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[Tuto] Renforcer la sécurité de son VPS avec fail2ban, clés SSH, What’s Up Docker…

13 mars 2026 à 15:11
Des choses de prévues ce week-end ?
[Tuto] Renforcer la sécurité de son VPS avec fail2ban, clés SSH, What’s Up Docker…

Vous utilisez un VPS, mais vous n’avez pas encore configuré sa sécurité ? C’est un problème à prendre au sérieux puisque votre serveur est attaqué plusieurs milliers de fois par jour. Next vous donne quelques bases pour mettre à jour les composants, les conteneurs Docker, surveiller les tentatives de connexions, etc.

Les VPS ont l’avantage de vous permettre, pour quelques euros par mois, de reprendre la main sur la gestion de certaines de vos données. Nous avons déjà expliqué comment installer un gestionnaire de mots de passe. D’autres tutos arrivent avec un serveur VPN dès la semaine prochaine.

Un VPS, c’est aussi un serveur hébergé chez une société tierce et directement exposé sur Internet. Il mérite donc une attention particulière au niveau de la sécurité, surtout s’il dispose de vos données (personnelles). À titre d’exemples, nos VPS sont attaqués en moyenne 10 000 fois par jour sur le port 22 (SSH).

Dans ce tuto, nous allons passer en revue quelques règles simples à mettre en place pour les mises à jour et bloquer ceux qui tenteraient de passer. Attention, cela ne remplace pas l’expertise d’un sysadmin car il existe évidemment de nombreuses autres bonnes pratiques à mettre en place, notamment une surveillance constante des logs, du fonctionnement du serveur et des applications.

Suivant l’importance des données que vous souhaitez mettre sur un serveur exposé sur Internet, il faudra passer la seconde avec des serveurs « gérés » (managed) avec des professionnels, s’occupant de l’installation et des mises à jour.

Le problème des versions non-LTS de Ubuntu (9 mois de support)

Dans notre cas, nous sommes avec Ubuntu 25.04 (la dernière disponible chez OVHcloud actuellement pour notre gamme de VPS), un problème car cette version n’est plus officiellement maintenue. Nous devons donc passer en 25.10, en attendant la 26.04 LTS qui sera maintenue plusieurs années.

Le choix d’une version LTS est intéressant pour cela, car les versions classiques ne sont maintenues que pendant neuf mois). Une solution aurait été d’installer le serveur dès le début en 24.04 (LTS), une version proposée par OVHcloud. Si vous installez votre VPS pour la première fois, partir sur une LTS peut être une bonne idée.

La commande sudo do-release-upgrade permet de se mettre à jour notre Ubuntu… sauf que non, le système nous répond : « Your Ubuntu release is not supported anymore. For upgrade information, please visit: http://www.ubuntu.com/releaseendoflife. Please install all available updates for your release before upgrading ».

Pour passer à Ubuntu 25.10, nous devons donc d’abord mettre à jour toutes nos applications, avec les commandes sudo apt update && sudo apt upgrade, puis relancer sudo do-release-upgrade pour le système d’exploitation en lui-même. Cette fois-ci ça marche !

Attention, à la fin nous avons eu un message : « System upgrade is complete. Restart required. To finish the upgrade, a restart is required ». Un reboot plus tard, retour à PuTTY et nous voilà bien avec Ubuntu 25.10. Reste maintenant plus qu’à attendre Ubuntu 26.04 LTS pour migrer sur cette version, et rester ensuite quelques années dessus (cinq ans actuellement, avec une LTS tous les deux ans).

Des mises à jour (de sécurité) installées automatiquement


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☕️ CEO depuis 18 ans d’Adobe, Shantanu Narayen va démissionner… à cause de l’IA ?

13 mars 2026 à 10:00


Dans un communiqué, Adobe explique que Shantanu Narayen démissionnera de son poste de CEO une fois que son successeur sera trouvé. Il restera par contre président du conseil d’administration pour assurer la transition. C’est Frank Calderoni, administrateur indépendant d’Adobe, qui dirige un comité spécial en charge d’examiner les candidatures, aussi bien internes qu’externes.

Il en profite pour jeter des fleurs au futur ex-CEO, qu’il présente comme « architecte de la transformation d’Adobe au cours des 18 dernières années, et pour avoir positionné avec succès Adobe dans une ère pilotée par l’IA ». Shantanu Narayen a publié un mémo pour ses équipes. Il évoque lui aussi l’intelligence artificielle : « La prochaine ère de la créativité est en train de s’écrire – façonnée par l’IA, par de nouveaux flux de travail et par des formes d’expression entièrement nouvelles. Adobe n’a jamais attendu l’arrivée du futur. Nous l’avions anticipé. Nous l’avons construit ».

Bloomberg n’est pas vraiment du même avis : « Le CEO d’Adobe va démissionner face aux préoccupations des investisseurs concernant l’IA », titrent nos confrères. Adobe « fait partie d’un groupe d’entreprises de logiciels applicatifs, dont Salesforce Inc et Atlassian Corp, perçues comme ayant du mal à conquérir de nouveaux clients face aux nouveaux arrivants de l’IA », affirment-ils.

Toujours selon Bloomberg, les investisseurs étaient de plus en plus nombreux à remettre en question les choix et l’orientation de Shantanu Narayen pour Adobe. « L’IA générative a facilité la création de médias visuels sans les produits coûteux d’Adobe. Beaucoup des nouveaux outils créatifs d’IA les plus populaires, comme les modèles d’IA Veo 3 de Google, sont développés par des concurrents ». L’IA est pourtant au cœur des annonces des conférences MAX depuis quelque temps maintenant, mais ce n’est a priori pas suffisant.

