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Football : le parquet d’Arras sanctionne une vingtaine d’utilisateurs de boîtiers IPTV

18 mars 2026 à 17:41
Arrêts de jeu
Football : le parquet d’Arras sanctionne une vingtaine d’utilisateurs de boîtiers IPTV

La Ligue de football professionnel (LFP) s’est félicitée mercredi de la sanction, par le parquet d’Arras, d’une vingtaine d’utilisateurs de boîtiers IPTV permettant d’accéder gratuitement aux chaines payantes. Ils devront s’acquitter d’amendes comprises entre 300 et 400 euros.

Les sommes sont dérisoires au regard des revenus du football professionnel, mais la peine revêt une portée hautement symbolique pour la LFP : la justice vient en effet de sanctionner des utilisateurs finaux de ces fameux boîtiers IPTV qui font trembler les diffuseurs de la télévision payante.

Relayée par la LFP mercredi 18 mars au soir, la décision émane du parquet d’Arras. Ce dernier a en effet diligenté plusieurs enquêtes sur les réseaux qui prospèrent autour de la vente et de la promotion de ces petites box, souvent sous Android, qui ouvrent un accès à un très large panel de chaînes de télévision payante du monde entier, en échange d’un abonnement de quelques euros par mois.

Mesure de composition pénale pour les usagers

Si la procédure pénale engagée spécifiquement par la LFP cible des prévenus « soupçonnés de revente d’abonnements IPTV illégaux », l’enquête a également permis d’identifier des usagers, et c’est à ces derniers que le parquet d’Arras a proposé une mesure de composition pénale : accepter une amende, comprise ici entre 300 et 400 euros, pour éviter un procès pénal.

« Ces mesures s’appuient sur l’article 79 - 4 de la loi de 1986 », précise la LFP. Le texte en question prévoit une amende pouvant atteindre 7 500 euros pour les usagers d’un dispositif « conçu, en tout ou partie, pour capter frauduleusement des programmes télédiffusés, lorsque ces programmes sont réservés à un public déterminé qui y accède moyennant une rémunération versée à l’exploitant du service ».

La LFP réaffirme sa détermination à utiliser tous les moyens légaux à sa disposition :

« La lutte contre le piratage constitue une priorité absolue pour le groupe LFP. De nombreuses actions pénales ciblant les revendeurs d’abonnements IPTV sont ainsi engagées, et leurs clients peuvent, à ce titre, être entendus et poursuivis. »

Elle profite de l’occasion pour rappeler sa demande, récurrente, de moyens d’action accrus, « en créant de nouvelles incriminations pénales spécifiques dans le Code du sport, et d’autre part, en mettant en place un dispositif de blocage automatisé en temps réel ».

Un business toujours plus lucratif ?

Les acteurs de la télévision payante et tout particulièrement les diffuseurs sportifs sont pour l’instant tenus d’obtenir des ordonnances de blocage, qui supposent un examen par le tribunal judiciaire, et les contraignent à multiplier les procédures pour, par exemple, obtenir que les fournisseurs de VPN soient, eux aussi, astreints à bloquer les sites litigieux.

À l’appui de leurs arguments, les diffuseurs rappellent régulièrement que le marché de l’IPTV représente une surface importante, et mobilise de véritables réseaux organisés. En 2024, une enquête de la police italienne et d’Europol a amené de l’eau à leur moulin en révélant les contours d’un trafic qui représentait 22 millions de clients et quelque 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel.

Plus récemment, DAZN s’est offert les services de quelques experts-conseils pour tenter de chiffrer le manque à gagner lié au piratage des chaînes payantes. Selon le rapport réalisé pour la chaîne britannique, relayé en novembre dernier par l’Équipe, plus de 8 millions de boîtiers IPTV étaient en circulation en France. Associés à un abonnement estimé à 50 euros par an, ils généreraient dans leur ensemble un volume d’affaires de l’ordre de 400 millions d’euros pour les réseaux commercialisant ces services.

Le contexte est particulièrement crucial pour la LFP puisque cette dernière a lancé, en juillet dernier, sa propre plateforme de diffusion payante dédiée au championnat français, Ligue1+.

Mistral Small 4, GPT‑5.4 mini et nano : deux approches pour les « petits » modèles

18 mars 2026 à 16:13
Et si on distille une mixture ?
Mistral Small 4, GPT‑5.4 mini et nano : deux approches pour les « petits » modèles

Pour réduire la taille de son modèle GPT-5.4 et lancer des versions mini et nano, OpenAI utilise la distillation. Chez Mistral, l’approche n’est pas la même : le français passe par une « mixture » d’experts. Deux approches pour un même but : des modèles plus rapides et moins coûteux.

Cette semaine, Mistral a annoncé son nouveau modèle Small 4. C’est, selon l’entreprise française, son « premier modèle à unifier les fonctionnalités de nos modèles phares : Magistral pour le raisonnement, Pixtral pour le multimodal et Devstral pour le code, en un seul modèle polyvalent ». Il est proposé en open source sous licence Apache 2.0, et l’entreprise en profite pour rejoindre la NVIDIA Nemotron Coalition.

