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NVIDIA engrange 120 milliards de dollars de bénéfices, regarde la Chine et l’espace

26 février 2026 à 14:58
La pénurie et les difficultés financières, c’est pas pour tout le monde !
NVIDIA engrange 120 milliards de dollars de bénéfices, regarde la Chine et l’espace

Les datacenters sont le principal (et de loin) moteur de NVIDIA. Depuis le lancement de ChatGPT, le chiffre d’affaires associé a été multiplié par près de 13. Le géant américain des GPU pour l’IA profite de la publication de ses résultats financiers pour parler de ses relations avec la Chine, de sa prochaine architecture Vera Rubin et des datacenters dans l’espace.

Sur son année fiscale 2026 terminée le 26 janvier 2026 (oui, l’entreprise a quasiment un an d’avance), NVIDIA revendique un chiffre d’affaires de 215,94 milliards de dollars, en hausse de 65 % sur un an.

Les bénéfices nets suivent la même tendance avec 120,07 milliards de dollars (+ 65 % également). Cela donne tout de même 13,7 millions de dollars par… heure. C’est la première fois de son histoire que NVIDIA dépasse la barre des 100 milliards de dollars de bénéfices sur un an, un club assez sélectif.

Le chiffre d’affaires s’établit à 68,13 milliards de dollars sur le seul dernier trimestre de l’exercice (+ 20 % sur trois mois glissants) et NVIDIA promet de faire encore mieux sur le premier trimestre de 2027 avec 78 (±2 %) milliards de dollars. La branche des datacenters représente la quasi-totalité du chiffre d’affaires avec 62,3 milliards de dollars sur les 68,13 milliards.

Des résultats supérieurs aux attentes, mais qui ne semblent pas pour l’instant bouleverser le comportement du titre à Wall Street.

62,3 milliards de dollars pour les datacenters, 3,7 milliards pour les joueurs

Le gaming (avec les GeForce) ne représente que 3,7 milliards de dollars, soit près de 17 fois moins que les GPU pour les centres de données et l’intelligence artificielle. NVIDIA annonce que la partie gaming est « en hausse de 47 % par rapport à l’année dernière, portée par une forte demande pour Blackwell [les GeForce RTX 50, ndlr], et en baisse de 13 % par rapport au trimestre précédent, les stocks des distributeurs s’étant naturellement réduits après une période de forte demande liée aux fêtes de fin d’année ».

Alors qu’on attendait au CES 2026 un renouvellement de la gamme des GeForce RTX 50 lancée en janvier 2025 avec une déclinaison « Super », rien n’est arrivé. Cela n’aide évidemment pas à relancer les ventes. Il est pour rappel bien plus rentable pour NVIDIA de fabriquer des GPU pour les datacenters et l’IA que des GeForce pour les joueurs. Les wafers de silicium et les puces de mémoire étant en quantité limitée, il n’est pas étonnant de voir les revenus sur la partie datacenter autant exploser face aux gamers.

Pendant ce temps-là, la pénurie mondiale de puces mémoire et la vente massive à NVIDIA de la production pour les GPU des datacenters font augmenter les tarifs de nombreux produits. La mémoire et les SSD sont en tête de liste, mais avec des effets collatéraux sur les ordinateurs, les VPS

Depuis l’arrivée de ChatGPT, la branche datacenter a fait x13

Durant la session de questions/réponses de présentation des résultats, Colette Kress, directrice financière du groupe, explique d’ailleurs que NVIDIA « a multiplié par près de 13 son activité de centres de données depuis l’émergence de ChatGPT en 2023 ».

Sur l’année fiscale 2023 (terminée le 29 janvier 2023), les revenus étaient de 26,97 milliards de dollars, pour des bénéfices nets de 4,37 milliards de dollars. Sur 2024 (terminée le 29 janvier 2024), les revenus étaient de 60,92 milliards de dollars (déjà un x2 l’année de lancement de ChatGPT), pour des bénéfices nets de 29,76 milliards de dollars.

Colette Kress ajoute que les produits de la génération « Hopper et une grande partie des produits Ampere, vieux de six ans, sont en rupture de stock dans le cloud ». Concernant les systèmes Grace Blackwell GB200 NVL72 lancés il y a tout juste un an, ils représentent aujourd’hui 9 GW de puissance électrique installée. Avec une puissance de 120/130 kW par baie, cela donne l’équivalent de plus de 70 000 baies déployées à travers le monde.

Le fabricant se félicite aussi de son initiative Sovereign AI dont les revenus ont « plus que triplé d’une année sur l’autre pour dépasser 30 milliards de dollars par an, principalement grâce à des clients basés au Canada, en France, aux Pays-Bas, à Singapour et au Royaume-Uni ».

NVIDIA, USA et Chine : poker menteur autour des GPU et des IA

Sur la question de la Chine, Colette Kress explique que, « bien que de petites quantités de produits H200 pour les clients basés en Chine aient été approuvées par le gouvernement américain, nous n’avons pas encore généré de revenus, et nous ne savons pas si des importations seront autorisées en Chine ».

Selon un haut responsable de l’administration Trump cité par Reuters, cela n’empêcherait pas la Chine d’accéder aux derniers GPU Blackwell : « Le dernier modèle d’IA de la start-up chinoise d’IA DeepSeek, dont la sortie est prévue dès la semaine prochaine, a été entraîné sur la puce IA la plus avancée de NVIDIA ». Le gouvernement rappelait sa ligne : « Nous n’expédions pas de Blackwell en Chine ».

Colette Kress lance un appel aux responsables américains :

« Nos concurrents en Chine, renforcés par les récentes introductions en bourse, progressent et ont le potentiel de bouleverser la structure de l’industrie mondiale de l’IA sur le long terme. Pour maintenir sa position de leader dans le calcul IA, l’Amérique doit engager chaque développeur et doit être la plateforme de choix pour chaque entreprise commerciale, y compris celles de Chine. Nous continuerons à dialoguer avec les gouvernements américain et chinois et à défendre la capacité de l’Amérique à rivaliser dans le monde ».

Vera Rubin toujours « on track » pour le second semestre 2026

La directrice financière en profite pour revenir sur les derniers CPU et GPU en date : Vera Rubin. Les premiers échantillons ont été « expédiés à nos clients plus tôt cette semaine ». NVIDIA espère lancer les expéditions en masse au cours du second semestre de l’année, en phase avec le calendrier annoncé en janvier lors de la présentation des nouvelles puces.

Des datacenters dans l’espace ? Il est encore trop tôt pour Jensen Huang

Pendant l’échange téléphonique, une question a été posée sur la faisabilité des datacenters dans l’espace, dont certains pensent que cela peut être une solution viable et intéressante. Pour Jensen Huang, patron de NVIDIA, il est trop tôt : « La situation économique est mauvaise aujourd’hui, mais elle va s’améliorer avec le temps ».

Le fonctionnement dans l’espace est « radicalement différent de celui sur Terre ». L’énergie, par exemple, « y est abondante, mais les panneaux solaires sont volumineux ». Il fait froid et c’est un avantage pour dissiper la chaleur, mais à cause de « l’absence de circulation d’air, la chaleur ne se dissipe que par radiation et les radiateurs à fabriquer sont assez volumineux ». Quant au refroidissement liquide, c’est « hors de question » pour Jensen Huang car ce genre de système est « lourd et peu résistant ». Se pose aussi la question d’envoyer et de recevoir des Po et des Po de données.

Rappelons que des serveurs ont déjà été envoyés dans l’espace, notamment par HPE qui a fait un retour d’expérience détaillé avec des constatations auxquelles les ingénieurs n’avaient pas pensé au départ. Par exemple, « en l’absence de pesanteur, les composants non attachés flottent à l’intérieur du châssis, y compris le câblage interne ». Certains s’étaient par exemple approchés de ventilateurs qui les avaient « limés ».

Jensen Huang ne ferme cependant pas totalement la porte. « Les méthodes que nous utilisons ici sur Terre diffèrent donc légèrement de celles employées dans l’espace. Cependant, de nombreux modèles concurrents sont en cours d’élaboration et aspirent à être mis en œuvre dans l’espace ».

Samsung Galaxy S26 : SoC Qualcomm modifié, Privacy Display… et IA à tous les étages

26 février 2026 à 12:56
25+1 = 26, le compte est bon !
Samsung Galaxy S26 : SoC Qualcomm modifié, Privacy Display… et IA à tous les étages

Samsung vient de dévoiler sa nouvelle série de smartphones, les (roulements de tambour) Galaxy S26. Ils sont au nombre de trois : le Galaxy S26 de base, le S26+ et enfin le S26 Ultra, avec un « nouveau » SoC Qualcomm aux commandes. Les principales nouveautés sont réservées au S26 Ultra, proposé à partir de 1469 euros.

Galaxy S26, S26+ et S26 Ultra en quelques lignes (et un tableau)

Nous n’allons pas nous étendre des heures sur les caractéristiques techniques. Nous avons regroupé les principales dans le tableau ci-dessous. Comme toujours, la version Ultra a un écran plus grand, plus de mémoire vive sur la version avec 1 To de stockage (16 Go à la place de 12 Go), des capteurs optiques de meilleure qualité, une batterie plus grosse, etc. Un comparatif est aussi disponible sur cette page.

Les trois smartphones sont certifiés IP68, mais à la sauce Samsung. Le fabricant prend en effet le soin d’apporter des précisions : « Testé en laboratoire pour une immersion jusqu’à 1,5 mètre de profondeur dans l’eau douce pendant 30 minutes maximum. Aucune infiltration de poussière ; protection totale contre les contacts (étanche à la poussière). L’étanchéité à l’eau et à la poussière n’est pas permanente et peut diminuer avec le temps en raison de l’usure normale ».

De l’IA, encore de l’IA

Côté logiciel, Samsung annonce que « les améliorations apportées au traitement IA de l’image s’étendent désormais au capteur frontal, capable de reproduire des tons de peau plus naturels et des détails plus fins ». Toujours sur l’IA, le fabricant met en avant son Assistant Photo avec lequel « les utilisateurs peuvent simplement décrire ce qu’ils souhaitent modifier avec leurs propres mots ». Attention, ce n’est pas que du local : « peut nécessiter une connexion réseau et la connexion à un compte Samsung ».

Il y a également Creative Studio, qui « nécessite une connexion réseau et la connexion à un compte Samsung » et regroupe « création et retouche dans un seul espace ». Même chose pour Now Nudge qui propose des « suggestions pertinentes », Now Brief qui « envoie de façon pertinente, en fonction du contexte personnel de l’utilisateur, des notifications portant sur les événements importants, comme une modification apportée à une réservation ou un voyage ».

Des explications et vidéos de présentation sont disponibles par ici.

Privacy Display : une nouveauté intéressante !

Avec le Galaxy S26 Ultra (uniquement), Samsung annonce « le premier Privacy Display intégré de l’industrie mobile ». Ce n’est pas une surprise puisque Samsung avait déjà annoncé son Privacy Display en janvier 2026.

Voici son fonctionnement :

« En contrôlant comment les photodiodes dispersent la lumière, l’écran conserve un contenu clair et lumineux tout en limitant ce que les autres peuvent voir. Contrairement aux protections adhésives traditionnelles, Privacy Display préserve la qualité d’affichage dans toutes les directions lorsqu’il est désactivé, et limite la visibilité depuis des angles de vue latéraux lorsqu’il est activé – même en passant du mode portrait au mode paysage ».

