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☕️ Noms, emails, adresses IP… le nouveau site de Sarah Knafo était une véritable passoire

9 janvier 2026 à 17:24

Ce midi, Clément Domingo (alias SaxX sur les réseaux sociaux) explique, capture d’écran à l’appui, que « le site internet de l’euro-députée Sara Knafo expose toutes les données personnelles des parisiens qui expriment leurs souhaits pour un futur Paris ! ».

🚨🔴 Élections Municipales – Le site internet de l'euro-députée Sara Knafo expose toutes les données personnelles des parisiens qui expriment leurs souhaits pour un futur Paris ! 😬

Attention aux sites internet "vibecodé"… qui exposent/exposeront les données personnelles des… pic.twitter.com/S6pojT781V

— SaxX ¯\_(ツ)_/¯ (@_SaxX_) January 9, 2026

1h30 plus tard, CheckNews confirme. En quelques clics, nos confrères ont « pu constater que ces données privées étaient effectivement accessibles ce vendredi midi. Parmi les 607 contributions enregistrées, nous avons pu distinguer 458 mails uniques, 437 adresses IP, et 187 numéros de téléphone renseignés ».

Lorsque SaxX a publié son message sur X, la faille était donc toujours présente, permettant ainsi à n’importe qui de récupérer les données. D’ailleurs, sur Breachforum, on retrouve déjà des publications à ce sujet. Un des membres « s’amuse » d’ailleurs de la situation : « Ce n’est pas une divulgation responsable, tu es un pirate informatique, SaxX ! Bienvenue du côté obscur ».

La coupe est pleine ? Peut être pas… selon Seblatombe, toujours sur X : « Pire encore, les cartes et photos d’identités apparaissent en clairs dans le code. Les photos ne sont pas demandées par le site. Elles sont publiées de manière volontaire par certaines personnes ayant rédigé un commentaire. Certains commentaires n’en contiennent aucune, tandis que d’autres en affichent », explique-t-il.

D’après nos constatations, il y a une petite vingtaine de photos, dont une seule avec une pièce d’identité tronquée. Pour le reste, ce sont des photos de la ville de Paris, de personnes… Il y a aussi un chien et des poubelles.

Pire encore, les cartes et photos d'identités apparaissent en clairs dans le code.. https://t.co/LQyKbJ8TaG pic.twitter.com/3HdagY1vBM

— Seb (@seblatombe) January 9, 2026

CheckNews a aussi repéré un même email « utilisé jusqu’à 20 fois, avec des pseudonymes différents ». Des propositions étaient aussi associées à un email de Sarah Knafo, mais cette dernière affirme à nos confrères qu’elle n’est pas à l’origine des messages. Dans ce genre de formulaire, il est possible d’indiquer n’importe quel email pour rappel.

La principale intéressée, qui s’est déclarée le 7 janvier dernier candidate à la mairie de Paris, affirme à nos confrères avoir « corrigé » l’erreur. Le site participatif Paris à cœur ouvert de la candidate du parti d’extrême droite Reconquête fondé par son compagnon Eric Zemmour affiche désormais une « information importante » : « L’ultra gauche n’aime pas la démocratie et tente de pirater le site ». Rappelons qu’il n’y a a priori pas de piratage ici puisque les données étaient lisibles directement depuis la console des navigateurs.

La première ligne de la politique de confidentialité du site affirme que « Sarah Knafo pour Paris (ci-après, « Nous »), s’engage, en tant que responsable du traitement de vos Données Personnelles, à protéger votre vie privée ».

Dans la même journée, ce site de Sarah Knafo faisait l’objet d’un signalement à la procureure de la République par le sénateur Ian Brossat : « À peine en ligne, le site participatif de Mme Knafo est déjà un déferlement de propos racistes, y compris d’appels au meurtre. Le racisme n’est pas une opinion. C’est un délit », indique-t-il sur X, avec une copie de son signalement.

Check News parlait de 607 contributions à 13h30, il y en a 634 à l’heure actuelle. Mais, pour le moment, la page des contributions n’affiche plus que l’« information importante ».

[MàJ] Comparez 100 forfaits d‘électricité en fonction de votre conso réelle : le prix et bien plus

14 janvier 2026 à 10:57
De quoi largement rentabiliser votre abo à Next !
[MàJ] Comparez 100 forfaits d‘électricité en fonction de votre conso réelle : le prix et bien plus

C’est le bon moment pour changer de fournisseur d’électricité. Les prix ont baissé et on trouve des offres avec jusqu’à 25 % de réduction sur le tarif réglementé. Comme ce n’est pas toujours facile de comparer les offres, Next propose un outil taillé sur mesure pour que vous puissiez trouver la meilleure offre en fonction de votre consommation réelle. Nous vous proposons une centaine de forfaits.

Mise à jour du 14 janvier à 11h30. Notre comparateur a largement évolué depuis la semaine dernière. Nous avons pris en compte vos retours et vos demandes afin qu’il corresponde toujours plus à vos besoins. Comme précédemment, le comparateur est intégré à la fin de cette actualité.

Il dispose désormais d’une centaine d’offres (pensez à télécharger la liste à jour des forfaits et à l’ajouter dans le comparateur), prend en compte la labellisation VertVolt, dispose d’un indicateur de complexité des offres et peut estimer vos consommations sur la base de relevés journaliers. On notera au passage la publication sur Firefox de l’extension pour récupérer votre consommation depuis le site d’Enedis.

100 % d’électricité verte, VertVolt 1 ou 2 : faites votre choix

Premier point, nous avons ajouté des « filtres écologiques » pour les forfaits proposant 100 % d’électricité verte (avec des garanties d’origine), une labellisation VertVolt de niveau 1 (engagé) ou de niveau 2 (très engagée) ; nous avons détaillé les deux niveaux dans cette actualité. Ils sont présents à la fois dans le tableau récap’ des forfaits et dans le comparateur.

La mention est grisée si l’option est payante. Dans le comparateur, cocher une des cases ajoute automatiquement le tarif s’il est payant. Vous voulez du VertVolt niveau 1 minimum, La belle énergie est bien présente, avec le supplément de 0,01 euro par kWh dans le calcul du prix.

Dans la gestion des forfaits, de nouvelles options sont disponibles pour ajouter de l’électricité « 100 % verte » ou une labélisation VertVolt. Nous avons ajouté au passage une trentaine de nouveaux forfaits d’une dizaine de fournisseurs : Enercoop, Ilek, GEG, Vattenfall, Engie…

De 0 à 5 : la complexité des forfaits en un coup d’œil

De nouveau dans la partie récap’ des forfaits et comparaison des offres, une nouvelle colonne fait son apparition en tête de tableau, avec un chiffre de 0 à 5 (c’est le maximum).

C’est un indicateur de complexité. 0 : tarif unique toute la journée. 1 : heure creuses et pleines. Ensuite, de de 2 à 5, le niveau de complexité augmente en fonction du nombre de règles pour les tarifs et des éventuels jours/périodes de l’années à prendre en compte. Tempo avec ses six tarifs différents en fonction des jours bleus, blancs et rouges est à 5 points par exemple.

