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RAM : Micron dit ne pas abandonner le grand public et prédit des tensions jusqu’en 2028

14 janvier 2026 à 15:24
Dealer de barrettes
RAM : Micron dit ne pas abandonner le grand public et prédit des tensions jusqu’en 2028

Exercice de communication délicat pour Micron : le groupe états-unien est revenu sur l’annonce de l’abandon de la marque et des produits Crucial, en expliquant qu’il ne fallait pas voir dans cette décision un abandon du grand public. Il admet dans le même temps que les tensions à l’œuvre sur le marché de la mémoire vive sont parties pour durer au moins jusqu’en 2028.

Vaut-il mieux adapter discrètement sa production et mettre le marché devant le fait accompli, ou rassurer ses actionnaires et assumer sa position, quitte à enterrer une marque populaire auprès du grand public ? Début décembre, le géant de la mémoire Micron, basé aux États-Unis, a choisi la deuxième solution en annonçant la fin programmée des gammes de produits Crucial (mémoire vive et stockage à mémoire flash), et son recentrement sur les produits entreprise (comprendre, les composants destinés aux datacenters, IA en tête).

Du grand public, oui, mais en OEM

Quelques semaines plus tard, un porte-parole de Micron s’est livré à un jeu d’équilibriste pas évident en tentant de justifier ce choix aux yeux du grand public. Christopher Moore, présenté comme vice-président de Micron en charge du marketing, s’est en effet exprimé auprès du site spécialisé dans le hardware Wccftech. Il y a défendu l’idée selon laquelle la stratégie du groupe n’avait pas été comprise correctement.

« Tout d’abord, je voudrais préciser que cette perception n’est peut-être pas tout à fait exacte, du moins de notre point de vue », avance-t-il prudemment, avant de souligner que Micron conserve « une activité importante sur les marchés des ordinateurs et des appareils mobiles ».

D’après lui, Micron conserve bien une activité destinée au grand public, mais celle-ci s’incarne au travers des activités OEM, qui consistent à fournir des modules de mémoire vive ou des cellules de mémoire flash à des constructeurs tiers qui les intègreront ensuite à leurs produits. Selon Christopher Moore, Micron resterait un partenaire de premier plan du marché informatique, en équipant par exemple les Dell, Asus et consorts en puces de LPDDR5 pour leurs ordinateurs portables.

Dans le même temps, le vice-président admet que Micron ne peut ignorer la demande qui émane du monde des centres de données et des acteurs de l’IA, dans la mesure où le marché total adressable que représente le secteur ne cesse de grandir.

« Ce n’est pas un problème propre à Micron, c’est un problème qui touche tout le secteur. Nous, nos concurrents et nous-mêmes nous efforçons tous de répondre au mieux à la demande, mais l’offre est insuffisante. C’est une situation vraiment regrettable », fait-il valoir, tout en assurant qu’en dépit de cette demande, Micron continue à approvisionner le marché grand public.

Allocation de ressources

Reste à savoir dans quelles proportions ? Comme nous le détaillions fin décembre, les puces mémoire destinées au segment de l’IA sont nettement plus génératrices de marge que le marché grand public au détail, auquel s’adressait principalement Crucial.

Micron et ses concurrents Samsung et SK hynix, qui constituent pour mémoire les trois principaux fabricants de mémoire vive au monde, ont logiquement accéléré leurs investissements dans de nouvelles lignes de production, mais les chantiers prennent du temps, tout comme l’approvisionnement en machines spécialisées. Les projets de création d’usine se concentrent par ailleurs sur les mémoires les plus en pointe (GDDR7, HBM), ce qui laisse craindre aux analystes des tensions durables sur le marché de l’informatique traditionnelle.

Sur ce volet, Christopher Moore annonce que Micron travaille à l’augmentation de ses capacités, mais n’est pas en mesure de formuler de promesses de court terme. Il prend ainsi l’exemple de l’usine ID1, dont la création a été soutenue financièrement par le Chips Act sous l’administration Biden. Sa construction a débuté en 2023, et les premières puces ne sont pas attendues sur le marché avant 2028.

De la difficulté d’investir sur un marché cyclique

« Les fabricants de mémoire s’efforcent de construire de nouvelles lignes de production, mais les contraintes du processus les obligent finalement à repousser les délais de plusieurs trimestres, ce qui signifie que pour le consommateur moyen, les pénuries de DRAM pourraient persister pendant un certain temps, ou du moins jusqu’à ce que la demande en IA commence à s’estomper », conclut-il.

Micron se garde bien en revanche d’évoquer un autre facteur, qui rentre pourtant en ligne de compte : la mémoire vive fait partie de ce que l’on considère comme les marchés cycliques. Elle alterne en effet des périodes d’abondance, pendant lesquelles l’offre répond largement à la demande, et les périodes de tension, à l’image de la pénurie actuelle.

Compte tenu des investissements colossaux que suppose la création de nouvelles usines, les géants des semiconducteurs s’efforcent de lisser au maximum l’effet de ces cycles, quitte à accepter que les périodes de pénurie se prolongent. Et comme le fait remarquer un analyste de Bernstein, bien que tous annoncent d’importants projets de construction d’usine, leurs perspectives d’investissement suivent une trajectoire de croissance dont les proportions ne sont pas comparables à celles des dépenses envisagées par les géants du cloud et de l’IA dans leurs infrastructures.

Influenceurs, réseaux sociaux : face aux nouvelles dérives, appliquer et renforcer la loi

14 janvier 2026 à 14:15
Plus de moyens pour appliquer les textes
Influenceurs, réseaux sociaux : face aux nouvelles dérives, appliquer et renforcer la loi

Dans un rapport remis au gouvernement, le député Arthur Delaporte et l’ex-député Stéphane Vojetta formulent 78 recommandations pour faire face aux « nouvelles dérives » qui émergent en ligne. En jeu : permettre l’application de l’existant et « combler les angles morts ».

Encouragement des comportements addictifs et des dépenses excessives, trop faible protection des mineurs… Ce 13 janvier, le député du Calvados Arthur Delaporte (PS) et l’ancien député des Français établis hors de France Stéphane Vojetta (Renaissance) remettaient au Premier ministre le résultat de leurs travaux des derniers mois sur les nouveaux risques numériques.

Intitulé « Influence et réseaux sociaux : face aux nouveaux défis, structurer la filière de la création, outiller l’État et mieux protéger », le rapport dresse le bilan de ce qu’a permis de mettre en place la « loi influenceur », portée par les mêmes députés et adoptée en juin 2023. Il formule aussi 78 recommandations pour « faire appliquer le droit existant » et « combler les angles morts de la régulation ».

Dans le lot, certaines devraient « se traduire en actes » dès les prochaines semaines, d’après la ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, Anne Le Hénanff. Ainsi de la création d’un « portail-guichet unique des signalements des « désordres numériques » aux pouvoirs publics », qui permettrait aux internautes de signaler en un seul espace tous les types de problématiques rencontrés en ligne. En retour, le dispositif permettrait à l’État de suivre plus précisément les menaces émergentes, et de rediriger les plaintes vers les signaleurs de confiance. 