Une vidéo a été publiée par le compte officiel Samsung et le résultat semble intéressant. Le Privacy Display peut s’activer en permanence ou lors de certaines opérations seulement, comme la saisie d’un mot de passe ou d’un code PIN. À confirmer en conditions réelles lorsque le Galaxy S26 Ultra sera disponible : à partir du 11 mars 2026.

Encore un nouveau SoC Qualcomm, le « Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy »

Niveau processeur, Samsung annonce un SoC « Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy », ou bien un Exynos 2600 pour les S26 et S26+ seulement, dans certains pays. En France, c’est la version avec un Exynos 2600 qui est annoncée sur la boutique en ligne de Samsung.

Pour rappel, le « Snapdragon 8 Gen 5 » a été annoncé en novembre dernier. C’est tellement facile de suivre les noms de produits que Qualcomm s’était fendu, en amont, d’un billet explicatif. Qu’est-ce donc alors que cette version « for Galaxy » ? Qualcomm a publié un billet de blog affirmant que c’était le « SoC mobile le plus rapide au monde ». Mais encore ? C’est une version optimisée de la puce pour « bénéficier des dernières expériences Galaxy IA ».

Il y a ensuite une segmentation : avec le FastConnect 7900 de Qualcomm, « les Galaxy S26 Ultra et S26+ renforcent encore cette expérience grâce à l’intégration de l’Ultra Wideband (UWB) ». Il y a également l’APV Codec (Advanced Professional Video, développé par Samsung), mais uniquement pour le S26 Ultra.

Pour les caractéristiques techniques détaillées, on repassera. Qualcomm annonce 19 % de hausse des performances en CPU, 24 % en GPU et 39 % en NPU, mais cette comparaison est faite avec le SoC Snadpragon 8 Elite (que l’on pourrait tout aussi bien appeler Snapdragon 8 Elite Gen 4) des Galaxy S25.

Bref, c’est toujours autant le bazar chez Qualcomm qui multiplie les références, les modifie en cours de route, personnalise des SoC pour ses partenaires, etc.

S26 Ultra : « sept ans de mises à jour »… quid des autres ?

Samsung annonce « sept ans de mises à jour de sécurité et système d’exploitation et 3 ans de garantie commerciale [pour] les Galaxy S26 Ultra et Galaxy S26 Entreprise Edition ». « La fréquence (mensuelle, trimestrielle) des mises à jour de sécurité et de maintenance peut varier selon le modèle de l’appareil », ajoute le fabricant. Rien n’est précisé pour les Galaxy S26+ et S26, dommage.

Les tarifs débutent à 1 469 euros pour le S26 Ultra, 1 269 euros pour le Galaxy S26+ et 999 euros pour le Galaxy S26. Samsung a aussi annoncé des écouteurs sans fils Galaxy Buds 4 avec, selon le constructeur, « des performances audio exceptionnelles et des capacités d’intelligence artificielle avancées ». Ils sont vendus à partir de 179 euros.

[Test] Les différences de performances entre des vCores Arm et x86 sur un VPS

26 février 2026 à 09:07
Passe d’Arm
[Test] Les différences de performances entre des vCores Arm et x86 sur un VPS

Quelles différences sur les performances CPU entre des vCores Arm et d’autres x86 ? Nous lançons une batterie de tests sur deux VPS de chez Hetzner, deux jumeaux, mais le premier avec des cœurs Ampere (Neoverse N1 d’Arm) et le second des cœurs Skylake d’Intel.

Dans les VPS d’entrée de gamme, Hetzner propose le choix entre deux architectures pour la partie CPU : x86 avec un processeur Intel ou AMD suivant les stocks, ou bien Arm avec un CPU Ampere (cœurs Neoverse N1 selon l’annonce de 2022). La différence de prix entre les deux est faible : moins de 40 centimes par mois, à l’avantage du x86 qui est le plus abordable.

Les cœurs Arm sont plus chers que les cœurs x86

La différence se creuse avec le nombre de vCore : 1,2 euros de plus avec 4 vCore Ampere au lieu de 4 vCore Intel/AMD, 3,6 euros avec 8 vCores et enfin 8,4 euros avec 16 vCores. Le CX53 en x86 est à 20,98 euros par mois, contre 29,39 euros pour le CAX41 en Arm.

Dans le cadre de ce test, nous avons donc mis face à face un VPS CX23 et un CAX11. Les deux ont 2 vCore, 4 Go de mémoire, 40 Go de stockage, 20 To de trafic inclus et sont localisés en Allemagne à Nuremberg, dans le datacenter NBG1. Seule différence : des cœurs Skylake pour notre CX23 et Neoverse N1 (confirmés par les informations renvoyées par notre VPS) pour CAX11.

Sur la partie CPU, Arm prend le large

Nous avons d’abord passé le nouveau VPS en Arm à la moulinette de notre protocole de test pour les VPS (pensé pour du x86 à la base). Certaines mesures ne sont donc pas réalisables, notamment celles exploitant le jeu d’instructions SSE2 qui n’est disponible que sur x86. Tous les résultats sont dans cette feuille de calcul au format ODS.

Sur un seul cœur, Hetzner en version ARM est juste en dessous du cœur AMD EPYC de chez Ionos sur le test Sysbench. De manière générale, la partie CPU du VPS Hetzner avec des cœurs Ampere écrase totalement le VPS Hetzner avec des cœurs x86 dans la quasi-totalité des tests.

Les performances font jusqu’à x6 sur OpenSSL AES sur 256 bits, quasiment x4 sur Sysbench CPU et Prime, x2 sur OpenSSL, x1.5 sur Z-ZIP et CoreMark, etc. Ce n’est pas une règle absolue, sur OpenSSL en RSA 2048 bits les performances en ARM sont trois fois plus faibles qu’en x86, que ce soit sur le nombre de signatures ou de vérifications par seconde.

Sur les scores mémoire Sysbench, les résultats se tiennent sur des données de 1 ko, mais la version Arm prend la tête quand on passe à 1 Mo.

Nous avons également créé un diagramme de Kiviat du VPS Hetzner en version Arm afin de le comparer aux autres de notre comparatif (tous en x86). Pour la partie réseau, les résultats doivent être pris avec des pincettes : les tests n’ont pas été réalisés en même temps, ils sont donc plus difficilement comparables.

Dans l’ensemble, le VPS en version Arm fait mieux que son équivalent en x86. Au lieu d’être dans la moyenne basse des résultats, le VPS avec CPU Ampere est dans la moyenne haute, quasiment à égalité avec le VPS OVHcloud équipé de quatre cœurs virtuels.

Unixbench et GeekBench : Arm vs x86 sur les tests synthétiques

Passons maintenant aux tests globaux avec Unixbench : le VPS avec des cœurs Ampere obtient un score trois fois plus élevé que celui de son homologue en x86.

Sur Geekbench 6 (en version Preview pour architecture Arm), le VPS Ampere est environ 40 % plus rapide que le VPS Intel. Les résultats des deux VPS sont disponibles sur cette page.

La réalité est toujours plus compliquée quand il s’agit de comparer des architectures aussi différentes. Les résultats dépendront en grande partie des types de tests, de la présence ou non d’accélération matérielle sur les cœurs, etc.

Nous avons lancé toute une série de tests dont les résultats sont regroupés dans le tableau ci-dessous. Vous pouvez également télécharger la feuille de calcul au format ODS.

Cela ne couvre pas tous les usages, loin de là, mais permet d’avoir quelques ordres de grandeur. Un dernier résultat pour finir, à contrecourant de Sysbench, GeekBench et Unixbench : le temps de compilation du noyau Linux est 2,3 fois plus rapide sur x86 que sur Arm.

Faites vos tests

Avec sa facturation à l’heure, Hetzner permet de tester sans devoir dépenser plus que nécessaire. Par exemple, pour nos tests sur le VPS CAX11 avec des cœurs Ampere, nous l’avons pris pendant 16 heures pour un coût de 11 centimes environ.

Si vous avez des doutes sur l’architecture Arm proposée par Hetzner sur ses VPS d’entrée de gamme, vous pouvez tester pour quelques dizaines de centimes des cas d’usage précis.

☕️ L’Europe envisage d’étendre le « roaming comme à la maison » à six pays des Balkans

26 février 2026 à 08:36

Après des années de travaux et de discussions, la fin des frais d’itinérance est entrée en vigueur le 15 juin 2017 en Europe. En 2021, les accords ont été prolongés de dix ans, avec de nouvelles règles pour mieux informer les clients et surtout proposer le « même niveau de qualité » en roaming qu’à la maison.

Sur X, Marta Kos, la commissaire européenne à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage, explique avoir « proposé d’entamer des discussions pour étendre cette initiative aux « Western Balkans«  ». Cela concerne en théorie la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Serbie, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo.

Ces pays ont officiellement « obtenu le statut de pays candidat et sont en train de réformer leur législation nationale afin de l’aligner sur les règles, réglementations et normes de l’UE », à l’exception du Kosovo qui a déposé sa candidature d’adhésion en 2022.

L’Arcep rappelle que, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la zone géographique du « Roam like at home » (RLAH de son petit surnom) comprend l’Ukraine et la Moldavie, en plus des pays de l’espace économique européen, c’est-à-dire les 27 États membres de l’UE (dont ne fait plus partie le Royaume-Uni), l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège.

Marta Kos explique que « les frais d’itinérance constituent un problème dans les Balkans occidentaux, notamment pour les travailleurs frontaliers et les familles qui appellent leurs proches à l’étranger. Les factures surprises en voyage sont quelque chose que nous n’acceptons plus dans l’UE ».

C’est loin d’être fait puisqu’il n’est pour le moment question que d’ouvrir les discussions.

☕️ Chez HP, la mémoire (RAM, stockage) va représenter plus d’un tiers du prix d’un PC

26 février 2026 à 08:09

HP a publié cette semaine son premier bilan de 2026 (clôturé le 31 janvier). Les revenus sont en hausse de 6,9 % sur un an, avec 14,4 milliards de dollars, contre 13,5 milliards il y a douze mois. Les produits représentent toujours la quasi-totalité des ventes, avec 13,6 milliards de dollars. Les bénéfices nets sont de 545 millions de dollars, en baisse par rapport à 2025 (565 millions).

« Nous sommes heureux d’annoncer un premier trimestre solide, marqué par une forte croissance des systèmes personnels, notamment grâce à la dynamique continue des PC dotés d’IA », explique Bruce Broussard, CEO par interim de l’entreprise. Les AI PC sont des portables avec une puce dédiée au traitement des fonctions d’IA, comme un NPU. Lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats, HP précise que les AI PC représentent plus de 35 % des livraisons.

Ordinateur portable écrire texte

La directrice financière Karen Parkhill revient sur l’explosion des coûts de la mémoire : « Nous avons indiqué le trimestre dernier que les coûts de mémoire et de stockage représentaient environ 15 % à 18 % de la facture des matériaux des PC, et nous estimons actuellement cela à environ 35 % pour cette année ». C’est donc deux fois plus en l’espace de quelques mois. Toujours lors de la conférence de presse, HP a expliqué que les coûts de la mémoire ont augmenté d’environ 100 % entre le premier et le deuxième trimestre… et d’autres hausses sont attendues.