Quelques fois, à quelques euros près, vous pouvez avoir une offre bien moins complexe. À vous de voir en fonction de vos besoins, envies et habitudes.

Heures creuses personnalisables, consommation journalière acceptée

Puisqu’on parle des HC/HP, tout le monde n’est pas forcément logé à la même enseigne, nous avons donc adapté le comparateur : par défaut la plage horaire heures creuses est de 00h00 à 6h00 puis de 22h00 à 6h00, mais vous pouvez la modifier. Les forfaits HC/HP prendront en compte les nouvelles plages lors du calcul.

Nous avons également entendu ceux d’entre vous qui n’ont pas activé le relevé horaire chez Enedis (et qui ne veulent pas le faire). Le comparateur accepte désormais le fichier journalier renvoyé par le site Enedis (on peut cette fois sélectionner une année complète).

Par défaut, le comparateur attribue 33 % de la consommation de chaque journée en heures creuses et 66 % en heures pleines. Cela correspond à la répartition classique de 8 heures pleines et 16 heures creuses. Libre à vous de bouger le curseur du pourcentage. Attention, les résultats seront dans tous les cas des estimations (pour les offres avec tarifs différenciés).

Voici un exemple avec un même compteur Linky mais deux relevés différents : le détail par heure à gauche et ensuite le journalier à droite. Le premier est évidemment plus précis, mais le second permet d’avoir un ordre de grandeur si le détail de la consommation par heure n’est pas disponible. Pour rappel, tous les calculs se font en local dans votre navigateur.


Article original du 09 janvier à 17h13.

L’électricité fait partie des indispensables de la vie quotidienne. La quasi-totalité des foyers dispose d’un abonnement à un fournisseur d’électricité, que ce soit via des offres réglementées d’EDF (les fameux tarifs bleus) ou chez d’autres fournisseurs avec des forfaits… plus ou moins exotiques.

Changer est simple comme bonjour, toutes les offres sont sans engagement !

Un rappel important d’Enedis : « Avec la libéralisation du marché de l’énergie en 2017 et la loi NOME 2010 portant sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité, tout particulier peut résilier son contrat d’électricité, à tout moment, peu importe la raison, et cela, sans frais. Tous les contrats d’énergie sont donc sans engagement ».

Vous pouvez donc faire jouer la concurrence sans crainte et partir quand bon vous semble. Lors du changement, vous n’avez pas à résilier votre ancien forfait, c’est le nouveau fournisseur qui s’en occupe pour vous. Si vous voyez des durées d’engagement, c’est que le fournisseur s’engage à maintenir ses prix pendant un certain temps (généralement de 1 à 3 ans).

Ce n’est pas facile de s‘y retrouver entre les forfaits avec un tarif unique du kWh tout au long de la journée, ceux avec une différence entre les heures creuses et pleines, ainsi que la multitude d’offres aux conditions particulières en fonction de la saison, du jour de la semaine, de jours précis, etc.

Next vous propose une liste détaillée de 70 forfaits

Next vous propose une petite application (intégrée dans cette actualité) permettant de comparer environ 70 forfaits provenant d’une douzaine de fournisseurs différents. Vous pouvez non seulement comparer les offres les unes aux autres, mais surtout les mettre en concurrence face à votre consommation réelle.

Voici un exemple :

C’est là tout l’intérêt de ce comparateur, car une offre intéressante pour un foyer ne le sera pas forcément pour un autre. Cet outil permet aussi d’estimer les économies réelles attendues. Tempo est un exemple parfait : six prix différents du kWh, dont des jours rouges où le tarif en journée explose littéralement.

Tempo peut être très intéressant pour celui qui fait attention, mais dans quelle proportion et quelles sont les économies ? Au final, le jeu en vaut-il la chandelle ? Next vous permet d’avoir une réponse précise à cette question, avec un traitement local de vos données !

Nous avons fait le tour de quasiment 70 forfaits d’électricité, en ajoutant à chaque fois le prix du kWh, les règles de calculs, les jours particuliers, etc. Pour Tempo par exemple, les jours blancs et rouges sont précisés.

Notre liste de début janvier est disponible ici ; vous pouvez l’importer dans l’application et l’utiliser comme bon vous semble. Vous pouvez la mettre à jour, modifier ou ajouter des forfaits, etc. Next ne la maintiendra pas à jour sur une base régulière, mais l’application sera toujours utilisable et une fonction d’export est aussi présente pour partager des configurations de forfaits ; si la communauté le souhaite, elle peut donc faire vivre cette liste.

À vous de jouer : modifiez, créez, partagez des listes de forfaits

Pour chaque forfait, il est possible de préciser des informations basiques comme le nom, le fournisseur, des URLs et le montant de l’abonnement. Pour le prix du kWh, la tarification fixe et HC/HP (heure creuse et heure pleine) est disponible, mais notre comparateur propose aussi un mode « avancé » avec des conditions multiples.

Chaque règle peut s’appliquer à une ou plusieurs plages horaires en fonction des jours de la semaine et des mois de l’année, en fonction de jours précis, etc. Vous pouvez ajouter une multitude de règles à un même forfait, certaines plus alambiquées que d’autres…

Par contre, cela peut rapidement devenir une usine à gaz, nous avons donc ajouté une option pour « vérifier la couverture ». Elle regarde pour chaque heure et jour de l’année s’il n’y a pas de chevauchement ou de manque. Elle affiche une alerte le cas échéant.

Si vous définissez des jours précis (par exemple les jours Blancs et Rouges de Tempo), ce sont des exceptions qui prennent le dessus sur les tarifs applicables le reste de l’année. Si vous créez ou modifiez des forfaits, pensez à lancer une vérification, on ne sait jamais…

Récupérez votre consommation et trouvez l’offre la plus adaptée

Pour commencer, il faut récupérer votre relevé de consommation horaire. Le site Enedis ne propose qu’une semaine de téléchargement, mais il est possible d’automatiser les téléchargements pour contourner le problème. Nous avons mis à jour notre script avec le passage en API v2 côté Enedis.

Toujours dans l’idée de vous simplifier la vie, nous avons aussi développé avec Claude Code une extension pour Chrome et Firefox afin de simplifier le processus. Une fois l’extension installée, rendez-vous sur le site Enedis, connectez-vous et allez sur la « home ». L’extension devrait récupérer toute seule les identifiants nécessaires au téléchargement. Ils sont ensuite gardés dans le local storage du navigateur.


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☕️ Le ministère des Armées signe un accord-cadre avec Mistral

9 janvier 2026 à 14:52

Le ministère des Armées et des Anciens Combattants a annoncé [PDF] ce jeudi 8 janvier avoir signé un accord-cadre avec Mistral.

Cela doit permettre « à l’ensemble des armées, directions et services du ministère, ainsi qu’à des établissements publics dont le ministère a la tutelle, dont le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, l’Office national d’études et de recherches aérospatiales et le Service hydrographique et océanographique de la marine, d’accéder aux solutions d’intelligence artificielle avancées proposées par Mistral AI ».

