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29 % des articles scientifiques à propos des réseaux sociaux oublient leurs liens d’intérêt

20 janvier 2026 à 15:24
Influence au carré
29 % des articles scientifiques à propos des réseaux sociaux oublient leurs liens d’intérêt

Selon des sociologues et philosophes des sciences, la moitié des articles scientifiques à propos des réseaux sociaux publiés dans les revues les plus en vue ont au moins un auteur qui a des liens avec cette industrie. Mais 29 % passent sous silence ces conflits d’intérêts.

Les études scientifiques sur les effets des réseaux sociaux sont indispensables pour comprendre leurs conséquences sur nos vies. Mais l’influence des entreprises du secteur semble particulièrement importante sur la recherche qui étudie leurs produits.

Ainsi, des chercheurs ont remarqué que la moitié des articles scientifiques publiés sur le sujet dans des revues scientifiques très connues sont signés par au moins un chercheur qui est lié, d’une façon ou d’une autre (via un financement, une collaboration ou un contrat de travail), à une entreprise du secteur.

«  L’influence de l’industrie dans la recherche sur les médias sociaux est considérable »

Dans une bonne partie de la recherche, que ça soit en informatique, en pharmacie ou dans les sciences sociales, il n’est pas rare que les chercheurs aient ce genre de liens d’intérêt. Une bonne pratique mise en place dans la communauté scientifique est de signaler clairement tout conflit d’intérêt dans une section dédiée des articles scientifiques.

Mais ici, les auteurs de l’étude, mise en ligne ce vendredi 16 janvier sur la plateforme de prépublication arXiv et non relue encore par des pairs, affirment que 29 % des études font l’impasse sur des signalements de conflits d’intérêt qu’elles auraient dû mentionner.


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☕️ Copyright : NVIDIA a contacté Anna’s Archive pour entrainer ses IA sur des millions de livres

20 janvier 2026 à 09:07

NVIDIA serait entrée en contact avec les responsables de la « bibliothèque clandestine » Anna’s Archive selon des documents d’un procès en cours contre l’entreprise.

En mars 2024, NVIDIA a été attaquée par cinq auteurs de livres pour violation du copyright pour avoir entrainé ses modèles sur une compilation de livres dans laquelle apparaissent leurs textes.

Notamment, ces auteurs pointaient l’utilisation de « bibliothèques clandestines » comme Anna’s Archive.

Dans un texte ajouté au dossier, les avocats des auteurs citent plusieurs documents internes à NVIDIA montrant que l’entreprise a contacté le projet Anna’s Archive. « À la recherche désespérée de livres, NVIDIA a contacté Anna’s Archive, la plus grande et la plus effrontée des bibliothèques clandestines encore existantes, afin d’acquérir ses millions de documents piratés et “d’inclure Anna’s Archive dans les données de pré-entraînement de nos LLM” », rapporte TorrentFreak. L’entreprise a contacté les responsables de la bibliothèque clandestine pour obtenir un « accès à de grands volumes de jeux de données uniques et de haute qualité » en éclaircissant si besoin était leur demande avec la précision « c’est-à-dire des livres ».

livre dématérialisé

« Comme Anna’s Archive facturait des dizaines de milliers de dollars pour un “accès haut débit” à ses collections piratées voir https://annas-archive.org/llm, NVIDIA a cherché à savoir à quoi ressemblerait un “accès haut débit” à ces données », explique le document associé à la plainte [PDF].

Toujours selon les avocats des auteurs, l’équipe de management de NVIDIA aurait donné le feu vert à cette utilisation alors qu’Anna’s Archive avait bien précisé la nature illégale de ses collections.

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