Mistral Small 4 : 4 « experts » pour chaque token, sur 128 disponibles

Au niveau de l’architecture, Small 4 utilise une Mixture of Experts (MoE). Cette technique existe depuis longtemps et se base sur l’idée de « diviser pour régner ». Dans cette approche, « le modèle est composé de multiples modèles individuels appelés « experts », chacun se spécialisant dans un aspect des données. Le modèle inclut également une fonction de « gating » qui détermine quel expert ou combinaison d’experts consulter pour une entrée donnée », explique Orange.

Le modèle de base Small intègre 128 « experts », mais seulement 4 sont interrogés pour chaque token. Le modèle dispose au total de 119 milliards de paramètres, mais « seulement » 6 milliards sont actifs (8 milliards avec les couches d’intégration et de sortie) pour chaque token lors de l’inférence.


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☕️ Meta ferme la version VR de son jeu vidéo social Horizon Worlds

18 mars 2026 à 15:39


Officiellement, Meta n’a pas renoncé à ses projets en matière de réalité virtuelle et à sa quête du fameux métavers. En pratique, l’entreprise a tout de même déjà donné un sérieux tour de vis à ses projets en la matière, et elle enfonce encore le clou en annonçant l’arrêt de l’application Horizon Worlds sur les casques de réalité virtuelle Meta Quest.

Dans une note d’information, elle signale ainsi que l’application Horizon Worlds and Events ne sera plus disponible dans le magasin d’applications des casques Quest à compter du 31 mars prochain. La version VR de l’application restera disponible (bien qu’amputée d’une partie de ses mondes virtuels) jusqu’au 15 juin 2026, avant de disparaître à son tour.

Meta assure cependant que cet arrêt de la version VR ne signe pas la fin définitive de Horizon Worlds, son application mi-jeu vidéo, mi-réseau social, dans laquelle on peut créer son avatar et partir à la rencontre d’autres internautes dans des environnements thématisés. « Après le 15 juin, vous pourrez accéder à tous vos mondes optimisés pour mobile préférés sur l’application mobile Meta Horizon », indique l’entreprise.

Que les fans d’Horizon Worlds se rassurent : le jeu à dimension sociale reste disponible sur mobile – capture d’écran Next

Présenté à son lancement comme la quintessence des interactions sociales en réalité virtuelle, Horizon Worlds avait été décliné en une version professionnelle, fermée le 16 février dernier, et en cette mouture grand public, qui prendra donc bientôt la forme d’une « expérience exclusivement mobile ».

Meta assure que cet abandon ne préjuge en rien de son investissement dans les casques de réalité virtuelle, dont l’environnement logiciel a effectivement reçu des mises à jour récentes. Fin 2025, l’entreprise avait cependant admis qu’elle allait déplacer le focus de ses projets liés au métavers des casques VR vers des appareils plus ouverts, comme les lunettes connectées qu’elle développe avec EssilorLuxottica.

Début 2026, Meta avait annoncé la fermeture de trois studios de jeux vidéo en VR – Armature (qui a adapté Resident Evil 4 en VR), Sanzaru et Twisted Pixel – dans le cadre d’un plan de réduction d’effectifs visant 1 500 personnes au sein de son département Reality Labs, dédié spécifiquement aux projets VR.

Meta prépare par ailleurs un plan de restructuration de nettement plus grande ampleur, qui pourrait concerner jusqu’à 20 000 employés, dans le cadre d’une réorientation de ses investissements vers les infrastructures et matériels dédiés à l’IA.

Pokémon Go signe un partenariat avec la société de livraison robotisée Coco Robotics

18 mars 2026 à 15:13
Share your localization with Coco's robots
Pokémon Go signe un partenariat avec la société de livraison robotisée Coco Robotics

Le partenariat de l’ex-éditeur de Pokémon Go avec Coco Robotics agite les discussions en ligne. Étant donné la spécialisation croissante de Niantic dans la construction de modèles de géolocalisation, il illustre pourtant un débouché classique de systèmes d’automatisation vers la robotique.

Oui, les données des joueurs de Pokémon Go servent à entraîner des systèmes d’IA. La nouvelle a fait bruisser les discussions numériques, ces derniers jours, alors que Niantic, l’éditeur du jeu vidéo ultra-populaire de l’été 2016 Pokémon Go, annonçait un partenariat avec Coco Robotics.

En cause : une partie du public semblait y découvrir que les multiples données de géolocalisation collectée par l’entreprise au gré des sessions de chasse aux Pokémon en réalité virtuelle servaient des finalités plus concrètes. Mais l’annonce n’est que la traduction de deux tendances : l’évolution du modèle initial de Niantic Labs, et la pratique plus globale de recherche de nouveaux débouchés économiques aux collecte de données orchestrées par les sociétés numériques.

