Après une phase de test, Let’s Encrypt permet désormais à tout le monde de certifier une adresse IP, permettant ainsi d’y accéder de manière sécurisée en HTTPS, comme c’est possible depuis des années avec un nom de domaine. Il reste quelques bugs, mais ça marche avec le serveur web caddy. On vous explique comment faire.
En juillet dernier, Let’s Encrypt émettait son premier certificat pour une adresse IP, comme cela existe depuis très longtemps sur les noms de domaine. La disponibilité générale de cette fonctionnalité était attendue pour courant 2025, elle est finalement arrivée début 2026.
Ni une ni deux, nous réinitialisons un VPS pour tenter l’expérience (avec Ubuntu 25.10), puis on installe caddy. Attention, comme nous allons le voir, cette méthode ne permet pas d’avoir la dernière version, passez donc au paragraphe suivant sans exécuter les deux lignes ci-dessous pour éviter des manipulations inutiles.
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« Tu es un sorcier Harry. » «Je... je suis un quoi ? »
Deux plateformes américaines ont été mises en demeure par huit comédiens français de supprimer sous huit jours les clonages par intelligence artificielle de leurs voix.
Huit comédiennes et comédiens de doublage français ont mis en demeure deux sociétés américaines, VoiceDub et Fish Audio, de retirer de leurs plateformes tous les « modèles de clonage exploitant [leur] voix » sous huit jours, et réclament 20 000 euros de dommages et intérêts.
Dans un courrier du 30 janvier, les membres de cette action collective inédite indiquent vouloir mettre fin à ces « actes parasitaires », rapporte l’Agence France-Presse (AFP). Parmi eux, Françoise Cadol, qui double notamment les actrices Angelina Jolie et Sandra Bullock, ou encore Richard Darbois, voix française de Richard Gere, Patrick Swayze, ainsi que du personnage de la franchise Toy’s Story, Buzz l’Éclair.
« Alerter les pouvoirs publics »
En septembre 2025, Françoise Cadol a déjà obtenu le retrait du clonage de sa voix des versions remasterisées de Tomb Raider IV, V et VI publiées par Aspire Media. La comédienne a vu sa carrière de doublage au cinéma prendre une nouvelle ampleur après avoir prêté sa voix à Lara Croft, le personnage de la franchise de jeu vidéo.
Auprès de l’AFP, la comédienne regrette cette fois-ci que l’usage des voix de doubleurs et doubleuses se fasse « sans notre autorisation (…) on est néantisé, piraté. C’est notre métier, on vit de notre voix. » De même que les opportunités de travailler s’amoindrissent dans le domaine de la traduction, à mesure que des éditeurs se tournent vers l’intelligence artificielle, comédiennes et comédiens voient les possibilités de doubler des acteurs internationaux s’amenuiser.
Avec cette mise en demeure collective, Françoise Cadol et ses collègues espèrent alerter « les pouvoirs publics pour faire émerger une solution pratique qui permette de [se] défendre ».
Problématique transverse dans l’audiovisuel
Plusieurs professionnels du domaine ont créé l’initiative Touche Pas à ma VF, qui promeut un « doublage créé par des humains pour des humains » et pousse le public à se mobiliser pour les aider à protéger leur métier. D’abord mobilisés en ligne, ils ont aussi manifesté ces derniers mois pour tenter d’obtenir une réponse de la ministre de la Culture, Rachida Dati. Lancée en 2024, leur pétition comptabilise désormais plus de 247 000 signatures.
Hors de l’hexagone, les problèmes d’utilisation de l’image et de la voix des professionnels de l’audiovisuel créent aussi des remous depuis l’explosion des outils d’IA générative. Officiellement présentée lors du festival du film de Zurich à l’automne 2025, l’ « actrice » créée par IA Tilly Norwood avait fait scandale, alors que sa créatrice la présentait comme à même de remplacer Natalie Portman ou Scarlett Johansson.
Plus récemment, l’acteur Matthew McConaughey a fait breveter des extraits vidéos de son image et des enregistrements de sa voix auprès de l’Institut américain de la propriété intellectuelle pour tenter de les protéger de tout usage non consenti de ces éléments par des sociétés développant des systèmes d’intelligence artificielle.
Centre des opérations de cybersécurité pour les établissements du supérieur et de la recherche,services numériques collaboratifs,backbone à 1 Tb/s d’ici 2030 ou encore passage d’IPv4 à IPv6 Next aborde toutes ces questions avec le directeur du réseau Renater, Boris Dintrans.
Le réseau Renater de l’enseignement supérieur et de la recherche français existe sous ce nom depuis 1993. Il va passer tout son backbone à 1 Tb/s d’ici 2030 (comme nous l’expliquions schématiquement, un backbone est une grosse liaison au « cœur » des réseaux). La structure qui le gère, le GIP Renater, prévoit aussi de mettre en place un « Security Operations Center » (SOC) pour que les universités et autres établissements puissent faire face à l’augmentation de la menace cyber. Next a interrogé son directeur, Boris Dintrans, pour mieux comprendre comment ces questions étaient prises en main au sein de l’enseignement supérieur et de la recherche en France.
>> Next : Pouvez-vous nous rafraîchir la mémoire sur l’état actuel du réseau Renater ?
Boris Dintrans : Le backbone Renater de métropole a actuellement une cinquantaine de nœuds de raccordement [voir la carte de la météo du réseau]. La très grande majorité du réseau est à 100 Gb/s natif, notamment sa boucle ouest qui remonte à Marseille et arrive sur Paris.
Les sorties vers l’internet mondial sont de deux fois 400 Gb/s sur GÉANT [ndlr : un consortium de réseaux de l’enseignement et de la recherche en Europe dont le rôle est d’interconnecter entre eux les NREN européens ] à Paris et GÉANT à Lyon (localisé en réalité à Genève, au CERN) ainsi que des sorties internet via des transitaires internationaux (les deux principaux transitaires au niveau mondial) à deux fois 100 Gb/s sur Paris et deux fois 100Gb sur Marseille.
Renater a aussi des dessertes à 100 Gb/s sur certains sites, comme à Paris au TGCC (très gros centre de calcul du CEA) ou entre ses data centres parisiens Paris 1 et Paris 2 200G entre Paris 1 et Orsay 200G, entre Orsay et Paris 2 100G et des connexions à 200G entre les deux data centres de Renater de Marseille.
En fonction des points de raccordement, on peut dépasser les 100G pour des besoins importants bien spécifiques (par exemple pour de grosses infrastructures comme celles de gestion des données du grand collisionneur de hadrons au CERN).
« Le plan stratégique de Renater prévoit que le backbone passera de 100 Gb/s à 1 Tb/s d’ici 2030 »
>> Quelles sont les évolutions prévues pour le réseau Renater ?
Dans le cadre d’EuroHPC (interconnexion des supercalculateurs européens), Renater va évoluer, grâce notamment à un projet mené avec GÉANT remporté fin 2025. L’idée est de créer un backbone à 1,6 Tb/s entre tous les centres de calculs qui auront été financés par EuroHPC.
