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NVIDIA engrange 120 milliards de dollars de bénéfices, regarde la Chine et l’espace

26 février 2026 à 14:58
La pénurie et les difficultés financières, c’est pas pour tout le monde !
NVIDIA engrange 120 milliards de dollars de bénéfices, regarde la Chine et l’espace

Les datacenters sont le principal (et de loin) moteur de NVIDIA. Depuis le lancement de ChatGPT, le chiffre d’affaires associé a été multiplié par près de 13. Le géant américain des GPU pour l’IA profite de la publication de ses résultats financiers pour parler de ses relations avec la Chine, de sa prochaine architecture Vera Rubin et des datacenters dans l’espace.

Sur son année fiscale 2026 terminée le 26 janvier 2026 (oui, l’entreprise a quasiment un an d’avance), NVIDIA revendique un chiffre d’affaires de 215,94 milliards de dollars, en hausse de 65 % sur un an.

Les bénéfices nets suivent la même tendance avec 120,07 milliards de dollars (+ 65 % également). Cela donne tout de même 13,7 millions de dollars par… heure. C’est la première fois de son histoire que NVIDIA dépasse la barre des 100 milliards de dollars de bénéfices sur un an, un club assez sélectif.

Le chiffre d’affaires s’établit à 68,13 milliards de dollars sur le seul dernier trimestre de l’exercice (+ 20 % sur trois mois glissants) et NVIDIA promet de faire encore mieux sur le premier trimestre de 2027 avec 78 (±2 %) milliards de dollars. La branche des datacenters représente la quasi-totalité du chiffre d’affaires avec 62,3 milliards de dollars sur les 68,13 milliards.

Des résultats supérieurs aux attentes, mais qui ne semblent pas pour l’instant bouleverser le comportement du titre à Wall Street.

62,3 milliards de dollars pour les datacenters, 3,7 milliards pour les joueurs

Le gaming (avec les GeForce) ne représente que 3,7 milliards de dollars, soit près de 17 fois moins que les GPU pour les centres de données et l’intelligence artificielle. NVIDIA annonce que la partie gaming est « en hausse de 47 % par rapport à l’année dernière, portée par une forte demande pour Blackwell [les GeForce RTX 50, ndlr], et en baisse de 13 % par rapport au trimestre précédent, les stocks des distributeurs s’étant naturellement réduits après une période de forte demande liée aux fêtes de fin d’année ».

Alors qu’on attendait au CES 2026 un renouvellement de la gamme des GeForce RTX 50 lancée en janvier 2025 avec une déclinaison « Super », rien n’est arrivé. Cela n’aide évidemment pas à relancer les ventes. Il est pour rappel bien plus rentable pour NVIDIA de fabriquer des GPU pour les datacenters et l’IA que des GeForce pour les joueurs. Les wafers de silicium et les puces de mémoire étant en quantité limitée, il n’est pas étonnant de voir les revenus sur la partie datacenter autant exploser face aux gamers.

Pendant ce temps-là, la pénurie mondiale de puces mémoire et la vente massive à NVIDIA de la production pour les GPU des datacenters font augmenter les tarifs de nombreux produits. La mémoire et les SSD sont en tête de liste, mais avec des effets collatéraux sur les ordinateurs, les VPS

Depuis l’arrivée de ChatGPT, la branche datacenter a fait x13

Durant la session de questions/réponses de présentation des résultats, Colette Kress, directrice financière du groupe, explique d’ailleurs que NVIDIA « a multiplié par près de 13 son activité de centres de données depuis l’émergence de ChatGPT en 2023 ».

Sur l’année fiscale 2023 (terminée le 29 janvier 2023), les revenus étaient de 26,97 milliards de dollars, pour des bénéfices nets de 4,37 milliards de dollars. Sur 2024 (terminée le 29 janvier 2024), les revenus étaient de 60,92 milliards de dollars (déjà un x2 l’année de lancement de ChatGPT), pour des bénéfices nets de 29,76 milliards de dollars.