Les tensions sur les puces de mémoire très prisées par les fabricants de GPU pour l’intelligence artificielle ont déjà fait exploser les prix sur les kits mémoire, ainsi que sur les SSD. Comme nous l’avons déjà expliqué, des hausses sont également de la partie sur les HDD.

Cette situation tendue a également des effets de bord sur du matériel déjà en place, notamment chez les hébergeurs. OVHcloud et Hetzner ont annoncé des hausses sur leurs nouveaux serveurs… mais aussi du matériel bien plus ancien, qui a parfois plus de 10 ans.

☕️ Firefox 149 bêta est disponible, avec Split View pour les onglets

26 février 2026 à 07:01

Alors que Firefox 148 vient d’arriver avec son kill switch pour les fonctions liées à l’intelligence artificielle, Mozilla vient de mettre en ligne la bêta de la version 149.

Elle propose par défaut une nouvelle fonctionnalité Split View pour les onglets, permettant, au sein d’une même fenêtre de Firefox, de séparer l’affichage en deux. Cette fonctionnalité était présente depuis quelques semaines dans les nigthlies.

Il suffit de faire un clic droit sur un onglet et de cliquer sur « Add Split View » pour ne l’afficher que sur la moitié de la fenêtre, avec un nouvel onglet sur la seconde moitié. Vous pouvez également sélectionner deux onglets, faire un clic droit et choisir « Open in Split View » pour les assembler. Il est évidemment possible de les séparer par la suite.

Comme moi, bon nombre de personnes utilisaient déjà deux fenêtres de leur navigateur pour les afficher l’une à côté de l’autre, mais cette séparation au sein d’une même fenêtre de Firefox permettra certainement plus de flexibilité. Une fonctionnalité équivalente a récemment fait son apparition dans le canal stable de Chrome.

Pour télécharger Firefox 149 bêta c’est par là. La version finale est attendue pour le 24 mars 2026.

☕️ Amazon perd le responsable de son AI Lab, qui part en quête de l’IA générale (AGI)

25 février 2026 à 16:30

C’est via un message sur LinkedIn que David Luan annonce son départ d’Amazon, une entreprise qu’il avait rejointe il y a un peu moins de deux ans suite au rachat de sa start-up Adept AI Lab. Il avait auparavant passé un an chez Google et un peu moins de trois ans dans les équipes d’OpenAI chez qui il a eu « la chance de participer à l’incubation des premiers GPT ».

« Il y a un travail incroyable à accomplir chez Amazon et des opportunités pour moi de m’investir dans de nouveaux domaines. Mais avec l’intelligence artificielle générale (IAG) si proche, j’ai décidé de consacrer 100 % de mon temps à enseigner aux systèmes d’IA de toutes nouvelles capacités ».

Amazon serait-elle en retard pour qu’il quitte ainsi l’entreprise ? Selon The Verge, la réponse est clairement oui : « La perte d’un développeur d’IA de premier plan chez Amazon intervient alors que l’entreprise peine à suivre le rythme de la course à l’IA ; même ses propres employés qualifieraient ses produits d’IA internes de « Amazon Basics » ».

Il quittera son poste à la fin de la semaine, Peter Desantis prendra la relève. Cela fait plus de 27 ans qu’il est en place chez Amazon.

Datacenters : c’est quoi un campus, les Tiers, un hyperscaleur, la colocation, on premise…

25 février 2026 à 14:51
DC Comiques
Datacenters : c’est quoi un campus, les Tiers, un hyperscaleur, la colocation, on premise…

Dans le monde des datacenters, on voit souvent passer des termes abscons comme « on premise », des niveaux Tiers, de l’hyperscale, des Campus (IA), etc. Next vous explique ce qui se cache derrière. Parfois une définition bien précise, mais pas toujours.

Dans une précédente série d’articles, nous avions expliqué ce qu’était un datacenter, en partant du plus petit élément : un serveur. Nous sommes ensuite passés à la baie de brassage (ou rack) et enfin au datacenter en lui-même, avec tout ce qu’il doit apporter aux équipements informatiques.

Nous étions arrivés à la conclusion qu’un datacenter, c’est le bâtiment qui fournit le gîte et le couvert (au sens du refroidissement, de l’électricité, de la sécurité des locaux, de la mise à disposition de fibre optique…) à des serveurs et donc aux applications qui tournent dessus. Des datacenters, il en existe de toutes les tailles ou presque.

Passons maintenant à des explications sur les termes utilisés par les acteurs du monde des centres de données.

C’est quoi un parc ou un campus ?

Parc ou campus de centres de données a une définition officielle publiée au Journal de l’Union européenne : « une installation qui abrite plusieurs centres de données ». On peut facilement extrapoler à un Campus IA : une installation avec plusieurs datacenters pensés pour l’intelligence artificielle, et donc avec de gros GPU.

Dans le cas d’un Campus ou d’un Parc, « l’exploitant de chaque centre de données doit mettre à la disposition du public et communiquer à la base de données européenne un ensemble distinct d’informations et d’indicateurs de performance clés pour chaque centre de données de l’installation », précise le document de la Commission européenne.

C’est quoi la haute densité ?

La notion de haute densité est associée à celle de la puissance électrique (et donc de la consommation). Plus la puissance électrique est importante, plus la densité est élevée, c’est aussi simple que cela. Il n’existe pas de seuil officiel (même vague) à partir duquel parler de haute densité. Pire encore, au fil des évolutions, la haute densité d’hier devient la densité classique d’aujourd’hui. Haute densité électrique implique aussi un refroidissement adapté.

Vous l’avez certainement compris, parler de haute densité ne veut donc pas dire grand-chose si l’hébergeur ne précise pas la puissance électrique par baie (souvent en kW), par exemple. Il existe aussi la très haute densité, la densité extrême, avec les mêmes inconnues sur les seuils.

S’il fallait s’essayer à dresser de grandes lignes, on pourrait dire que la haute densité commence à une dizaine de kW, la très haute densité à quelques dizaines de kW et la densité extrême dépasse allègrement les 100 kW par rack. La baie NVIDIA GB200 NVL72 (.pdf) avec 72 GPU B200 Blackwell et 36 CPU Grace est par exemple à 135 kW. Les kW sont pour les baies, au niveau des datacenters on parle de MW.

Dans son rapport (.pdf) sur les implantations de datacenters en France, la Direction générale des entreprises est encore plus floue : « Les centres haute densité pour le calcul haute performance (HPC) et l’entrainement de modèles d’IA sont une branche émergente et en expansion rapide du secteur des centres de données ». La haute densité est ici associée à la puissance de calcul.

C’est quoi un hyperscaleur ?

Wikipédia donne la définition suivante pour hyperscale : « la capacité d’une architecture technique à s’adapter rapidement à des demandes importantes de ressources (dans des systèmes à grande échelle) ». Dans le monde de l’informatique et du cloud plus précisément, c’est la capacité pour une entreprise de proposer de la puissance de calcul et du stockage à grande échelle. Un hyperscaleur dispose donc de datacenters bien plus gros que la moyenne, ce sont les géants des centres de données.

Les plus connus sont AWS (Amazon Web Services), Microsoft Azure, Google Cloud, Meta, Alibaba Cloud, etc. Comme avec la haute densité, Redhat rappelle qu’il « n’existe pas de norme universelle qui permette de définir précisément la catégorie des hyperscalers ».

C’est quoi la colocation ?

Il n’y a pas de piège ici. Un datacenter de colocation vous permet de louer une partie du datacenter pour y installer vos équipements. Cela peut aller d’un serveur à tout ou partie d’une baie, voire d’une salle dédiée. Suivant les cas, les propriétaires des serveurs peuvent ajouter des protections pour limiter l’accès aux serveurs (si une baie est partagée, plusieurs clients peuvent alors y accéder).

« Le centre de données prend en charge des services essentiels tels que l’alimentation électrique redondante, la climatisation, la surveillance et la sécurité. Ces installations permettent une disponibilité constante des systèmes, même en cas de panne ou de surcharge », explique OVHcloud.

C’est comme une colocation dans un appartement : l’eau, l’électricité, la connexion Internet et le refroidissement sont communs, ensuite chacun dispose de son espace dédié. Vous pouvez généralement choisir l’emplacement, avec une capacité électrique. Des options permettent d’augmenter la puissance, la connectivité, etc.

C’est quoi on premise et edge ?

C’est encore plus simple : un serveur ou du matériel « on premise » veut dire sur site, dans votre bâtiment. Vous n’êtes pas chez un hébergeur ; vous gérez tout de A à Z. Il faut donc construire et entretenir l’infrastructure, mais vous êtes seul maître à bord. Vos données ne dépendent pas d’un tiers. C’est un avantage pour la confidentialité, mais un défi pour la sécurité et la disponibilité (vous êtes seul responsable).

Quand il est question de datacenter « edge », cela veut simplement dire que les installations informatiques sont disposées à proximité des utilisateurs, des clients finaux. Vous pouvez utiliser un prestataire (les hyperscaleurs ont des datacenters un peu partout dans le monde) ou gérer vous-même, il n’y a pas de règle.

C’est quoi les niveaux Tier I à IV ?

Terminons par les Tiers, une classification des datacenters qui est, selon HPE, « un bon moyen de communiquer rapidement les caractéristiques attendues d’un datacenter ». L’Uptime Institute définit quatre niveaux, en fonction des équipements et de la redondance des équipements du datacenter. Le plus bas est Tiers I, le plus élevé Tiers IV.

Tier I est le niveau de capacité de base avec une « alimentation sans interruption (ASI) pour les coupures de courant et les pointes. Un domaine pour les systèmes informatiques. Équipement de refroidissement dédié qui fonctionne en dehors des heures de bureau. Un générateur de secours pour les coupures de courant […] Tier I protège contre les perturbations dues à une erreur humaine, mais pas une défaillance ou une panne inattendue ». HPE résume ainsi : « peu ou pas de composants redondants et de secours ».

Tier II propose des capacités de redondance pour l’alimentation et le refroidissement. Dans un datacenter Tier II, « les composants peuvent être retirés sans les arrêter ». Néanmoins, « comme une installation de Tier I, l’arrêt inattendu d’un datacenter de Tier II affectera le système ». HPE simplifie : « Un datacenter de classe 2 dispose d’une seule voie pour l’alimentation et le refroidissement, mais présente quelques composants redondants et de secours ».

Avec Tier III, « ces installations ne nécessitent aucun arrêt lorsque l’équipement doit être entretenu ou remplacé. Les composants de Tier III sont ajoutés aux composants de Tier II afin que toute pièce puisse être arrêtée sans affecter le fonctionnement informatique ». HPE y va de son explication : il y a « plusieurs voies pour l’alimentation et le refroidissement ».

Tier IV est le niveau le plus élevé : « Lorsqu’un équipement tombe en panne ou qu’il y a une interruption dans le chemin de distribution, les opérations informatiques ne seront pas affectées […] Les datacenters de Tier IV nécessitent également un refroidissement continu pour rendre l’environnement stable ». La version HPE : « tous ses composants sont en redondance ».

Fin janvier 2026, Thésée Datacenter affirmait être le « premier et seul Tier IV Certifié Uptime en France ». L’entreprise ajoutait qu’un « datacenter Tier IV affiche une disponibilité de 99,995 %, ce qui se traduit par un temps d’arrêt annuel maximal de seulement 26,3 minutes ».

