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Stockage S3 Next : nouveaux accès ouverts en bêta !

20 janvier 2026 à 19:35
Cherry on the cake
Stockage S3 Next : nouveaux accès ouverts en bêta !

300 nouveaux accès viennent d’être ouverts pour tester la bêta du service de stockage S3 désormais offert par Next dans le cadre de votre abonnement premium, avec 1 To garanti et 100 Go supplémentaires par année d’ancienneté. Rendez-vous fin janvier pour la disponibilité générale.

Les lecteurs de Next allaient-ils être au rendez-vous d’une mise en prod effectuée un 24 décembre, à quelques heures du réveillon ? Vous avez été si rapides à demander les 100 premiers accès ouverts à notre nouvelle infrastructure de stockage que nous avons, dès le lendemain, étendu la première vague de notre bêta à 200 comptes supplémentaires. Et là, aussi, il n’a pas fallu longtemps pour que les accès ouverts soient distribués… et que les sauvegardes commencent à se remplir !

300 nouveaux accès en bêta et nouvelle page d’abonnement

Quatre semaines plus tard, il parait que l’infra se tourne un peu les pouces, ce serait lui faire affront que ne pas ouvrir les vannes. Dans le même temps, il nous restait quand même de nombreux petits détails à peaufiner, et ça a pas mal avancé !

Outre nos développements sur la partie stockage, qui vous permet désormais de réinitialiser votre espace, nous avons profité de ce joli mois de janvier pour retravailler plusieurs de nos pages et services dédiés à l’abonnement, à la facturation ou à la gestion des comptes Entreprises. Les comptes perso profitent par exemple d’une génération de facture à la demande !

Il faudrait la faconde fastueuse et foisonnante d’un Poing Dev pour relater dans le détail tous ces changements, mais en attendant son éventuel verbe vibrionnant, disons juste qu’ils sont plus importants qu’il n’y parait.

Pour fêter leur mise en prod, nous venons d’ouvrir 300 accès supplémentaires à notre brique de stockage, sur la base du premier arrivé, premier servi. L’activation se fait depuis l’onglet Stockage S3 de votre profil.

De quoi, nous l’espérons, répondre aux attentes des plus impatients d’entre vous, tout en nous laissant le temps de poursuivre le rodage de nos disques durs et le fignolage des derniers détails. Cette deuxième phase de bêta devrait gentiment nous emmener jusqu’à la disponibilité générale du service, prévue fin janvier ou tout début février.

D’ici là, n’hésitez pas à nous partager vos retours dans les commentaires. Et faites résonner dans vos contrées un grand tonnerre d’applaudissements en direction d’Hasnaine qui a planché d’arrache-pied sur toutes ces récentes évolutions !

1 To et plus de stockage S3 dans votre abonnement premium

Au fait, de quoi cause-t-on ? Si vous n’étiez pas sur Next le jour de Noël (comment se fait-ce ?), petite piqûre de rappel : en synergie avec l’opérateur moji, qui garantit la pérennité financière de notre média, nous avons développé une offre de stockage désormais incluse dans votre abonnement Next.

Celle-ci vous permet de disposer, pendant toute la durée de votre abonnement premium (hors abonnement à tarif réduit), d’un bucket S3 hébergé en France, sur une infrastructure opérée en propre par moji, avec une capacité de départ fixée à 1 To, à laquelle s’ajoutent 100 Go supplémentaires par année d’ancienneté de votre compte Next.

Nos lecteurs les plus anciens peuvent donc revendiquer jusqu’à 3,2 To, et certains ne se sont pas fait prier pour les remplir !

On profite de l’occasion pour rappeler les fondamentaux de cette offre : il s’agit d’un service de stockage à usage personnel qui fonctionne en mode best-effort (un seul site géographique). Il est fourni sans garantie (respectez toujours les principes 3,2,1), et son utilisation suppose que vous chiffriez vos données avant de nous les envoyer !

Si ces notions vous sont un peu étrangères, pas de panique : en attendant d’autres articles développant des aspects plus techniques, on vous a mitonné un tutoriel très simple qui devrait vous permettre de chiffrer et créer votre première sauvegarde sur cet espace en quelques minutes, depuis l’ordinateur ou le NAS de votre choix :

Notez que dans le cadre de la bêta, l’accès au stockage n’est pas activé pour les abonnements souscrits par l’intermédiaire de l’offre Entreprise, mais cette lacune sera corrigée à la disponibilité générale.

Bouygues Télécom réinvente la roue avec Extra Bbox et lance une nouvelle Bbox 5G Wi-Fi 7

20 janvier 2026 à 16:47
Heu, ok… mais pourquoi faire ?
Bouygues Télécom réinvente la roue avec Extra Bbox et lance une nouvelle Bbox 5G Wi-Fi 7

Bouygues Telecom vient d’annoncer deux nouveaux produits utilisant son réseau mobile 5G : du « WiFi de secours 5G et la Bbox 5G WiFi 7 avec répéteur et TV ». La première joue sur la peur de la coupure, la seconde vise les oubliés de la fibre optique.

Avec son Extra Bbox, Bouygues Telecom cible les clients qui ont peur de subir une coupure sur leur connexion fixe à la maison.

Bouygues Telecom réinvente en quelque sorte les dongle et autres Hot Spot Wi-Fi avec de la 4G/5G permettant de partager une connexion mobile en Wi-Fi. C’est, pour rappel, aussi faisable avec son smartphone depuis de très nombreuses années, aussi bien sur Android qu’iOS.

Extra Bbox : 12,99 euros par mois, pour 100 Go de data

Pour mettre en avant son offre, Bouygues Telecom « joue » clairement sur la peur de la coupure, avec une statistique maison : « en 2025, 56% des Français déclarent avoir observé une coupure ou un ralentissement de leur connexion fibre ». Ce chiffre vient en effet d’une étude de… « Bouygues Telecom menée par Ipsos-BVA, 2025 ».

Les débits maximums théoriques sont de 1,1 Gb/s en téléchargement et de 58 Mb/s en upload. L’offre sera disponible dès le 26 janvier, pour 12,99 euros par mois avec 100 Go de data (bloqué au-delà). Il faut également ajouter 29 euros de frais de mise en service et autant de résiliation.

Bouygues Telecom propose aussi un forfait avec 120 Go de 5G pour 11,99 euros par mois, soit un euro de moins… Si vous avez déjà un Hot Spot 4G/5G qui traine à la maison ou un smartphone, cela vous coutera donc moins cher, avec plus de data.

Backup Freebox, prêt d’Airbox chez Orange, Internet Garanti SFR

Free propose, pour rappel, une option Backup Freebox qui « permet de conserver un accès à internet et aux services TV en cas de coupure ou perte de connexion à votre domicile ». Cette option est mise « à disposition sur demande et après diagnostic » pour 4,99 euros par mois, selon la fiche d’information standardisée. Il était pendant un temps question de la rendre disponible en standalone pour les Freebox Delta et Pop, mais il n’en est rien actuellement. Seuls les abonnés Freebox Ultra semblent pouvoir le commander, selon cette page de l’assistance. Pour les autres, il faut attendre la panne avant d’en faire la demande.

Sosh propose de son côté un service de continuité de connexion, avec « 200 Go internet mobile par mois, pendant 2 mois sur votre forfait forfait Sosh mobile ou Orange mobile ou offre Let’s Go ». Attention, seulement sur une ligne mobile Sosh ou Orange !

Orange aussi propose ce genre d’option à ses clients (200 Go en plus sur un maximum de cinq forfaits), mais vous pouvez aussi avoir un prêt d’Airbox, un routeur Wi-Fi 4G, avec 200 Go de data. Il est possible de le retirer en boutique pour l’avoir plus rapidement. Cette offre n’est pas disponible de manière préventive, il faut avoir une coupure pour en faire la demande.

Chez SFR, une option Internet Garanti est proposée à l’ensemble des clients, pour 5 euros par mois (incluse dans Box SFR Premium). Vous pouvez y souscrire avant d’avoir une panne. Cette offre permet d’avoir une box de poche 4G avec 30 Go par mois en temps normal. En cas de panne, et après avoir contacté SFR, vous bénéficiez « de data illimité via votre box de poche ».

