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[Tuto] Comment certifier gratuitement une adresse IP avec Let’s Encrypt

3 février 2026 à 16:41
IP IP IP Houra !
[Tuto] Comment certifier gratuitement une adresse IP avec Let’s Encrypt

Après une phase de test, Let’s Encrypt permet désormais à tout le monde de certifier une adresse IP, permettant ainsi d’y accéder de manière sécurisée en HTTPS, comme c’est possible depuis des années avec un nom de domaine. Il reste quelques bugs, mais ça marche avec le serveur web caddy. On vous explique comment faire.

En juillet dernier, Let’s Encrypt émettait son premier certificat pour une adresse IP, comme cela existe depuis très longtemps sur les noms de domaine. La disponibilité générale de cette fonctionnalité était attendue pour courant 2025, elle est finalement arrivée début 2026.

caddy et profile ACME shortlived

Ni une ni deux, nous réinitialisons un VPS pour tenter l’expérience (avec Ubuntu 25.10), puis on installe caddy. Attention, comme nous allons le voir, cette méthode ne permet pas d’avoir la dernière version, passez donc au paragraphe suivant sans exécuter les deux lignes ci-dessous pour éviter des manipulations inutiles.


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IA : Deux plateformes mises en demeure de supprimer le clonage de voix de doubleurs français

3 février 2026 à 15:38
« Tu es un sorcier Harry. » «Je... je suis un quoi ? »
IA : Deux plateformes mises en demeure de supprimer le clonage de voix de doubleurs français

Deux plateformes américaines ont été mises en demeure par huit comédiens français de supprimer sous huit jours les clonages par intelligence artificielle de leurs voix.

Huit comédiennes et comédiens de doublage français ont mis en demeure deux sociétés américaines, VoiceDub et Fish Audio, de retirer de leurs plateformes tous les « modèles de clonage exploitant [leur] voix » sous huit jours, et réclament 20 000 euros de dommages et intérêts.

Dans un courrier du 30 janvier, les membres de cette action collective inédite indiquent vouloir mettre fin à ces « actes parasitaires », rapporte l’Agence France-Presse (AFP). Parmi eux, Françoise Cadol, qui double notamment les actrices Angelina Jolie et Sandra Bullock, ou encore Richard Darbois, voix française de Richard Gere, Patrick Swayze, ainsi que du personnage de la franchise Toy’s Story, Buzz l’Éclair.

« Alerter les pouvoirs publics »

En septembre 2025, Françoise Cadol a déjà obtenu le retrait du clonage de sa voix des versions remasterisées de Tomb Raider IV, V et VI publiées par Aspire Media. La comédienne a vu sa carrière de doublage au cinéma prendre une nouvelle ampleur après avoir prêté sa voix à Lara Croft, le personnage de la franchise de jeu vidéo.

Auprès de l’AFP, la comédienne regrette cette fois-ci que l’usage des voix de doubleurs et doubleuses se fasse « sans notre autorisation (…) on est néantisé, piraté. C’est notre métier, on vit de notre voix. » De même que les opportunités de travailler s’amoindrissent dans le domaine de la traduction, à mesure que des éditeurs se tournent vers l’intelligence artificielle, comédiennes et comédiens voient les possibilités de doubler des acteurs internationaux s’amenuiser.

Avec cette mise en demeure collective, Françoise Cadol et ses collègues espèrent alerter « les pouvoirs publics pour faire émerger une solution pratique qui permette de [se] défendre ».

Problématique transverse dans l’audiovisuel

Plusieurs professionnels du domaine ont créé l’initiative Touche Pas à ma VF, qui promeut un « doublage créé par des humains pour des humains » et pousse le public à se mobiliser pour les aider à protéger leur métier. D’abord mobilisés en ligne, ils ont aussi manifesté ces derniers mois pour tenter d’obtenir une réponse de la ministre de la Culture, Rachida Dati. Lancée en 2024, leur pétition comptabilise désormais plus de 247 000 signatures.

