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Windows 11 : après la chienlit de 2025, la « révolution » en 2026 ?

20 mars 2026 à 20:36
Vérifions : non, nous ne sommes pas le 1er avril !
Windows 11 : après la chienlit de 2025, la « révolution » en 2026 ?

Imaginez un Windows plus stable, avec des performances en hausse et moins d’intelligence artificielle à toutes les sauces. C’est, en substance, ce que vient d’annoncer Microsoft. Les premiers changements arriveront dès ce mois de mars pour les Insiders. Après une année 2025 assez catastrophique, 2026 sera-t-elle celle du renouveau ?

Pavan Davuluri, en charge des divisions Windows et Surface chez Microsoft depuis maintenant deux ans, vient de publier un billet de blog qui devrait faire plaisir à de nombreux utilisateurs. Simplement intitulé « Notre engagement envers la qualité Windows », il annonce d’importantes transformations à venir, à tous les étages.

Il explique avoir écouté et entendu les retours de la communauté puis, avec son équipe, « passé beaucoup de temps à les analyser ». Des changements sont annoncés, et ils arriveront rapidement dans Windows Insiders « ce mois-ci et tout au long du mois d’avril ».

Fin de la course à l’IA partout

Première nouveauté et pas des moindres : « Intégrer l’IA là où elle a le plus de sens ». Microsoft semble avoir compris que les utilisateurs ne voulaient pas de l’IA partout, n’importe comment. Désormais, l’éditeur va « se concentrer sur des expériences véritablement utiles et bien conçues ». Mozilla va pour rappel encore plus loin avec un « kill switch » complet pour les fonctions d’IA intégrées à Firefox.

Pour joindre les paroles aux actes, des points d’entrée inutiles de Copilot vont disparaitre, à commencer dans les applications Capture et croquis, Photos, Widgets et Bloc-notes. Même chose sur les Widgets, qui « doivent être utiles et pertinents, pas distrayants ou envahissants ».

Microsoft va aussi donner plus de contrôle sur la gestion des mises à jour, avec « la possibilité de passer les mises à jour lors de la configuration de l’appareil pour arriver plus rapidement sur le bureau, de redémarrer ou d’éteindre sans installer les mises à jour, de mettre les mises à jour en pause plus longtemps si besoin, tout en réduisant les perturbations causées par les mises à jour avec moins de redémarrages automatiques et de notifications ». Microsoft parle par exemple d’un unique redémarrage mensuel.

Dire que les mises à jour sont parfois compliquées est un doux euphémisme. Dernier exemple en date, ce jour, avec les couacs à répétition avec le dernier patch tuesday. Pour le reste, on ne compte même plus les fois où les choses ne se sont pas passées comme prévu.

Microsoft promet des performances en hausse et moins de plantages

Microsoft promet aussi un explorateur de fichiers « plus rapide et plus fiable ». De manière générale, les performances sont aussi au cœur des annonces : « nous nous concentrons sur la réactivité et la cohérence de Windows 11, afin que les performances soient fluides et stables ». Le sous-système Linux est aussi cité en exemple, aux côtés de l’Explorateur, avec des transferts plus rapides entre Windows et Linux, un réseau de meilleure qualité, etc.

De manière générale, Microsoft va « réduire l’utilisation des ressources par Windows pour libérer plus de performances pour ce que vous faites », y compris sur la mémoire (note personnelle : espérons que ce sera aussi le cas sur Edge lorsque des dizaines d’onglets sont ouverts…)

Pour des « interactions plus fluides et réactives avec les applications », Microsoft mise sur son framework WinUI3 « pour la création d’applications de bureau Windows ». Il est open source (voir son dépôt GitHub) et « apporte le système Fluent Design, le rendu hautes performances et un puissant modèle de programmation XAML aux développeurs C# et C++ ». Des ressources pour les développeurs sont disponibles ici.

Microsoft veut « offrir une expérience Windows 11 plus fluide et plus fiable en renforçant la stabilité du système, la qualité des pilotes et la fiabilité des applications ». Pavan Davuluri annonce carrément une réduction « des plantages du système d’exploitation », ainsi que des pertes de connexion en USB et Bluetooth.

D’autres changements sont à venir. Sur la barre des tâches ensuite, l’éditeur promet plus de personnalisation, avec la possibilité de la mettre sur les côtés ou en haut (il est amusant de voir que c’est le tout premier changement annoncé par Microsoft dans son billet de blog). L’authentification biométrique de Windows Hello doit elle aussi être améliorée dans le but affiché de réduire les frictions au niveau de la reconnaissance, qu’elle soit faciale ou digitale.