Et une Bbox 5G à 44,99 euros par mois, avec Wi-Fi 7

La seconde offre du jour concerne une « Bbox 5G et son répéteur certifiés WiFi 7, avec une clé TV pour une expérience TV inédite ». L’opérateur annonce « des débits jusqu’à 1,1 Gb/s en descendant et 175 Mb/s en débit montant, un design vertical intégrant 4 antennes par bande de fréquence ».

Le répéteur Wi-Fi 7, bi-bandes lui aussi, est disponible sur commande. Là encore, il faudra attendre le 26 janvier pour en profiter, pour 44,99 euros par mois. De nouveau, des frais de mise en service de 29 euros et de résiliation de 29 euros également sont de la partie. L’accès se fait « sous réserve de couverture 5G (3,5 GHz) » et d’éligibilité de votre adresse de souscription. L’ensemble des opérateurs imposent des conditions pour souscrire à une telle offre.

Free propose lui aussi une Box 5G avec du Wi-Fi 7, mais sans la certification par la Wi-Fi Alliance (cela n’empêche évidemment pas le box de fonctionner en Wi-Fi 7 avec d’autres appareils), ce qui provoque quelques tensions avec Bouygues Telecom. Elle est proposée à 39,99 euros par mois (après un an à 29,99 euros par mois), avec « accès à la télévision avec l’application Free TV ». Les débits sont de 1,5 Gb/s en téléchargement et 130 Mb/s dans l’autre sens.

Comptez 42,99 euros chez Orange pour une box 5G+ Home avec elle aussi du Wi-Fi 7. Chez Orange, les débits sont plus élevés : « jusqu’à 1,5 Gb/s en téléchargement et 250 Mb/s en envoi ». L’application TV d’Orange permet d’accéder à « 200 chaînes incluses sur PC, mobile, tablette ».

Chez SFR, la Box 5G est à 39,99 euros par mois, sans engagement mais avec du Wi-Fi 6 « seulement ». Les débits sont de 1,1 Gb/s et 150 Mb/s respectivement, avec 200 chaines de télévision via l’application SFR.

Free, Orange et Bouygues Telecom proposent l’accès aux chaînes de télévision via une application, comme Bouygues Telecom avec BTV+. Mais l’opérateur propose aussi sa clé HDMI b.tv avec sa Bbox 5G WiFi 7… à condition de l’acheter pour 20 euros. Elle prend en charge « les derniers standards audio et vidéo (dont Dolby Atmos), l’assistant vocal Google et la fonction Cast ».

29 % des articles scientifiques à propos des réseaux sociaux oublient leurs liens d’intérêt

20 janvier 2026 à 15:24
Influence au carré
29 % des articles scientifiques à propos des réseaux sociaux oublient leurs liens d’intérêt

Selon des sociologues et philosophes des sciences, la moitié des articles scientifiques à propos des réseaux sociaux publiés dans les revues les plus en vue ont au moins un auteur qui a des liens avec cette industrie. Mais 29 % passent sous silence ces conflits d’intérêts.

Les études scientifiques sur les effets des réseaux sociaux sont indispensables pour comprendre leurs conséquences sur nos vies. Mais l’influence des entreprises du secteur semble particulièrement importante sur la recherche qui étudie leurs produits.

Ainsi, des chercheurs ont remarqué que la moitié des articles scientifiques publiés sur le sujet dans des revues scientifiques très connues sont signés par au moins un chercheur qui est lié, d’une façon ou d’une autre (via un financement, une collaboration ou un contrat de travail), à une entreprise du secteur.

«  L’influence de l’industrie dans la recherche sur les médias sociaux est considérable »

Dans une bonne partie de la recherche, que ça soit en informatique, en pharmacie ou dans les sciences sociales, il n’est pas rare que les chercheurs aient ce genre de liens d’intérêt. Une bonne pratique mise en place dans la communauté scientifique est de signaler clairement tout conflit d’intérêt dans une section dédiée des articles scientifiques.

Mais ici, les auteurs de l’étude, mise en ligne ce vendredi 16 janvier sur la plateforme de prépublication arXiv et non relue encore par des pairs, affirment que 29 % des études font l’impasse sur des signalements de conflits d’intérêt qu’elles auraient dû mentionner.


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Ce que nous apprend le code source de l’algorithme de recommandation de X

20 janvier 2026 à 14:44
Rien, modulo les poids
Ce que nous apprend le code source de l’algorithme de recommandation de X

Comment fonctionne l’algorithme de recommandation des contenus de X, celui qui est responsable des messages qui arrivent dans l’onglet « Pour vous » ? Le réseau social publie le code source, mais il manque des éléments importants… cachés pour « des raisons de sécurité ». Plongez avec nous dans le code.

Sur son réseau social, Elon Musk reconnait que l’algorithme de recommandations « est stupide et qu’il a besoin d’améliorations considérables ». Il répondait à un message du compte officiel X Engineering, qui vient d’annoncer la mise en ligne du code source de l’algorithme sur GitHub, sous licence Apache 2.0.

Selon Elon Musk, le partager permettra de voir les développeurs « s’efforcer de l’améliorer en temps réel et en toute transparence ».

Du code majoritairement en Rust, sur GitHub

Plusieurs points tout d’abord : il faut croire X et Elon Musk sur parole quand ils affirment que c’est le code actuellement utilisé par le réseau social.

Le code partagé est à 63 % composé de Rust (un langage qui a récemment fêté ses 10 ans) et à 37 % de Python (à qui on ne va pas demander son âge…), selon GitHub. Il comporte une centaine de fichiers pour un peu moins de 10 000 lignes de code.

Ensuite, ce dépôt ne contient pas l’ensemble du code, mais uniquement « le système de recommandations de base alimentant le flux “Pour vous” sur X. Il combine des contenus de votre réseau (provenant de comptes que vous suivez) avec des contenus hors réseau (découverts via de l’apprentissage automatique) et classe le tout en utilisant un modèle basé sur Grok ».

Il faut distinguer deux algorithmes :


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☕️ Algorithme de la CAF : des organisations européennes rejoignent la Quadrature du Net

20 janvier 2026 à 13:41

Dix nouvelles organisations se joignent à la requête déjà déposée devant le Conseil d’État pour contester l’usage que fait la Caisse nationale des affaires familiales (CNAF) et les CAF affiliées d’un algorithme de détection des paiements indus pour lutter contre de potentielles fraudes. 
Parmi elles, plusieurs acteurs européens de défense des droits humains ou des droits numériques.

En octobre 2024, emmenées par l’association de défense des droits numériques la Quadrature du Net, 15 associations, dont Changer de Cap, le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), la Ligue des droits de l’homme (LDH) ou encore le Syndicat des avocats de France, déposaient un recours sur le sujet devant le Conseil d’État.

Auprès de Next, la responsable numérique de Changer de Cap expliquait : « On attend l’interdiction de l’algorithme de la CAF, et par jurisprudence, l’interdiction des algorithmes similaires utilisés par France Travail, par l’assurance maladie, par l’assurance vieillesse, etc. ». Juriste auprès de la Quadrature, Bastien Le Querrec expliquait par ailleurs que le groupe d’associations demandait au Conseil d’État de se prononcer sur la légalité de l’outil au regard du Règlement général sur la protection des données (RGPD), ou de demander l’avis de la Cour européenne de justice (CJUE).

Le 15 janvier, la CNAF publiait une notice relative à son nouveau modèle de datamining, nommé DMDE 2026. Elle y signalait notamment que l’algorithme critiqué par les associations était un outil « de contrôle », autrement dit, « un appui, pas une « décision automatique » ».

algorithmes de la CAF

« Dans un contexte de forte attente de la société en matière de transparence sur ce sujet, cette refonte est la première mise en œuvre complète d’une démarche éthique dès la conception sur un algorithme de la Cnaf », indiquait l’entité.

