Opus 4.7 est plus performant certes, mais consomme aussi bien plus vite les forfaits des utilisateurs. La faute à la tokenization et à une réflexion plus « intense », deux éléments qui engloutissent plus de tokens. Autre conséquence : même si Opus 4.6 et 4.7 coûtent le même prix par tokens via l’API, à usage identique Opus 4.7 reviendra généralement plus cher.
Depuis le lancement d’Opus 4.7, de nombreux utilisateurs se plaignent de cramer leur forfait bien plus vite qu’avec la version 4.6. Claude Code n’était pas épargné. Anthropic a depuis corrigé le tir, notamment en réduisant la taille des réponses, et donc en économisant des tokens en sortie.
Lors du lancement, Anthropic affirmait que les tarifs restaient les mêmes entre Opus 4.6 et 4.7 : 5 dollars par million de tokens (ou jetons) en entrée et 25 dollars par million de tokens en sortie. L’entreprise reconnaissait qu’une même entrée pouvait consommer plus de tokens avec Opus 4.7 car le modèle utilise un nouveau tokeniseur : « entre 1,0 et 1,35 fois de plus, selon le type de contenus ». Autre changement, « Opus 4.7 est plus performant lorsque l’effort requis est plus important […] Cela améliore sa fiabilité face aux problèmes complexes, mais génère davantage de jetons de sortie ».
Mais qu’en est-il dans la pratique ? Nous avons comparé la consommation en jetons d’Opus 4.6 et 4.7 sur des prompts assez simples pour voir ce qu’il en est. Nous avons mis au point un script avec Claude Code pour utiliser l’API et mesurer les tokens (le script est en fin d’actualité, évidemment sans notre clé API : vibe coder ne veut pas dire faire n’importe quoi !).
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La DGCCRF a passé au crible des chargeurs électriques achetés sur des plateformes étrangères. Le résultat est sans appel : 100 % sont non conformes et 60 % sont dangereux. D’autres produits ont été testés, et ce n’est pas beaucoup mieux. Sur les 588 articles analysés, 46 % sont dangereux.
La répression des fraudes vient de publier un état des lieux de la sécurité d’une dizaine de catégories de produits : « Les prélèvements réalisés par la DGCCRF depuis le printemps 2025 sur les articles vendus en ligne par sept marketplaces étrangères parmi les plus populaires auprès des consommateurs français ont révélé que 46 % des produits analysés sont non conformes et dangereux ».
Il s’agit bien d’articles non conformes et dangereux. Dans 75 % des cas, les articles n’étaient « que » non conformes… une bien maigre consolation. Les marketplaces ont pignon sur rue : elles représentaient en 2025 de 8 à 38 millions de visiteurs mensuels uniques en France… chacune.
15 chargeurs testés : 15 non conformes et 9 dangereux
La DGCCRF détaille les résultats par catégorie de produits. La Palme d’or revient aux écharpes de portage et autres articles de puériculture (attache-sucette) avec 15 produits dangereux sur… 15 produits analysés. Viennent ensuite les piles boutons avec 25 non conformes et dangereux sur… 26 produits analysés. Le petit électroménager de cuisine (et autres produits électriques), les luminaires et guirlandes, sont à 81 % de produits non conformes et dangereux.
Sur les adaptateurs et chargeurs USB, 15 articles ont été analysés et… 15 ne sont pas conformes. Seule consolation, ils ne sont « que » 60 % à être dangereux, en plus d’être non conformes. Les habitués de Next et ceux qui ont déjà lu nos analyses sur les chargeurs USB ne seront pas spécialement surpris, mais le chiffre a toujours de quoi faire froid dans le dos.
Nous avons, pour rappel, testé une vingtaine de chargeurs USB achetés pour moins de 20 euros sur des plateformes comme AliExpress, Amazon et Cdiscount (cette dernière est française, elle appartient au groupe Casino).
Plus de 100 000 produits déjà retirés du marché
Ces analyses se déroulent dans le cadre du plan e-commerce annoncé par le gouvernement en 2025. La DGCCRF « a triplé le nombre de prélèvements réalisés en ligne sur sept marketplaces étrangères parmi les plus populaires auprès des consommateurs français ».
La répression des fraudes a évidemment signalé les anomalies aux plateformes concernées, « et plus de 100 000 produits ont déjà fait l’objet d’une alerte pour être retirés de la vente ». La DGCCRF en profite pour appeler les « consommateurs à la vigilance quand ils achètent des produits vendus sur les places de marché étrangères ».
Sur les 46 % des produits dangereux, les griefs sont variés : « risques d’étouffement ou d’étranglement dus à la présence de petits éléments détachables dans des produits destinés aux enfants, risques de chocs électriques et d’incendie pour des appareils électriques et électroménagers ou encore des risques pour la santé en raison de substances chimiques présentes en quantités excessives ». Sur la non-conformité (75 % des produits testés), les principaux reproches sont des défauts d’étiquetage.
Ci-dessous, l’exemple d’un des chargeurs acheté 15 euros sur la marketplace Amazon. Lors de nos tests, la température extérieure était à plus de 127 °C selon notre caméra thermique :
La DGCCRF précise un point important : les prélèvements ont ciblé en priorité « les produits identifiés comme les plus à risque ». Les taux de non-conformité et de dangerosité élevés ne peuvent donc « pas être extrapolés à l’ensemble des produits vendus sur les marketplaces contrôlées ». Lors de nos tests, nous nous étions concentrés sur les produits à moins de 20 euros… Deux approches qui ne sont certainement pas si éloignées l’une de l’autre…
Laure Beccuau, procureure de la République, annonce que le, 25 avril, « un mineur âgé de 15 ans a été placé en garde à vue, soupçonné d’avoir contribué à la fuite de données au préjudice de l’ANTS (France Titres, Agence nationale des titres sécurisés) ».
Pour rappel, au moins 11,7 millions de comptes sont touchés. Le portail France Titres a été fermé vendredi 24 avril pour maintenance. Selon nos constatations, c’est finalement mercredi 29 avril en fin de journée que l’accès aux démarches en ligne et à l’identification via France Connect ont été rétablis.
Dans son communiqué, la procureure rappelle que l’OFAC (Office anti-cybercriminalité) avait été informé en avril d’une cyberattaque contre l’ANTS : « Entre 12 et 18 millions de lignes de données étaient proposées à la vente sur des forums cybercriminels, par un hacker surnommé « breach3d » ». Attaque confirmée le 13 avril 2026, avec « l’authenticité des données revendues ».
La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a ouvert une enquête le 16 avril pour « accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État, ainsi que d’extraction frauduleuse de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État (délits faisant encourir la peine de 7 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende) ».
Une information judiciaire est finalement ouverte hier, mercredi 29 avril 2026 par le parquet de Paris : « Les investigations se poursuivent désormais sous la direction du juge d’instruction ». Johanna Brousse, vice-procureure du parquet de Paris, cheffe de la section de lutte contre la cybercriminalité, revient sur cette arrestation avec un message sous la forme d’une alerte :
« Vol de données ANTS : interpellation d’un suspect, il a 15 ans. Ce n’est pas un prodige. C’est un signal. La menace cyber se banalise. À nous, collectivement, d’élever notre niveau de cyber résilience. »
Il y a une semaine, une autre arrestation faisait la une des journaux : HexDex. Il est soupçonné d’être à l’origine de la mise en ligne de nombreuses bases de données dérobées à des fédérations sportives, au système d’information sur les armes du ministère de l’Intérieur (SIA), à l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), au service Choisir le service public gouv, etc.