C’est la récente Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (AMIAD) qui pilotera cet accord-cadre. Celui-ci permet à toutes les entités du ministère d’accéder « aux modèles, logiciels et prestations d’IA de pointe développés par Mistral AI ».

logo de Mistral AI
Logo Mistral

Chargée de mettre en oeuvre la stratégie ministérielle pour l’IA de défense, l’AMIAD a inauguré en septembre dernier son supercalculateur classifié installé au Mont-Valérien à Suresnes, aux portes de Paris, dont la construction avait été confiée à Orange et HPE.

Contacté par Next, Mistral n’a pas souhaité en dire plus au sujet de cet accord-cadre.

De l’autre côté de l’Atlantique, fin décembre, le ministère de la Guerre (DoW, ex-ministère de la Défense renommé en septembre) de Donald Trump annonçait des accords avec Google Gemini et xAI afin d’alimenter sa nouvelle plateforme GenAI.mil.

[Test] Chargeurs USB Amazon Basics de 20 et 63 watts : des alternatives à moins de 20 € ?

9 janvier 2026 à 14:30
Simple, Basics…
[Test] Chargeurs USB Amazon Basics de 20 et 63 watts : des alternatives à moins de 20 € ?

Amazon vend sous sa propre marque Basics des chargeurs à moins de 20 euros. Nous en avons acheté deux : 20 watts pour le premier, jusqu’à 63 watts pour le second (avec deux ports USB). Promesses tenues ? Dans de bonnes conditions ?

Amazon Basics est une gamme de produits lancée il y a déjà plus de 15 ans par le géant américain de la vente en ligne. Une « marque de distributeur », comme il en existe plein dans la grande distribution. Aujourd’hui, on y retrouve de tout, des ustensiles de cuisine aux jouets pour enfants et bébés, en passant par du linge de maison, des piles et donc des chargeurs USB.

Il s’agit généralement de produits d’entrée de gamme, qui sont vendus moins chers que des équivalents siglés de « marques » ayant pignon sur rue. Chez Amazon, l’emballage des Basics se réduit souvent à sa plus simple expression ; les produits sont régulièrement mis en avant dans la boutique en ligne.

Nous avons acheté deux produits que nous passons à la moulinette de notre protocole de test. Ils viennent donc rejoindre les chargeurs d’autres marques déjà passés entre nos mains : Ugreen, Anker et Belkin, sans compter les « no-name » vendus quelques euros sur des marketplaces.

Amazon Basics 20 W USB-C Wall Charger : 12 euros, 20 watts et 65 °C


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NASA : un budget moins catastrophique que prévu mais Mars Sample Return est abandonné

9 janvier 2026 à 13:46
Can you hear me, Major Tom?
NASA : un budget moins catastrophique que prévu mais Mars Sample Return est abandonné

Alors que l’administration de Donald Trump voulait diviser par deux le budget scientifique de la NASA, après négociation entre démocrates et républicains, le Congrès des États-Unis prévoit une baisse de 1 %. Toutefois le Sénat et la Chambre des représentants ont entériné la mort du projet Mars Sample Return que les États-Unis avaient déjà quasiment abandonné.

L’année 2026 devrait être moins problématique que prévu concernant le budget scientifique de la NASA. Alors que l’administration de Donald Trump proposait dès mars 2025 une baisse de 50 %, les élus républicains et démocrates du Congrès des États-Unis ont négocié qu’il baisse de 1 %, rendant à l’agence spatiale états-unienne les moyens dont elle a besoin pour effectuer ses recherches.

Une baisse de 2 % du budget total de la NASA au lieu des 25 % prévus par Trump

Comme l’explique ArsTechnica, le projet de budget total de la NASA avec notamment l’exploration spatiale (comprenant les missions vers la Lune voulues par Donald Trump) prévu par les élus pour 2026 devrait atteindre les 24,4 milliards de dollars. C’est 2 % de moins que les 24,9 milliards de dollars du budget de l’agence pour 2025, une baisse aussi beaucoup moins importante que celle voulue par Donald Trump qui avait prévu de l’amputer d’un quart. À titre de comparaison, le budget de l’ESA est de 22,1 milliards d’euros pour 2026, avec 3,787 milliards d’euros pour le programme scientifique.

« Franchement, c’est mieux que ce que j’aurais pu espérer. Il y a très peu de choses à redire à ce sujet », a déclaré Casey Dreier, responsable de la politique spatiale pour The Planetary Society à nos confrères, même s’il regrette la perte de temps et d’énergie qu’ont dû endurer ses équipes pour réfléchir à la manière de fonctionner avec les coupes drastiques prévues par Donald Trump.

Cette décision n’annulera cependant pas le plan de départs volontaires mis en place l’année dernière au sein de l’agence ni la fermeture de bâtiments et de services comme la principale bibliothèque.

Plus de budget pour Mars Sample Return

Le compromis sur le budget [PDF], explique par contre que « l’accord ne soutient pas le programme Mars Sample Return (MSR) existant ». C’est donc l’arrêt définitif du financement par les États-Unis du retour des échantillons géologiques de sol martien récoltés par le rover Perseverance. Le programme était déjà sur la sellette avant le retour de Trump au pouvoir. En avril 2024, la NASA lançait un appel pour trouver des solutions moins coûteuses.

En octobre dernier, des chercheurs de la NASA et de l’ESA publiaient quatre articles sur le sujet de la récupération de ces échantillons dans la revue scientifique Astrobiology. Une autre équipe de chercheurs proposait son regard sur la question dans la même revue en décembre dernier. Une des questions, explique l’ESA dans ce billet de blog est d’éviter la contamination des échantillons avec la chimie terrestre.

Mais le Congrès des États-Unis met donc une croix quasiment définitive sur le financement du projet de son côté de l’Atlantique. « Cependant, les capacités technologiques développées dans le cadre du programme MSR sont non seulement essentielles à la réussite des futures missions scientifiques, mais aussi à l’exploration humaine de la Lune et de Mars », explique quand même le document de compromis sur le budget.

« Par conséquent, l’accord prévoit une demande de 110 000 000 dollars pour le programme Mars Future Missions, y compris les efforts MSR existants, afin de soutenir les systèmes radar, spectroscopie, entrée, descente et atterrissage, ainsi que les technologies précurseurs translationnelles qui permettront de mener à bien les missions scientifiques de la prochaine décennie, y compris les missions lunaires et martiennes ».

« Mars Future Missions » n’était jusque là pas un nom de programme connu au sein de la NASA. L’argent prévu pour cette nouvelle mission pourrait permettre à la NASA d’appuyer sur le bouton reset, selon Jack Kiraly, directeur des relations gouvernementales à la Planetary Society cité par la revue Science.

ZefZERO, le plan B de l’ESA pour utiliser autrement l’Earth Return Orbiter

Vu les projets de coupes drastiques dans le budget de la NASA de Trump l’année dernière et les déboires passés du programme MSR, l’ESA a présenté en novembre dernier un plan B, nommé ZefZERO pour réutiliser sa contribution principale au projet, l’Earth Return Orbiter. Celui-ci devait récupérer les échantillons après s’être positionné en orbite martienne.

Dans cette nouvelle mission européenne, l’orbiteur devrait mesurer des vents martiens à différentes altitudes de la planète rouge, selon La Tribune. « Ces mesures directes de vents n’ont jamais été faites en dehors de la Terre à ce jour. Ce serait vraiment une première », expliquait Daniel Neuenschwander, le directeur de l’exploration humaine et robotique de l’ESA.