Hors de l’hexagone, les problèmes d’utilisation de l’image et de la voix des professionnels de l’audiovisuel créent aussi des remous depuis l’explosion des outils d’IA générative. Officiellement présentée lors du festival du film de Zurich à l’automne 2025, l’ « actrice » créée par IA Tilly Norwood avait fait scandale, alors que sa créatrice la présentait comme à même de remplacer Natalie Portman ou Scarlett Johansson.

Cette dernière, par ailleurs interprète de l’intelligence artificielle représentée dans le film Her de Spike Jonze, a dû recourir à son avocat pour obliger OpenAI à cesser d’utiliser une version de sa voix générée par IA.

Plus récemment, l’acteur Matthew McConaughey a fait breveter des extraits vidéos de son image et des enregistrements de sa voix auprès de l’Institut américain de la propriété intellectuelle pour tenter de les protéger de tout usage non consenti de ces éléments par des sociétés développant des systèmes d’intelligence artificielle.

Renater va « proposer aux établissements une solution pour s’armer au niveau cyber »

3 février 2026 à 14:51
Interview
Renater va « proposer aux établissements une solution pour s’armer au niveau cyber »

Centre des opérations de cybersécurité pour les établissements du supérieur et de la recherche, services numériques collaboratifs, backbone à 1 Tb/s d’ici 2030 ou encore passage d’IPv4 à IPv6 Next aborde toutes ces questions avec le directeur du réseau Renater, Boris Dintrans.

Le réseau Renater de l’enseignement supérieur et de la recherche français existe sous ce nom depuis 1993. Il va passer tout son backbone à 1 Tb/s d’ici 2030 (comme nous l’expliquions schématiquement, un backbone est une grosse liaison au « cœur » des réseaux). La structure qui le gère, le GIP Renater, prévoit aussi de mettre en place un « Security Operations Center » (SOC) pour que les universités et autres établissements puissent faire face à l’augmentation de la menace cyber. Next a interrogé son directeur, Boris Dintrans, pour mieux comprendre comment ces questions étaient prises en main au sein de l’enseignement supérieur et de la recherche en France.

>> Next : Pouvez-vous nous rafraîchir la mémoire sur l’état actuel du réseau Renater ?

Boris Dintrans : Le backbone Renater de métropole a actuellement une cinquantaine de nœuds de raccordement [voir la carte de la météo du réseau]. La très grande majorité du réseau est à 100 Gb/s natif, notamment sa boucle ouest qui remonte à Marseille et arrive sur Paris.

Les sorties vers l’internet mondial sont de deux fois 400 Gb/s sur GÉANT [ndlr : un consortium de réseaux de l’enseignement et de la recherche en Europe dont le rôle est d’interconnecter entre eux les NREN européens ] à Paris et GÉANT à Lyon (localisé en réalité à Genève, au CERN) ainsi que des sorties internet via des transitaires internationaux (les deux principaux transitaires au niveau mondial) à deux fois 100 Gb/s sur Paris et deux fois 100Gb sur Marseille.

Renater a aussi des dessertes à 100 Gb/s sur certains sites, comme à Paris au TGCC (très gros centre de calcul du CEA) ou entre ses data centres parisiens Paris 1 et Paris 2 200G entre Paris 1 et Orsay 200G, entre Orsay et Paris 2 100G et des connexions à 200G entre les deux data centres de Renater de Marseille.

En fonction des points de raccordement, on peut dépasser les 100G pour des besoins importants bien spécifiques (par exemple pour de grosses infrastructures comme celles de gestion des données du grand collisionneur de hadrons au CERN).

« Le plan stratégique de Renater prévoit que le backbone passera de 100 Gb/s à 1 Tb/s d’ici 2030 »

>> Quelles sont les évolutions prévues pour le réseau Renater ?

Dans le cadre d’EuroHPC (interconnexion des supercalculateurs européens), Renater va évoluer, grâce notamment à un projet mené avec GÉANT remporté fin 2025. L’idée est de créer un backbone à 1,6 Tb/s entre tous les centres de calculs qui auront été financés par EuroHPC.


