Belkin propose une panoplie de chargeurs USB, nous en avons testé deux. Le premier promet de recharger deux appareils simultanément avec une puissance de 30 watts chacun. Le deuxième est très compact et promet jusqu’à 25 watts. Les comptes sont bons ? Les chargeurs ne chauffent pas trop ? Réponse dans notre test du jour.
Après Ugreen et Anker, changeons de continent pour arriver aux États-Unis avec Belkin. C’est un vieux de la vieille puisque l’entreprise a été fondée il y a plus de 40 ans. En 2018, changement de programme puisque la marque et sa filiale Linksys sont rachetées pour 866 millions de dollars par le Taïwanais Foxconn.
Historiquement, la marque est liée à Apple et, aujourd’hui encore, elle continue de proposer de nombreux accessoires et chargeurs pour les produits de la Pomme. Des produits Belkin sont d’ailleurs référencés dans l’Apple Store, comme Anker.
Après avoir passé en revue des chargeurs pas chers (et mauvais), ainsi que des modèles de chez Ugreen et Anker, nous testons aujourd’hui deux chargeurs Belkin : le premier de 60 watts, le second de 25 watts. Nous les avons achetés via la boutique officielle de Belkin sur Amazon.
Belkin BoostCharge Pro de 60 watts : 2x 30 watts, pour de vrai ?
Le chargeur Belkin BoostCharge Pro avec deux ports USB Type-C de 60 watts est vendu 17,98 euros sur Amazon (en direct). Les deux ports sont identiques et permettent, selon le fabricant, de monter à 30 indépendamment l’un de l’autre.
Il reste 93% de l'article à découvrir. Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article. Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.
Google n’en finit pas de revoir sa gestion d’Android Open Source Project (alias AOSP). C’est la version open source (sous licence Apache 2.0) du système d’exploitation mobile utilisée par des fabricants et développeurs de ROM alternatives, comme LineageOS.
Google indique à Android Authority que la publication du code source se fera désormais deux fois par an, « au deuxième et au quatrième trimestre de chaque année ». Cela correspond au rythme de déploiement d’Android, avec une version majeure au deuxième trimestre et une mineure au quatrième.
Jusqu’à présent, la version AOSP était publiée « dans les jours suivant le déploiement de la mise à jour correspondante sur ses propres appareils mobiles Pixel », rappellent nos confrères. Désormais, Google va se garder une longueur d’avance.
Flock
L’annonce est confirmée sur cette page, avec un message pour les développeurs : « À partir de 2026, pour nous aligner sur notre modèle de développement stable et garantir la stabilité de la plate-forme pour l’écosystème, nous publierons le code source sur AOSP au deuxième et au quatrième trimestre. Pour créer et contribuer à AOSP, nous vous recommandons d’utiliser android-latest-release au lieu de aosp-main. La branche de fichier manifeste android-latest-release fera toujours référence à la version la plus récente envoyée à AOSP ».
Google précise à nos confrères que cela ne devrait rien changer pour les correctifs liés à la sécurité : « l’entreprise continuerait à publier chaque mois des correctifs de sécurité sur une branche dédiée uniquement à la sécurité pour les versions pertinentes du système d’exploitation, tout comme elle le fait aujourd’hui », affirme Android Authority. Pourtant, ce fonctionnement aussi a changé il y a quelques mois, au grand dam de LineageOS.
Il y a un peu moins d’un an, Google annonçait que le développement d’Android passait uniquement en interne, avec une conséquence visible : la version publique d’Android est toujours en retard sur la version interne. Google bascule de plus en plus dans un modèle où ses smartphones seront en avance sur les autres niveau logiciel.
Free ajoute du TFTP à sa Freebox… Super, mais c’est quoi exactement et à quoi ça sert ? Next vous explique, avec un exemple : démarrer une machine virtuelle depuis le réseau.
Hier, Free a mis en ligne une mise à jour 4.9.15 pour ses Freebox Révolution, Pop, Delta et Ultra. Elle corrige quelques bugs, mais apporte surtout une nouveauté logicielle : un serveur TFTP ou Trivial FTP (File Transfer Protocol). On parle aussi d’un protocole simplifié de transfert de fichiers. Simplifié dans le sens « sans authentification ni chiffrement ».
TFTP dans le Partage de fichiers : ça marche comment ?
Il reste 94% de l'article à découvrir. Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article. Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.
Le CES est l’occasion pour Asus de dégainer son premier routeur Wi-Fi 8… enfin un « concept » plus exactement, pas encore un produit commercial. Broadcom continue de décliner sa gamme de puces pour le Wi-Fi, tandis que MediaTek occupe le terrain médiatique avec une annonce (vide). 2026 devrait être l’année des premières annonces de produits.
Depuis des années, les fabricants sont en avance sur la norme. Le Wi-Fi 8 n’est pas encore officiel que déjà les annonces pleuvent durant le CES de Las Vegas. Asus par exemple présente un « concept » de routeur en Wi-Fi 8 : le ROG NeoCore.
Asus partage une image, mais ne donne aucune caractéristique technique. Le fabricant se contente de déclarations du genre : « le Wi-Fi 8 ne consiste pas seulement à augmenter les débits – il s’agit de rendre chaque connexion plus intelligente et plus fiable », explique Tenlong Deng, vice-président chez Asus.
Alors que les routeurs de nouvelles générations sont souvent bardés d’antennes bien visibles, le ROG NeoCore n’en a aucune extérieure. Le fabricant affirme que « ses premiers routeurs domestiques WiFi 8 arriveront en 2026 ». L’entreprise propose plus de détails sur la technologie du Wi-Fi 8 sur cette page.
Des puces Wi-Fi 8 chez Broadcomm et MediaTek
Broadcomm de son côté annonce un APU BCM4918 ainsi que deux puces BCM6714 et BCM6719 ; tous avec le Wi-Fi 8 en ligne de mire. Le fabricant avait déjà présenté sa puce BCM6718 en octobre dernier, elle aussi en Wi-Fi 8. Des échantillons sont déjà disponibles pour certains clients triés sur le volet.
La BCM6714 propose 3 flux en 2,4 GHz (3×3) et 4 flux en 5 GHz (4×4), tandis que la BCM6719 est en 4×4 sur les deux bandes de fréquences. Les deux disposent d’un amplificateur de puissance sur les 2,4 GHz pour « réduire les composants externes et améliorer l’efficacité des ondes ». La BCM6718 prend pour sa part en charge trois bandes de fréquences (2,4, 5 et 6 GHz) en 4×4, mais sans amplificateur intégré.
MediaTek aussi répond présent à l’appel du Wi-Fi 8 avec sa famille Filogic 8000… et c’est à peu près tout. Le reste du communiqué parle des avantages et espoirs du Wi-Fi 8, pas des caractéristiques des futures puces de MediaTek, dont les premiers exemplaires « devraient être livrés aux clients plus tard cette année ».