Deepfakes sur Grok : la Commission européenne ouvre une enquête

26 janvier 2026 à 13:41
Next, can you clarify this shit show ?
Deepfakes sur Grok : la Commission européenne ouvre une enquête

Illustrée par une vague de deepfakes visant à dénuder des femmes sur X, la permissivité de l’IA générative Grok en matière de détournements de photos soumises par des internautes n’en finit plus de faire des vagues, en France comme dans le reste du monde. Récap’ au long cours d’une ténébreuse affaire…

« Grok, mets-la en bikini ». Déjà étendue aux propos négationnistes tenus par Grok, l’enquête sur X lancée par le parquet de Paris à l’été 2025 a gagné début janvier un nouveau volet, relatif à la vague d’images de femmes virtuellement dénudées sans leur consentement. Depuis, les réactions et les menaces de rétorsion s’enchaînent, en Europe comme dans le reste du monde, compliquant la compréhension de la controverse qui enfle.

Pour essayer d’en simplifier le suivi, Next se propose de centraliser les différents rebondissements de l’affaire au sein de cet article, avec une lecture antéchronologique des faits. Cet article est donc susceptible d’être actualisé.

Publication initiale le 9 janvier à 12 heures. Dernière modification le 26 janvier à 14h30.

26 janvier – La Commission européenne lance une enquête sur les systèmes de recommandation de Grok et X

Suite à cette vague de génération de deepfakes générés par Grok visant à dénuder des femmes sur X au cours de laquelle Grok aurait créé plus de 3 millions de deepfakes en 11 jours, la Commission européenne vient de lancer formellement une enquête sur de possibles violations du DSA par le réseau social d’Elon Musk.

L’institution veut vérifier, explique-t-elle, si l’entreprise « a correctement évalué et atténué les risques associés au déploiement des fonctionnalités de Grok dans X dans l’UE ».

« Cela inclut les risques liés à la diffusion de contenus illicites dans l’UE, tels que les images sexuellement explicites manipulées, y compris les contenus susceptibles de constituer du matériel pédopornographique », ajoute-t-elle. Elle estime que ces risques « semblent s’être matérialisés, exposant les citoyens de l’UE à de graves préjudices ».

En plus de l’ouverture de cette enquête, la Commission prolonge son enquête déjà ouverte sur l’entreprise d’Elon Musk en 2023, qui concernait déjà de potentielles violations du DSA concernant la lutte contre la désinformation et les contenus illicites et sur l’efficacité des mesures de modération adoptées.

La Commission rappelle qu’en tant que « très grande plateforme en ligne », X a l’obligation d’évaluer et d’atténuer tout risque systémique potentiel lié à ses services dans l’UE.

Lors de la conférence de presse organisée par la Commission, son porte-parole, Thomas Reigner, a été plus loin que des suspicion en affirmant : « Nous avons constaté la présence de contenus antisémites, de deepfakes non consensuels de femmes et de matériel pédopornographique. En Europe, aucune entreprise ne gagnera d’argent en violant nos droits fondamentaux ».

« Les deepfakes sexuels sur les femmes et les enfants sont une forme de dégradation violente et inacceptable. Avec cette enquête, nous déterminerons si X a rempli ses obligations légales en vertu du DSA, ou si elle a traité les droits des citoyens européens – y compris ceux des femmes et des enfants – comme des dommages collatéraux de son service », estime Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission, chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie.

20 janvier – Plus de 50 députés européens réclament un réseau social à la Commission

Menés par les députées Alexandra Geese (Les Verts) et Veronika Cifrová Ostrihoňová (Renew), 54 députés européens de différents bords politiques ont envoyé une lettre ouverte à la Commission européenne pour lui demander la construction de son propre « réseau social européen », rapporte die Zeit. Adressée à la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, la missive demande que l’institution « investisse dans des initiatives européennes privées qui soutiennent les innovations locales dans le secteur des médias sociaux », qu’elle « permette le développement de plateformes alternatives orientées utilisateurs et détenues par des intérêts européens », et enfin qu’elle « garantisse aux utilisateurs des droits de portabilité solides, que ce soit pour leurs contributions, leurs connexions ou leurs interactions ».

Les représentants politiques regrettent que des millions de citoyens européens restent « liés à X, car il n’existe aucune alternative claire et aucun moyen simple pour eux de transférer leurs données et les connexions qu’ils y ont établies ». En France, citons néanmoins le projet de recherche et l’outil affilié Open Portability, qui facilite le passage de X à Bluesky et Mastodon. Les députés européens demandent par ailleurs à la Commission de poursuivre et sanctionner les éventuelles infractions commises par X, et demandent à la Commission comme aux gouvernements nationaux de quitter la plateforme.

15 janvier – X et Grok annoncent limiter les possibilités de deepfakes à caractère sexuel

X, xAI et Elon Musk auraient-ils décidé de mettre fin à la polémique ? Mercredi soir, le compte dédié à la politique de sécurité et de modération de X a annoncé la mise à jour des modalités d’utilisation de Grok. Il promet l’implémentation de mesures techniques visant à empêcher l’édition de photos de personnes réelles en vue de les dénuder. « Cette restriction s’applique à tous les utilisateurs, y compris les abonnés payants ».

Le compte @Safety annonce également le blocage des requêtes visant à générer des visuels de personnes réelles en maillot de bain, sous-vêtement ou autres « dans les juridictions où c’est illégal ». Il indique enfin que la création et l’édition d’images via le compte Grok sur X sont désormais réservées aux comptes payants.

Qu’en est-il en réalité ? Jeudi matin, nous avons procédé à une recherche d’image à partir d’un compte X non premium, localisé un tweet affichant la photo d’une femme, et avons utilisé le bouton suggéré d’édition d’image pour demander à retirer ses vêtements. Après trois secondes de calcul, X nous a retourné la photo transformée, prête à publier…

Jeudi 15 janvier matin, un compte gratuit X basé en France peut sans difficulté dénuder une personne réelle à partir d’une photo habillée sur X via Grok

En attendant de savoir si les modifications promises par xAI sont réellement mises en place, Elon Musk s’est de son côté agacé de la controverse, en affirmant que son IA générative était programmée pour refuser la génération de contenus illégaux. « Grok ne génère évidemment pas d’images spontanément, il ne le fait qu’en fonction des demandes des utilisateurs ».

13 janvier – L’association Point de Contact propose de rassembler les signalements de cyberviolence utilisant Grok et de les transmettre au Parquet

L’association Point de Contact, qui a pour mission depuis 1998 « de protéger les internautes des dérives liées à l’évolution et au développement d’Internet », propose aux victimes de deepfakes sexuels réalistes générés à partir de simples photos sur Grok de lui signaler cette cyberviolence. « Dans le cadre de sa collaboration avec les autorités judiciaires, notre association transmettra ces contenus à la section cyber du Parquet de Paris », explique l’association.

