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Consommation des datacenters en France : +38 % sur l’électricité et +16 % sur l’eau, en trois ans

21 mai 2026 à 15:42
Vaut mieux les avoir en photo qu’à manger
Consommation des datacenters en France : +38 % sur l’électricité et +16 % sur l’eau, en trois ans

L’Arcep dresse le bilan de l’empreinte écologique des datacenters et de son évolution au fil des années. En France, les datacenters ont consommé 2,7 TWh d’électricité en 2024, et 575 000 m³ d’eau. C’est en même temps beaucoup et peu, question de point de vue. Pour vous situer, nous avons comparé ces chiffres à ceux de Google sur la même année.

Cela fait maintenant plusieurs années que le régulateur des télécoms, l’Arcep, publie une enquête sur l’évolution et l’impact environnemental du numérique en France. La 5ᵉ édition vient de paraître, avec des données chiffrées sur les datacenters. Elles sont remontées par les opérateurs eux-mêmes, puis agrégées. Elles permettent d’avoir une vue globale de la situation en France.

Un mot sur la méthodologie. Les entreprises doivent remonter des données quand leur chiffre d’affaires annuel dépasse les 10 millions d’euros (HT) ou quand la puissance totale dépasse les 100 kW, avec pour activité principale la mise à disposition d’infrastructures dans des datacenters (opérateurs de colocation et de co-hébergement).

Toutefois, les organismes qui disposent de leurs propres datacenters pour un usage interne sont exclus du périmètre. Au total, 23 opérateurs ont répondu en 2024, ce qui représente un total de 160 datacenters en exploitation en France. L’Arcep indique que l’âge moyen des centres de données était de 14 ans en 2024.

Plus d’électricité et plus d’émissions de gaz à effet de serre

Cela ne surprendra personne : la consommation électrique est en augmentation soutenue depuis un moment déjà : 12 % de plus en un an en 2024, après des hausses de 8 et 12 % les deux années précédentes. En trois ans, elle a grimpé de 38 %, passant de 2,0 à 2,7 TWh.

À titre de comparaison, la consommation des datacenters de Google en 2024 était de… 30,8 TWh (en hausse de 29 % sur un an, de 50 % sur deux ans). Google consomme plus de 10 fois plus que l’ensemble des datacenters concernés par l’étude de l’Arcep pour la France.

Le régulateur reconnait lui-même qu’il y a des manques : « les centres de données étudiés dans le cadre de la présente publication représentent environ 50 % de l’ensemble des centres de données de colocation en service en France en 2020 ». Il n’en reste pas moins que l’écart entre les DC en France et ceux de Google est immense.

Les émissions de gaz à effet de serre suivent la même tendance, mais avec une hausse plus importante :+ 44 % en trois ans. La tendance est à l’accélération au cours des dernières années, avec 23 % de plus en 2024 par rapport à 2023, contre 13 et 4 % les deux années précédentes. En 2024, les datacenters ont ainsi générés 178 000 tonnes équivalent CO₂.

Pour l’Arcep, la majeure partie de l’augmentation de la consommation électrique vient des datacenters « nouvellement mis en service (entre 2021 et 2023) ». Pour les émissions de gaz à effet de serre, deux facteurs se mélangent : la hausse brute de la consommation électrique et des « facteurs d’émissions (énergie plus carbonée) ».

En France, le PUE baisse

L’Arcep a la bonne idée de décomposer la consommation électrique des datacenters : les équipements informatiques d’un côté et le reste (refroidissement, tertiaire…) de l’autre. Cela permet d’obtenir le PUE moyen des datacenters en France. PUE pour Power Usage Effectiveness, un indicateur dont nous avons longuement détaillé le fonctionnement et les limites.

Il est en baisse depuis plusieurs années car si la consommation des équipements IT augmente, celle du reste du datacenter reste relativement stable. De fait, la proportion de la consommation des serveurs prend plus d’importance.