De fait, elle a partagé le code de l’outil, une démarche dont la Quadrature du Net « salue la transparence » dans un communiqué, avant de souligner que « la transparence seule ne suffit pas ».

Ce 20 janvier, le groupe initial de 15 associations françaises est rejoint par dix nouvelles organisations non gouvernementales. Parmi elles : plusieurs syndicats français (Confédération Générale du Travail, Union Syndicale Solidaires, Fédération Syndicale Unitaire Travail Emploi Insertion Organismes Sociaux), le mouvement des mères isolées, Féministes contre le cyberharcèlement, ou encore l’association Data for Good, qui cherche à « mettre la technologie au service de l’intérêt général ». 
Le groupe est aussi rejoint par des acteurs européens : l’ONG allemande Algorithm Watch, la polonaise Panoptykon Foundation, European Digital Rights (EDRi) et European Newtork Against Racism.

Pour la Quadrature, la diversité des acteurs désormais mobilisés dans le recours déposé devant le Conseil d’État est un argument en faveur du renvoi de l’affaire « devant la Cour de justice de l’Union européenne ». Une telle logique permettrait à la décision finalement prise d’être « applicable à l’ensemble de l’Europe ».

☕️ Capgemini envisage jusqu’à 2 400 suppressions de postes en France

20 janvier 2026 à 13:15

Capgemini, première entreprise de services numériques (ESN) en France en volume d’affaires, a annoncé mardi 20 janvier envisager « jusqu’à 2 400 suppressions de postes » via des reclassements ou des départs volontaires, dans un communiqué transmis à l’AFP et relayé par France Info.

« Dans un environnement économique marqué par une croissance modérée et des défis majeurs pour certaines industries (…) Capgemini en France doit se transformer pour répondre aux challenges et opportunités créés par l’accélération des mutations technologiques, notamment l’intelligence artificielle », écrit le groupe, qui compte 35 000 collaborateurs dans l’Hexagone, et environ 355 000 dans le monde.

Ce plan doit encore faire l’objet d’une présentation et de négociations avec les instances représentatives du personnel, indique Capgemini, qui réduirait donc de près de 7 % ses effectifs en France.

Aucune indication n’a été donnée quant à la localisation géographique ou à la nature des métiers concernés, le groupe se contentant simplement d’indiquer que les suppressions interviendraient dans les « filières fortement impactées par l’évolution de la demande client et les mutations technologiques ».

Capgemini, dont le cours a perdu près de 3 % mardi en début d’après-midi à la Bourse de Paris dans un contexte globalement baissier, doit présenter le 13 février prochain les résultats financiers de son exercice 2025. Pour son troisième trimestre 2025, il faisait état d’un chiffre d’affaires en légère croissance, et soulignait « la pertinence de [son] positionnement de partenaire commercial et technologique basé sur l’IA ».

Sans lien annoncé avec cette décision, Capgemini est présent cette semaine à Davos avec un discours axé sur les possibilités offertes par l’IA et la nécessité d’accompagner les dirigeants dans les évolutions à venir en matière de « gouvernance, de compétences, de responsabilité et d’”alchimie Homme-IA” »

En juillet dernier, Capgemini a lancé le processus d’acquisition de son homologue et concurrent indien WNS, notamment pour nourrir ses offres en matière d’IA agentique.

☕️ Licences VMware : au tour de la CNAM de faire plier Broadcom

20 janvier 2026 à 10:39

Après avoir racheté VMware pour 61 milliards de dollars en 2022, Broadcom s’est rapidement mis en tête de rentabiliser au maximum son emplette avec des modifications brutales des conditions de ventes, y compris sur d’anciens contrats.

Le ton est rapidement monté avec des attaques en justice de géants comme AT&T, Orange et Thales. Chez AT&T par exemple, il était question d’une hausse de… 1050 % sur la facture.

Comme le rapporte Silicon, un autre acteur est passé par la case justice pour faire valoir ses droits : la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Nos confrères expliquent que « la CNAM a obtenu de Broadcom la possibilité de convertir des jetons en licences perpétuelles. Une affaire passée par le juge des référés ».

Nos confrères ajoutent que « Broadcom a fini par accéder à la demande », la CNAM s’est ensuite désistée de sa requête le 23 décembre.

À CIO, l’avocat François-Pierre Lani explique que « le précédent Thales a tout de même fragilisé la position de Broadcom ». Durant l‘été 2024, un jugement avait en effet contraint VMware à laisser en place des contrats de licence. « Autrement dit, pour la justice, l’éditeur ne peut pas tirer un trait sur les droits acquis pendant l’exécution des contrats existants », ajoutaient nos confrères. L’avocat précise qu’il « faut mettre à chaque fois Broadcom au pied du mur » pour obtenir gain de cause.

« Un enfer » : les deepfakes sont déjà très difficiles à détecter, reconnait l’ANSSI

20 janvier 2026 à 10:27
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« Un enfer » : les deepfakes sont déjà très difficiles à détecter, reconnait l’ANSSI

Les deepfakes ne sont pas nouveaux, loin de là. Nous en parlions déjà en 2018. Avec le temps, la qualité des rendus s‘est largement améliorée. Un palier a été franchi fin 2025, c’est indéniable, et il est désormais « très difficile » de détecter les faux contenus multimédias. Les réseaux sociaux sont en ordre dispersé face à ce qui est déjà « un enfer », pour reprendre des mots de l’ANSSI.

Les deepfakes sont des contenus multimédias – aussi bien des images, des vidéos que de l’audio – qui sont générés ou modifiés grâce à des algorithmes et/ou de l’intelligence artificielle (générative). Plus les moyens et les modèles évoluent, plus les résultats sont saisissants de réalisme.

Avec l’arrivée des nouveaux outils, nous avons eu droit à toute une série de photos regroupant le « who’s who » de la tech : Sam Altman, Jeff Bezos, Tim Cook, Jensen Huang, Elon Musk, Sundar Pichai, Mark Zuckerberg… Des bugs persistent sur les détails, mais de moins en moins, et la cohérence générale de l’image est impressionnante. S’il reste des imperfections, nul doute que cela ne va aller qu’en s’améliorant au fil du temps.

Des « superdiffuseurs de désinformation »

Avec la publication de Sora 2 par OpenAI et surtout avec les nouvelles versions de Nano Banana par Google, plusieurs spécialistes ont noté une véritable avancée dans la création de deepfake d’images et de vidéos. S’ajoutent à cela des techniques de contrôle du mouvement (motion control) et de synchronisation labiale (lipsync) ; vous avez un combo explosif entre les mains. Kling AI s’est fait une certaine réputation dans ce domaine. Les exemples sont nombreux, ici et par exemple.


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☕️ Copyright : NVIDIA a contacté Anna’s Archive pour entrainer ses IA sur des millions de livres

20 janvier 2026 à 09:07

NVIDIA serait entrée en contact avec les responsables de la « bibliothèque clandestine » Anna’s Archive selon des documents d’un procès en cours contre l’entreprise.

En mars 2024, NVIDIA a été attaquée par cinq auteurs de livres pour violation du copyright pour avoir entrainé ses modèles sur une compilation de livres dans laquelle apparaissent leurs textes.

Notamment, ces auteurs pointaient l’utilisation de « bibliothèques clandestines » comme Anna’s Archive.

Dans un texte ajouté au dossier, les avocats des auteurs citent plusieurs documents internes à NVIDIA montrant que l’entreprise a contacté le projet Anna’s Archive. « À la recherche désespérée de livres, NVIDIA a contacté Anna’s Archive, la plus grande et la plus effrontée des bibliothèques clandestines encore existantes, afin d’acquérir ses millions de documents piratés et “d’inclure Anna’s Archive dans les données de pré-entraînement de nos LLM” », rapporte TorrentFreak. L’entreprise a contacté les responsables de la bibliothèque clandestine pour obtenir un « accès à de grands volumes de jeux de données uniques et de haute qualité » en éclaircissant si besoin était leur demande avec la précision « c’est-à-dire des livres ».

livre dématérialisé

« Comme Anna’s Archive facturait des dizaines de milliers de dollars pour un “accès haut débit” à ses collections piratées voir https://annas-archive.org/llm, NVIDIA a cherché à savoir à quoi ressemblerait un “accès haut débit” à ces données », explique le document associé à la plainte [PDF].