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Sauvegarder ses données ne se résume pas à les copier sur une clé USB, loin de là. Pour le faire efficacement, il faut respecter certains principes, notamment une copie des fichiers hors site, sans oublier de vérifier ses sauvegardes régulièrement. Voici un tour d’horizon des bonnes pratiques.
Dans un monde où le numérique occupe une place toujours plus importante, sauvegarder efficacement ses données est primordial. Entre les photos et vidéos de famille, les documents de travail, les fiches de paye, les comptes rendus médicaux et que sais-je encore, ce ne sont pas les données qui manquent.
Pour les stocker, certains utilisent des services dédiés pour chaque type de données, en faisant confiance à des sociétés externes. Prenons l’exemple d’Apple Photos sur les iPhone ou de Google Photos sur Android, OneDrive chez Microsoft, Dropbox, etc. D’autres préfèrent gérer eux-mêmes leurs données, notamment pour des questions de souveraineté.
Next vous propose un dossier sur le vaste sujet de la sauvegarde des données. Nous commençons par rappeler les bonnes pratiques. Puis, Jean nous expliquera comment chiffrer ses données avant de les envoyer sur des serveurs tiers en dehors de chez vous (indispensable pour des sauvegardes dans les règles de l’art). Nous reviendrons ensuite sur le fonctionnement d’une architecture largement utilisée pour l’archivage des données : S3. Ce n’est pas totalement désintéressé puisque les abonnés de Next ont eu droit à un cadeau pour Noël : 1 To de stockage. Après la bêta, l’offre va s’ouvrir à tous dans la journée.
Lorsqu’il s’agit de sauvegarder ses données, il y a quelques règles à respecter pour le faire dans de bonnes conditions. Reprenons les principales recommandations de la stratégie de sauvegarde 3-2-1 : « 3 » copies d’un même fichier, sur « 2 » supports différents (la définition même de ne pas mettre ses œufs dans le même panier) et enfin « 1 » sauvegarde « hors-site ».
Certains parlent aussi de 3-2-1-1-0, avec une deuxième « 1 » pour une « copie isolée du réseau ou air gapped » et « 0 donnée inexploitable après vos tests ». Cela vient d’un rapport de Veeam de 2022, comme le rappelle OVHcloud.
Un des ajouts concerne les procédures de tests (trop souvent laissées de côté) afin de vérifier que la récupération marche bien. Sauvegarder ses données, c’est bien, mais si les sauvegardes ne sont pas utilisables pour une raison ou une autre, c’est dommage. Si vous copiez vos données sur le S3 de Next, pensez donc à essayer de les récupérer de temps en temps et vérifiez que tout est bon (vous avez la clé pour les déchiffrer, elles sont lisibles et correspondent à ce que vous vouliez sauvegarder).
Vous avez un NAS à la maison, cela vous permet d’avoir deux supports, mais pas de sauvegarde hors site. En cas d’incendie ou de vol, par exemple, vous perdez tout. La sauvegarde hors site peut se faire avec un NAS que vous installez chez une personne de confiance (pas dans le même immeuble de préférence), ou via un service en ligne (qui se charge à son tour de dupliquer vos données pour les sauvegarder).
Il est aussi bon de rappeler qu’une synchronisation n’est pas une sauvegarde, pour une raison simple : si vous supprimez un fichier localement, il sera automatiquement supprimé à cause de la synchronisation. Cela ne protège pas non plus des rançongiciels qui chiffrent vos données. C’est aussi pour se protéger de ce genre d’attaque que des sauvegardes immuables ou déconnectées des réseaux sont intéressantes.
C’est la théorie. Maintenant, comment mettre en place des sauvegardes dans la pratique.
Stockage externe sur l’ordinateur, en USB
Pour une des copies de vos données, vous pouvez utiliser un stockage externe, comme un disque dur ou un SSD, ou bien encore une clé USB. Quel que soit le support, sachez que la durée de vie n’est pas illimitée. Pire, selon une entreprise spécialisée dans la récupération de données (via Tom’s Hardware), la qualité des clés USB diminuerait. Elles sont aussi fragiles (notamment le port USB), ce n’est donc pas forcément la solution idéale. Attention aussi aux fausses promesses de capacités farfelues pour quelques euros.
Pour de grosses capacités, utilisez plutôt un disque dur ou un SSD. Vous n’êtes pas obligé d’en acheter un tout fait, vous pouvez facilement en assembler un vous-même avec le HDD/SSD d’un côté et le boîtier USB de l’autre.
Cela revient généralement moins cher et vous permet de la liberté sur le format, les débits, la capacité… Par rapport aux HDD, les SSD ont l’avantage de ne pas avoir de partie mécanique et donc de mieux résister aux chocs. Ils sont également plus petits et avec des débits plus importants.
On vous conseille de ne pas laisser le périphérique USB branché en permanence à l’ordinateur, cela évite de perdre les données en cas de problème ou de compromission à un virus de votre machine. Cela nécessite donc une petite gymnastique pour brancher et débrancher le périphérique de stockage, mais aussi penser à faire régulièrement des sauvegardes.
Que ce soit un disque dur, un SSD ou une clé USB, ce genre de périphérique de stockage ne peut garantir une sauvegarde à lui tout seul. C’est une des trois copies dont nous parlions précédemment, il en faut d’autres !
Stockage sur le réseau local avec un NAS
Un NAS permet d’automatiser ces étapes et de sauvegarder des données de plusieurs ordinateurs à la fois sur une seule machine. Il est aussi possible de gérer des droits d’accès par utilisateurs et les NAS prennent nativement en charge plusieurs versions d’un même fichier pour « remonter le temps » si besoin.
Les deux principaux fabricants présents en France pour le grand public – Synology et QNAP – proposent des applications dédiées à la sauvegarde, parfois avec des fonctionnalités de sauvegarde « immuables » ou WORM (Write One Read Many, écrire une fois lire plusieurs fois en français). Cela permet de vous protéger des rançongiciels. Si l’ensemble de vos données sont chiffrées, les sauvegardes seront toujours accessibles en théorie.
Dans le cadre d’une stratégie 3-2-1 avec une sauvegarde qui doit être hors site, vous pouvez aussi utiliser deux NAS : un chez vous, un autre chez une personne de confiance. Il est même possible de procéder à un échange de bons procédés : chacun utilise son NAS pour ses propres usages, mais votre NAS sert aussi de sauvegarde pour le NAS de votre connaissance, et vice-versa (cela nécessite d’avoir suffisamment de place sur le stockage). Pensez évidemment à chiffrer vos données avant de les envoyer chez votre partenaire de sauvegarde.
Si vous n’avez pas la place ni l’envie d’installer un NAS chez vous, il est aussi possible d’en louer un (iKoula et Infomaniak proposent des Synology à partir d’une dizaine d’euros par mois par exemple). Vous pouvez également louer des serveurs virtuels (VPS) ou dédiés et y installer l’interface d’administration QuTScloud de QNAP moyennant des frais, à partir de 50 dollars par an.