De son côté, la Haut-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a réagi ce 13 janvier dans une interview au Parisien en affirmant avoir « saisi la commissaire européenne à la souveraineté numérique parce que ça tombe sur le coup du Digital Services Act (DSA) et le règlement sur les marchés numériques DMA, que ce soit dans le cas de Crans-Montana mais aussi sur le fait de dénuder des enfants et de faire des images pédocriminelles ». « On a l’impression que c’est tellement puissant qu’on ne peut pas l’interdire, c’est faux. Une IA qui déshabille des enfants n’a rien d’un jeu : c’est hors la loi », ajoute-t-elle.

En parallèle, le secrétaire américain de la Défense, Pete Hegseth, a réaffirmé l’intégration de Grok xAI dans la « Stratégie d’accélération de l’IA » dans son département de la Guerre qui avait été annoncée fin décembre.

12 janvier – Le régulateur britannique lance une enquête sur l’utilisation de X et Grok pour générer des images de personnes dénudées et des images sexualisées d’enfants

L’Ofcom, le régulateur britannique, a annoncé ce lundi 12 janvier lancer une enquête contre le réseau social X à propos de la « diffusion d’images à caractère sexuel sur Grok ». Il explique réagir après de nombreux signalements d’utilisation de Grok sur X pour « créer et partager des images de personnes dénudées – ce qui peut constituer un abus d’images intimes ou de la pornographie – et des images sexualisées d’enfants qui peuvent constituer du matériel pédopornographique (CSAM) ».

Le régulateur affirme avoir contacté X dès le lundi 5 janvier en lui posant le vendredi 9 janvier comme date limite de réponse, que l’entreprise a respectée. L’Ofcom explique avoir « procédé à une évaluation accélérée des preuves disponibles en urgence » et lance maintenant une enquête plus approfondie pour déterminer si X « a manqué à ses obligations légales en vertu de la loi sur la sécurité en ligne, notamment :

  • évaluer le risque que des personnes au Royaume-Uni voient des contenus illégaux au Royaume-Uni et procéder à une évaluation actualisée des risques avant d’apporter des modifications importantes à son service ;
  • prendre les mesures appropriées pour empêcher les personnes au Royaume-Uni de voir des contenus illégaux “prioritaires”, notamment des images intimes non consenties et du matériel pédopornographique ;
  • supprimer rapidement les contenus illégaux dès qu’ils en ont connaissance ;
  • veiller à protéger les utilisateurs contre toute violation des lois sur la protection de la vie privée ;
  • évaluer le risque que leur service fait courir aux enfants britanniques et procéder à une évaluation actualisée des risques avant d’apporter des modifications importantes à son service ; et
  • utiliser des moyens très efficaces de vérification de l’âge afin d’empêcher les enfants britanniques de voir des contenus pornographiques ».

L’Ofcom rappelle qu’il peut infliger des amendes d’un montant de 18 millions de livres (20,7 millions d’euros) ou 10 % du chiffre d’affaires mondial éligible. « Dans les cas les plus graves de non-conformité persistante », il peut demander à un tribunal d’émettre une ordonnance imposant le retrait des prestataires de services de paiement ou des annonceurs ou même le blocage de l’accès au site au Royaume-Uni.

11 janvier – l’Indonésie et la Malaisie décident de bloquer l’accès à Grok

À quelques heures d’intervalle, l’Indonésie (samedi) puis la Malaisie (dimanche) ont annoncé ce week-end leur décision de suspendre l’accès à Grok, une première à l’échelle internationale. « Le gouvernement considère la pratique des deepfakes sexuels non consensuels comme une grave violation des droits de l’homme, de la dignité et de la sécurité des citoyens dans l’espace numérique », a justifié dans un communiqué Meutya Hafid, la ministre indonésienne en charge du numérique et des communications. Contacté par l’agence Reuters pour une réaction, xAI s’est contenté d’un mail de réponse automatisé : « les médias traditionnels mentent ».

La Malaisie a de son côté affirmé dans un communiqué qu’elle suspendrait l’accès à Grok tant que l’outil serait en mesure de « générer des images manipulées obscènes, à caractère sexuel explicite, indécentes, grossièrement offensantes et non consensuelles, y compris du contenu impliquant des femmes et des mineurs ». C’est la Malaysian Communications and Multimedia Commission (MCMC, équivalent local de l’Arcom française) qui a porté le message dimanche.

Elle indique avoir formellement demandé à X et xAI la mise en place de garde-fous adaptés, mais les réponses obtenues, basées sur la capacité des utilisateurs à signaler un contenu problématique, n’ont pas été considérées comme suffisantes pour « prévenir les dommages ou garantir le respect de la loi ». Lundi matin (heure de Paris), le site de la MCMC était inaccessible.

9 janvier – Grok dit restreindre la création d’images aux comptes payants

xAI et surtout Elon Musk auraient-ils fini par prendre la mesure du phénomène ? Vendredi matin, l’éditeur de Grok semble avoir introduit une mesure de protection inédite : le service indique, en réponse à une requête d’internaute, que la génération d’images est désormais réservée aux détenteurs d’un abonnement payant à Grok.

À 44,33 euros par mois (prix de Grok Premium+ en facturation mensuelle), cette restriction est censée réduire le volume d’images problématiques générées par Grok et diffusées sur X. En revanche, elle ne s’accompagne, pour l’instant, d’aucune modification identifiée de la politique de modération du modèle.

Vendredi 9 janvier matin, Grok répond à une demande de transformation d’une photo de femme en version dénudée que la génération et l’édition d’images est « pour l’instant » limitée aux abonnés payants

La soi-disant restriction se révèle cependant moins stricte qu’il n’y paraissait au premier abord, comme l’a fait remarquer The Verge : en réalité, la génération d’image est bloquée pour les comptes gratuits lorsque l’internaute demande à Grok d’intervenir dans le déroulé d’une conversation.

Elle reste cependant accessible aux comptes gratuits par d’autres canaux : il suffit par exemple de cliquer sur une photo affichée dans le flux à partir de la version desktop de X pour se voir proposer l’option de modification par Grok. À 16 heures vendredi sur un compte X non premium hébergé en France, la requête visant à dénuder le sujet de la photo restait dans ce contexte bien accessible.

La restriction aux comptes gratuits prend des airs de faux-semblants… capture Next

9 janvier – 107 millions de dollars de CA et 1,46 milliards de pertes pour xAI au 3e trimestre

L’entreprise d’IA pilotée par Elon Musk peut s’enorgueillir d’avoir bouclé début janvier une importante levée de fonds de 20 milliards de dollars, qui va notamment lui permettre de financer la construction d’un nouveau datacenter, Colossus III, annoncé comme l’un des plus importants calculateurs dédiés à l’IA au monde. Si xAI poursuit sa très ambitieuse trajectoire d’investissement, les actionnaires doivent pour l’instant accepter de financer une société qui brûle aujourd’hui dix fois plus de cash qu’elle n’en engrange.

D’après les chiffres dévoilés vendredi matin par Bloomberg, xAI aurait en effet enregistré 107 millions de dollars de chiffre d’affaires sur le troisième trimestre 2025, clos au 30 septembre dernier. Elle aurait dans le même temps déclaré une perte nette de 1,46 milliard de dollars. En cumulé, le déficit se monterait à 7,8 milliards de dollars depuis le début 2025.