Un arsenal robuste mais des pressions à l’atténuation des régulations

« L’arsenal législatif national et européen est de plus en plus robuste », saluent d’emblée les députés. La directive sur les services numériques, en particulier, constitue « une avancée majeure pour rééquilibrer la relation entre plateformes, utilisateurs et autorités publiques ».

Mais des défis nouveaux « surgissent chaque jour », au gré de l’évolution des pratiques et des outils – la rédaction du rapport a aussi bien été marquée par les travaux de la commission TikTok que par l’affaire relative au décès de Jean Pormanove, en direct sur Kick, ou diverses polémiques relatives aux pratiques de Vinted et Shein.

La durée de certaines procédures, notamment européennes, est « très longue », relèvent encore les députés. Et « l’attitude des pays où sont basées les plateformes (principalement les États-Unis et la Chine) peut également atténuer l’ambition régulatrice en raison de menaces de représailles à peine voilées », admettent Arthur Delaporte et Stéphane Vojetta, citant la récente interdiction de visa pour les États-Unis de l’ancien député européen Thierry Breton et de plusieurs défenseurs des droits numériques.

Au terme des auditions de 170 personnes et de la création de divers autres espaces d’échange, les auteurs du rapport proposent des mesures alternativement du ressort du gouvernement, du Parlement, de diverses institutions françaises ou de la Commission européenne. Certaines consistent notamment à harmoniser diverses positions, dont celles de la France et du Parlement européen, sur l’âge d’accès aux réseaux sociaux (13 ans) et le contrôle parental entre 13 et 16 ans.

Nudification, prostitution, masculinisme

La remise du rapport elle-même a été marquée par l’actualité récente. Alors que des deepfakes pornographiques non consentis ont déferlé sur X fin décembre 2025, « nous ne devons pas tolérer que des outils comme Grok dénudent des femmes sans leur consentement », a déclaré la ministre en conférence de presse, critiquant la réponse « insuffisante et hypocrite » de xAI. Propriété d’Elon Musk, la maison mère de X et Grok a décidé de ne rendre la génération d’images accessible qu’à des utilisateurs payants. Les députés recommandent, eux, d’interdire la mise à disposition des utilisateurs de fonctionnalités de nudification, généralement appuyées sur des outils d’IA.

Après s’être penché sur le cas spécifique des créateurs de contenus pour adultes, notamment via des plateformes comme OnlyFans ou MYM, ils suggèrent d’envisager « la création d’un régime de co-responsabilité pénale des plateformes en ligne qui tirent profit de l’exploitation du système prostitutionnel », mais aussi d’interdire le démarchage et le recrutement de créateurs de contenus pour adultes, avec circonstance aggravante lorsqu’une telle démarche vise des mineurs.

Soulignant les difficultés de caractériser les discours masculinistes, les auteurs du rapport appellent aussi à étendre la loi de 1881 relative à la provocation à la violence ou à la haine à toute forme de promotion de discours incitant à ce type de violences et de haine. Pour « mieux lutter contre la promotion de l’idéologie masculiniste sur les réseaux sociaux », les députés soulignent aussi le besoin de réfléchir à la « caractérisation des actes masculinistes dont les auteurs sont issus de milieux radicaux (…) comme des actes terroristes et d’apologie du terrorisme ».

« Renforcer les moyens de la puissance publique »

Globalement, la ministre a déclaré vouloir « renforcer les pouvoirs d’enquête des autorités chargées de la régulation », que ce soit celle de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) ou de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF). Un axe de travail cohérent avec l’appel des auteurs du rapport à « renforcer les moyens de la puissance publique ».

Ces derniers invitent notamment le gouvernement à saisir la DGCCRF pour examiner les pratiques de monétisation des jeux vidéo, ou encore à suspendre temporairement la plateforme TikTokShop pour en exiger la mise en conformité avec le droit de la consommation. Aux côtés notamment de Shein, la plateforme est accusée de promouvoir un modèle qui alimente directement la croissance de l’ultra-fast-fashion, y compris via des campagnes agressives de recrutements d’influenceurs, dont les promesses de gains elles-mêmes sont sujettes à caution.

Pour améliorer la défense des consommateurs et de la protection intellectuelle, les députés proposent par ailleurs d’accorder « à titre expérimental » le statut de signaleur de confiance à des organismes dédiés.

Le 13 janvier, Anne Le Henanff a indiqué que la mise en place d’un registre public des agents d’influenceurs, soumis à autorisation d’exercer, et que la publication d’une charte à destination des pouvoirs publics recourant aux influenceurs compteraient parmi les mesures rapidement mises en œuvre.

☕️ Albert : l’IA souveraine de la Dinum ne sera pas généralisée « dans sa forme actuelle »

14 janvier 2026 à 13:52

Le projet « Albert » de la DINUM (direction interministérielle du numérique) avait été sélectionné par la CNIL en 2023 comme un des projets d’IA « visant à améliorer les services publics ». Il s’adresse aux agents de la fonction publique et devait les assister. L’IA avait été présenté en avril 2024 par le Premier ministre (de l’époque) Gabriel Attal à la maison France Services de Sceaux (Hauts-de-Seine).

Comme le rapporte l’AFP, Albert était déjà testé dans 48 maisons France Services, mais il ne sera pas généralisé « dans sa forme actuelle », indique la Direction interministérielle du numérique (Dinum). Cette dernière affirme que ce n’est pas la fin d’Albert : « La majorité des projets expérimentaux regroupés sous la marque Albert sont désormais pérennisés et pleinement opérationnels ».

Albert est aussi une API sur laquelle viennent se brancher des modèles d’IA, notamment ceux de Mistral. Des changements sont d’ailleurs en cours sur l’API. Il y a notamment de « nouveaux alias openweight-* », une mise à jour de plusieurs modèles et la suppression de « la fonctionnalité de recherche web ».

« Nous abandonnons les alias albert-, qui manquent de clarté, au profit d’alias du type openweight-  », explique la Dinum. Elle précise que, « jusqu’au 15 février 2026, les anciens modèles/alias cohabitent avec les nouveaux ».

IBAN volés : Free écope de 42 M€ d’amendes par la CNIL pour des manquements de sécurité

14 janvier 2026 à 13:13
42 est toujours la réponse
IBAN volés : Free écope de 42 M€ d’amendes par la CNIL pour des manquements de sécurité

La CNIL vient de prononcer deux amendes de 27 et 15 millions d’euros contre Free Mobile et Free pour ne pas avoir mis en place des mesures de sécurité adaptées pour assurer la confidentialité des données de ses abonnés. Ces décisions ont été prononcées dans le cadre de l’analyse de la fuite de données survenue en octobre 2024 concernant 24 millions de contrats d’abonnés dont certains IBAN faisaient partie.