Stockage en ligne (chiffrez vos données !)
Une autre solution est de passer par une solution de stockage en ligne. Vous pouvez souscrire à des services en ligne à partir de quelques euros par mois pour quelques dizaines/centaines de Go. Le palier qu’on retrouve le plus souvent est 2 To pour une dizaine d’euros par mois. C’est le cas de Google, Dropbox et iCloud pour ne citer que ces trois-là.
Il s’agit là de données accessibles tout le temps, avec des clients pour les ordinateurs fixes, les portables et les smartphones, sans oublier une interface web. Le service en ligne se charge de dupliquer les données pour assurer une très haute disponibilité.
Pour ceux qui ont de gros besoins ou qui veulent payer moins cher une sauvegarde de leurs données, il existe du stockage froid ou cloud archive. Le tarif est ras des pâquerettes, mais la disponibilité peut prendre plusieurs heures suivant les cas. Si vous avez perdu toutes vos autres sauvegardes, attendre avant de récupérer vos données ne sera généralement pas un souci, d’autant plus si c’est la seule copie disponible.
Pour du stockage « froid » chez OVHcloud par exemple, le Go est à 0,002 euro par mois ou encore 2 euros par To par mois. Amazon est à 2,2 euros pour 1 To en S3 Glacier Deep Archive, Scaleway est un peu plus cher, avec 3,1 euros pour 1 To. C’est dans tous les cas moins cher que les solutions précédentes et la facturation au Go permet de ne payer que pour ce que vous utilisez. Attention, avec ce genre de sauvegarde, vous pouvez aussi devoir payer des frais lors de la récupération des données, pensez à vérifier les tarifs. Nous en reparlerons dans la suite de notre dossier.
Next vous propose, pour rappel, gratuitement 1 To avec votre compte, avec 100 Go de plus par année d’ancienneté, certains ont donc plus de 3 To avec leur abonnement. Il ne s’agit pas de « cold storage » mais de S3 classique (nous aurons l’occasion de revenir sur l’aspect technique du stockage S3 Next), sans aucun frais de récupération de données.
Dans tous ces cas de figure, vos données sont chez des tiers, il est donc important de les chiffrer avant de les envoyer. Dans la prochaine partie de notre dossier, nous vous proposerons un tour d’horizon des solutions disponibles pour chiffrer vos données avant de les envoyer en ligne.
Sauvegarder automatiquement tout son ordinateur
Il existe aussi des entreprises qui se proposent de sauvegarder l’ensemble de votre ordinateur pour un tarif fixe. C’est le cas de Backblaze avec son Personal Backup à 99 dollars par an. Le tarif est fixé par ordinateur, il ne dépend pas de la quantité de stockage demandée. Carbonite aussi propose ce genre de service, à partir de 72 dollars par an.
Dernier point et pas des moindres : vérifiez périodiquement que vos sauvegardes se réalisent correctement, qu’elles contiennent bien vos données, que vous pouvez y accéder et les récupérer. Si vous ne testez qu’après un drame, il sera trop tard en cas de problème. C’est un point souvent négligé, mais il doit être fait périodiquement.
Annoncé le 24 décembre dernier en guise de cadeau de Noël à nos fidèles lecteurs, notre service de stockage dédié à la sauvegarde sort de la phase bêta. Tous les souscripteurs d’un abonnement Next Premium au tarif standard disposent désormais de 1 To de stockage, auquel s’ajoutent 100 Go par année d’ancienneté du compte.
S’abonner à Next, c’est toujours profiter d’une actualité quotidienne de qualité, sans publicités et sans promotions tapageuses. Maintenant, c’est aussi accéder sans surcoût à un espace de stockage. Il offre 1 To à tous les abonnés Premium, avec une capacité augmentée de 100 Go par année d’ancienneté du compte Next.
Lancé le 24 décembre dernier en bêta fermée, et étendu mi-janvier à quelques centaines de nouveaux accès supplémentaires, le service est désormais ouvert sans restrictions d’accès. Pour en profiter, rendez-vous sur l’onglet Stockage S3 de votre profil.
Ou suivez simplement la petite jauge intégrée en haut de page, qui vous indique directement à quelle capacité vous pouvez prétendre. Si vous voyez 3 To ou plus, félicitations, vous avez déjà fait un sacré bout de chemin avec nous, merci pour votre fidélité !
Stockage Next : comment ça marche ?
Comme l’avait expliqué Ferd dans son billet d’annonce, ce service de stockage a d’abord été pensé comme un cadeau de Noël, un avantage offert aux lecteurs de Next pour les remercier de leur fidélité et les encourager à s’abonner pour soutenir notre démarche de redressement.
En pratique, Next met à votre disposition un espace de stockage, basé sur une infrastructure hébergée en France et opérée par moji, l’opérateur qui a repris Next fin 2023. L’accès à cet espace se fait au travers du protocole S3, le standard du marché en matière de stockage objet (il n’y a donc aucun lien avec le service Amazon S3).
L’accès à votre espace et la programmation de vos sauvegardes se font au travers de clients logiciels ou de scripts compatibles avec le protocole S3 (certains sont déjà partagés sur le forum). Si vous n’êtes pas très familiers avec ces termes, ne craignez rien, il existe des outils très simples à prendre en main, et plusieurs articles, guides et tutos sont prévus pour vous accompagner.
Le premier vous explique par exemple déjà comment sauvegarder votre ordinateur ou votre NAS en quelques clics.
Au-delà de la prise en main, il y a quelques principes clés à respecter :
Vous devez chiffrer vos données, précisément parce que ce sont VOS données.
Vous devez considérer cet espace de stockage comme un service best-effort, c’est-à-dire associé à un niveau de disponibilité limité (un seul site géographique) et fourni sans garantie. Si vous tenez à vos données, vous devez en conserver une autre copie. De façon générale, nous vous invitons à respecter les fameux principes 3,2,1.
L’accès à vos données est protégé par une clé privée, que vous serez amenés à télécharger lors de la création de votre espace. Conservez précieusement cette clé : si vous la perdez, vous n’aurez pas d’autre solution que de réinitialiser votre espace (et donc de supprimer les données déjà stockées).
D’un point de vue plus pratique, quelques autres informations à avoir en tête :
L’accès au stockage est offert aux abonnés Premium (8 euros par mois ou 80 euros par an) et aux abonnements souscrits par l’intermédiaire d’un compte entreprise.
Vous avez accès à votre espace (on parle aussi de bucket) pendant toute la durée de votre abonnement.
En cas de résiliation ou de non-renouvellement de votre abonnement, votre espace de stockage reste accessible pendant trente jours. Il passe ensuite en lecture seule, avant suppression définitive trente jours plus tard. Le renouvellement de votre abonnement au cours de cette période de grâce rétablit l’accès immédiat.
L’accès à votre espace est susceptible d’être coupé en cas d’activité inappropriée.