Notez que les PUE indiqués ci-dessous sont issus du rapport complet de l’Arcep qui annonce des baisses de 0,04 point depuis deux ans. Le calcul direct à partir des consommations totales est moins précis à cause des approximations au dixième de TWh.

  • 2022 : PUE de 1,51
  • 2023 : PUE de 1,46
  • 2024 : PUE de 1,42

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Tout savoir sur la consommation électrique des datacenters : PUE, ses pièges et angles morts

21 mai 2026 à 12:38
Ça PUE grave !
Tout savoir sur la consommation électrique des datacenters : PUE, ses pièges et angles morts

Dans une série d’articles, nous allons vous donner les clés pour comprendre l’empreinte environnementale des datacenters, un vaste sujet bien plus complexe que simplement parler des litres d’eau et des watts d’électricité. Après l’eau, passons à l’électricité et son indicateur d’efficacité : le PUE. Il doit lui aussi s’apprécier dans toute sa complexité.

Après l’eau dans le premier article de notre dossier, passons à l’électricité avec le PUE (Power Usage Effectiveness). Une définition : c’est le rapport entre la consommation totale du datacenter et celle dédiée aux équipements informatiques (IT).

Plus le PUE est proche de 1, plus l’infrastructure du datacenter consomme peu d’énergie par rapport à celle des équipements IT (dont les serveurs). Le minimum théorique est 1, mais c’est une chimère impossible à atteindre en pratique car cela voudrait dire que l’ensemble de la consommation électrique est utilisé par les seuls équipements informatiques, or il en faut aussi pour faire tourner le bâtiment (éclairage, onduleurs, pompes, pertes…).

Un ordre de grandeur, rappelé par l’Ademe : « Le PUE moyen est de 1,7 en France et de 1,6 dans l’Union européenne, alors que le PUE doit tendre vers 1,2, valeur maximale acceptable pour les nouvelles installations ». Des datacenters descendent aussi en dessous de 1,2 et atteignent 1,1.

Attention à ne pas tomber dans un piège : un bon PUE ne signifie pas une faible consommation électrique, cela n’a vraiment rien à voir. Le PUE est un rapport (sans unité) et ne mesure pas une consommation en tant que telle. Un datacenter avec un PUE de 1,1 peut consommer largement plus d’électricité qu’un autre avec un PUE de 1,6, et vice-versa. De plus, deux datacenters peuvent consommer respectivement 1 MW ou 10 GW et avoir rigoureusement le même PUE.

Ajoutons que le PUE ne donne pas la moindre indication sur la puissance électrique maximale utilisée par le datacenter. Or, son implémentation peut créer une contrainte locale importante s’il demande plusieurs dizaines ou centaines de MW en continu ; on parle même de GW pour les plus gros datacenters qui peuvent alors absorber une partie non négligeable de la puissance disponible dans une zone.

Maintenant que les présentations et les mises en garde sont faites, passons aux choses sérieuses. Comme nous allons le voir, il y a PUE et… PUE.

1…2 et 3 PUE, suivant les points de mesure de la consommation


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☕️ Navigateurs : Vivaldi 8.0 adopte un design « unifié » et de nouveaux thèmes

21 mai 2026 à 12:08


Comme lors du précédent changement de version, c’est autour de l’interface que se concentrent les nouveautés de Vivaldi 8.0, publié jeudi 21 mai par l’éditeur norvégien. Il en parle comme de sa « plus grande refonte de design à ce jour » et promet des éléments désormais « unifiés » au sein d’un même ensemble plus lisse.

« Nous avons abordé l’interface de Vivaldi moins comme une collection de composants que comme un système en couches. Auparavant, ces couches (onglets, barres d’outils, panneaux et contenu) présentaient des séparations subtiles. C’était utile, mais aussi un peu fragmenté. Avec l’unification de l’interface, ces frontières sont supprimées », explique Jon von Tetzchner, CEO de Vivaldi, dans un billet d’annonce.