D’éditeur de jeu vidéo à éditeur de modèle géospatial

Initialement lancée au sein de Google, en 2010 par John Hanke, Niantic Labs est en effet une société qui a pris son indépendance en 2015. Depuis, son business model a évolué, pour s’appuyer au fil du temps sur deux pieds : les revenus tirés des jeux eux-même (achats au sein des applications, événements liés à des succès comme Pokémon Go, ou encore publicité) et ceux obtenus par sa filiale Niantic Spatial, dédiée à faire évoluer les technologies de réalité augmentée et d’IA.

Depuis plusieurs années, cette dernière s’emploie en particulier à construire des modèles géospatiaux dont l’efficacité est précisément permise… par la somme de données récoltées grâce aux différents jeux en réalité augmentée de Niantic Labs. En 2024, l’entreprise dévoilait notamment son Large Geospatial Model (LGM), un système qui vient alimenter le Visual Position System (VPS) construit par l’entreprise, et à la base des jeux Pokémon Go, Ingress et Peridot. 



Le but de ces différents outils : permettre aux terminaux des utilisateurs de comprendre où ils se situent dans le monde réel. L’entraînement du LGM, expliquait alors l’entreprise, avait été permis par les « milliards d’images du monde, toutes reliées à des endroits précis du globe » que lui avaient partagées les joueurs de Pokémon Go.

À l’époque, Niantic avait d’ailleurs déployé une nouvelle fonctionnalité, Pokémon Playgrounds, dans laquelle joueuses et joueurs pouvaient placer leur Pokémon dans des lieux donnés, afin que d’autres internautes puissent les voir et jouer avec. L’entreprise se targuait de recevoir en moyenne 1 million de nouveaux points de localisation par semaine, et en détenir déjà 10 millions.

La robotique, débouché industriel à part entière

Depuis Niantic a encore évolué : en mars 2025, l’entreprise vendait sa branche jeux vidéos à Scopely, pour faire de Niantic Spatial une société à par entière. Concrètement, John Hanke indiquait prendre la tête de Niantic Spatial, qui se lançait de manière indépendante grâce à 200 millions de dollars des revenus de Niantic et 50 millions de dollars d’investissements de Scopely. Le projet : faire prendre leur essor aux outils de vision et géolocalisation spatiale auxquels travaillait déjà l’entreprise.

Dans ces conditions, et sachant que l’essentiel des sociétés qui ont fait de la collecte de données un pan de leur modèle d’affaire ont ensuite mobilisé ces données pour construire divers systèmes technologiques, Niantic Spatial a assez logiquement cherché des débouchés pour son VPS et son modèle géospatial.

Ce 10 mars, la société indiquait la mise en place d’un partenariat stratégique avec la société Coco Robotics, qui construit des robots dédiés à la livraison automatisée. Une telle alliance s’explique techniquement : les systèmes de visualisation dans l’espace réel développé par Niantic Spatial pourraient servir d’« yeux » aux robots de Coco. « La navigation dans les rues chaotiques des villes est un des défis d’ingénierie les plus complexes » déclare John Danke dans leur communiqué commun, et c’est à ce défi que les deux sociétés prévoient de s’atteler ensemble.

En l’espèce, leur alliance n’est qu’un symptôme d’une recherche plus large de débouchés des technologies d’IA dans le monde hors ligne. En France, ces dernières semaines, le cofondateur d’AMI Labs Yann LeCun ne s’est ainsi pas caché de chercher des débouchés à ses futurs modèles dans « l’automatisation, les dispositifs portables, la robotique », entre autres exemples.

Bien sûr, cela signifie que Niantic tire profit des activités ludiques et bénévoles des joueurs de Pokémon Go au cours de la décennie passée. Mais est-ce une spécificité, quand on sait que l’essentiel des réseaux sociaux font de même, voire que les tests CAPTCHA que les internautes remplissent pour entrer sur des sites web permettent d’entraîner des modèles d’IA ?

NemoClaw, analyse et prise en main de la « prison » pour sécuriser les agents IA

18 mars 2026 à 14:14
ClosedClaw
NemoClaw, analyse et prise en main de la « prison » pour sécuriser les agents IA

Les agents IA sont capables du meilleur… comme du pire (dans le pire, sont-ils les meilleurs ?). De nombreux utilisateurs se lancent dans l’aventure sans toujours en mesurer les enjeux ni les dangers (réels). OpenClaw est à la fois catalyseur d’annonces de machines pour que tout le monde puisse en profiter, et de « prisons » sécurisées pour empêcher les agents IA de faire n’importe quoi. Nous terminons par une prise en main rapide de NemoClaw.

Lors de la GTC, NVIDIA a annoncé NemoClaw, en version alpha pour l’instant, un projet open source pour encadrer les agents IA et notamment OpenClaw. En pratique, c’est un environnement présenté comme sécurisé avec « des garde-fous en matière de confidentialité et de sécurité, donnant aux utilisateurs le contrôle sur le comportement de leurs agents et la gestion de leurs données ».