La Chine a utilisé un supercalculateur pour entrainer une IA, rien d’exceptionnel si ce n’est la puissance de la machine : 1,2 ExaFLOPS… et elle n’était qu’à un quart de sa puissance théorique ! Si la Chine participait encore au Top500, LineShine pourrait être au coude à coude avec le numéro un mondial : El Capitan.
« La Chine vient de déployer un nouveau système Exascale, entièrement scalaire, appelé LineShine, hébergé par le Centre National de Supercalcul de Shenzhen (NSCC-SZ), avec une performance maximale de 2 EFlop/s », explique Stephane Requena (CTO du Genci, Supercomputers for Science and Industry) sur LinkedIn. Il ajoute que, « comme d’habitude, il ne s’agit pas d’une annonce officielle, mais d’une publication scientifique qui en fait l’écho ».
Il existe pour rappel un classement « officiel » des plus gros supercalculateurs dans le monde – le Top500 – mais la Chine n’y participe plus depuis plusieurs années. La raison serait principalement politique dans un contexte tendu avec les États-Unis, qui a placé le pays sur liste noire avec un embargo sur l’exportation de certaines technologies, notamment les GPU les plus puissants de NVIDIA.
Depuis, le pays reste discret sur ses capacités réelles et développe ses propres solutions maison, aussi bien matérielles que logicielles.
Belle bête : 12,4 millions de cœurs, 1 310 To de HBM !
La Chine n’envoie plus de résultats de benchs au Top500 et ne fait pas d’annonces officielles pour le lancement de nouveaux supercalculateurs, contrairement à l’Europe ou aux États-Unis qui jouent à la course à l’échalote. Il faut suivre les évolutions chinoises par la bande. C’est le cas aujourd’hui avec LineShine, un supercalculateur qui a servi pour entrainer un MLIP (Machine Learning Interatomic Potentials) qui a fait l’objet d’une publication scientifique il y a deux semaines.
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La valorisation de la chaleur fatale est une obligation pour les datacenters, avec un seuil minimum de réutilisation de 20 % pour la France. Nous sommes encore loin, très loin, avec moins de 1 % pour l’ensemble des datacenters. Au niveau européen ce n’est pas beaucoup mieux avec moins de 2 %.
La récupération de la chaleur fatale (celle produite par les serveurs dans les datacenters) est un enjeu important. Sur le plan environnemental tout d’abord afin d’éviter de « perdre » de l’énergie. Réglementaire ensuite, car des pays ont mis en place des seuils minimaux à atteindre.
C’est bien beau, mais où en sommes-nous en France et en Europe ? Il est toujours difficile de trouver des données fiables, et ce n’est pas l’Ademe qui dira le contraire. Outre-Atlantique aussi le sujet prend de l’importance.
La Commission européenne a mis en place en 2024 « un système commun de notation des centres de données à l’échelle de l’Union ». Il détaille les informations et indicateurs clés qui doivent être transmis par les exploitants des datacenters d’au moins 500 kW. Il y a notamment la chaleur fatale réutilisée (EREUSE en kWh), qui doit être « mesurée à la limite du centre de données, au point où l’énergie produite est distribuée pour être utilisée par l’autre partie ».
De plus, si une partie de cette chaleur est réutilisée dans le centre de données, elle doit être déduite de la chaleur fatale réutilisée. À partir de l’EREUSE et en le divisant par la consommation totale d’énergie du datacenter, on peut calculer le Facteur de réutilisation de l’énergie (ERF). Plus il est proche de 1, plus la chaleur fatale est réutilisée.
Si tous les datacenters ne renvoient pas encore les informations demandées, un premier rapport publié récemment permet d’y voir plus clair.
2 % en Europe, moins de 1 % en France…
Au niveau européen, la moyenne de la réutilisation de la chaleur sur l’ensemble des datacenters est inférieure à 2 %, selon la Commission européenne : « D’après les données disponibles, environ 1,9 % de toute la chaleur générée dans les centres de données (théoriquement basée sur la consommation énergétique totale) est réutilisée dans l’UE (ce qui correspondrait à un ERF de 0,019) ».
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Dans l’Union européenne, la directive sur le chargeur universel s’applique désormais aux ordinateurs portables. L’USB Type-C, qui a de nombreux avantages, est obligatoire comme port de charge. Un pas dans le bon sens, mais il reste un problème : la qualité des chargeurs et des câbles, comme nos nombreux tests l’ont démontré.
Depuis fin 2024, tous les nouveaux smartphones mis sur le marché en Europe doivent être équipés d’un port USB Type-C pour la charge. Le mot « nouveau » est important : rien ne change pour les anciens produits déjà en vente ; ils peuvent garder leur port de charge propriétaire.
Depuis maintenant plus d’un an, on parle souvent des smartphones, mais une large gamme de produits est concernée : tablettes, appareils photo, casques et écouteurs, consoles de jeu, haut-parleurs, liseuses, claviers, souris et systèmes de navigation portables.
« Les équipements électroniques dont la charge ne s’effectue pas avec un dispositif filaire (ex : charge par induction) ne sont pas soumis à l’obligation », rappelle le site Service Public. Il ajoute que « certains appareils trop petits pour un port de charge USB-C ont été exclus du dispositif, comme les montres connectées ». La majorité se charge néanmoins via une technologie sans fil.
Après les smartphones, les ordinateurs portables (même à plus de 240 W)
Depuis hier, le mardi 28 avril 2026, une nouvelle catégorie de produits est concernée : les ordinateurs portables, peu importe leur puissance de charge. La norme USB Type-C Power Delivery (PD) permet, pour rappel, d’aller au-delà des 15 watts maximum de l’USB classique (5 volts et 3 ampères) et de monter jusqu’à 240 watts maximum.
Certains ordinateurs portables ont besoin de plus, mais ce n’est pas une excuse pour la Commission : « Les ordinateurs portables et autres équipements radioélectriques nécessitant une puissance de charge supérieure à 240 W sont-ils exemptés des règles relatives au chargeur universel ? Non. Ils ne sont pas exemptés ». Par contre, le fabricant peut proposer un autre protocole pour dépasser les 240 watts, mais l’« équipement doit également prendre en charge l’USB PD jusqu’à 240 W », indique le texte européen.
Les normes maison, même en USB Type-C, ce n’est pas ce qui manque avec Quick Charge chez Qualcomm (compatible Power Delivery depuis un moment), Fast Charging Protocol (FCP) de Huawei, SuperCharge Protocol (SCP) de Honor, Adaptive Fast Charging (AFC) de Samsung, Pump Express de MediaTek, (Super)VOOC d’OPPO… Il y a des tentatives d’unification de la part de fabricants chinois (Huawei, OPPO, vivo et Xiaomi) avec l’Universal Fast Charging Specification ou UFSC (impossible de passer à côté de ce dessin de xkcd).
Dans sa foire aux questions, la Commission revient sur un point souvent mal compris : « Un équipement radioélectrique peut-il être vendu avec le dispositif de charge inclus dans la boîte ? Oui, pour autant que le consommateur ait également le choix d’acheter le même équipement radioélectrique sans dispositif de charge inclus dans la boîte ». Le client doit avoir le choix.