C’est au travers des nouveaux thèmes (au nombre de six, sans compter les contributions de la communauté) que s’incarne le mieux ce changement. L’habillage graphique englobe en effet l’intégralité des éléments d’interface, là où la version précédente laissait effectivement apparaître une forme de zonage, ou des démarcations, entre les éléments de navigation, les onglets, les actions contextuelles, etc.

Vivaldi 8.0 et son thème SunForest – crédit Vivaldi

« Les fonds d’écran ressemblent moins à de la décoration qu’à une partie de l’environnement, surtout lorsqu’ils sont combinés avec la translucidité et le flou. Du point de vue du système, cela réduit la complexité. Moins de couches, moins d’exceptions et une base plus cohérente sur laquelle s’appuyer », fait remarquer Jon von Tetzchner.

Cette dimension liée à la personnalisation transparait également dans les nouvelles options d’agencement proposées au premier lancement du navigateur puis accessibles depuis les options (Réglages / Apparence / Dispositions prédéfinies). L’utilisateur se voit ainsi proposer six configurations par défaut qui régissent l’emplacement des onglets et de la barre d’adresse, ainsi qu’un mode « Masquage automatique » qui fait disparaître les éléments d’interface dès que la souris les quitte pour obtenir un rendu plein écran. Sur le plan fonctionnel, Vivaldi conserve sans surprise toutes les options de gestion des onglets qui font son succès.

Vivaldi 8.0 est dès à présent disponible au téléchargement pour Windows, MacOS et Linux. Les utilisateurs d’une version antérieure devraient rapidement basculer vers la nouvelle version si l’option de mise à jour automatique est activée dans leurs réglages.

Gigafactory IA en France : Scaleway, Bull, Orange, EDF… unis pour l’appel d’offres de l’UE

21 mai 2026 à 11:37
Des promesses qui tardent à se concrétiser
Gigafactory IA en France : Scaleway, Bull, Orange, EDF… unis pour l’appel d’offres de l’UE

Les industriels français du secteur se réunissent pour pousser la Commission européenne à réaliser sa promesse d’investissement de 20 milliards d’euros dans cinq gigafactories IA à travers l’Europe.

Scaleway voit Orange, EDF, Ardian et Capgemini la rejoindre dans son consortium AION lancé en juin 2025 pour répondre à un futur appel d’offres de l’UE sur une gigafactory IA. AION prétendait réunir des « partenaires publics, privés et académiques pour bâtir une infrastructure IA puissante et souveraine en Europe ».

À l’époque, Bull (anciennement Eviden, qui a repris son nom d’origine en parallèle de son rachat par l’État français), VSORA, Kyutai (filiale aussi d’iliad et de CMA CGM), Sopra Steria, SiPearl, Artefact, ZML, Hugging Face et H company faisaient déjà partie du projet, avec le soutien de l’infrastructure publique de recherche GENCI et de l’Inria. Mais AION semble montrer les muscles alors qu’il attend impatiemment la publication de l’appel d’offres de l’UE.

L’idée est surtout de répondre à un futur appel d’offres de l’UE sur les 20 milliards d’euros dédiés à des « gigafactories » de l’IA que la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avait annoncés en février 2025 à l’occasion du Sommet pour l’action sur l’IA.

Un financement européen qui se fait attendre

Elle avait promis le financement de quatre futures giga-usines d’IA dans l’ensemble de l’UE. La Commission et EuroHPC avaient lancé une consultation publique sur le sujet en avril 2025 et Scaleway avait créé AION pour y répondre. Depuis, la Commission parle plutôt de financer cinq projets sur le territoire de l’Union européenne en évoquant toujours le même investissement. Finalement, l’institution européenne expliquait avoir reçu « 76 manifestations d’intérêt proposant la création de gigafactories d’IA dans 16 États membres, sur 60 sites différents » et promettait « de lancer, au quatrième trimestre 2025, un appel à projets officiel pour la création de « gigafactories » d’IA dans l’UE ».