NemoClaw : sécuriser OpenClaw pour l’empêcher de faire n’importe quoi

OpenClaw (ex-Clawdbot et ex-Moltbot) est un projet open source développé par Peter Steinberger, qui est désormais chez OpenAI. Il s’agit, pour rappel, d’un agent IA auquel vous pouvez donner accès à toutes ou parties de vos données pour qu’il se transforme en assistant virtuel de votre quotidien.


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☕️ Apple publie sa première mise à jour de sécurité en arrière-plan avec iOS 26.3.1(a)

18 mars 2026 à 13:50


Apple a débuté dans la nuit de mardi à mercredi le déploiement d’une mise à jour de sécurité d’un genre un peu particulier pour ses environnements iOS, iPad OS et macOS. Estampillée 26.3.1(a) sur les environnements mobiles – macOS dispose aussi pour sa part d’une version 26.3.2 (a), elle est présentée comme une « amélioration de la sécurité en arrière-plan », un canal de distribution présenté comme un intermédiaire avant la véritable mise à jour qui entraine un incrément dans la numérotation des versions.

« Les améliorations de la sécurité en arrière-plan offrent une protection supplémentaire à votre iPhone entre les mises à jour logicielles », explique sobrement Apple. À la différence des mises à jour standard, ces améliorations de la sécurité offrent toutefois une possibilité de désinstallation. « Dans de rares cas de problèmes de compatibilité, ces améliorations de sécurité peuvent être temporairement supprimées, puis installées lors d’une prochaine mise à jour logicielle. »

L’installation requiert un redémarrage mais sans le processus de mise à jour complet d’un changement de version – capture d’écran Next

Le correctif daté du 17 mars intervient pour combler une vulnérabilité au niveau de la politique Same Origin Policy du moteur de rendu WebKit. Implémentée dans tous les navigateurs courants, elle contrôle la façon dont les scripts d’une page Web donnée peuvent faire appel à des éléments émanant d’une source externe. Apple indique avoir implémenté à ce niveau une meilleure validation des entrées au niveau de l’API dédiée.

Un réglage (activé par défaut) permet à l’utilisateur de décider quel comportement doit adopter son appareil en cas d’amélioration disponible. Sur iOS, il est accessible via Réglages, Confidentialité et sécurité, puis Améliorations de la sécurité en arrière-plan.

Ces améliorations de sécurité disposent d’un menu dédié dans les réglages, via le sous-menu Confidentialité et sécurité – capture d’écran Next

IA : Meta investit dans l’infrastructure, mais pourrait licencier 20 % de ses équipes

18 mars 2026 à 11:04
Investissements non humains
IA : Meta investit dans l’infrastructure, mais pourrait licencier 20 % de ses équipes

Alors que l’entreprise multiplie les projets dédiés à étendre ses capacités de hardware et d’infrastructure dédié à l’intelligence artificielle, elle pourrait licencier jusqu’à 20 % de ses effectifs actuels.

Meta s’apprêterait à licencier 20 % de ses équipes, selon les informations de Reuters, une réduction d’effectif qui représenterait donc environ 16 000 emplois sur les 79 000 que la société compte actuellement.

S’il n’a pas encore été confirmé, ce projet se ferait dans un contexte de poursuite des investissements de l’entreprise dans l’intelligence artificielle. Ce 17 mars, la société néerlandaise Nebius indiquait par exemple avoir signé un contrat de 27 milliards de dollars avec Meta pour lui fournir diverses capacités d’infrastructure (data center, serveurs, GPU) sur les cinq prochaines années. Mi-mars, le géant des réseaux sociaux annonçait par ailleurs le développement de quatre nouvelles puces MTIA (Meta Training and Inference Accelerator), qu’elle produit depuis 2023, sur les deux prochaines années.

Investissements accélérés dans l’IA

Ces différents éléments s’intègrent dans une redirection plus large de la société vers l’intelligence artificielle générative. À l’été 2025, Mark Zuckerberg annonçait ainsi son projet d’investir des « centaines de milliards de dollars » dans l’industrie, que ce soit du côté du développement ou de la sous-traitance de centres de données spécialisés dans l’équipement dédié à faire tourner de grands modèles de langage, ou dans le recrutement de personnalités de l’IA.

À l’époque, les packages au montant faramineux proposés à des ingénieurs d’Apple, Google ou Open AI avaient défrayé la chronique : pour tenter de rattraper ses concurrents, Mark Zuckerberg avait en effet proposé jusqu’à un milliard de dollars sur plusieurs années à certains spécialistes. Début septembre, cela n’avait pas empêché certaines embauches récentes (ou plus anciennes) de repartir aussi rapidement, quelquefois pour aller directement chez la concurrence – l’ancienne directrice de produits d’IA générative Chay Nayak a rejoint OpenAI –, quelquefois pour créer leurs propres entreprises – ainsi de l’ancien directeur du laboratoire Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR) Yann LeCun, rentré en France pour cofonder la start-up AMI.