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Sauvegarder ses données : les stratégies à appliquer, les types de stockage à utiliser

3 février 2026 à 13:13
Peur sur les données
Sauvegarder ses données : les stratégies à appliquer, les types de stockage à utiliser

Sauvegarder ses données ne se résume pas à les copier sur une clé USB, loin de là. Pour le faire efficacement, il faut respecter certains principes, notamment une copie des fichiers hors site, sans oublier de vérifier ses sauvegardes régulièrement. Voici un tour d’horizon des bonnes pratiques.

Dans un monde où le numérique occupe une place toujours plus importante, sauvegarder efficacement ses données est primordial. Entre les photos et vidéos de famille, les documents de travail, les fiches de paye, les comptes rendus médicaux et que sais-je encore, ce ne sont pas les données qui manquent.

Pour les stocker, certains utilisent des services dédiés pour chaque type de données, en faisant confiance à des sociétés externes. Prenons l’exemple d’Apple Photos sur les iPhone ou de Google Photos sur Android, OneDrive chez Microsoft, Dropbox, etc. D’autres préfèrent gérer eux-mêmes leurs données, notamment pour des questions de souveraineté.

Next vous propose un dossier sur le vaste sujet de la sauvegarde des données. Nous commençons par rappeler les bonnes pratiques. Puis, Jean nous expliquera comment chiffrer ses données avant de les envoyer sur des serveurs tiers en dehors de chez vous (indispensable pour des sauvegardes dans les règles de l’art). Nous reviendrons ensuite sur le fonctionnement d’une architecture largement utilisée pour l’archivage des données : S3. Ce n’est pas totalement désintéressé puisque les abonnés de Next ont eu droit à un cadeau pour Noël : 1 To de stockage. Après la bêta, l’offre va s’ouvrir à tous dans la journée.

Les règles pour bien sauvegarder ses données

Lorsqu’il s’agit de sauvegarder ses données, il y a quelques règles à respecter pour le faire dans de bonnes conditions. Reprenons les principales recommandations de la stratégie de sauvegarde 3-2-1 : « 3 » copies d’un même fichier, sur « 2 » supports différents (la définition même de ne pas mettre ses œufs dans le même panier) et enfin « 1 » sauvegarde « hors-site ».

Certains parlent aussi de 3-2-1-1-0, avec une deuxième « 1 » pour une « copie isolée du réseau ou air gapped » et « 0 donnée inexploitable après vos tests ». Cela vient d’un rapport de Veeam de 2022, comme le rappelle OVHcloud.

Un des ajouts concerne les procédures de tests (trop souvent laissées de côté) afin de vérifier que la récupération marche bien. Sauvegarder ses données, c’est bien, mais si les sauvegardes ne sont pas utilisables pour une raison ou une autre, c’est dommage. Si vous copiez vos données sur le S3 de Next, pensez donc à essayer de les récupérer de temps en temps et vérifiez que tout est bon (vous avez la clé pour les déchiffrer, elles sont lisibles et correspondent à ce que vous vouliez sauvegarder).

Vous avez un NAS à la maison, cela vous permet d’avoir deux supports, mais pas de sauvegarde hors site. En cas d’incendie ou de vol, par exemple, vous perdez tout. La sauvegarde hors site peut se faire avec un NAS que vous installez chez une personne de confiance (pas dans le même immeuble de préférence), ou via un service en ligne (qui se charge à son tour de dupliquer vos données pour les sauvegarder).

Il est aussi bon de rappeler qu’une synchronisation n’est pas une sauvegarde, pour une raison simple : si vous supprimez un fichier localement, il sera automatiquement supprimé à cause de la synchronisation. Cela ne protège pas non plus des rançongiciels qui chiffrent vos données. C’est aussi pour se protéger de ce genre d’attaque que des sauvegardes immuables ou déconnectées des réseaux sont intéressantes.

C’est la théorie. Maintenant, comment mettre en place des sauvegardes dans la pratique.