Colette Kress ajoute que les produits de la génération « Hopper et une grande partie des produits Ampere, vieux de six ans, sont en rupture de stock dans le cloud ». Concernant les systèmes Grace Blackwell GB200 NVL72 lancés il y a tout juste un an, ils représentent aujourd’hui 9 GW de puissance électrique installée. Avec une puissance de 120/130 kW par baie, cela donne l’équivalent de plus de 70 000 baies déployées à travers le monde.

Le fabricant se félicite aussi de son initiative Sovereign AI dont les revenus ont « plus que triplé d’une année sur l’autre pour dépasser 30 milliards de dollars par an, principalement grâce à des clients basés au Canada, en France, aux Pays-Bas, à Singapour et au Royaume-Uni ».

NVIDIA, USA et Chine : poker menteur autour des GPU et des IA

Sur la question de la Chine, Colette Kress explique que, « bien que de petites quantités de produits H200 pour les clients basés en Chine aient été approuvées par le gouvernement américain, nous n’avons pas encore généré de revenus, et nous ne savons pas si des importations seront autorisées en Chine ».

Selon un haut responsable de l’administration Trump cité par Reuters, cela n’empêcherait pas la Chine d’accéder aux derniers GPU Blackwell : « Le dernier modèle d’IA de la start-up chinoise d’IA DeepSeek, dont la sortie est prévue dès la semaine prochaine, a été entraîné sur la puce IA la plus avancée de NVIDIA ». Le gouvernement rappelait sa ligne : « Nous n’expédions pas de Blackwell en Chine ».

Colette Kress lance un appel aux responsables américains :

« Nos concurrents en Chine, renforcés par les récentes introductions en bourse, progressent et ont le potentiel de bouleverser la structure de l’industrie mondiale de l’IA sur le long terme. Pour maintenir sa position de leader dans le calcul IA, l’Amérique doit engager chaque développeur et doit être la plateforme de choix pour chaque entreprise commerciale, y compris celles de Chine. Nous continuerons à dialoguer avec les gouvernements américain et chinois et à défendre la capacité de l’Amérique à rivaliser dans le monde ».

Vera Rubin toujours « on track » pour le second semestre 2026

La directrice financière en profite pour revenir sur les derniers CPU et GPU en date : Vera Rubin. Les premiers échantillons ont été « expédiés à nos clients plus tôt cette semaine ». NVIDIA espère lancer les expéditions en masse au cours du second semestre de l’année, en phase avec le calendrier annoncé en janvier lors de la présentation des nouvelles puces.

Des datacenters dans l’espace ? Il est encore trop tôt pour Jensen Huang

Pendant l’échange téléphonique, une question a été posée sur la faisabilité des datacenters dans l’espace, dont certains pensent que cela peut être une solution viable et intéressante. Pour Jensen Huang, patron de NVIDIA, il est trop tôt : « La situation économique est mauvaise aujourd’hui, mais elle va s’améliorer avec le temps ».

Le fonctionnement dans l’espace est « radicalement différent de celui sur Terre ». L’énergie, par exemple, « y est abondante, mais les panneaux solaires sont volumineux ». Il fait froid et c’est un avantage pour dissiper la chaleur, mais à cause de « l’absence de circulation d’air, la chaleur ne se dissipe que par radiation et les radiateurs à fabriquer sont assez volumineux ». Quant au refroidissement liquide, c’est « hors de question » pour Jensen Huang car ce genre de système est « lourd et peu résistant ». Se pose aussi la question d’envoyer et de recevoir des Po et des Po de données.

Rappelons que des serveurs ont déjà été envoyés dans l’espace, notamment par HPE qui a fait un retour d’expérience détaillé avec des constatations auxquelles les ingénieurs n’avaient pas pensé au départ. Par exemple, « en l’absence de pesanteur, les composants non attachés flottent à l’intérieur du châssis, y compris le câblage interne ». Certains s’étaient par exemple approchés de ventilateurs qui les avaient « limés ».

Jensen Huang ne ferme cependant pas totalement la porte. « Les méthodes que nous utilisons ici sur Terre diffèrent donc légèrement de celles employées dans l’espace. Cependant, de nombreux modèles concurrents sont en cours d’élaboration et aspirent à être mis en œuvre dans l’espace ».