Licenciements dans la tech

Mais maintenir ce rythme implique de larges dépenses. En novembre, l’entreprise prévoyait d’investir 600 milliards de dollars dans des infrastructures et des emplois sur les trois prochaines années, sachant que la société avait déjà dépensé 135 milliards de dollars dans le domaine sur la seule année 2025.

Auprès de Business Insider, des cadres de Meta n’en avancent pas moins que le projet de licenciements de la société pourrait débuter dès ce mois de mars. S’il se confirme, ce serait le plus gros réalisé depuis la pandémie. En novembre 2022, la société avait licencié 11 000 employés, avant de se séparer de 10 000 personnes supplémentaires en mars 2023. Début janvier 2026, elle remerciait par ailleurs 1 500 personnes de son Reality Labs, actant son détournement du métavers, pourtant ardemment promu par Mark Zuckerberg pendant la pandémie.

Outre le contexte spécifique à l’entreprise, il s’inscrirait dans une tendance plus large de licenciements dans l’industrie numérique : l’éditeur de logiciel Atlassian a par exemple indiqué se séparer de 10 % de ses effectifs il y a quelques jours, suivi notamment par Block, la société dirigé par le fondateur de Twitter Jack Dorsey. Cette dernière a annoncé fin février se séparer d’un coup de 40 % de ses 10 000 employés.

Starlink passe à trois forfaits et réduit le débit à 200 Mb/s sur le résidentiel standard

18 mars 2026 à 10:01
Payer (un peu) moins pour avoir (beaucoup) moins
Starlink passe à trois forfaits et réduit le débit à 200 Mb/s sur le résidentiel standard

Starlink a discrètement aligné les offres d’accès à Internet commercialisées en France sur les tarifs déjà pratiqués ailleurs en Europe. L’opérateur satellite d’Elon Musk passe de deux à trois forfaits. La formule résidentielle courante voit ses débits plafonnés à 200 Mb/s pour 39 euros par mois, tandis qu’une nouvelle offre Max, incluant une réduction pour la souscription d’un accès en itinérance, fait son apparition.

Starlink a commencé à avertir ses abonnés français d’une évolution à venir de son offre d’accès à Internet résidentielle. Le message, transmis par email en début de semaine, reflète une évolution discrète de la gamme de forfaits grand public.

Pour les nouveaux clients, elle s’articule désormais autour de trois offres qui proposent toutes un trafic théoriquement illimité en volume. La segmentation se fait sur la bande passante allouée, avec des débits plafonnés, en montant comme en descendant.

Trois forfaits à 100 Mb/s, 200 Mb/s et « débit maximal »

La nouvelle offre dédiée aux particuliers qui souhaitent équiper leur résidence (principale ou secondaire) s’articule autour de trois forfaits facturés respectivement 29, 39 et 59 euros par mois. Le nom des deux premiers forfaits reflète le débit descendant maximal prévu par Starlink : 100 Mb/s pour le premier et 200 Mb/s pour le deuxième.

Notons que ces débits ne sont pas garantis contractuellement : ils constituent le maximum proposé par Starlink, qui apporte la précision suivante :

« Les débits sont calculés globalement et représentent le 99ᵉ percentile des données réelles des utilisateurs. Les débits habituels se situent entre le 20ᵉ et le 80ᵉ percentile. Les débits réels peuvent varier en fonction de votre emplacement. »

Les débits montants sont eux aussi plafonnés : Starlink évoque ainsi entre 15 et 35 Mb/s pour ses deux premiers forfaits. Dans les deux cas, l’opérateur promet qu’il n’y a aucun frais d’équipement initial : le modem (Mini X dans l’offre à 29 euros ou antenne standard dans le forfait à 39 euros) est fourni sans frais de location, mais à restituer en fin d’abonnement. Comptez tout de même 19 euros de frais de mise en service pour la réception du matériel.

Résumé des offres grand public de Starlink en France – capture d’écran

Une offre Résidentiel Max jusqu’à 400 Mb/s avec Starlink Mini

La filiale Internet de SpaceX ajoute une troisième offre à sa gamme, le forfait Résidentiel Max, qui promet quant à lui en façade des « débits allant jusqu’à plus de 400 Mbit/s » et l’accès à un « routeur de 3ᵉ génération et maillage gratuits pour profiter d’une portée étendue ». Le maillage prend la forme d’un routeur Mini à réclamer gratuitement après souscription (valeur affichée : 46 euros).

En pratique, Starlink relativise sa promesse, en précisant plus loin que les débits constatés sont « généralement entre 170 et 320 Mb/s » avec 20 à 40 Mb/s dans le sens montant. L’offre dispose cependant de la « priorité résidentielle la plus élevée », ce qui signifie que les abonnés Max devraient être priorisés en cas de congestion sur la partie grand public du réseau Starlink dans leur zone géographique.

Starlink ajoute à cette offre Max, facturée 59 euros par mois, la possibilité de demander gratuitement un kit dédié à l’itinérance (valeur affichée : 199 euros), avec la promesse d’une réduction de 50 % sur les forfaits adaptés aux usages en situation de mobilité. Les deux offres concernées sont affichées à respectivement 40 euros par mois, pour 100 Go de données, et 89 euros par mois pour un usage théoriquement illimité, autorisé en mouvement et dans « plus de 150 pays et territoires ».