Rapidement après la fuite de données de clients Free survenue en octobre 2024, la CNIL a réalisé un contrôle chez l’opérateur dès le 8 novembre 2024 et a établi que l’opérateur était coupable de manquements de plusieurs obligations prévues par le RGPD.

Notamment, au vu du « nombre particulièrement élevé de données et de personnes concernées par la violation de données (les données concernant 24 633 469 contrats) » et de manquements en cause, l’autorité de protection des données a prononcé deux amendes de 27 et 15 millions d’euros contre respectivement Free Mobile et Free.

De fait, la CNIL inflige deux amendes aux deux filiales d’Iliad dans deux délibérations différentes datées toutes deux du 8 janvier 2026 (délibération concernant Free Mobile, délibération concernant Free) car c’est bien la connexion de certains systèmes informatiques entre les deux entreprises qui est en cause.

Mais l’autorité se base à chaque fois sur le fait que les deux entreprises sont détenues à 100 % par Iliad pour fixer le montant des amendes en prenant en compte le chiffre d’affaires du groupe et non celui de la filiale.

Une utilisation du VPN interne pas assez sécurisée


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☕️ Les effets de l’IA sur l’emploi sont exagérés par les entreprises, selon Oxford Economics

14 janvier 2026 à 11:50

« Les entreprises ne semblent pas remplacer leurs employés par l’IA à grande échelle. » Tel est le tableau dressé par un récent rapport d’Oxford Economics, qui constate que les tendances macroéconomiques ne permettent pas de décrire une évolution structurelle de l’emploi due à une vague d’automatisation.

En réalité, suggère l’institut de recherche, « nous suspectons que certaines entreprises tentent de déguiser des licenciements en bonnes nouvelles plutôt qu’en mauvaises. » La version plus négative de l’histoire reviendrait notamment à admettre « des embauches excessives par le passé ».

Or, suggérer qu’une réduction d’effectif est due à l’adoption de l’IA est aussi une manière de « diffuser un message positif à ses investisseurs », souligne Oxford Economics.

En s’appuyant notamment sur les données de la société de recrutement Challenger, Gray & Christmas, le rapport souligne un large écart entre perception et réalité : si l’IA a été citée comme la cause de la suppression de près de 55 000 emplois aux États-Unis sur les 11 premiers mois de 2025, ce chiffre ne représente que 4,5 % du total des emplois supprimés sur la période.

« Ces licenciements attirent l’attention, mais le nombre de pertes attribuées aux conditions du marché et à la conjoncture économique étaient plus de quatre fois supérieur, avec 245 000 licenciements », relève Oxford Economics, qui insiste : le rôle de l’IA dans les réductions d’emploi reste limité.

Si l’IA peut devenir responsable d’une chute drastique des effectifs dans le futur, cela « reste un risque, plutôt qu’une fatalité », indique le rapport.

Et de souligner que dans certains cas, l’efficacité de ce type de technologie est déjà remise en question : après l’affaiblissement de la qualité de son service client, le CEO de Klarna est par exemple en partie revenu sur sa décision de licencier 700 personnes.

☕️ Après un blocage de plus d’un an, X redevient accessible au Venezuela

14 janvier 2026 à 09:25

Depuis le 13 janvier, le réseau social X est de nouveau accessible depuis certains opérateurs au Venezuela, constate l’Agence France-Presse (AFP).

La plateforme avait été bloquée il y a plus d’un an dans le pays, dont le président Nicolás Maduro a été capturé par les États-Unis le 3 janvier.

La présidente par intérim Delcy Rodriguez y a pris le clavier pour écrire : « Nous reprenons contact par cette voie… Restons unis, avançons vers la stabilité économique, la justice sociale et l’Etat-providence auquel nous méritons d’aspirer ! »

Le ministre de l’intérieur Diosdado Cabello, généralement considéré comme le numéro 2 du gouvernement venezuelien, a lui aussi tweeté pour remercier les « frères et sœurs du Venezuela et du monde qui ont été attentifs à la situation de notre pays » et déclarer : « Nous allons reprendre cette voie pour communiquer ; restez à l’écoute. Nous vaincrons ! »

Son message a été reçu par des milliers de commentaires et de mèmes représentant Donald Trump. Ses opposants lui ont promis d’être « le prochain » à être capturé, tandis que ses soutiens le remerciaient « d’être là et de ne jamais abandonner ».

Après des échanges violents avec Elon Musk, patron de X, et en réaction aux critiques relatives à sa réélection contestée, Nicolas Maduro avait fait interdire l’accès à X courant 2024. Gouvernants et institutions avaient alors pris en main Telegram pour l’essentiel de leur communication en ligne.

☕️ Interrail : fuite de données personnelles avec numéro de passeport, date d’expiration…

14 janvier 2026 à 08:57

L’entreprise néerlandaise Eurail B.V., qui gère les pass Interrail et Eurail, est en train d’informer ses clients qu’elle avait été victime d’un incident de sécurité impliquant leurs données personnelles. La société affiche également un bandeau dès la page d’accueil de son site, renvoyant vers cet article.

Si elle affirme avoir « immédiatement pris des mesures pour sécuriser nos systèmes et lancé une enquête avec le soutien de spécialistes externes en cybersécurité », l’entreprise confirme qu’une « personne non autorisée a eu accès à une partie de [sa] base de données clients ».

Ainsi, sa « première analyse indique que [les données personnelles de ses clients] ont été consultées, et peuvent inclure :

  • Informations d’identité : prénom, nom, date de naissance, sexe ;
  • Coordonnées : adresse e-mail, adresse postale, numéro de téléphone, le cas échéant;
  • Informations sur le passeport: numéro de passeport, pays d’émission et date d’expiration ».

Eurail précise par contre qu’elle ne conserve « pas de copie visuelle du passeport ».

Eurail affirme continuer son enquête et avoir informé « les autorités compétentes, conformément à la législation en vigueur » et elle renvoie vers les consignes de l’autorité néerlandaise en de pareille situation. L’entreprise ajoute que, pour le moment, « il n’existe aucune preuve que ces données aient été mal utilisées ou rendues publiques ».

☕️ Instagram teste une fonction permettant d’influencer (un peu) son algo de recommandation

14 janvier 2026 à 08:56

Vous en avez assez de voir votre flux Instagram envahi de publications liées à une recherche ponctuelle que vous avez eu le malheur de faire deux semaines plus tôt ? Le réseau social semble avoir entendu les récriminations de certains de ses utilisateurs. Il vient en effet d’annoncer le déploiement progressif d’une nouvelle option baptisée Your Algorithm (votre algorithme), qui permet à l’internaute d’inclure ou d’exclure les centres d’intérêt de son choix des recommandations formulées par la plateforme.