Mais, depuis, les 76 potentiels candidats n’ont toujours rien vu venir. L’annonce de l’arrivée d’Orange, EDF, Ardian et Capgemini dans AION a tout d’un appel du pied du secteur français à la Commission pour qu’elle n’oublie pas sa promesse faite à un moment où les annonces d’investissements fleurissaient. Scaleway et ses partenaires veulent montrer leurs ambitions et leur détermination, d’autant qu’un pays ne pourrait accueillir qu’un lauréat.

L’affichage d’un besoin de souveraineté aussi pour l’IA

« Il n’y en aura pas 27 [dans chaque pays membre], il faut qu’il y en ait une en France », a déclaré Damien Lucas, le directeur général de Scaleway. Les entreprises évoquent un investissement de 10 milliards d’euros (dont 4 milliards environ pour le groupe iliad) pour un projet qui devrait d’abord demander une puissance de 100 mégawatts à l’ouverture et affiche un besoin de 1 gigawatts à terme. De fait, il pourrait être réparti sur plusieurs sites comme celui de Montereau-Fault-Yonne, en Seine-et-Marne, où la filiale d’iliad, Opcore, développe un data center ou chez Orange et Verne, la filiale d’Ardian.

Benoît Gaillochet, responsable des infrastructures Europe chez Ardian, s’appuie aussi, dans le communiqué commun, sur le nucléaire français pour en faire une force du consortium : « Il est temps de bâtir ensemble une Europe de l’IA basée sur des infrastructures européennes de classe mondiale ancrée sur nos formidables capacités énergétiques décarbonées ».

Et les porteurs du projet surfent sur le sujet de la souveraineté : « Il est important de maîtriser l’IA en Europe. Des opérations critiques seront faites par des agents d’IA, il faudra pour les réaliser un endroit souverain et de confiance, immunisé contre les lois extraterritoriales américaines », affirme Jérôme Berger, directeur de la stratégie et du capital-investissement d’Orange.

Les partenaires espèrent que l’appel d’offres arrive à la fin du printemps et être le seul consortium à se présenter côté français. « L’équipe de France est prête », assure Jérôme Berger même si le consortium reste ouvert à d’autres ralliements.

Quand la souveraineté « s’exporte »

S’il est question d’une « équipe de France » avec une forte connotation de souveraineté, d’autres acteurs français ne sont pas aussi chauvins, C’est le cas de Thales qui s’est associé à Google pour monter S3ns, une offre désormais qualifiée SecNumCloud par l’ANSSI. Ce même Thales continue sur sa lancée et annonce un partenariat stratégique avec Google Cloud pour lancer un « nouveau cloud souverain en Allemagne ».

Le groupe français s’appuie dans sa communication sur « le succès de S3NS, la filiale de cloud de confiance de Thales en France et opératrice de sa première région de cloud souverain en Europe ».

« Pour répondre à la demande du marché allemand en solutions souveraines protégeant les données sensibles des lois extraterritoriales » et sa vision originale de la « souveraineté ». Une approche qui n’est pas sans rappeler celle d’OVHcloud qui met aussi en avant sa qualification SecNumCloud pour proposer des offres « qui peuvent être certifiables SecNumCloud » (sans l’être).

Ce que révèlent les comptes de SpaceX à l’aube de son introduction en bourse

21 mai 2026 à 10:00
Rocket is on the lanchpad
Ce que révèlent les comptes de SpaceX à l’aube de son introduction en bourse

SpaceX a déposé mercredi le document préliminaire à son introduction en bourse, qui révèle pour la première fois les comptes de l’entreprise, à défaut de préciser la valorisation recherchée à l’issue de l’opération. Ces derniers soulignent l’extrême rentabilité de Starlink, mais aussi le poids croissant des investissements dans l’IA orchestrés au nom de X et xAI. Ils confirment enfin qu’Elon Musk prévoit de garder un contrôle total sur le groupe.