Le Wi-Fi 8 fonctionne déjà (en labo), les nouveautés attendues
En octobre, TP-Link affirmait réaliser pour la première fois des échanges de données en Wi-Fi 8, via un prototype développé dans le cadre d’un partenariat industriel (sans précision supplémentaire).
Le Wi-Fi 8 ne devrait pas révolutionner les débits – même si certains parlent de 100 Gb/s, bien au-delà de ceux théoriques du Wi-Fi 7 (46 Gb/s) – mais augmenter grandement la fiabilité, notamment dans des conditions difficiles. Le Wi-Fi 8 est aussi connu sous la norme IEEE 802.11bn Ultra High Reliability (UHR).
« Le Wi-Fi 8 pourrait atteindre des débits théoriques proches de 100 Gb/s, mais sa priorité serait une expérience plus fluide et stable », affirmait TP-Link. « L’objectif de cette norme de nouvelle génération est d’améliorer l’expérience utilisateur en augmentant, non seulement la vitesse, mais aussi la fiabilité ». La latence devrait aussi être améliorée », expliquait HPE.
Qualcomm en parle comme « un tournant fondamental : il va au-delà des débits pour privilégier des performances fiables dans des conditions réelles et difficiles ». Le Wi-Fi proposera une « connectivité cohérente, à faible latence et presque sans perte, même dans des environnements (mobiles) très encombrés, sujets aux interférences ».
Rendez-vous en 2028 pour la finalisation, cette année pour les produits
L’été dernier, nous avions publié un tour d’horizon des attentes du Wi-Fi 8, avec par exemple la coordination multi-AP (points d’accès multiples) souvent mise en avant. Citons également des améliorations sur la gestion du spectre, avec « le fonctionnement dynamique du sous-canal DSO/l’accès au canal non principal NPCA ». La finalisation de la norme est attendue pour 2028.
Comme c’était déjà le cas pour les précédentes versions, des produits seront commercialisés bien avant, dès cette année selon les déclarations du jour d’Asus par exemple. Le programme de certification du Wi-Fi 7 est par exemple arrivé en janvier 2024… bien après les premiers produits sur le marché, basés sur des brouillons de la norme.
Deux chargeurs Anker de 65 et 100 watts sont passés dans notre laboratoire de test. Pas de soucis sur les performances de charge en USB Type-C, conformes aux annonces du fabricant. Attention par contre au câble USB livré dans le bundle du Anker 317 et à la charge en USB Type-A du PowerPort III.
La société est basée à Shenzhen. Elle a été créée il y a maintenant près de 15 ans (2011) par un ancien de chez Google. L’entreprise affirme être la première « marque à adopter les chargeurs au nitrure de gallium (GaN) », dès 2018. Ils sont « connus pour leur haute efficacité, leur taille réduite et leur puissance de sortie accrue par rapport aux chargeurs traditionnels à base de silicium », clame le constructeur. Cette technologie est aujourd’hui largement répandue chez plusieurs constructeurs de chargeurs USB.
Anker est cotée en bourse depuis 2020. Après des années relativement tranquilles, son cours a doublé en juin 2025. Ce même mois de juin 2025 était décidément animé pour le fabricant qui a lancé des campagnes de rappel sur pas moins de six batteries externes. Une série pouvait prendre feu ; pour les autres, Anker parle d’un « excès de prudence ».
Qu’en est-il de la qualité des chargeurs USB ? Nous passons deux modèles à la moulinette : le Anker 317 avec un seul port USB Type-C de 100 watts et le PowerPort III (A2667) de 65 watts avec trois ports USB.
Si dans l’ensemble tout se passe bien, il y a tout de même quelques couacs à y regarder de plus près, notamment sur le câble USB livré dans le bundle d’un des chargeurs.
Il reste 92% de l'article à découvrir. Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article. Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.
Lors du CES, AMD a présenté ses nouveautés qui n’ont pas grand chose de nouveau. Les Ryzen AI 400 sont des copies des 300, le Ryzen 7 9850X3D est une version plus rapide du 7 9800X3D et les Ryzen AI Max+ ont droit à un GPU plus rapide.
Après Intel qui a lancé ses Core Ultra Series 3 (Panther Lake), passons chez AMD avec les Ryzen AI 400 (Pro) alias Gorgon Point. Les processeurs sont construits autour de l’architecture Zen 5 (et sa déclinaison allégée 5c), déjà présente dans les Ryzen AI 300 (Strix Point)lancé en juin 2024. On retrouve aussi un NPU XDNA de 2ᵉ génération, là encore comme dans la série 300. La partie graphique ne change pas non plus avec du RDNA 3.5 (Radeon 8x0M).
Ryzen AI 400 : vous voyez les 300 ? Ben c’est pareil…
À référence identique, le nombre de cœurs est le même. Le Ryzen AI 9 465 par exemple a 10 cœurs, exactement comme le Ryzen 9 365. La répartition est identique avec 4x Zen 5 et 6x Zen 5c pour les deux CPU. Les fréquences aussi sont les mêmes : jusqu’à 5 GHz en mode Boost pour Zen 5, 3,3 GHz maximum pour les cœurs Zen 5c et 2 GHz en fréquence de base, aussi bien pour le Ryzen AI 9 365 que le 465.
Pour d’autres, seule la fréquence Boost change avec jusqu’à 5,2 GHz pour les Ryzen 9 AI HX 475 et 470 au lieu de 5,1 GHz pour les AI HX 375 et 370. Parfois, c’est la partie graphique qui est légèrement améliorée, comme le Ryzen AI 5 430 qui a une Radon 840M au lieu d’une 820M pour le AI 330, ou alors la fréquence du GPU est augmentée (3,1 GHz sur le AI 9 HX 475 au lieu de 2,9 GHz sur le 375 par exemple).
Il y a également un peu de changement sur le NPU dont la puissance de calcul peut désormais atteindre 60 TOPS.
Bref, rien de révolutionnaire, une simple petite mise à jour avec principalement un « 4 » à la place du « 3 ». Les premières machines avec un Ryzen AI de la série 400 sont attendues à partir de ce trimestre chez Acer, ASUS, Dell, HP, Gigabyte et Lenovo.
Deux nouveaux Ryzen AI Max+ avec un GPU plus performant
Deux nouvelles références Ryzen AI Max+ sont aussi annoncées : les 392 et 388. Cette gamme de processeurs ne dispose pour rappel que de cœurs Zen 5 (aucun cœur n’est en Zen 5c, moins performants mais plus économes). Le Ryzen AI Max+ 392 en a 12 comme le AI Max+ 390, tandis que le Ryzen AI Max+ 388 en a 8 comme le AI Max+ 385.
Contrairement à leur grand frère, ces deux nouveaux CPU ont une partie graphique Radeon 8060S avec 40 cœurs graphiques au lieu d’une 8050S avec seulement 32 cœurs, tandis que la fréquence gagne 100 MHz pour arriver à 2,9 GHz. AMD renforce donc la partie graphique de ses processeurs, déjà un point fort de cette gamme.
Le NPU est toujours à 50 TOPS. Là encore la disponibilité est prévue pour ce trimestre.