Par contre, « le fabricant n’est pas tenu de faire en sorte que certaines caractéristiques accessoires (par exemple, une couleur spécifique) des équipements radioélectriques vendus sans chargeur soient identiques ». Il est bien question de « certaines caractéristiques accessoires » pas des « caractéristiques principales ».
Autre point abordé, les obligations ne concernent que la charge et ne précisent donc « aucune règle concernant le transfert de données » via le port USB Type-C. Cela peut varier dans les grandes largeurs entre l’USB 2.0 à 480 Mb/s et l’USB4 v2.0 à 80 Gb/s. C’est un point que nous avons longuement abordé dans notre dossier sur le bordel de l‘USB.
Un « chargeur universel »… mais des caractéristiques à géométrie variable
Le texte européen parle de « chargeur universel » car un même chargeur peut servir pour de nombreux produits différents. Changer d’appareil ne veut pas dire racheter un chargeur… mais ne signifie pas non plus qu’il pourra resservir dans de bonnes conditions.
Le gouvernement affirme que « cette mesure pratique, économique et écologique va faciliter la vie des Français et réduire leur impact environnemental. Ce sont ainsi jusqu’à 11 000 tonnes de déchets électroniques qui seront évités chaque année et 250 millions d’euros économisés pour les particuliers qui n’achèteront plus de chargeurs inutiles ».
C’est la théorie, dans la pratique c’est en effet plus compliqué, comme nous l’avons vu avec notre dossier sur les chargeurs et câbles USB. Nous avons testé fin 2025 plus d’une vingtaine de chargeurs vendus moins de 20 euros sur des plateformes comme Amazon, AliExpress et Cdiscount. Résultat des courses, à peine la moitié des chargeurs sont capables de tenir la puissance annoncée. On ne parle que de tenir la puissance annoncée, pas de la stabilité du signal, de la température…
Il y a des modèles de 65 watts qui ne dépassent pas les 14 watts, d’autres de 120 watts qui coupent à 24 watts, etc. Sans parler des chutes de tension parfois importantes (à peine 4 volts au lieu de 5 volts), des températures qui peuvent atteindre 127 °C lors de nos tests, de la conception dangereuse de certains boîtiers dont la moitié est restée bloquée dans la prise de 220 volts, etc.
Illustration : Flock
C’est aussi le bordel dans les câbles USB
Les chargeurs ne sont pas les seuls à avoir des problèmes, les câbles USB aussi peuvent être dangereux. Avec un même chargeur (de qualité) un mauvais câble USB peut faire baisser la tension de plusieurs volts ou même atteindre plus de 100 °C en surface…
Là encore, nous avons acheté des dizaines de câbles USB sur des plateformes de revendeurs, plus de la moitié n’étaient pas conformes. Certains affirment pouvoir tenir 240 watts, mais ne sont pas équipés de la puce eMarker nécessaire pour dépasser les 60 watts.
Pour rappel, le marquage électronique est obligatoire au-delà de 60 watts avec, en prime, la mention EPR pour dépasser les 100 watts (et monter jusqu’à 240 watts). Sans cela, le chargeur n’est pas censé dépasser les 60 watts pour éviter tout problème.
Illustration : Flock
Une bonne idée et un connecteur pratique, pas toujours simple à comprendre
Alors oui, l’USB Type-C est un connecteur réversible et intéressant sur le papier car il permet à la fois de charger (y compris en rapide jusqu’à 240 watts) et de transférer des données à plusieurs dizaines de Gb/s, mais il est facile de se perdre dans cette jungle. Combien d’utilisateurs se sont retrouvés face à des chargeurs qui ne « chargent pas vite » sans comprendre pourquoi.
Votre smartphone ou ordinateur portable est capable de prendre 100 watts de charge et vous avez un chargeur de 100 watts d’un ancien appareil ? Parfait, vous dites-vous, il va resservir. Sauf qu’il faut être certain que le chargeur peut tenir les 100 watts en toute sécurité, que le protocole de charge est bien compatible entre les deux et que le câble permette de faire passer cette puissance. Faute de quoi, la puissance est radicalement baissée, jusqu’à 2,5 watts minimum (5 volts avec 500 mA).
Dans l’ensemble, les chargeurs de marques reconnues comme Ugreen, Anker, Belkin, Amazon et Ikea s’en sortent bien mieux, en tenant les promesses annoncées sans trop chauffer. Là encore, nous avons publié de nombreux tests.
L’Allemagne accuserait la Russie d’être derrière la cyberattaque de comptes Signal de personnalités politiques (notamment des ministres), de journalistes, de militaires, de membres du renseignement, etc. Cela fait des mois que des messageries sont ciblées, pas seulement Signal. Le grand public n’est pas épargné : tout le monde doit être prudent.
Depuis vendredi, l’affaire fait grand bruit : des comptes Signal de centaines de personnalités sont attaqués en Allemagne. Le parquet fédéral a ouvert en février une enquête pour « suspicion d’espionnage », comme le rapporte l’AFP. Hier, des sources ont affirmé à nos confrères allemands de Der Spiegel que l’attaque, qui est toujours en cours, « vient probablement de Russie ». Selon nos confrères, « au moins 300 » victimes seraient à dénombrer.
Les cibles sont de haut vol avec des « personnalités politiques de premier plan […], comme la présidente du Bundestag, Julia Klöckner, qui est en contact régulier avec le chancelier, Friedrich Merz, ainsi que les ministres du Logement, Verena Hubertz, et de l’Éducation, Karin Prien. Des journalistes, des analystes travaillant pour des cercles de réflexion politique, des militaires et des collaborateurs des services de renseignement ont également été pris pour cible », détaille Le Monde.
Mais de quoi parle-t-on exactement ? Signal s’est fait pirater ? Réponse courte, non.
Signal rappelle que « Signal n’a pas été "piraté" »
La messagerie chiffrée s’est d’ailleurs fendue d’un message sous la forme de communiqué sur BlueSky, Mastodon et X.com : « Tout d’abord, il est important d’être précis lorsqu’il s’agit d’une infrastructure critique comme Signal. Signal n’a pas été « piraté » : notre chiffrement, notre infrastructure et l’intégrité du code de l’application n’ont pas été compromis ».
Des comptes ont néanmoins été piratés, comment ? Avec une campagne de phishing en se faisant passer pour un compte officiel Signal Support : « Ils ont modifié leur nom d’utilisateur et utilisé l’ingénierie sociale pour inciter les utilisateurs à divulguer leurs identifiants, ce qui leur a permis de prendre le contrôle de certains comptes Signal ».
La manière de faire est détaillée dans ce thread, mais c’est toujours un peu la même chose : récupérer des identifiants et/ou mots de passe, pousser l’utilisateur à faire des actions « pour son bien ». Le tout en misant sur le nom du compte – Signal Support – qui tente de se faire passer pour officiel. Signal précise que, « dans les semaines à venir, nous déploierons plusieurs modifications afin de limiter ce type d’attaques », sans plus de détails.
La messagerie rappelle une règle qui s’applique au-delà de la messagerie : « N’oubliez pas que personne du support Signal ne vous enverra jamais de message ni ne vous demandera votre code de vérification d’inscription ou votre code PIN Signal ».
Des alertes depuis des semaines
Le cas Signal n’est pas nouveau, ni isolé. Il y a un mois, le Centre de Coordination des Crises Cyber (C4, qui réunit ANSSI, COMCYBER, DGA, DGSI et DGSE) publiait une note d’alerte sur une « recrudescence des campagnes d’attaques visant les comptes de messageries instantanées de personnalités politiques, de hautes autorités et de cadres de l’administration. Les secteurs régaliens sont spécifiquement visés ». Quelques jours auparavant, les services de cybersécurité allemandet néerlandais sonnaient déjà l’alerte.