Samsung Galaxy S26 : SoC Qualcomm modifié, Privacy Display… et IA à tous les étages

26 février 2026 à 12:56
25+1 = 26, le compte est bon !
Samsung Galaxy S26 : SoC Qualcomm modifié, Privacy Display… et IA à tous les étages

Samsung vient de dévoiler sa nouvelle série de smartphones, les (roulements de tambour) Galaxy S26. Ils sont au nombre de trois : le Galaxy S26 de base, le S26+ et enfin le S26 Ultra, avec un « nouveau » SoC Qualcomm aux commandes. Les principales nouveautés sont réservées au S26 Ultra, proposé à partir de 1469 euros.

Galaxy S26, S26+ et S26 Ultra en quelques lignes (et un tableau)

Nous n’allons pas nous étendre des heures sur les caractéristiques techniques. Nous avons regroupé les principales dans le tableau ci-dessous. Comme toujours, la version Ultra a un écran plus grand, plus de mémoire vive sur la version avec 1 To de stockage (16 Go à la place de 12 Go), des capteurs optiques de meilleure qualité, une batterie plus grosse, etc. Un comparatif est aussi disponible sur cette page.

Les trois smartphones sont certifiés IP68, mais à la sauce Samsung. Le fabricant prend en effet le soin d’apporter des précisions : « Testé en laboratoire pour une immersion jusqu’à 1,5 mètre de profondeur dans l’eau douce pendant 30 minutes maximum. Aucune infiltration de poussière ; protection totale contre les contacts (étanche à la poussière). L’étanchéité à l’eau et à la poussière n’est pas permanente et peut diminuer avec le temps en raison de l’usure normale ».

De l’IA, encore de l’IA

Côté logiciel, Samsung annonce que « les améliorations apportées au traitement IA de l’image s’étendent désormais au capteur frontal, capable de reproduire des tons de peau plus naturels et des détails plus fins ». Toujours sur l’IA, le fabricant met en avant son Assistant Photo avec lequel « les utilisateurs peuvent simplement décrire ce qu’ils souhaitent modifier avec leurs propres mots ». Attention, ce n’est pas que du local : « peut nécessiter une connexion réseau et la connexion à un compte Samsung ».

Il y a également Creative Studio, qui « nécessite une connexion réseau et la connexion à un compte Samsung » et regroupe « création et retouche dans un seul espace ». Même chose pour Now Nudge qui propose des « suggestions pertinentes », Now Brief qui « envoie de façon pertinente, en fonction du contexte personnel de l’utilisateur, des notifications portant sur les événements importants, comme une modification apportée à une réservation ou un voyage ».

Des explications et vidéos de présentation sont disponibles par ici.

Privacy Display : une nouveauté intéressante !

Avec le Galaxy S26 Ultra (uniquement), Samsung annonce « le premier Privacy Display intégré de l’industrie mobile ». Ce n’est pas une surprise puisque Samsung avait déjà annoncé son Privacy Display en janvier 2026.

Voici son fonctionnement :

« En contrôlant comment les photodiodes dispersent la lumière, l’écran conserve un contenu clair et lumineux tout en limitant ce que les autres peuvent voir. Contrairement aux protections adhésives traditionnelles, Privacy Display préserve la qualité d’affichage dans toutes les directions lorsqu’il est désactivé, et limite la visibilité depuis des angles de vue latéraux lorsqu’il est activé – même en passant du mode portrait au mode paysage ».

Une vidéo a été publiée par le compte officiel Samsung et le résultat semble intéressant. Le Privacy Display peut s’activer en permanence ou lors de certaines opérations seulement, comme la saisie d’un mot de passe ou d’un code PIN. À confirmer en conditions réelles lorsque le Galaxy S26 Ultra sera disponible : à partir du 11 mars 2026.

Encore un nouveau SoC Qualcomm, le « Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy »

Niveau processeur, Samsung annonce un SoC « Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy », ou bien un Exynos 2600 pour les S26 et S26+ seulement, dans certains pays. En France, c’est la version avec un Exynos 2600 qui est annoncée sur la boutique en ligne de Samsung.