Stockage externe sur l’ordinateur, en USB

Pour une des copies de vos données, vous pouvez utiliser un stockage externe, comme un disque dur ou un SSD, ou bien encore une clé USB. Quel que soit le support, sachez que la durée de vie n’est pas illimitée. Pire, selon une entreprise spécialisée dans la récupération de données (via Tom’s Hardware), la qualité des clés USB diminuerait. Elles sont aussi fragiles (notamment le port USB), ce n’est donc pas forcément la solution idéale. Attention aussi aux fausses promesses de capacités farfelues pour quelques euros.

Pour de grosses capacités, utilisez plutôt un disque dur ou un SSD. Vous n’êtes pas obligé d’en acheter un tout fait, vous pouvez facilement en assembler un vous-même avec le HDD/SSD d’un côté et le boîtier USB de l’autre.

Cela revient généralement moins cher et vous permet de la liberté sur le format, les débits, la capacité… Par rapport aux HDD, les SSD ont l’avantage de ne pas avoir de partie mécanique et donc de mieux résister aux chocs. Ils sont également plus petits et avec des débits plus importants.

On vous conseille de ne pas laisser le périphérique USB branché en permanence à l’ordinateur, cela évite de perdre les données en cas de problème ou de compromission à un virus de votre machine. Cela nécessite donc une petite gymnastique pour brancher et débrancher le périphérique de stockage, mais aussi penser à faire régulièrement des sauvegardes.

Que ce soit un disque dur, un SSD ou une clé USB, ce genre de périphérique de stockage ne peut garantir une sauvegarde à lui tout seul. C’est une des trois copies dont nous parlions précédemment, il en faut d’autres !

Stockage sur le réseau local avec un NAS

Un NAS permet d’automatiser ces étapes et de sauvegarder des données de plusieurs ordinateurs à la fois sur une seule machine. Il est aussi possible de gérer des droits d’accès par utilisateurs et les NAS prennent nativement en charge plusieurs versions d’un même fichier pour « remonter le temps » si besoin.

Les deux principaux fabricants présents en France pour le grand public – Synology et QNAP – proposent des applications dédiées à la sauvegarde, parfois avec des fonctionnalités de sauvegarde « immuables » ou WORM (Write One Read Many, écrire une fois lire plusieurs fois en français). Cela permet de vous protéger des rançongiciels. Si l’ensemble de vos données sont chiffrées, les sauvegardes seront toujours accessibles en théorie.

Dans le cadre d’une stratégie 3-2-1 avec une sauvegarde qui doit être hors site, vous pouvez aussi utiliser deux NAS : un chez vous, un autre chez une personne de confiance. Il est même possible de procéder à un échange de bons procédés : chacun utilise son NAS pour ses propres usages, mais votre NAS sert aussi de sauvegarde pour le NAS de votre connaissance, et vice-versa (cela nécessite d’avoir suffisamment de place sur le stockage). Pensez évidemment à chiffrer vos données avant de les envoyer chez votre partenaire de sauvegarde.

Si vous n’avez pas la place ni l’envie d’installer un NAS chez vous, il est aussi possible d’en louer un (iKoula et Infomaniak proposent des Synology à partir d’une dizaine d’euros par mois par exemple). Vous pouvez également louer des serveurs virtuels (VPS) ou dédiés et y installer l’interface d’administration QuTScloud de QNAP moyennant des frais, à partir de 50 dollars par an.

Stockage en ligne (chiffrez vos données !)

Une autre solution est de passer par une solution de stockage en ligne. Vous pouvez souscrire à des services en ligne à partir de quelques euros par mois pour quelques dizaines/centaines de Go. Le palier qu’on retrouve le plus souvent est 2 To pour une dizaine d’euros par mois. C’est le cas de Google, Dropbox et iCloud pour ne citer que ces trois-là.

Il s’agit là de données accessibles tout le temps, avec des clients pour les ordinateurs fixes, les portables et les smartphones, sans oublier une interface web. Le service en ligne se charge de dupliquer les données pour assurer une très haute disponibilité.

Pour ceux qui ont de gros besoins ou qui veulent payer moins cher une sauvegarde de leurs données, il existe du stockage froid ou cloud archive. Le tarif est ras des pâquerettes, mais la disponibilité peut prendre plusieurs heures suivant les cas. Si vous avez perdu toutes vos autres sauvegardes, attendre avant de récupérer vos données ne sera généralement pas un souci, d’autant plus si c’est la seule copie disponible.

