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Apple lance son MacBook Neo avec une puce d’iPhone, à partir de 699 euros

4 mars 2026 à 15:17
Le "continuum" Apple à son paroxysme ?
Apple lance son MacBook Neo avec une puce d’iPhone, à partir de 699 euros

Apple a confirmé mercredi le lancement de son premier ordinateur portable équipé d’une puce héritée de l’iPhone. Affiché à 699 euros dans sa version 256 Go, le MacBook Neo constitue donc la nouvelle porte d’entrée vers macOS avec un écran 13 pouces, une puce A18 Pro et jusqu’à 16 heures d’autonomie.

L’annonce ne constitue pas précisément une surprise dans la mesure où les principaux détails avaient déjà fuité, jusqu’au nom de l’appareil : Apple a donc mis à profit son événement du 4 mars pour présenter à la presse son dernier-né, le MacBook Neo : un ordinateur portable au format 13 pouces au tarif nettement plus agressif que le reste de la gamme, qui vient d’être renouvelée.

L’appareil est en effet lancé à 699 euros dans sa version 256 Go. Une seconde version facturée 799 euros permet quant à elle de profiter de 512 Go de stockage mais aussi d’un capteur TouchID au niveau du clavier. Outre la couleur du châssis, la capacité de stockage est la seule option proposée.

Le processeur de l’iPhone 16 Pro aux commandes

Si Apple présente le MacBook Neo comme équipé de la dernière version en date de macOS, l’appareil présente bien entendu un compromis par rapport aux actuels MacBook Pro et MacBook Air : exit les puces M4 ou M5, et place à un composant hérité de l’iPhone. En l’occurrence, il s’agit sur cette première version d’une puce A18 Pro, celle qu’Apple a introduit pour la première fois en septembre 2024 avec l’iPhone 16 Pro.

Dans la version intégrée au MacBook Neo, l’A18 Pro dispose d’une partie CPU à six cœurs (deux orientés performances, quatre centrés sur l’efficacité), accompagnée d’un GPU à cinq cœurs et d’un neural engine à 16 cœurs.

Donné pour 60 Go/s de bande passante mémoire, la puce est accompagnée de 8 Go de mémoire unifiée (LPDDR5). Des caractéristiques identiques à celles revendiquées par Apple pour l’iPhone 16 Pro, ce qui laisse penser que la partie NPU devrait là aussi délivrer 35 TOPS, et que l’appareil profitera de l’USB 3 à 10 Gb/s. Il est par ailleurs compatible Wi-Fi 6E et Bluetooth 6, et dispose d’une webcam 1080p.

Une autonomie et des fonctionnalités de MacBook

La firme de Cupertino annonce la prise en charge des fonctions Apple Intelligence, et promet des performances suffisantes pour tous les usages courants. « Le MacBook Neo est le binôme idéal pour étudier, qu’il s’agisse de réviser pour un examen, de synthétiser des notes de cours avec Apple Intelligence ou d’élaborer des présentations », cible notamment l’entreprise.

La dalle interne, IPS, affiche 2 408 x 1 506 pixels à 219 pixels par pouce, avec une luminosité max de 500 nits. Le châssis est donné pour 1,23 kg, avec une épaisseur de 1,27 cm, des lignes rectangulaires assouplies par une coque arrondie et quatre coloris au choix. L’écran n’est pas tactile, mais on retrouve le Trackpad Multi‑Touch des autres ordinateurs de la marque. De façon inédite, les hauts-parleurs se situent sur la tranche de l’ordinateur. Deux micros les accompagnent.

Doté de deux connecteurs USB format Type-C (un en USB 3 offrant la prise en charge d’un écran externe jusqu’au 4K à 60 Hz et DisplayPort 1.4, l’autre en USB 2), il propose également une prise casque 3,5 mm.

La batterie intégrée de 36,5 Wh offrirait jusqu’à 16 heures d’autonomie, avec une recharge via USB-C exigeant au moins 20W. Rappelons qu’en Europe, Apple ne fournit plus de bloc secteur avec ses ordinateurs portables : l’entreprise se limite à un simple câble de charge USB-C (1,5 m) et vend le chargeur en option.

