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On a testé 12 chargeurs USB à moins de 20 euros… et on s’est fait peur !

11 décembre 2025 à 14:50
Chaud devant !
On a testé 12 chargeurs USB à moins de 20 euros… et on s’est fait peur !

Sur les marketplaces des plateformes comme AliExpress, Amazon et Cdiscount, on trouve pléthore de chargeurs USB à moins de 20 euros. Que valent-ils vraiment d’un point de vue technique ? Nous en avons testé plus d’une dizaine. Entre fausses promesses et vrais risques, vous ne regarderez plus jamais votre chargeur comme avant !

Charger son smartphone, sa tablette, son ordinateur ou n’importe quel produit avec un port USB est très facile : on branche, ça charge. Le côté « universel » de l’Universal Serial Bus (USB) tient bien sa promesse. Par contre, ça se complique rapidement quand on veut « des watts », c’est-à-dire de la charge rapide.

Nous avons acheté sur les marketplaces d’AliExpress, d’Amazon et de Cdiscount plus d’une vingtaine de chargeurs pour vérifier les promesses. Dans cette deuxième partie, attaquons nos expérimentations avec les modèles les plus chers (entre 10 et 20 euros), dont le prix n’est pas forcément gage de qualité.

Demain, on se retrouvera pour la troisième et dernière partie avec de nouveau 12 chargeurs, mais à moins de 10 euros cette fois-ci.

En attendant, seule une petite poignée de chargeurs de cette première sélection s’en sortent correctement. Et par s’en sortir correctement, on entend éviter que le boîtier ne dépasse les 80 °C, et être capable de tenir la puissance de charge annoncée, rien de plus !

Notre protocole de test (version express)

Nous détaillerons plus longuement le protocole dans un prochain article, mais voici de premières informations sur nos outils et notre méthodologie. Pour vérifier les types de charges rapides supportées, nous utilisons le testeur PowerZ KM003C.

Pour tester la charge comme en condition réelle, on utilise la plateforme DL24P d’Atorch, qui peut absorber jusqu’à 180 watts (W). C’est moins que la puissance maximale du protocole Power Delivery (240 W), mais largement suffisant pour nos tests.

Nous avons toujours utilisé les deux mêmes câbles USB pour l’ensemble de nos tests : un certifié 240 W en Type-C vers Type-C (50 cm) et un autre de bonne facture avec un connecteur Type-A et un autre Type-C (1 m). Nous verrons dans un prochain dossier qu’un câble USB peut avoir des conséquences importantes.

Toutes les mesures sont réalisées au moins deux fois pour vérifier qu’il n’y a pas d’incohérence, sauf la montée en charge de 30 minutes pour le relevé de la température qui n’est fait qu’une seule fois. Nous avons validé le fonctionnement avec un chargeur de 140 W et une ancienne référence de chez Anker que nous avions au labo (qui tiennent leurs promesses, eux).

Commençons avec un chargeur Qoltec qui a obtenu de bons résultats. Ne vous habituez pas, cela va vite changer…

Qoltec 50132 30W : PD à 30 W confirmé et bonne tenue des tensions


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[Édito] Et si on arrêtait avec cette hypocrisie autour de l’IA ?

11 décembre 2025 à 11:06
IA plus qu’à !
[Édito] Et si on arrêtait avec cette hypocrisie autour de l’IA ?

L’intelligence artificielle est un outil largement utilisé, qui inquiète autant qu’elle fascine. Elle provoque des échanges musclés entre internautes, qui ont parfois bien du mal à se comprendre. Une des causes : la sémantique. L’arrivée des grands modèles de langage et des chatbots a rebattu les cartes et exacerbé les tensions. Ceux qui l’utilisent y réfléchissent certainement à deux fois avant de le dire.

Il y a un peu plus d’un an, nous avions publié un édito sur l’intelligence artificielle, avec une question en trame de fond : est-elle intelligente ou artificielle ? Une chose est sûre, la réponse n’est pas binaire. C’est les deux à la fois et cela varie suivant les points de vue.

De l’algorithme aux intelligences artificielles puis aux IA génératives

La frontière entre algorithmes et IA est de plus en plus poreuse, tandis que la notion même d’intelligence artificielle est mouvante. Un rappel important : l’intelligence artificielle n’est pas nouvelle, loin de là puisqu’elle a plus de 75 ans. Citons, par exemple, l’article « L’ordinateur et l’intelligence » d’Alan Turing en 1950, dans lequel il est question du fameux test de Turing.

Le premier logiciel d’intelligence artificielle remonte à 1956 avec le Logic Theorist : « Il réalise tout seul des démonstrations de théorèmes mathématiques », expliquait le CEA. En 1957, le psychologue Frank Rosenblatt invente le premier logiciel d’apprentissage grâce à un neurone : le Perceptron. Il y a ensuite les « hivers de l’IA » dans les années 70/80 et 80/90. L’explosion de l’intelligence artificielle est arrivée avec la montée en puissance des ordinateurs et surtout des GPU particulièrement à l’aise avec ce genre de calculs.