Pour du stockage « froid » chez OVHcloud par exemple, le Go est à 0,002 euro par mois ou encore 2 euros par To par mois. Amazon est à 2,2 euros pour 1 To en S3 Glacier Deep Archive, Scaleway est un peu plus cher, avec 3,1 euros pour 1 To. C’est dans tous les cas moins cher que les solutions précédentes et la facturation au Go permet de ne payer que pour ce que vous utilisez. Attention, avec ce genre de sauvegarde, vous pouvez aussi devoir payer des frais lors de la récupération des données, pensez à vérifier les tarifs. Nous en reparlerons dans la suite de notre dossier.

Next vous propose, pour rappel, gratuitement 1 To avec votre compte, avec 100 Go de plus par année d’ancienneté, certains ont donc plus de 3 To avec leur abonnement. Il ne s’agit pas de « cold storage » mais de S3 classique (nous aurons l’occasion de revenir sur l’aspect technique du stockage S3 Next), sans aucun frais de récupération de données.

Dans tous ces cas de figure, vos données sont chez des tiers, il est donc important de les chiffrer avant de les envoyer. Dans la prochaine partie de notre dossier, nous vous proposerons un tour d’horizon des solutions disponibles pour chiffrer vos données avant de les envoyer en ligne.

Sauvegarder automatiquement tout son ordinateur

Il existe aussi des entreprises qui se proposent de sauvegarder l’ensemble de votre ordinateur pour un tarif fixe. C’est le cas de Backblaze avec son Personal Backup à 99 dollars par an. Le tarif est fixé par ordinateur, il ne dépend pas de la quantité de stockage demandée. Carbonite aussi propose ce genre de service, à partir de 72 dollars par an.

Dernier point et pas des moindres : vérifiez périodiquement que vos sauvegardes se réalisent correctement, qu’elles contiennent bien vos données, que vous pouvez y accéder et les récupérer. Si vous ne testez qu’après un drame, il sera trop tard en cas de problème. C’est un point souvent négligé, mais il doit être fait périodiquement.

1 To (et plus) de stockage S3 dans votre abonnement Next : c’est parti !

3 février 2026 à 10:10
Ce midi, c'est fromage ET dessert
1 To (et plus) de stockage S3 dans votre abonnement Next :  c’est parti !

Annoncé le 24 décembre dernier en guise de cadeau de Noël à nos fidèles lecteurs, notre service de stockage dédié à la sauvegarde sort de la phase bêta. Tous les souscripteurs d’un abonnement Next Premium au tarif standard disposent désormais de 1 To de stockage, auquel s’ajoutent 100 Go par année d’ancienneté du compte.

S’abonner à Next, c’est toujours profiter d’une actualité quotidienne de qualité, sans publicités et sans promotions tapageuses. Maintenant, c’est aussi accéder sans surcoût à un espace de stockage. Il offre 1 To à tous les abonnés Premium, avec une capacité augmentée de 100 Go par année d’ancienneté du compte Next.

Lancé le 24 décembre dernier en bêta fermée, et étendu mi-janvier à quelques centaines de nouveaux accès supplémentaires, le service est désormais ouvert sans restrictions d’accès. Pour en profiter, rendez-vous sur l’onglet Stockage S3 de votre profil.

Ou suivez simplement la petite jauge intégrée en haut de page, qui vous indique directement à quelle capacité vous pouvez prétendre. Si vous voyez 3 To ou plus, félicitations, vous avez déjà fait un sacré bout de chemin avec nous, merci pour votre fidélité !

Stockage Next : comment ça marche ?

Comme l’avait expliqué Ferd dans son billet d’annonce, ce service de stockage a d’abord été pensé comme un cadeau de Noël, un avantage offert aux lecteurs de Next pour les remercier de leur fidélité et les encourager à s’abonner pour soutenir notre démarche de redressement.