L’option n’est pour l’instant disponible qu’au travers de l’interface dédiée aux Réels, et uniquement sur les applications paramétrées en langue anglaise. Si vous faites partie du premier contingent de testeurs, vous devriez voir apparaître, lors de la consultation d’un Réel, un bouton combinant deux réglettes et deux cœurs, en haut à droite de l’interface. Celui-ci ouvre un menu dédié, par lequel vous pourrez ajouter, ou retrancher, des centres d’intérêt.

Instagram inaugure une option de personnalisation de l’algorithme, mais ne propose pas d’affichage chronologique des vidéos

Reste à voir quelle sera la portée exacte de cet outil, dans la mesure où la recommandation automatique de contenus constitue désormais l’épine dorsale du fonctionnement d’Instagram (et de ses concurrents), qu’il s’agisse de stimuler l’engagement, de doper le temps passé à consulter des contenus ou, bien sûr, d’optimiser l’efficacité des publicités.

Adam Mosseri, patron d’Instagram chez Meta, avait évoqué l’introduction de cette option de personnalisation de l’algorithme en septembre dernier. « Nous allons bientôt tester une fonctionnalité vous permettant de personnaliser votre algorithme en ajoutant et en supprimant des sujets selon vos centres d’intérêt, en commençant par les vidéos. Nous espérons que ce sera une nouvelle façon pertinente de façonner ce que vous voyez », promettait-il.

Meta a récemment été condamné par la justice néerlandaise en vertu du DSA, pour n’avoir pas proposé un flux chronologique au sein d’Instagram. Depuis fin 2024, le réseau social centré sur l’image dispose d’une fonction de réinitialisation de l’algorithme, pour permettre à l’utilisateur de repartir d’une page blanche en matière de recommandations.

Consommations des datacenters d’ici 2035 et 2060 : le numéro d’équilibriste de l’ADEME

14 janvier 2026 à 08:39
Des CLIK et des claques
Consommations des datacenters d’ici 2035 et 2060 : le numéro d’équilibriste de l’ADEME

Il est difficile de savoir ce qu’il en sera de l’IA et du numérique dans 5 ou 10 ans, mais cela n’empêche pas l’ADEME de proposer une prospective sur la consommation des datacenters à l’horizon 2035 et même 2060. Un exercice complexe, semé d’embûches, de doutes et d’approximations (sur des approximations).

L’Agence de la transition écologique (ex-Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, ADEME) a mis en ligne récemment un long rapport de 225 pages (PDF et PDF de la synthèse) intitulé « Prospective d’évolution des consommations des centres de données en France de 2024 à 2060 ». Deux périodes sont distinguées : pré- 2035 d’un côté, post-2035 jusqu’à 2060 de l’autre.

Des aléas, beaucoup (trop ?) d’aléas

Pourquoi une telle séparation ? À cause de « l’évolution technologique extrêmement rapide du secteur numérique ». Plus on voit loin dans le temps, plus la période est « sujette à l’émergence de technologies de rupture, mais aussi aux aléas climatiques et tensions sur les ressources ». Pas besoin d’attendre 2035 pour être dans le flou, bien malin déjà celui qui peut prévoir 2030…

Néanmoins, l’Agence estime que pour la période pré- 2035 « il est plus simple d’anticiper les éventuels sauts technologiques et modéliser la maturation des technologies actuelles ». Plus facile, pas forcément juste pour autant… dans tous les cas, c’est ambitieux comme approche. Il y a 10 ans, en 2015, la révolution de l’IA générative n’était même pas une folle rumeur (cette « révolution » s’est pour rappel installée très rapidement, sans crier gare, avec le lancement de ChatGPT fin 2022).

Il y a 10 ans, c’était l’époque de la GTX 1080 chez NVIDIA. L’intelligence artificielle existait évidemment, mais pas la GenAI. Or, une bonne partie des scénarios de l’ADEME reposent précisément sur des moyennes de moyennes de statistiques datant d’il y a 10 ans…

Entre accélération, accumulation et chemin inverse


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☕️ Le laboratoire de la CNIL lance un test sur les dark patterns

14 janvier 2026 à 08:07

Sous le titre « Apparences Trompeuses », le LINC (Laboratoire d’Innovation Numérique de la CNIL) propose un petit test pour passer en revue les différents mécanismes utilisés par les dark pattterns.

Ces designs poussent les utilisateurs de sites web à faire un choix qu’ils ne feraient pas forcément s’ils étaient correctement informés par le site en question.

« Sauriez-vous reconnaitre un détournement d’attention ? Débusquer un réglage intrusif par défaut en créant un compte ? Résister à un parcours labyrinthique dans un centre de confidentialité, ou à un pilotage émotionnel en supprimant vos données ? » demande le laboratoire dans son texte de présentation du questionnaire.

Et en effet, certains concepteurs de sites web rivalisent d’idées pour vous guider vers un choix qui les arrange. En octobre encore, Meta a encore été pointée du doigt par la Commission européenne qui l’accuse d’utiliser des « dark patterns » et des designs « d’interface trompeuses » dans ses mécanismes de « notification et d’action ».

☕️ Wine 11 disponible : WoW64 et NTSync au menu

14 janvier 2026 à 07:38

Un an après la version 10, Wine – qui n’est pas un émulateur au sens strict, son nom est d’ailleurs l’acronyme récursif de « Wine is not an emulator » – vient de passer en version 11.

Ce logiciel permet pour rappel de lancer des applications conçues pour Windows sur d’autres systèmes, comme Linux et macOS. De la documentation est disponible ici pour découvrir l’application si besoin.

Les notes de version annoncent pas moins de 6 300 changements (contre 6 000 pour Wine 10). Il y a notamment la finalisation de WoW64 permettant d’exécuter des applications 32 bits et même 16 bits dans un environnement 64 bits et l’ajout du module NTSync pour le noyau Linux (pour améliorer les performances des émulateurs Windows NT). Ce sont les « principaux points forts », affirme l’équipe en charge du projet.

Il y a également diverses améliorations sur la partie graphique, la prise en charge de l’API Vulkan 1.4.335, le support de X11 Window Manager, la prise en charge de nouvelles manettes, etc.

Apple réunit ses logiciels vedettes dans un Creator Studio à 12,99€ par mois

14 janvier 2026 à 07:05
Une pierre dans le jardin d'Adobe
Apple réunit ses logiciels vedettes dans un Creator Studio à 12,99€ par mois

Apple embrasse à son tour la logique de l’abonnement, avec le lancement prochain d’une offre baptisée Creator Studio. Elle réunit Final Cut Pro, Pixelmator Pro et Logic Pro ainsi que les outils de la suite iWork que sont Keynote, Pages et Numbers, pour 12,99 euros par mois ou 129 euros par an, avec une tarification encore plus agressive pour les étudiants et enseignants.