En bourse, le cours de l’action d’Adobe est en baisse depuis maintenant près de deux ans. Après une année 2021 au plus haut, la chute a été brutale en 2022, avant une remontée en 2023 et 2024. Actuellement, l’action est à 270 dollars, en dessous des 275 dollars de septembre 2022 quand Adobe était dans le creux de la vague.

Emails des mairies : près de 30 millions d’habitants soumis à des solutions américaines

13 mars 2026 à 09:18
Out look !
Emails des mairies : près de 30 millions d’habitants soumis à des solutions américaines

Comment les mairies appréhendent-elles la question de la souveraineté des emails ? Une question d’autant plus importante à l’aune des élections municipales. Orange est le fournisseur d’emails d’une mairie sur deux en France, mais principalement en milieu rural (qu’il verrouille d’ailleurs à sa manière). Microsoft est présent dans de plus grandes villes et touche près de 18 millions d’habitants.

Les emails sont un moyen de communication largement répandu, aussi bien pour échanger avec ses proches, des connaissances, des entreprises et même des services publics. Ils sont aussi un enjeu de souveraineté important avec trois acteurs majeurs américains fortement présents en France : Microsoft, Google et Amazon.

Les emails, un enjeu de souveraineté à ne pas négliger !

Le problème étant que les géants américains peuvent accéder aux emails et les couper, comme cela s’est déjà produit par le passé à des juges de la Cour pénale internationale.

Comme nous l’avons récemment expliqué, 88 % des startups de la French Tech passent par des outils américains pour leurs emails. Même chose avec des entreprises du CAC40, des écoles et même des instituts, commissions, autorités et autres administrations françaises.

Qu’en est-il des mairies ? Le sujet nous a été remonté par Gael sur X, suite à la publication d’une carte concernant la Suisse. Il rappelle d’ailleurs le travail déjà fait par Jurgen Gaeremyn. Pour notre projet, nous sommes donc partis du code MX Check que propose Jurgen sur GitLab, des tracés de France Geojson de Grégoire David sur GitHub et nous avons travaillé avec Claude Code pour le reste.

Pour les données, nous nous sommes rendus sur le site data.gouv.fr du gouvernement, plus précisément sur la page « Annuaire de l’administration – Base de données locales » qui contient « plus de 86 000 guichets publics locaux », dont les mairies. « Elle fournit leurs coordonnées (adresses, téléphones, site internet, horaires d’ouverture, coordonnées de géolocalisation) », ainsi que l’email de contact. Les données proviennent de « Public.gouv.fr /DILA ».

Nous avons aussi utilisé le fichier Base de données locales de Service-public.gouv.fr daté du 6 mars 2026. Pour la population de chaque ville, les données viennent de l’Insee (2021). Comme vous pouvez le voir sur la carte, certains points sont mal placés (des villes françaises se trouvent par exemple au… Kazakhstan), mais cela vient d’un problème dans les longitudes et latitudes du fichier en open data.

Le résultat est disponible sous la forme d’une carte interactive des villes françaises avec le fournisseur d’email utilisé. Pour cela, nous avons regardé les MX Domains de l’adresse email de contact indiquée dans le fichier en open data. Certaines villes, comme Toulouse, n’ont pas d’email de contact référencé, vous pouvez alors passer sur les MX Domains du site officiel de la commune, s’il est disponible bien évidemment.

Un sélecteur vous permet de changer de mode de vue : par villes, par départements, par régions et, un dernier mode très intéressant, par habitants. Le rond de chaque ville est ainsi proportionnel au nombre d’habitants : plus ils sont nombreux, plus le diamètre est important.

Passons maintenant à l’analyse des statistiques.

Orange domine les villes, Microsoft domine les habitants


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☕️ Une nouvelle version de TrueNAS arrive : Connect, avec des fonctions payantes

13 mars 2026 à 07:40


iXsystems, qui s’occupe du développement de TrueNAS, affirme que ses utilisateurs demandaient depuis longtemps un « moyen d’accéder aux fonctionnalités de TrueNAS Enterprise sur leur propre matériel ».

Comme l’expliquent les développeurs, il y a actuellement deux îlots distincts de TrueNAS : Community Edition (CE) en open source et Enterprise disponible seulement avec des NAS vendus par l’entreprise. TrueNAS Connect vient faire le pont entre les deux, avec des fonctions supplémentaires par rapport à CE, mais pas toutes celles de TrueNAS Enterprise non plus.

iXsystems présente Connect comme un panneau de contrôle en ligne pour simplifier la gestion de TruNAS : « depuis une seule interface, vous pouvez gérer plusieurs systèmes, surveiller l’état du système, configurer des alertes, visualiser le matériel et effectuer des installations web. TrueNAS Connect fonctionne sur votre réseau en utilisant des web sockets sécurisés, une authentification OAuth simple, et aucun matériel supplémentaire ».

Cette nouvelle version sera disponible avec un premier palier gratuit « Foundation », avec deux systèmes TrueNAS maximum et un suivi en temps réel, mais aussi des publicités dans les emails et l’interface en ligne. L’offre « Plus » est annoncée à 60 dollars par an (actuellement en promotion à 30 dollars) avec des fonctionnalités supplémentaires, puis arrivera plus tard « Business » pour ceux qui ont besoin de gérer davantage de machines.

iXsystems affirme enfin que « TrueNAS Community Edition restera toujours une solution de stockage sans frais. Aucune fonctionnalité existante ne sera payante, et de nouvelles seront ajoutées comme toujours. TrueNAS Connect est totalement optionnel ».

La première bêta de TrueNAS 26 (avec la nouvelle numérotation des versions) est toujours prévue pour avril, avec la version finale attendue pour le troisième trimestre.

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