Sur un Tiers III, la disponibilité est de 99,982 %, soit environ 1,6 heure d’arrêt par an selon Thésée Datacenter. HPE ajoute qu’un Tier II à une disponibilité de 99,741 % (22 heures de temps d’arrêt par an) et un Tier I de 99,671 % (28,8 heures de temps d’arrêt par an).

Dans un précédent dossier, nous avions pour rappel déjà abordé les questions environnementales avec les indicateurs PUE, WUE et CUE :

☕️ OnlyOffice 9.3 simplifie la signature et l’édition de PDF

25 février 2026 à 13:44

En décembre, OnlyOffice 9.2 officialisait son agent IA pour le travail bureautique. Une nouvelle mise à jour 9.3 vient d’être mise en ligne. Elle permet « de signer des formulaires par saisie de texte, dessin directement sur l’écran ou téléchargement d’une image ». Pour les pros, « une nouvelle fonctionnalité de sécurité permet de télécharger un certificat de signature via le panneau d’administration afin d’apposer des signatures numériques fiables sur les formulaires PDF ».

L’éditeur de PDF a été amélioré afin de prendre en charge « la modification des fichiers protégés par mot de passe, la gestion des hyperliens, le suivi de l’historique des versions et la possibilité de masquer du texte à partir du panneau d’outils contextuel ». Il supporte aussi les macros.

D’autres changements sont de la partie sur la partie collaborative, avec par exemple des commentaires améliorés avec des couleurs sur les documents textes et un rendu accéléré sur les feuilles de calcul volumineuses, notamment celles de plus de 3 Mo.

Impossible de passer à côté : l’IA est toujours plus présente avec des assistants personnalisés : « Cette
fonctionnalité permet de créer et d’enregistrer des invites IA spécifiques pour les opérations textuelles dans l’éditeur de documents
 ».

Les notes de version détaillées se trouvent par ici. Pour télécharger OnlyOffice, c’est par là. Une vidéo de présentation a aussi été mise en ligne.

[Test] VPS pas cher (5 euros) : Hetzner n’est ni bon ni mauvais, dans la moyenne (basse)

25 février 2026 à 08:59
Geht es gut oder schlecht?
[Test] VPS pas cher (5 euros) : Hetzner n’est ni bon ni mauvais, dans la moyenne (basse)

Hetzner ne se distingue pas de la concurrence, que ce soit dans le bon ou le mauvais sens. L’hébergeur n’est pas cher avec deux vCores (Skylake) et 4 Go de mémoire pour 3,59 euros seulement par mois… mais les tarifs vont augmenter. Hetzner a un atout qui peut intéresser certains : un tarif à l’heure pour les petits usages.

Dans le cadre de notre comparatif de VPS pas cher, nous quittons la France pour passer de l’autre côté du Rhin, en Allemagne, avec Hetzner. L’entreprise est basée dans le sud du pays, à Gunzenhausen. Elle dispose de trois datacenters en Europe : deux en Allemagne à Nuremberg et Falkenstein, un en Finlande à Helsinki. Elle a également un datacenter aux États-Unis et un autre à Singapour.

CX23 : 2 vCores, 4 Go de mémoire et 40 Go de stockage

L’hébergeur propose trois gammes de VPS, de l’entrée de gamme en Cost Optimized à du haut de gamme en General Purpose avec un maximum de 48 cœurs et 192 Go de mémoire. Pour nos tests, nous avons pris un CX23 à Nuremberg (NBG1) avec deux vCores « Intel ou AMD » selon la fiche technique, 4 Go de mémoire et 40 Go de SSD.

La société propose aussi des VPS avec des cœurs de CPU Ampere (architecture Arm), nous les testerons une prochaine fois afin de comparer les performances à celles d’un VPS en x86.

Le VPS est à 4,19 euros par mois, mais vous pouvez réduire la facture à 3,59 euros par mois si vous acceptez de vous passer d’une IPv4. La pénurie a des conséquences tangibles chez Hetzner : l’IPv4 de base coûte 60 centimes sur tous les VPS. Attention, ces tarifs ne sont valables que jusqu’au 1ᵉʳ avril. Des hausses ont été annoncées, avec 30 % en moyenne sur les VPS. Notre CX23 passera alors à 4,79 euros sans adresse IPv4 et 5,39 euros avec.

Hetzner a la particularité de proposer deux tarifs : à l’heure et au mois. Le plus avantageux des deux est appliqué en fonction de votre usage. Si vous n’utilisez le serveur que quelques heures ou jours, la facturation horaire est intéressante, sinon c’est le tarif au mois qui est appliqué. « La facture de votre serveur ne dépassera jamais son plafond mensuel de prix », affirme l’hébergeur.

Performances : Hetzner n’a pas d’atout dans sa manche (sans être mauvais)

Passons maintenant aux tests à proprement parler. Selon votre VPS, le processeur utilisé est de type « Intel Xeon Processor (Skylake, IBRS, no TSX) ». Cette gamme de processeurs a été lancée en 2015 par Intel, après la génération Haswell que nous avions dans notre VPS OVHcloud.

Sur un seul cœur, Hetzner prend l’avantage sur OVHcloud, mais reste bien loin d’Ionos avec des cœurs AMD EPYC bien plus récents et beaucoup plus performants. Notre VPS n’a par contre que deux cœurs, il ne tient donc plus vraiment la comparaison avec le VPS OVHcloud qui en a quatre lorsqu’on libère tous les cœurs pour les tests.

Comme pour les autres VPS, voici le diagramme de Kiviat avec, en pointillé, la moyenne de tous les VPS et en violet/rose notre VPS Hetzner du jour. Plus la zone colorée est importante, plus les performances sont élevées. On voit qu’il ne se démarque sur aucun de nos indicateurs, sans être totalement à la ramasse non plus.

Il se place deuxième sur le stockage (sa meilleure position), sinon le VPS est généralement aux alentours de la 4ᵉ place. Les résultats sont relativement stables, avec 3,3 % d’écart en moyenne sur nos différentes séries de mesures. OVHcloud était à moins de 2 %, contre 2,8 % pour Ionos alors que LWS grimpait jusqu’à… près de 18 %.

Comme avec nos précédents tests (et les futurs à venir), vous pouvez également retrouver l’ensemble de nos mesures sur le VPS Hetzner dans cette feuille de calcul ODS. Vous pouvez aussi consulter le rapport Geekbench à cette adresse.

Serveur en Allemagne, latence plus élevée vers Paris et trafic limité

Sur la partie réseau, Hetzner est au coude à coude avec OVHcloud sur notre indice de mesure. Notre VPS a un ping relativement élevé sur Paris par rapport aux autres, ce qui est normal puisque notre serveur est au sud de l’Allemagne, plus loin de Paris. Même chose avec New York, tandis que la latence vers Londres est dans la moyenne.

Sur les téléchargements, notre VPS grimpait jusqu’à 2 Gb/s chez MilkyWan avec un fichier de 1 Go, tandis que chez Free le débit était aux alentours de 1 Gb/s. C’est dans tous les cas largement plus que LWS ou OVHcloud qui appliquent des limites strictes.

Attention toutefois, Hetzner ne propose « que » 20 To de trafic par mois avec ses VPS en Europe, et seulement 1 To pour ceux aux États-Unis et 0,5 To à Singapour. Au-delà, le To est facturé 1,2 euro en Europe et aux États-Unis, mais pas moins de 8,88 euros à Singapour. L’addition peut donc rapidement grimper. Il faut prendre en compte ce paramètre en fonction de vos besoins.

LWS, pour rappel, propose de l’ « illimité* » et l’étoile est importante puisque seuls 256 Go sont à la vitesse maximum de 100 Mb/s (qui est déjà la limitation la plus forte de notre comparatif), puis le débit tombe à seulement 10 Mb/s par la suite. Hetzner est à 20 To, déjà bien plus confortable pour un petit VPS. Il faut passer à CCX43 (General Purpose) pour dépasser cette limite avec 30 To et jusqu’à 60 To pour le CCX63 à près de 300 euros par mois (sans compter l’augmentation à venir).

Système d’exploitation et options

Niveau système d’exploitation, Hetzner propose Ubuntu 24.04, Fedora 43, Debian 13, CentOS Stream 10, Rocky Linux 10, AlmaLinux 10 et openSUSE 16. Dans les options, il est possible de souscrire à une offre de « backup » pour 20 % du prix du VPS en plus. Les sauvegardes sont automatiques et quotidiennes pour l’ensemble de votre stockage. Il est aussi possible de prendre des snapshots et payer en fonction du stockage utilisé : 0,0132 euros par Go et par mois.

Du stockage additionnel est aussi proposé, avec un minimum de 10 Go (53 centimes par mois) et jusqu’à 1 000 Go dans notre cas (52,80 euros par mois). Vous avez le choix entre deux systèmes de fichiers : EXT4 et XFS.

Nous avons lancé plusieurs séries de mesures (de jour comme de nuit) pour vérifier s’il n’y avait pas de CPU Steal : rien à signaler de ce côté-là.

Conclusion ?

Au final, Hetzner propose des performances dans la moyenne plutôt basse de l’ensemble des VPS de notre comparatif, mais a l’avantage de proposer une facturation à l’heure si vous en avez besoin pour une durée limitée.

À 3,59 euros par mois avec deux vCores, mais seulement une IPv6, le CX23 propose un bon rapport qualité/prix, dommage qu’il passe à 4,79 euros à partir du 1ᵉʳ avril. Dans la suite de notre comparatif, nous reviendrons en détail sur YorkHost, PulseHeberg et d’autres.

☕️ Gestionnaire de mots de passe : 1Password augmente ses prix de près de 40 %

25 février 2026 à 07:45

C’est via un email que l’entreprise annonce la mauvaise nouvelle à ses clients. À partir du 27 mars 2026, le tarif individuel passera de 38,16 à 52,56 euros, soit près de 38 % de hausse, explique MacG. Le tarif famille passera à 82,8 euros par an.

Les tarifs mensuels ne semblent pas concernés (pour le moment ?), mais ils sont déjà bien plus chers que les prix annuels. L’abonnement individuel est à 5,27 euros par mois, soit 63,22 euros par an, tandis que le familial est à 8,39 par mois, soit 100,66 euros sur un an.

Pour rappel, les tarifs affichés sur le site de 1Password sont hors taxes. La société explique qu’elle calcule et récupère « les taxes en fonction de votre adresse, quelle que soit la devise de paiement. Les prix affichés sur 1Password.com n’incluent pas la TVA, car chaque pays et région applique un taux de taxe différent ». En France, elle est de 20 %.

À titre de comparaison, LastPass est actuellement à 29,23 euros par an pour le compte Premium individuel et à 39,31 euros pour la famille. Dashlane est à 57,6 euros par an en Premium basique, contre 87,12 euros pour la formule Friends & Family. Chez Proton, le Pass Plus est à 35,88 euros par an.

Pour rappel, une étude récente a pointé des faiblesses dans Bitwarden, LastPass et Dashlane. Nous expliquions alors que les trois services « pourraient, dans des conditions exceptionnelles, permettre la divulgation du mot de passe principal de leurs utilisateurs, en dépit de leur promesse relative au chiffrement « Zero Knowledge » ». Des correctifs sont déjà en place.

Bitwarden, nous en parlions récemment avec un tuto pour installer Vaultwarden (une version légère) sur un VPS à moins de cinq euros par mois, soit une soixante d’euros par an. Vous pouvez ainsi auto-héberger votre gestionnaire de mot de passe et même utiliser le VPS pour d’autres usages (des tutos arrivent).