Toujours selon les avocats des auteurs, l’équipe de management de NVIDIA aurait donné le feu vert à cette utilisation alors qu’Anna’s Archive avait bien précisé la nature illégale de ses collections.

☕️ GenAI : Daniel Stenberg (cURL) en a ras le bol des rapports de vulnérabilité bidons

20 janvier 2026 à 08:33

Dans un message sur une liste de diffusion, Daniel Stenberg (ancien de Mozilla et créateur de cURL), a fait part de son agacement contre les signalements de failles générés par IA qui prennent de plus en plus de temps pour pas grand-chose :

« Nous avons commencé la semaine en recevant sept signalements sur HackerOne en seize heures. Certains n’étaient que des bugs et s’en occuper a pris un certain temps. Finalement, nous avons conclu qu’aucun d’eux n’avait identifié de vulnérabilité et nous comptons déjà vingt soumissions effectuées en 2026 ».

cURL est donc en train de sortir de tout programme du genre Hackerone pour essayer de limiter les « rapports de piètre qualité et mal documentés. Générés par IA ou non. Le flot actuel de soumissions met à rude épreuve la sécurité de cURL », ajoute-t-il.

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Daniel Stenberg garde espoir de continuer « à recevoir des signalements de failles de sécurité réelles, même sans compensation financière. L’avenir nous le dira ». Dans tous les cas, la suppression de « toute mention d’une prime et de HackerOne » devrait être une réalité dans cURL d’ici la fin du mois de janvier.

Dans son message, il revient aussi sur sa réaction sur les réseaux sociaux où il a « publiquement ridiculisé » (ce sont ses propres mots) une des personnes ayant soumis un rapport « absurde généré par IA ». Le pirate en herbe affirme que ce message aurait « ruiné sa carrière », tandis que Daniel Stenberg rappelle que tout ce qu’il a sur cette personne est « un pseudonyme de hacker utilisé une fois dans un rapport ».

« Il faut trouver un juste milieu, bien sûr, mais je reste convaincu que dénoncer, discuter et ridiculiser ceux qui nous font perdre notre temps est l’un des meilleurs moyens de faire passer le message : il ne faut JAMAIS signaler un bug ou une vulnérabilité sans le comprendre parfaitement ni le reproduire. Si vous le faites malgré tout, je pense avoir le droit de me moquer de la personne concernée et d’être en colère contre elle. Bien sûr, il faut aussi savoir se modérer », indique-t-il pour finir sur ce sujet.

Du porno à sa « crèche » pour bébés reborn : Thérèse joue avec les médias depuis 25 ans

20 janvier 2026 à 07:55
« Tu as vu ce que je fais, maman ? »
Du porno à sa « crèche » pour bébés reborn : Thérèse joue avec les médias depuis 25 ans

Des articles générés par IA ont laissé entendre qu’une certaine Thérèse aurait ouvert une crèche dédiée aux bébés « reborn » (du nom donné aux poupées hyperréalistes). Sans avoir cherché à le vérifier, ni préciser qu’il s’agit d’une ex-actrice porno, habituée des plateaux de talk-shows depuis 1999 et des réseaux sociaux depuis les années 2010 pour y mettre en scène sa vie fantasque et ses fantasmes.

L’épidémie de sites d’informations générés par IA que Next documente depuis des mois vient de faire un premier accident industriel. Un site d’information féminin a en effet laissé entendre, par le truchement d’articles générés (et « hallucinés ») par IA, qu’une crèche pour bébés reborn aurait réellement vu le jour. L’infox’ a depuis été reprise, citée et commentée par des milliers de personnes sur les réseaux sociaux, et quelques médias. Or, la personnalité de sa créatrice permet de douter de la fiabilité de cette information.

Thérèse, la « directrice » de la crèche, partage en effet sa vie et son œuvre sur de nombreux comptes sur les réseaux sociaux depuis des années. Elle a en outre accordé de nombreuses interviews à des télés, radios, médias grands publics ou spécialisés dans le porno. Elle s’était initialement fait connaître dans plusieurs talk-shows, à partir de 1999, pour s’être mariée à un homme de 31 ans de plus qu’elle, puis pour élever ses chihuahuas (et traiter son nouveau compagnon) comme des bébés, avant de devenir une starlette de « soirées libertines » puis actrice porno (s’offrant à ses fans). Elle a aussi affiché un grand panneau « On dit merci qui ? Merci Jacquie et Michel » sur le fronton de sa maison, avant d’expliquer, en 2024, être devenue « accro à la sexualité » après avoir été élevée par une mère qui, enfant, la traitait de « petite pute ».

« En France, des crèches accueillent désormais des bébé reborn », vraiment ?

Début décembre, Next révélait qu’une salve de 9 articles générés par IA, publiés sur un site du groupe Reworld Média, parolesdemamans.com, avait « halluciné » des infox et canulars ayant fait le buzz sur TikTok au sujet de la création d’une crèche pour bébés « reborn » (du nom donné à des poupées hyperréalistes), en les relayant au premier degré, sans aucune vérification.

Si les IA sont incapables de distinguer le vrai du faux, pas plus que le second degré, nous nous étonnions que la rédaction de parolesdemamans.com ait pu les valider. Premier éditeur de presse magazine français, et 3ᵉ groupe média sur le web et les réseaux sociaux, Reworld Media nous avait certifié qu’ « aucun article n’a été écrit par de l’IA », ce qu’un second article nous avait permis de débunker : non content d’être truffés de contenus générés par IA, plusieurs de ses sites sont peu (ou mal) supervisés, et truffés d’« hallucinations ».

Thérèse explique avoir adopté un bébé reborn « trisomique »

Nous y évoquions également @therese.reborn, un compte TikTok suivi à l’époque par moins de 10 000 followers (et près de 16 000 depuis), dont les 130 vidéos totalisent près de 9 millions de vues. Après n’y avoir publié que 8 vidéos entre janvier et juin 2025, elle avait annoncé, le 16 août, l’ « ouverture d’une crèche pour vos reborn », alors que ces poupées hyperréalistes faisaient le buzz sur Tiktok et les réseaux sociaux.

Elle y précisait étrangement que « pas mal de gens s’étaient déjà inscrits » (alors même que l’objet de sa vidéo était précisément d’annoncer l’ouverture de la crèche), dont « beaucoup de gens du Nord, ça fait plaisir », clin d’œil plaidant a priori la parodie. Des propos que parolesdemamans.com avait donc relayés, au premier degré.

L’un des articles « hallucinés » de parolesdemamans.com était intitulé « “On a refusé mon bébé reborn à la crèche” : Amandine, 36 ans, dénonce un rejet brutal face à une demande pourtant sérieuse » qui, étrangement, ne mentionnait ladite Amandine que dans le titre, et pas dans le corps de l’article, et qui comportait plusieurs traits caractéristiques des contenus générés par IA.

Cet article avait à l’époque été partagé sur Instagram par @rubyconfr, qui, un mois plus tard, a publié sur ses réseaux sociaux une interview de près d’une heure intitulée « BÉBÉS REBORN : ELLE DIRIGE UNE CRÈCHE – THÉRÈSE DUNE », et présentée comme suit :

« 🤰 Nous recevons Thérèse Dune, alias Thérèse Reborn, actrice pour adultes mais aussi désormais directrice d’une crèche pour bébés reborn dans le Nord de la France. Elle nous raconte en quoi consiste ce travail incongru et son rôle social auprès de ceux qui manquent d’un amour filial. »

Étrangement, l’intervieweur commence l’émission en précisant sérieusement que « ça fait plaisir de voir une famille unie dans l’esprit de Noël », et que « c’est une émission spéciale Noël, esprit de Noël, esprit de famille ». Il répète ensuite (trois fois) « Oh il est mignon » quand Thérèse prend dans ses bras l’une de ses poupées reborn puis, quand elle fait semblant de lui donner un biberon, lui demande « les enfants ne sont pas trop barbouillés sur la route ? », comme s’il jouait lui aussi à la poupée.