Il y a déjà plus de quatre ans, soit avant l’arrivée des IA génératives, Alexei Grinbaum (physicien et philosophe) expliquait que le terme IA « désigne un comportement produit par une machine dont on peut raisonnablement estimer que, s’il avait été le fruit d’une action humaine, il aurait exigé de l’intelligence de la part de l’agent concerné […] L’apprentissage machine n’est qu’un outil d’IA parmi d’autres mais, en pratique, ces deux termes sont de plus en plus fréquemment synonymes ». Aujourd’hui tout se mélange sous une seule appellation : IA.

Ceux qui étaient généralement présentés comme des algorithmes ont donc été promus au rang d’intelligence artificielle. Pour distinguer les nouvelles IA – ou systèmes, un terme moins marketing mais plus adapté – « capables de créer des contenus (texte, code informatique, images, musique, audio, vidéos, etc.) », on parle d’intelligences artificielles génératives, rappelle la CNIL. Ces différences ne sont pas toujours comprises.

Cachez ces avantages que je ne saurais voir

Sur les réseaux sociaux et dans de nombreuses discussions, la question de son utilisation cristallise les échanges, peu importe le projet ou presque. Faut-il ou non l’utiliser ? Faut-il clouer au pilori les personnes qui le font ? Y a-t-il une bonne et une mauvaise catégorie d’intelligence artificielle ? Les débats sont nombreux, les peurs et les incompréhensions aussi, tout comme les avantages. Il ne faut pas les oublier. Ce n’est pas une généralité pour autant. Sur LinkedIn par exemple, les discussions autour de l’IA sont souvent différentes, plus apaisées et dans l’(auto)congratulation.

Régulièrement, ceux qui reconnaissent utiliser l’intelligence artificielle se font prendre à partie publiquement. D’autres l’utilisent sans le dire et passent à travers les mailles du filet de la polémique. On arrive dans une situation absurde où ceux qui cachent la vérité ou mentent – volontairement ou par omission – s’en sortent mieux que ceux qui l’indiquent.

L’intelligence artificielle permet des améliorations importantes dans de nombreux domaines, y compris la santé, l’automatisation de tâches fastidieuses ou répétitives afin de « consacrer davantage de temps à des tâches plus créatives ou plus centrées sur l’humain », des opérations de sauvetage (notamment en milieu hostile), la prédiction de défaillances techniques, la lutte contre le changement climatique, etc.

Pour la Commission européenne aussi, cela ne fait pas de doute : « Les technologies de l’IA apportent de nombreux avantages à la société et à l’économie ». Ils sont rarement mis en avant et, quand c’est le cas, ils finissent trop souvent ensevelis sous des montagnes de critiques. Quand ils ressortent dans la bouche de certains professionnels, c’est souvent pour finir lynchés dans les commentaires. Les exemples sont nombreux.


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☕️ En France, 80 % des abonnements sur le fixe passent par la fibre

11 décembre 2025 à 08:00

Chaque trimestre, le régulateur des télécoms publie son observatoire du marché des services fixes à haut et très haut débit : « Fin septembre 2025, la France compte 26,3 millions d’abonnements à la fibre optique, soit 80 % du nombre total d’abonnements internet à usage fixe », soit 610 000 de plus en trois mois.

Le déploiement de la fibre aussi va bon train puisqu’elle couvre désormais 93,5 % des locaux. 430 000 locaux supplémentaires ont été rendus raccordables à la fibre, un chiffre en baisse trimestre après trimestre (le pic était fin 2020). Une chute logique : seules les lignes difficiles/coûteuses restent à raccorder, soit environ 3 millions.

Voici le détail :

  • 220 000 dans les RIP (Réseaux d’Initiative Publique), reste 1 410 000,
  • 30 000 dans les AMEL (appels à manifestation d’engagements locaux), reste 75 000,
  • 20 000 dans les zones très denses, reste 470 000.

Comme toujours, tous les détails se trouvent sur le site de l’Arcep. Vous pouvez également consulter une carte des déploiements fibre sur Ma connexion Internet.

Qualcomm se renforce dans RISC-V avec Ventana, Intel dans l’IA avec SambaNova

11 décembre 2025 à 07:32
C’est la samba des dollars
Qualcomm se renforce dans RISC-V avec Ventana, Intel dans l’IA avec SambaNova

En l’espace de quelques jours, deux rachats par des géants des puces ont été annoncés. Le premier concerne Qualcomm qui se renforce dans l’architecture ouverte RISC-V avec le rachat de Ventana. Le deuxième avec Intel qui aurait signé un accord (non engageant) avec SambaNova, une start-up à la mode dans le monde de l’IA.