En pratique, Next met à votre disposition un espace de stockage, basé sur une infrastructure hébergée en France et opérée par moji, l’opérateur qui a repris Next fin 2023. L’accès à cet espace se fait au travers du protocole S3, le standard du marché en matière de stockage objet (il n’y a donc aucun lien avec le service Amazon S3).

L’accès à votre espace et la programmation de vos sauvegardes se font au travers de clients logiciels ou de scripts compatibles avec le protocole S3 (certains sont déjà partagés sur le forum). Si vous n’êtes pas très familiers avec ces termes, ne craignez rien, il existe des outils très simples à prendre en main, et plusieurs articles, guides et tutos sont prévus pour vous accompagner.

Le premier vous explique par exemple déjà comment sauvegarder votre ordinateur ou votre NAS en quelques clics.

Au-delà de la prise en main, il y a quelques principes clés à respecter :

  • Vous devez chiffrer vos données, précisément parce que ce sont VOS données.
  • Vous devez considérer cet espace de stockage comme un service best-effort, c’est-à-dire associé à un niveau de disponibilité limité (un seul site géographique) et fourni sans garantie. Si vous tenez à vos données, vous devez en conserver une autre copie. De façon générale, nous vous invitons à respecter les fameux principes 3,2,1.
  • L’accès à vos données est protégé par une clé privée, que vous serez amenés à télécharger lors de la création de votre espace. Conservez précieusement cette clé : si vous la perdez, vous n’aurez pas d’autre solution que de réinitialiser votre espace (et donc de supprimer les données déjà stockées).

D’un point de vue plus pratique, quelques autres informations à avoir en tête :

  • L’accès au stockage est offert aux abonnés Premium (8 euros par mois ou 80 euros par an) et aux abonnements souscrits par l’intermédiaire d’un compte entreprise.
  • Vous avez accès à votre espace (on parle aussi de bucket) pendant toute la durée de votre abonnement.
  • En cas de résiliation ou de non-renouvellement de votre abonnement, votre espace de stockage reste accessible pendant trente jours. Il passe ensuite en lecture seule, avant suppression définitive trente jours plus tard. Le renouvellement de votre abonnement au cours de cette période de grâce rétablit l’accès immédiat.
  • L’accès à votre espace est susceptible d’être coupé en cas d’activité inappropriée.

« Quand je rentre je lis Next. Avec toi ?  »

Au détour de votre navigation, vous verrez que nous avons profité de nos développements autour du stockage pour retravailler certains des composants du profil, et du parcours d’abonnement.

Pour l’occasion, nous inaugurons une fonctionnalité qui nous a souvent été demandée : la possibilité d’offrir en quelques clics un abonnement à un tiers, soit depuis votre profil, soit depuis notre page Abonnez-vous à Next. Faites-en bon usage !

« La rétention de l’information est une forme de constipation du savoir », disait Renaudot

Il faudrait un Poing Dev dédié, mais sachez qu’il y a aussi eu beaucoup de travail invisible sous le capot pour fiabiliser le code du site, faciliter sa maintenance, et améliorer la qualité de service au niveau de certains composants comme la génération de factures, ou la gestion des comptes entreprise.

Ready to rumble

En attendant que vous fassiez grincer l’infra sous le poids de vos sauvegardes, un grand merci aux équipes moji, tant les développeurs que les ingés système et réseau, qui ont rendu ce service possible.

Ce stockage vient enrichir la proposition de valeur de Next. Son succès nous permettra de creuser toujours plus profond notre sillon : une info indépendante, honnête, qui privilégie l’analyse au buzz et refuse les logiques de course à l’audience, de suivi comportemental ou de publicité plus ou moins déguisée.

Next est encore et toujours un média à part dans le paysage Web francophone. On compte sur vous pour que ça dure.

Elon Musk fusionne SpaceX et xAI

3 février 2026 à 09:19
Grok en orbite
Elon Musk fusionne SpaceX et xAI

Le milliardaire a finalement décidé que SpaceX et xAI ne seraient plus qu’une entité en prévision d’une entrée en bourse d’ici juin. L’ensemble serait valorisé 1 250 milliards de dollars (1 059 milliards d’euros).