Apple cède à son tour aux sirènes de l’abonnement pour ses applications professionnelles, avec le lancement d’une offre dont le tarif se veut particulièrement compétitif. Sur iPad comme sur Mac, Apple propose en effet d’accéder à ses applications vedette en matière de montage vidéo (Final Cut Pro), de travail de l’image (Pixelmator Pro), de création sonore (Logic Pro) et de bureautique (Keynote, Pages, Numbers, Freeform) pour un forfait unique, fixé à 12,99 euros par mois ou 129 euros par an (avec un mois d’essai gratuit).

Apple y ajoute les logiciels satellites de ses outils de création (Motion, Compressor et MainStage sont compris dans l’offre sur Mac) et promet l’arrivée de « fonctionnalités intelligentes » et de « contenus premium » pour Keynote, Pages, Numbers et Freeform (dans leurs versions iOS, iPadOS ou Mac), qui restent par ailleurs accessibles gratuitement. « Un abonne­ment à Apple Creator Studio donne accès à des modèles premium, à une biblio­thèque de photos et d’illustrations libres de droits de haute qualité et à des fonction­nalités intelligentes et puissantes », précise à ce niveau l’entreprise.

Apple embrasse la logique de l’abonnement

Bien que présentée comme un bouquet dédié aux créateurs dans leur activité professionnelle, la formule Apple Creator Studio est compatible avec le Partage familial d’Apple, ce qui signifie que l’abonnement « peut être partagé avec jusqu’à cinq autres membres de la famille ».

Comme sur le matériel, la firme de Cupertino prévoit dans le même temps une politique tarifaire dédiée au monde de l’éducation, avec un rabais plus que conséquent pour les étudiants et les membres du corps enseignant éligibles. Pour eux, l’abonnement passe à 2,99 euros par mois ou 29 euros par an. À ce prix, les fonctions de partage de compte sont cependant exclues.

Quid des licences perpétuelles ? Sur ce point, Apple ménage la chèvre et le chou. L’entreprise maintient la possibilité d’acheter Final Cut Pro, Logic Pro, Pixelmator Pro, MainStage, Motion ou Compressor, mais uniquement sur Mac. Autrement dit, sur iPad, point de salut hors de l’abonnement. Les versions existantes de ces différentes applications obtenues hors abonnement restent (heureusement) fonctionnelles.

Une offre agressive vis-à-vis d’Adobe

De nombreuses dents ont grincé quand Adobe a pris le parti, en 2013, d’imposer la logique d’abonnement avec le lancement de son offre Creative Cloud, qui inclut (entre autres) Photoshop, Premiere, Illustrator, Adobe Express et Acrobat Pro.

Hors promotion, la formule complète, qui réunit plus de vingt applications et offre des fonctions d’IA et l’hébergement de projets dans le cloud d’Adobe, est affichée début 2026 à 78,65 euros par mois. Elle se décline également sous forme d’abonnements à des applications individuelles telles que Photoshop ou Illustrator, dont les offres unitaires se révèlent supérieures, en prix, au Creator Studio annoncé par Apple.

Reste à voir si et comment Adobe, dont le cours en bourse a accusé un recul de 5 % à Wall Street lundi, choisira de répondre à Apple.

L’offre Creator Studio sera disponible à partir du 28 janvier.

Tennis, spéléologie : nouvelles fuites de données chez les fédérations sportives

13 janvier 2026 à 16:48
J'fais des trous, des p'tits trous encore des p'tits trous
Tennis, spéléologie : nouvelles fuites de données chez les fédérations sportives

L’hémorragie de données personnelles se poursuit au niveau des fédérations sportives françaises avec deux nouveaux incidents qui touchent respectivement les adeptes du tennis et de la spéléologie. L’auteur présumé de l’intrusion au sein des systèmes de la fédération française de tir a quant à lui été interpellé.

La Fédération française de tennis a alerté, lundi par mail, certains de ses adhérents au sujet d’un « acte de cyber-malveillance ayant affecté une plateforme utilisée par les clubs ». Reprise dans un communiqué publié sur son site, cette intrusion a conduit à l’exposition de certaines informations personnelles des licenciés.

1,2 million de licenciés à la FFT

Dans le lot figurent « notamment le nom, le prénom, les coordonnées (adresse e-mail, adresse postale, numéro de téléphone) ainsi que, le cas échéant, des informations relatives à la licence », indique la FFT.

Elle prend soin de préciser qu’aucune donnée bancaire ni aucun mot de passe n’ont été compromis, un message rassurant qui ne doit cependant pas occulter les risques d’usurpation d’identité ou les tentatives de phishing rendus possibles par la combinaison des informations personnelles divulguées.

« Dès la détection de cet incident, la FFT a immédiatement mis en œuvre les mesures nécessaires afin de sécuriser la plateforme, notamment par le blocage des accès concernés et le lancement d’investigations techniques approfondies », promet la fédération, qui prodigue dans la foulée les habituels conseils de vigilance en cas de prise de contact suspecte, que ce soit par mail, par SMS ou par téléphone…

La FFT, qui se félicitait en juillet dernier d’avoir franchi la barre des 1,2 million de licenciés, ne précise pas combien de comptes individuels ont pu être exposés. Elle s’abstient également de communiquer le nom du « portail » incriminé dans la fuite ou la raison sociale de son éditeur.

Nouvelle vague d’intrusions et de fuites

Le phénomène n’épargne pas les disciplines plus confidentielles. La Fédération française de spéléologie (environ 7 500 licenciés en 2020 d’après Wikipédia) a par exemple subi coup sur coup deux attaques. La première, signalée le 31 décembre dernier, a entraîné la coupure, pendant quelques jours, du portail utilisé pour la souscription d’assurances dédiées aux initiations. Les données exposées comprenaient identité, coordonnées, informations fédérales et métier renseigné par l’utilisateur.

Quelques jours plus tard, nouvel incident, enregistré cette fois au niveau du portail dédié à la gestion des adhésions en ligne de la fédération. « Cette attaque a entraîné un accès non autorisé à une partie de vos données personnelles associées à votre compte : nom, prénom, date de naissance, métier, nationalité, adresse e-mail, numéro de téléphone, adresse postale, numéro de licence et abonnement aux revues de la Fédération. Aucun de vos mots de passe n’est concerné », a informé par mail daté du 10 janvier le président de la FFSpéléo.

Le mois de décembre avait déjà été marqué par plusieurs attaques ou fuites de données reconnues au niveau d’autres organisations sportives de premier plan. Le 10 décembre, c’est par exemple la Fédération française de cyclisme qui alertait ses licenciés d’une « intrusion non autorisée sur son système d’information » survenue dans la nuit. Les informations d’identité et les coordonnées ont pu être exposées, mais « la base documentaire et les pièces d’identité stockées sur l’Espace FFC ne sont pas concernées », rassurait la fédération.