Sur le jeu, AMD enfonce le clou avec le Ryzen 7 9850X3D
Enfin, AMD annonce un Ryzen 7 9850X3D avec 8 cœurs Zen 5 et un 3D V-Cache de 2ᵉ génération de 96 Mo, pour un total de 104 Mo de mémoire cache sur le processeur. Il vient donc redonner un coup de jeune au Ryzen 7 9800X3D (qui a lui aussi 104 Mo de cache) avec une fréquence plus élevée de 5,6 GHz en boost (au lieu de 5,2 GHz), mais toujours à 4,7 GHz de base.
AMD annonce des performances « jusqu’à 27 % supérieures à celles de l’Intel Core Ultra 9 285K ». Le processeur est toujours sur socket AM5 et AMD promet aussi quelques pourcents de gain par rapport au Ryzen 7 9800X3D, comme on peut le voir dans le graphique ci-dessous comparant le Core Ultra 9 285K, le Ryzen 9800X3D et le 9850X3D.
Six AMD Ryzen AI Embedded P100
AMD pense aussi au monde de l’embarqué avec des AMD Ryzen AI Embedded P100 Series doté de 4 ou 6 cœurs Zen 5. Le NPU affiche 30 ou 50 TOPS, la connectivité est en 10 Gb/s, la DDR5 à 5 600 MT/s, etc. Le TDP varie entre 15 et 54 watts suivant les références.
Voici le détail des puces :
Lisa Su expose des dies : GPU MI455X et CPU Venice (Zen 6)
Enfin, AMD profite du CES pour parler un peu de ses prochains GPU pour serveurs et pour l’intelligence artificielle : les AMD Instinct. Il était notamment question de la série MI500 « prévue pour 2027 », qui devrait proposer « jusqu’à 1 000 fois plus de performances en AI que les GPU AMD Instinct MI300X introduits en 2023 ».
AMD présentait aussi son rack Helios, déjà annoncé en octobre dernier. Il comprend des processeurs AMD Epyc Venice avec la future architecture Zen 6 ainsi que des GPU Instincts MI455X. Lisa Lu présentait durant la conférence un (imposant) die du GPU de l’Instinct MI455X (le rectangle dans les photos ci-dessous) et un tout aussi imposant die du CPU Venice (le carré).
AMD annonce jusqu’à 2,9 ExaFLOPS de puissance de calcul (sans indiquer la précision) pour son rack Helios, avec 31 To de mémoire HBM4 et 4 600 cœurs CPU Zen 6. Pour la connectivité, AMD affiche le logo de l’Ultra Ethernet sur ses documents, sans plus de détails.
La version 1.0 de cette norme, qui se pose comme un concurrent de l’Infiniband de NVIDIA, a été mise en ligne au début de l’été 2025. Dans le comité directeur, on retrouve AMD, mais aussi Arista, Broadcom, Cisco, Eviden, HPE, Intel, Meta, Microsoft et Oracle. Google Cloud, NVIDIA, Qualcomm, Synopsys et Marvell (pour ne citer qu’eux) sont des membres du consortium.
Intel vient d’annoncer sa nouvelle famille de processeurs Core Ultra Series 3 pour les ordinateurs portables. Les processeurs ont jusqu’à 16 cœurs CPU (il y en a trois types différents) et peuvent intégrer pour certains une partie graphique Arc B3x0. Ce sont les premiers CPU gravés avec le procédé Intel 18A. Les premières machines seront disponibles dans quelques jours.
Une fois n’est pas coutume, posons-nous deux secondes avant d’entrer dans le vif du sujet. Les Core Ultra Series 3 sont une famille de processeurs à l’intérieur de laquelle on trouve des gammes de CPU Core Ultra 3, Ultra 5, Ultra 7, etc.
Core Ultra Series : résumé des trois saisons en cours
Il reste 96% de l'article à découvrir. Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article. Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.
La nouvelle génération de plateforme pour l’IA de NVIDIA est là. Il s’agit d’un couple CPU/GPU avec Vera Rubin. Les performances sont en hausse, comme le nombre de transistors sur le GPU Rubin qui augmente de 60 % ! D’autres composants sont mis à jour, notamment sur les échanges entre puces et le réseau.
Au CES 2026 de Las Vegas, NVIDIA parle de sa plateforme Rubin, qui viendra remplacer Blackwell. Rubin est « construite à partir de six nouvelles puces, chacune avec un rôle spécifique dans l’usine de l’IA et pensée dès le départ pour fonctionner au sein d’un système unifié à l’échelle d’un rack ».
Vera remplace Grace (CPU), Rubin remplace Blackwell (GPU)
Rubin est aussi le nom du nouveau GPU de nouvelle génération, qui viendra donc succéder à Blackwell (en hommage au mathématicien David Blackwell). Rubin est un hommage à Vera Rubin, une « astronome américaine principalement connue pour son étude sur la vitesse de rotation des étoiles dans les galaxies spirales », rappelle Wikipédia.
Et Vera alors ? Le nom a été donné à la partie CPU qui accompagne la plateforme Rubin. Elle succède à Grace, présentée en même temps que la génération Hopper de GPU, avant Blackwell (et après Ampere). Grace Hopper était un hommage à une informaticienne américaine.
On résume :
Plateforme Hopper : CPU Grace, GPU Hopper
Plateforme Blackwell : CPU Grace, GPU Blackwell
Plateforme Rubin : CPU Vera, GPU Rubin
CPU Vera : 88 cœurs Arm, « multithreading spatial » et la blinde de cache
Il reste 89% de l'article à découvrir. Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article. Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.
Après avoir passé en revue des chargeurs à moins de 20 euros vendus sur des marketplaces comme Amazon, Cdiscount et AliExpress, nous nous sommes penchés sur des chargeurs de marques connues en France. Nous commençons avec Ugreen et deux chargeurs de 45 et 65 watts, achetés sur la marketplace d’Amazon.
Ugreen est une marque chinoise fondée à Shenzhen au début des années 2010. Pour se lancer à l’international, elle a massivement utilisé des plateformes comme Amazon, AliExpress et eBay. En juillet 2024, Ugreen débute en bourse… puis se casse la figure dans les semaines qui suivent ; son cours est divisé par deux. Depuis août 2025, Ugreen reprend du poil de la bête et dépasse largement son niveau d’introduction (+ 27,60 % depuis le début).
L’entreprise s’est largement diversifiée et propose désormais des batteries externes, des stations d’accueil, des câbles, des NAS, etc. Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur deux chargeurs USB avec trois ports de charge chacun, dont deux Type-C à chaque fois.
Ils revendiquent respectivement 45 et 65 watts. Promesses tenues pour respectivement moins de 17 et 23 euros ? Si oui, dans de bonnes conditions et sans trop chauffer ? Une chose est sûre, nous sommes à mille lieues des chargeurs USB « no name » que nous avions achetés quelques euros sur les marketplaces de plusieurs boutiques en ligne.