☕️ AMD va fournir 6 GW de GPU à Meta, qui va pouvoir racheter jusqu’à 10 % de ses actions

24 février 2026 à 15:03

En septembre et octobre 2025, OpenAI multipliait les partenariats avec NVIDIA et AMD. Dans les deux cas, les accords parlaient de « GW de puissance de calculs », sans aucun détail sur le type de puces utilisées. Comme déjà longuement expliqué dans un édito, c’est une pratique regrettable qui ne veut pas dire grand chose…

Quoi qu’il en soit, OpenAI s’engageait à déployer « au moins 10 GW de systèmes NVIDIA » (NVIDIA investit dans OpenAI), tandis qu’AMD s’engageait à fournir l’équivalent de 6 GW de GPU au père de ChatGPT.

Un nouvel accord vient d’être signé entre AMD et Meta cette fois-ci avec « un partenariat stratégique élargi pour déployer 6 GW de GPU AMD ». Pour les détails on repassera puisqu’il s’agit d’équiper les infrastructures de Meta avec « plusieurs générations de GPU AMD Instinct ». Tout juste savons nous que la première tranche, « à l’échelle du GW », devrait débuter durant la seconde moitié de 2026, avec des GPU « personnalisés AMD Instinct MI450 » et des processeurs EPYC de 6ᵉ génération. La suite n’est pas encore précisée.

Dans son communiqué, AMD rappelle que Meta est un partenaire qui a déjà déployé « des millions de processeurs AMD EPYC et d’importantes quantités de GPU Instinct MI300 et MI350 dans son infrastructure mondiale ».

Dans le cadre de ce partenariat, AMD propose aussi à Meta le droit d’acheter jusqu’à 160 millions de ses actions à un prix fixé à l’avance (warrants), en fonction de la réalisation d’objectifs sur les livraisons de GPU. Meta pourrait ainsi récupérer jusqu’à 10 % des actions AMD. L’annonce fait pour le moment bondir l’action d’AMD de 7 % lors de l’ouverture de la bourse.

La semaine dernière, Meta avait déjà annoncé un accord avec NVIDIA. Il porte sur une large gamme de produits, avec le « déploiement à grande échelle de CPU NVIDIA, de millions de GPU Blackwell et Rubin, ainsi que l’intégration des switchs Ethernet Spectrum-X pour la plateforme Facebook Open Switching System de Meta ».

Le point intéressant ici est la mise en avant d’une utilisation massive de CPU NVIDIA (avec des cœurs ARM). Ils seront utilisés pour des « applications dans les data centers de Meta et permettront d’obtenir des améliorations significatives en termes de performances par watt ».

NVIDIA ne cache pas cette joie, en forme de pied de nez à AMD et Intel : « Cette collaboration représente le premier déploiement à grande échelle exclusivement basé sur Grace », le CPU de NVIDIA. La suite se prépare avec le CPU Vera annoncé au CES de Las Vegas au début d’année.

Hetzner aussi augmente fortement le prix de ses VPS et serveurs dédiés

24 février 2026 à 13:20
Under pressure
Hetzner aussi augmente fortement le prix de ses VPS et serveurs dédiés

30 % d’augmentation sur les VPS et les Load Balancers, 15 % de plus sur les dédiés… Hetzner ajuste ses prix aussi bien pour les nouveaux que pour les anciens clients. En cause, encore une fois : les coûts d’exploitation et d’achat des composants qui ont « tous deux augmenté de façon spectaculaire ».

OVHcloud n’est pas le seul à augmenter les tarifs de ses VPS, Hetzner aussi va appliquer une nouvelle grille à partir du 1ᵉʳ avril. Là encore l’hébergeur n’y va pas avec le dos de la cuillère avec 30 à 39 % (32 % en moyenne) de hausse sur les serveurs en Allemagne ou en Finlande.

30 % de plus en moyenne sur les VPS Hetzner

La gamme de VPS d’entrée de gamme (Cost-Optimized) de Hetzner se compose de deux séries : les CX avec des processeurs Intel ou AMD en x86, ainsi que les CAX avec un processeur Ampere exploitant l’architecture Arm. Sur les autres gammes CPX (Regular Performance) et CCX (General Purpose) c’est de l’AMD aux commandes à chaque fois.

Nous avons déjà comparé le VPS CX23 (2 vCore, 4 Go de mémoire et 40 Go de stockage) de Hetzner aux VPS d’OVHcloud et YorkHost. Nous aurons très prochainement l’occasion de revenir plus en détail sur ce VPS dans un article dédié, pour continuer notre série de tests des VPS après Ionos et son CPU AMD EPYC, LWS avec sa virtualisation LXC et ses bridages, et OVHcloud en mode force tranquille.

Sur les modèles d’entrée de gamme comme le CX23, le tarif mensuel passera de 3,59 à 4,79 euros, soit 33,4 % de hausse (même augmentation sur les prix à l’heure). Sur le CAX11 (CPU Ampere, vous suivez ?) le prix augmentera de 36 % pour arriver à 5,39 euros au lieu des 3,95 euros actuels. On ne parle ici que des tarifs en IPv4 seulement, il faut ajouter 0,60 euro par mois pour avoir une adresse IPv6. Les VPS aux États-Unis et à Singapour sont également concernés par ces hausses.

15 % de plus en moyenne sur les dédiés

Les serveurs dédiés ne sont pas épargnés, avec entre 3 et 20 % environ de hausse, pour une moyenne aux alentours de 15 % environ. Les tarifs des dédiés augmentent donc en moyenne deux fois moins que ceux des VPS.

Tous les nouveaux tarifs sont détaillés sur cette page, avec les anciens et les nouveaux tarifs sur une même ligne (pratique pour comparer).

Toujours sur les dédiés, « tous les serveurs mis aux enchères subissent une augmentation de prix générale de 3 % ». La société propose en effet des enchères sur « des serveurs standardisés comme ceux de son portefeuille de produits, mais aussi sur des machines personnalisées adaptées aux besoins des clients par le passé ».

Il y a plusieurs centaines d’enchères en cours avec des tarifs allant de quelques dizaines à plusieurs centaines d’euros par mois. Attention, sur ces machines « les installateurs automatiques d’images, les images logicielles spéciales, le vKVM ou d’autres systèmes logiciels ne sont pas possibles », seul le rescue system est proposé.

C’est encore la faute de la RAM et des SSD

Dans un communiqué, Hetzner explique que « des hausses drastiques des prix ont récemment été observées dans divers secteurs du secteur informatique. C’est pourquoi, malheureusement, nous devons aussi augmenter les prix de nos produits ». Un argument déjà utilisé par OVHcloud. Les raisons sont connues : une pénurie causée par la forte demande de GPU pour l’intelligence artificielle, qui a toujours besoin de plus de mémoire pour ses grands modèles de langage.

Hetzner ajoute que « les coûts d’exploitation de [son] infrastructure et d’achat de nouveaux équipements ont tous deux augmenté de façon spectaculaire. Par conséquent, nos variations de prix affecteront à la fois les produits existants et les nouvelles commandes et entreront en vigueur à partir du 1ᵉʳ avril 2026 ».

L’hébergeur affirme avoir retardé au maximum ces hausses, mais il ne peut aujourd’hui « plus compenser la pression que cela exerce sur [ses] opérations ».

Déjà des hausses début février

Déjà début février, lors de l’annonce d’une hausse des frais d’installation, l’hébergeur expliquait que « les prix d’achat actuellement exceptionnellement élevés des composants matériels perturbent considérablement » son modèle économique. Il ajoutait que « cette augmentation ne couvrait pas les coûts supplémentaires réels supportés, et de loin ».

Hetzner ne cachait pas son agacement sur la gestion de la crise par les fabricants de mémoire et de périphériques de stockage :

« Le marché de la RAM est actuellement dominé par très peu de fabricants. À notre avis, leur politique tarifaire est difficilement compréhensible et a fait grimper les coûts de façon massive en peu de temps. La situation est similaire pour les SSD NVMe.

De plus, il est évident que même les quotas et engagements de prix promis par les fournisseurs ne sont actuellement fiables que dans une certaine mesure ».

Début février, Hetzner parlait d’une « première étape nécessaire » et ajoutait que ce n’était « probablement pas la seule » car il n’y avait alors « aucun signe que les conditions du marché vont s’apaiser ». Selon le PDG d’OVHcloud, l’augmentation des prix « va encore se poursuivre pour trouver un nouveau point d’équilibre entre l’offre et la demande probablement vers fin 2026 ».

Il faudra certainement encore attendre plusieurs mois avant un retour à la normale : « les prix resteront importants jusqu’à au moins 2028, le temps que de nouvelles capacités de production de mémoire voient le jour ». Selon Hetzner, « la pression sur les prix devrait se poursuivre au cours de l’année en cours ».

☕️ IBEX Q1 d’AQT : Scaleway s’équipe lui aussi d’un ordinateur quantique

24 février 2026 à 11:57

Scaleway, la filiale cloud d’iliad (maison mère de Free) a annoncé la semaine dernière une collaboration avec la société autrichienne Alpine Quantum Technologies (AQT, basée à Innsbruck) afin d’intégrer un ordinateur quantique IBEX Q1 à ions piégés. Pour rappel, nous avons publié un article de présentation de l’informatique quantique.

La machine « sera disponible via la plateforme Quantum as a Service (QaaS) de Scaleway » qui permet à tout un chacun ou presque « d’accéder à des unités de traitement quantique (QPU) via son infrastructure cloud souveraine ». Le côté souverain et européen est mis en avant à plusieurs reprises, avec un acteur français du cloud et autrichien du quantique.

« L’ordinateur quantique d’AQT est accessible et programmable sans réservation […] les mardis et mercredis de 10 h à 17 h CET ». Scaleway prend en charge les SDK open-source standard comme Qiskit d’IBM, Cirq de Google et Pennylane. Selon la fiche produit du IBEX Q1, la machine dispose de 12 qubits.

Scaleway propose une facturation « par shot, à l’heure (émulation), ou via une réservation dédiée ». Sur cette page, l’entreprise présente l’IBEX Q1 d’AQT comme ayant bien 12 ions piégés, avec une fiabilité de 99,97 % sur une porte et de 98,7 % sur deux. Comme nous l’expliquons dans cette actualité, les portes quantiques sont tout aussi importantes que les qubits.

« L’appareil est montable en rack standard, fonctionne à température ambiante et consomme moins de 2 kilowatts, idéal pour les simulations nécessitant une précision critique (par exemple, la dynamique des fluides) », ajoute l’entreprise.

Il y a quasiment deux ans, OVHcloud inaugurait « le premier ordinateur quantique installé au cœur d’un fournisseur de services cloud européen ». Il est installé dans locaux de la société à Croix, dans les Haut de France. Il s’agit d’un MosaiQ de la start-up française Quandela, une machine avec deux qubits photoniques.

☕️ Au Grand collisionneur de hadrons, des tests grandeur nature pour la haute luminosité

24 février 2026 à 11:12

Dans un communiqué, le CERN ne cache pas sa joie et annonce avoir « franchi une étape importante dans la progression du projet Grand collisionneur de hadrons à haute luminosité (HiLumi LHC), avec le début du refroidissement cryogénique à 1,9 K (‑271,3 °C) d’un banc d’essai de 95 m de longueur », une opération qui devrait prendre plusieurs semaines. Il s’agit d’une réplique grandeur nature de l’installation qui se trouve sur le Grand collisionneur de hadrons.