L’Ufolep incrimine l’un de ses prestataires

L’Ufolep (fédération multisports) a elle aussi informé d’une intrusion certains de ses licenciés aux alentours du 9 décembre. Cette fois, l’Union cible nommément le prestataire par lequel la fuite serait intervenue : « nous avons le regret de vous informer qu’un incident de sécurité a récemment affecté notre plateforme de gestion de formation et de compétition, opérée par notre prestataire Exalto », indique son message.

Le nom d’Exalto et sa plateforme e-licence s’étaient déjà invités dans l’actualité début 2025, à l’occasion d’une précédente vague d’attaques ciblant les clubs et fédérations sportifs. Next avait alors remonté la trace du prestataire dont les outils faisaient office de dénominateur commun entre toutes les organisations touchées.

La nouvelle vague d’attaques survenue entre décembre et janvier semble plus hétérogène pour ce qui est du mode opératoire. Elle montre toutefois que le secteur du sport amateur reste à la fois vulnérable et attractif aux yeux des pirates.

Fédération française de tir (FFTir) : un suspect interpellé

Hasard du calendrier, cette recrudescence d’attaques intervient alors que l’enquête relative au vol de données réalisé sur l’intranet de la Fédération française de tir, le 20 octobre dernier, a débouché ce 9 janvier sur la mise en examen d’un suspect. Interpellé trois jours plus tôt, ce jeune homme de 18 ans originaire d’Aubervilliers est accusé d’avoir participé à la fuite et à la vente d’informations personnelles associées aux licenciés de la FFTir.

Outre les habituels risques d’usurpation d’identité ou de communication frauduleuse, ces données semblent avoir été exploitées dans le cadre de vols par effraction chez certains détenteurs d’armes à feu, survenus après le vol des données concernées. En novembre dernier, le service central des armes et explosifs avait d’ailleurs reconnu (PDF) que des manœuvres frauduleuses avaient été rapportées par des adhérents. « En particulier, certains licenciés ont été appelés par des individus se présentant comme policier ou gendarme et les questionnant sur les armes éventuellement détenues ».

Paris Normandie publie des articles générés par IA pour induire les préfectures en erreur

13 janvier 2026 à 16:08
Made in NormandAI
Paris Normandie publie des articles générés par IA pour induire les préfectures en erreur

Arrêt sur images et le Syndicat national des journalistes ont découvert que deux sites de presse quotidienne régionale (PQR) ont publié près de 900 articles en 50 jours « avec l’aide de l’IA » concernant ce qui se passe dans des départements limitrophes.

Next avait déjà documenté que de petits groupes et éditeurs de presse, notamment régionaux, publiaient des articles « en tout ou partie générés par IA » (GenAI). Puis que de grands groupes, comme Ouest-France et 20Minutes, hébergeaient eux aussi des contenus GenAI (rédigés par des tiers), ou encore que le groupe Reworld poussait ses équipes de rédaction à recourir à l’IA, quitte à publier n’importe quoi.

Tous deux nés en 1944 et depuis rachetés par le groupe belge Rossel, Paris Normandie et le Courrier Picard viennent quant à eux de recruter un journaliste chargé d’utiliser la GenAI pour « bâtonner de la dépêche », et remplir leurs sites web d’articles paraphrasant des contenus tiers. Une initiative qui, pour la première fois depuis que nous enquêtons sur le phénomène, fait vivement réagir les syndicats de journalistes.

« L’utilisation de l’IA, notamment des technologies génératives, doit être encadrée par des principes éthiques solides pour maintenir la confiance du public et l’intégrité de notre métier », souligne la Charte d’utilisation de l’intelligence artificielle (.pdf) au sein du groupe Rossel, propriétaire d’une centaine de marques média (Le Soir, La Voix du Nord, 20minutes, etc.).

À l’instar de la vingtaine des chartes d’utilisation de l’intelligence artificielle adoptées par les médias analysées par l’INA, celle du groupe Rossel s’engage à une obligation de « transparence » envers ses lecteurs :

« Toute utilisation de l’IA générative pour créer du contenu destiné à être publié, et non pas seulement pour une assistance à la production, doit être clairement signalée aux lecteurs, afin de maintenir une transparence rigoureuse. Si l’IA est utilisée pour collecter ou analyser des données, les méthodes et les sources doivent être transparentes et vérifiées. »

Ce qui fut le cas des 835 articles publiés en moins de 50 jours (soit près de 17 articles par jour), 6 jours sur 7 (24 et 25 décembre compris, ainsi que les 31 décembre et 1er janvier), sur les sites de Paris Normandie et du Courrier Picard. Ces derniers, qui ont commencé à être mis en ligne le 18 novembre dernier, se concluaient en effet systématiquement par une discrète mention : « Un journaliste a réalisé cet article avec l’aide de l’IA », sans plus d’explication.

Les dernières mentions répertoriées par leur moteur de recherche datent de ce jeudi 8 janvier. Une enquête d’Arrêts sur images (ASI) venait en effet d’expliquer que ces deux quotidiens régionaux utilisaient l’IA « pour réécrire les contenus d’autres médias et des communiqués ».

Les problèmes de toiture de la salle Zunino à Tourouvre-au-Perche


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☕️ Firefox 147 : WebGPU sur Apple Silicon et support de la spécification XDG Base Directory

13 janvier 2026 à 15:32

Comme prévu, la version Firefox 147 apporte notamment le support de WebGPU aux Mac équipés de puces Apple Silicon, signalent les release notes publiées mardi par Mozilla.

Firefox 147 est aussi compatible sous Linux avec la spécification XDG Base Directory (XDG pour « Cross-Desktop Group »), mise en place par Freedesktop pour faciliter le fait de retrouver où certains fichiers doivent se trouver. Elle définit un ou plusieurs répertoires de base où les fichiers doivent être localisés.

En nouveauté un peu plus visible pour l’utilisateur lambda, une option apparait dans le navigateur pour permettre à une fenêtre de lecture en incrustation d’image de s’ouvrir automatiquement quand une vidéo est en cours de lecture dans un onglet et qu’on passe cet onglet en arrière-plan :

La nouvelle version comprend aussi une amélioration des performances pour les vidéos avec les GPU AMD et la prise en charge de Safe Browsing V5.

Comme nous l’expliquions fin 2025, une vue partagée pour afficher deux sites côte à côte est en phase de test dans Firefox mais Firefox147 ne l’intègre pas encore officiellement.

Cowork : Anthropic présente un agent pour effectuer certaines tâches de bureau

13 janvier 2026 à 15:02
L'IA pour le travail et pour la santé, whatelse?
Cowork : Anthropic présente un agent pour effectuer certaines tâches de bureau

S’appuyant sur son Claude Code, qui rencontre un certain succès, Anthropic est en train de mettre en place Cowork, un agent pour traiter vos tâches (pas trop complexes) de bureau à votre place en travaillant en mode « bac à sable » sur des dossiers choisis par l’utilisateur.

Anthropic a présenté ce lundi 12 janvier son projet nommé Cowork, un agent IA qui doit permettre d’automatiser une bonne partie des tâches de bureau autres que le code : « Claude Code pour le reste de votre travail », affirme même l’entreprise.