Le C4 expliquait que les attaques « exploitent un éventuel manque de vigilance amenant une victime à donner des accès à son compte à une tierce personne », du phishing tout ce qu’il y a de plus basique en somme.
Une fois le compte piraté, « l’attaquant peut ainsi avoir accès à des données sensibles, telles que l’historique des conversations des personnes ciblées ainsi que le carnet d’adresses de la victime. L’association d’appareils permet aussi à l’attaquant d’envoyer des messages en usurpant son identité. Les comptes des victimes peuvent également être utilisés à des fins de désinformation et de manipulation, notamment dans le cadre de manœuvres d’ingérence étrangère ».
Captures d’écran de messages envoyés par de faux comptes de « Signal Support » – C4
« Toutes les autres messageries instantanées grand public sont concernées »
Signal était déjà pointé du doigt par le C4, mais la note ajoutait que « toutes les autres messageries instantanées grand public sont concernées par ce mode opératoire »… La messagerie chiffrée française Olvid en avait profité pour se mettre en avant : « Toutes ? Non ! Car une messagerie conçue par d’irréductibles cryptologues gaulois résiste encore et toujours à ces adversaires ».
Deux sujets. D’abord, la fausse invitation à rejoindre un groupe ou l’ajout d’un appareil à son compte. Olvid détaille sa manière de faire, mais reconnait néanmoins qu’il « est probable qu’aucune méthode ne garantisse une protection absolue contre l’ingénierie sociale ». Elle ajoute que son « mécanisme d’ajout d’appareil complique considérablement la tâche de l’adversaire ».
Deuxième point, la sollicitation directe avec un pirate qui tente de « se faire passer pour un tiers, auprès de n’importe quel autre utilisateur ». Exactement comme le cas du faux compte Support. Olvid affirme que, aussi bien en présentiel qu’à distance, « l’ajout d’un contact nécessite systématiquement une action explicite de l’utilisateur, le forçant à vérifier l’identité de son nouvel interlocuteur. Résultat : le spam est impossible sur Olvid, ce qui réduit drastiquement le risque de phishing ». Réduit, pas supprimé totalement.
Un exemple pratique et récent avec la plateforme Getaround
Ces derniers jours, la plateforme de location de voitures Getaround (concurrent de Turo) a été victime du même genre de tentatives de phishing, comme nous en avons fait l’expérience. La technique est la même : des comptes tentant de se faire passer pour des officiels avec des pseudos comme « Getaround » ou « Support », parfois avec [SYSTEM NOTIFICATION] dans l’intitulé du message. Le but ? Vous faire cliquer sur des liens et/ou récupérer des infos.
La cible est différente, ici ce sont principalement des particuliers louant leur voiture, alors que l’attaque via Signal tente de prendre le contrôle de comptes de personnalités publiques et/ou influentes. Les risques et les conséquences n’en restent pas moins importants pour les utilisateurs de Getaround. Plus que jamais, soyez prudent face aux liens et messages : réfléchissez avant de cliquer, parlez-en autour de vous, n’agissez pas dans l’urgence !
IPv6 bientôt dépassé par un nouveau protocole : IPv8 ? Non… La publication d’un brouillon sur le site de l’IETF (organisme de normalisation des standards Internet) en a enflammé certains, pour rien. Ce n’est pas le premier « protocole » du genre, ni le dernier. Publier un brouillon ne prend que quelques minutes, on vous le prouve avec notre proposition d’écriture des adresses IPv6 avec des smileys !
Depuis maintenant près de deux décennies, Internet fonctionne avec deux protocoles pour les adresses IP : la v4 et la v6. IPv4 est la version historique, facile à utiliser et à retenir, avec quatre nombres (entre 0 et 255) séparés par des points. Problème, cela ne représente « que » 4,3 milliards de possibilités. Si dans les années 90 cela pouvait sembler suffisant, ce n’est plus le cas depuis longtemps. En Europe, la pénurie d’adresses IPv4 est une réalité depuis fin 2019.
IPv6 a 30 ans, bientôt remplacé par IPv8 ? (spoiler : non)
La solution a été trouvée et adoptée depuis longtemps avec le protocole IPv6. C’est en décembre 1995 que l’Internet Engineering Task Force publie la RFC 1883 pour l’« Internet Protocol, Version 6 (IPv6) Specification ». Il vient donc de fêter ses 30 ans.
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Vous avez des services chez OVHcloud et/ou Scaleway ? Mauvaise nouvelle, la saison des hausses de tarifs est loin d’être terminée. Le premier revoit ses hébergements web, avec trois gammes dont les tarifs après la première année peuvent être multipliés par trois. Chez Scaleway, des dizaines de services sont concernés, avec parfois jusqu’à fois sept sur les prix.
OVHcloud a déjà revu à la hausse les tarifs de ses VPS de la gamme 2026. Octave Klaba était monté au créneau pour justifier cette décision, motivée par la hausse du prix des composants, principalement de la mémoire et du stockage. Les adresses IP v4, les instances de machines virtuelles (general purpose, bases de données…) ainsi que les serveurs dédiés étaient aussi concernés.
OVHcloud reprend d’une main ce qu’il donne de l’autre
Ce n’était pas la fin. Il y a quelques jours, l’hébergeur roubaisien a publié un billet de blog intitulé « Évolution de nos hébergements web : ce qui change et pourquoi ». C’est la même chose que pour les messages qui parlent de vos données personnelles ; on devine immédiatement qu’il sera question d’une mauvaise nouvelle à un moment ou un autre.
« Concrètement, cela signifie : une organisation des offres mieux adaptée à la diversité de vos projets, des ressources enrichies, un accès au support amélioré, ainsi que des évolutions tarifaires », explique OVHcloud. À partir du 1ᵉʳ mai, l’hébergement web comprendra trois gammes : Eco (gratuit avec un nom de domaine, Starter et Perso), Business (Startup, Pro et Performance) et enfin Agencies (Agency, Agency Plus et Agency Max).
Elles sont détaillées dans les trois images ci-dessous :
Sur les tarifs, le billet de blog se contente du minimum : « Pour toute nouvelle souscription, le prix de la première année est volontairement très bas. Par exemple, l’offre Pro démarre désormais à 1,99 € HT/mois la première année ». On a beau chercher, euro ou € n’apparaît nulle part ailleurs.
Dans un email envoyé aux clients et que nous avons reçu ce week-end, OVHcloud annonce la couleur. Starter, qui est pour le moment à 1,91 euro par mois, ne changera pas de tarif la première année… mais passera à 3,11 euros les suivantes, soit plus de 60 % de hausse.
Perso (toujours dans la gamme Eco) est pour le moment à 3,95 euros par mois. À partir du 1ᵉʳ mai, il descendra à 3,59 euros (une baisse de 40 centimes) mais seulement la première année. Le tarif sera ensuite doublé pour arriver à 7,19 euros par mois.