Ugreen X527 : chargeur GaN avec trois ports USB, jusqu’à 45 watts
Il reste 94% de l'article à découvrir. Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article. Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.
Lorsque la CNIL parle des caméras « touristiques », il s’agit de celles utilisées par des communes pour « valoriser un territoire ». La Commission rappelle qu’elles « ne devraient pas permettre la collecte de données personnelles ».
Problème : « lors de contrôles, la CNIL a constaté qu’il était parfois possible de distinguer, sur les vidéos et photographies diffusées par les communes sur leurs sites web à des fins de promotion touristique, des personnes dans leur quotidien ainsi que des plaques d’immatriculation des véhicules dans le champ des caméras ».
La Commission explique que cela constitue un traitement de données personnelles et qu’il doit donc respecter le RGPD. Certaines communes ont fait valoir « que l’utilisation de ces caméras […] reposait sur la base légale de l’intérêt légitime ».
La CNIL n’est pas du même avis et parle d’un « traitement de données personnelles disproportionné au regard de sa finalité ». De plus, « ce type de dispositif ne permet pas aux personnes de s’opposer à cet enregistrement avant le recueil des images ». Les communes ciblées et les griefs précis ne sont pas indiqués.
Les caméras permettaient d’observer « des moments de vie personnels » comme ceux aux terrasses de bars, ou lors de manifestations sur la voie publique, mais aussi des moments « intimes » avec des caméras sur les entrées et fenêtres d’habitations par exemple. La Commission rappelle aussi qu’il existe des risques de « cambriolages, harcèlement, chantage, violences conjugales ».
La CNIL n’interdit pas les caméras touristiques, mais à condition qu’elles respectent la vie privée des personnes. Un exemple de bonnes et mauvaises pratiques est donné avec Notre-Dame à Paris :
Au CES, Qualcomm fait des annonces autour des ordinateurs portables avec ses deux nouvelles puces Snapdragon X2 Plus, des voitures (connectées) avec Snapdragon Digital Chassis et des robots avec Dragonwing IQ10.
Comme toujours avec le CES de Las Vegas, les annonces sont nombreuses du côté des fabricants de puces. On ouvre le bal avec Qualcomm et sa gamme de SoC Snapdragon X2 Plus, avec des cœurs Oryon de 3ᵉ génération.
Snapdragon X2 Plus : 6 ou 10 cœurs au choix, avec ou sans « Performance »
Le processeur vient donc se positionner en dessous des Snapdragon X2 Extreme et Elite annoncés en septembre dernier. Ils ont pour rappel eux aussi des cœurs Oryon de troisième génération : 18 jusqu’à 4,4 GHz pour la version Extreme, 18 ou 12 jusqu’à 4 GHz pour la version Elite.
La version Plus du Snapdragon X2 ne propose que six ou dix cœurs maximum, là encore jusqu’à 4 GHz. Qualcomm dispose de deux types de cœurs : les Prime (les plus rapides) et les Performance (moins énergivores).
La version du X2 Plus avec dix cœurs dispose de deux six cœurs Prime et de quatre cœurs Performances, tandis que la version à six cœurs laisse tomber les cœurs Performance pour n’avoir que des Prime. À voir les conséquences que cela aura, surtout sur l’autonomie des machines.
Voici notre tableau récapitulatif des SoC Qualcomm avec des cœurs Oryon de 3ᵉ génération :
Des ordinateurs Copilot+ arrivent, avec jusqu’à 80 TOPS pour l’IA
Pas de changement pour le NPU qui revendique une puissance de calcul de 80 TOPS sur des entiers en 8 bits. La LPDDR5x grimpe jusqu’à 9 523 MT/s (MegaTransferts par seconde) avec une capacité de 128 Go au maximum ; le bus est sur 128 bits, la bande passante de 152 Go/s.
Attention toutefois à la partie graphique sur laquelle Qualcomm ne donne que très peu d’informations (comme trop souvent) : il s’agit dans les deux cas d’un Adreno X2-45 cadencé à 1,7 GHz sur le Snapdragon X2 Plus avec dix cœurs, contre 0,9 GHz seulement sur la version six cœurs ; soit un rapport quasiment du simple au double…
Du classique pour le reste avec huit lignes PCIe 5.0, quatre lignes PCIe 4.0, de l’USB4 (40 Gb/s), du Wi-Fi 7 et Bluetooth 5.4 via le FastConnect 7800 System, de la 5G jusqu’à 10 Gb/s avec le modem Snapdragon X75, un ISP Spectra pour le traitement des images, etc. Tous les détails sont disponibles dans ce document (pdf).
Les nouveaux Snapdragon X2 Plus seront disponibles dans des PC estampillés Copilot+ durant le premier semestre de l’année. Ce sont pour rappel des portables avec au moins 40 TOPS pour le NPU. Les machines seront moins performantes que celles avec des SoC Snapdragon X2 Elite (et Extreme évidemment) : l’autonomie sera aussi à surveiller, surtout pour la version six cœurs.
Toujours dans le monde de l’automobile, mais plus particulièrement sur les fonctions d’aide à la conduite ADAS (Advanced Driver Assistance System), Qualcomm s’associe à ZF « pour fournir une solution ADAS de pointe et évolutive qui combine des capacités avancées de calcul et de perception de l’IA ».
L’autre gros morceau des annonces de Qualcomm concerne les robots avec la plateforme Qualcomm Dragonwing IQ10. Le constructeur parle du « cerveau du robot » avec un ensemble complet qui « intègre matériel, logiciel et IA ».
Qualcomm indique travailler avec plusieurs entreprises du secteur : Advantech, APLUX, AutoCore, Booster, Figure, Kuka Robotics, Robotec.ai et VinMotion « afin de proposer à grande échelle des robots ». Le robot VinMotion’s Motion 2 (présenté il y a une semaine) est exposé sur le stand de Qualcomm ; il est par contre équipé de la plateforme de la génération précédente, la Qualcomm Dragonwing IQ9.
Sur son site Transition2025.com, le nouveau maire de New-York, Zohran Mamdani, a publié fin décembre des invitations pour sa cérémonie d’investiture. L’événement s’est déroulé à Broadway, entre Liberty St. et Barclay Street (au niveau de l’hôtel de ville de New York, dans le sud de Manhattan).
Rien de bien surprenant, jusqu’à se rendre dans la liste des objets autorisés et interdits dans la foire aux questions. Du classique à première vue, avec en-cas et thermos de boissons autorisés, tandis que les armes, drones, boissons alcoolisées, drogues, bâtons… étaient interdits.
En fin de liste, deux produits ont tapé dans l’œil d’Adafruit (un revendeur bien connu dans le monde de la bidouille) : Raspberry Pi et Flipper Zero.
« Si les inquiétudes tournaient autour des interférences, de la perturbation des ondes ou du piratage, le document ne le précise pas. Il reste vague, citant quelques appareils et espérant que le message passe. La curiosité est désormais interdite », fustige Adafruit.