Claude pour le travail

Elle explique qu’après avoir lancé Claude Code, elle s’est rendu compte que les gens l’utilisaient aussi pour autre chose que du code. Anthropic a donc lancé un projet un peu similaire à son outil phare mais en l’adaptant à des tâches de bureau de la vie de tous les jours sur un ordinateur. L’idée est de ne surtout pas faire comme Microsoft avec Recall et de limiter la tâche qu’on veut automatiser à un seul répertoire dans lequel Claude pourra lire, éditer, créer (et donc supprimer) des fichiers.

Là, il pourra par exemple réorganiser et renommer des fichiers en fonction de la date de téléchargement, « créer une nouvelle feuille de calcul avec une liste de dépenses à partir d’une pile de captures d’écran, ou rédiger une première ébauche de rapport à partir de vos notes éparpillées », explique Anthropic.

De fait, Cowork est créé sur le SDK de l’agent Claude et utilise donc le même modèle que Claude Code. La seule chose qui les différencie, c’est l’approche moins « développeur » de Cowork pour mettre en place les routines avec une interface de configuration plus « user-friendly ». Dans un tutoriel, Anthropic présente encore Cowork comme un outil qui a « la puissance de Claude Code sans le terminal ».

Pour l’instant, Cowork est proposé aux abonnés Max (de 100 à 200 $/mois) qui utilisent Claude Desktop sur macOS. Une liste d’attente existe pour les autres.

Claude pour la santé

Dimanche, Anthropic a aussi essayé de se rattraper concernant le secteur de la santé qui a été sous les phares du CES cette année avec l’annonce de l’assouplissement de la surveillance des dispositifs de santé portables ou s’appuyant sur l’IA par la FDA. OpenAI en avait profité pour lancer son ChatGPT Santé.

Une semaine après, Anthropic pousse donc son projet Claude for Healthcare, un ensemble d’outils et de ressources qui permettent aux prestataires de soins de santé et aux patients d’utiliser Claude à des fins médicales « grâce à des produits conformes à la norme HIPAA », explique l’entreprise.

Comme ChatGPT Santé, Claude Healthcare va permettre à ses utilisateurs de synchroniser leurs données corporelles captées par leurs iPhone, smartwatchs et autres gadgets de fitness et de sport pour donner des conseils santé. Mais le service d’Anthropic pourra aussi s’appuyer sur les données de la Classification internationale des maladies, PubMed et, aux États-Unis, sur celles de Medicare et Medicaid et sur le National Provider Identifier.

Ainsi, l’entreprise promet d’accélérer l’examen des demandes d’autorisation préalable des dossiers des patients, promettant avec beaucoup de solutionisme technologique qu’ils « obtiendront plus rapidement des soins vitaux ».

[Tuto] Serveur PXE (Freebox) : bootez vos ordinateurs et installez des OS depuis le réseau

13 janvier 2026 à 14:22
Das Boot !
[Tuto] Serveur PXE (Freebox) : bootez vos ordinateurs et installez des OS depuis le réseau

Si vous installez plus ou moins régulièrement des ordinateurs, des systèmes d’exploitation ou si vous avez besoin d’utilitaires comme Memtest+ et Ultimate Boot CD, alors ce tuto est fait pour vous. Cerise sur le gâteau, il est possible d’installer le serveur TFTP directement dans la Freebox, avec les machines virtuelles.

La semaine dernière, Free ajoutait un serveur TFTP à son interface Freebox OS, permettant ainsi d’avoir un serveur Trivial FTP (mais dont l’utilité est limitée), mais surtout d’ajouter l’adresse d’un serveur TFTP dans le serveur DHCP. Nous avions alors expliqué le fonctionnement, en précisant que la Freebox ne faisait pas serveur PXE, elle renvoyait simplement la balle à une autre machine sur le réseau.

Mais il est aussi possible de configurer la Freebox comme serveur PXE, avec les VM (machine virtuelle) intégrées. Voici un tuto qui vous permet ensuite de booter n’importe quel ordinateur sur le réseau et d’y installer un système d’exploitation ou juste de lancer des utilitaires comme MemTest et Ultimate Boot CD.

Nous utilisons une VM de la Freebox, mais ce tuto fonctionne exactement de la même manière si on installe le serveur TFTP sur n’importe quelle autre VM ou ordinateur. La Freebox a l’avantage de ne pas nécessiter d’ordinateur supplémentaire, libre à vous de faire ce que vous voulez évidemment. Une VM Ubuntu Server sur un Proxmox fera tout aussi bien l’affaire !

Création d’une VM dans Freebox OS et connexion via Putty

Première étape, dans Freebox OS, la création d’une VM. Entrez le nom que vous voulez, puis laissez coché « Choisir un système d’exploitation pré-installé parmi une liste ». Nous avons laissé la configuration par défaut avec deux cœurs CPU et 957 Mo de mémoire. Nous avons dans le menu suivant choisi Ubuntu 24.04 LTS (Noble).

Allumez la VM et récupérez son adresse IP (192.168.1.65 dans notre cas). Dans Freebox OS, rendez-vous dans les Paramètres (mode avancé) puis cliquez sur DHCP. Dans la partie Serveur TFTP, indiquez l’adresse IP de la VM (192.168.1.65 chez nous) puis dans Fichier de démarrage « pxelinux.0 ». Cliquez sur Appliquer et OK. C’est désormais terminé pour Freebox OS.

La suite, nous allons le faire directement dans notre VM. On s’y connecte avec Putty (un client SSH et Telnet). Rien de compliqué : dans Host Name indiquez l’adresse IP de la VM de la Freebox (192.168.1.65) et laissez le port par défaut 22. Le nom d’utilisateur par défaut est « freebox » et le mot de passe celui entré lors de la création de la VM.

On installe le paquet tftpd-hpa pour notre serveur TFTP

Bons élèves que nous sommes, la première étape est de lancer ces deux commandes pour mettre à jour le système (cette opération dans une VM sur une Freebox, ça prend un peu de temps, quelques minutes dans notre cas).


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Apple va utiliser les modèles Gemini de Google pour tous ses produits IA, dont Siri

13 janvier 2026 à 09:08
Le criquet a mangé un bout de pomme
Apple va utiliser les modèles Gemini de Google pour tous ses produits IA, dont Siri

Apple et Google viennent d’officialiser une collaboration « pluriannuelle » : toutes les IA génératives de l’entreprise à la Pomme s’appuieront sur les modèles Gemini de Google, ce qui inclut la nouvelle version de Siri qui doit arriver cette année. Cette annonce bouscule le secteur et Elon Musk dénonce « une concentration de pouvoir déraisonnable pour Google ».

Apple a annoncé ce lundi 12 janvier son choix d’utiliser les modèles de Google pour alimenter ses futures fonctionnalités d’intelligence artificielle, dont son fameux assistant virtuel Siri qui doit sortir sous une nouvelle version cette année.