Une régression pour les anciens abonnés Résidentiel

Starlink disposait précédemment d’une offre binaire sur le marché grand public, avec un forfait Résidentiel Lite à 29 euros par mois, illimité et dans la pratique non plafonné en matière de débits, mais considéré comme moins prioritaire que le forfait Résidentiel standard, à 40 euros par mois.

Starlink a informé par email ses clients français d’une évolution de tarifs – capture d’écran Next

Les souscripteurs de ce forfait Résidentiel se voient proposer aujourd’hui une bascule vers l’offre 200 Mb/s, qui leur permet d’économiser 1 euro par mois, mais introduit un plafond au niveau des débits descendants, ainsi qu’un niveau de priorité inférieur à celui de la nouvelle offre Max.

Le mouvement risque de se révéler décevant pour les abonnés concernés. Il était cependant prévisible : Starlink a déjà adopté cette segmentation en trois forfaits aux États-Unis, en Allemagne, en Australie, au Canada, en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni.

Starlink, qui revendiquait en décembre dernier 9 millions d’abonnés dans le monde, ne précise pas le nombre de ses clients, particuliers ou professionnels, dans l’Hexagone.

Drone Guardian : Orange Business propose de la lutte anti-drones « as a Service »

18 mars 2026 à 09:30
Orange is the new DaaS
Drone Guardian : Orange Business propose de la lutte anti-drones « as a Service »

Alors que les drones sont massivement utilisés dans la guerre en Ukraine, les incursions de drones sont aussi de plus en plus nombreuses en Europe, y compris en France sur des bases militaires sensibles. Orange propose sa solution maison de détection – Drone Guardian – aussi bien pour les institutions que les entreprises privées, en France comme en Europe.

Hier, Orange a donné le coup d’envoi de son Business Summit 2026, une édition « tournée sur l’univers des possibles, notamment l’Intelligence Artificielle agentique », objet de plusieurs annonces. Mais l’opérateur surprend sur un tout autre registre : la défense avec Drone Guardian, la « première offre de lutte anti-drones « as a Service » en Europe ».

« Détecter, identifier et classer » les intrusions de drones

Ce projet est lancé par la direction Défense et Sécurité d’Orange Business, lancée il y a moins d’un an. Pour Orange, c’est une réponse au fait que « le nombre de drones civils ne cesse de croître et que leurs usages malveillants se multiplient ».

Drone Guardian a pour but de « détecter, identifier et classer les drones intrusifs dans l’espace aérien basse altitude, partout en France, avec une capacité d’extension en Europe ». Orange s’adresse aux opérateurs d’importance vitale (aka OIV, dont Orange fait partie, même si la liste précise est confidentielle), aux opérateurs de services essentiels (OSE), aux organisateurs de grands événements et aux institutions publiques.

19 700 sites à disposition pour installer des capteurs

Pour la détection, Orange utilise son réseau de 19 700 sites de sa TowerCo TOTEM (détenue à 100 % par Orange) lancé en 2021.

Les points hauts (les tours passives sur lesquelles sont installées les antennes) sont transformés en « supports stratégiques pour les capteurs de détection ». « Cette capillarité territoriale permet d’étendre la portée de la surveillance et d’améliorer la qualité de la détection, sans que chaque client ait à déployer et à maintenir ses propres infrastructures », explique Orange. L’entreprise rentabilise ainsi un peu plus ses investissements dans les antennes.

Ces capteurs seront combinés à un logiciel de Command & Control (C2) pour former la technologie de détection, « qui permet de repérer, identifier et classifier les drones, y compris dans des environnements urbains et perturbés ». Orange s’appuie aussi sur son réseau national et sa plateforme cloud souveraine certifiée SecNumCloud 3.2.

Bien évidemment, Orange ajoute une couche d’intelligence artificielle et de jumeaux numériques pour « enrichir la modélisation et l’analyse des données issues des capteurs ». Drone Guardian est proposé sous la forme d’un abonnement afin d’avoir « une information de détection en temps réel ». Les tarifs ne sont pas précisés.

À l’AFP, Nassima Auvray, directrice Défense & Sécurité d’Orange Business, affirme que « beaucoup d’acteurs sont intéressés, notamment des grands industriels, des acteurs du secteur public et d’autres qui constatent des survols de drones aux abords de leurs installations ». Elle ajoute que d’autres pays, notamment en Europe de l’Est, « ont exprimé beaucoup d’intérêt ». La proximité avec la Russie et la guerre en Ukraine n’y sont pas étrangers.

Orange utilise aussi la 5G, en complément de ses capteurs

Selon nos confrères, Orange aurait pour le moment équipé trois sites TOTEM avec des capteurs, chacun ayant une capacité de détection entre 6 et 20 km. Mais l’opérateur parle de « détection multi-capteurs », en utilisant les réseaux de téléphonie mobile. Plus précisément, Orange exploite les capacités de « radio sensing », qui permet en quelque sorte d’utiliser la 5G comme un « radar » déployé sur une large partie du territoire.