Thérèse lui explique ensuite avoir adopté un bébé reborn « trisomique », que sa crèche pour bébés reborn n’a que six places, mais qu’elle accueille aussi des « animaux reborn », et que des parents paieraient de 6 € de l’heure à 65 € la journée pour qu’elle s’en occupe, entre autres. Particulièrement complaisante, l’intervieweur se contente de croire Thérèse sur parole quant à son métier de « directrice d’une crèche pour bébés reborn », sans non plus s’appesantir sur le fait qu’elle serait « actrice pour adultes ».

« Vous pensez que sa crèche est un moyen de buzzer de manière factice ? »

Contacté pour comprendre ses motivations, @rubyconfr nous répond que « C’était assez surprenant pour qu’on puisse avoir envie de comprendre comment elle se retrouve à faire cela », avant de nous demander : « Vous pensez que sa crèche est un moyen de buzzer de manière factice et stratégique ? ».

Interrogé pour savoir s’il avait cherché à vérifier l’existence de la crèche, il nous répond que « La question n’a aucun sens : c’est comme si vous me demandiez si elle a un diplôme lui permettant de tenir une crèche. Par essence, c’est faux : ce sont des poupées ». Relancé au sujet du fait que des gens la paieraient pour garder leurs poupées reborn, il nous rétorque que « Ça fait partie du jeu de rôle. Quand elle explique les activités concrètement, l’enjeu n’est pas de garder le bébé, mais la mise en scène et le temps de dinette ».

De fait, parmi les rares « preuves » que Thérèse aurait vraiment des clients figurent une vidéo d’un couple homoparental venu déposer leur bébé reborn, et une autre du « père » d’un singe reborn. Or, il s’agit pour l’un d’entre-eux du compagnon de Thérèse (présenté dans une autre de ses vidéos comme « mon époux »), pour l’autre de l’un de leurs amis, figurant tous deux dans d’autres vidéos publiées sur son autre compte Tiktok, @therese.dune69.

Thérèse Dune partage là aussi des mises en scène plus ou moins improbables. En octobre 2023, deux ans avant de prétendre être devenue directrice d’une crèche pour bébés reborn, elle expliquait par exemple, devant quatre poupées reborn, que « les enfants c’est pas trop mon truc, moi ce qui m’intéresse, c’est les grands garçons ».

De fait, on l’y voit aussi jouer à la poupée avec de vrais hommes (dont son compagnon David, qu’elle appelle Robert sur son compte reborn et l’interview YouTube, et Sophie sur @therese.dune69), en les habillant comme des soubrettes et en leur prêtant des noms féminins (cf notamment les listes de lecture Sophie, Lucette, Jacquie et Monique épinglées sur son profil).

10 millions de vues alors que « pourtant, il s’agit d’une mise en scène »


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☕️ Nouvelle fuite de données à l’Urssaf, 12 millions de victimes potentielles

20 janvier 2026 à 07:09

L’Urssaf a publié lundi 19 janvier au soir une alerte relative à « un accès non autorisé à l’API (interface d’échanges) contenant certaines données de la déclaration préalable à l’embauche, réservée à ses partenaires institutionnels ».

Cette intrusion aurait permis la consultation ou l’extraction de données relatives à des salariés « ayant fait l’objet d’une nouvelle embauche depuis moins de 3 ans ». Les informations concernées sont « nom, prénom, date de naissance, Siret de l’employeur, date d’embauche », indique l’organisme.

L’accès aurait été réalisé via un compte partenaire, grâce à des identifiants dérobés lors d’une attaque survenue plus tôt et ayant visé ce partenaire. Les systèmes d’information de l’Urssaf n’auraient pas été compromis, et la continuité de service est assurée pour la déclaration préalable à l’embauche.

« Les employeurs peuvent continuer à utiliser le service de déclaration préalable à l’embauche comme habituellement », promet l’Urssaf, qui indique avoir immédiatement pris les mesures nécessaires, mis fin aux accès du compte compromis et augmenté la « sécurisation des habilitations des partenaires pour limiter les risques ».

L’Urssaf ne précise pas nommément qui sont les victimes potentielles mais chiffre à 12 millions de salariés le périmètre de salariés concernés.

L’organisme en charge des cotisation sociales avait déjà été victime d’un incident de cybersécurité en novembre dernier. Il concernait alors le service Pajemploi (formalités entre parents employeurs et gardes d’enfants), et avait exposé « jusqu’à 1,2 million de salariés de particuliers employeurs ».

Semiconducteurs : les États-Unis et Taïwan main dans la main, la Chine agacée

19 janvier 2026 à 16:30
L’ennemi de mon ennemi est…
Semiconducteurs : les États-Unis et Taïwan main dans la main, la Chine agacée

Dans la guerre des semiconducteurs, les États-Unis et Taïwan annoncent la signature d’un vaste accord portant sur des investissements de plusieurs centaines de milliards de dollars pour produire des puces aux États-Unis. La Chine rappelle qu’elle est « toujours opposée fermement » à ce genre d’accord. Ambiance…

Le 15 janvier 2026, le département du Commerce des États-Unis a publié une fiche d’information sur un accord avec Taïwan visant à « restaurer le leadership américain dans la fabrication de semi-conducteurs grâce à un accord sur le commerce et l’investissement ».

L’enjeu est important, comme le rappelle l’AFP : « L’île fabrique plus de la moitié des puces à l’échelle mondiale, et presque la totalité des plus perfectionnées » Certains parlent d’un « bouclier de silicium » pour Taïwan face à la Chine, qui considère que Taïwan fait partie de son territoire et menace régulièrement depuis de très nombreuses années d’un blocus ou carrément d’une invasion. À l’opposé par contre, ce bouclier « inciterait les États-Unis à la défendre ».

500 milliards de dollars pour faire des États-Unis « le centre mondial »

C’est pour rappel à Taïwan que se trouve le géant TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company). C’est le principal fondeur de semiconducteurs dans le monde. Parmi ses clients, on retrouve AMD, Intel, NVIDIA, Qualcomm… excusez du peu ! Cela fait des années que les États-Unis font les yeux doux à TSMC, cet accord est une forme de concrétisation.

L’accord prévoit que « les entreprises taïwanaises de semiconducteurs et de technologie réaliseront de nouveaux investissements directs totalisant au moins 250 milliards de dollars » aux États-Unis, afin de développer la production locale de puces. Il est aussi question de « garanties de crédit d’au moins 250 milliards de dollars supplémentaires ».

Enfin, les deux nouveaux meilleurs amis « établiront des parcs industriels de classe mondiale afin de renforcer les infrastructures industrielles américaines et positionner les États-Unis comme le centre mondial » de ce secteur.

Des transferts d’argent sont aussi prévus dans l’autre sens, avec « des investissements américains dans les industries taïwanaises des semi-conducteurs, de l’IA, des technologies de défense, des télécommunications et de la biotechnologie ».

À CNBC, le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, chiffre ses ambitions : « Notre objectif est d’amener 40 % de la chaîne d’approvisionnement taïwanaise en semi-conducteurs ici, aux Etats-Unis ». Pour rappel, la nouvelle plateforme Core Intel Series 3 est la première « du processus Intel 18A conçue et fabriquée aux États-Unis ».

Le gouvernement de Donald Trump est monté cet été au capital d’Intel et le président américain a annoncé une entrée au capital d’Apple, sans que l’on sache si c’est une erreur ou une annonce qui n’a pas encore été officialisée. Avec Donald Trump, les deux sont possibles…

Droits de douane réciproques de 15 % maximum

Le Département américain ajoute que cet accord prévoit que les « tarifs réciproques appliqués aux États-Unis aux produits taïwanais ne dépasseront pas 15 % », contre 20 % jusqu’à présent. Ces frais sont une arme dont Donald Trump n’hésite pas à se servir à tout bout de champ lors de négociations ou tentatives de passages en force.