Apple abandonne la course après être parti bien tard

« Après une évaluation minutieuse, Apple a déterminé que la technologie IA de Google constituait la base la plus performante pour ses modèles de fondation et se réjouit des nouvelles expériences innovantes qu’elle offrira aux utilisateurs Apple », affirme un communiqué signé conjointement par les deux entreprises.

Ainsi, la société de Tim Cook abandonne la course aux modèles dans laquelle elle était en retard. Elle avait sorti ses premières fonctionnalités boostées à l’IA générative en juin 2024 mais, un an après, l’enthousiasme n’était toujours pas au rendez-vous chez les utilisateurs.

Et Apple devait même repousser la sortie de la nouvelle version de Siri, son produit phare en matière d’IA. Rappelons que les modèles de langage n’étaient pas la tasse de thé de l’équipe dirigeante d’Apple. L’entreprise avait plus tard recruté Amar Subramanya (ex Google et Microsoft) sur le tard en décembre dernier pour relancer son IA.

Mais en aout 2025, Bloomberg se faisait déjà l’écho de tests chez Apple pour utiliser Gemini et ainsi rebooster Siri. Et en novembre, Bloomberg toujours parlait d’un accord d’un milliard de dollars par an entre les deux entreprises pour ce projet. Les deux entreprises viennent de passer à la vitesse supérieure en officialisant le projet et en élargissant même la collaboration à toutes les fonctionnalités d’Apple utilisant l’IA générative.

Gemini utilisé par les équipes d’Apple, pas une intégration des app Google directement dans iOS

Pour rassurer les utilisateurs d’Apple, ce ne sont pas les outils IA Gemini de Google qui sont intégrés à iOS et macOS directement a priori. Apple garde la main sur la gestion des iPhone. Dans leur communiqué, les deux entreprises expliquent que « la prochaine génération de modèles fondation sera basée sur les modèles Gemini et la technologie cloud de Google ». Ainsi, on peut imaginer que l’entreprise à la Pomme pourra affiner les modèles de Google à sa sauce et les intégrer à ses produits de la façon dont elle le veut.

Jusque-là, si Apple utilisait ses propres modèles, elle avait aussi noué un partenariat en 2024 avec OpenAI pour « intégrer ChatGPT dans les expériences Apple » et notamment dans Siri. Cette annonce est un changement important dans le paysage industriel de l’IA générative et donne un poids encore plus important à Google dont la dernière version de Gemini avait reboosté l’image chez les aficionados d’IA générative.

Alphabet (la maison mère de Google) vient de dépasser les 4 000 milliards de dollars de valorisation en bourse, après une année 2025 plus que prolifique. Son action a en effet bondi de plus de 60 % en un an.

Un bon choix pour les deux entreprises qui pousse Google en position dominante

« [L’annonce de lundi] est ce que Wall Street attendait, car l’invisibilité de la stratégie d’IA d’Apple était l’éléphant dans la pièce », explique Dan Ives, l’analyste de la banque d’affaires Wedbush Securities cité par Le Monde, « Même si le délai est plus long que prévu au départ, il était nécessaire pour Apple de proposer un assistant IA au sein de son propre écosystème d’appareils  ». « C’est une validation majeure de la haute qualité de ses modèles d’IA », ajoute-t-il.

Mais l’ombre de la position dominante de Google sur le numérique pourrait aussi s’étendre sur l’IA générative avec cet accord. L’entreprise vient d’ailleurs de transformer ses IA en vendeurs multicartes avec un protocole ouvert et de la pub.

Rappelons qu’elle a aussi été reconnue coupable d’abus de sa position dominante dans le domaine de la recherche en ligne par la justice états-unienne l’année dernière sans pour autant avoir à abandonner Chrome alors que l’hypothèse planait pendant un moment.

Apple a, pour rappel, un accord avec Google pour utiliser son moteur de recherche. C’est d’ailleurs sur ce terrain qu’a attaqué Elon Musk en réponse au message posté par Google sur son réseau : « Cela semble être une concentration de pouvoir déraisonnable pour Google, étant donné qu’ils possèdent également Android et Chrome ».

OpenAI ne semble pas avoir réagi publiquement à cette annonce pour le moment (et n’a pas souhaité répondre à nos confrères étasuniens), pas plus que Sam Altman ou Fidji Simo (respectivement numéro un et deux de l’entreprise). Sentant le vent tourner, le patron de l’entreprise avait enclenché un « code rouge » pour faire de la qualité de ChatGPT une priorité.

☕️ Meta indique avoir sécurisé 6,6 gigawatts d’énergie nucléaire

13 janvier 2026 à 08:19

Meta indique avoir passé des accords avec trois spécialistes de l’énergie nucléaire, Vistra, TerraPower (fondée par Bill Gates) et Oklo, pour s’assurer l’accès à plusieurs centrales nucléaires et développer la recherche dans de « nouvelles technologies nucléaires ».

Après avoir annoncé plusieurs autres projets dans le nucléaire depuis le début de la course à l’intelligence artificielle, l’entreprise se félicite de devenir « le plus gros acheteur d’énergie nucléaire de l’histoire américaine ». 



Dans un communiqué, Meta promet que ces accords permettront la création de « 6,6 GW d’énergie propre neuve ou existante d’ici 2035 », et que cela créera « des milliers d’emplois de construction et des centaines d’emplois opérationnels de long terme ».

Pour ses entreprises partenaires, l’accord prévoit notamment que TerraPower livre deux nouveaux réacteurs « Natrium », capables de produire jusqu’à 690 MW d’électricité, d’ici 2032. Il permet aussi à Meta de compter sur l’énergie produite par six autres unités Natrium, conjointement capables de produire jusqu’à 2,1 GW, et livrables pour 2035.

Du côté d’Oklo, Meta finance la création d’un « campus dédié aux technologies nucléaires de pointe », qui doit être mis en service d’ici 2030 pour produire jusqu’à 1,2 GW d’énergie. Chez Vistra, enfin, Meta s’assure un approvisionnement à hauteur de 2,1 GW d’énergie depuis plusieurs centrales préexistantes, auxquels il faudra ajouter 433 MW à partir de 2030.

Ces différents partenariats doivent notamment alimenter en énergie le supercalculateur Prometheus, que Meta a installé à New Albany, dans l’Ohio.

Comme son nom mythologique le laisse deviner, Prometheus est un de ces projets colossaux d’infrastructure dédiée à l’intelligence artificielle et annoncés depuis quelques années aux États-Unis, aux côtés d’Hyperion (Meta), Colossus (xAI) ou encore Stargate (OpenAI). C’est notamment pour soutenir leur expansion que le gouvernement des États-Unis soutient l’expansion du secteur de son « beau charbon propre », comme le qualifie Donald Trump (au mépris de la réalité scientifique), mais aussi celui du nucléaire.

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