« Quand je rentre je lis Next. Avec toi ? »
Au détour de votre navigation, vous verrez que nous avons profité de nos développements autour du stockage pour retravailler certains des composants du profil, et du parcours d’abonnement.
Pour l’occasion, nous inaugurons une fonctionnalité qui nous a souvent été demandée : la possibilité d’offrir en quelques clics un abonnement à un tiers, soit depuis votre profil, soit depuis notre page Abonnez-vous à Next. Faites-en bon usage !
« La rétention de l’information est une forme de constipation du savoir », disait Renaudot
Il faudrait un Poing Dev dédié, mais sachez qu’il y a aussi eu beaucoup de travail invisible sous le capot pour fiabiliser le code du site, faciliter sa maintenance, et améliorer la qualité de service au niveau de certains composants comme la génération de factures, ou la gestion des comptes entreprise.
Ready to rumble
En attendant que vous fassiez grincer l’infra sous le poids de vos sauvegardes, un grand merci aux équipes moji, tant les développeurs que les ingés système et réseau, qui ont rendu ce service possible.
Ce stockage vient enrichir la proposition de valeur de Next. Son succès nous permettra de creuser toujours plus profond notre sillon : une info indépendante, honnête, qui privilégie l’analyse au buzz et refuse les logiques de course à l’audience, de suivi comportemental ou de publicité plus ou moins déguisée.
Next est encore et toujours un média à part dans le paysage Web francophone. On compte sur vous pour que ça dure.
Le milliardaire a finalement décidé que SpaceX et xAI ne seraient plus qu’une entité en prévision d’une entrée en bourse d’ici juin. L’ensemble serait valorisé 1 250 milliards de dollars (1 059 milliards d’euros).
Elon Musk a annoncé sur le site web de SpaceX la fusion de son entreprise de vols spatiaux et satellites avec son entreprise d’IA générative et de réseau social xAI, « pour accélérer le futur de l’humanité ».
Rappelons qu’en mars dernier, l’homme le plus riche du monde avait déjà fusionné son réseau social X et son entreprise d’intelligence artificielle responsable de Grok, xAI, officiellement pour « accélérer activement le progrès humain ». Depuis, l’association des deux entreprises a notamment généré des messages antisémites, du négationnisme, de la désinformation, et des deepfakes dénudant des femmes et pédopornographiques.
« SpaceX a acquis xAI afin de créer le moteur d’innovation verticalement intégré le plus ambitieux sur Terre (et au-delà) », y affirme maintenant le milliardaire.
Selon Bloomberg, l’ensemble serait valorisé en interne 1 250 milliards de dollars (1 059 milliards d’euros). Les sources de nos confrères états-uniens expliquent que l’accord valorise SpaceX à 1 000 milliards de dollars et xAI à 250 milliards de dollars.
Comme nous l’évoquions vendredi dernier, SpaceX a mis en place des plans pour entrer en bourse au cours de la première moitié de l’année 2026. Elle chercherait à lever 50 milliards de dollars. Cela resterait inchangé.
Citant le directeur financier de SpaceX, Bret Johnsen, le Financial Times explique que les actions de xAI seront converties à un taux de change d’environ sept pour un en actions de SpaceX.
Une nouvelle promesse : le lancement de data centers en orbite
Cette fusion est présentée par Elon Musk avec une nouvelle promesse : le « lancement de satellites IA depuis la Terre ». « À long terme, l’IA spatiale est évidemment la seule solution viable », affirme le milliardaire, en alternative à l’installation de data centers sur terre.
« Avec des lancements toutes les heures transportant 200 tonnes par vol, Starship livrera chaque année des millions de tonnes en orbite et au-delà, ouvrant la voie à un avenir passionnant où l’humanité partira explorer les étoiles », se lâche-t-il.
« Le lancement d’un million de tonnes par an de satellites générant 100 kW de puissance de calcul par tonne ajouterait 100 gigawatts de capacité de calcul IA par an, sans besoins opérationnels ou de maintenance continus », ajoute Elon Musk dans son annonce effaçant rapidement tout besoin de maintenance de data centers envoyés dans l’espace.
Pourtant, HPE a déjà montré que, dans l’espace, les composants pouvaient rencontrer des phénomènes non anticipés, comme le limage de fils se baladant en apesanteur. « À terme, il est possible de lancer 1 TW/an depuis la Terre », affirme le milliardaire.
Rappelons qu’Elon Musk a multiplié ces dernières années les promesses non tenues, de l’arrivée de l’AGI à une mission habitée vers Mars par SpaceX pour la même année, en passant par des taxis réellement autonomes par Tesla, tout ça pour 2025. Ce qui n’est pas arrivé.
Concernant cette fusion, certains émettent des doutes. « Sans porter de jugement sur la valorisation proposée par SpaceX, il existe au moins une voie claire vers la rentabilité », déclare à Bloomberg Craig Moffett, analyste chez MoffettNathanson. « En revanche, xAI est un acteur à la traîne sur un marché extrêmement concentré qui brûle ses liquidités sans perspective d’avenir », ajoute-t-il.
Pour l’analyste de l’entreprise TD Cowen, Gregory William, si SpaceX a des « synergies naturelles » avec les réseaux de TV par satellites, « l’introduction de l’incertitude liée aux LLM augmente le niveau de risque pour les investisseurs dans ce qui était autrement une entreprise relativement simple dans le domaine des communications par satellite et de l’aérospatiale ».
OpenAI muscle son jeu à destination des développeurs avec la publication, lundi, d’une application macOS dédiée à Codex, son agent IA spécialisé dans le travail du code. Accessible gratuitement et à tous les utilisateurs de ChatGPT, l’application se veut une alternative aux environnements de développement courants ou à Codex CLI, la version console de l’agent.
Outre l’accès direct à Codex (une fois l’utilisateur connecté à son compte ChatGPT), elle offre la possibilité de gérer des tâches parallèles au travers de threads. « Elle intègre également la prise en charge des répertoires de travail, permettant ainsi à plusieurs agents de collaborer sur le même dépôt sans conflit », indique l’entreprise.
L’application dispose également d’un accès direct à une longue liste d’automatisations pour faciliter la gestion des projets (documentation, gestion des commits, gestion CI/CD, etc.). De la même façon, elle permet d’accéder aux Skills (compétences), le nom qu’OpenAI donne aux instructions, scripts et ressources censés permettre d’implémenter de façon simplifiée certaines tâches complexes, à commencer par la connexion à des services tiers via MCP (Model Context Protocol).
« L’application Codex comprend une interface dédiée à la création et à la gestion des Skills. Vous pouvez demander explicitement à Codex d’utiliser des Skills spécifiques, ou la laisser les utiliser automatiquement en fonction de la tâche à accomplir », décrit OpenAI.
L’application permet de basculer entre les différentes versions des modèles ChatGPT 5.2 Codex. Son interface intègre une visualisation de la branche en cours de modification et un compteur lié à l’utilisation des ressources. Dans ce dernier, la proportion disponible restante pour la fenêtre de contexte (avant compression automatique), ainsi que le solde de jetons (tokens) encore disponibles pour l’utilisateur dans le cadre de son abonnement.