Dans un article sur l’ISAC (Integrated Sensing and Communication en VO, Intégration de la détection et de la communication en VF), l’enseignant-chercheur Frédéric Launay de l’université de Poitiers explique que cette technologie permet de « percevoir et d’analyser l’environnement à l’aide des signaux radio utilisés pour la communication. Ce concept est apparu dans la R.16 et des faisabilités sont présentées pour la 5G-Advanced ». La fonction ISAC « devrait être déployée dans le cadre de la 6G », ajoute-t-il, mais des opérateurs et équipementiers ont décidés de ne pas attendre.

Ericsson aussi détecte des drones avec la 5G

Fin février, Ericsson affirmait en effet avoir utilisé l’ISAC pour « la détection et la localisation spatiale des objets passifs via les réseaux mobiles, prouvant la capacité de la technologie 5G à détecter son environnement ». Le discours n’est pas sans rappeler celui d’Orange avec l’ISAC en complément « de capteurs locaux pour la sécurité des UAV [unmanned aerial vehicle ou drone, ndlr] et espace aérien ». Un autre usage mis en avant concerne des systèmes autonomes pour… « la livraison par drones dans des contextes commerciaux ».

Selon Frédéric Launay, l’ISAC permettrait de faire bien plus avec « des capacités avancées pour la détection de personnes, d’objets ou de véhicules dans un environnement. Cela pourrait être utilisé dans des applications de surveillance, telles que la détection de comportements suspects, l’analyse de foules, ou encore la gestion du trafic ».

Le sujet arrive chez les opérateurs et les entreprises privées, mais il est loin d’être nouveau dans le monde militaire. Si on remonte en 2024, l’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE) était responsable de la lutte anti-drones (LAD) pendant les JOP de Paris, et elle avait mis en place « des systèmes de détection et de brouillage », sans plus de détails techniques. Les dispositifs de lutte anti-drones avaient déjà été utilisés sur plusieurs événements d’ampleur comme le sommet de l’Union européenne, les défilés du 14 Juillet, la visite du pape François et la Coupe du monde de rugby de 2023.

Des survols de drones partout en Europe, y compris en France

Depuis plusieurs mois maintenant, les incursions de drones dans l’espace aérien de différents pays européens se multiplient. Pendant l’été 2025, pléthore de pays avaient signalé des survols : France, Lettonie, Lituanie, Danemark, Norvège, Roumanie, Pologne, Estonie et Allemagne.

En décembre 2025, une enquête était ouverte en France suite au survol par des drones de la base sous-marine de l’île Longue. Haut lieu stratégique puisque c’est la « maison » des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la force de dissuasion nucléaire française. C’était depuis l’île Longue que début mars Emmanuel Macron avait annoncé l’augmentation du nombre de têtes nucléaires et le nom du prochain SNLE : L’Invincible.

Orange, comme bien d’autres (nous aurons l’occasion d’y revenir dans une actualité dédiée), continue d’avancer sur le terrain de la confiance en l’IA avec Live Intelligence : « les clients peuvent développer, déployer et gérer en toute sécurité ces agents au sein d’une infrastructure de confiance, en bénéficiant de capacités avancées de gouvernance et d’observabilité pour automatiser des tâches et analyser leurs données ».

Health Data Hub : en attendant la migration, Microsoft et Capgemini ont empoché 10M€ chacun

18 mars 2026 à 08:09
Santé !
Health Data Hub : en attendant la migration, Microsoft et Capgemini ont empoché 10M€ chacun

Devant la commission d’enquête sur la souveraineté numérique de l’Assemblée nationale, le directeur par intérim du Health Data Hub, Laurent Vilboeuf, chiffre à 10 millions le coût global de l’hébergement sur Microsoft Azure depuis le début du projet en 2019. La plateforme de santé a dépensé la même somme dans les conseils apportés par Capgemini.

Le projet de Health Data Hub était une nouvelle fois scruté par des députés ce mardi 17 mars. En effet, le directeur par intérim de la plateforme de données de santé, Laurent Vilboeuf, était auditionné (après notamment Henri Verdier, ancien ambassadeur pour le numérique) dans le cadre d’une commission d’enquête « sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France » lancée notamment par la députée Cyrielle Chatelain (Les Écologistes) et présidée par le député Philippe Latombe (ModeM).

Alors que la mise en place de la plateforme de santé a été officiellement permise par une loi de juillet 2019, le choix Microsoft Azure pour l’hébergement a été critiqué dès mars 2020. Les députés s’interrogent donc notamment sur ce choix et sur l’évolution que la plateforme est en train de prendre avec, finalement, une bascule sur SecNumCloud d’ici fin 2026 et donc un nouvel appel d’offres en cours.