Si tout se passe bien, la mise en place est prévue pour l’été prochain avec « le lancement de quatre années de travaux de grande envergure au cours du troisième long arrêt (LS3) ». Le LS3 était prévu pour 2025 à 2027, avant d’être repoussé et rallongé à partir de mi-2026.

Le retour des opérations est donc prévu pour 2030. L’accélérateur sera de nouveau mis à l’arrêt et amélioré en 2034 et 2035, avant de passer au Run 5.

Dans le cas présent, la luminosité correspond au nombre de collisions de particules. Avec la haute luminosité, elle « sera multiplié par dix, ce qui augmentera très fortement le volume de données de physique disponibles pour la recherche ». « Ce bond en avant permettra d’étudier avec une précision inédite le comportement du boson de Higgs et d’autres particules élémentaires, voire éventuellement de découvrir de nouveaux phénomènes rares », explique le CERN.

Mark Thomson, directeur général du CERN, tient à mettre les points sur les i : « On ne soulignera jamais assez l’importance et l’intérêt du LHC à haute luminosité. C’est le plus grand projet entrepris par le CERN depuis 20 ans […] Il permettra d’étudier pour la première fois comment le boson de Higgs interagit avec lui-même : cette mesure clé pourrait nous aider à faire la lumière sur les premiers instants de l’Univers et son évolution ».

Il ajoute que « le LHC à haute luminosité servira également à explorer de nouveaux horizons, et pourrait conduire à des découvertes inattendues. C’est tout l’intérêt de sonder l’inconnu : on ne sait pas ce qui s’y trouve ». Il faudra être patient. Les mesures ne débuteront pas avant 2030, et il faudra ensuite les analyser.

Shein s’installe dans cinq BHV en province, des corners de 400 à 1 000 m²

24 février 2026 à 09:40
Chein
Shein s’installe dans cinq BHV en province, des corners de 400 à 1 000 m²

Angers, Dijon, Limoges, Grenoble et Reims : cinq BHV vont accueillir à partir de demain un corner Shein, de 400 à 1 000 m². Après l’expérimentation à Paris, l’ambiance est toujours électrique, mais le patron du BHV (Frédéric Merlin) se veut rassurant.

En octobre, Shein et le BHV du Marais à Paris défrayaient la chronique avec l’ouverture d’un « corner » du spécialiste de la mode ultra éphémère (ultra-fast fashion). Au cœur de cet accord, la Société des grands magasins (SGM) qui possède le BHV, sept magasins Galeries Lafayette et onze centres commerciaux.

Pour rappel, « en mai 2022, SGM acquiert sept magasins Galeries Lafayette en province. En novembre 2023, le groupe devient propriétaire de la marque BHV, intégrant les magasins BHV Marais et Parly 2 à son portefeuille », relate le groupe SGM.

BHV et Shein : nouvelle tempête après le calme après la tempête ?

Quelques jours avant l’ouverture du corner Shein au BHV à Paris, la marketplace chinoise était sous le feu des projecteurs pour avoir vendu des « poupées sexuelles à caractère pédopornographique ». Les jours et semaines suivantes ont été agités : la plateforme a fermé sa marketplace en France, des contrôles massifs ont été effectués aux douanes, le gouvernement a engagé une procédure de suspension (rejetée par le tribunal judiciaire de Paris), etc.

Alors que le calme était plus ou moins revenu, la SGM vient d’envoyer un communiqué de presse pour annoncer que, « à compter du 25 février, les BHV de Limoges, Angers, Dijon, Grenoble et Reims ouvrent au public leurs corners Shein ». L’ouverture à Paris du corner Shein avait été l’occasion de nombreuses levées de boucliers chez les marques, les commerçants, les clients et les élus. À voir ce qu’il en sera en province.

« Ces espaces s’inscrivent dans le cadre du partenariat expérimental en cours entre le groupe SGM et Shein visant à intégrer une marque digital-first dans l’écosystème d’un magasin physique, afin de répondre aux nouveaux usages des consommateurs », explique la Société des grands magasins fondée par Frédéric et Maryline Merlin.

« L’ouverture se fera de manière progressive », avec des surfaces comprises entre 400 et 1 000 m² selon les magasins. Pour commencer, il sera principalement question d’une « sélection hivernale » d’articles. Ensuite, à partir d’avril, « l’offre évoluera pour intégrer une sélection plus large de références saisonnières » et de produits « en phase avec les préférences observées localement ». Pour la SGM, cela permet « d’ajuster la sélection et le parcours client en fonction des retours clients ».

Frédéric Merlin (SGM) : « Il ne faut pas avoir raison trop tôt »

Il y a quelques jours à peine, Frédéric Merlin répondait à une interview du Figaro. Il reconnaissait des erreurs, notamment l’immense affiche avec le patron de Shein placardé sur son magasin, mais ajoutait qu’il s’était : « rendu compte qu’il ne faut pas avoir raison trop tôt ». Une manière de s’affirmer comme précurseur.

« Si cela ne marche pas dans un an, on arrêtera », ajoutait néanmoins l’entrepreneur à nos confrères. Il revenait aussi sur la qualité des produits et affirmait que, dans les jours qui ont suivi l’ouverture, « nous avons tout eu, le contrôle des douanes, celui de la DGCCRF. Ils n’ont rien trouvé ».

Il précise avoir revu sa stratégie (articles moins chers, plus de choix de taille…) avec succès : six clients sur dix achèteraient désormais des produits Shein. Autre revirement de situation : « Nous allons changer de modèle d’exploitation pour les espaces Shein du BHV. Ce sont toujours nos vendeurs qui continueront à opérer. Mais, à partir d’avril, Shein sera responsable du choix des assortiments et nous percevrons une commission à la vente ».

Divorce largement consommé entre Galeries Lafayette et BHV

Il n’en reste pas moins des séquelles visibles de l’arrivée de Shein au BHV : « Le groupe Galeries Lafayette a rompu son contrat avec la SGM concernant sept magasins de province, rebaptisés BHV. Une centaine de marques (Guerlain, Dior, Sandro, etc.) ont quitté le grand magasin parisien, protestant contre Shein ou des retards de paiements », explique Sud Ouest.

Lors d’une audition au Sénat en janvier, Frédéric Merlin reconnaissait « une vraie baisse de chiffre d’affaires sur cette fin d’année avec le départ de marques ». Il affirmait déjà qu’un nouveau système de paiement était mis en place, promesse de nouveau faite dans l’interview au Figaro. Libération relate une partie de l’audition durant laquelle Frédéric Merlin a été « jusqu’à se présenter comme « un chef d’entreprise éthique ». Rires dans l’assemblée ».

Le BHV était également empêtré dans la vente de l’immeuble qu’il occupe à Paris. C’est finalement en janvier que les Galeries Lafayette ont officialisé la vente au canadien Brookfield, pour 300 millions d’euros. La SGM devait initialement racheter les murs, mais avec l’affaire Shein la Banque des Territoires s’était retirée.

☕️ Retour des humains sur la Lune : Artemis II rentre au garage, le lancement repoussé

24 février 2026 à 08:07

Ce week-end, Jared Isaacman, administrateur de la NASA, laissait peu d’espoir quant au lancement de la mission Artemis II en mars. Les ingénieurs ont en effet détecté une « interruption du flux d’hélium dans l’étage de propulsion cryogénique intérimaire du SLS » ou Space Launch System, le lanceur lourd de la NASA.

Il ajoutait que « les équipes procèdent au dépannage et se préparent à un probable retour d’Artemis II au VAB » ou Vehicle Assembly Building, le hangar à fusée de l’Agence spatiale américaine. Rapidement, la mauvaise nouvelle a été confirmée : « Quelle que soit la panne potentielle, l’accès et la résolution de ces problèmes ne peuvent être effectués que dans le VAB ».

À cause des conditions météo, le retour au hangar n’est pas prévu avant le 25 février. La fusée mettra environ 12 heures pour faire les 6,4 km qui séparent le dock de lancement du VAB.

Il y a un mois, la fusée s’était installée à la verticale sur son pas de tir. Artemis II embarquera quatre astronautes à bord qui iront faire le tour de la Lune (une première depuis 50 ans), mais sans se poser. Fouler le sol de notre satellite naturel sera l’objectif d’Artemis III.

Selon la NASA, 16 fenêtres de tir étaient possibles entre les 6 février et 30 avril. On peut déjà exclure février et mars, avril semble très court comme délai puisqu’il faut inspecter la fusée, trouver le souci, le régler, effectuer des tests, la replacer sur son pas de tir, etc.

Artemis II : fusée et astronautes dans les starting-blocks pour aller autour de la Lune

Banques et authentification forte : l’application mobile n’est (en théorie) pas une obligation

23 février 2026 à 16:01
Regardez comme elle est largement utilisée mon application !
Banques et authentification forte : l’application mobile n’est (en théorie) pas une obligation

Les banques poussent massivement leurs clients à utiliser leur application mobile pour valider les paiements (et ça marche). BoursoBank fait le forcing auprès de certains clients. Rappelons que le recours à une application n’est pas une obligation légale. L’inverse semble aussi vrai : les banques ne semblent pas avoir l’obligation de proposer une alternative.

« Pour continuer à gérer vos comptes simplement et réduire les risques de fraude, l’App devient indispensable. » C’est le message envoyé par BoursoBank (anciennement Boursorama Banque) à certains de ses clients, comme ces derniers en témoignent ici et par exemple. Il reste encore quelques semaines puisque l’échéance est fixée au 6 avril 2026.

BoursoBank : « La validation dans l’application sera indispensable »

Sur son site, la filiale de la Société Générale confirme :

« Certaines opérations nécessitent une validation de votre part. Par défaut, celle-ci se fait via l’application BoursoBank car elle offre le meilleur niveau de sécurité et de confort : vous recevez une notification directement sur votre appareil et validez dans votre espace personnel protégé (mot de passe, code ou biométrie). Si vous ne détenez pas l’application, la validation de vos opérations se fait encore par code à usage unique reçu par SMS ou Email. Toutefois, à partir du 06/04/2026, pour les opérations les plus importantes, la validation dans l’application sera indispensable ».

Le message est clair : « l’application sera indispensable » pour certaines opérations sensibles, mais sans plus de précisions. BoursoBank ajoute que, « si vous ne pouvez pas utiliser l’application pour valider une opération, vous pourrez contacter le Service Client qui vous orientera vers une solution de validation provisoire selon votre situation ».

Quid des autres banques ?

Il n’est pas précisé combien de temps cette solution provisoire sera disponible, ni comment elle fonctionnera. Nous avons contacté le service presse de BoursoBank, qui n’a pas répondu à nos questions pour le moment.

Qu’en est-il chez d’autres banques ? Des alternatives existent en général, même si elles ne sont pas toujours mises en avant.

Chez Fortuneo (Crédit mutuel Arkéa), l’application mobile n’est pas obligatoire pour une authentification forte : « Un mode de validation alternatif par SMS et mot de passe est en place lorsqu’un paiement en ligne avec votre carte nécessite une authentification forte. Vous devez tout d’abord renseigner le code reçu par SMS, puis entrer votre mot de passe Fortuneo (celui que vous saisissez pour vous connecter sur l’espace client Fortuneo) ».