Au-delà de l’analyse comparée des performances et fonctionnalités de ChatGPT 5.2 Codex et de Claude Code, c’est peut-être cette question du volume de tokens alloué à l’utilisateur qui constituera le nerf de la guerre dans l’offensive de séduction qui oppose aujourd’hui Anthropic à OpenAI auprès des développeurs.
Pour le lancement, OpenAI rend Codex disponible aux utilisateurs des forfaits ChatGPT Free (compte gratuit sans abonnement) et Go (la récente formule à 8 euros par mois) jusqu’au 2 mars prochain. L’entreprise annonce, sur la même période, le doublement des quotas d’utilisation prévus par ses forfaits payants ChatGPT Plus, Pro, Business, Enterprise et Edu.
Le micro-ordinateur abordable par excellence l’est un peu moins depuis lundi : la fondation Raspberry PI vient en effet d’annoncer la mise en oeuvre d’une nouvelle hausse de prix justifiée par la difficulté d’approvisionnement en modules de mémoire vive : « La hausse des prix s’est accélérée alors que nous entamons 2026, et le coût de certains composants a plus que doublé au cours du dernier trimestre », affirme Eben Upton, PDG et cofondateur de Raspberry Pi.
Il en résulte une hausse de prix généralisée, dont le montant dépend de la quantité de mémoire vive intégrée au modèle. La seule version du Raspberry Pi 5 épargnée est la déclinaison 1 Go. Celle-ci avait été lancée en décembre dernier, précisément pour maintenir au catalogue une référence accessible.
Raspberry Pi 5 – crédit SG pour Next
Pour le reste, la hausse est fixée à 10 dollars pour les modèles 2 Go, 15 dollars pour les 4 Go, 30 dollars pour les 8 Go et 60 dollars pour les 16 Go.
« Les Raspberry Pi 500 et 500 + sont concernés, contrairement au Raspberry Pi 400, qui reste notre PC tout-en-un le plus abordable à 60 dollars. Nous avons également pu maintenir les prix des produits 1 Go, notamment la version Raspberry Pi 4 1 Go à 35 dollars et la version Raspberry Pi 5 1 Go à 45 dollars, lancée en décembre », précise Eben Upton, qui s’engage à faire marche arrière dès que la situation générale le permettra.
Jensen Huang, patron de NVIDIA, a dû intervenir dans les médias ce week-end pour confirmer que son entreprise avait bien toujours l’intention d’investir de façon significative dans OpenAI. Il n’a toutefois pas renouvelé le chiffre précédemment annoncé d’une enveloppe susceptible d’atteindre 100 milliards de dollars.
Investira, investira pas ? Les médias et milieux financiers se sont agités tout le week-end autour de la question de savoir si NVIDIA n’aurait pas fait marche arrière au sujet de ses investissements programmés dans OpenAI.
NVIDIA inquiet de la concurrence ?
C’est le Wall Street Journal qui a mis le feu aux poudres en affirmant, vendredi soir, avoir découvert que les négociations entre les deux entreprises avaient atteint un point de blocage. Le quotidien ne dit pas que les discussions sont interrompues, mais plutôt qu’elles ont évolué dans une discussion différente de l’accord présenté en septembre 2025.
NVIDIA et OpenAI avaient en effet annoncé, le 22 septembre dernier, un partenariat d’envergure. Celui-ci prévoyait qu’OpenAI s’engage à déployer, dans un délai non précisé, « au moins 10 GW de systèmes NVIDIA ». En échange, le leader du GPU « prévoit d’investir au fil du déploiement jusqu’à 100 milliards de dollars dans OpenAI », selon les termes exacts du communiqué publié lors de l’annonce.
D’après le Wall Street Journal, qui cite des personnes « proches du dossier », Jensen Huang aurait notamment exprimé, en interne, des inquiétudes quant à la concurrence dont fait l’objet OpenAI, incarnée notamment par Google (Gemini) ou Anthropic (Claude), et souligné que l’accord annoncé en septembre n’était pas contraignant.
Dans un contexte de forte volatilité des marchés financiers, marqués notamment par les inquiétudes relatives à une potentielle bulle des investissements autour de l’IA, ces propos rapportés ont rapidement été interprétés comme le signe d’une marque de défiance, susceptible d’avoir un impact sur toutes les sociétés impliquées dans la nouvelle économie de promesses d’investissements croisés qui s’est développée autour d’OpenAI.
Jensen Huang promet un investissement considérable
De passage à Taipei, Jensen Huang a répondu à la polémique naissante à la sortie d’un restaurant. Assailli de micros, il a affirmé qu’aucun engagement n’avait été pris sur le montant de l’investissement programmé, et a dans le même temps assuré OpenAI de son soutien.
« Nous allons investir des sommes considérables. Je crois en OpenAI. Leur travail est incroyable. C’est l’une des entreprises les plus influentes de notre époque. », a-t-il notamment déclaré. Il a par ailleurs assuré que cet investissement pourrait être le plus important jamais réalisé par NVIDIA, sans toutefois préciser le moindre montant.
Rappelons que NVIDIA a annoncé le 26 janvier dernier un investissement de 2 milliards de dollars dans CoreWeave.
OpenAI en passe de boucler son tour de table
S’il est probable que la bourse fasse toujours partie des ambitions à moyen terme de Sam Altman, OpenAI semble pour l’instant engagée dans un processus plus conventionnel de levée de fonds. D’après le New York Times, l’entreprise chercherait à réunir quelque 100 milliards de dollars, en mobilisant notamment ses partenaires historiques tels que Softbank ou Microsoft, et c’est donc dans ce contexte que pourrait s’inscrire l’investissement évoqué par Jensen Huang.
La dernière levée de fonds réalisée par OpenAI remonte au printemps 2025 : l’entreprise avait alors réuni 40 milliards de dollars, principalement auprès de Softbank, sur la base d’une valorisation de 300 milliards de dollars.
Alors que le Conseil d’État a confirmé l’interdiction « en l’état actuel de la législation » de la vidéosurveillance algorithmique (VSA) qu’avait mise en place le maire de Nice Christian Estrosi (Horizons), l’Assemblée nationale examine le projet de loi proposé par le député Ensemble Paul Midy, qui veut l’autoriser pour les commerces « lorsqu’un mouvement suspect est repéré ».
« Si la vidéosurveillance sur la voie publique est possible, le Code de la sécurité intérieure n’autorise toutefois pas l’utilisation d’algorithmes pour analyser de manière systématique et automatisée les images collectées », résume le Conseil d’État concernant le droit actuel sur la vidéosurveillance.
Confirmation de la position de la CNIL
Ainsi, l’institution confirme la position de la CNIL sur le sujet alors que l’autorité avait, en mai 2025, rappelé au maire de Nice « la nécessité de réduire l’analyse des personnes sur la voie publique au strict minimum ». Elle avait donc demandé à Christian Estrosi de désactiver l’algorithme permettant d’identifier tout véhicule stationnant plus de 5 minutes devant les écoles, ce qui avait mis le maire de Nice en colère.