8 janvier – la Belgique et le Royaume-Uni menacent de suspendre X

En Belgique, la ministre fédérale en charge du Numérique Vanessa Matz a déclaré jeudi 8 janvier qu’elle analysait les différents leviers possibles pour suspendre l’accès à Grok et donc potentiellement à X, tant que le réseau social d’Elon Musk ne respectait pas ses obligations. La récente loi belge contre le revenge porn donnerait un levier actionnable pour une telle éviction, a-t-elle estimé.

« Ces atteintes graves à la dignité humaine relèvent d’un choix assumé de la plateforme, a déclaré la ministre, citée par le Soir. Elon Musk orchestre un coup de communication et de marketing fondé sur un usage profondément immoral de son intelligence artificielle, allant jusqu’à tourner ces violences en dérision, comme en témoigne la publication d’une photo de lui-même en bikini pour illustrer son prétendu intérêt pour la question ».

Même son de cloche outre-Manche, où c’est le Premier ministre Keir Starmer qui est monté au créneau jeudi, affirmant qu’il avait demandé à l’Ofcom (l’Arcom locale) d’étudier toutes les options possibles pour mettre un terme aux dérives permises par X et Grok : « C’est scandaleux. C’est révoltant et intolérable. X doit se ressaisir et retirer ce contenu. Nous prendrons des mesures car c’est tout simplement intolérable ». Le très controversé Online Safety Act donne en théorie au gouvernement britannique des moyens d’action.

8 janvier – un mode spicy voulu par Elon Musk ?

Quelle est la responsabilité directe d’Elon Musk dans la souplesse de xAI vis-à-vis de son modèle ? Et le développement de ces deepfakes à connotation sexuelle pourrait-il être intentionnel ? C’est la question posée jeudi par CNN. Le média souligne qu’en août dernier, Musk rappelait, clin d’œil à l’appui, que c’est la diffusion de contenus osés qui avait favorisé la victoire du VHS sur le format concurrent Betamax, à l’époque des cassettes vidéo.

Et d’après CNN, l’entrepreneur se serait ému à plusieurs reprises, en interne chez xAI, des restrictions imposées à Grok. Ses envies décomplexées ont-elles contribué au départ, signalé mi-novembre par The Information, d’une bonne partie des équipes en charge de la confiance et de la sécurité chez xAI ? À défaut d’être confirmée, l’hypothèse est soulevée par plusieurs commentateurs.

8 janvier – une victime de la police de l’immigration dénudée par Grok

Un cran supplémentaire dans l’abject ? Jeudi, plusieurs internautes se sont émus d’un nouveau montage permis par Grok et diffusé sur X : une version déshabillée de Renee Nicole Good, tuée la veille en plein jour et en pleine rue, à Minneapolis, par l’ICE, la police états-unienne de l’immigration.

Non content de livrer l’image demandée, l’IA générative accompagne les remerciements d’un message sarcastique (par ailleurs récurrent) sur les dysfonctionnements de garde-robe qu’elle corrige.

« Qu’est-ce qui a bien pu se passer chez l’équipe de @xAI ? Pour que leur produit permette à Grok de créer ce genre de contenu ? », s’émeut un internaute relayant la séquence en question.

Alors que des manifestations enflent à Minneapolis en raison d’un tir mortel attribué à l’ICE, Grok déshabille la victime sur X

8 janvier – L’Europe impose à X une mesure conservatoire

La Commission européenne a annoncé jeudi avoir pris une « ordonnance de conservation » qui impose à X « de conserver tous ses documents internes relatifs à Grok, et ce jusqu’à la fin 2026 », d’après un porte-parole cité par l’AFP.

Cette mesure juridique vise à garantir à l’exécutif européen la capacité à remonter les archives de X, soit dans le cadre des enquêtes déjà ouvertes à l’encontre du réseau social de xAI et d’Elon Musk, soit pour alimenter de nouvelles procédures.

L’Europe a pour mémoire infligé début décembre 2025 une amende de 120 millions d’euros à X pour non respect des engagements liés au DSA (sans lien avec l’épisode Grok du moment). X avait réagi en fermant le compte publicitaire de la Commission européenne.

7 janvier – Grok génèrerait 6 700 images à caractère sexuel par heure

Menée pendant 24 heures par une chercheuse indépendante et relayée par Bloomberg, une étude exhaustive des images produites par Grok entre les 5 et 6 janvier conclut que l’IA d’Elon Musk a généré, en moyenne et sur demande d’internautes, 6 700 images par heure relevant d’une démarche de sexualisation ou de nudité de la personne ciblée.

7 janvier : xAI lève 20 milliards de dollars

6 janvier – « the deepfake porn site formerly known as Twitter »

Mardi, le Financial Times est sorti de sa réserve habituelle, avec un papier au vitriol passant en revue l’état-major de X, illustré à l’aide de visuels modifiés par Grok. Directeur financier, investisseur historique, responsable de la conformité… tous se voient affublés de costumes de clown. La galerie de portraits est surmontée par un titre au vitriol : « Qui est qui chez X, le site de porno deepfake anciennement connu sous le nom de Twitter ? ». En ces temps troublés, on apprécie de voir que l’humour britannique n’a rien perdu de sa superbe.

6 janvier : Des victimes de l’incendie de Crans-Montana dénudées

Grok a répondu favorablement à des requêtes lui demandant de dénuder des victimes mineures du terrible incendie de Crans-Montana, qui a endeuillé la nuit du Nouvel-An : tel est le constat glaçant dressé notamment par l’édition suisse de 20 minutes. « En Suisse, la loi ne mentionne pas les deepfakes, mais leurs créateurs peuvent être poursuivis pour atteinte à la sphère intime, atteinte à la personnalité ou encore atteinte à l’honneur », remarque le quotidien gratuit.

Trois jours plus tôt, Elon Musk avait affirmé, sur X, que quiconque utilisait Grok pour produire des contenus illicites subirait les mêmes conséquences que s’il uploadait du contenu illicite, souligne Futurism dans sa propre chronologie de l’affaire.

5 janvier : l’Ofcom britannique et l’Europe tirent la sonnette d’alarme

Lundi 5 janvier, c’est sur X que l’Office of communications (Ofcom), l’autorité régulatrice des télécommunications au Royaume-Uni, a choisi de réagir à la polémique. « Nous avons contacté en urgence X et xAI afin de comprendre les mesures qu’ils ont prises pour se conformer à leurs obligations légales en matière de protection des utilisateurs au Royaume-Uni. En fonction de leur réponse, nous procéderons rapidement à une évaluation afin de déterminer s’il existe des problèmes de conformité potentiels justifiant une enquête ».

La Commission européenne a de son côté abordé le sujet lors d’une séance de questions-réponses avec la presse animée par l’un de ses porte-paroles, Thomas Regnier. Ce dernier a affirmé que Bruxelles regardait le sujet avec beaucoup d’attention, et a condamné sans ambages la permissivité de Grok. « C’est illégal. C’est scandaleux. C’est révoltant. Voilà comment nous le voyons, et cela n’a pas sa place en Europe », a-t-il déclaré, sans préciser à ce stade quelles mesures de rétorsion pourraient être envisagées.