Même approche chez MonaBanq (Cofidis) : « Si vous n’utilisez pas l’application mobile Monabanq, l’authentification forte est réalisée à l’aide d’un code à usage unique envoyé par SMS sur le numéro de téléphone mobile enregistré dans vos coordonnées pour valider les opérations sensibles. Vous devrez également saisir le code d’accès à votre Espace Client ».

Au CIC, l’authentification forte pour les achats en ligne passe par Confirmation Mobile, mais ce n’est pas obligatoire : « Si vous ne possédez pas de smartphone permettant d’installer notre application, vous pouvez vous connecter à votre espace client depuis notre site internet et créer votre Code Personnel de Paiements Internet (CPPI), via l’onglet « Profil » puis « Sécurité ». Lors d’un paiement par carte sur un site marchand, un code vous sera envoyé par SMS, celui-ci sera à renseigner ainsi que votre CPPI ».

Par contre, le CIC écrit noir sur blanc que « lors de vos connexions au site internet, la validation de votre connexion par Confirmation Mobile vous est demandée systématiquement ».

Qu’est donc cette « DSP2 » dont parlent les banques ?

Un mot revient souvent quand il s’agit de banques et de validation d’opérations d‘achats en ligne : la 2e directive sur les services de paiement ou DSP2. Cette directive a été votée en 2015 par le Parlement européen et elle est entrée en vigueur en septembre 2019. Elle vise, rappelle le site officiel de France Num à « harmoniser la réglementation sur les paiements au sein de l’Union européenne ».

Elle renforce les droits des consommateurs, interdit des pratiques de surfacturation et, dans le cas présent, oblige une authentification forte pour tous les paiements en ligne : « c’est-à-dire à deux facteurs au moins entre un code ou mot de passe que l’on sait, un appareil que l’on possède, une donnée biométrique telle que l’empreinte digitale, la voix ou l’iris ». Il existe quelques exceptions, notamment pour les petites sommes (moins de 30 euros).

L’authentification forte décrite dans la DSP2 n’impose pas l’utilisation de l’application mobile de la banque, mais ne l’interdit pas non plus. Les banques ne se privent donc pas de pousser leur application auprès de leurs clients.

Une seule obligation : fournir deux éléments d’identification

France Num explique que, dans le cadre d’une authentification forte, « le client doit fournir deux des trois éléments d’identification suivants :

  • un mot de passe ou code numérique (dit élément de connaissance)
  • son portable ou sa ligne téléphonique (dit élément de possession)
  • son empreinte digitale ou faciale ou le son de sa voix (dit élément d’inhérence) ».

France Num ajoute néanmoins que « si le client ne possède pas de téléphone intelligent ou ne souhaite pas utiliser l’application mise à disposition par sa banque, l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement rappelle que « les utilisateurs doivent disposer de la liberté de choix de leur solution d’authentification » et que « les prestataires de services de paiement sont donc invités à offrir au moins une méthode alternative et gratuite à l’application mobile sécurisée » ».

Dans la charte du comité national des moyens de paiement (pdf, disponible sur la Banque de France), il est aussi indiqué que « les prestataires de services de paiement sur internet devraient proposer, dans la mesure du possible et sans surcoût pour les utilisateurs, au moins une solution d’authentification forte alternative à l’utilisation d’une application bancaire sécurisée ».

France Num donne deux exemples : « envoi d’un SMS à usage unique couplé à un mot de passe connu par le client ; mise à disposition d’un dispositif physique dédié comme un lecteur de cartes bancaires ». La première solution est celle mise en place par Fortuneo et MonaBanq par exemple.

De son côté, l’April propose un « atelier DSP2 » sous la forme d’un wiki ouvert aux non-membres : « Double authentification par SMS : certaines banques l’ont supprimée… et imposent des solutions non libres, intrusives et/ou payantes. Le risque est que les autres banques fassent de même… », explique l’Association sur Mastodon. Des membres essayent donc de maintenir à jour le wiki afin de « mutualiser les informations » et « indiquer les recours possibles ». La dernière mise à jour date du 14 février 2026.

82 % des paiements authentifiés via les applications mobiles

Le portail de la transformation numérique des entreprises reconnait volontiers que, « le plus souvent, les banques demandent à leurs clients de télécharger leur application mobile qui intègre le service d’authentification forte ».

C’est d’ailleurs confirmé par la Banque de France dans son observatoire de 2023, qui rappelait que l’application mobile était la principale solution d’authentification forte en France : « 74 % des porteurs de cartes en sont équipés (contre 72 % en 2022), et elle représente 82 % des paiements authentifiés ».

La question du smartphone pour accéder à ses comptes s’invite au Sénat

Les mentalités sont-elles en train de changer ? Alors que les rapports de la Banque de France publiés fin 2023 et 2024 (sur des données de 2022 et 2023) indiquaient tous les deux que les prestataires devaient offrir « au moins une méthode alternative et gratuite à l’application mobile sécurisée » (même phrase dans les deux rapports), celui de 2025 n’en fait plus mention.

Il y a un an, la question de l’« obligation de possession d’un téléphone portable pour accéder à ses comptes bancaires en ligne » était arrivée au Sénat. Lauriane Josende (Les Républicains) demandait au gouvernement s’il envisageait de « prendre des mesures pour assurer un égal accès de tous les usagers au service bancaire ».

La réponse est arrivée quelques semaines plus tard, via Nathalie Delattre (ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie et des Finances). Elle expliquait alors que « les clients qui n’ont pas de smartphone disposent de plusieurs modalités d’accès à leur compte bancaire – en contactant leur conseiller bancaire par téléphone ou en utilisant un ordinateur classique. Ils peuvent également se rendre dans leur agence bancaire et utiliser un guichet automatique – qui se trouve le plus souvent dans le sas de l’agence – ou s’adresser à un conseiller au guichet ». Pour la ministre déléguée, « l’égalité d’accès de nos concitoyens qui ne possèdent pas de smartphone à leurs informations bancaires est donc assurée ».

Ce à quoi la sénatrice rétorque : « Dans les zones rurales, l’égal accès aux comptes bancaires tel que vous le décrivez est toutefois bien souvent une illusion. En pratique, les agences sont loin, en particulier pour des personnes âgées qui rencontrent des difficultés pour se déplacer. La plupart du temps, les numéros d’appel des services clients, a fortiori des nouvelles banques qui ne proposent leurs services qu’en ligne, sont difficiles d’accès ». Il faudra peut-être ajouter prochainement la validation de certaines « opérations les plus importantes ».

Free augmente sa 5G(+), au détriment de sa 4G+ dont les débits sont divisés par deux

23 février 2026 à 14:03
Jeu d’ondes musicales
Free augmente sa 5G(+), au détriment de sa 4G+ dont les débits sont divisés par deux

Free continue de réarranger son spectre après l’annonce de l’arrêt de sa 3G et déploie désormais de la 5G sur trois bandes de fréquences : 700, 2 100 et 3 500 MHz. L’opérateur en profite pour mettre à jour ses fiches d’informations standardisées avec de nouveaux débits pour la 4G+ et la 5G(+). Certains sont fortement réduits, d’autres augmentent un peu.

Fin octobre, juste après la validation par l’Arcep d’une nouvelle (et dernière ?) prolongation de l’itinérance sur le réseau d’Orange, Free annonçait la fin de sa 3G. Désormais, la 2G comme la 3G passent exclusivement par le réseau « de l’opérateur historique partenaire ». Free ouvre par contre une nouvelle fréquence pour la 5G et la 5G+ : 2 100 MHz (qui reste aussi disponibles pour la 4G).

900 MHz pour la 4G, 2 100 MHz pour la 5G

Peu après la fermeture de la 3G, Free mettait à la retraite près de 15 000 sites 3G sur les 900 MHz. Dans le même temps, plus de 11 000 sites 4G dans les 900 MHz étaient mis en service. L’opérateur appliquait simplement le principe des vases communicants : les sites utilisés pour la 3G sont réutilisés pour de la 4G. Free est le seul opérateur en France à proposer de la 4G sur les 900 MHz, selon le dernier observatoire de l’ANFR (Agence nationale des fréquences).

Free avait été rapide à migrer plus de 11 000 sites de la 3G vers la 4G sur les 900 MHz fin 2025, mais depuis c’est relativement calme avec seulement 244 sites supplémentaires sur le mois de janvier (observatoire de février 2026).

Après les 900 MHz, c’est au tour des 2 100 MHz. Ce sont pour rappel les deux fréquences utilisées pour la 3G en France par l’ensemble des opérateurs. Depuis le début de l’année, Free n’a plus aucun site 3G en service sur les 2100 MHz, alors qu’il y en avait encore quelques centaines fin 2025.

Sur la 5G, les opérateurs ont fait des choix différents. D’un côté, Bouygues Telecom et SFR ne mettent pour le moment en service des sites que sur les 2 100 et 3 500 MHz. De l’autre, Free Mobile mise massivement sur les 700 MHz, en plus de 3 500 MHz. Enfin, il y a Orange qui déploie de la 5G sur les 700, 2 100 et 3 500 MHz.

Pour rappel, plus les fréquences sont basses, plus elles portent loin (on parle souvent de fréquences en « or » en dessous de 1 GHz), mais elles proposent moins de bande passante car les blocs de fréquences disponibles sont moins nombreux.

Free est en train de revoir sa gestion du spectre avec de premières autorisations pour de la 5G sur les 2 100 MHz, comme l’a repéré VacheGTI sur X. Sur le site de l’Agence nationale des fréquences, il y a en effet 38 sites « approuvés » pour de la 5G Free Mobile sur les 2 100 MHz. Ils sont regroupés au niveau du 15ᵉ arrondissement de Paris, à l’exception d’un site à Issy-les-Moulineaux.

Le dernier décompte officiel de l’ANFR ne faisait état d’aucune autorisation sur les 2 100 MHz pour de la 5G. Un observatoire est publié chaque début de mois, rendez-vous donc début mars pour voir ce qu’il en est sur l’ensemble du mois de février.

Désormais, Free explique que son service mobile est « accessible en itinérance 2G/3G sur le réseau de l’opérateur historique partenaire, en 4G/4G+ dans les bandes de fréquence 700 MHz, 900 MHz, 1800 MHz, 2100 MHz et 2600 MHz et en 5G/5G+ dans les bandes de fréquence 700 MHz, 2100 MHz et 3500 MHz sur le réseau de Free Mobile, et sous réserve de disposer d’un mobile compatible ». Fin 2025, il était seulement indiqué « 5G dans les bandes de fréquences 700 MHz et 3500 MHz ».

Les débits en 4G+ passent de 850 Mb/s à… 395 Mb/s

Avec l’arrivée de la 5G sur les 2 100 MHz, Free Mobile met aussi à jour ses débits maximums, aussi bien en 4G+ qu’en 5G. L’opérateur parle aussi de la 5G+ mais uniquement pour son Forfait Free à 19,99 euros par mois qui est le seul à pouvoir profiter de cette option.

Entre le mois d’octobre 2025 avec la fin de la 3G et mi-janvier 2026, Free Mobile a mis à jour la partie de « Débits du service internet » de ses fiches d’informations standardisées (version du 21 octobre 2025, version actuelle). Rien ne change pour la 3G et la 4G avec 384 kb/s et jusqu’à 150 Mb/s en téléchargement, contre respectivement 384 kb/s et jusqu’à 50 Mb/s en upload.