Celui-ci, en campagne pour sa réélection face à Éric Ciotti, a affirmé sur X qu’ « en suivant l’avis de la CNIL, le Conseil d’État bloque l’usage d’outils technologiques pour sécuriser les abords de nos écoles et empêche les maires d’agir pour mieux protéger nos concitoyens. […] La loi doit changer ». Confirmant ainsi qu’ « en l’état actuel de la législation », comme le rappelle le Conseil d’État, la mise en place de vidéosurveillance algorithmique par la mairie de Nice était illégale.
Christian Estrosi s’appuyait sur les dispositions de mise en place de la vidéosurveillance par les autorités publiques compétentes prévues par l’article L. 251 - 2 du Code de la sécurité intérieure.
Mais, selon le Conseil d’État, celles-ci, « si elles permettent la mise en œuvre de systèmes de vidéosurveillance des voies publiques, ne sauraient, dans leur silence, être interprétées comme autorisant la mise en œuvre de traitements algorithmiques permettant une analyse systématique et automatisée des images collectées dans des espaces publics au moyen de tels systèmes ».
« Aucune autre disposition n’autorise, par ailleurs, la mise en œuvre de tels traitements », ajoute par ailleurs l’institution.
Le groupe présidentiel veut légaliser la vidéosurveillance algorithmique dans les magasins
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France Identité est en train d’ajouter une corde à son arc : la vérification de l’âge. Entre les sites pornos réservés aux plus de 18 ans et les réseaux sociaux aux plus de 15 ans, c’est dans l’air du temps.
France Identité est une application Android et iOS permettant de gérer vos papiers d’identité, de se connecter à des services via FranceConnect sans mot de passe (en scannant un QR Code) et de générer des justificatifs d’identité à usage unique (sous la forme d’un PDF). L’application expérimente depuis peu une fonctionnalité supplémentaire : la vérification d’âge.
Sur X, le compte officiel indique que l’application « France Identité comporte une fonctionnalité, actuellement en expérimentation, pour fournir une preuve d’âge. Aucune donnée personnelle n’est communiquée : ni le nom, ni le prénom, ni la date de naissance », pas plus que l’âge exact. Le service reçoit « uniquement la preuve d’âge minimal (de type “plus de 18 ans”) » :
« Rien n’est transmis sans le consentement de l’utilisateur. Aucune donnée n’est conservée sur l’usage de cette preuve d’âge. Le principe du double anonymat est respecté. »
Comme l’a indiqué Macro Zedong sur X, une page sur le site officiel France-identite.gouv.fr permet de tester la vérification d’âge. Trois niveaux sont proposés : plus de 15, 18 ou 21 ans, avec des QR Code différents. Nous avons tenté l’expérience sur un iPhone avec la version 1.3.4134 de l’application France Identité, sans succès. Nous avons obtenu un message d’erreur bateau : « Erreur Application France Identité ». Si vous avez plus de chance, n’hésitez pas à nous le faire savoir.
Trust me !
Stelau est crédité comme prestataire. Cette société française se présente comme un « cabinet indépendant spécialisé dans le domaine de la sécurité des systèmes d’information » et c’est à peu près tout ce que l’on sait sur la vérification d’âge actuellement dans France Identité.
C’est d’ailleurs ce manque de transparence qui fait bondir le compte CrowINT spécialisé dans la cybersécurité (et aussi en charge de l’infrastructure du projet Le Débunk Café). Il rappelle entre autres que le code critique du backend (la partie serveur) « n’est pas public » ; impossible donc de confirmer les promesses des développeurs.
Pour utiliser France Identité, il faut « être majeur », disposer d’un smartphone compatible et d’une Carte Nationale d’Identité française (les nouvelles, au format CB). Pour rappel, depuis mars 2025, il est possible de « renouveler de manière anticipée votre carte d’identité pour utiliser France Identité ». Il est précisé qu’en cas de perte ou de vol, « un timbre fiscal de 25 € est obligatoire ». Mais s’il faut déjà « être majeur », quel intérêt en l’état de proposer une preuve d’âge supérieur à 15 ans ? Cette question n’a pas non plus de réponse.
Rappel : le « double anonymat » n’est pas anonyme
Le « double anonymat », nous en parlions en septembre dernier car il est dans le référentiel de l’Arcom sur les exigences techniques des systèmes de vérification d’âge. Il porte, pour rappel, très mal son nom car… il « n’est pas “anonyme” au sens du RGPD ». Il permet certes « une grande confidentialité », reconnait l’Arcom. La CNIL indique simplement qu’il « permet de protéger au mieux la vie privée des internautes ».
La Commission rappelle le principe de fonctionnement, dans le cas des sites pornos et donc d’un âge minimum de 18 ans :
Le site auquel l’internaute accède reçoit la preuve de sa majorité mais ne connaît pas son identité.
Le prestataire de la solution de contrôle d’âge connaît l’identité de l’internaute mais ne sait pas quels sites il consulte.
Il existe pourtant un terme qui serait mieux adapté : la « double confidentialité ». Problème, l’Arcom ne l’utilise qu’une seule fois dans son référentiel de 22 pages, contre pas moins de 19 fois pour « double anonymat »… qui n’est pas deux fois plus anonyme.
Ouvrez votre navigateur, rendez-vous sur trois-rivières.net et devenez Maï, une randonneuse qui découvre la campagne et les oiseaux du village de Trois-Rivières avant d’aller à la rencontre de ses habitants.
En une trentaine de minutes, ce petit jeu en pixel art accessible dès 11 ans sensibilise sur les impacts de l’extraction de minerais, des lignes de montage d’objets électroniques et des difficultés du recyclage des outils environnementaux. Pour mener son enquête, Maï se retrouve ainsi sur les lignes de production de diverses usines, soumise à la cadence toujours plus rapide d’un surveillant automatisé. Ces activités modifient directement la vie de Trois-Rivières, au point que le village se retrouve traversé par une autoroute dont la borne indique « A69 », mais Maï et les villageois sauront réagir.
Développé par Richard Hanna (par ailleurs animateur du podcast Techologie), Philippe Salib et David Fonteix, Trois-Rivières porte un message de sobriété jusque dans sa fabrication. Soutenu par le Service numérique du Ministère de la Culture et le programme Alt Impact de l’ADEME, le jeu est disponible gratuitement en ligne depuis un navigateur et a été construit « de sorte à minimiser les ressources nécessaires pour fonctionner sur des équipements les plus anciens possibles », expliquent ses concepteurs — il a par exemple été testé sur un iPhone 6S de 2015.
Moltbook est le dernier réseau social à la mode, mais il n’est pas taillé pour nous, les humains : lancé la semaine passée, il est ouvert aux IA qui peuvent « parler » entre elles de tout et surtout de rien. Cette expérience sociale 2.0 dont nous sommes des marionnettistes soulève de nombreuses questions de cybersécurité.