Pour rappel, le « Snapdragon 8 Gen 5 » a été annoncé en novembre dernier. C’est tellement facile de suivre les noms de produits que Qualcomm s’était fendu, en amont, d’un billet explicatif. Qu’est-ce donc alors que cette version « for Galaxy » ? Qualcomm a publié un billet de blog affirmant que c’était le « SoC mobile le plus rapide au monde ». Mais encore ? C’est une version optimisée de la puce pour « bénéficier des dernières expériences Galaxy IA ».

Il y a ensuite une segmentation : avec le FastConnect 7900 de Qualcomm, « les Galaxy S26 Ultra et S26+ renforcent encore cette expérience grâce à l’intégration de l’Ultra Wideband (UWB) ». Il y a également l’APV Codec (Advanced Professional Video, développé par Samsung), mais uniquement pour le S26 Ultra.

Pour les caractéristiques techniques détaillées, on repassera. Qualcomm annonce 19 % de hausse des performances en CPU, 24 % en GPU et 39 % en NPU, mais cette comparaison est faite avec le SoC Snadpragon 8 Elite (que l’on pourrait tout aussi bien appeler Snapdragon 8 Elite Gen 4) des Galaxy S25.

Bref, c’est toujours autant le bazar chez Qualcomm qui multiplie les références, les modifie en cours de route, personnalise des SoC pour ses partenaires, etc.

S26 Ultra : « sept ans de mises à jour »… quid des autres ?

Samsung annonce « sept ans de mises à jour de sécurité et système d’exploitation et 3 ans de garantie commerciale [pour] les Galaxy S26 Ultra et Galaxy S26 Entreprise Edition ». « La fréquence (mensuelle, trimestrielle) des mises à jour de sécurité et de maintenance peut varier selon le modèle de l’appareil », ajoute le fabricant. Rien n’est précisé pour les Galaxy S26+ et S26, dommage.

Les tarifs débutent à 1 469 euros pour le S26 Ultra, 1 269 euros pour le Galaxy S26+ et 999 euros pour le Galaxy S26. Samsung a aussi annoncé des écouteurs sans fils Galaxy Buds 4 avec, selon le constructeur, « des performances audio exceptionnelles et des capacités d’intelligence artificielle avancées ». Ils sont vendus à partir de 179 euros.

[Test] Les différences de performances entre des vCores Arm et x86 sur un VPS

26 février 2026 à 09:07
Passe d’Arm
[Test] Les différences de performances entre des vCores Arm et x86 sur un VPS

Quelles différences sur les performances CPU entre des vCores Arm et d’autres x86 ? Nous lançons une batterie de tests sur deux VPS de chez Hetzner, deux jumeaux, mais le premier avec des cœurs Ampere (Neoverse N1 d’Arm) et le second des cœurs Skylake d’Intel.

Dans les VPS d’entrée de gamme, Hetzner propose le choix entre deux architectures pour la partie CPU : x86 avec un processeur Intel ou AMD suivant les stocks, ou bien Arm avec un CPU Ampere (cœurs Neoverse N1 selon l’annonce de 2022). La différence de prix entre les deux est faible : moins de 40 centimes par mois, à l’avantage du x86 qui est le plus abordable.

Les cœurs Arm sont plus chers que les cœurs x86

La différence se creuse avec le nombre de vCore : 1,2 euros de plus avec 4 vCore Ampere au lieu de 4 vCore Intel/AMD, 3,6 euros avec 8 vCores et enfin 8,4 euros avec 16 vCores. Le CX53 en x86 est à 20,98 euros par mois, contre 29,39 euros pour le CAX41 en Arm.

Dans le cadre de ce test, nous avons donc mis face à face un VPS CX23 et un CAX11. Les deux ont 2 vCore, 4 Go de mémoire, 40 Go de stockage, 20 To de trafic inclus et sont localisés en Allemagne à Nuremberg, dans le datacenter NBG1. Seule différence : des cœurs Skylake pour notre CX23 et Neoverse N1 (confirmés par les informations renvoyées par notre VPS) pour CAX11.

Sur la partie CPU, Arm prend le large

Nous avons d’abord passé le nouveau VPS en Arm à la moulinette de notre protocole de test pour les VPS (pensé pour du x86 à la base). Certaines mesures ne sont donc pas réalisables, notamment celles exploitant le jeu d’instructions SSE2 qui n’est disponible que sur x86. Tous les résultats sont dans cette feuille de calcul au format ODS.