Pour la 4G+ avec l’agrégation de plusieurs bandes de fréquences, le Forfait Free annonce désormais « Jusqu’à 395 Mb/s » en téléchargement 4G+ et « Jusqu’à 75 Mbit/s » en upload 4G+, au lieu de respectivement 850 et 100 Mb/s en octobre et de nouveau en décembre 2025. En téléchargement, le débit est donc divisé par plus de deux. Free avait, pour rappel, indiqué jusqu’à 850 Mb/s en 4G+ débit 2025.

Petite hausse en 5G avec 1,9 Gb/s au lieu de 1,75 Gb/s

En 5G, Free annonçait fin 2025 « Jusqu’à 1,75 Gb/s en zones couvertes en 3,5 GHz avec agrégation des 4 bandes de fréquences 4G, et jusqu’à 850 Mb/s en zones couvertes par la bande de fréquences 700 MHz avec agrégation des 3 autres bandes de fréquences 4G ». 700 et 3 500 MHz étaient alors les deux seules bandes disponibles pour la 5G chez Free Mobile.

Désormais, il y a trois cas :

  • Jusqu’à 844 Mb/s en zones couvertes en 700 MHz avec agrégation des bandes de fréquences 4G
  • Jusqu’à 1 Gb/s en zones couvertes en 2,1 GHz avec agrégation des bandes de fréquences 4G
  • Jusqu’à 1,9 Gbit/s en zones couvertes en 3,5 GHz avec agrégation des bandes de fréquences 4G

Sur les 700 MHz, Free Mobile passe donc de 850 à 844 Mb/s, soit une petite baisse de 6 Mb/s, tandis qu’en 3,5 GHz l’opérateur grimpe de 150 Mb/s avec 1,9 Gb/s au lieu de 1,75 Gb/s. La mention des 2 100 MHz est nouvelle.

5G+ pour le Forfait Free, pas la Série Free

Une nouvelle case fait aussi son apparition : 5G+. Il s’agit cette fois de combiner des fréquences de la 5G uniquement. Le débit dans la bande de 3,5 GHz est de 1,2 Gb/s maximum, alors qu’il peut atteindre « jusqu’à 1,6 Gb/s en zones couvertes en 3,5 GHz avec agrégation des bandes de fréquences 3,5 GHz + 2,1 GHz + 700 MHz – Paris (en cours de déploiement) ». La précision de Paris correspond bien à ce que nous avons vu sur le déploiement des 2 100 MHz.

La 5G+ est, pour rappel, le nom commercial utilisé par les opérateurs pour parler de 5G SA (SA pour StandAlone), c’est-à-dire « un réseau 5G complet et indépendant du réseau 4G », contrairement à la 5G NSA (NSA pour Non StandAlone) qui était déployée au début en 2020. La 5G NSA a besoin d’un cœur de réseau en 4G, ce qui n’est pas le cas de la 5G SA ou 5G+ ; ce qui explique pourquoi en 5G+ il n’y a pas d’agrégation des bandes de fréquences 4G.

Les débits descendants aussi augmentent un peu en 5G+ avec « jusqu’à 173 Mb/s en zones couvertes en 3,5 GHz » au lieu de 130 Mb/s précédemment. L’agrégation des trois bandes de 5G ne change rien au débit maximum, qui reste à 173 Mb/s.

Ci-dessous, à gauche la fiche d’information standardisée (FIS) du 16 décembre avec la 4G+ jusqu’à 850 Mb/s et aucune mention de la 5G en 2 100 MHz, puis à droite la nouvelle du 13 janvier avec la 4G+ à 395 Mb/s et les 2 100 MHz pour la 5G.

Lors de la lecture des fiches d’information standardisée de Free Mobile, on se rend compte d’une différence entre le Forfait Free à 19,99 euros par mois et la Série Free à 9,99 euros par mois pendant un an (puis passage automatique au Forfait Free à 19,99 euros) : il n’y a pas de 5G+ dans le forfait en promotion, selon la fiche d’informations standardisées du 19 février 2026.

Rien de surprenant pour autant puisque c’est indiqué sur la page de présentation des offres : le Forfait Free propose bien de la 5G+, contre de la 5G « simplement » pour la Série Free.

« L’option 5G+ est disponible avec le Forfait Free 5G et activable gratuitement depuis votre Espace Abonné Mobile », explique Free Mobile. En plus de la 5G SA, l’option 5G+ disponible uniquement sur le Forfait Free à 19,99 euros par mois permet donc de mélanger les fréquences 5G, mais pas forcément d’avoir un débit plus élevé puisque la 5G est annoncée jusqu’à 1,9 Gb/s et la 5G+ jusqu’à 1,6 Gb/s.

OVHcloud augmente fortement le prix de ses VPS 2026 et IPv4

23 février 2026 à 08:03
Moins j’augmente plus vite, plus j’augmente moins vite
OVHcloud augmente fortement le prix de ses VPS 2026 et IPv4

À partir du 1ᵉʳ avril, OVHcloud va fortement augmenter le prix de ses VPS 2026. En cause, l’explosion du prix de la mémoire et du stockage… mais pourquoi cela concerne-t-il du matériel qui a déjà de nombreuses années ? OVHcloud veut « équilibrer » ses tarifs en limitant les hausses des nouveaux produits à venir et en augmentant ceux des anciennes gammes pour « compenser ».

En août dernier, OVHcloud lançait de nouveaux VPS avec un tarif agressif (lire notre test), à partir de 4,58 euros par mois pour 4 vCore, 8 Go de mémoire et 75 Go de stockage, mais seulement 400 Mb/s de bande passante.

Plus de 40 % sur les VPS 2026 d’entrée de gamme,+ 20 % sur les IPv4

Dans un message publié sur X vendredi, Octave Klaba (qui a repris les rênes de l’entreprise fin 2025) annonçait des hausses à venir : « On prévoit d’impacter légèrement les prix du Cloud déployé entre 2021 et 2025, en moyenne de + 2 % à+ 6 %, en fonction de l’ancienneté du hardware, et de faire évoluer légèrement les prix des IPv4 ». Des chiffres optimistes puisque la réalité est bien différente.

Des emails ont en effet été envoyés aux clients concernés, expliquant que la « gamme VPS 2026, de VPS 1 à VPS 6 et les VPS en Local Zones », ainsi que « les adresses Additional IPv4 » sont concernées par les hausses de prix. OVHcloud n‘y va pas avec le dos de la cuillère. La société est en effet bien loin des « + 2 % à+ 6 % » mis en avant par son PDG, puisque le VPS 1 passe de 5,39 à 7,79 euros (hors remise liée à un engagement de 6 ou 12 mois), soit environ 45 % de hausse !

Selon les retours sur X, c’est plus ou moins la même chose sur les autres offres de la gamme. Le VPS 2 passe ainsi de 8,39 à 11,99 euros par mois (hors remise), soit 43 % de hausse, explique #Kero. Si vous êtes touchés par les hausses, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire avec les anciens et nouveaux tarifs des services concernés. OVHcloud n’a pour le moment pas communiqué officiellement sur l’ensemble des nouveaux tarifs à venir.

Une hausse (VPS) peut en cacher une autre (IP) : l’adresse IPv4 supplémentaire est actuellement facturée 2,39 euros par mois, mais elle passera prochainement à 2,87 euros, soit 20 % de hausse. Là encore, nous sommes loin de la « moyenne de + 2 % à+ 6 % » annoncée par Octave Klaba, sans parler de « faire évoluer légèrement le prix des IP v4 ».

Ces changements interviendront « à compter du mercredi 1 avril 2026 », selon l’email envoyé aux clients. Octave Klaba prévoyait de son côté « l’application des nouveaux tarifs au 1ᵉʳ avril 2026 ou au 1ᵉʳ mai 2026 ». D’ici là, il est possible de souscrire aux tarifs actuels ou de prolonger un abonnement existant, y compris sur des formules avec un engagement de six ou douze mois (il n’y a pas d’engagement de 24 mois sur les VPS 2026). Lors du renouvellement après le 1ᵉʳ avril par contre, les nouveaux tarifs seront appliqués.

« Cette évolution tarifaire ne s’applique pas aux gammes de serveurs Kimsufi et So you Start. Les performances des services concernés, leur disponibilité ainsi que les niveaux de support restent inchangés », explique l’hébergeur dans son email.

Réduire les augmentations en augmentant les tarifs

Comme nous l’avons expliqué dans notre test du VPS d’OVHcloud, l’hébergeur utilise des CPU d’anciennes générations pour au moins une partie de ses VPS. Dans notre cas (un VPS 1 avec 4 vCores), c’est la génération Haswell lancée il y a plus de 10 ans par Intel. Comme nous l’avons vu avec le test du VPS d’Ionos, un CPU récent change complètement la donne sur les performances.

L’amortissement du matériel est donc théoriquement déjà fait depuis longtemps. Pourquoi donc cette hausse, justifiée notamment par le fait que « le coût de composants matériels [mémoire et stockage, ndlr] a augmenté » ?

Octave Klaba y va de son explication sur les réseaux sociaux :

« Chez OVHcloud, nous voulons réduire l’impact de ces augmentations de composants pour éviter que notre Cloud (Public Cloud, Private Cloud, Bare Metal) ne devienne trop coûteux. C’est pourquoi, pour le Cloud que nous allons déployer en 2026 - 2028, nous avons décidé d’augmenter les prix de manière moins importante que les coûts réels de la RAM et des disques. Le prix de notre Cloud en 2026 - 2028 va ainsi évoluer, en moyenne, de + 9 % à+ 11 % seulement. Pour compenser, on prévoit d’impacter légèrement les prix du Cloud déployé entre 2021 et 2025 ».

OVHcloud veut « rendre acceptable le prix des gammes 2021 - 2028 »

L’hébergeur augmente donc le prix de ses anciennes offres pour limiter la hausse sur le prix des nouvelles. On attend maintenant de voir ce que les «+ 9 % à+ 11 % » donneront vraiment dans la pratique. L’idée est donc de « rendre acceptable le prix des gammes 2021 - 2028, avec une prévision de retour à la normale en 2029 ».

Pour le PDG d’OVHcloud, l’augmentation du prix de la RAM et des disques « va encore se poursuivre pour trouver un nouveau point d’équilibre entre l’offre et la demande probablement vers fin 2026 », mais « les prix resteront importants jusqu’à au moins 2028, le temps que de nouvelles capacités de production de mémoire voient le jour ».

Le prix n’est pour OVHcloud pas le seul problème, il y a également la question de la disponibilité : « même avec une telle augmentation de prix, la RAM et les disques ne sont pas disponibles si facilement sur le marché. Pour avoir la certitude d’être livré, il est nécessaire de passer les commandes 12 mois à l’avance, sans connaître le prix d’achat ! Les prix sont en effet communiqués 1 à 2 mois après livraison, en fonction de l’offre et de la demande dans le trimestre ».

Cette hausse de prix et cette pénurie de composants font au moins quelques heureux. Lors du salon IT Partners qui se tenait début février à La Défense Arena, nous avons discuté avec plusieurs entreprises spécialisées dans le reconditionnement et la revente de matériel informatique. Ils étaient unanimes : leur activité est en forte croissance durant cette période compliquée pour la disponibilité et le prix des composants.

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