Alors que le reste de la liste comprend des catégories de produits (parapluies, stylos laser, drones…), ce n’est pas le cas pour le Raspberry Pi et le Flipper Zero. Le premier est un micro-ordinateur vendu quelques dizaines de dollars, le second une boite à outils principalement conçue pour des tests d’intrusion et/ou de cybersécurité.
Les usages des deux machines peuvent être détournés, mais comme n’importe quel autre produit du genre… et il en existe de nombreuses autres références chez d’autres fabricants. Sans compter les smartphones, dont certains peuvent aussi avoir ce genre de capacité.
« Si l’objectif était d’interdire « les appareils électroniques non identifiés », « les dispositifs d’interférence de signal » ou « les outils de piratage », la liste devrait l’indiquer clairement », indique enfin Adafruit. Le revendeur ajoute que « donner des noms de marque risque de créer de la confusion ».
Plusieurs de nos confrères (dont BleepingComputer) ont contacté le service presse de Zohran Mamdami, sans réponse pour le moment.
La Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) publie depuis janvier 2025 des « Flash ingérence ». Il s’agit de présenter « des actions d’ingérence économique dont des sociétés françaises sont régulièrement victimes ».
Le 9ᵉ numéro date de décembre et porte sur « l’usage de l’intelligence artificielle dans le monde professionnel ». Le flash « évoque le cas de trois entreprises françaises ayant été confrontées à des dérives ou des comportements à risque associés ou permis par l’usage de l’IA ». Trois exemples sont donnés :
Des salariés d’une entreprise française stratégique ont utilisé un outil d’IA générative pour traduire des documents confidentiels
Une société délègue entièrement l’évaluation de ses partenaires commerciaux à un outil d’IA
Une entreprise française a été victime d’une tentative d’escroquerie par hypertrucage (deepfake) associant le visage et la voix de son dirigeant grâce à l’IA
Le numéro précédent portait sur les approches malveillantes sur les réseaux sociaux, avec là encore trois exemples :
Une start-up se voit proposer un investissement par un intermédiaire au profil douteux à la suite d’échanges sur un réseau social professionnel.
Un chercheur est approché sur un réseau social professionnel par un individu prétendant qu’une célébrité internationale souhaite financer ses travaux.
Après avoir créé un faux profil sur un réseau social professionnel, un individu parvient à obtenir des informations sensibles auprès de salariés d’une société.
Les flashs précédents portaient notamment sur l’absence de protection des logiciels à usage industriel, des incidents impliquant des chercheurs étrangers accueillis dans le cadre de programmes académiques officiels, sur le facteur humain (principal vecteur de compromission des systèmes d’information), sur l’utilisation d’outils numériques personnels à des fins professionnelles, sur les visites publiques de sites industriels, de sociétés ou de laboratoires, sur les risques d’atteinte à la réputation d’entreprises ou de laboratoires français évoluant à l’international, etc.
Aujourd’hui, les serveurs de Netatmo ont décidé de fêter la nouvelle année à leur manière, avec une panne. En conséquence, « les applications et le contrôle à distance ne sont pas disponibles ». C’est déjà la quatrième fois en cinq mois…
Les messages sont nombreux sur les réseaux sociaux : les serveurs Netatmo ne répondent plus. C’est également confirmé par les retours sur Downdetector, avec les premiers signalements aux alentours de 10 h et une montée en puissance jusqu’à la fin de la matinée. Cet après-midi aussi les serveurs semblent hors service. Cela tombe mal alors que la France est traversée par une vague de froid.
Sur la page dédiée à la gestion des incidents, Netatmo confirme et précise que ses « équipes travaillent actuellement à la résolution de l’incident afin que tout rentre dans l’ordre dans les meilleurs délais », sans plus de détail. Par contre, aucun message sur X ni réponse aux internautes pour le moment, que ce soit avec le compte officiel ou le compte support.
Le fabricant précise que « les applications et le contrôle à distance ne sont pas disponibles, mais le contrôle manuel et l’enregistrement des données continuent de fonctionner normalement », ces dernières seront donc disponibles quand la situation sera revenue à la normale.
« Toutes les fonctionnalités seront restaurées automatiquement, aucune action de votre part n’est nécessaire », ajoute le fabricant. Il précise aussi qu’une « partie des utilisateurs de Home + Control ne peuvent pas accéder à l’application ».
Comme le rapporte mac4ever, les applications affichent un message un peu plus précis : « vos produits continuent de fonctionner en autonomie même s’ils ne sont plus connectés : les Caméras enregistrent les événements, les Thermostats régulent le chauffage, les interrupteurs contrôlent les lumières… et vous retrouverez le contrôle total très bientôt ! ».
Selon certains, la situation semble revenir doucement à la normale. N’hésitez pas à nous faire part de vos retours si vous êtes concernés. Quoi qu’il en soit, Netatmo enchaine les pannes ces dernières semaines, avec un incident du même genre le 5 novembre, un autre le 29 octobre, le 27 septembre…
Cela relance encore une fois la question de la dépendance des produits connectés aux serveurs du fabricant. Nous en avions fait un édito il y a déjà plus de cinq ans… et la situation n’est pas franchement meilleure aujourd’hui.
Linky permet d’avoir un historique précis de sa consommation dans le temps et vous permet ainsi de choisir l’offre la plus adaptée en fonction de vos habitudes. Problème, Enedis ne permet plus que le téléchargement de sept jours avec le détail de la consommation horaire. Next vous propose une solution pour contourner cette limitation.
Mise à jour du 2 janvier 2026. Comme nous l’a fait remarquer un lecteur, le script ne fonctionnait plus. Enedis est en effet passé en « v2 » sur son API ; nous avons donc dû légèrement adapter notre script (l’URL de téléchargement pour être précis). Le reste de notre tuto est exactement le même.
Le script est de nouveau fonctionnel et permet donc de télécharger des semaines ou des mois complets de données Enedis, alors que le site officiel impose une forte limitation : « En affichage horaire, la période sélectionnée peut s’étendre jusqu’à 7 jours ».
Vous pouvez ensuite fusionner les données pour n’avoir qu’un seul fichier puis l’injecter dans notre outil pour comparer les offres. Celui-ci est un peu vieillot, on se donne rendez-vous en début de semaine pour une version mise à jour, avec bien plus de forfaits à comparer. En attendant, profitez du week-end pour récupérer vos données depuis le site d’Enedis.
Article original du 28 mai 2025. En octobre, nous vous expliquons comment récupérer un an de données de consommation, avec le détail heure par heure de votre consommation électrique. Des informations précieuses pour comparer les offres des différents fournisseurs, et notamment la formule Tempo qui dispose de pas moins de six tarifs en fonction des jours de l’année.
Enedis limite fortement le téléchargement de vos données
Quelques semaines après la mise en ligne de notre comparateur interactif se basant sur vos données de consommation, Enedis modifiait son site et ajoutait une limitation importante : le téléchargement de la consommation horaire ne pouvait plus dépasser sept jours. Encore aujourd’hui, cette restriction est de mise. C’est largement insuffisant pour comparer les offres ; le mieux étant de regarder sur une année complète de données afin de prendre en compte les variations saisonnières.
