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Marketplaces étrangères : 46 % des produits testés sont dangereux, alerte la DGCCRF

30 avril 2026 à 13:43
Chaud, très chaud devant !
Marketplaces étrangères : 46 % des produits testés sont dangereux, alerte la DGCCRF

La DGCCRF a passé au crible des chargeurs électriques achetés sur des plateformes étrangères. Le résultat est sans appel : 100 % sont non conformes et 60 % sont dangereux. D’autres produits ont été testés, et ce n’est pas beaucoup mieux. Sur les 588 articles analysés, 46 % sont dangereux.

La répression des fraudes vient de publier un état des lieux de la sécurité d’une dizaine de catégories de produits : « Les prélèvements réalisés par la DGCCRF depuis le printemps 2025 sur les articles vendus en ligne par sept marketplaces étrangères parmi les plus populaires auprès des consommateurs français ont révélé que 46 % des produits analysés sont non conformes et dangereux ».

Il s’agit bien d’articles non conformes et dangereux. Dans 75 % des cas, les articles n’étaient « que » non conformes… une bien maigre consolation. Les marketplaces ont pignon sur rue : elles représentaient en 2025 de 8 à 38 millions de visiteurs mensuels uniques en France… chacune.

15 chargeurs testés : 15 non conformes et 9 dangereux

La DGCCRF détaille les résultats par catégorie de produits. La Palme d’or revient aux écharpes de portage et autres articles de puériculture (attache-sucette) avec 15 produits dangereux sur… 15 produits analysés. Viennent ensuite les piles boutons avec 25 non conformes et dangereux sur… 26 produits analysés. Le petit électroménager de cuisine (et autres produits électriques), les luminaires et guirlandes, sont à 81 % de produits non conformes et dangereux.

Sur les adaptateurs et chargeurs USB, 15 articles ont été analysés et… 15 ne sont pas conformes. Seule consolation, ils ne sont « que » 60 % à être dangereux, en plus d’être non conformes. Les habitués de Next et ceux qui ont déjà lu nos analyses sur les chargeurs USB ne seront pas spécialement surpris, mais le chiffre a toujours de quoi faire froid dans le dos.

Nous avons, pour rappel, testé une vingtaine de chargeurs USB achetés pour moins de 20 euros sur des plateformes comme AliExpress, Amazon et Cdiscount (cette dernière est française, elle appartient au groupe Casino).

Plus de 100 000 produits déjà retirés du marché

Ces analyses se déroulent dans le cadre du plan e-commerce annoncé par le gouvernement en 2025. La DGCCRF « a triplé le nombre de prélèvements réalisés en ligne sur sept marketplaces étrangères parmi les plus populaires auprès des consommateurs français ».

La répression des fraudes a évidemment signalé les anomalies aux plateformes concernées, « et plus de 100 000 produits ont déjà fait l’objet d’une alerte pour être retirés de la vente ». La DGCCRF en profite pour appeler les « consommateurs à la vigilance quand ils achètent des produits vendus sur les places de marché étrangères ».

Sur les 46 % des produits dangereux, les griefs sont variés : « risques d’étouffement ou d’étranglement dus à la présence de petits éléments détachables dans des produits destinés aux enfants, risques de chocs électriques et d’incendie pour des appareils électriques et électroménagers ou encore des risques pour la santé en raison de substances chimiques présentes en quantités excessives ». Sur la non-conformité (75 % des produits testés), les principaux reproches sont des défauts d’étiquetage.

Ci-dessous, l’exemple d’un des chargeurs acheté 15 euros sur la marketplace Amazon. Lors de nos tests, la température extérieure était à plus de 127 °C selon notre caméra thermique :

La DGCCRF précise un point important : les prélèvements ont ciblé en priorité « les produits identifiés comme les plus à risque ». Les taux de non-conformité et de dangerosité élevés ne peuvent donc « pas être extrapolés à l’ensemble des produits vendus sur les marketplaces contrôlées ». Lors de nos tests, nous nous étions concentrés sur les produits à moins de 20 euros… Deux approches qui ne sont certainement pas si éloignées l’une de l’autre…

☕️ Fuite de l’ANTS : un ado de 15 ans en garde à vue. « Ce n’est pas un prodige. C’est un signal. »

30 avril 2026 à 12:09


Laure Beccuau, procureure de la République, annonce que le, 25 avril, « un mineur âgé de 15 ans a été placé en garde à vue, soupçonné d’avoir contribué à la fuite de données au préjudice de l’ANTS (France Titres, Agence nationale des titres sécurisés) ».

Pour rappel, au moins 11,7 millions de comptes sont touchés. Le portail France Titres a été fermé vendredi 24 avril pour maintenance. Selon nos constatations, c’est finalement mercredi 29 avril en fin de journée que l’accès aux démarches en ligne et à l’identification via France Connect ont été rétablis.

Dans son communiqué, la procureure rappelle que l’OFAC (Office anti-cybercriminalité) avait été informé en avril d’une cyberattaque contre l’ANTS : « Entre 12 et 18 millions de lignes de données étaient proposées à la vente sur des forums cybercriminels, par un hacker surnommé « breach3d » ». Attaque confirmée le 13 avril 2026, avec « l’authenticité des données revendues ».

La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a ouvert une enquête le 16 avril pour « accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État, ainsi que d’extraction frauduleuse de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État (délits faisant encourir la peine de 7 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende) ».