5 janvier : la France étend son enquête sur X

IA : l’Autorité de la concurrence s’autosaisit sur les chatbots et l’e-commerce agentique

9 janvier 2026 à 11:46
Toujours pas d’agent Smith ?
IA : l’Autorité de la concurrence s’autosaisit sur les chatbots et l’e-commerce agentique

Cette année, l’Autorité de la concurrence va rendre un avis sur les agents conversationnels, et notamment les conséquences pour l’e-commerce via des IA. Une révolution à venir qui nécessite des adaptations aussi bien côté revendeurs que fournisseurs de services et des solutions de paiement.

Après le cloud et l’IA générative, l’Autorité de la concurrence s’autosaisit d’un nouveau dossier, dans le prolongement des précédents : les agents conversationnels. Pour le dire plus simplement, on parle des « chatbots » tels que ChatGPT d’OpenAI, Claude d’Anthropic ou encore Le Chat de Mistral, pour ne citer que ces trois-là.

Ne pas confondre chatbot et agents conversationnels

Attention, précise l’Autorité, à ne pas amalgamer tous les chatbots. Son avis du jour ne concerne que les « agents conversationnels de type ChatGPT », pas l’ensemble des chatbots. En effet, ceux « qui gèrent les interactions avec des clients à l’aide d’un arbre de décision ne faisant pas nécessairement appel à l’intelligence artificielle » sont laissés de côté. De même que les « assistants virtuels fondés sur l’IA générative, comme Siri d’Apple, Alexa d’Amazon ».

L’Autorité de la concurrence dresse le portrait du secteur, qui s’organise autour de quelques grands acteurs : « ChatGPT d’OpenAI, serait le premier outil conversationnel avec 21,6 millions de visiteurs uniques au mois de septembre 2025. Derrière lui se trouverait Google Gemini (2,8 millions), Le « Chat » de Mistral AI (1,5 million), Perplexity (1,3 million), Microsoft Copilot (1 million) ».

On parle ici d’agents conversationnels « capables de comprendre le langage naturel, de répondre à des questions, de générer du texte, d’expliquer du code ou encore de créer des contenus visuels ». C’est un secteur « en pleine effervescence », selon l’Autorité.

Les acteurs cherchent à diversifier les possibilités et à monétiser

Dans le précédent dossier sur l’IA générative, l’Autorité s’est déjà penchée sur la base des agents conversationnels – les fameux modèles de fondation ; ce n’est donc pas l’objet de l’autosaisie du jour. Les entreprises derrière ces agents conversationnels « cherchent à diversifier les possibilités d’utilisation »… et s’intéressent surtout aux possibilités de monétisation « afin que ces services deviennent rentables ». Actuellement, les entreprises d’IA dépensent des milliards de dollars comme des petits pains.

Dans son enquête, l’Autorité va donc s’intéresser à plusieurs thématiques : l’intégration de la publicité (modalités d’affichage et conséquence sur le modèle économique), l’intégration des agents dans les services existants (effets de levier et autoréférence), car ces agents sont « mis en œuvre par des acteurs dominants », les partenariats et enfin la transformation des agents conversationnels en plateformes.

Les agents ne sont pas simplement des interfaces de questions et réponses, ils « tendent à devenir de véritables plateformes, permettant aux utilisateurs d’accéder directement à des services tiers sans quitter la fenêtre de conversation ». Une fonction qui tend à se développer avec les agents d’IA, c’est-à-dire des IA capables « d’agir en votre nom », pour reprendre une citation de Sundar Pichai (patron de Google) et d’interagir entre elles.

Des agents toujours plus présents et avec davantage « d’autonomie »

Une norme ouverte est en train de se développer à ce sujet : MCP pour Model Context Protocol. OpenAI saute les deux pieds dedans et propose même aux développeurs d’intégrer leurs applications directement dans ChatGPT. Pour prendre le contrôle sur le web, les sociétés développent leurs propres navigateurs (OpenAI et Perplexity) ou bien proposent des extensions qui peuvent prendre le contrôle du navigateur (c‘est le cas d’Anthropic).

L’Autorité consacre d’ailleurs une partie de son communiqué à la question du (e-)commerce agentique. Non seulement les « éditeurs déploient des efforts importants pour développer des agents accompagnant les utilisateurs dans leur parcours d’achat », mais de manière plus générale « c’est tout l’écosystème de la vente en ligne qui pourrait devoir s’adapter à l’irruption et au développement du commerce agentique ».

Contrairement au sujet du cloud où l’Autorité avait bien pris son temps avant de s’autosaisir, elle est cette fois-ci bien plus réactive. Des agents d’IA et notamment pour de l’e-commerce, sont certes déjà une réalité, mais nous sommes encore au début de cette technologie.

L’Autorité va par contre laisser de côté tout un pan du sujet : « la relation entre les agents conversationnels et les moteurs de recherche ne fait pas partie du champ de l’avis ». Pourtant, ces agents sont de plus en plus utilisés comme moteur de recherche, avec des enjeux importants sur la diversité des sources. En plus du bien connu SEO (Search Engine Optimization), le GEO (Generative Engine Optimization) a largement le vent en poupe. Dommage, le sujet mériterait pourtant de s’y attarder.

Comme toujours en pareille situation, l’Autorité de la concurrence lancera prochainement une consultation publique, avant de rendre son avis dans le courant de l’année. « Les observations des parties prenantes viendront nourrir les travaux de l’Autorité ».

Rubin : NVIDIA veut refroidir ses baies avec de « l’eau chaude »… et jette un froid

9 janvier 2026 à 10:15
 Ça (tu)Rubin(e) ?
Rubin : NVIDIA veut refroidir ses baies avec de « l’eau chaude »… et jette un froid

Pour sa nouvelle baie avec des GPU Rubin, NVIDIA affirme qu’il est possible de refroidir « ce supercalculateur avec de l’eau chaude. C’est incroyablement efficace ». Une annonce qui a fait trembler le cours de bourse de certains fabricants de systèmes de refroidissement. Pourtant, NVIDIA avait déjà laissé entendre la même chose avec la génération actuelle de GPU, Blackwell. Explications.

Lors du CES de Las Vegas, NVIDIA a multiplié les annonces avec des dizaines de communiqués, aussi bien sur les modèles d’IA, que sur les voitures autonomes, les jeux et les GPU. La plateforme (Vera) Rubin était au cœur des annonces, avec un GPU de nouvelle génération.

Les caractéristiques techniques sont impressionnantes avec pas moins de 336 milliards de transistors par puce et des performances jusqu’à 5x supérieures par rapport à Blackwell, qui était déjà largement au-dessus de la précédente génération. La question est maintenant de savoir comment va se passer le refroidissement d’un tel « monstre ».

« Nous refroidissons ce supercalculateur avec de l’eau chaude »

Lors de sa keynote, Jensen Huang (CEO de NVIDIA) a évidemment présenté sa baie équipée des nouveaux GPU. Il a aussi parlé du refroidissement et notamment du watercooling avec de l’eau à 45 °C. À cette température, « un water chiller n’est pas nécessaire dans le datacenter. En gros, nous refroidissons ce supercalculateur avec de l’eau chaude. C’est incroyablement efficace ».