Le site Taiwan Info, publié par le ministère des Affaires étrangères de Taïwan, rappelle que ce « taux dit “réciproque” de 15 % est identique à celui appliqué aux produits provenant des principaux partenaires commerciaux des États-Unis, tels que le Japon, la Corée du Sud et l’Union européenne ». De plus, les entreprises taïwanaises qui participeront à cet accord pourront importer davantage de produits dans des conditions avantageuses.

Taiwan Info remarque que « les États-Unis ont également accepté de fournir les ressources nécessaires, telles que des infrastructures, des terrains, des crédits d’impôt, les services publics et une aide aux demandes de visa ». Cette déclaration s’appuie sur des annonces du Yuan exécutif, la branche exécutive du gouvernement de Taïwan, rappelle Wikipédia. La version finale de cet accord doit prochainement être transmise au Parlement (Yuan législatif) pour examen.

La vice-première ministre taïwanaise Cheng Li-chiun (3e à droite) et le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick (3e à gauche)

La Chine fait part de son agacement

Cet accord, qui doit donc encore être validé, est présenté par le premier ministre taïwanais Cho Jung-tai comme un « coup de maître » et « durement gagné », comme le rapporte Les Échos. Du côté de l’opposition pro-chinoise à Taïwan, ce n’est évidemment pas la même chanson. Cheng Li-wun, présidente du parti Kuomintang, affirme que cet accord pourrait « vider » l’économie de l’île, ajoutent nos confrères.

En Chine, qui revendique Taïwan comme une partie de son territoire, cet accord ne passe pas : « La Chine s’est toujours opposée fermement à la négociation et à la signature de tout accord à connotation souveraine et à caractère officiel entre la région chinoise de Taïwan et les pays ayant des relations diplomatiques avec la Chine. Les États-Unis doivent respecter scrupuleusement le principe d’une seule Chine et les trois communiqués conjoints sino-américains », explique le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Guo Jiakun.

Depuis cette annonce, le cours de la bourse de TSMC s’est envolé de près de 5 %. Ce n’est pas forcément le seul facteur. Dans le même temps, l’entreprise a en effet publié ses résultats pour le quatrième trimestre 2025, avec une hausse annuelle sur tous ses principaux indicateurs :+ 20 % sur le chiffre d’affaires et + 35 % sur les bénéfices nets. En trois mois, c’est respectivement 5,7 et 11,8 % de mieux.

French response : quand la diplomatie française colle à l’ambiance de X

19 janvier 2026 à 16:12
Tweet clash diplomacy
French response : quand la diplomatie française colle à l’ambiance de X

La diplomatie française a intensifié son utilisation du compte French response pour ne pas laisser passer les attaques étrangères sur le réseau social d’Elon Musk. Ce compte réagit aussi aux attaques politiques du milliardaire états-unien comme du CEO de Telegram Pavel Durov.

« Ne rien céder dans la bataille des récits », c’est ainsi que Jean-Noël Barrot présentait le compte X French Response géré par la diplomatie française le 9 janvier pour les vœux aux ambassadrices et aux ambassadeurs.

Deux jours plus tard, ce compte répondait à Elon Musk sur son propre réseau avec une photo du CEO de X faisant un salut nazi lors de l’investiture de Donald Trump. Le milliardaire d’extrême droite avait précédemment provoqué son audience en demandant « Pourquoi le gouvernement britannique est-il si fasciste ? ».

En ce début d’année important géostratégiquement parlant, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères met en avant la stratégie lancée début septembre par son ministère pour contrer les discours étrangers critiquant la position de la France.

« Une posture franche, teintée d’humour, de dérision »

Pris via le prisme principal des manipulations de l’information venues de l’étranger, cette nouvelle communication du Quai d’Orsay se voit comme « une posture franche, teintée d’humour, de dérision, parfois d’autodérision, qui conduit à la viralité sur les réseaux sociaux, qui permet d’augmenter l’impact du message que nous voulons porter », a aussi assumé Jean-Noël Barrot devant les ambassadrices et les ambassadeurs du pays.

Car, si ce compte se permet de répondre à Elon Musk ou à Pavel Durov en pointant la prolifération de contenus pédocriminels sur Telegram pour contrer ses critiques contre la politique de l’Union européenne en la matière, il concentre surtout ses réponses vers des comptes russes et états-uniens diffusant la propagande de leurs pays respectifs, souvent avec les codes utilisés sur le réseau social X.

« Telegram lutte de longue date contre les détournements de sa plateforme, notamment la diffusion de contenus pédocriminels, via des équipes de modération spécialisées et des signalements émanant d’ONG internationales. Depuis 2018, ce dispositif s’est renforcé avec l’introduction de scans automatisés par empreinte numérique des contenus médias publiés sur la plateforme publique, ainsi que la publication de rapports de transparence quotidiens », a souhaité affirmer Telegram suite à cet article.

Ainsi, le compte du Quai d’Orsay répondait en octobre à Sputnik Afrika en remettant en question l’éthique de ses journalistes avec un mème. Comme nous l’expliquions à ses débuts, le compte a commencé en réfutant des propos du secrétaire d’État étasunien, Marco Rubio, en proposant un « factchecking » affirmant que « la reconnaissance de l’État palestinien n’a pas entraîné l’échec des négociations sur les otages ».

Plus direct encore depuis le début d’année

Plus récemment, French Response a pris des allures encore plus directement diplomatiques en réinterprétant ironiquement des photos utilisées par le département de la Sécurité intérieure américain pour illustrer la « panique » qui aurait envahi les leaders européens suite aux velléités répétées de Donald Trump de s’emparer du Groenland.

Pour le compte de la diplomatie française, « l’Europe ne panique pas, l’Europe vérifie juste que ses tempes ne se dégarnissent pas ». Ce dimanche, French Response lançait un « Make Dmitry Mannered Again (MDMA) » à un Dmitry Medvedev qui affirmait « Make America Great Again (MAGA)= Make Danmark Small Again (MDSA)= Make Europe Poor Again (MEPA). Avez-vous enfin compris, bande d’imbéciles ? ».

La France est donc entrée pleinement dans le jeu de la petite phrase publiée sur X pour faire rire et sourire les utilisateurs du réseau d’Elon Musk.

« J’étais circonspect, car cela revient à abaisser le débat public à du “tweet clash”, mais French Response a su reprendre tous les codes de la jeunesse, et tape juste », affirme le journaliste et consultant en lutte contre la désinformation Nicolas Hénin au Monde.

Dans son discours aux ambassadrices et ambassadeurs, Jean-Noël Barrot leur a promis : « vous verrez qu’aucune fausse information n’émane de ce compte ». Mais est-ce possible de jouer avec ces règles dans la cour d’un réseau dirigé par une des cibles de French Response et dont l’IA officielle est un superdiffuseur de désinformation et qui génère des messages antisémites et dénude des femmes sur demande ?

On peut se demander quel est réellement le but de ce compte. Toujours aux ambassadrices et ambassadeurs, le ministre explique qu’il a « une vertu, qui est de riposter lorsque des contenus portant atteinte à notre image sont diffusés. Mais “French Response” a aussi une vertu d’inhibition, parce que nos adversaires savent désormais que s’ils portent atteinte à notre image, ils peuvent être ridiculisés par “French Response ” ».

Cette diplomatie numérique se limite par contre pour l’instant au réseau social d’Elon Musk. Le ministère ne revendique pour l’instant pas de compte du même genre sur des réseaux sociaux comme TikTok, Instagram ou BlueSky sur lesquels il devrait sans doute adapter son discours à des environnements plus policés.

☕️ Yann LeCun veut tracer une autre voie pour l’intelligence artificielle

19 janvier 2026 à 16:09

À 65 ans, Yann LeCun lance AMI Labs, pour Advanced Machine Intelligence. La start-up, installée à Paris, s’est lancée en décembre avec l’ex-directeur de Meta France Laurent Solly et le fondateur de la start-up de santé Nabla, Alexandre Lebrun.

