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Anthropic face à la fuite de Claude Code : tout comprendre en trois questions

2 avril 2026 à 13:46
Il est libre Claude
Anthropic face à la fuite de Claude Code : tout comprendre en trois questions

Anthropic est encore sur le devant de la scène, pas suite à une annonce ou un délire de son intelligence artificielle mais à une nouvelle grosse bourde « humaine » entrainant la fuite de plus de 500 000 lignes de Claude Code. Next vous propose un tour du sujet, sous la forme de questions/réponses, afin de bien comprendre tous les enjeux.

Que s’est-il passé ?

Le 31 mars, un développeur, Chaofan Shou, découvre dans le paquet npm de Claude Code (celui qui est récupéré quand on installe l’application via la commande npm install @anthropic-ai/claude-code) un fichier .map qui n’aurait jamais dû se retrouver là.

Le code source de Claude Code n’est, pour rappel, pas publié par Anthropic. Le code récupéré par les utilisateurs est déjà compilé et minifié pour qu’ils puissent l’utiliser, mais sans jamais remonter à la source. Le fichier source map « fait le lien entre le code minifié ou transformé reçu par le navigateur et sa forme originale non modifiée, permettant de reconstituer et d’utiliser le code original lors du débogage », explique Mozilla.

Le source map c’est comme le livre de recettes de Claude Code

C’est un peu comme en cuisine. Le livre de recettes fait le lien entre le plat servi au client et les ingrédients bruts, avec la manière de les préparer et de les assembler. Le fichier .map fait la même chose entre le code source (non disponible) et le programme livrés aux utilisateurs. Comme un chef garde jalousement le détail de ses recettes, un développeur qui ne publie pas ses sources se doit de garder précieusement son source map.


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Artemis II en route vers la Lune : un petit tour et puis s’en va

2 avril 2026 à 06:53
Coucou, c’est nous !
Artemis II en route vers la Lune : un petit tour et puis s’en va

Artemis II a décollé, la capsule Orion et ses quatre membres d’équipage sont en orbite autour de la Terre. Dans quelques heures ils feront route vers la Lune, ensuite ils reviendront sur Terre. C’est la première fois depuis 50 ans que des humains vont faire le tour de notre satellite naturel.

Après un report fin février et un retour dans le bâtiment d’assemblage, la fusée Space Launch System (SLS) de la mission Artemis II était revenue sur le pas de tir, prête à décoller. La NASA a diffusé en direct le lancement. Un extrait du moment de la séparation entre la capsule Orion et le dernier étage de la fusée est disponible sur X.

Des humains autour de la Lune, après une « brève interruption de 54 ans »

Le lancement a bien eu lieu cette nuit à 00h35 heure française, sans encombre : « les astronautes de la mission Artemis II de la NASA sont en vol, se préparant pour le premier survol lunaire habité depuis plus de 50 ans », se félicite l’Agence spatiale américaine. D’humeur badine, le patron de l’Agence spatiale américaine (Jared Isaacman) parle d’une « brève interruption de 54 ans ».

Une fois dans l’espace, la fusée SLS a placé la capsule Orion en orbite. Cette dernière a déployé ses panneaux solaires afin de recevoir de l’énergie du Soleil. Quelques petits imprévus sont tout de même venus se joindre à la fête : « la communication avec les astronautes a brièvement été perdue, et les toilettes ne fonctionnent pas encore », explique l’AFP. Il y a évidemment une solution de secours pour les astronautes. Le vaisseau spatial devrait rester une journée en orbite afin de vérifier et tester les capacités de maniabilité d’Orion.

L’Europe rappelle sa présence : elle fournit le module de service

« Bien qu’aucun astronaute de l’ESA ne participe à ce vol, l’Agence spatiale européenne y est associée », rappelle Daniel Neuenschwander, directeur de l’exploration humaine et robotique à l’Agence spatiale européenne (ESA).

Cette dernière ajoute en effet que « l’Europe fournira l’énergie nécessaire à ce voyage grâce au module de service européen de l’ESA, qui est au cœur du système de propulsion du vaisseau spatial Orion. Ce module alimente les astronautes en air et en eau, fournit de l’électricité grâce à ses quatre panneaux solaires, contrôle la température du vaisseau spatial et assure la propulsion nécessaire aux manœuvres clés dans l’espace lointain ».

Trois types de moteurs sont présents sur le module. Le principal est allumé quand il faut des changements de vitesse importants, nécessaires pour envoyer Orion vers la Lune par exemple. « Il est assisté par huit moteurs auxiliaires, qui sont utilisés pour les corrections orbitales et servent de secours au moteur principal si nécessaire. Pour un contrôle précis, 24 moteurs plus petits, répartis en six modules, sont utilisés pour faire tourner et orienter le vaisseau spatial ». Ils sont utilisables individuellement ou en groupe, et « permettent à Orion d’ajuster sa position avec une précision exceptionnelle ».

Artemis I, II et III… puis IV et/ou V pour se poser sur la Lune

Avant Artemis II avec des astronautes à bord, la mission Artemis I était une répétition générale fin 2022. La capsule Orion avait fait deux tours autour de la Lune avant d’amerrir après un peu moins de trois semaines de voyage. La durée de la mission d’Artemis II est plus courte, une dizaine de jours, avec à son bord quatre astronautes : Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen. Les trois premiers sont de la NASA, le quatrième de l’Agence spatiale canadienne.

Après un petit tour autour de la Lune (sans tenter de se poser, ce qui n’arrivera pas avant Artemis IV), la capsule reviendra sur Terre, avec un amerissage dans l’océan Pacifique, au large des côtes californiennes. « Le module de service européen se séparera du module d’équipage Orion peu avant son amerrissage et se consumera sans danger dans l’atmosphère », explique l’ESA.

Nous avions, pour rappel, détaillé il y a déjà six ans le plan des missions Artemis, dont la première était alors prévue pour 2021 et Artemis II dont il est question aujourd’hui pour… 2022. Il y a quelques semaines, la NASA a revu ses plans : Artemis III ne se posera finalement pas sur la Lune.

La mission « effectuera un rendez-vous en orbite terrestre basse avec les atterrisseurs lunaires commerciaux. C’est-à-dire soit avec le Starship de SpaceX, soit avec le Blue Moon de Blue Origin, soit avec les deux », explique la Cité de l’espace.

Artemis III est prévu pour 2027 et le retour sur la Lune décalé à 2028 avec Artemis IV ou Artemis V car la NASA se réserve « deux opportunités de se poser sur la surface lunaire », précisent nos confrères. La NASA souhaite accélérer la cadence de production de SLS et arriver à une cadence de lancement d’environ dix mois. De cette manière, deux tentatives pourraient avoir lieu la même année.

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