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☕️ Mozilla ajoute un VPN à Firefox 149, avec 50 Go de data par mois

18 mars 2026 à 07:18


Il y a trois semaines, Mozilla mettait en ligne la première bêta de Firefox 149, avec la Split View pour les onglets. La fondation annonce aujourd’hui d’autres nouveautés, dont un VPN intégré gratuit.

Mozilla en profite pour tacler ses petits camarades : « Les VPN gratuits peuvent parfois venir avec des arrangements douteux qui finissent par compromettre votre vie privée ». Mozilla rappelle ses engagements en la matière.

« Les utilisateurs disposeront de 50 Go par mois aux États-Unis, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni pour commencer ». Mozilla propose aussi un service de VPN payant à part, à partir de 59,88 euros par an. Pour rappel, nous avons récemment publié un tuto sur comment utiliser un VPS comme serveur VPN maison.

La version finale de Firefox 149 est attendue pour le 24 mars. Dans les versions Nightly de Firefox à venir en avril, la section Paramètres sera « améliorée avec une navigation claire et une recherche, ce qui rend la personnalisation de Firefox plus simple ».

Signalons aussi l’ouverture d’une liste d’attente pour Smart Windows (ex « Fenêtre IA ») qui avait valu à Mozilla une volée de bois vert en novembre dernier, lors de l’annonce. Mozilla avait du coup ajouté un kill switch IA dans Firefox 148.

Les fédérations françaises de rugby et de karaté signalent un vol de données

18 mars 2026 à 07:01
Fédérations françaises de la lose
Les fédérations françaises de rugby et de karaté signalent un vol de données

Les fédérations françaises de karaté et de rugby ont tour à tour annoncé avoir été victimes d’une attaque informatique ayant pu conduire à l’exposition des informations personnelles de certains de leurs adhérents. Les deux structures assurent avoir musclé leurs défenses.

L’hémorragie de données personnelles dans le monde du sport se poursuit avec deux nouvelles victimes identifiées. La Fédération française de karaté et disciplines associées (FFKDA) et la Fédération française de rugby (FFR) ont en effet toutes deux annoncé avoir été victimes d’un incident cyber à quelques jours d’intervalle.

Une base de données affectée au sein de la FFKDA

La fédération de karaté a communiqué via son site web le 11 mars dernier. « Nous avons identifié un accès non autorisé à l’un de nos systèmes informatiques, susceptible d’avoir entraîné l’extraction de certaines données personnelles », écrit-elle. Les données concernées comprennent « nom, prénom, coordonnées (adresse e-mail, adresse postale), numéro de licence et certaines informations administratives associées ». Mots de passe et données bancaires seraient en revanche épargnés.

« Nous regrettons sincèrement cet incident et comprenons les inquiétudes qu’il pourrait susciter. Les mesures correctives nécessaires ont d’ores et déjà été mises en place afin de renforcer nos dispositifs de sécurité et de prévenir toute situation similaire à l’avenir », ajoute la fédération.

Alors qu’un prestataire (Exalto via sa solution e-licence) est revenu à de nombreuses reprises dans les nombreux incidents cyber survenus au niveau des fédérations sportives, on peut noter que la FFKDA revendique l’utilisation d’un progiciel de gestion développé par ses soins, baptisé Sikada, et doublé d’une application mobile, « FFKarate e-licence », réalisée par une agence tierce.

Ingénierie sociale à la FFR

La Fédération française de rugby a quant à elle signalé l’incident mardi 17 mars, en précisant d’emblée qu’il ne s’agissait pas d’une intrusion directe dans ses systèmes, mais plutôt d’accès non autorisés permis par une campagne d’ingénierie sociale ciblant certains de ses adhérents ou administrateurs.

« Les investigations techniques menées à ce stade indiquent que l’incident de sécurité s’est produit à la suite d’une campagne de phishing (ou d’usurpation d’identité numérique) sur nos populations licenciées », affirme ainsi la FFR, vraisemblablement alertée par la publication, sur Breach Forums, d’une annonce relative à la vente des données personnelles de ses licenciés.

L’annonce en question évoque une fuite de grande ampleur, qui couvrirait les infos personnelles de 530 000 licenciés mais comprendrait aussi un lot important de photos, des copies de documents d’identité et des déclarations d’accidents.

La FFR ne commente pas la nature ou le volume des données exposées. Elle affirme en revanche qu’elle communiquera plus directement auprès de ses licenciés, et promet que l’intrusion a été circonscrite.

« Sa portée a ainsi été maitrisée, à travers une série d’actions rapides, incluant notamment la suspension temporaire de certains services, le renforcement des contrôles d’accès, la réinitialisation des mots de passe et le déploiement de dispositifs de sécurité complémentaires », écrit la Fédération, qui a temporairement placé hors ligne sa plateforme Oval-e, qui centralise l’ensemble des interactions avec les clubs et les licenciés dont, par exemple, les déclarations d’accident, les feuilles de match dématérialisées, la désignation des arbitres, etc.

Après la vague de vols de données de début 2025, plusieurs fédérations ont été victimes d’incidents début 2026, tout comme l’Union nationale du sport scolaire (UNSS).

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