Windows Insider plus simple, avec un nouveau Feedback Hub

Le programme Windows Insider sera « plus simple et plus transparent ». Afin de mieux prendre en compte les retours des utilisateurs, Pavan Davuluri annonce la mise en place, dès aujourd’hui, « de la plus grande mise à jour de Feedback Hub à ce jour pour les Insiders, avec une expérience repensée qui rend plus rapide et facile la soumission de retours ».

De belles promesses tous azimuts dont on attend avec une certaine impatience (ce qui devenait rare avec Microsoft) la concrétisation. L’entreprise affirme que « les travaux sont en cours » et que « vous pourrez constater des progrès concrets en découvrant les versions préliminaires que nous vous présenterons tout au long de l’année ». Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé, mais on serait presque impatient de voir les nouveautés arriver.

☕️ #LIDD Un traducteur LinkedIn Speak, pour des KPI en folie

20 mars 2026 à 15:45


On connaissait déjà le Pipotron, puis est arrivé le bullshitron pour tirer la quintessence suprême de l’intelligence artificielle. C’est maintenant so-2024 et puisque nous sommes en 2026, il est temps de passer à l’étape supérieure. Faites le savoir à votre réseau de la « plus belle » des manières.

Le moteur de recherche Kagi, qui propose aussi depuis 2024 un outil de traduction à la Google Translate ou DeepL, sait désormais gérer une langue parlée dans certaines contrées étranges – notamment dans le quartier de La Défense : le LinkedIn Speak.

Ne dites plus « j’ai terminé mon travail, je suis fatigué. Je rentre à la maison manger des cacahuètes et après j’irai faire dodo », mais « Encore une journée productive de passée ! 🚀 Je suis reconnaissant pour tout ce travail, mais je sais qu’il est important de recharger mes batteries. Il est temps de rentrer chez moi, de faire le plein de protéines 🥜 et de privilégier la récupération. 💤 La régularité, c’est la clé. Comment conciliez-vous aujourd’hui haute performance et repos bien mérité ? 👇WorkLifeBalance #Productivity #HustleAndRest #SelfCare #ProfessionalGrowth ».

C’est quand même plus drôle, mieux plus alignés sur mes objectifs de KPI hastag GrowthMindset. Sur ce, un dernier mot pour la route : « See you tomorrow with Flock! 🚀 Will he hit his KPI of making you laugh? Let’s find out!📈✨ #GrowthMindset #DailyHumor #Engagement ». Les résultats sont en anglais seulement, mais comme c’est un traducteur, il est facile de transformer en français (ça ne vole pas plus haut, c’est le principal).

Du PS à Ensemble ou Reconquête, ces partis qui confient leurs emails à Google et Microsoft

20 mars 2026 à 15:16
On n’oublie pas de retourner voter (si besoin)
Du PS à Ensemble ou Reconquête, ces partis qui confient leurs emails à Google et Microsoft

Nous avons étudié les redirections emails de seize partis politiques afin de voir chez qui les correspondances partaient. Dans plus de la moitié des cas, elles arrivent chez Google ou Microsoft. Ils sont quand même quelques-uns à passer par OVHcloud et d’autres entreprises françaises.

Comme nous avons déjà eu l’occasion de l’expliquer à plusieurs reprises, confier ses emails à un prestataire étranger n’est pas sans conséquence puisqu’il peut y accéder, les bloquer, les copier, les supprimer… Surtout lorsqu’il s’agit d’une entreprise étasunienne et donc soumise aux lois extraterritoriales américaines.

Pour savoir chez qui arrivent les emails, il existe une manière simple : lire les MX du nom de domaine. Ceux de @next.ink par exemple sont chez oui.do, la holding qui détient moji et Next.ink. Nous avons récemment étudié le cas des maires avec un constat : près de 30 millions d’habitants sont soumis à des solutions américaines. C’est encore pire avec les start-ups de la French Tech, sans oublier les entreprises du CAC40 et autres grandes écoles.

Encore une fois, Google et Microsoft arrivent en tête

En cette période électorale (allez voter dimanche s’il y a un second tour dans votre commune), nous avons décidé de regarder ce qu’il en était du côté des principaux partis politiques. Nous en avons sélectionné 16, classés par ordre alphabétique avec le nom (ou le domaine) de la solution de gestion des emails.


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#Nextquick MoE : c’est quoi cette mixture d’experts pour les IA génératives ?

20 mars 2026 à 10:47
À ne pas confondre avec une biture d’experts
#Nextquick MoE : c’est quoi cette mixture d’experts pour les IA génératives ?

Cette semaine, Mistral a présenté son modèle Small 4 qui utilise une fonctionnalité baptisée Mixture of Experts (MoE). De quoi s’agit-il exactement ? Dans ce nouveau Nextquick, Next vous explique simplement et rapidement ce qu’il en est.