Elon Musk a annoncé sur le site web de SpaceX la fusion de son entreprise de vols spatiaux et satellites avec son entreprise d’IA générative et de réseau social xAI, « pour accélérer le futur de l’humanité ».

Rappelons qu’en mars dernier, l’homme le plus riche du monde avait déjà fusionné son réseau social X et son entreprise d’intelligence artificielle responsable de Grok, xAI, officiellement pour « accélérer activement le progrès humain ». Depuis, l’association des deux entreprises a notamment généré des messages antisémites, du négationnisme, de la désinformation, et des deepfakes dénudant des femmes et pédopornographiques.

« SpaceX a acquis xAI afin de créer le moteur d’innovation verticalement intégré le plus ambitieux sur Terre (et au-delà) », y affirme maintenant le milliardaire.

Une valorisation à 1 250 milliards de dollars

Selon Bloomberg, l’ensemble serait valorisé en interne 1 250 milliards de dollars (1 059 milliards d’euros). Les sources de nos confrères états-uniens expliquent que l’accord valorise SpaceX à 1 000 milliards de dollars et xAI à 250 milliards de dollars.

Comme nous l’évoquions vendredi dernier, SpaceX a mis en place des plans pour entrer en bourse au cours de la première moitié de l’année 2026. Elle chercherait à lever 50 milliards de dollars. Cela resterait inchangé.

Citant le directeur financier de SpaceX, Bret Johnsen, le Financial Times explique que les actions de xAI seront converties à un taux de change d’environ sept pour un en actions de SpaceX.

Une nouvelle promesse : le lancement de data centers en orbite

Cette fusion est présentée par Elon Musk avec une nouvelle promesse : le « lancement de satellites IA depuis la Terre ». « À long terme, l’IA spatiale est évidemment la seule solution viable », affirme le milliardaire, en alternative à l’installation de data centers sur terre.

« Avec des lancements toutes les heures transportant 200 tonnes par vol, Starship livrera chaque année des millions de tonnes en orbite et au-delà, ouvrant la voie à un avenir passionnant où l’humanité partira explorer les étoiles », se lâche-t-il.

« Le lancement d’un million de tonnes par an de satellites générant 100 kW de puissance de calcul par tonne ajouterait 100 gigawatts de capacité de calcul IA par an, sans besoins opérationnels ou de maintenance continus », ajoute Elon Musk dans son annonce effaçant rapidement tout besoin de maintenance de data centers envoyés dans l’espace.

Pourtant, HPE a déjà montré que, dans l’espace, les composants pouvaient rencontrer des phénomènes non anticipés, comme le limage de fils se baladant en apesanteur. « À terme, il est possible de lancer 1 TW/an depuis la Terre », affirme le milliardaire.

Rappelons qu’Elon Musk a multiplié ces dernières années les promesses non tenues, de l’arrivée de l’AGI à une mission habitée vers Mars par SpaceX pour la même année, en passant par des taxis réellement autonomes par Tesla, tout ça pour 2025. Ce qui n’est pas arrivé.

Une fusion qui peut fragiliser

Concernant cette fusion, certains émettent des doutes. « Sans porter de jugement sur la valorisation proposée par SpaceX, il existe au moins une voie claire vers la rentabilité », déclare à Bloomberg Craig Moffett, analyste chez MoffettNathanson. « En revanche, xAI est un acteur à la traîne sur un marché extrêmement concentré qui brûle ses liquidités sans perspective d’avenir », ajoute-t-il.

Pour l’analyste de l’entreprise TD Cowen, Gregory William, si SpaceX a des « synergies naturelles » avec les réseaux de TV par satellites, « l’introduction de l’incertitude liée aux LLM augmente le niveau de risque pour les investisseurs dans ce qui était autrement une entreprise relativement simple dans le domaine des communications par satellite et de l’aérospatiale ».