Sur un seul cœur, Hetzner en version ARM est juste en dessous du cœur AMD EPYC de chez Ionos sur le test Sysbench. De manière générale, la partie CPU du VPS Hetzner avec des cœurs Ampere écrase totalement le VPS Hetzner avec des cœurs x86 dans la quasi-totalité des tests.

Les performances font jusqu’à x6 sur OpenSSL AES sur 256 bits, quasiment x4 sur Sysbench CPU et Prime, x2 sur OpenSSL, x1.5 sur Z-ZIP et CoreMark, etc. Ce n’est pas une règle absolue, sur OpenSSL en RSA 2048 bits les performances en ARM sont trois fois plus faibles qu’en x86, que ce soit sur le nombre de signatures ou de vérifications par seconde.

Sur les scores mémoire Sysbench, les résultats se tiennent sur des données de 1 ko, mais la version Arm prend la tête quand on passe à 1 Mo.

Nous avons également créé un diagramme de Kiviat du VPS Hetzner en version Arm afin de le comparer aux autres de notre comparatif (tous en x86). Pour la partie réseau, les résultats doivent être pris avec des pincettes : les tests n’ont pas été réalisés en même temps, ils sont donc plus difficilement comparables.

Dans l’ensemble, le VPS en version Arm fait mieux que son équivalent en x86. Au lieu d’être dans la moyenne basse des résultats, le VPS avec CPU Ampere est dans la moyenne haute, quasiment à égalité avec le VPS OVHcloud équipé de quatre cœurs virtuels.

Unixbench et GeekBench : Arm vs x86 sur les tests synthétiques

Passons maintenant aux tests globaux avec Unixbench : le VPS avec des cœurs Ampere obtient un score trois fois plus élevé que celui de son homologue en x86.

Sur Geekbench 6 (en version Preview pour architecture Arm), le VPS Ampere est environ 40 % plus rapide que le VPS Intel. Les résultats des deux VPS sont disponibles sur cette page.

La réalité est toujours plus compliquée quand il s’agit de comparer des architectures aussi différentes. Les résultats dépendront en grande partie des types de tests, de la présence ou non d’accélération matérielle sur les cœurs, etc.

Nous avons lancé toute une série de tests dont les résultats sont regroupés dans le tableau ci-dessous. Vous pouvez également télécharger la feuille de calcul au format ODS.

Cela ne couvre pas tous les usages, loin de là, mais permet d’avoir quelques ordres de grandeur. Un dernier résultat pour finir, à contrecourant de Sysbench, GeekBench et Unixbench : le temps de compilation du noyau Linux est 2,3 fois plus rapide sur x86 que sur Arm.

Faites vos tests

Avec sa facturation à l’heure, Hetzner permet de tester sans devoir dépenser plus que nécessaire. Par exemple, pour nos tests sur le VPS CAX11 avec des cœurs Ampere, nous l’avons pris pendant 16 heures pour un coût de 11 centimes environ.

Si vous avez des doutes sur l’architecture Arm proposée par Hetzner sur ses VPS d’entrée de gamme, vous pouvez tester pour quelques dizaines de centimes des cas d’usage précis.

☕️ L’Europe envisage d’étendre le « roaming comme à la maison » à six pays des Balkans

26 février 2026 à 08:36

Après des années de travaux et de discussions, la fin des frais d’itinérance est entrée en vigueur le 15 juin 2017 en Europe. En 2021, les accords ont été prolongés de dix ans, avec de nouvelles règles pour mieux informer les clients et surtout proposer le « même niveau de qualité » en roaming qu’à la maison.

Sur X, Marta Kos, la commissaire européenne à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage, explique avoir « proposé d’entamer des discussions pour étendre cette initiative aux « Western Balkans«  ». Cela concerne en théorie la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Serbie, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo.

Ces pays ont officiellement « obtenu le statut de pays candidat et sont en train de réformer leur législation nationale afin de l’aligner sur les règles, réglementations et normes de l’UE », à l’exception du Kosovo qui a déposé sa candidature d’adhésion en 2022.