Une information judiciaire est finalement ouverte hier, mercredi 29 avril 2026 par le parquet de Paris : « Les investigations se poursuivent désormais sous la direction du juge d’instruction ». Johanna Brousse, vice-procureure du parquet de Paris, cheffe de la section de lutte contre la cybercriminalité, revient sur cette arrestation avec un message sous la forme d’une alerte :

« Vol de données ANTS : interpellation d’un suspect, il a 15 ans.
Ce n’est pas un prodige.
C’est un signal.
La menace cyber se banalise.
À nous, collectivement, d’élever notre niveau de cyber résilience.
 »

Il y a une semaine, une autre arrestation faisait la une des journaux : HexDex. Il est soupçonné d’être à l’origine de la mise en ligne de nombreuses bases de données dérobées à des fédérations sportives, au système d’information sur les armes du ministère de l’Intérieur (SIA), à l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), au service Choisir le service public gouv, etc.

Entre les deux arrestations, les fuites ne se sont pas arrêtées avec 705 000 candidats à Parcoursup, l’Agence de services et de paiement et 330 000 usagers du téléservice Radiomaritime de l’ANFR. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, se rendra cet après-midi à l’ANTS pour parler de cybersécurité. À voir maintenant la teneur des annonces qui y seront faites.

Sans crier gare, la Chine sort un supercalculateur de 2,47 ExaFLOPS… sans GPU

30 avril 2026 à 09:43
Surprise !
Sans crier gare, la Chine sort un supercalculateur de 2,47 ExaFLOPS… sans GPU

La Chine a utilisé un supercalculateur pour entrainer une IA, rien d’exceptionnel si ce n’est la puissance de la machine : 1,2 ExaFLOPS… et elle n’était qu’à un quart de sa puissance théorique ! Si la Chine participait encore au Top500, LineShine pourrait être au coude à coude avec le numéro un mondial : El Capitan.

« La Chine vient de déployer un nouveau système Exascale, entièrement scalaire, appelé LineShine, hébergé par le Centre National de Supercalcul de Shenzhen (NSCC-SZ), avec une performance maximale de 2 EFlop/s », explique Stephane Requena (CTO du Genci, Supercomputers for Science and Industry) sur LinkedIn. Il ajoute que, « comme d’habitude, il ne s’agit pas d’une annonce officielle, mais d’une publication scientifique qui en fait l’écho ».

Il existe pour rappel un classement « officiel » des plus gros supercalculateurs dans le monde – le Top500 – mais la Chine n’y participe plus depuis plusieurs années. La raison serait principalement politique dans un contexte tendu avec les États-Unis, qui a placé le pays sur liste noire avec un embargo sur l’exportation de certaines technologies, notamment les GPU les plus puissants de NVIDIA.

Depuis, le pays reste discret sur ses capacités réelles et développe ses propres solutions maison, aussi bien matérielles que logicielles.

Belle bête : 12,4 millions de cœurs, 1 310 To de HBM !

La Chine n’envoie plus de résultats de benchs au Top500 et ne fait pas d’annonces officielles pour le lancement de nouveaux supercalculateurs, contrairement à l’Europe ou aux États-Unis qui jouent à la course à l’échalote. Il faut suivre les évolutions chinoises par la bande. C’est le cas aujourd’hui avec LineShine, un supercalculateur qui a servi pour entrainer un MLIP (Machine Learning Interatomic Potentials) qui a fait l’objet d’une publication scientifique il y a deux semaines.


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Datacenters : 0,1 % de la chaleur fatale réutilisée en France, moins de 2 % en Europe

30 avril 2026 à 07:20
Fatality wins
Datacenters : 0,1 % de la chaleur fatale réutilisée en France, moins de 2 % en Europe

La valorisation de la chaleur fatale est une obligation pour les datacenters, avec un seuil minimum de réutilisation de 20 % pour la France. Nous sommes encore loin, très loin, avec moins de 1 % pour l’ensemble des datacenters. Au niveau européen ce n’est pas beaucoup mieux avec moins de 2 %.

La récupération de la chaleur fatale (celle produite par les serveurs dans les datacenters) est un enjeu important. Sur le plan environnemental tout d’abord afin d’éviter de « perdre » de l’énergie. Réglementaire ensuite, car des pays ont mis en place des seuils minimaux à atteindre.

C’est bien beau, mais où en sommes-nous en France et en Europe ? Il est toujours difficile de trouver des données fiables, et ce n’est pas l’Ademe qui dira le contraire. Outre-Atlantique aussi le sujet prend de l’importance.

La Commission européenne a mis en place en 2024 « un système commun de notation des centres de données à l’échelle de l’Union ». Il détaille les informations et indicateurs clés qui doivent être transmis par les exploitants des datacenters d’au moins 500 kW. Il y a notamment la chaleur fatale réutilisée (EREUSE en kWh), qui doit être « mesurée à la limite du centre de données, au point où l’énergie produite est distribuée pour être utilisée par l’autre partie ».

De plus, si une partie de cette chaleur est réutilisée dans le centre de données, elle doit être déduite de la chaleur fatale réutilisée. À partir de l’EREUSE et en le divisant par la consommation totale d’énergie du datacenter, on peut calculer le Facteur de réutilisation de l’énergie (ERF). Plus il est proche de 1, plus la chaleur fatale est réutilisée.

Si tous les datacenters ne renvoient pas encore les informations demandées, un premier rapport publié récemment permet d’y voir plus clair.

2 % en Europe, moins de 1 % en France…

Au niveau européen, la moyenne de la réutilisation de la chaleur sur l’ensemble des datacenters est inférieure à 2 %, selon la Commission européenne : « D’après les données disponibles, environ 1,9 % de toute la chaleur générée dans les centres de données (théoriquement basée sur la consommation énergétique totale) est réutilisée dans l’UE (ce qui correspondrait à un ERF de 0,019) ».


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