La semaine dernière, nous parlions de Clawdbot, un agent IA auquel vous pouvez donner accès à toutes vos données. Clawdbot a changé de nom pour devenir Moltbot, puis OpenClaw. Le nom Clawd était trop proche de Claude, l’IA d’Anthropic, d’autant que Claude est aussi recommandé comme moteur de Clawdbot.
Selon OpenClaw, il n’y a pas de configuration « parfaitement sécurisée »
Beaucoup se sont lancés, mais tout le monde n’a pas la connaissance suffisante pour comprendre les implications et sécuriser ses données. L’agent IA prévient pourtant lors de l’installation que « Les agents de Clawdbot peuvent exécuter des commandes, lire et écrire des fichiers, interagir avec les outils que vous autorisez […] Si vous débutez, commencez par l’environnement de test (sandbox) et le principe du moindre privilège ».
Dans la documentation, sur la partie sécurité (que les amateurs et bidouilleurs en herbe n’iront malheureusement pas lire), c’est indiqué noir sur blanc, et en gras : « Il n’y a pas de configuration “parfaitement sécurisée” ». Cela n’empêche pas certains de donner un accès total à leur machine, et de s’en réjouir.
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Selon Revue21 repris par Reuters et l’AFP, « l’Urssaf réclame 1,7 milliard d’euros à Uber, estimant que la plateforme a maquillé la relation d’employeur à salariés la liant à ses chauffeurs en contrat d’entreprise pour échapper à ses obligations ». Dans le détail, 1,2 milliard d’euros sont demandés pour des cotisations sociales et 512 millions d’euros de pénalités. Le contentieux remonterait à décembre 2024.
L’Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (Urssaf) estime que, entre 2019 et 2022, pour plus de 71 000 chauffeurs, Uber aurait « maquillé sciemment une relation salariale en contrat d’entreprise pour échapper à ses obligations d’employeur ». Dans le document consulté par nos confrères de Revue21, l’Ursaaf pointe « un triple pouvoir de direction, de contrôle et de sanctions vis-à-vis des chauffeurs ».
« Concernant le statut des chauffeurs, de récents arrêts de la Cour de cassation ont confirmé leur statut d’indépendant et ainsi clarifié le cadre dans lequel nous opérons », indique un porte-parole d’Uber. La plateforme ajoute qu’elle échange « actuellement avec l’Urssaf » avec « une approche collaborative, ouverte et transparente ».
Des acteurs de l’Internet comme Google, Meta, Microsoft, OVHcloud et Scaleway publient des rapports environnementaux… dont on se demande parfois quel est l’usage. Next y a en effet repéré plusieurs interprétations maison, voire de grossières erreurs.
Y a-t-il un pilote derrière les « sustainability reports », ou rapports de durabilité, des géants de l’Internet étatsuniens ? Même question pour l’« Impact Report » 2024 du français Scaleway (iliad) ? C’est à se poser la question tant ils sont truffés d’erreurs. Certaines sont évidentes, d’autres plus subtiles, mais toutes sont inquiétantes.
Une simple règle de trois dans le bilan 2025 de Meta et on arrive à une base de plus de 3 000 milliards d’utilisateurs actifs par jour. Chez Scaleway, on doit se dire que relire et vérifier ses chiffres est superflu. N’oublions pas les méthodes de calcul maison quand ça arrange, les virgules de Schrödinger… Alors que le sujet de la durabilité est sérieux, le tableau laisse un arrière-goût amer.
Précision importante, avant de le détailler : nous n’avons pas cherché à débusquer toutes les erreurs des rapports. Dans le cadre d’un dossier à venir, nous avons analysé les consommations en eau et en électricité des entreprises, en plus de leurs émissions carbone. Il reste probablement d’autres incohérences dans les pages que nous avons seulement survolées.
Meta : plus de 3 300 milliards d’utilisateurs actifs… sérieusement ?
Meta, la maison mère de Facebook et WhatsApp, propose une métrique qui semble intéressante à première vue : le volume de « prélèvement d’eau par utilisateur actif chaque jour »… mais, à lire en détail, difficile de comprendre à quoi cela correspond exactement. Pour comprendre à quoi se rapporte ce prétendu volume de prélèvement d’eau, il fallait remonter à un rapport de 2023.
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Don Ho, principal mainteneur de l’éditeur de texte Notepad++, est revenu lundi sur le piratage survenu au niveau du composant en charge des mises à jour du logiciel, révélé en décembre dernier. Dans un billet de blog en forme de post-mortem, il affirme avoir changé d’hébergeur et mis en place les garanties techniques nécessaires à la prévention de tout nouvel incident.
Le piratage avait été confirmé le 9 décembre dernier, lors de la sortie de Notepad++ v8.8.9. Alerté par des signalements d’utilisateurs, puis par les vérifications opérées par certains experts en cybersécurité, Don Ho avait révélé la compromission du serveur chargé de distribuer les mises à jour du logiciel, via un composant interne baptisé WinGUp. Il expliquait alors :
« L’analyse des rapports a révélé une faille dans la manière dont le programme de mise à jour vérifie l’intégrité et l’authenticité du fichier de mise à jour téléchargé. Si un attaquant parvient à intercepter le trafic réseau entre le client du programme de mise à jour et l’infrastructure de mise à jour de Notepad++, il peut exploiter cette faille pour inciter le programme de mise à jour à télécharger et exécuter un fichier binaire indésirable (au lieu du fichier de mise à jour légitime de Notepad++). »
Dans son nouveau billet, Don Ho révèle que la faille a potentiellement exposé des données d’utilisateurs sur une période allant de juin à décembre 2025. « Selon l’analyse des experts en sécurité, l’attaque a impliqué une compromission de l’infrastructure permettant à des acteurs malveillants d’intercepter et de rediriger le trafic de mise à jour destiné à notepad-plus-plus.org », indique-t-il.
Les dernières versions de Notepad++ sont censées prémunir l’utilisateur de tout risque d’attaque au moyen du processus de mise à jour – capture d’écran Next
Il publie dans la foulée le message qui lui a été transmis par son ancien hébergeur, dans lequel ce dernier confirme que des événements suspects ont été enregistrés au niveau du fichier notepad-plus-plus.org/update/getDownloadUrl.php. L’hébergeur précise que le serveur en question a fait l’objet d’une mise à jour corrigeant la vulnérabilité exploitée le 2 septembre, mais que les attaquants ont vraisemblablement pu exploiter les accès dont ils disposaient jusqu’au 2 décembre, date à laquelle les services associés à Notepad++ ont été migrés vers un autre environnement.
Les analyses indépendantes pointent vers une attaque orchestrée « par un groupe parrainé par l’État chinois, ce qui expliquerait le ciblage très sélectif observé pendant la campagne », affirme Don Ho, qui présente ses excuses aux utilisateurs concernés. Et assure qu’on ne l’y prendra plus. Outre une migration vers un hébergeur aux pratiques « nettement renforcées », le composant WinGUp vérifie maintenant « à la fois le certificat et la signature du programme d’installation téléchargé » depuis la version 8.8.9 du logiciel.