Dans sa gamme Business, OVHcloud veut appâter les clients avec les nouvelles versions de Pro et Performance à respectivement 2,39 et 8,39 euros par mois, au lieu de 7,91 et 13,19 euros, mais là encore seulement la première année. Ensuite, c’est le coup de bambou puisque les tarifs passeront à 11,99 et 23,99 euros par mois, soit 52 et 82 % de hausse par rapport au tarif actuel. La nouvelle formule Startup aussi a droit à une promotion agressive la première année avec 3,59 euros, avant de passer à 7,19 euros ensuite.
Avec Agency, une nouvelle gamme d’hébergement, le tarif est multiplié par trois après la première année. Voici pour mémoire les tarifs actuels, avant l’augmentation du 1ᵉʳ mai :
Grand prince, OVHcloud précise que « si vous souhaitez maintenir vos tarifs actuels, vous pouvez anticiper le renouvellement de votre hébergement avant le 1er Juin 2026 […] En renouvelant dès maintenant, vous pouvez conserver votre tarif actuel jusqu’à 4 années supplémentaires, tout en bénéficiant des améliorations apportées à nos hébergements, notamment des bases de données supplémentaires et d’un support renforcé ».
« Le secteur technologique est actuellement confronté à un ensemble de pressions économiques mondiales sans précédent. Une inflation généralisée et une crise matérielle importante et persistante ont fondamentalement bouleversé l’économie de la fourniture d’infrastructures cloud.
Plus précisément, le marché mondial connaît des hausses de prix significatives du coût du matériel brut, ce qui affecte particulièrement le stockage et la mémoire vive (RAM). De plus, la pénurie mondiale croissante d’adresses IP, que nous connaissons depuis des années, a ajouté une couche supplémentaire de complexité et de coûts à la mise en place des réseaux ».
Scaleway affirme en être à un « point où il n’est plus possible d’absorber entièrement ces coûts externes » et a donc décidé de travailler sur « chaque composante de notre écosystème afin de garantir que les ajustements de prix effectués soient extrêmement précis et équitables ». L’entreprise estime que c’est une « augmentation mûrement réfléchie ». Nous pouvons ajouter massive pour certains.
La hausse concerne pas moins de 79 produits. Dans un grand tableau, Scaleway propose deux colonnes par service : le prix actuel et celui qui sera appliqué à partir du 1ᵉʳ juin 2026. Pour être parfaitement transparent, il manque une colonne avec le pourcentage de hausse.
Nous l’avons ajoutée :
La hausse la plus importante atteint… 600 % ! Oui, le prix est multiplié par 7 ! Elle concerne la partie réseau avec External zone qui passe de 0,001 à 0,007 euro par heure. La petite instance virtuelle STARDUST1-S fait x4 en passant de 0,00015 à 0,0006 euro par heure. La majorité des augmentations varie entre 2 et 25 %.
Au final, la moyenne des augmentations est de 21,2 %. « Si un produit ne figure pas dans cette liste, son prix reste inchangé », précise Scaleway.
Apparu début avril sur les réseaux sociaux, MonVote2027 propose de vous aider à choisir votre candidat de prédilection pour les prochaines élections présidentielles, sur la base d’un questionnaire en 20 ou 100 questions. Le site est lancé par des anonymes, avec toutes les questions que cela soulève, surtout en cette période de fake news à tout va. Next est allé à leur rencontre (virtuelle).
MonVote2027.fr est un nom de domaine né « sous X » le 28 mars 2026, il y a tout juste un mois donc. Le registrar est OVHcloud, tandis que le titulaire est « Ano Nymous » selon le Whois de l’Afnic, l’organisme en charge de l’extension .fr sur Internet.
Mais pourquoi parlons-nous de ce site ? Pas tant pour son nom de domaine que pour ce qu’il propose, à savoir vous aider à répondre à une épineuse question : « Pour qui voter en 2027 ? ». Deux approches sont proposées avec un quiz rapide de 20 questions ou un complet de 100 questions : « Répondez à nos questions et découvrez quel candidat correspond le mieux à vos convictions. Outil citoyen indépendant, gratuit, sans pub et sans enregistrement de vos données ».
Évidemment, face à ce genre de situation, notre première question est de se demander qui a lancé ce service et pourquoi. Les mentions légales ne permettent pas d’en apprendre davantage : « Ce site est édité à titre personnel et bénévole, sans but lucratif […] MonVote2027 est un outil citoyen indicatif ». Seule précision : OVHcloud est l’hébergeur et le destinataire des emails (c’est le MX Domains), en plus d’être registrar du nom de domaine.
Nous avons utilisé le formulaire de contact pour échanger avec les concepteurs du site. Ils ont été très rapides à répondre à une première salve de questions, puis à nous apporter des précisions sur leur méthodologie et surtout les limites de leur quiz, dont ils semblent conscients.
L’anonymat, c’est pas déjà être de droite ou de gauche ?
« Nous sommes une petite équipe de bénévoles qui travaille sur ce projet sur notre temps libre. Nous avons fait le choix de rester anonymes, et ce n’est pas par hasard. La politique est un sujet sensible, particulièrement sur internet et les réseaux sociaux. Nous ne voulons pas nous exposer personnellement, mais surtout, nous ne voulons pas que notre identité (âge, sexe, origine, profession, opinions…) influence la perception du site, ou le fasse ranger dans une case. MonVote2027 n’appartient à aucune famille politique, aucune génération, aucune communauté ».
« Il appartient à tous. Nous ne sommes ni politiciens, ni journalistes, ni influenceurs. Juste des citoyens qui ont voulu faire quelque chose d’utile », affirme l’équipe. La page ajoute que le site est uniquement financé par des dons, via des plateformes comme Buy Me a Coffee ou de la cryptomonnaie (Bitcoin et Ethereum). Au lancement, Ko-fi était aussi proposé, mais ce n’est plus le cas.
Contactés par Next, les responsables du projet confirment que le choix de l’anonymat est « réfléchi et assumé. Cela peut amener des interrogations légitimes, mais nous ne pensons pas que cela affecte notre neutralité, au contraire ». MonVote2027 est composé d’une « équipe mixte de quatre personnes, avec des profils variés : tout le monde n’est pas technique, et chacun contribue comme il le peut au projet ». Ce projet serait géré sur leur temps libre.
Pour le moment, il n’est « pas prévu d’élargir l’équipe en tant que telle », mais la mise en place d’un dépôt GitHub est envisagée : « n’importe qui pourrait proposer des corrections de positions ou ajouter de nouvelles sources ». Dans tous les cas, l’équipe MonVote 2027 prévient : « Nous resterions seuls décisionnaires ».
Méthodologie et données ouvertes, mais…
Le projet, justement, en quoi consiste-t-il ? Vous aider à choisir un candidat pour les élections présidentielles de 2027. Sujet ô combien sensible, surtout à l’heure des fake news qui se répandent à tout va, des contenus Gen IA en roue libre, et autres ingérences étrangères en tout genre.
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Le fabricant chinois Toocki propose un chargeur USB à moins de 20 euros avec une puissance affichée de 67 watts en USB Type-C, avec en prime un câble USB intégré. Une bonne affaire ? Nous l’avons passé dans notre protocole de test : les tensions et la puissance sont bonnes, mais il chauffe, beaucoup.
Toocki est une jeune marque chinoise créée il y a 4 ou 5 ans (selon les différentes sources sur Internet, cela varie entre 2021 et 2022). Son nom complet est Shenzhen Toocki Network Technology. Elle est basée en Chine, à Guangdong, et propose ses produits sur plusieurs plateformes de revendeurs, notamment Amazon, AliExpress, Alibaba et Joybuy (qui s’est lancé récemment en France).