Le MacBook Neo est dès à présent disponible à la précommande chez Apple, avec une disponibilité fixée au 11 mars, comme les autres produits lancés cette semaine par la marque. Rappelons que l’entreprise a annoncé depuis lundi l’iPhone 17e, l’iPad Air avec une puce M4 et le renouvellement de ses gammes MacBook Pro et MacBook Air.

Comparaison entre MacBook Neo et MacBook Air M5 selon Apple – capture d’écran

Accenture rachète Ookla, Speedtest et Downdetector pour 1,2 milliard de dollars

4 mars 2026 à 14:32
Accenture rachète Ookla, Speedtest et Downdetector pour 1,2 milliard de dollars

Accenture a annoncé mardi la conclusion d’un accord portant sur l’activité d’Ookla, la branche des services et solutions « connectivité » du groupe média Ziff Davis, qui réunit notamment Speedtest et Downdetector. La transaction est chiffrée à 1,2 milliard de dollars, en cash.

Pour beaucoup d’internautes, Speedtest et Downdetector font presque office de services en ligne réflexe : le premier pour vérifier que la nouvelle box promue à grands renforts de superlatifs par votre opérateur tient ses promesses… et le second pour essayer de comprendre si vous êtes le seul dans la panade face à cette satanée page Web qui boucle sur une erreur 500…

Accenture veut se renforcer sur la connectivité

Si ces services sont très identifiés du grand public et génèrent des audiences significatives (Speedtest est même disponible via les PowerToys Windows), ils s’intègrent également dans des solutions à la fois plus complexes et plus ambitieuses, destinées cette fois au marché des entreprises.

C’est vraisemblablement ce volet professionnel qui a alimenté la convoitise d’Accenture : le géant américain des services numériques (70 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur l’exercice 2025, 779 000 employés à la clôture de ce dernier) vient en effet d’annoncer l’acquisition d’Ookla (430 employés), la maison mère de Speedtest et Downdetector, également éditrice de Ekahau (mesure et optimisation de la performance des réseaux sans fil locaux) et Rootmetrics (mesure de la performance des réseaux mobiles sur le terrain), deux solutions intégrées suite à des croissances externes.

« Grâce à la suite Ookla, nous proposerons des services d’intelligence réseau de bout en bout, essentiels à la transformation numérique par l’IA, déclare Manish Sharma, directeur de la stratégie et des services chez Accenture, dans un communiqué. À l’ère de l’accès omnicanal et automatisé, une connectivité fluide et à faible latence est un atout concurrentiel majeur, et ces outils permettent aux entreprises de créer les environnements haute performance dont elles ont besoin. »

231 millions de dollars de chiffre d’affaires

Accenture ne communique pas le montant de la transaction, qui reste par ailleurs soumise aux habituelles approbations réglementaires, mais Ziff Davis, l’actuel propriétaire, l’évoque de façon explicite.

Le groupe, principalement connu pour ses activités dans les médias (il a par exemple racheté CNET en 2024), annonce une transaction chiffrée à 1,2 milliard de dollars, réalisée en cash, et souligne que l’activité correspondante a généré 231 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2025, soit environ 16 % de ses recettes totales.

La publication, fin février, des résultats annuels de Ziff Davis, montre que sa branche « connectivité » a réalisé une croissance de 8 % sur un an. Le groupe ne précise en revanche pas le niveau de marge et la rentabilité associés.

L’UNSS admet une fuite comprenant les photos d’identité de collégiens et lycéens

4 mars 2026 à 10:20
L'UNSS, ses cross boueux et ses fuites de données...
L’UNSS admet une fuite comprenant les photos d’identité de collégiens et lycéens

Déjà victime d’un piratage en 2025, l’Union nationale du sport scolaire (UNSS) a reconnu mardi avoir fait l’objet d’un vol de données issues de son outil de gestion de la relation avec les licenciés. Quelques jours plus tôt, le groupe Dumpsec affirmait être en possession de 890 000 photos émanant de l’UNSS.