Cette fois, c’est la bonne : depuis son nouveau siège du Texas, SpaceX a déposé mercredi après-midi auprès du gendarme états-unien de la bourse le document d’enregistrement préalable à son introduction en bourse. Ce document, dit Form-S1, est important à double titre. D’abord, parce qu’il lève le voile sur les conditions prévues par SpaceX pour cette ouverture du capital aux marchés. Ensuite, parce qu’il permet d’enfin obtenir des éléments tangibles sur la santé financière de l’entreprise, son chiffre d’affaires et la rentabilité de ses différentes composantes.

Il manque toutefois une information parmi les plus importantes : les modalités exactes de l’introduction en bourse, la part de capital proposée aux investisseurs, et la valorisation envisagée par l’entreprise. Ce sont ces informations, pour l’instant laissées en blanc dans le S-1, qui permettront de déterminer la somme que SpaceX espère lever grâce à cette opération.

Elon Musk garde un contrôle total sur son entreprise

Une chose est sûre : Musk, connu pour être un véritable control freak, s’est assuré de garder la mainmise sur le devenir de SpaceX. Le capital de l’entreprise va, pour ce faire, être divisé en deux classes d’actions. Les actions de classe A, proposées au marché, donnent un droit de vote simple à leurs détenteurs, mais une part significative (non précisée) du capital sera dirigée vers des actions de classe B, qui donnent quant à elles dix votes par titre, mais aussi des droits supplémentaires pour tout ce qui touche à l’élection des membres du conseil d’administration de l’entreprise. Or Elon Musk sera le principal détenteur de ces actions « bonifiées », et détiendra dans les faits 85,1 % des droits de vote, contre 93 % avant l’opération. De ce fait, c’est toujours à lui que reviendra le pouvoir de décision (a minima tant qu’il conserve cette majorité), comme l’écrit explicitement SpaceX :

« En tant que détenteur de la majorité de nos actions ordinaires de catégorie B, M. Musk pourra élire, révoquer ou pourvoir à tout poste vacant parmi les administrateurs de catégorie B. De plus, tant qu’il détiendra plus de 50 % des droits de vote de nos actions ordinaires, M. Musk contrôlera le pouvoir de vote relatif à la sélection de notre conseil d’administration. Par conséquent, M. Musk aura le pouvoir d’influencer l’issue des décisions nécessitant l’approbation des actionnaires, notamment l’élection de tous nos administrateurs, et de contrôler nos activités et affaires. »

L’introduction en bourse va donc donner la possibilité aux investisseurs (particuliers mais surtout institutionnels) de s’exposer financièrement à SpaceX, mais sans contrôle direct.


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☕️ Alexa+, l’agent conversationnel d’Amazon, peut désormais générer des podcasts par IA

21 mai 2026 à 09:42


Après avoir répondu à « des dizaines de milliards de questions pour obtenir des informations rapides, approfondir certains sujets et accomplir des tâches », le robot conversationnel d’Amazon propose désormais à ses clients basés aux États-Unis de leur raconter des histoires.

Dans un communiqué, Amazon explique qu’Alexa+, son agent dopé à l’IA, « est désormais capable de générer des épisodes de podcast à la demande sur n’importe quel sujet en quelques minutes seulement ». Entièrement générés par intelligence artificielle, ils mettent en scène des conversations entre deux « coanimateurs » de synthèse, à la manière de NotebookLM :

« Créer du contenu audio personnalisé est désormais un jeu d’enfant. Pas besoin de télécharger de documents ni de faire de préparatifs : il suffit de dire à Alexa quel sujet vous intéresse, et elle s’occupe du reste en quelques minutes. »

Exemples de podcasts générés par Alexa+, l’agent IA conversationnel d’Amazon

Amazon, qui propose trois courts extraits à titre d’exemples, s’appuie pour cela sur « plus de 200 publications d’actualité et un large éventail de sources pour proposer un contenu précis et actualisé » avec qui elle a conclu des « partenariats », dont le montant n’est pas précisé.