Le fabricant dispose d’un site officiel, mais on ne peut pas dire qu’il soit d’une grande utilité… Le « about US » est réduit à son strict minimum, tous les liens de l’entreprise dans le bas de page (About Us, Policy, Terms and Conditions, Career, Blog, Chargers, Usb Cable, Power Bank…) renvoient vers la page courante avec un #.
Nous avons acheté un exemplaire sur la nouvelle plateforme JoyBuy pour 19,99 euros (25,39 euros chez AliExpress, 27,59 euros sur Amazon). Son nom ? « Toocki Chargeur rétractable 3-en-1 67 W ultra rapide USB-C avec câble type-C et 2 ports USB ». Sur le produit, il est aussi indiqué une référence : TCT67-34B1.
Pour moins de 20 euros, il propose un port USB Type-C, un autre Type-A, un câble intégré de 65 cm (avec port Type-C) et un écran pour connaitre la puissance délivrée et la norme utilisée pour la charge. Il est annoncé comme « GaN », c’est-à-dire que la puce utilise du nitrure de gallium à la place du silicium classique, permettant une réduction de la taille et du poids, avec une hausse de l’efficacité.
Le fabricant annonce jusqu’à 67 watts, utilisables sur un seul port. Sur le connecteur (femelle) Type-C, le constructeur indique que l’on peut récupérer jusqu’à 20 volts et 3,35 ampères, soit 67 watts (le compte est bon). Promesses tenues ? Nous allons voir cela.
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Avec sa nouvelle offre OctoTempo, Octopus cible directement les clients Tempo d’EDF. Le fournisseur d’électricité reprend les mêmes jours rouges, propose des plages d’heures creuses plus généreuses. Le prix du kWh est parfois identique, parfois moins cher, parfois plus… Difficile de s’y retrouver. Heureusement, Next vous propose un outil pour comparer les offres avec votre consommation réelle.
Octopus propose un nouvel abonnement pour la fourniture d’électricité : OctoTempo. La cible est claire : le tarif réglementé Tempo d’EDF. Cette offre est assez complexe avec des tarifs heures creuses et pleines différents en fonction de la couleur des jours (bleu, blanc ou rouge) ; soit six tarifs différents.
OctoTempo : la version Tempo d’Octopus, avec les mêmes jours rouges
Octopus Energy ne s’en cache pas sur son site : « Vous connaissez l’option Tempo des fournisseurs historiques ? Voici OctoTempo : plus d’heures creuses et des jours rouges à prix réduit […] Le tarif de votre option Tempo a augmenté depuis le 1ᵉʳ février 2026 ? Octopus pense à vous et vous offre une solution à des prix encore plus attractifs ».
Comme le rappelle EDF, les prix sont restés globalement stables au 1ᵉʳ février 2026 (- 0,3 % TTC pour le tarif bleu/réglementé de base,- 1,7% pour les heures creuses) sauf pour… Tempo avec une hausse « moyenne de + 6,2% TTC, soit une hausse moyenne de + 73 € TTC par an ».
OctoTempo a également six tarifs dans sa grille tarifaire (document contractuel). On retrouve les jours rouge, comme chez Tempo. Le fournisseur précise que ce sont les mêmes : « les deux options partagent les mêmes 22 jours rouges (définis par la CRE) ». Ils sont donc toujours placés entre novembre et mars. Cette année, le mois de mars s’est d’ailleurs terminé en apothéose par une série de plus d’une dizaine de jours rouges pour écouler les jours restants.
Plus d’heures creuses chez Octopus
Première différence, les jours rouges sont comptés sur une même journée chez Octopus selon son calendrier, là où EDF débute une couleur le matin à 6h00 et la termine le lendemain à 6 h (et non pas entre 00h00 et minuit).
Par exemple, si le 2 février est un jour rouge, le tarif rouge heures pleines s’applique entre 6 h et 22 h chez EDF, puis ce sont les heures creuses de 22 h (2 février) à 06 h le lendemain (3 février). Chez Octopus c’est tarif heures pleines de 7 h à 21 h et tarif heures creuses entre 00 h et 07 h puis entre 21 h et minuit, le tout sur la journée du 2 février. C’est en tout cas ce qu’indique le graphique ci-dessus.
Autre différence, la plage des heures creuses dépend de la période de l’année chez Octopus, mais elles sont toujours plus larges que les 8 h Tempo (entre 22 h et 6h00) : OctoTempo propose 10 heures en hiver (de 00 h à 7h00 puis de 21 h à minuit) et jusqu’à 16 heures en été avec 6 h de plus qu’en hiver, entre 11 h et 17 h. En été, les heures pleines ne sont donc que entre 7 h et 11 h, puis entre 17 h et 21 h.
Octopus compare OctoTempo et Tempo… mais « oublie » certains détails
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Un peu moins d’un mois après la bêta, Ubuntu 26.04 est disponible en version finale. Cette version baptisée Resolute Raccoon est une LTS, c’est-à-dire une Long Term Support avec cinq ans de support classique et cinq ans de plus avec Ubuntu Pro. Les LTS sont publiées tous les deux ans, en avril.
« Ubuntu 26.04 LTS est la première version Ubuntu à distribuer nativement NVIDIA CUDA », indique Canonical. La plateforme logicielle concurrente d’AMD, ROCm, est aussi disponible dans les dépôts d’Ubuntu. Dans les deux cas, ils sont disponibles via apt install. Le noyau Linux 7.0 avec la version 50 de GNOME (avec uniquement Wayland) sont de la partie.
« Ubuntu Desktop 26.04 LTS nécessite un processeur double cœur de 2 GHz ou plus, un minimum de 6 Go de RAM et 25 Go d’espace de stockage libre pour une expérience confortable », peut-on lire dans les notes de version. La distribution est, pour rappel, passée récemment à 6 Go recommandés, contre 4 Go pour la précédente LTS.
Vous pouvez également télécharger une des autres « saveurs » Edubuntu, Kubuntu, Lubuntu, Ubuntu Budgie, Ubuntu Studio, Xubuntu, Ubuntu Unity, Ubuntu Kylin et Ubuntu Cinnamon (les liens sont en bas de cette page).
La version 26.04.1 est prévue pour le 9 juillet 2026, c’est à ce moment-là que cette version devrait être poussée sur les systèmes en 24.04, le temps de s’assurer que le système est stable. Le travail continue sur Ubuntu 26.10 (Stonking Stingray), prévu pour le 15 octobre en version finale, avec une bêta fin septembre.
Dans un communiqué, le ministère de l’Enseignement annonce que, à « la suite d’un signalement intervenu courant mars 2026, ses équipes […] ont identifié une usurpation frauduleuse affectant le compte d’un module de gestion des données Parcoursup réservé à l’usage des personnels de la région académique Occitanie ».
Le vol des données, qui n’avait pas été repéré jusqu’à présent, remonte à octobre 2025, soit il y a six mois tout de même. Sont concernés, « environ 705 000 candidats, résidant en Occitanie ou y ayant formulé des vœux au cours de la session 2023 ou de la session 2025 ».
La liste des informations personnelles est assez longue : nom, prénom, nationalité (française, UE ou hors UE), date de naissance, adresse physique et email, numéro de téléphone, des informations sur la scolarité, le statut boursier, le parcours de formation et, pour les mineurs, le lien de parenté et la catégorie socio-professionnelle des responsables légaux.
