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☕️ Clair Obscur : Expedition 33 sacré Jeu de l’année aux Game Awards

12 décembre 2025 à 09:42

Lancé au printemps et immédiatement auréolé d’un double succès, commercial et critique, le jeu vidéo Clair Obscur : Expedition 33 du studio montpelliérain Sandfall Interactive s’est illustré jeudi soir à Los Angeles, lors de la soirée des Game Awards 2025.

Non content d’être nommé « Jeu vidéo de l’année », il a raflé un total de neuf statuettes, dont les prix de « meilleur jeu indépendant », « meilleure direction artistique » et « meilleure narration ».

Une consécration pour l’équipe de Sandfall, dont la trentaine de membres avait fait le déplacement en Californie. Et un joli rappel qu’il n’est pas forcément nécessaire d’investir des centaines de millions de dollars dans le développement d’un jeu pour rafler cette récompense honorifique.

Astro Bot, récompensé en 2024, émanait d’une équipe de 65 personnes et avait mobilisé un budget de développement de l’ordre de 100 millions de dollars, marketing compris. Clair Obscur aurait pour sa part nécessité un budget inférieur à 10 millions de dollars, indique Sandfall au New York Times.

« Je tiens à remercier toutes les personnes qui publient sur YouTube des tutoriels pour apprendre à faire un jeu vidéo, car on n’en avait aucune idée avant de se lancer dans ce projet », a déclaré sur scène Guillaume Broche, ancien chef de projet chez Ubisoft et cofondateur du studio, avant de rendre hommage à Hironobu Sakaguchi, créateur de Final Fantasy.

Clair Obscur, qui se présente pour mémoire comme un RPG (jeu de rôle) fantasy mêlant tour par tour et combats en temps réel, dans un univers esthétique inspiré du Paris de la Belle Époque (fin du XIXe siècle), a reçu un score de 92 sur Metacritic, et a franchi la barre des 5 millions d’exemplaires vendus début octobre.

Le jeu est développé sous Unreal Engine 5 – crédit Sandfall Interactive

Disney, qui vient de signer avec OpenAI, accuse Google d’avoir pillé son catalogue pour ses IA

12 décembre 2025 à 08:35
La bourse ou la vie
Disney, qui vient de signer avec OpenAI, accuse Google d’avoir pillé son catalogue pour ses IA

Disney a fait parvenir mercredi une lettre de cease and desist à Google. Le géant du divertissement y accuse le moteur de recherche d’avoir massivement exploité sa propriété intellectuelle pour entraîner ses modèles d’IA générative, et d’avoir par ce biais contribué à la diffusion d’images ou de vidéos enfreignant ses droits.

Difficile d’y voir une rencontre fortuite de circonstances : quelques heures avant d’annoncer la signature d’un accord à grande échelle avec OpenAI, le groupe Disney a sorti la hache de guerre à l’encontre de Google, autre grand acteur de la scène de l’intelligence artificielle générative.

L’attaque a pris la forme d’une ordonnance de cessation et d’abstention (en anglais, on parle de cease and desist), un courrier formel par lequel Disney demande à Google de cesser d’exploiter sa propriété intellectuelle sous peine de poursuites à venir.

« Un distributeur automatique virtuel »

Consultée et révélée par plusieurs médias, dont Variety ou Deadline, la missive cible explicitement le champ de l’intelligence artificielle générative, qu’il s’agisse de l’entraînement des modèles ou de la diffusion de contenus graphiques exploitant la propriété intellectuelle de Disney, soit précisément les deux champs couverts par l’accord de licence sur trois ans passé avec OpenAI.

« Google fonctionne comme un distributeur automatique virtuel, capable de reproduire, de traiter et de diffuser à grande échelle des copies du précieux catalogue de personnages et autres œuvres protégées par le droit d’auteur de Disney. Pour aggraver encore cette violation flagrante, nombre d’images contrefaites générées par les services d’IA de Google sont estampillées du logo Gemini, laissant faussement croire que l’exploitation de la propriété intellectuelle de Disney par Google est autorisée et approuvée par Disney », attaque notamment le géant du divertissement.

Le courrier serait par ailleurs étayé d’exemples de visuels générés via les modèles de Google et mettant en scène des personnages emblématiques de la sphère Disney, dont Dark Vador, Yoda ou Groot. Disney exige dans ce contexte que Google implémente sans délai des « mesures technologiques » dans ses différents services de façon à garantir qu’aucune production future n’enfreigne les droits associés à son catalogue.

Disney assume une défense « agressive »

« Nous nous sommes montrés agressifs dans la protection de notre propriété intellectuelle, a admis jeudi Bob Iger, CEO de Disney, au micro de CNBC. Nous avons eu des échanges avec Google, essentiellement pour exprimer notre inquiétude à ce sujet, et au final nous n’avons fait aucun progrès, nos échanges n’ont pas porté leurs fruits. Nous nous sommes donc sentis dans l’obligation de leur envoyer un cease and desist. »

Dans une déclaration transmise à Deadline, Google a de son côté défendu l’idée d’un dialogue avec le géant du divertissement, et soutenu l’idée selon laquelle ses différents services et plateformes disposaient de tous les outils nécessaires à la protection des ayant-droits.

« Nous entretenons une relation de longue date et mutuellement fructueuse avec Disney, et nous continuerons à collaborer avec eux. Plus généralement, nous utilisons des données publiques issues du web ouvert pour développer notre IA et avons mis au point des systèmes de contrôle des droits d’auteur innovants, tels que Google-extended [l’user agent que les éditeurs de site peuvent utiliser pour contrôler, d’après Google, le comportement de ses robots d’indexation dédiés à l’IA] et Content ID pour YouTube, qui permettent aux sites et aux titulaires de droits de contrôler leur contenu. »

Disney, qui avait engagé en juin dernier des poursuites formelles à l’encontre de MidJourney, a déjà fait parvenir un courrier similaire à Character.AI fin septembre.



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