Premier point important, la Mixture-of-Experts (MoE ou encore mélange d’experts) n’est pas nouvelle, elle a déjà plus de 30 ans (.pdf). Pour une fois, le nom représente bien l’idée générale : un mélange d’experts au sein d’un même modèle, avec chacun sa spécialité.

Mixture-of-Experts : c’est comme dans un hôpital avec des spécialistes

C’est un peu comme dans un hôpital : il y a 100 médecins, chacun avec sa spécialité. Quand un patient arrive, il est examiné par quelques médecins seulement, les plus aptes à l’aider en fonction de sa pathologie. Un modèle d’IA MoE fonctionne de la même manière : il sélectionne les meilleurs experts.

Quand une requête arrive, au lieu d’utiliser ses 100 milliards de paramètres, le modèle va en sélectionner une partie uniquement, les plus pertinents. Notez que des experts peuvent partager des paramètres entre eux. Quoi qu’il en soit, cette architecture implique d’avoir, comme à l’hôpital, un système de triage à l’entrée. Les experts (qui ont chacun leurs paramètres) ne sont pas choisis au hasard, mais via un « routeur  » entraîné en même temps que le modèle. Selon les cas, le nombre d’experts peut aller de quelques-uns à des milliers.

Un exemple avec Mixtral 8x7B : huit experts de… 5,6 milliards de paramètres

Un des premiers modèles open source à populariser cette mixture d’experts auprès du grand public était Mixtral 8x7B. Il dispose de huit experts de type Mistral 7B, plus exactement de huit experts avec le bloc FFN (feed-forward ou action directe) du modèle 7B. Il est depuis remplacé par Mixtral 8x22B.

Contrairement à ce que son nom (8x7B) pourrait laisser croire, il n’y a pas 56 (8×7) milliards de paramètres, mais 46,7 milliards. La raison est simple : chaque expert a 5,6 milliards de paramètres. Ils partagent ensuite les couches d’entrée et de sortie (embeddings), les couches d’attention (pour comprendre le contexte) et celles de normalisation ; ce qui explique la différence entre 56 et 46,7.


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Des banques lancent b.connect : sous le capot du bouton de connexion souverain… ou pas

20 mars 2026 à 08:31
What ?
Des banques lancent b.connect : sous le capot du bouton de connexion souverain… ou pas

b.connect est un système de connexion sans mot de passe, créé par des banques françaises. Gratuit pour les utilisateurs, mais payant pour les enseignes. b.connect met en avant la « souveraineté numérique » et l’« indépendance technologique »… tout en étant chez Google. Quoi qu’il en soit, nous avons pris en main le bouton, examiné la procédure de création de compte et les conditions générales d’utilisation.

Mise à jour du 20 mars à 14h37. Ajout de précisions sur la solution d’identification utilisée, en partenariat avec le français Memority et S3ns.

Article original à 9h31. b.connect est un système de connexion créé il y a un an environ à l’initiative de cinq banques françaises « unis pour la souveraineté numérique » : BNP Paribas, le Groupe BPCE, le Groupe Crédit Agricole LCL, le Crédit Mutuel et CIC (via Euro-Information) ainsi que la Société Générale.

La promesse d’une connexion « sécurisée et sans mot de passe »

La promesse ? La « possibilité d’utiliser gratuitement ce service pour simplifier et fluidifier les parcours de connexion en ligne, de façon sécurisée et sans mot de passe ». Le service mise sur le côté souverain et affirme être « entièrement opéré et hébergé en France ». La gratuité n’est par contre que du côté des utilisateurs, les enseignes, elles, devront passer à la caisse.

Pour Jean-Marie Dragon (responsable des moyens de paiement et monétique chez BNP Paribas et président du conseil d’administration de b.connect), b.connect répond « pleinement aux exigences de souveraineté numérique et d’indépendance technologique qui s’imposent aujourd’hui ». Pas si vite… Comme nous allons le voir, b.connect est biberonné aux services Google.

Après la bêta, le lancement. Comment ça marche b.connect ?

Le service s’est lancé doucement en bêta-test il y a quatre mois. Cette semaine, b.connect annonce la poursuite de « son déploiement avec d’ores et déjà 15 grandes enseignes partenaires » : Aladom, Bensimon, Boticinal, Boulanger, Celio, Courir, Gites de France, IZIPIZI, Leroy Merlin, Libération, Micromania, Ouest France, Sofinco, Tara Jarmon et Zapa. Une seizième est arrivée hier : Vialife (Viapresse). Nous avons pris en main le service.