Comme le veut la loi, les personnes concernées sont informées et la CNIL notifiée. Une plainte a été déposée auprès de la procureure de la République de Paris, affirme le ministère. Les risques pour les usagers victimes du vol de leurs données sont toujours un peu les mêmes : tentatives d’hameçonnage (phishing), escroquerie et usurpation d’identité.
Cette semaine, le hacker HexDex a été arrêté en France, en Vendée. Il revendique des dizaines de cyberattaques en France contre des fédérations sportives, mais aussi des institutions et services officiels français avec le système d’information sur les armes du ministère de l’Intérieur (SIA), l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), Choisir le service public gouv, etc. Aucun lien n’est fait entre HexDex et cette fuite de Parcoursup.
Google vient d’annoncer sa nouvelle génération de Tensor Processing Unit, alias TPU, des puces spécialisées dans les calculs liés à l’IA (générative). Google change son fusil d’épaule pour les v8 et spécialise ses puces. On vous explique les enjeux et les approches techniques, avec en prime un tableau comparatif des sept dernières générations de TPU.
Pour cette huitième génération, Google présente deux versions distinctes : TPU 8t et TPU 8i. Ce n’est pas la première fois que la gamme est séparée en deux, il y avait les TPU v5e et v5p, qui misaient respectivement sur l’efficacité énergétique pour les premiers, la puissance brute pour les seconds.
C’est par contre la première fois que Google sépare ses puces en fonction des usages. Le fabricant s’en sert d’ailleurs comme un argument : « nous avons conçus les TPU 8t et 8i comme deux systèmes distincts et spécialisés, adaptés aux exigences futures et complexes du cycle de vie de l’IA ». Dans un autre billet de blog, Google explique « que les deux puces peuvent gérer différentes charges de travail, mais la spécialisation permet d’obtenir des gains significatifs ».
Tableau comparatif des TPU v3 aux v8, huit ans d’évolution
Pour commencer, et comme à notre habitude, Next vous propose un tableau récapitulatif des caractéristiques techniques et des performances des dernières générations de TPU de Google. Nous sommes remontés jusqu’au v3 de 2018 :
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Les constellations de satellites permettent aux smartphones de se connecter depuis quasiment n’importe où et sont une alternative aux antennes des réseaux mobiles dans des zones blanches. Reste un problème de taille : les ondes utilisées doivent être harmonisées au niveau mondial car elles ne connaissent pas les frontières.
Si la quasi-totalité des échanges mondiaux d’Internet passent par des câbles sous-marins, le satellite prend de l’importance avec l’augmentation du nombre et de la taille des constellations. Sur le mobile, le satellite permet d’apporter du « réseau » dans des régions isolées, un fort relief (blocage des ondes), une faible densité de population (peu intéressant économiquement), etc.
Communiquer partout avec un smartphone « n’est plus de la science-fiction »
Bref, les liaisons satellites sont une alternative quand les antennes des réseaux mobiles ne sont pas disponibles, peu importe presque l’endroit dans le monde. C’est également le cas dans le monde maritime.
L’ANFR rappelle que la « frontière technologique s’estompe » entre les réseaux mobiles et satellitaires. En effet, la 3GPP – en charge de développer les technologies des réseaux mobiles (3G, 4G, 5G, 6G…) – « intègre désormais les réseaux non terrestres (NTN) : un téléphone mobile peut aussi communiquer directement avec un satellite ».
Toujours selon l’Agence nationale des fréquences, « la convergence entre réseaux terrestres et spatiaux ouvre ainsi la voie à une connectivité véritablement ubiquitaire : communiquer partout depuis un smartphone ordinaire n’est plus de la science-fiction ». En témoignent d’ailleurs l’ambiance générale du Mobile World Congress (MWC) de Barcelone en mars dernier.
Selon l’ANFR, ce rendez-vous annuel a confirmé une évolution majeure : « Au cours de la prochaine décennie, le satellite ne sera plus un marché de niche ni un simple complément aux réseaux terrestres […] La nouveauté observée à Barcelone est la multiplication de projets visant à fournir des services mobiles par satellite directement au grand public ».
D2D-MSS vs D2D-IMT : une même finalité, deux approches
Il existe deux approches pour que les smartphones puissent communiquer avec les satellites : D2D-MSS (Mobile Satellite Services) sur les bandes de fréquences des satellites ou D2D-IMT (International Mobile Telecommunications) sur les fréquences de la téléphonie mobile. D2D signifie Direct to Device, mais on parle aussi parfois de Direct-to-Cell pour les smartphones en particulier.
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Le robot tondeuse Mammotion LUBA 2 AWD 5000X dispose d’une connexion 4G, Wi-Fi et Bluetooth, tout en étant bardé de capteurs, notamment avec son « système de positionnement et de navigation NetRTK + Vision IA à double caméra ». Il est vendu plus de 2 000 euros.
Il exploite donc le système RTK (Real Time Kinematic) qui, rappelle l’ANFR, « améliore la précision des signaux GNSS (GPS, Galileo…) grâce à une base fixe transmettant des corrections au centimètre près, utile pour éviter que le robot ne déborde chez le voisin ou sur la route ». Cette coupe au centimètre a des conséquences inattendues : des brouillages un peu partout en France.
La base RTK du robot utilise en effet la bande de fréquence 863–870 MHz, également utilisée par le réseau bas-débit LoRa. Jusque-là, rien d’exceptionnel car cette bande est « libre » : elle peut être utilisée sans licence, contrairement aux fréquences de la téléphonie mobile par exemple. Mais attention, libre cela ne veut pas dire que c’est le « far west » et que tout le monde fait ce qu’il veut.
Les fabricants doivent en effet respecter des conditions techniques strictes sur la puissance et le temps d’émission, par exemple. Selon la décision 2023 - 1412 de l’Arcep et le tableau national de répartition des bandes de fréquences (TNRBF, pdf de 314 pages), le temps d’émission est limité à 1 %. Problème, le module RTK de la tondeuse était bien loin de cette limite et « était décidément beaucoup trop bavard : il émettait dans la bande 868–868,6 MHz près de 40 % du temps ».
Ce robot tondeuse n’était pas un cas isolé : « plus de 120 plaintes concernant le réseau LoRa ont été traitées entre 2024 et 2025, rendant indispensable une solution durable ». Le distributeur français de la tondeuse a déployé une mise à jour logicielle afin de réduire l’occupation excessive de la bande, « mais ces ajustements apparaissaient insuffisants ».
L’Agence nationale des fréquences change de braquet. Si la lutte contre les brouillages permet de régler des cas individuels, « la diffusion dans tout le pays d’un appareil produisant des brouillages systématiques relève, elle, de la procédure de surveillance du marché, afin d’éliminer le trouble à sa source ». Une nouvelle procédure est enclenchée.
Un robot est prélevé chez un revendeur et analysé. Sans surprise, « l’appareil ne respectait toujours pas les obligations de mise sur le marché, notamment les conditions techniques d’utilisation de la bande 863–870 MHz ». Le responsable des produits, Shenzhen Mammotion Innovation Co, est alors contacté et une mise à jour du firmware est déployée – la V1.14.1.2 – et diffusée automatiquement. L’ANFR confirme que le souci est réglé.
« Sans mise à jour, l’appareil peut continuer à émettre de manière non conforme, exposant l’utilisateur au risque de brouillage et aux sanctions du Code des postes et communications électroniques — c’est-à-dire jusqu’à 30 000 € d’amende et 6 mois d’emprisonnement », rappelle enfin l’ANFR.