L’Union nationale du sport scolaire (UNSS) a reconnu mardi 3 mars avoir été victime d’une fuite de données qu’elle présente comme « issues de son outil de gestion OPUSS ». L’intrusion dont elle découle remonterait à plusieurs mois.

« Ces données avaient fait l’objet d’une exfiltration dispersée en novembre 2025, pour laquelle l’UNSS avait immédiatement alerté son prestataire technique. La mise en vente récente de ces données a conduit à une nouvelle mobilisation des équipes et à l’activation des procédures prévues en matière de cybersécurité », affirme l’organisation.

890 000 photos exposées ?

Son message fait suite à la publication, le 28 février dernier, d’un post de forum signé Dumpsec annonçant la mise en vente de deux fichiers issus de l’UNSS : un jeu de 7 millions d’enregistrements et un ensemble de 889 000 photos des collégiens et lycéens qui constituent la base des licenciés de l’organisation. Cette annonce a été relayée le jour même sur les réseaux sociaux, et c’est probablement ce qui a conduit l’UNSS à finalement réagir mardi.

L’Union ne commente pas le volume de données évoqué par l’auteur du post en question, mais elle confirme en revanche que des données personnelles et des photos d’adhérents ont été compromises :

« À ce stade des investigations, les données susceptibles d’être concernées comprennent des informations d’identification liées aux licences UNSS (nom, prénom, genre, date de naissance, établissement scolaire, classe, date d’inscription, URL de photographie d’identité). Les premières analyses indiquent que les données financières (RIB, mandats de prélèvement SEPA) ainsi que les données relatives au handicap ne seraient pas concernées par cet incident. »

Elle ajoute une précision qui appuie l’une des allégations des auteurs de l’annonce : « Les liens permettant d’accéder aux images ont été rendus inopérants ». Dans le post initial annonçant la fuite, ces derniers illustraient en effet leur promesse avec un lien pointant directement vers un répertoire du sous-domaine dédié à l’outil OPUSS sur le site de l’UNSS.

Le retour d’un prestataire déjà auréolé de nombreuses fuites

En réponse à cette fuite manifeste, l’UNSS indique avoir, « dès confirmation des faits », notifié l’incident aux autorités ainsi qu’à la Cnil, saisi l’ANSSI et engagé, avec son prestataire technique, une analyse approfondie des journaux de connexion afin d’identifier précisément l’origine et le périmètre de l’incident. Sur ce point, elle affirme que le « compte utilisateur identifié comme point d’entrée a été immédiatement neutralisé », mais ne donne aucune autre précision sur les modalités de cet accès.

L’UNSS n’indique nulle part sur son site la qualité du prestataire technique en question, et le lien censé pointer les mentions légales de la partie publique de l’intranet OPUSS est inopérant. En 2022, un certain Exalto se réjouissait toutefois de désormais compter l’UNSS parmi les clients de sa solution E-licence, destinée précisément au secteur des associations et fédérations sportives.

Or le procédé mis en œuvre (accès à un compte utilisateur avec probable élévation des privilèges via une faille de sécurité) rappelle précisément le mode opératoire impliquant E-licence et Exalto, révélé par Next début 2025 au cœur de la vague d’intrusions qui avait frappé plusieurs dizaines de fédérations sportives. Le code source de la page d’accès à OPUSS confirme que le portail exploite bien E-licence.

En attendant que l’UNSS (qui organise pour mémoire les fameux cross et bon nombre de rencontres sportives scolaires) demande des comptes à son prestataire, elle diffuse avec un bel enthousiasme les photos vers l’édition 2026 de son cross national sous forme de dossiers hébergés sur Google Drive.

En juin 2025, de jeunes pirates affirmaient déjà avoir mis la main sur 7 millions d’enregistrements issus de la base de données de l’UNSS.

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