☕️ Coder avec l’IA : OpenAI sort une application macOS dédiée à Codex

3 février 2026 à 07:25

OpenAI muscle son jeu à destination des développeurs avec la publication, lundi, d’une application macOS dédiée à Codex, son agent IA spécialisé dans le travail du code. Accessible gratuitement et à tous les utilisateurs de ChatGPT, l’application se veut une alternative aux environnements de développement courants ou à Codex CLI, la version console de l’agent.

Outre l’accès direct à Codex (une fois l’utilisateur connecté à son compte ChatGPT), elle offre la possibilité de gérer des tâches parallèles au travers de threads. « Elle intègre également la prise en charge des répertoires de travail, permettant ainsi à plusieurs agents de collaborer sur le même dépôt sans conflit », indique l’entreprise.

L’application dispose également d’un accès direct à une longue liste d’automatisations pour faciliter la gestion des projets (documentation, gestion des commits, gestion CI/CD, etc.). De la même façon, elle permet d’accéder aux Skills (compétences), le nom qu’OpenAI donne aux instructions, scripts et ressources censés permettre d’implémenter de façon simplifiée certaines tâches complexes, à commencer par la connexion à des services tiers via MCP (Model Context Protocol).

« L’application Codex comprend une interface dédiée à la création et à la gestion des Skills. Vous pouvez demander explicitement à Codex d’utiliser des Skills spécifiques, ou la laisser les utiliser automatiquement en fonction de la tâche à accomplir », décrit OpenAI.

L’application permet de basculer entre les différentes versions des modèles ChatGPT 5.2 Codex. Son interface intègre une visualisation de la branche en cours de modification et un compteur lié à l’utilisation des ressources. Dans ce dernier, la proportion disponible restante pour la fenêtre de contexte (avant compression automatique), ainsi que le solde de jetons (tokens) encore disponibles pour l’utilisateur dans le cadre de son abonnement.

Au-delà de l’analyse comparée des performances et fonctionnalités de ChatGPT 5.2 Codex et de Claude Code, c’est peut-être cette question du volume de tokens alloué à l’utilisateur qui constituera le nerf de la guerre dans l’offensive de séduction qui oppose aujourd’hui Anthropic à OpenAI auprès des développeurs.

Pour le lancement, OpenAI rend Codex disponible aux utilisateurs des forfaits ChatGPT Free (compte gratuit sans abonnement) et Go (la récente formule à 8 euros par mois) jusqu’au 2 mars prochain. L’entreprise annonce, sur la même période, le doublement des quotas d’utilisation prévus par ses forfaits payants ChatGPT Plus, Pro, Business, Enterprise et Edu.

☕️ Pénurie de mémoire : nouvelle hausse de prix chez Raspberry Pi

3 février 2026 à 06:57

Le micro-ordinateur abordable par excellence l’est un peu moins depuis lundi : la fondation Raspberry PI vient en effet d’annoncer la mise en oeuvre d’une nouvelle hausse de prix justifiée par la difficulté d’approvisionnement en modules de mémoire vive : « La hausse des prix s’est accélérée alors que nous entamons 2026, et le coût de certains composants a plus que doublé au cours du dernier trimestre », affirme Eben Upton, PDG et cofondateur de Raspberry Pi.

Il en résulte une hausse de prix généralisée, dont le montant dépend de la quantité de mémoire vive intégrée au modèle. La seule version du Raspberry Pi 5 épargnée est la déclinaison 1 Go. Celle-ci avait été lancée en décembre dernier, précisément pour maintenir au catalogue une référence accessible.

Raspberry Pi 5 – crédit SG pour Next

Pour le reste, la hausse est fixée à 10 dollars pour les modèles 2 Go, 15 dollars pour les 4 Go, 30 dollars pour les 8 Go et 60 dollars pour les 16 Go.

« Les Raspberry Pi 500 et 500 + sont concernés, contrairement au Raspberry Pi 400, qui reste notre PC tout-en-un le plus abordable à 60 dollars. Nous avons également pu maintenir les prix des produits 1 Go, notamment la version Raspberry Pi 4 1 Go à 35 dollars et la version Raspberry Pi 5 1 Go à 45 dollars, lancée en décembre », précise Eben Upton, qui s’engage à faire marche arrière dès que la situation générale le permettra.

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