L’ordinateur portable laptop 13 de Framework passe en version « Pro » avec des changements à tous les étages… sauf sur deux points : modularité et rétrocompatibilité. Le fabricant annonce aussi un adaptateur OCuLink (une norme du PCI-SIG) pour brancher des périphériques PCIe externes, notamment des cartes graphiques classiques.
Laptop 13 Pro : « refonte complète » et écran tactile… toujours rétrocompatible
Le fabricant proposait déjà un modèle de 13 pouces (qui en est à sa septième génération), mais cette version est présentée comme « une refonte complète » basée sur les retours des clients, tout en étant « rétrocompatible avec les générations précédentes » du Laptop 13. Une vidéo de comparaison entre les deux a été mise en ligne. Framework revendique un indice de réparabilité de 9,7 sur 10.
Il dispose d’un châssis en aluminium avec, pour la première fois, un « écran avec une consommation d’énergie optimisée et la prise en charge du tactile ». La définition est de 2 880 x 1 920 pixels, le taux de rafraichissement variable entre 30 à 120 Hz et la luminosité de 700 nits.
La machine est animée par les processeurs Intel Core Series 3 avec de la mémoire au format LPCAMM2 LPDDR5X (jusqu’à 64 Go). La batterie affiche une capacité de 74Wh et permet de tenir 20 heures en regardant des vidéos Netflix, selon le constructeur. Un lecteur d’empreintes (compatible avec Windows Hello et libfprint sous Linux) est aussi présent. Tous les détails se trouvent par ici.
« Il s’agit toujours d’un ordinateur portable Framework, ce qui signifie qu’il est réparable, évolutif, personnalisable et que vous pouvez en faire ce que vous voulez », affirme le fabricant. La rétrocompatibilité est assurée, le fabricant propose un guide de compatibilité entre les Framework Laptop 13 et 13 Pro.
Les clients avec un Laptop 13 d’ancienne génération peuvent passer à la carte mère du Pro, à l’écran tactile, changer le châssis, etc. Parfois, un kit d’adaptation est nécessaire, notamment pour la batterie ou les haut-parleurs par exemple. Le nouvel écran est proposé seul à 335 euros (expédition en juillet), tandis que la carte mère du 13 Pro avec un Core Ultra 5 325 est à 509 euros (899 euros pour le Core Ultra X7 358H) par exemple. Pour le reste, direction la marketplace officielle.
Les tarifs débutent à 1 349 euros pour un Core Ultra 5 325 ou 1 799 euros avec un Ultra X7 358H. Il existe aussi en version AMD avec un Ryzen AI 7 350 à partir de 1 579 euros ou un Ryzen AI 9 HX 370 dès 1 859 euros. Pour personnaliser le portable Framework 13 Pro et la connectique, c’est par ici. Les expéditions sont prévues à partir du mois de juin.
Framework promet « une expérience Linux de premier ordre »
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Des fédérations sportives, des institutions, des boutiques en ligne… HexDex pirate tout ce qu’il peut et propose ensuite les données à la vente sur des forums. Il a été interpellé par les autorités françaises, en Vendée. Son matériel informatique a été saisi au passage.
Selon plusieurs de nos confrères (notamment Franceinfo, le Parisien et l’AFP), « un homme de 21 ans, soupçonné d’être le pirate informatique HexDex, à l’origine de la publication de nombreuses bases de données volées dans l’Hexagone, a été interpellé lundi 20 avril en Vendée ».
Des dizaines d’exfiltrations de données pour « l’appât du gain »
Le parquet avait ouvert une enquête pour atteintes à un système de traitement automatisé de données suite à une centaine de signalements d’exfiltration de données à partir de décembre 2025 (rappelons que 2025 était déjà une année bien chargée).
Elles étaient revendiquées pour une bonne partie d’entre elles par un pirate sous le pseudo « Hexdex ». Il publiait ses « exploits » sur des forums biens connus des hackers, pirates et autres acteurs de la cybersécurité. Les fuites dont il s’attribuait le « mérite » avaient fait le tour des médias.
Elles concernaient notamment plus d’une dizaine de fédérations sportives, le système d’information sur les armes du ministère de l’Intérieur (SIA), l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), Choisir le service public gouv, etc.
Sur la plateforme Pastebin, HexDex avait répertorié l’ensemble de ses revendications, qui s’approchent de la quarantaine. De plus, il y a quelques semaines, il avait expliqué à Zataz qu’il se considérait « simplement comme quelqu’un qui gagne de l’argent illégalement et qui ressent une montée d’adrénaline à chaque intrusion ». Il ne cachait pas sa motivation première : « L’appât du gain ». Il s’est donc depuis fait rattraper par la Pat’ Patrouille.
Interpelé alors « qu’il s’apprêtait à publier d’autres données »
« HexDex a été identifié comme étant un homme né en août 2004 », il « a été interpellé lundi 20 avril 2026, en Vendée, alors même qu’il s’apprêtait à publier d’autres données », indique le parquet de Paris cité par Franceinfo. Toujours selon nos confrères, il « a reconnu l’utilisation de ce pseudonyme […] Son compte sur Darkforum a été saisi, ainsi que son matériel informatique, qui devra être exploité ».
Sur le message publié par les autorités via le profil de HexDex, on peut lire que ce profil « a été saisi par la Brigade de lutte contre la cybercriminalité de la préfecture de police de Paris et la section cyber – J3 du parquet de Paris ». Il est aussi précisé « travail en cours ! ».
La Cour des comptes vient de mettre en ligne un rapport sur la filière des semi-conducteurs en France, en Europe et dans le monde. L’enjeu est important dans un monde où les enjeux géopolitiques et numériques ne cessent de s’entrechoquer, de plus en plus violemment. Si on parle régulièrement de souveraineté sur les données, la question se pose aussi sur le matériel et la fabrication des puces.
La Cour des comptes commence par rappeler une réalité : les puces électroniques sont partout. Elle donne quelques indicateurs : en moyenne une vingtaine dans une machine à laver, un millier dans une voiture et plusieurs milliers dans un avion.
La microélectronique « joue aujourd’hui un rôle clé dans les transitions numérique et environnementale et conditionne toute innovation industrielle stratégique, notamment dans les domaines de la défense, de l’intelligence artificielle et du quantique ».
Des investissements records dans la microélectronique
Alors que le budget de la recherche du CNRS est en baisse en France avec un risque de rupture, qu’en est-il de la filière industrielle française et de sa place dans le monde ?
Sans être le seul nerf de la guerre, l’argent est une des principales artères du développement des puces et des usines de fabrication, les fameuses « fabs ». La microélectronique présente « le ratio d’investissement rapporté au chiffre d’affaires le plus élevé (ce ratio est en moyenne de 7 % pour l’industrie, il est de 20 % pour la microélectronique) », note le rapport.
La fabrication des puces repose « sur une chaîne de valeur mondialisée et très éclatée, à tel point qu’aucun pays au monde n’est à ce jour en mesure de fabriquer à lui seul la totalité d’une puce ». Ce secteur n’est plus depuis longtemps seulement un enjeu technique, mais très fortement géopolitique, avec deux blocs en opposition : les États-Unis et la Chine, sans oublier Taïwan et ses usines de fabrication.
L’Europe et la France entre le marteau américain et l’enclume asiatique
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