16 To pour 5 euros, l’offre est intéressante, mais semble trop belle pour être vraie. C’est évidemment une arnaque, mais avec un bel enrobage qui pourrait tromper certains clients. En effet, la clé fait bien croire à Windows (et partiellement à Ubuntu) qu’elle dispose de 16 To de capacité.
C’est le genre d’offre que l’on retrouve sur des plateformes chinoises et même parfois dans des « bons plans » en France. Cette clé, nous l’avons commandée sur AliExpress pour moins de 5 euros. Sur la fiche produit et sur l’emballage reçu, il est indiqué : « Xiaomi MIJIA Ultra Usb Flash Drives 16 To USB 3.1 haute vitesse ».
La marque Xiaomi avec le logo Mi fait aussi penser à un produit officiel. C’est d’autant plus trompeur que Xiaomi a officiellement lancé fin septembre 2025 « ses produits d’électroménager Mijia pour une maison intelligente et connectée ».
Xiaomi MIJIA est la marque indiquée sur la fiche produit et sur l’emballage. Néanmoins, le fabricant mentionné sur la fiche AliExpress – il faut cliquer sur « Informations sur la conformité des articles » pour le voir – n’est pas Xiaomi, mais « Shenzhen Xiaojia Kuaipao E-commerce Co., Ltd ». C’est proche, mais le « m » de Xiaomi est remplacé par « ji ».
Sur un domaine appartenant à Alibaba (propriétaire d’AliExpress), on retrouve de beaux visuels de cette clé USB, avec des caractéristiques techniques alléchantes.
Xiaomi MIJIA : 16 To dans une clé USB ? Évidemment que non !
Dans la réalité, il s’agit évidemment d’une arnaque (nous n’avions aucun doute à ce sujet) avec un lecteur de carte microSD déguisé en clé USB. La description, la clé USB en elle-même et même son utilisation : tout laisse penser qu’il s’agit d’une vraie. Il n’en est rien.
Une fois reçue, nous insérons la clé USB dans un ordinateur. Windows la reconnait et affiche bien 16 To, selon l’explorateur de fichiers et l’utilitaire de gestion des disques (diskmgmt.msc). On parle bien de To, pas de Go qui est l’ordre de grandeur des clés USB.
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Microsoft a développé et utilise déjà une seconde génération de processeurs maison basés sur Arm : les Cobalt 200. Elle promet une hausse des performances et de la sécurité. Le fabricant présente aussi la nouvelle génération d’Azure Boost, avec toujours plus de bande passante.
Les machines virtuelles basées sur Cobalt 100 sont disponibles pour les clients depuis octobre 2024. « Les développeurs de Snowflake, Databricks, Elastic, Adobe et de notre propre Microsoft Teams profitent déjà d’Azure Cobalt en production, constatant des performances jusqu’à 45 % supérieures, ce qui se traduit par une réduction de 35 % du nombre de cœurs de calcul et de machines virtuelles nécessaires, ce qui permet de réaliser d’importantes économies », affirme Microsoft. Les exemples mis en avant sont évidemment à son avantage.
L’annonce du jour n’est pas qu’un « paper launch » affirme l’entreprise : « Nos premiers serveurs en production avec des CPU Cobalt 200 sont désormais opérationnels dans nos datacenters, avec un déploiement plus large et une disponibilité client prévue en 2026 ». Quelques détails techniques sont donnés.
Des benchmarks et 350 000 jumeaux numériques
Pour développer sa puce, Microsoft explique avoir été confrontée à un problème : « les benchmarks traditionnels ne représentent pas la diversité des charges de travail clients ». Ils ont tendance à s’intéresser davantage aux cœurs du CPU, laissant de côté « le comportement des applications cloud à grande échelle lorsqu’elles utilisent des ressources réseau et de stockage ». Microsoft a donc développé ses propres benchmarks (il y a environ 140 tests).
À l’aide de jumeaux numériques, le constructeur a fait varier le nombre de cœurs, la taille du cache, la vitesse de la mémoire, la consommation du SoC, etc. Microsoft serait ainsi arrivée à pas moins de 350 000 « candidats » pour son processeur Cobalt 200.
132 cœurs Arm CSS V3, 588 Mo de cache L2 + L3
Dans le CPU, on retrouve des cœurs Arm Neoverse Compute Subsystems V3 (CSS V3) annoncés en février 2024. Les variantes Compute Subsystems avaient été inaugurées avec le cœur N2. C’est une configuration dans laquelle Arm ne s’occupe que de la partie CPU et laisse à ses partenaires la possibilité de personnaliser les puces avec des accélérateurs maison, la gestion de la mémoire, les entrées/sorties, l’alimentation, etc.
D’un point de vue technique, « chaque SoC Cobalt 200 comprend 132 cœurs [128 pour Cobalt 100, ndlr] avec 3 Mo de cache L2 par cœur et 192 Mo de cache système L3 ». Dans la pratique, il s’agit d’une configuration avec deux chiplets, chacun disposant de 66 cœurs, de six canaux pour la mémoire et d’accélérateurs pour la cryptographie.