D’après Bloomberg, la société a sécurisé le soutien du fonds américain de capital-risque Cathay Innovation et est en discussion avec Greycroft et le fonds britannique Hiro Capital, au conseil d’administration duquel siège Yann LeCun.

L’entreprise devrait clore un premier tour de financement de 350 millions d’euros, mais cherche à en obtenir 150 millions de plus, d’après une présentation de décembre. L’allemand HV Capital et les Français Bpifrance et Daphni pourraient aussi participer à la mise initiale.

Après une première vie de chercheur, qui lui a permis d’obtenir en 2018 le prix Turing, aux côtés de Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton, puis une deuxième en recherche fondamentale en intelligence artificielle chez Meta, le nouvel entrepreneur explique au Monde avoir quitté la société de Mark Zuckerberg sur fond de désaccords stratégiques.

Et de regretter le « comportement grégaire » des sociétés spécialisées dans l’IA, qui les pousse à « toutes travailler sur la même chose parce qu’elles ne peuvent pas se permettre d’être en retard ». Avec AMI, lui veut creuser le sillon des « IA qui comprennent le monde réel, le monde physique », pour des applications dans les domaines de l’aviation ou de la robotique. 
Pour l’ingénieur, quand bien même les grands modèles de langage ont donné des résultats « utiles », ils n’en relèvent pas moins d’une forme d’« intelligence étroite » et ne permettront pas d’atteindre une forme d’intelligence générale.

Pour qu’une machine permette réellement de raisonner ou de planifier des décisions, estime-t-il, il lui faut accéder à un « modèle du monde », une représentation abstraite de son environnement qui lui permette de le comprendre. À l’inverse de la lecture d’image pixel par pixel présente dans les modèles génératifs, il s’agirait d’ignorer les détails pour envisager de grands concepts ou des objets dans leur totalité.

Dans un contexte géopolitique tendu, Yann LeCun critique par ailleurs la « dérive autoritaire » du président des États-Unis Donald Trump et ses soutiens dans l’industrie technologique comme Elon Musk – tout en déclarant, au sujet du ralliement de Meta à Trump, que les « grands capitaines d’industrie de la technologie n’ont pas le choix. Ils savent très bien que Trump peut tuer leur boîte par harcèlement réglementaire ».

Ce promoteur historique de l’ouverture des recherches de Meta en IA argumente encore pour une « diversité » dans le domaine, notamment permise par des logiques open source.

« Le citoyen doit avoir accès à une grande diversité d’IA, comme pour les organes de presse », insiste-t-il, alertant contre les risques de voir la population reposer sur les outils d’une poignée de plateformes, essentiellement construites aux États-Unis ou en Chine.

Raspberry Pi AI HAT+ 2 : 40 TOPS* et 8 Go de mémoire pour le Raspberry Pi 5

19 janvier 2026 à 15:20
pas TOPS
Raspberry Pi AI HAT+ 2 : 40 TOPS* et 8 Go de mémoire pour le Raspberry Pi 5

Cela fait maintenant plus d’un an et demi que la fondation Raspberry Pi a lancé son premier module d’intelligence artificielle pour le micro-ordinateur éponyme. Il s’agit dans les faits d’un NPU externe, à brancher au Raspberry Pi 5. Quelques mois plus tard, des modules AI HAT+ débarquaient.

Après les Hailo-8(L), la Hailo-10H

La semaine dernière, le Raspberry Pi HAT+ 2 était annoncé. La puissance de calcul est plus importante avec 40 TOPS sur des entiers de 4 bits (INT4)… mais attention aux effets d’annonce. Selon la fondation, c’est « son premier produit d’IA » pensé pour l’intelligence artificielle générative.

Pas de changement de crémerie pour le Pi HAT+ 2 : c’est encore une puce Hailo qui est aux commandes, la version 10H cette fois-ci (au lieu des Hailo-8 et Hailo-8L précédemment). Elle est disponible au format M.2 ou avec une puce à souder, la fondation a choisi la seconde option.

Le tout premier AI Kit était pour rappel composé d’un M.2 HAT+ avec une carte M.2, mais ce format a été laissé de côté avec les versions AI HAT pour un module unique avec la puce soudée.

2,5 watts et 40 TOPS… en INT4, 20 TOPS en INT8

La fiche technique indique une puissance de 2,5 watts, exactement comme la Hailo-8 (1,5 watts pour la version Light à 13 TOPS). La puissance annoncée par Hailo est évidemment la même : 40 TOPS en INT4 et 20 TOPS en INT8. C’est mieux que les Hailo-8 ? Non, pas sur la puissance de calcul en tout cas.

En effet, les 13 et 26 TOPS des Hailo-8 et 8L sont en INT8, là où le Hailo-10H n’est « qu’à 20 TOPS », il se place donc entre les deux. Il prend par contre en charge une précision moins importante en INT4 avec 40 TOPS, ce qui n’est a priori pas le cas des deux autres.

Nouveauté : 8 Go de mémoire intégré

Mais le principal atout du Hailo-10H se cache ailleurs : il dispose de 8 Go de mémoire intégrées, alors que les précédents AI HAT+ utilisaient exclusivement la mémoire du Raspberry Pi. Selon la fondation, cela permet « d’exécuter des LLM jusqu’à environ 6 milliards de paramètres ». Les VLM (Vision-Language Model) sont aussi supportés.

Au lancement, les modèles suivants sont supportés : DeepSeek-R1-Distill, Llama3.2, Qwen2.5-Coder, Qwen2.5-Instruct et Qwen2, avec 1 à 1,5 milliard de paramètres. D’autres suivront, promet le billet de blog.

Niveau performances, ce n’est pas une révolution comme le reconnait Raspberry Pi : « Les performances de vision par ordinateur de l’AI HAT+ 2 sont globalement équivalentes à celles de son prédécesseur de 26 TOPS, grâce à sa mémoire RAM embarquée ». La fondation ajoute ainsi que « la transition vers AI HAT+ 2 se fait de manière transparente et sans heurt ». Une autre manière de le dire serait presque… « sans intérêt » ?

En France, le kit Pi HAT+ 2 est vendu 138,55 euros chez Reichelt et 145,20 euros chez Kubii. Le tarif officiel est de 130 dollars.

« Ce n’est pas aussi impressionnant que ça en a l’air »

Pour de plus amples détails sur les performances de ce nouveau module, vous pouvez consulter le long test de Jeff Geerling. Il a également publié une vidéo.

Conclusion rapide : « En pratique, ce n’est pas aussi impressionnant que ça en a l’air ». En effet, ces tests mettent en face un module Pi AI HAT+ 2 face au SoC du Raspberry Pi avec 8 Go de mémoire pour une configuration « équivalente ». Le SoC dépasse le NPU, mais au prix d’une consommation bien plus importante.

Pour le youtubeur, le principal intérêt du AI HAT+ 2 « est la capacité de fonctionner en mode “mixte”, où il peut traiter de la vision artificielle (images d’une caméra ou d’un flux vidéo), tout en faisant de l’inférence (LLM ou synthèse vocale) ». Problème : des bugs ont été rencontrés, à voir s’ils seront rapidement corrigés.

Terminons par la conclusion version longue : « 8 Go de RAM sont utiles, mais ce n’est pas suffisant pour donner un avantage à ce HAT par rapport au fait de payer simplement pour le plus gros Pi de 16 Go avec plus de RAM, qui sera plus flexible et fera tourner les modèles plus rapidement ». Seule exception : si la consommation électrique est un véritable enjeu pour vous.

☕️ ASUS jette l’éponge sur les smartphones et fait un all-in sur l’IA

19 janvier 2026 à 14:22

L’annonce a été faite par Jonney Shih, le président d’ASUS comme le rapporte VideoCardz : « ASUS n’ajoutera pas de nouveaux modèles de téléphones mobiles à l’avenir ».

L’entreprise propose pour rappel des Zenfone et des ROG Phone pour les amateurs de jeux sur smartphone. Le premier modèle remonte à 2018. ASUS s’engage par contre à maintenir la prise en charge des smartphones, mais sans indiquer pendant combien de temps.