Y figurent notamment Associated Press, Reuters, le Washington Post, TIME, Forbes, Business Insider, Politico, USA Today et des publications de Condé Nast, Hearst et Vox, ainsi que plus de 200 journaux locaux états-uniens, « ce qui permet à Alexa+ de fournir des actualités et des informations précises en temps réel ».

Amazon présente comme cas d’usage des podcasts consacrés à des sujets d’actualité, hobbies et leçons scolaires, approfondissements ou reconversions professionnelles, préparatifs de voyage (pour en savoir plus sur l’histoire, la géographie, l’architecture et les bons plans d’une destination touristique).

Variety précise qu’Alexa+ est inclus sans frais supplémentaires pour les membres Prime aux États-Unis, et proposé aux non-membres Prime au prix de 19,99 $ par mois.

GitHub s’est fait dérober des données de plusieurs milliers de ses dépôts privés

21 mai 2026 à 06:54
Alerte de sécurité : les dépôts publics sont toujours accessibles… publiquement !
GitHub s’est fait dérober des données de plusieurs milliers de ses dépôts privés

GitHub reconnait s’être fait dérober des données de 3 800 dépôts privés, mais uniquement ses propres dépôts, pas ceux de ses clients. TeamPCP a revendiqué l’attaque et propose les données à la vente.

Dans un message publié sur X, GitHub reconnait avoir été piraté. Plus exactement, la plateforme explique « enquêter sur un accès non autorisé aux dépôts internes de GitHub ». Les dépôts privés de ses clients ne semblent pas concernés : « Nous n’avons actuellement aucune preuve d’impact sur les informations client stockées en dehors des dépôts internes de GitHub », explique la plateforme.

GitHub se fait pirater à cause d’une extension VS Code

Dans un second temps, elle a précisé que la compromission venait « de l’appareil d’un employé avec une extension Visual Studio Code empoisonnée ». Les extensions peuvent être installées depuis le VS Code Marketplace, mais aussi via des boutiques tierces ou manuellement.

GitHub ne précise pas comment l’extension compromise avait été installée. La plateforme ne donne pas son nom et n’entre pas davantage dans les détails. L’extension a évidemment été supprimée et des mesures ont été prises pour limiter les dégâts.

La société affirme de nouveau que l’exfiltration des données ne concernait que des dépôts internes à l’entreprise. De plus, « les affirmations actuelles de l’attaquant concernant environ 3 800 dépôts sont globalement cohérentes avec les résultats de notre enquête jusqu’à présent », ajoute l’entreprise. Un rapport complet sera publié une fois l’enquête terminée.

TeamPCP revendique le piratage et demande 50 000 dollars

Quelques heures avant la publication du message de GitHub sur X, le groupe de pirates TeamPCP affirmait sur un forum spécialisé avoir accédé aux « codes source et organisations internes de GitHub ». Il était question d’environ 4 000 dépôts privés. TeamPCP demandait une rançon de 50 000 dollars, comme le rapporte Bleeping Computer.

Enfin, selon les pirates, ce n’est pas de l’extorsion : « Comme toujours, il ne s’agit pas d’une rançon. Nous ne cherchons pas à extorquer GitHub. Un seul acheteur et nous détruisons les données de notre côté. Notre retraite approche, donc si aucun acheteur n’est trouvé, nous les diffuserons gratuitement ».

Comme le rappellent nos confrères, TeamPCP est très actif ces derniers temps avec quelques prises importantes (revendiquées et/ou attribuées). C’est notamment le cas de Trivy/LiteLLM et de Xinference sur PyPI, avec des répercussions en cascade.

Dans le premier cas, la compromission de Trivy avait conduit au piratage de la Commission européenne fin mars : « Nous estimons avec un degré de confiance élevé que l’accès initial a été obtenu grâce à la compromission de la chaîne d’approvisionnement de Trivy, qui a été publiquement attribuée à un acteur malveillant connu sous le nom de TeamPCP », expliquait le CERT-EU.

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