« De plus, le fichier XML renvoyé par le serveur de mise à jour est désormais signé (XMLDSig), et la vérification du certificat et de la signature sera obligatoire à partir de la prochaine version 8.9.2, attendue dans environ un mois », conclut le développeur. La version 8.9.1 sortie le 26 janvier dernier intègre déjà quelques optimisations sur le volet sécurité.
En 2019, Don Ho s’était attiré les foudres de certains nationalistes chinois, qui avaient notamment spammé son dépôt Github. Ils réagissaient à la publication de la version 7.8.1 du logiciel, baptisée Free Uyghur (libérez les Ouïghours). « Les gens me diront encore une fois de ne pas mélanger la politique avec les logiciels/affaires. Cette décision aura sûrement une incidence sur la popularité de Notepad++ : parler de politique est exactement ce que les éditeurs et les sociétés commerciales essaient généralement d’éviter », écrivait alors le développeur.
Dans un communiqué publié en fin de semaine dernière, le groupe annonce « que l’opération en cours portant sur la cession de ses infrastructures passives du segment sol au fonds d’investissement EQT Infrastructure VI ne pourra aboutir, les conditions suspensives n’ayant pas été toutes remplies ».
L’opération devait générer 550 millions d’euros de produit net. Eutelsat précise que cet arrêt « n’a aucun impact sur les objectifs financiers » pour l’exercice 2025 - 2026… à deux exceptions près : le ratio d’endettement net sur EBITDA devrait être de 2,7 au lieu de 2,5 et la marge d’EBITDA pour 2028 - 2029 devrait se situer autour de 65 % au lieu de 60 %.
La question à laquelle ne répond pas le communiqué d’Eutelsat est : pourquoi ? La réponse a été donnée par le ministre de l’Économie Roland Lescure : le gouvernement a mis son veto à cette vente. « J’ai décidé de ne pas autoriser Eutelsat […] à vendre ses antennes au sol qui permettent de communiquer avec ses satellites. Ces antennes servent pour des communications civiles et aussi pour des communications militaires. C’est le seul concurrent européen de Starlink, c’est évidemment un actif stratégique », explique-t-il.
« Nous avons estimé collectivement, l’État et le gouvernement, que cette activité était trop stratégique pour la France. En vertu de nos propres considérations et de notre doctrine, nous n’avons pas accordé cette autorisation », ajoute Bercy à La Tribune. Ce refus n’est « aucunement liée à la qualité d’EQT en tant qu’investisseur et actionnaire », qui est « un acteur de long terme, reconnu et solidement implanté en France ».
Eutelsat était dans une délicate situation financière en 2024 lors de la signature de la vente. L’année dernière, le groupe a annoncé une levée de fonds de 1,5 milliard d’euros, avec une participation de l’État à hauteur de 749,3 millions d’euros. Il devient ainsi le premier actionnaire avec 29,65 % du capital et des droits de vote. Bharti est deuxième avec 17,88 % et le gouvernement du Royaume-Uni troisième avec 10,89 %.
Réunis ce week-end en conseil d’administration extraordinaire, les dirigeants de Capgemini ont acté dimanche leur volonté de mettre en vente Capgemini Government Solutions, la filiale américaine du groupe qui assure des prestations pour le compte du service de l’immigration et des douanes des États-Unis (ICE).
« Le processus de cession de cette entité, qui représente 0,4% du chiffre d’affaires estimé du Groupe en 2025 (moins de 2% de son chiffre d’affaires aux États-Unis), sera initié immédiatement », affirme Capgemini dans un communiqué daté du 1er février.
La direction justifie sa décision de la façon suivante : « Capgemini a estimé que les contraintes légales habituelles imposées aux États-Unis pour contracter avec des entités fédérales menant des activités classifiées ne permettaient pas au Groupe d’exercer un contrôle approprié sur certains aspects des opérations de cette filiale, afin d’assurer un alignement avec les objectifs du Groupe ».
Capgemini a annoncé la mise en vente de sa filiale CGS dimanche – capture d’écran Next
Capgemini, première entreprise de services numériques (ESN) française en termes de chiffre d’affaires, a pour mémoire remporté un appel d’offres passé par l’ICE et portant sur la fourniture de solutions de suivi et d’identification des personnes. Le texte de l’appel d’offres ne laissait aucun doute quant à la finalité envisagée. Le donneur d’ordres expliquait ainsi chercher à s’équiper « afin de vérifier les informations relatives à l’adresse des étrangers, d’enquêter sur d’autres informations relatives à l’adresse des étrangers, de confirmer le nouvel emplacement des étrangers ».
La divulgation de ce contrat par le média « Observatoire des multinationales » et le 20 heures de France 2, fin janvier, a suscité de nombreuses réactions médiatiques et politiques. Aiman Ezzat, CEO de Capgemini, avait affirmé sur LinkedIn avoir découvert ce contrat « par des sources publiques », et évoquait la mise en place d’un « processus d’examen du contenu et de la portée de ce contrat », déjà réclamé par plusieurs syndicats.
Capgemini a par ailleurs annoncé, quelques jours avant qu’éclate cette affaire, un plan de départs volontaires qui pourrait concerner jusqu’à 2 400 postes en France.
Deux chercheurs de l’ESA sont partis fouiller les archives de Hubble à la recherche d’objets astronomiques rares à l’aide d’un framework de machine learning maison. Ils reviennent avec les images de 811 objets non référencés avant.
Les galaxies en collision, les lentilles gravitationnelles, les galaxies à anneau ou encore les galaxies méduses sont de rares objets astronomiques parfois même appelés des « anomalies astrophysiques ». Souvent, ils permettent de plonger dans l’étude plus fine de phénomènes astronomiques.
Mais comme ils sont rares, c’est difficile de les trouver dans les millions d’images d’observations. Jusque-là, les chercheurs le faisaient soit en cherchant de leurs propres yeux des morphologies inhabituelles dans les données, soit en tombant par hasard, soit en lançant des projets de science citoyenne comme le Galaxy Zoo.
La difficulté de trouver des objets rares dans des millions d’images
Si le machine learning peut maintenant facilement permettre de retrouver des formes dans des images, la difficulté ici est de le faire sur des objets dont on a très peu d’exemples. « De par leur nature, les anomalies sont rares et difficiles à détecter. Il est donc difficile d’appliquer les techniques d’apprentissage automatique couramment utilisées, telles que les réseaux neuronaux convolutifs supervisés, en raison du nombre limité de données d’entraînement », expliquent les chercheurs de l’ESA Pablo Gómez, David O’Ryan dans leur article détaillant leurs travaux publié dans la revue Astronomy & Astrophysics.
« Les échantillons contenant l’anomalie recherchée sont souvent petits, et il est difficile d’entraîner des modèles à partir de données d’entraînement limitées pour un espace de recherche très déséquilibré contenant principalement des données “sans intérêt” », ajoutent-ils.
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