À la place, la société annonce plonger les deux pieds devant dans l’IA « physique », c’est-à-dire les serveurs pour l’intelligence artificielle, les ordinateurs (portables ou fixes) avec IA intégrée, les robots, les lunettes connectées, etc.

Une annonce dans la lignée de son mot d’ordre au CES de Las Vegas :

OpenAI, Google et DeepL : la traduction est-elle en train de faire sa révolution ?

19 janvier 2026 à 13:49
J'ai pété la trad
OpenAI, Google et DeepL : la traduction est-elle en train de faire sa révolution ?

OpenAI propose une section spécifique pour la traduction dans ChatGPT. Nous l’avons prise en main, avec quelques surprises à la clé. Pendant ce temps, l’équipe de DeepMind de Google met à disposition trois nouveaux modèles spécialement créés pour la traduction. De son côté, DeepL vient de lancer son agent capable de réaliser « les mêmes tâches informatiques qu’un humain ».

OpenAI a lancé une nouvelle section à son fameux chatbot : « Traduire avec ChatGPT ». Depuis ses débuts, ChatGPT peut générer la traduction d’un texte demandée par son utilisateur. Mais pour utiliser ce genre de fonctionnalité, il est souvent plus agréable d’utiliser une interface dédiée. Et si la qualité d’une traduction n’arrive toujours pas à la hauteur de celle d’un professionnel, elle est quand même meilleure quand on utilise un modèle créé pour. Ainsi, ChatGPT n’a pas écrasé les solutions de traduction qui étaient sur le marché avant son arrivée. Google Translate et DeepL sont notamment encore très utilisés.

OpenAI veut, semble-t-il, s’essayer sur ce terrain. L’entreprise n’a fait aucune annonce officielle, mais en milieu de semaine dernière, plusieurs de nos confrères (BleepingComputer par exemple) ont repéré une nouvelle section ChatGPT Translate. Le service ne semble pour le moment exister que sous la forme d’une page web, sans application dédiée.

Comme repéré par Engadget, il existe une version archivée de cette page sur la Wayback Machine d’Internet Archive en date du 19 novembre, avec exactement la même interface que l’actuelle. L’outil pourrait donc trainer depuis longtemps sur les serveurs d’OpenAI, mais des signes récents de mises à jour montrent que l’entreprise travaille dessus.

Elle ressemble assez fortement à Google Translate : deux boites de texte, l’une pour taper ou coller le texte source et une autre pour afficher le résultat de la traduction, survolées par des menus déroulants pour choisir les langues de traduction. Cet outil est par contre directement intégré dans ChatGPT.

Du développement en prod ?


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Meta licencie 1 500 personnes de son Reality Labs et se détourne toujours plus du métavers

19 janvier 2026 à 12:23
Le métavers dans le métavers
Meta licencie 1 500 personnes de son Reality Labs et se détourne toujours plus du métavers

Cinq ans à peine après que le groupe Facebook s’est renommé Meta, l’entreprise licencie 10 % des effectifs de son Reality Labs dans le cadre d’une réorientation vers l’intelligence artificielle et les équipements mobiles.

Et Facebook Inc. devint Meta. En 2021, alors que la pandémie de Covid-19 sévit encore sur la planète et que sa société fait face aux révélations de son ex-employée Frances Haugen, Mark Zuckerberg officialise le nouvel axe stratégique de son entreprise : investir à fond dans le développement du métavers.

Moins d’une demi-décennie plus tard, l’entreprise licencie 1 500 employés de son département Reality Labs, spécialisé dans les produits de réalité virtuelle (VR). Si un tel plan de licenciement ne représente que 10 % des effectifs de Reality Labs, un porte-parole de Meta acte auprès de Bloomberg la réorientation stratégique de l’entreprise vers l’intelligence artificielle et les produits mobiles, à commencer par l’informatique vestimentaire (wearable tech), dont l’un des produits phares sont les lunettes connectées produites avec Ray-Ban.

Plus de 60 milliards d’euros de perte

Initialement, Reality Labs a été construit autour des équipes d’Oculus VR, que Facebook avait racheté en 2014. Mais le succès relatif de ses casques virtuels et surtout l’échec du métavers n’ont jamais permis à l’entreprise de rentrer dans ses frais.

De sa création fin 2020 à la fin de l’année 2024, Reality Labs avait ainsi perdu de l’ordre de 50 milliards de dollars, faute de dégager un chiffre d’affaires notable. Ce montant a depuis augmenté de 10 milliards de dollars par an en moyenne pour atteindre les 70 milliards de dollars (60,2 milliards d’euros) de perte en ce début 2026.

Horizon Workrooms et trois studios fermés

Parmi les entités directement touchées par les licenciements, la plateforme Horizon Workrooms, qui proposait des espaces de travail dans le métavers, sera fermée à partir du 16 février, indique l’entreprise. Cette dernière cessera par ailleurs de proposer ses casques Meta Quest et les logiciels et applications business affiliés – c’est-à-dire de proposer des produits et des services à destination du monde professionnel dans ce domaine.

Trois studios de jeux en VR sont par ailleurs fermés : Armature (qui a adapté Resident Evil 4 en VR), Sanzaru et Twisted Pixel. Horizon Worlds, la plateforme de jeux en VR de Meta, reste ouverte, mais les effectifs qui l’animent sont limités (le groupe maintient cinq autres studios de création de contenu ou de jeux vidéo). Meta prévoit de continuer de travailler sur les questions de VR, mais en reportant son attention sur les smartphones plutôt que sur les casques immersifs — qu’elle ne prévoit pas pour autant d’abandonner.

Fin 2025, l’entreprise annonçait déjà faire évoluer ses investissements du métavers vers les lunettes dopées à l’IA. Dans le cadre de cette réorientation, Meta et EssilorLuxottica SA sont en discussion pour doubler leurs capacités de production de lunettes « intelligentes ». Le partenariat entre ces deux sociétés a permis à Meta de développer ses activités avec des marques de lunettes comme Ray-Ban ou Oakley.

Quand bien même l’essentiel des prises de parole de Mark Zuckerberg a tourné autour du développement de l’IA en 2025, relève le Wall Street Journal, il lui est arrivé d’affirmer que le métavers pouvait toujours fonctionner. Il y a un an, il annonçait par exemple à ses investisseurs que l’année écoulée constituerait un « pivot » pour le domaine.

European Sovereign Cloud : AWS lance son « cloud souverain », avec de gros guillemets

19 janvier 2026 à 11:10
Trust me I’m american
European Sovereign Cloud : AWS lance son « cloud souverain », avec de gros guillemets

L’AWS European Sovereign Cloud est désormais disponible pour tout le monde… avec une vraie souveraineté ? Selon Amazon oui, mais selon d’autres, c’est… compliqué. Il reste en effet un problème : cette entreprise est toujours une filiale d’Amazon. Nous avons posé trois questions à Amazon sur le sujet, avec des réponses parfois… surprenantes.

Lors de sa conférence re:Inforce en juin 2025, Amazon présentait son offre de cloud « souveraine » européenne. Pour cela, AWS annonçait la mise en place d’une maison mère et de trois filiales en Allemagne, avec un conseil consultatif indépendant qui a l’obligation légale « d’agir dans le meilleur intérêt de l’European Sovereign Cloud ». L’offre n’était pas encore disponible pour tout le monde.

En fin de semaine dernière, Amazon annonçait « la disponibilité générale de l’AWS European Sovereign Cloud ». L’entreprise prévoyait aussi « l’étendre en Europe avec de nouvelles AWS Local Zones en Belgique, aux Pays-Bas et au Portugal ». L’entreprise a pour rappel recruté entre temps un nouveau directeur général pour AWS European Sovereign Cloud : Stéphane Israël, ancien d’Airbus et d’Arianespace.

L’occasion pour l’Américain de rappeler de gros chiffres sur deux piliers économiques : l’investissement (7,8 milliards d’euros pour l’AWS European Sovereign Cloud en Allemagne) et les emplois (en moyenne 2 800 emplois équivalents temps plein par an)

Une « offre de cloud souveraine »… souveraine comment ?


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