux semaines. Codex pose les bases de la fameuse « superapp » d’OpenAI.

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