Le service presse d’Enedis n’a pas répondu à nos questions, mais le service client nous expliquait en février que la plateforme avait « été modifié au profit d’une nouvelle interface ». Le but était « d’améliorer l’expérience utilisateur ». Cette mise à jour a cassé l’export classique des données. Le service client d’Enedis ajoutait alors que le « support informatique travaill[ait| activement à la mise en production de celle-ci » et que la fonctionnalité devrait être de retour « dans les prochaines semaines ». Nous sommes à la fin du mois de mai, rien n’a bougé.
Nous avons recontacté le service client ces derniers jours ; le discours a changé… mais pas dans le bon sens : « Si vous souhaitez visualiser une année complète, vous devrez télécharger vos données par tranche de sept jours. En effet, les données data sont trop importantes en téléchargement sur une période plus importante ».
C’était possible avec l’ancienne interface sans que cela pose le moindre problème. Autant dire qu’un fichier avec environ 17 500 lignes (365 jours, avec une mesure toutes les demi-heures, soit 365 x 2 x 24) n’est pas du tout excessif en 2025… d’autant plus que c’était possible en 2024.
Next vous propose une solution de contournement
Il reste 69% de l'article à découvrir. Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article. Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.
30 ans, une éternité pour Internet et le numérique… et pourtant, le protocole IPv6 est loin d’avoir remplacé IPv4 qui est malgré tout à bout de souffle (à cause de la pénurie d’adresses). Si les internautes français sont plutôt bien lotis, ce n’est pas le cas partout dans le monde.
En décembre 1995, l’Internet Engineering Task Force publie la RFC 1883 intitulée « Internet Protocol, Version 6 (IPv6) Specification ». Elle fixait au passage le nom de ce qui était parfois appelé IP Next Generation ou IPng. Les spécifications d’IPv6 ont été finalisées quelques années plus tard, en décembre 1998 avec RFC 2460.
En guise d’introduction, il était précisé que l’« IP version 6 (IPv6) est une nouvelle version du protocole Internet, conçue pour succéder à IP version 4 (IPv4) », dont la RFC 791 datait de septembre 1981. La principale nouveauté était le passage des adresses de 32 à 128 bits. D’autres changements étaient aussi de la partie, comme une simplification du format d’en-tête. IPv6 intègre aussi « des fonctionnalités permettant de renforcer la sécurité par défaut et d’optimiser le routage », explique l’Arcep (le gendarme des télécoms en France).
667 millions d’adresses IPv6… par mm² !
La différence est très importante puisqu’on passe de 4,3 x 10⁹ (soit 4,3 milliards) à 3,4 x 10³⁸ adresses possibles, soit une quasi-infinité à l’échelle de la Terre, puisque cela correspond à environ 667 millions d’adresses IPv6 pour chaque millimètre carré de surface terrestre.
4,3 milliards d’adresses peuvent sembler beaucoup, mais ce n’est pas le cas. Le RIPE NCC (Network Coordination Centre, en charge de l’Europe, du Moyen-Orient et de certaines régions d’Asie centrale) est « à court d’adresses IPv4 » depuis fin 2019. Les alertes avaient été lancées des années auparavant et la solution existait déjà depuis longtemps avec IPv6. Mais la transition est longue, très longue… elle n’est toujours pas terminée en 2026.
Cette même année, l’Arcep a décidé « d’initier la création d’une Task-Force IPv6, co-pilotée avec Internet Society France ». Son but est de « favoriser l’accélération de la transition vers IPv6 en permettant aux participants d’aborder des problèmes spécifiques et de partager les bonnes pratiques ».
La France en tête du taux d’utilisation d’IPv6 !
L’Arcep tient à jour une carte du taux d’utilisation d’IPv6, qui correspond au « pourcentage d’utilisateurs raccordés en IPv6 par leur fournisseur d’accès à internet ». Selon le dernier décompte de décembre 2025, la France est… en première position avec 75,1 %, devant l’Inde à 73,1 % et la Malaisie à 67 %.
Les États-Unis sont 11ᵉ avec 56,4 %. Les pays africains sont dans le bas du classement avec 27 % au maximum pour la République du Congo, contre 0,2 % seulement en Algérie.
En Afrique d’ailleurs, la situation était compliquée en 2025 avec des doutes sur des élections à l’AfriNIC et une question d’influence de brokers d’IP, le tout sur fond de bataille juridique et de pénurie d’IPv4. Il faut dire que l’« AfriNIC est le dernier registre internet régional à avoir des blocs d’adresses IPv4 à distribuer », nous expliquait Pierre Bonis, le directeur général de l’Afnic qui gère les noms de domaine en France. Cela attise donc les convoitises.
Risque de scission d’Internet : IPv4 et IPv6 « ne sont pas compatibles »
En France, l’Arcep publie chaque année un baromètre de la transition vers IPv6. Le dernier date de juillet 2025. Le régulateur y rappelait que IPv4 et IPv6 « ne sont pas compatibles », ce qui implique un risque de scission d’Internet. En effet, un service ou un site en IPv6 seulement (c’est-à-dire sans adresse IPv4) n’est pas accessible aux utilisateurs qui n’ont qu’une adresse IPv4, et vice-versa.
Ce n’est pas qu’une chimère, comme l’expliquait l’Arcep : « Bien que ce ne soit pas encore le cas en France, en Inde, des sites web indiens importants ne sont actuellement plus accessibles qu’en IPv6 et la Chine a planifié l’arrêt complet d’IPv4 en 2030 ».
En République tchèque, le gouvernement a annoncé la fin des services officiels accessibles en IPv4 à partir du 6 juin 2032. Un compte à rebours est lancé. Il reste 2346 jours.
Cinq grandes étapes, la première d’ici 2 à 3 ans ?
L’Arcep prévoit cinq grandes étapes de la transition mondiale vers IPv6 :
IPv6 est activé par défaut sur la quasi-totalité des offres grand public
IPv6 est activé par défaut sur la quasi-totalité des offres grand public, pro et entreprises
Une part non négligeable des sites web sont hébergés en IPv6 uniquement
Une part non négligeable des FAI ne proposent plus d’IPv4
La majorité des sites abandonnent IPv4
La première étape « devrait être atteinte au cours des trois prochaines années ». En France, Bouygues Telecom, Orange et Free sont à plus de 90 % de clients activés en IPv6 sur le grand public. Sur le pro, Orange était à la traine au dernier décompte avec 57 % fin 2024. Restait SFR à 54 % sur le grand public et 10 % sur le pro, mais la marque au carré rouge prévoyait de dépasser les 90 % de clients activés fin 2026.
Sur le mobile, Free était pendant longtemps le vilain petit canard, mais le fournisseur d’accès à Internet a enfin activé ses clients en mars 2025.