Pour utiliser b.connect, il faut être client d’une des cinq banques partenaires car le service passe par l’application bancaire pour la création de compte et l’authentification. Notez que les filiales en ligne ne sont pas compatibles d’office. Boursorama, qui appartient à la Société Générale, n’est par exemple pas compatible avec b.connect. Hello bank!, l’offre banque en ligne de BNP Paribas, est par contre référencée.


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☕️ SFR permet le transfert d’eSIM entre un iPhone et un smartphone Android

20 mars 2026 à 08:15


L’eSIM (embedded SIM) permet d’utiliser une carte SIM dématérialisée avec les smartphones compatibles. Vous chargez un « profil » avec les données de votre forfait pour vous connecter aux réseaux mobiles de votre opérateur, sans avoir besoin d’une carte SIM physique à insérer dans le smartphone.

Ce n’est pas parce que l’eSIM est dématérialisée qu’elle est gratuite. Elle est généralement facturée entre 1 et 10 euros pour les frais d’activation, le même prix que la SIM physique envoyée par la Poste. Le transfert d’eSIM entre deux terminaux d’une même marque est possible, mais SFR va plus loin.

« Implémenté chez SFR, pour Apple dès la version 26.3 de iOS (avec comme terminaux compatibles, gamme iPhone 11 et ultérieures) et pour Android dès la mise à jour Pixel de mars 2026 (avec les gammes Google Pixel 10 et Pixel 9), le transfert eSIM inter-OS simplifie désormais le changement d’OS pour les clients », explique l’opérateur.

Cette fonction de bascule inter-OS, SFR l’a d’ores et déjà intégrée sur son infrastructure, « permettant ainsi aux constructeurs de téléphones de s’en emparer ».

Bouygues Telecom permet de transférer des eSIM entre smartphones avec le même système d’exploitation et précise que « le transfert n’est pas possible entre iOS et Android». Orange et Free permettent le transfert d’eSIM, mais pas directement entre deux systèmes différents. Chez Free par exemple, il faut passer par l’espace client avec la suppression de l’ancienne eSIM et la création d’une nouvelle (sauf sur iOS où le transfert rapide est proposé).

☕️ L’Europe veut retourner dans l’ISS et étudier Apophis, le « destructeur de monde » déchu

20 mars 2026 à 07:19


Le Conseil de l’ESA tenait récemment sa 345e réunion, avec plusieurs décisions à la clé visant à « faire progresser les vols spatiaux habités européens, à renforcer les partenariats internationaux et à améliorer les capacités de défense planétaire ».

Premier point abordé par l’Agence spatiale européenne (ESA), l’approbation du concept de mission EPIC (ESA Provided Institutional Crew). Il doit permettre de « maximiser l’utilisation stratégique de la Station spatiale internationale (ISS) par l’Europe, en particulier à des fins scientifiques, durant les années qui lui restent ».

La fin de l’exploitation de la station est pour le moment programmée à 2030 ; elle pourrait ensuite être désassemblée puis désorbitée. « Des acteurs privés sont toutefois intéressés pour en conserver et exploiter certains modules. Mais les recherches futures se feront vraisemblablement sur de nouvelles stations, certaines privées, d’autres nationales », rappelle le CNES.

EPIC s’inscrit dans l’objectif E3P (European Exploration Envelope Programme), qui consiste à « offrir des opportunités de vol régulières aux astronautes de l’ESA. Il prévoit l’acquisition d’une mission Crew Dragon au premier trimestre 2028 pour une mission de durée moyenne à bord de l’ISS, en collaboration avec des partenaires internationaux intéressés ».

Station spatiale internationale

Deuxième point intéressant : la coopération ESA-JAXA (agence d’exploration spatiale japonaise) sur la mission Ramses qui veut étudier en détail l’astéroïde Apophis. Il alimentait de nombreux fantasmes il y a quelques années car il passe régulièrement « proche » de la Terre. Ce potentiel « destructeur de monde » a été déchu de son titre : pas de risque de collision avec la Terre pour les 100 prochaines années au moins.

Dans le cadre de la mission Ramses, la JAXA devrait fournir un imageur infrarouge thermique, des panneaux solaires légers et le lanceur spatial lourd H3. Ce dernier a raté son dernier lancement fin décembre 2025. Pour l’ESA, c’est « une avancée significative dans la coopération en matière de défense planétaire ».

Dans la même veine de la sécurité spatiale, les États membres « ont approuvé la collaboration avec la Carnegie Institution for Science pour l’hébergement et l’exploitation du télescope FlyEye-2 de l’ESA à l’observatoire de Las Campanas (Chili), renforçant ainsi la capacité de l’Europe à détecter et à suivre les objets géocroiseurs ».

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