Ajustement des tensions et des fréquences par cœur
Microsoft précise que son contrôleur mémoire est personnalisé et que « le chiffrement est activé par défaut, avec un impact négligeable sur les performances ». La Confidential Compute Architecture (CCA) d’Arm est de la partie afin de proposer une « isolation matérielle de la mémoire de la machine virtuelle par rapport à l’hyperviseur et au système d’exploitation hôte ».
Cobalt intègre aussi un module Azure Integrated HSM (Hardware Security Module), qui « fonctionne avec Azure Key Vault pour une gestion simplifiée des clés de chiffrement ». Le tout est certifié FIPS (Federal Information Processing Standard Publication) 140 - 3 niveau 3.
Microsoft affirme avoir particulièrement soigné la consommation électrique : « L’une des innovations de nos processeurs Azure Cobalt est le Dynamic Voltage and Frequency Scaling (DVFS) par cœur ». La puce est gravée avec le procédé 3 nm de dernière génération de TSMC.
Microsoft profitait aussi de sa conférence pour présenter une nouvelle version d’Azure Boost, un système « qui décharge les processus de virtualisation de serveur traditionnellement effectués par l’hyperviseur et le système d’exploitation hôte sur des logiciels et du matériel conçus à ces fins ».
Les performances annoncées peuvent atteindre jusqu’à 1 million d’IOPS, un débit de 20 Go/s pour le stockage et de 400 Gb/s pour le réseau. Le nouveau Azure Boost prend aussi en charge le RDMA (Remote Direct Memory Access) pour un accès direct à la mémoire.
Cette nouvelle génération sera disponible dans les prochaines VM de la série v7 avec des processeurs Intel Xeon de la génération Granite Rapids. Microsoft précise que ses futures machines virtuelles DSv7 et ESv7 pourront gérer jusqu’à 372 vCPU, tandis que les ESv7 pourront prendre en charge jusqu’à 2,8 To de mémoire.
Matter est un protocole pour objets connectés développé par la Connectivity Standards Alliance (regroupant des centaines d’entreprises, dont Amazon, Apple et Google), dont la première version a été mise en ligne il y a trois ans.
Matter porte aussi la promesse (plutôt l’espoir) de regrouper d’autres protocoles et de servir de pont entre tous les équipements compatibles. Le protocole avance… doucement. Au début de l’année il débarquait dans Google Home.
Le protocole vient de passer en version 1.5 avec la prise en charge des caméras pour la « diffusion vidéo et audio en direct grâce à la technologie WebRTC, permettant une communication bidirectionnelle, ainsi qu’un accès local et distant ». D’autres fonctionnalités sont prises en charge comme les flux vidéos multiples, les mouvements des caméras, les zones de détection, l’enregistrement local ou en ligne.
Les interrupteurs pour stores, rideaux, auvents, portails et portes de garage sont également supportés : « Grâce à une conception simplifiée et modulaire, les fabricants peuvent représenter différents types de mouvements (par exemple, glissement, rotation, ouverture) et configurations (par exemple, panneaux simples ou doubles, mécanismes imbriqués) en utilisant des blocs ».
Matter 1.5 prend aussi en charge les capteurs de sol pour les jardins et les plantes (humidité et température) pour automatiser, par exemple, l’arrosage.
Enfin, du côté du courant électrique, le protocole permet d’échanger des informations sur la grille tarifaire, le prix instantané et l’intensité carbone du réseau. Sur la recharge de voitures électriques. Matter permet de certifier « l’état de charge et la facturation bidirectionnelle ».
Enfin, « Matter 1.5 ajoute un support complet pour l’exploitation via le transport TCP, permettant une transmission plus efficace et fiable de grands ensembles de données ». De la documentation pour les développeurs se trouve par ici.
Amazon avait demandé à la Cour de Justice de l’Union européenne « l’annulation de la décision par laquelle la Commission avait désigné cette plateforme comme une « très grande plateforme en ligne » [ou VLOP, ndlr] au titre du DSA ». Le Tribunal de l’Union européenne rejette le recours.
La plateforme d’e-commerce contestait « la légalité de la disposition du règlement qui détermine les plateformes en ligne, dont les places de marché, qui doivent être désignées comme des grandes plateformes en ligne et qui soumet ces dernières à des obligations spécifiques de transparence, de coopération et d’accès aux données ».
Flock pour Next
Selon Amazon, ces dispositions enfreignent « la liberté d’entreprise, le droit de propriété, le principe d’égalité devant la loi, la liberté d’expression et d’information, ainsi que le droit au respect de la vie privée et à la protection des informations confidentielles ».
Les motifs de rejet sont exposés dans ce communiqué. Dans son arrêt, la CJUE relève que les obligations imposées par le DSA constituent bien une forme de contrainte ou d’ingérence dans certains de ces droits, mais estime que chacune d’entre elles répond de façon proportionnée à un objectif de prévention d’un risque ou de protection des consommateurs.
Amazon peut faire appel et compte bien utiliser ce droit, selon Euractiv : « En tant que place de marché en ligne, Amazon Store ne présente aucun risque systémique de ce type ; elle se contente de vendre des marchandises et ne diffuse ni n’amplifie aucune information, opinion ou point de vue », ajoute un porte-parole.