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☕️ ownCloud, Nextcloud… : les vols de données se multiplient, activez la double authentification

9 janvier 2026 à 09:24

Dans un rapport pour Infostealers, la société spécialisée en cybersécurité Hudson Rock explique qu’un pirate est « en train de mettre aux enchères des données exfiltrées des portails de partage de fichiers d’environ 50 grandes entreprises mondiales ». Le pirate est entré dans des applications comme ShareFile, OwnCloud et Nextcloud qui permettent de stocker et partager des fichiers. Il n’avait plus qu’à se servir.

Le rapport explique que « ces défaillances catastrophiques de sécurité n’étaient pas le résultat d’exploitation de faille zero-day dans l’architecture de la plateforme, mais plutôt des suites d’infections malveillantes sur les appareils des employés, combiné à manque cruel de mise en place de l’authentification multi-facteurs (MFA) ».

Une des plateformes concernées, ownCloud, s’est fendue d’un billet de blog pour alerter ses utilisateurs. Elle rappelle qu’il ne s’agit pas d’une faille ni d’un piratage. Elle enjoint ses utilisateurs à activer la double authentification (ou authentification multi-facteurs) au plus vite si ce n’est pas déjà fait : « Des acteurs malveillants ont obtenu des identifiants utilisateurs via des logiciels malveillants de type infostealer installés sur les appareils des employés ». Sans double authentification, le pirate peut accéder au compte.

Ce rapport n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan des manquements liés à la cybersécurité, mais il illustre bien les risques causés par un problème sur un compte. Si la double authentification n’est pas une protection absolue contre le piratage, c’est déjà une barrière de sécurité robuste et facile à mettre en œuvre, du moins si le service la propose.

La CNIL recommande évidemment d’utiliser l’authentification multifacteurs et va même plus loin. « En raison du grand nombre de violations intervenues l’an dernier [il était question de 2024, mais 2025 n’était pas mieux, ndlr] sur des bases de clients/prospects et usagers, la CNIL estime qu’un effort spécifique de sécurisation est nécessaire », expliquait-elle en avril dernier.

Ainsi, elle « renforcera dès 2026 sa politique de contrôle pour s’assurer de la mise en place de l’authentification multifacteur pour ces grandes bases de données. L’absence de cette mesure pourra justifier que soit initiée une procédure de sanction ».

Enfin, la Commission rappelle « que la mise en place d’une authentification multifacteur était déjà jugée en principe nécessaire au titre du RGPD pour des bases de données comprenant des données sensibles ou des données dont la violation exposerait les personnes à des risques importants (données bancaires et numéro de sécurité sociale notamment) ».

Dès le 31 janvier, c’est le début de la fin du cuivre pour 26 000 communes (20 millions de locaux)

9 janvier 2026 à 08:04
20 millions maintenant, 23 millions dans un an
Dès le 31 janvier, c’est le début de la fin du cuivre pour 26 000 communes (20 millions de locaux)

2026 devait être l’année de changement de braquet pour la fermeture du cuivre pour laisser place à la fibre optique. 2026 formera finalement une charnière avec 2027. Si 26 000 communes (20 millions de locaux) ne pourront plus souscrire au xDSL dès la fin du mois, ce sera finalement le 31 janvier 2027 pour les 8 000 communes (23 millions de locaux) restantes.

La fermeture du cuivre est un chantier de longue haleine, lancé par Orange en 2019, avec comme objectif 2030 et l’Arcep qui veille au grain. Le plan s’est peaufiné avec le temps, mais il comporte deux grandes phases. Une dite de transition entre 2020 et 2025 avec des expérimentations, et une seconde phase de fermeture, entre 2026 et 2030.

Orange veut « zéro client sur le cuivre » d’ici fin 2030

Concrètement, cela signifie de commencer par arrêter la commercialisation de nouveaux abonnements sur le cuivre, c’est-à-dire les fameux (mais appartenant désormais au passé) forfaits xDSL (dégroupés ou non) et autres abonnements voix seulement.

Vient ensuite la fermeture technique, plus franche et surtout avec des conséquences pour les anciens clients : « la ligne téléphonique, l’accès internet via ADSL, SDSL, VDSL et les services associés (télésurveillance, téléassistance…) ne seront plus accessibles », explique Orange. Objectif affiché : « zéro client sur le cuivre » en novembre 2030.

Maintenant que nous sommes en 2026, nous entrons dans la seconde phase, celle de la fermeture. Le 31 janvier de cette année, Orange prévoyait rien de moins que la fermeture commerciale pour « 90 % des locaux en France ». Le compte n’y est pas, et de loin.


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L’IA de shopping d’Amazon revend des produits à l’insu et contre le gré de leurs vendeurs

9 janvier 2026 à 07:10
Buy, baby buy
L’IA de shopping d’Amazon revend des produits à l’insu et contre le gré de leurs vendeurs

Des boutiques en ligne ayant toujours refusé de commercer avec Amazon viennent de découvrir que ses IA de « commerce agentique » revendent leurs produits sur la plateforme, « à l’insu de leur plein gré ». Et ce, alors qu’Amazon refuse lui-même explicitement que les agents IA des autres plateformes puissent accéder à sa marketplace.

Début novembre, Amazon attaquait Perplexity AI en justice pour empêcher le navigateur Comet de ce dernier de continuer à proposer à ses utilisateurs de réaliser des achats en leur nom, évoquant une « dégradation significative de l’expérience d’achat et du service client » :

« Nous pensons qu’il est assez évident que les applications tierces qui proposent d’effectuer des achats pour le compte de clients auprès d’autres entreprises doivent fonctionner de manière transparente et respecter les décisions des prestataires de services quant à leur participation ou non. »

Un an plus tôt, Amazon avait déjà demandé à Perplexity d’arrêter de déployer des agents d’IA capables d’acheter des produits à la place de ses utilisateurs. Amazon demandait qu’un accord soit trouvé pour que les opérations puissent reprendre dans des conditions approuvées par le géant du commerce en ligne.

Le fichier robots.txt d’Amazon interdit d’ailleurs à une quarantaine de robots d’indexer ses pages web, rajoutant à PerplexityBot Google-Extended, GoogleAgent-Mariner, GoogleAgent-Shopping et Google-NotebookLM, mais également Gemini-Deep-Research, ClaudeBot, MistralAI-User, DuckAssistBot, Copilot, Claude-User, Claude-SearchBot, Perplexity-User et ChatGPT-User, notamment.

Or, des dizaines de petits commerçants, ayant jusqu’alors explicitement refusé de vendre leurs produits sur Amazon, viennent de découvrir que les agents IA du mastodonte du commerce en ligne les proposaient pourtant à la vente sur son nouveau service « Buy for me ».

Lancé en version bêta en avril 2025, il propose aux clients états-uniens d’Amazon d’ « acheter directement dans d’autres magasins en toute simplicité de nouveaux produits qui ne sont actuellement pas disponibles sur Amazon ».

Contrainte de devoir rembourser des achats qu’Amazon a validés à sa place

ModernRetail raconte qu’Angie Chua avait toujours refusé de commercialiser ses produits sur Amazon depuis le lancement de sa propre boutique de carnets de voyage et autres objets de papeterie, Bobo Design Studio, en 2016.


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