Si vous vous demandez comment fonctionne Internet, nous avons pour rappel publié un long dossier sur le sujet :
Mise à jour du 6 janvier à 16h30. Steam a mis à jour ses chiffres, comme nous l’a fait remarquer un lecteur. La part de marché est désormais de 3,58 %, en hausse de 0,38 point sur un mois. Linux ne stagne donc pas en décembre, mais progresse plus qu’en novembre et quasiment autant qu’en octobre.
Les autres chiffres précédemment communiqués étaient également faux, SteamOS remonte à 26,32 % de parts de marché sur les systèmes Linux, suivi par Arch Linux à 9,54 % et Linux Mint à 7,85 %. Windows descend finalement à 94,23 %, en baisse de 0,56 point, tandis que MacOS gagne aussi du terrain à 2,18 % (+ 0,16 point).
Les chiffres actualisés de Steam sont disponibles par ici. Aucune explication sur les changements ne semble avoir été donnée.
Brief original du 2 janvier à 11h15. En octobre, Linux dépassait pour la première fois les 3 % de parts de marché sur Steam (+ 0,37 point en un mois), la plateforme de jeux vidéo de Valve. Rappelons que, dans le même temps, Microsoft arrêtait le support de Windows 10, sauf en Europe avec un an supplémentaire.
En novembre, le système d’exploitation confirmait sa croissance avec 3,2 % de parts de marché. C’était donc une progression de 0,2 point, mais le score restait toujours sans commune mesure avec Windows, présent sur près de 94,79 % des machines des joueurs.
Les chiffres de décembre viennent de tomber et… Linux stagne avec 3,19 % de parts de marché, soit même une petite baisse de 0,01 point en un mois. Windows de son côté grimpe à 94,95 % (73 % pour Windows 11, 27 % pour Windows 10), les 1,86 % restant étant attribués à macOS.
SteamOS reste le système Linux le plus utilisé avec 20,4 % de part de marché, mais chute considérablement par rapport au mois de novembre avec 6 points de moins. Arch Linux est toujours en deuxième place avec 12,24 % et conforte sa position avec 2,27 points de plus en décembre. Il est suivi par CachyOS à 8,45 % au coude à coude avec Linux Mint 22.2 à 8,43 %.
Concernant les seules machines sous Linux, on retrouve un CPU AMD dans 72 % des cas, en hausse de plus de 5 points sur un mois. Par contre, sur l’intégralité des machines utilisant Steam, la part de marché d’AMD n’est que de 47,3 % (+ 4,7 points en un mois,+ 7 points depuis août).
Sans même avoir eu besoin de les tester, l’ANFR sonne le rappel de six smartphones car ils ne respectent pas la réglementation européenne. À l’heure actuelle, ils sont toujours disponibles sur des marketplaces de revendeurs français. Ce ne sont pas les seuls ; nous avons également trouvé d’autres smartphones à la vente alors qu’ils sont sous le coup d’une procédure de retrait.
Le 31 décembre, l’Agence nationale des fréquences a publié un communiqué demandant « aux sociétés responsables de la mise sur le marché de retirer du marché français et de rappeler plusieurs téléphones non destinés au marché européen ».
Procédure de rappel pour Kxd, Oppo, Vivo, Oscal, Blackview et Hotwav
Il s’agit des Kxd Classic A10, Oppo F11-CPH1911, Vivo Y79A, Oscal Flat 1C, Blackview WAVE 6C et Hotwav CYBER 15. Ils sont « commercialisés sur la plateforme de vente en ligne Cdiscount », précise l’Agence. Il ne s’agit pas cette fois-ci d’un dépassement du DAS (exposition aux ondes), mais de manquements réglementaires, notamment « l’absence de mise en œuvre d’une procédure d’évaluation de la conformité, la non-fourniture de la documentation technique et le défaut du marquage CE ».
L’Agence explique qu’il s’agit de non-conformités administratives « majeures », et que ces smartphones « n’auraient jamais dû être mis sur le marché en France ». L’ANFR n’a même pas eu besoin de tester les caractéristiques techniques des smartphones pour lancer sa procédure.
Trois responsables de la mise sur le marché ont été identifiés : Apex Ce Specialists GMBH (Kxd Classic A10, Oppo F11-CPH1911 et Vivo Y79A), Gavimosa Consultoria (Oscal Flat 1C et Blackview Wave 6C) et enfin la société Bigm Trading (Hotwav Cyber 15).
Les trois entreprises ont été mises en demeure de « prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux non-conformités », visiblement sans résultat. L’ANFR a alors adopté pour chaque téléphone une décision « exigeant leur retrait du marché français et leur rappel ».
Malgré cela, des smartphones toujours disponibles à la vente
Il reste 85% de l'article à découvrir. Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article. Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.
Sur cette page dédiée aux différentes technologies de gravure de puces, TSMC indique désormais que la production en 2 nm « a commencé au quatrième trimestre 2025 comme prévu ». Il y a encore quelques jours, il était simplement précisé que cette technologie était « sur la bonne voie ».
Le fabricant taïwanais explique que sa gravure N2 (ou 2 nm) exploite la technologie des « transistors nanofeuilles de première génération, avec des progrès en termes de performance et de consommation d’énergie ». Selon l’entreprise, sa « technologie N2 est la plus avancée de l’industrie des semi-conducteurs, tant en termes de densité qu’en efficacité énergétique ».
TSMC propose une chronologie de ses différentes technologies. Avant le 2 nm, il y a eu le 3 nm en 2022, le 5 nm en 2020, le 7 nm en 2018, etc. L’entreprise parle aussi de l’avenir avec A16 pour cette année et A14 pour 2028. Comme chez Intel, le « A » signifie angström, une unité de mesure qui vaut 0,1 nanomètre.
« Comparé au procédé N2P de TSMC, la technologie A16 offre un gain de vitesse de 8 à 10 % avec la même tension Vdd, une réduction de la consommation d’énergie de 15 à 20 % à vitesse égale et une densité de puces jusqu’à 1,10 fois supérieure ».
Avec le passage à la technologie A14, TSMC prévoit « jusqu’à 15 % d’amélioration de la vitesse à consommation égale ou jusqu’à 30 % de consommation en moins à vitesse égale, ainsi qu’une hausse de plus de 20 % de la densité ».
Selon Wccftech (qui se base sur le média chinois Economic Daily News), TSMC « serait également en train d’accélérer la construction de son usine de 1,4 nm, ayant apparemment obtenu de meilleurs rendements grâce à sa lithographie de nouvelle génération ». L’entreprise pourrait se lancer plus tôt que prévu, dès 2027.
Rappelons enfin que parler de nm pour la finesse de gravure ne correspond pas à une réalité physique, mais marketing. Nous en parlions dans un #Nextquick récemment. La finesse de gravure est « devenue un argument marketing sans lien avec la taille réelle des éléments ou la densité de transistors ».
Quel est le profil typique d’un lecteur de Next ? Il passe la moitié de son temps sur fixe et l’autre sur mobile, principalement en Île-de-France. Mais, pour le reste, à quoi ressemble son navigateur, son thème, ses heures de visite ?