Qualcomm veut renforcer ses cœurs Oryon avec RISC-V

Dans le but d’approfondir son expertise dans les processeurs RISC-V, Qualcomm vient d’annoncer le rachat de Ventana Micro Systems. « L’équipe de Ventana viendra compléter le développement en cours de Qualcomm sur RISC-V et ses CPU Oryon », explique l’entreprise dans un communiqué. Oryon est pour rappel le nom de ses cœurs CPU, aussi bien pour les smartphones que les ordinateurs portables Arm.

Ventana a été fondée en 2018 et fait partie du comité de pilotage technique de RISC-V. Elle a lancé son premier processeur en 2023 : Veyron. Il est gravé avec une technologie 5 nm, dispose de 16 cœurs et fonctionne jusqu’à 3,6 GHz. Veyron 2 est prévu pour début 2026 avec jusqu’à 32 cœurs, puis ce sera au tour de Veyron 3.

Qualcomm a pour rappel lancé en 2023 une alliance autour de RISC-V avec quatre autres géants : Robert Bosch GmbH, Infineon Technologies AG, Nordic Semiconductor et NXP Semiconductors. Le but est de développer une alternative libre et ouverte à Arm, avec qui Qualcomm a de nombreux différends.

Pour rappel, l’architecture RISC-V propose un jeu d’instructions ouvert et libre, de 32 à 128 bits. Chacun peut y ajouter ses propres instructions et elle peut prendre en charge un très grand nombre de cœurs, ce qui est particulièrement utile dans un monde où l’IA règne en maitre ou presque.

Un accord entre Intel et SambaNova ?

Dans le même temps, Intel aurait trouvé un accord avec SambaNova pour la racheter, c’est du moins ce qu’affirment des sources à Wired. « Le détail des conditions n’est pas connu. L’accord n’est pas contraignant, ce qui signifie qu’il n’est pas encore finalisé et pourrait être dissout sans pénalité », expliquent nos confrères.

Nous parlions de SambaNova récemment, à l’occasion de l’OVH Summit, qui faisait la part belle à l’intelligence artificielle et à l’inférence. C’était en effet une des principales annonces de l’hébergeur : la mise à « disposition de nouvelles infrastructures IA avec SambaNova ».

L’hébergeur « déploiera de nouveaux accélérateurs dédiés à l’inférence à grande échelle (RDU), avec des offres de très grande capacité de calcul en utilisation « low latency » et « batch », permettant des cas d’usage demandant de la performance pour la parallélisation de threads à l’échelle ».

Liaison dangereuse de Lip-Bu Tan, le CEO d’Intel

En 2021, SambaNova avait levé 676 millions de dollars via SoftBank, Temasek et GIC. « Ils viennent rejoindre les investisseurs existants BlackRock, Intel Capital, Google Ventures, Walden International et WRVI. Au total, la start-up a levé 1 Md$ pour une valorisation estimée à 5 Md$ », expliquait Le Monde Informatique.

SambaNoba et Intel se connaissent très bien par l’intermédiaire de… Lip-Bu Tan. Il est à la fois le CEO d’Intel et le président (chairman) de SambaNova. Aucune des parties prenantes n’a souhaité répondre à nos confrères.

Reuters rappelle qu’une histoire similaire s’est déjà déroulée l’été dernier, avec la start-up Rivos dont Lip-Bu Tan est aussi président. Lip-Bu Tan avait proposé à Intel de racheter Rivos, « mais il n’avait pas eu de chance. Le conseil a déclaré à Tan qu’il avait un conflit en représentant à la fois les intérêts de Rivos et ceux d’Intel, et qu’il manquait d’une stratégie en matière d’intelligence artificielle pour justifier un accord », ont affirmé des sources à nos confrères.

C’est finalement Meta qui aurait remporté la mise, faisant grimper les enchères. Reuters n’a pas pu calculer le montant que le CEO d’Intel a personnellement gagné en tant qu’actionnaire de Rivos. Néanmoins, toujours selon nos confrères, la société de capital-risque de Lip-Bu Tan (Walden Catalyst) parle d’un « remarquable succès ».

Ce n’est pas la première fois que les multiples casquettes de Lip-Bu Tan font parler. En août, Donald Trump avait carrément appelé à la démission le nouveau CEO d’Intel suite à une lettre du sénateur républicain de l’Arkansas Tom Cotton. Il y posait « des questions sur les liens du nouveau CEO Lip-Bu Tan avec des entreprises chinoises et une récente affaire pénale impliquant son ancienne société Cadence Design ».

Quelques jours plus tard, le même président des États-Unis vantait l‘« histoire incroyable » du CEO d’Intel et ne parlait plus de démission. Pour nos confrères américains, « le CEO d’Intel avait réussi à courtiser le président Trump ».

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