L’Arcep rappelle que, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la zone géographique du « Roam like at home » (RLAH de son petit surnom) comprend l’Ukraine et la Moldavie, en plus des pays de l’espace économique européen, c’est-à-dire les 27 États membres de l’UE (dont ne fait plus partie le Royaume-Uni), l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège.

Marta Kos explique que « les frais d’itinérance constituent un problème dans les Balkans occidentaux, notamment pour les travailleurs frontaliers et les familles qui appellent leurs proches à l’étranger. Les factures surprises en voyage sont quelque chose que nous n’acceptons plus dans l’UE ».

C’est loin d’être fait puisqu’il n’est pour le moment question que d’ouvrir les discussions.

☕️ Chez HP, la mémoire (RAM, stockage) va représenter plus d’un tiers du prix d’un PC

26 février 2026 à 08:09

HP a publié cette semaine son premier bilan de 2026 (clôturé le 31 janvier). Les revenus sont en hausse de 6,9 % sur un an, avec 14,4 milliards de dollars, contre 13,5 milliards il y a douze mois. Les produits représentent toujours la quasi-totalité des ventes, avec 13,6 milliards de dollars. Les bénéfices nets sont de 545 millions de dollars, en baisse par rapport à 2025 (565 millions).

« Nous sommes heureux d’annoncer un premier trimestre solide, marqué par une forte croissance des systèmes personnels, notamment grâce à la dynamique continue des PC dotés d’IA », explique Bruce Broussard, CEO par interim de l’entreprise. Les AI PC sont des portables avec une puce dédiée au traitement des fonctions d’IA, comme un NPU. Lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats, HP précise que les AI PC représentent plus de 35 % des livraisons.

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La directrice financière Karen Parkhill revient sur l’explosion des coûts de la mémoire : « Nous avons indiqué le trimestre dernier que les coûts de mémoire et de stockage représentaient environ 15 % à 18 % de la facture des matériaux des PC, et nous estimons actuellement cela à environ 35 % pour cette année ». C’est donc deux fois plus en l’espace de quelques mois. Toujours lors de la conférence de presse, HP a expliqué que les coûts de la mémoire ont augmenté d’environ 100 % entre le premier et le deuxième trimestre… et d’autres hausses sont attendues.

Les tensions sur les puces de mémoire très prisées par les fabricants de GPU pour l’intelligence artificielle ont déjà fait exploser les prix sur les kits mémoire, ainsi que sur les SSD. Comme nous l’avons déjà expliqué, des hausses sont également de la partie sur les HDD.

Cette situation tendue a également des effets de bord sur du matériel déjà en place, notamment chez les hébergeurs. OVHcloud et Hetzner ont annoncé des hausses sur leurs nouveaux serveurs… mais aussi du matériel bien plus ancien, qui a parfois plus de 10 ans.

☕️ Firefox 149 bêta est disponible, avec Split View pour les onglets

26 février 2026 à 07:01

Alors que Firefox 148 vient d’arriver avec son kill switch pour les fonctions liées à l’intelligence artificielle, Mozilla vient de mettre en ligne la bêta de la version 149.

Elle propose par défaut une nouvelle fonctionnalité Split View pour les onglets, permettant, au sein d’une même fenêtre de Firefox, de séparer l’affichage en deux. Cette fonctionnalité était présente depuis quelques semaines dans les nigthlies.

Il suffit de faire un clic droit sur un onglet et de cliquer sur « Add Split View » pour ne l’afficher que sur la moitié de la fenêtre, avec un nouvel onglet sur la seconde moitié. Vous pouvez également sélectionner deux onglets, faire un clic droit et choisir « Open in Split View » pour les assembler. Il est évidemment possible de les séparer par la suite.

Comme moi, bon nombre de personnes utilisaient déjà deux fenêtres de leur navigateur pour les afficher l’une à côté de l’autre, mais cette séparation au sein d’une même fenêtre de Firefox permettra certainement plus de flexibilité. Une fonctionnalité équivalente a récemment fait son apparition dans le canal stable de Chrome.

Pour télécharger Firefox 149 bêta c’est par là. La version finale est attendue pour le 24 mars 2026.

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