Sur Next, nous utilisons Matomo pour récupérer quelques statistiques sur vous, nos lecteurs et abonnés. En cette fin d’année, nous les partageons avec vous. L’ensemble des données qui suivent se basent sur l’année 2025. Nous gardons pour nous les données chiffrées précises sur les visiteurs et le nombre de pages vues, ainsi que sur le nombre d’abonnés (inutile donc de les demander).
Commençons par enfoncer des portes ouvertes : vous venez en très grande majorité d’Europe, de France et près d’un lecteur sur deux est de la région parisienne. Par contre, ce sont ceux de Provence-Alpes-Côte-d’Azur et de Normandie qui prennent le plus de temps puisque la durée moyenne des visites durent 50 % plus longtemps que celle des Parisiens.
Les deux cartes ci-dessous représentent la provenance des visiteurs (à gauche) et les durées de visites (à droite) :
Côté matériel, vous êtes autant fixe que mobile
Nous sommes quasiment à une parité parfaite entre ceux qui viennent depuis un ordinateur et ceux depuis un terminal mobile (smartphone ou tablette). Vous êtes quand même quelques milliers à venir depuis une télévision, quelques centaines depuis une console et même une petite dizaine depuis une enceinte/écran connectée (Alexa, Google Home…).
Lorsque la marque de l’appareil est connue (50 % des cas environ), le trio de tête est composé d’Apple (2/3 sur iPhone, 1/3 sur Mac), de Samsung et de Xiaomi. On retrouve ensuite Google et on descend rapidement dans le classement avec Huawei, OnePlus, OPPO, Motorola, Fairphone… Nous avons presque un millier de lecteurs sur des produits Microsoft (certainement des Surface), mais aussi quelques-uns sur Palm et Polaroid.
La résolution d’écran la plus utilisée est sans surprise 1 920 x 1 080 pixels (quasiment un visiteur sur cinq). On descend ensuite rapidement à moins de 10 % avec 2 560 x 1 440 pixels, puis les autres définitions sont toutes à moins de 5 %.
Team Windows, Linux ou MacOS ?
Qu’en est-il de la partie logicielle maintenant ? Sur l’année 2025, vous étiez 22 % sous Windows 10 et 12 % sous Windows 11 (oui, quasiment deux fois plus sous Windows 10). En l’espace d’un an, la part de Windows 10 a perdu plus de cinq points. Linux est un peu en dessous de 10 %, devant MacOS à 7 % environ. Attention, plus de 45 % des visites sont classées dans « autres ».
Sur l’ensemble des visiteurs dont le système est identifié, Windows (toutes versions confondues) représente 34 %, juste derrière Android à 37 %, contre 12 % pour iOS. Les machines sous Linux sont à 10 %, en petite hausse d’un point sur un an.
Nous avons également quelques irréductibles à qui nous souhaitons bon courage (et bonne mise à jour au plus vite pour certains) : ceux sous Android 2.0, Windows 2000, NT, 7, 8 et RT, MacOS 5, iOS 5.1, PlayStation Portable Vita, PlayStation 3.4, Fedora et Debian 6.5, GNU/Linux 3.13… Nous avons aussi des lecteurs sur des OS un peu plus exotiques comme SerenityOS, Haiku OS, Ordissimo OS, NetBSD…
Chrome ou Firefox ?
Passons du côté des navigateurs, avec Chrome qui arrive en tête avec environ 40 % (24 % sur le fixe et 16 % sur le mobile). Firefox est en bonne position avec 33 % (25 % sur le fixe et 8 % sur le mobile) et Safari troisième avec 8 %. On retrouve ensuite Edge, Brave, Opera, DuckDuckGo Privacy Browser, Vivaldi, Ecosia…
Dans le bas du classement, on découvre des navigateurs : Seznam Browser, SberBrowser, QupZilla (Falkon), Obigo, Cyberfox, Midori, kingpinbrowser, Iron Mobile, Wolvic, TenFourFox, Puffin, Basilisk, NetFront, etc.
Le moteur de rendu Blink (Chromium) est présent dans plus d’un navigateur sur deux, tandis que Gecko (Mozilla) est présent dans 32 % des cas. Safari est aux alentours de 13 %.
Vous surfez du côté de la lumière ou de l’obscurité ?
Puisque nous sommes sur des questions de rendu graphique, c’est le bon moment pour faire un point sur les thèmes de Next. Mettons fin à l’insoutenable suspense : qui est le meilleur entre Dracula et Giga Noir ? C’est Giga Noir, mais avec une courte avance. Comparer avec Biafine n’aurait aucun sens puisque c’est le thème par défaut.
Ce qu’on peut toutefois noter, c’est que passer à un thème sombre est un chemin avec assez peu de retour en arrière. Sur l’ensemble des lecteurs qui ont testé Dracula ou Giga Noir, seuls 18 % ont repris le chemin de la lumière.
Quand venez-vous sur Next ?
Les lecteurs de Next ne sont pas très matinaux (ce qui ne les empêche pas de répondre présents dans les commentaires à toutes heures du jour et de la nuit). L’audience est plus importante en semaine que le week-end, avec une journée un peu supérieure aux autres : le mardi.
La courbe des visites suivant l’heure de la journée monte fortement à partir de 7/8 h, redescend légèrement à midi, puis descend progressivement en fin de journée, à partir de 19 h. Pas de doute, une bonne partie d’entre vous nous consulte depuis leur travail.
Comment arrivez-vous sur Next ?
Une statistique fait de Next un ovni dans le paysage médiatique : plus de 50 % des lecteurs arrivent directement sur Next. Les moteurs de recherche comptent pour 40 %, les réseaux sociaux et les sites externes se partagent le reste.
Sur la partie réseaux sociaux, le premier pourvoyeur est Reddit, suivi par LinkedIn, Twitter, Bluesky et Facebook. Attention néanmoins à prendre ces chiffres avec des pincettes car une partie importante de la provenance du trafic (et c’est en croissance) est masquée.
Next ne réalise pas de campagne promotionnelle sur les réseaux (voire c’est pire puisque nos contenus n’étaient même plus partagés automatiquement pendant un temps). À l’opposé, nos principaux liens sortants vont vers Wikipédia, YouTube et GitHub.
Un mot sur les recherches internes : cryptographie arrive en tête, flock en seconde position et linux en troisième. Cela correspond finalement assez bien à Next il faut bien l’avouer
Et le reste ? La publicité ? Le tracking ?
Mais ? Pas de statistiques sur les cookies, le tracking, les publicités ? Non, tout simplement car Next ne suit pas à la culotte ses lecteurs, qu’ils soient abonnés ou non, et n’affiche aucune publicité d’aucune forme (y compris affiliation ou sponsorisation), que vous soyez abonnés ou non.
Depuis peu, l’abonnement Next vous permet aussi de sauvegarder vos données, en France, sur des serveurs gérés en interne par moji. La bêta est pour le moment fermée, mais elle va rouvrir au début de l’année ! On vous propose même un tuto pour sauvegarder vos données (ici ou ailleurs).